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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Favoriser la transparence des données, un défi électoral

Favoriser la transparence des données, un défi électoral

Samedi 24 avril, tout juste 3 ans après l’adoption de la directive INSPIRE, l’Open Knowledge Foundation organisait l’OKCon 2010 à l’University of London : partage des connaissances, licences libres de contenu et promotion de l’OpenData étaient au programme de cette 5ème édition.

Les 12 derniers mois ont été très riches en Grande-Bretagne. Du nouveau site du Parlement au puissant data.gov.uk, sans oublier le très récent OrdnanceSurvey, la situation politique est très favorable au mouvement des données libres, et les principaux candidats aux élections générales du 6 mai se sont engagés à poursuivre l’effort engagé par l’administration Brown. Le 22 mars 2010, le premier ministre évoquait ainsi une encourageante évaluation des coûts liés à l’effort engagé par son administration :

« Plutôt que de laisser les fonctionnaires seuls auteurs et éditeurs [des services publics], nous allons ouvrir les données et les contenus pour que la communauté s’en saisisse et en tire des applications qui puissent répondre à de véritables besoins. Ceci ne demande pas d’immenses infrastructures informatiques gouvernementales : les technologies du logiciel libre qui permettront de le faire sont disponibles sans frais [de licence]. Le succès d’une telle opération repose entre les seules mains de l’administration centrale qui devra accepter d’abandonner une part de son contrôle.
« Cette nouvelle approche audacieuse va transformer la manière dont les services sont rendus et, plus important encore, va permettre aux citoyens d’exercer un contrôle sur les services essentiels à leurs vies et leurs communautés. »

L’inespérée libération des codes postaux UK a permis d’accélérer les initiatives citoyennes dans ce contexte électoral avec des projets comme TheStraightChoice ou l’association entre le Democracy Club et mySociety. L’exemple de YourNextMP est particulièrement éclairant : après un premier scrapping de sources diverses (Wikipedia, sites des partis, …) Edmund von der Burg a préféré privilégier le travail manuel d’une communauté de 6000 bénévoles pour recenser les 4000 candidats aux élections. Les citoyens peuvent ainsi identifier les préoccupations nationales et locales des futurs élus en leur soumettant individuellement des jeux de questions spécifiques.

Le défi pour les prochains élus sera de favoriser la libération de données locales à l’image du travail réalisé par Chris Taggart d’OpenlyLocal, qui répertorie les administrations locales et cartographie leur fonctionnement. Le suivi des dépenses de toutes ces administrations et peut-être leur intégration future au sein du projet WhereDoesMyMoneyGo permettra aux citoyens de mieux comprendre et suivre le fonctionnement des finances publiques aux niveaux local et national à la fois.

Sur le plan européen, cette conférence a été l’occasion de découvrir l’impressionnant travail de Ikkieswijzer.nl. Basé sur un moteur d’analyse syntaxique multilingue, des chercheurs de l’Université d’Amsterdam évaluent le travail au Parlement Européen : à partir de requêtes sur de simples mots-clés ou même de textes entiers (articles de presse, …), il permet d’identifier, par nationalité ou parti, les euro-députés de la législature précédente s’étant exprimé sur les sujets recherchés. Un travail inspirant et à reprendre !

Outre des retours d’expériences cartographiques, d’OpenData scientifique ou littéraire, de web sémantique ou de reproduction physique des données numériques, cette conférence fut l’occasion d’entrevoir l’incidence des directives européennes Re-USE et INSPIRE sur les législations norvégienne et belge. Le travail réalisé par la petite équipe d’EPSIPlaform est à ce sujet notable : ils recensent à la fois les initiatives institutionnelles et celles issues de la société civile. Leur catalogue PSI est une source d’information très complémentaire au CKAN de l’Open Knowledge Fondation. Espérons que ces travaux inspireront les responsables du Digital Agenda de la Commission Européenne

Retrouvez plus de retours de l’OKCon 2010 sur les liens suivants :
OKCon 2010 as seen via TweetsFreeMind OKCon 2010 SummaryPiratePad Live report from OKCon 2010

Article originellement publié sur RegardsCitoyens.org


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