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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > France, grandeur et décadence d’une culture

France, grandeur et décadence d’une culture

( Le mot culture tend à désigner la totalité des pratiques succédant à la nature. Chez l'humain, la culture évolue dans le temps et dans les formules d'échanges. Elle se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer. Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » )

 

La culture française ancienne est-elle actuelle ?

Si par hasard, vous dites culture française à un étranger de 20 ans, si vous lui demandez de dire ce que cela évoque pour lui, il vous répondra infailliblement. Le vin, Louis XVI, la révolution, le savoir-vivre et manger, le théâtre, les jardins de Lenôtre, Cyrano de Bergerac, Voltaire, Piaf, Aznavour, la tour Eiffel, Hugo, les droits de l’homme et autres.

Si par hasard vous dites culture française à un Français de 20 ans, il vous répondra, le rap, star academy, l’île de la tentation, Corneille (le chanteur, attention, pas l’écrivain), mac Donald, burger King, quick et autres.

Le simple décalage entre ces deux réponses à une question unique démontre que, la culture française n’est pas perçue de la même façon, par deux habitants d’un même monde et d’un âge identique.

Cela viendrait-il du fait que ces deux habitants d’un même monde, vivant à une même époque ont une perception différente de ce monde ? Serait-ce là justement une question de culture ? Ou d’éducation ? Ou les deux seraient-elles étrangement liées ? Le fait de ne pas connaître Piaf, ou Brel par exemple, et celui de ne pas l’apprécier, n’est-il pas en lui-même, la différence qu’il y a entre avoir de la culture (connaître ces chanteurs) et avoir son point de vue sur eux (apprécier ou non ces chanteurs). Ne se retrouve-t-on pas là dans le cas de figure de la cuisine ? Je connais les fromages mais je ne mange pas de fromage ? Pour des raisons bonnes ou mauvaises, mais qui me sont propres.

 

La culture, la formation et ses transformations

A l’époque de mes grands-parents, les gens sortaient. Pour eux sortir c’était se rendre à l’opéra ou au théâtre, pour les plus riches, ou allez « guincher » sur les bords de la marne, ou se faire une toile pour les plus humbles.

Mais cet écart de moyens dans l’accès a la culture, n’empêchait pas les plus humbles de se rendre au musée, ou de lire. Cela n’empêchait pas non plus les gens de vouloir apprendre. Ne serait-ce que pour accéder à un meilleur emploi. Un autre critère déterminant de l’époque était l’école. Ou les « maîtres » avaient à cœur, a ce que « leurs » élèves réussissent le certificat d’études. Aujourd’hui, les statistiques prouvent que les gens lisent beaucoup moins. Il est vrai que nous avons l’Internet, la TV. Ce qui n’était pas le cas de tous les foyers a l’époque. Alors comment expliquer que l'illettrisme est en constante progression en France ? ( Environ 12 pour cent en 2002 inclus les français de l’étranger en situation d'illettrisme. En 2005 il y avait 4,5 pour cent d’élèves illettrés contre 4,9 en 2006 en France)

Si nous comparons le BAC des années 1950 a celui d’aujourd’hui, et ce malgré une information circulant beaucoup plus rapidement de nos jours, et si, par jeu nous demandions à nos bacheliers de passer le bac, tels que l’on fait nos parents ou grands-parents, quel serait le résultat ?

A une époque où le diplôme a pris plus de valeur que la connaissance en elle-même, et ou pour son obtention les pouvoirs ont tiré vers le bas le niveau du bac d’antan, il y a de surcroît le phénomène nouveau en France de la spécialisation qui intervient dans la formation scolaire. C’est ce même phénomène, sans planification pour l’avenir qui est à la base du manque de médecins en France. En effet, à une époque ou les médecins étaient légions en France, le ministère a pris la décision de stopper la formation, estimant que le pays avait assez de personnes dans ce milieu, sans prendre en considération, que les dites personnes seraient un jour à la retraite

 

Causes possibles à une décadence

Vive l’UE ! En effet, la culture française d’un autre temps ne perdure que grâce à l’UE. Le français étant une des langues obligatoires à la bonne compréhension des textes.

Où est le temps ou la noblesse russe, Polonaise, qui souhaitaient apprendre le français et même mieux le désiraient ? Nous sommes face à un problème nouveau et plus économique que culturel, l’obligation d’apprendre une langue plutôt que le souhait ou le désir. Les langues à la « mode » sont plus Asiatiques ou Arabes que les langues issues de l’UE. « L’obligation » d’apprendre le français pour une meilleure entrée en UE, soumet automatiquement à l’apprentissage de la “Culture” française.

Où est le siècle des lumières ? Ou sont les fleurons de la culture Française ? La « déculturisation » vient-elle de la télé et des « GuyLuxeries », de l’école et du sacerdoce de maître devenus peu a peu métier refuge. Ou de la “démission” de parents bien trop soucieux de la carrière qu’ils doivent faire ? Ou de l’absorption de cultures étrangères dans ce qu’elles ont de moins glorieux ? Ou alors simplement de l’indifférence de nos cadets à l’ouverture, dues aux possibilités de communication mises à leur disposition et qui en fait, les tiennent dans un processus de non-communication et de désintérressement de l’apprentissage puisqu’ils savent que l’information est à portée de mains à n’importe quelle moment ?

 

Vers une conclusion pessimiste

Vers où se dirige-t-on ? Quel avenir pour la culture française dans les années à venir ? Doit-on et peut-on parler d’une langue et d’une culture française se propageant artificiellement, issue plus d’un besoin économique que d’une motivation personnelle ?

A une époque où l’illettrisme prend le pas sur la connaissance, et où les médias ne produisent non pas de choses intelligentes, mais des produits se vendant, qui doit-on blâmer ? Le pouvoir, ou même les pouvoirs qui ne réagissent pas ? Les détenteurs du savoir qui ne le dispense plus faute de goût ou de motivation ? Le triumvirat, enseignant, état, parents serait-il démissionnaire ? Où en est-on de la volonté d’un apprentissage pour les jeunes et les plus jeunes, et comment se placera la culture française sur l’échiquier mondial de demain ?

Que peut on attendre de nos jeunes diplômés spécialisés à outrance et sans culture générale réelle ? Que vont-ils léguer à leurs propres enfants ?

Nous sommes à une époque où l’on confond cynisme et intelligence, et manque de scrupule avec débrouillardise. Peut-être est-ce la que commence le manque de vraies valeurs culturelles.


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29 réactions à cet article    


  • Scual 12 mai 2012 10:05

    La culture d’une époque n’est jamais connue que d’un petit nombre, et avec le temps les inconnus méprisés deviennent les génies incompris.

    La France n’a pas à rougir à mon avis, c’est juste qu’on ne le sait pas vraiment à cause de l’anti-culture, à savoir la télévision. Cela dit depuis qu’internet est là, la culture française ne peut plus vraiment être cachée... même si elle n’est toujours pas mise en avant.

    Cela dit la culture ce n’est pas une question de langue, de frontières ou de nationalité. Elle s’entremêle toujours avec les autres de manière plus ou moins prononcée. L’influence étasunienne d’aujourd’hui n’est pas plus poussée que l’influence italienne lors de la renaissance. On ferait mieux de parler de culture tout court plutôt que de culture Française. C’est un peu comme ce débat sur l’identité nationale qui n’a abouti à rien puisque la question portait en elle même une contradiction.


    • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 18:33

      Bonjour PARSCUAL,

      Je ne crois pas qu’il s’agisse la d’un méfait de parler de culture française ou que cela s’apparente au débat sur l’identité nationale, mais plutôt sur une spécificité. Lorsque je dis culture je dis Piaf, ou Coluche, ou le fromage, des choses qui sont plus française que cubaine ou russe ou ...

      Cela n’empêche en rien les influences des autres cultures, mais reste une spécificité française et cela se perd un peu. L’uniformité me gène et voir des cultures se perdre peu à peu, ou devenir par trop identique aux autres me gène autant que la pensée unique de certains pays a certaines époques, sans être dégueulasse cela à un gout insipide. smiley)

      Cordialement

      Marc


    • Scual 12 mai 2012 18:50

      On rejoint ce que je disais sur le travail d’uniformisation de la télé et autres « grands » médias qui ne reflète pas la réalité, à savoir une diversification absolument jamais vue de la culture en France sur internet.


    • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 20:27

      Pascual, Effectivement la culture n’est pas visible , donc quai innaccessible smiley Et c’est dommage .


    • Talion Talion 13 mai 2012 02:03

      La culture n’a jamais été véhiculée par les mass-médias... Ce n’est pas là qu’il faut la chercher... Et ça n’a jamais été le cas.


    • easy easy 12 mai 2012 14:04

      Voici la préface d’un livre diffusé dans nos écoles (France avec ses colonies) de 1877 à 1977


      «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »
      LE TOUR DE LA FRANCE PAR DEUX ENFANTS

      Préface

      Sans omettre dans cet ouvrage aucune des connaissances morales et pratiques que nos

      maîtres désirent trouver dans un livre de lecture courante, nous avons décidé d ‘en

      introduire une que chacun de nous considère aujourd’hui comme absolument

      indispensable dans nos écoles : la connaissance de la patrie.

      On se plaint continuellement que nos enfants ne connaissent pas assez leur pays : s’ils

      le connaissaient mieux, dit-on avec raison, ils l’aimeraient encore davantage et

      pourraient encore mieux le servir. Mais nos maîtres savent combien il est difficile de

      donner à l’enfant une idée nette de la patrie, ou même tout simplement de son territoire

      ou de ses ressources. La patrie ne représente pour l’écolier qu’une chose abstraite, à

      laquelle, plus souvent qu’on ne croit, il peut rester étranger pendant une assez longue

      période de la vie. Pour frapper son esprit, il faut lui rendre la patrie visible et vivante.

      Dans ce but, nous avons essayé de mettre à profit l’intérêt que les enfants portent aux

      récits de voyage. En leur racontant le voyage courageux de deux jeunes Lorrains à

      travers la France entière, nous avons voulu la leur faire pour ainsi dire voire et toucher ;

      nous avons voulu leur montrer comment chacun des fils de la mère commune arrive à

      tirer profit des richesses de sa contrée et comment il sait, aux endroits même ou le sol

      est pauvre, le forcer par son industrie à produire le plus possible.

      En même temps, ce récit place sous les yeux de l’enfant tous les devoirs en exemples,

      car les jeunes héros que nous y avons mis en scène ne parcourent pas la France en

      simples promeneurs désintéressés : ils ont des devoirs sérieux à remplir et des risques à

      courir. En les suivant le long de leur chemin, les écoliers sont initiés peu à peu à la vie

      pratique et à l’instruction civique en même temps qu’à la morale ; ils acquièrent des

      notions usuelles sur l’économie industrielle et commerciale, sur l’agriculture, sur les

      principales sciences et leurs applications. Ils apprennent aussi, à propos des diverses

      provinces, les vies les plus intéressantes des grands hommes qu’elles ont vu naître :

      chaque invention faite par les hommes illustres chaque progrès accompli grâce à eux

      devient pour l’enfant un exemple, une sorte de morale en action du nouveau genre, qui

      prend plus d’intérêt en se mêlant à la description des lieux mêmes où les grands

      hommes sont nés.

      On remarquera que ce livre contient plus de deux cents gravures, cartes ou portraits,

      et que ces gravures ont toutes un but instructif. Si nous les avons multipliés ainsi dans

      une proportion que n’offre aucun autre livre de lecture courante, c’est pour rester fidèles

      à la méthode déjà employée par nous dans nos deux premiers volumes pour l’enfant et

      pour l’adolescent, méthode à laquelle nos maîtres ont fait un si favorable accueil. Sous

      chacune des gravures, se trouve une notice explicative qui est déjà l’esquisse d’une

      2

      petite leçon de choses, et à laquelle le maître saura ajouter l’avantage de graver dans les

      esprits des enfants les objets, les contrées, les villes et monuments, les hommes illustres

      dont on leur parle.

      En groupant ainsi toutes les connaissances morales et civiques autour de l’idée de la

      France, nous avons voulu présenter aux enfants la patrie sous ses traits les plus nobles,

      et la leur montrer grande par l’honneur, par le travail, par le respect profond du devoir et

      de la justice.
      «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »


      A sa page 184, il est écrit
      «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »


      LES QUATRE RACES D’HOMMES. – La race blanche, la plus parfaite des races humaines, habite
      surtout l’Europe, l’ouest de l’Asie, le nord de l’Afrique et l’Amérique. Elle se reconnaît à sa tête ovale, à
      une bouche peu fendue, à des lèvres peu épaisses. D’ailleurs son teint peut varier. – La race jaune occupe
      principalement l’Asie orientale, la Chine et la Japon : visage plat, pommettes saillantes, nez aplati,
      paupières bridées, yeux en amandes, peu de cheveux et peu de barbe. – La race rouge, qui habitait
      autrefois toute l’Amérique, a une peau rougeâtre, les yeux enfoncés, le nez long et arqué, le front très
      fuyant. – La race noire, qui occupe surtout l’Afrique et le sud de l’Océanie, a la peau très noire, les
      cheveux crépus, le nez écrasé, les lèvres épaisses, les bras très longs.
      «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »"

      (Il y a des fautes d’orthographe commises par le brave et patient qui a entrepris de refrapper tout ce livre pour nous le proposer en PDF. Lisez-le, même partiellement, c’est éclairant de la méthode employée)
      A noter qu’au fil des éditions, les références au christianisme, innombrables au départ, ont été progressivement gommées.

      Ce livre scolaire a été vendu à 8 500 000 exemplaires. Il a influencé 5 générations de Français pendant que des livres équivalents ont aussi influencé 5 générations d’Allemands et d’Américains. Même topo pour la géographie lancée par Vidal De Lablache où l’on nous a enseigné qu’il y avait des races. 


      Ceci pour vous rappeler d’une part que la peur d’une décadence culturelle ne date pas d’aujourd’hui et d’autre part qu’il devrait être considéré qu’il existe deux sortes de cultures : une qui existe et se propage naturellement (quand il ne pousse que du riz on n’a l’habitude que du riz. Quand on vit au bord de la mer, on a l’habitude de la mer) et une qui se propage par endoctrinement, par les livres.

      Les deux jouent un rôle.
      Lequel ?
      Très vaste sujet. Mais pour le dire vite, la seconde sorte de culture tend à trier volontairement, disons à fabriquer de l’esprit nationaliste, de la fierté patriotique (y compris à l’échelle d’un village)
      Bien ?
      Mal ?
      Je n’en jugerai pas mais toujours à le dire vite, les problèmes sont désormais si mondiaux que les visions nationalistes ou communautaristes sont en passe d’être dépassées. Utilement dépassées.

      Le virage du nationalisme utile au globalisme utile est en train de s’opérer, qu’on le veuille ou non. Et ce virage que les Parisiens et les Massaïs doivent vivre conjointement provoque bien des bouleversements et paniques.

      Pendant ce virage, donc en ce moment, il y a mille raisons de pleurer ou de se lamenter de la décadence anationaliste, aculturelle. Mais le phénomène va se poursuivre, inéluctablement et pour tous les Terriens.
      Et de ces deux sortes de cultures, c’est évidemment la culture jusque là imposée par les livres qui va s’étioler le plus. La culture naturelle, issue du climat, de la géographie sera celle qui durera le plus longtemps.


      Tout se tenant, la culture imposée par le livre imposé, qu’il soit laïc ou religieux, est cohérente dans un mileu, dans un pays donné.
      Avant le Club Med, dans chaque pays, il n’y avait que très peu d’étrangers
      On pouvait donc raconter les choses sans tenir compte des étrangers. Jean de La Fontaine les a ignorés (il y en avait mais ils étaient esclaves). Ce déni des autres permettait à chaque groupe d’édifier un monde à lui cohérent avec lui-même.

      La cohérence interne qu’offrait la culture livresque conduisait, de cohérence à Tokyo en cohérence à Madrid, à exposer des cohérences même dans les différences. A exposer, à démontrer du sens dans la différenciation. Et il y a donc eu des zoos humains jusqu’en 1958, nonobstant l’épisode nazi.


      Puis, il y a eu des Noirs dans la navette spatiale. Pas pour faire le ménage, pour la piloter.
      Et même un à la Maison Blanche. Pas pour y laver le linge, pour commander l’Amérique.


      Noir était synonyme de nègre et d’esclave selon nos beaux dictionnaires.

      Mais ce n’est plus le cas depuis peu.
      Plus personne sur Terre ne croit encore qu’il existe des peuples ou peuplades incapables d’apprendre puis d’enseigner la mécanique quantique. Tous les Homo Sapiens en sont capables.

      Face à ce constat, vouloir maintenir une culture contenant une moindre notion de frontière entre les Terriens d’un point de vue de leurs capacités à suivre, à comprendre la pensée des autres, de n’importe quel autre, c’est prouver qu’on craint de perdre quelque avantage en termes de préjugés positifs sur sa personne.

      Ceux qui bénéficiaient ou pensaient bénéficier d’un avantage sur les autres en termes de préjugé positif sur leur valeur du seul fait de leur origine ou de leur habileté à pratiquer une culture livresque donnée, ceux-là redoutent de se retrouver considérés à rang égal avec n’importe quel autre Terrien. Ceux-là protestent que la force du livre scolaire, du missel, s’étiole et ne les supporte plus.

      Quoi ?
      Ma parfaite connaissance de la production de Shakespeare ne me sert à rien ?
      Mes incomparables connaissances des oeuvres de Mozart ne me servent à rien ? 
      Quoi ?
      Je gagne plus d’argent à faire le DJ pour un mariage qu’à interpréter Mahammad Fuzuli au târ ?

      Bin oué mon n’veu !


      Nous vivons un virage. Un virage qui nous emporte inéluctablement et comme toujours.
      Pendant un virage, on doit considérer d’où l’on vient et où l’on va.


      La voie du livre aurait été constamment synonyme de fraternité entre tous, elle serait restée une référence absolue. La case de l’oncle Tom allait bien dans le sens de la fraternité universelle et il a eu beaucoup de succès mais à sa suite et pour le contrecarrer, des centaines d’écrivains ont écrit des livres anti-tom dénigrant le nègre (pas de majuscule pour les esclaves).

      (Qui osera dire que de Confucius à Deleuze, aucune production philosophique dite élaborée n’aura été vraiment utile à une progression de la fraternité ? Qui osera dire que l’amour d’une mère pour ses enfants nous aura démontré plus que n’importe quel ouvrage complexe ?)


      Depuis 20 ans, en face de la voie du Livre papier, grandit la voie du Web. Ce qui s’y écrit provient de tant d’horizons différents que ça forme un fonds de connaissances acommunautariste.
      Ce n’est pas encore du fraternalisme mais c’est bien la fin du clanisme.



      • Talion Talion 12 mai 2012 15:01

        Je ne suis pas certain qu’un type exilé depuis 24 ans à Prague soit le plus à même de dresser un portrait critique de la France, de sa culture et de sa jeunesse...

        Bref le message que j’ai à adresser à l’auteur est le suivant : Les français enracinés n’ont strictement aucune leçon de morale à recevoir de la part du cosmopolite nomade que vous êtes.

        Lorsque l’on a abandonné sa patrie la moindre des décences c’est de s’abstenir ensuite de lui cracher dessus.

        Bref, foutez-nous la paix, bon vent et bon débarras !


        • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 18:20

          Talion,

          Une chance pour vous je n’applique pas « La Loi du talion » cette loi étant basée sur la réciprocité du crime, le fait de ne pas tourner sept fois sa plume dans l’encrier ou de réfléchir avant de pondre un message n’en étant pas un, vous voilà sauver. smiley

          Vous n’êtes pas certain qu’un type (moi en est rarement suivi d’un article. Il faudrait peut-être l’utiliser toute seule, par ex. : en France, ou utiliser la préposition dans, par ex. : dans la ville." title="">en l’occurrence) exilé à Prague depuis 24 ans ; soit le plus a même de dresser un portrait de la culture ou de la jeunesse de France ?

          Pour vous répondre, je le suis comme quiconque d’ailleurs ,français." title="">Francais ou non, ayant ou non de la famille en France et effectuant ou non des voyages réguliers en France. Ou alors vous voulez me faire croire que vous n’avez aucun jugement sur la Russie  ? Les USA ? L’le Canada, Edmonton, etc." title="">Allemagne ? Le monde qui vous entoure en fait. Quel sectarisme !

          Ce que vous prenez pour une leçon de morale n’est qu’un constat, fait sur une base de faits qui sont :

          Les français.« title=">Français de Prague (pas enracinés mais expat)

          Les touristes de France venant à Prague (ma femme a une agence de voyage et j’en tu ou je, il faut modifier le verbe. " title="">vois donc souvent)

          Les étrangers -ent), par ex. : les gens disent. A vous de vérifier !">étudiants a Prague

          Mes amis profs travaillant à Prague

          les choses changent." title="">Mes fréquents voyages en France où je rencontre des gens, aussi étonnant que décris, décrit, dois, doit, met, permet, dors, etc. (sauf si le contexte demande le subjonctif)." title="">cela puisse paraître.

          De plus dire que j’ai abandonne ma patrie est et relève de l’ignorance la plus crasse et s’inscrit dans ce que j’appelle la réaction typiquement française ou « staracademiesque » actuelle. En clair votre message ce lit d’une fesse distraite et puis s’oublie. Sachez cependant que je fais sans doute plus pour la France a Prague que vous ne le faites-vous en France.

          Bref, foutez-moi la paix, s.v.p.">svp.

          Marc

           


        • Talion Talion 12 mai 2012 22:06

          "De plus dire que j’ai abandonne ma patrie est et relève de l’ignorance la plus crasse et s’inscrit dans ce que j’appelle la réaction typiquement française ou « staracademiesque » actuelle. En clair votre message ce lit d’une fesse distraite et puis s’oublie. Sachez cependant que je fais sans doute plus pour la France a Prague que vous ne le faites-vous en France."

          Ah bon ?... Vous payez donc vos impôts en France ?... Non ?...

          Bon et bien laissez moi dans ce cas là vous préciser le fond de ma pensée : Lorsque l’on joue les exilés fiscaux on n’a absolument aucun droit de donner des leçons à ses compatriotes qui eux sont restés au pays.

          C’est une simple question de décence !

          Le patriotisme se mesure par les faits et pas par les grands discours ! Vous en l’occurrence vous vous êtes barré à l’étranger en partie j’imagine pour échapper à la pression fiscale de votre patrie !
          Je ne doute pas un seul instant qu’au cas ou cette dernière serait en péril vous vous hâteriez de persister dans votre logique en fuyant aussi loin que possible !!!

          Vous pouvez m’aligner une belle prose (criblée de fautes d’orthographes !) cela ne changera rien au fait que contrairement à vous j’ai témoigné de mon attachement à mon pays en y retournant avec la ferme intention d’y rester définitivement.

          Vous par contre... Vous avez fait votre vie à l’étranger.

          Je n’ai aucune leçon à recevoir de la part d’un l’exilé fiscal sans attache ni racine et qui n’a de français que le passeport !


        • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 23:19

          Mon pauvre ami,

          Tour de force de votre part, vous êtes et méchant et stupide et ce sans doute grâce à des émissions a tendances GuyLuxiennes qui auront ont mit vos pauvres neurones sur orbites. Le jour ou la connerie sera défiscalisé vous serez à l’aise. Non seulement je ne suis pas ici pour des raisons de fiscalités, de plus si je paie des impôts c’est effectivement dans le pays ou je réside ce qui est logique, j’y bénéficie des soins, de l’éclairage public etc. ) ou alors me reprocheriez vous de faire ce que je dois par décence justement vis a vis du pays ou je vis ? Non vous alléguez, subodorez, prenez ce ton hautain et méprisant qui fait malheureusement passer bon nombre de Français pour ce qu’ils ne sont pas et vous pour ce que vous étes. Je n’ai pas l’impression que vous soyez ici pour dialoguer, mais plutôt pour vous soigner, je n’ai malheureusement qu’une petite formation en psychologie et vous une trop grande pathologie. Les fautes, oui j’en fait, mais plus en francais qu’en russe ou en tchèque, et vous l’idiot inutile du forum, en faites-vous ? Assurément, des fautes de syntaxes, des fautes de goûts ou simplement la faute de venir soigner un ego démesure ici même. De plus lorsque je lis que vous étés de retour en France, après en avoir été absent assurément, je ris. Vous étiez absent pour des motifs de ? ? Fiscalités ?? Non je rigole ; -)

          Mais je vais arrêter la ma prose ; -) Avant de devenir...indécent.


        • Talion Talion 13 mai 2012 00:07

          "de plus si je paie des impôts c’est effectivement dans le pays ou je réside ce qui est logique« 

          Alors poussez la logique jusqu’au bout et réclamez la nationalité Tchèque au lieu de vous complaire dans la position de celui qui se réclame d’une France au sein de laquelle il a passé moins de la moitié de sa vie !

          La critique d’un pays que vous ne connaissez plus n’a en l’occurrence absolument aucun sens !...

          Vous cherchez en effet la culture là ou elle ne se trouve pas (et ne s’est jamais trouvée !). A savoir à la télévision ou parmi les  »œuvres«  de mondains qui en dehors de deux ou trois exceptions par génération n’ont jamais su produire autre chose que de pathétiques réalisations alimentées par leur narcissisme.

          Ce trait n’est pas spécifique à cette époque et aveuglés par leurs suffisances, les idoles de chaque génération n’ont jamais su comprendre que leur production n’était jamais que de la merde destinée à les accompagner dans la tombe et perçue par le petit peuple comme d’infâme brouets baignant dans la plus écœurante des vanités.

          L’exemple concret étant toutes les productions télévisuelle que vous qualifiez de  »culture«  là ou il n’y a à voir au mieux que du  »divertissement« .

          Coupé que vous êtes de votre patrie d’origine vous en avez oublié cette élémentaire évidence : La seule véritable et authentique culture c’est celle que l’on éprouve au contact du petit peuple enraciné et certainement pas celle qui est produite par ces cosmopolites nomades sans allégeance ni attache et qui sont chez eux à la fois partout et nulle part !

          La culture vit en France !... Et elle n’a jamais été aussi vivante !... Encore faut-il savoir ou la chercher !

          Les animations de petites villes, de village, les productions culturelles locales sont ce qui fait la véritable et authentique richesse culturelle de ce pays !... Et ce n’est certainement pas à la lueur de la production de quelques connards mondains (qui n’ont siècle après siècle jamais su produire que de la merde) que l’on peut mesurer notre santé culturelle.

          Vous fantasmez une décadence morale d’après un mirage qui vous est servi par les seuls vitrines commerciales qui vous sont accessibles dans votre très lointaine retraite !

          Mais quelle a été la dernière occasion pour vous d’assister à un petit concert dans un bar à thème de province ?... Quelle fut la dernière fois ou vous assisté à une fête de village ?...

          C’est le petit peuple qui est le vrai moteur de l’authentique culture française ! Pas ces libéraux cosmopolites que rien ne différencie plus d’un américain et que la télévision porte au pinacle !

          Vous cherchez la culture là ou elle ne s’est jamais trouvée et vous êtes laissé enfermé par le mensonge que véhicule les médias dit  »de masse" mais qui ne sont en réalité rien de plus que l’illusion nourrie par une élite coupée du monde et victime en définitive de sa propre propagande.

          Vous ne connaissez plus ni votre pays, ni vos compatriotes.


        • jak2pad 13 mai 2012 02:23

          cette réaction me paraît agressive dans la forme, et également stupide sur le fond :

          je ne pense pas que la moule incrustée sur son rocher, et qui ne voit autour d’elle que d’autres moules, puisse pour autant soutenir qu’elle est une spécialiste incontestable dans la culture des moules.

        • Talion Talion 13 mai 2012 09:09

          Celui qui a été agressif c’était l’auteur qui dès le départ s’est montré insultant à l’égard de ses compatriotes et d’un pays qu’il ne connait manifestement plus et auquel il prétend faire la leçon depuis sa lointaine Prague.
          Là ce n’est plus de l’arrogance mais de la bêtise des plus crasses !

          Il a ensuite persisté dans ses insultes en démontrant très clairement qu’il ne considère comme « culturel » que la seul production de l’oligarchie et des mondains véhiculée par le biais des mass-médias...
          Caractéristique du mépris du notable à l’égard du petit peuple qu’il ne cherche pas plus à connaitre qu’à comprendre.
          Vous l’accompagnez d’ailleurs dans cette erreur en qualifiant la plèbe enracinée de « moule marinière ».

          Le problème, c’est que ce qui fait l’âme d’un pays et le creuset de sa production culturelle, est issu de la petite classe moyenne et de la tranche la plus modeste de la population.

          Les cosmopolites apatrides quant à eux n’ont jamais réussi à produire autre chose qu’une pseudo « culture » tout aussi cosmopolite et apatride... Donc en réalité un brouet sans saveur et dépourvu d’identité vu qu’eux même n’en possèdent pas.

          Vous voulez un exemple ?... Il suffira de parler de la culture culinaire et gastronomique française... Celle-ci est née dans les foyers des français modestes et enracinés et n’a ensuite été reprise par les cosmopolites mondains que pour des raisons bassement mercantiles.
          Malgré cela elle continue à vivre au sein des foyers... Mais évidement certains mondains habitués de la bouffe instantanée et des restaurants (et n’ayant jamais su se servir d’un couteau de cuisine) n’en ont jamais eu conscience...

          Enfin pour finir, je me permets de rappeler qu’un type qui a vécu moins longtemps que moi en France malgré les 14 printemps qui nous séparent n’a pas exactement de leçons à me donner en ce qui concerne ma patrie, mon foyer et sa culture !

          Je pense ne pas avoir été le seul à recevoir ses critiques comme des insultes arrogantes adressées par quelqu’un qui ne connait plus rien au sujet qu’il prétend traiter faute de pouvoir le vivre au quotidien !
          Les deux seuls contacts qu’il lui reste avec la culture française, sont la télévision et de la maison de la culture française locale. C’est donc pour le moins biaisé et limité et devrait pousser l’auteur à la modestie !


        • Babec Marc Babec Marc 13 mai 2012 10:13

          Talion, Des mondains ? Qui ? Brel ? (Qui lui encore venait d’une famille bourgeoise) Mais les autres ? Brassens ? Abrial ? Piaf ? Cashelemis ? Lacombe et Acelin ? Lapointe ? Dimey ? Pour les chanteurs. Ou Lucide Beausonge ? Danielle Messia ? Fontaine et Areski ? Etc. Pour les chanteuses ? Ou Coluche, Desproges, Dac, pour les humoristes ? Je parle-la d’anciens pauvres ayant réussi et qui ont été plébiscite grâce à ce petit peuple dont vous nous parler justement et dont malheureusement pour vous je suis issu. ,Vous situez le talent par rapport au niveau social, je le situe par rapport à la qualité. De plus vous me prêter des propos à, par ex. : “I heard it on the radio” = Je l’ai entendu à la radio.">sur la télévision qui ne sont pas les miens (relire l’article s’impose)En clair vous mener un combat ici même, alors que je recherchai le dialogue. Donc finissons une discussion pour le moins stérile, restez sur vos positions et foutez-moi la paix. Le manque de sincérité et les allégations me font horreur et le sujet de l’article est bien loin des réactions qu’il provoque chez vous.

          Cordialement

          Marc BABEC


        • Talion Talion 13 mai 2012 10:38

          Brel était Belge... Pour les autres, l’histoire ne retiendra le nom que de deux ou trois d’entre eux...

          Ne soyez pas aveuglé par votre nostalgie... Ma génération a également ses idoles du moment mais cela ne fait pas pour autant d’eux des « artistes », ni des piliers de la culture de leur époque.

          Que Brassens, Coluche ou Desproge puissent avoir marqué leur temps et émouvoir les générations suivantes on peut en convenir, mais je doute qu’ils passent à la postérité comme l’ont fait De La fontaine, marin Marais, Voltaire, Jules Verne ou Zola... On peut rêver, mais bon...

          Qui plus est, ces personnalités n’ont pas forgé la culture de leur époque... Il en sont seulement le produit.
          C’est la culture du Moyen-Age qui a fait François Villon et pas l’inverse.

          La culture authentique vous la trouvez au contact du peuple, pas auprès de vitrines médiatiques et de sale-saltimbanques mondains plus ou moins subventionnés pour des raisons parfois douteuses.

          Je vous invite à regarder la vidéo suivante pour mieux comprendre de quoi je veux parler : http://www.dailymotion.com/video/xgy0b3_quand-la-cia-infiltrait-la-culture-1sur3_webcam

          Et accessoirement je vous invite aussi à balancer votre télévision... Je vous assure que l’on s’en passe très bien après quelques années.


        • Babec Marc Babec Marc 15 mai 2012 11:23

          Talion
          29 ans, travaillant dans le commerce des énergies renouvelables et diplomé en Biologie, je suis un globe-trotteur dans l’âme et me passionne pour la Chine, le Japon, les logiciels d’échange en P2P ainsi que la diffusion du savoir sur Internet.
          Souvent à l’étranger et rarement en France, j’espêre pouvoir apporter à Agoravox un regard sur l’actualité telle qu’elle est perçu par-delà nos frontières.

          Ah oui... Pour finir, je suis également un incorrigible Breton smiley


        • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 17:49

          Bonjour URSULIN,

          Non point de condescendance (malheureusement) Les jeunes de 20 ans dont je parle viennent de Tchéquie, de Russie, de France... La France n’est pas devenue une sous-culture américaine, mais plutôt une sous-culture française ; -) Quant au paquet de jeunes dont la culture et les connaissances pourraient me surprendre où sont-il ? Pas à l’ESSEC où est en fait ou à vrai dire.">actuellement la fille d’une amie ni a HEC, établissement ou ma fille a suivi des cours. En clair la France est devenue l’ombre d’elle-même. Je sais que pour les Français cela est dur à lire, voir, entendre. Mais point de malice de ma part, juste a le sens de “équitable” (au sens de justice). Pour dire “seulement”, écrivez seulement (d’autres possibilités sont : exactement et tout de suite, selon le sens).">juste un constat. Cordialement

           


        • Massaliote 12 mai 2012 19:11

          Entièrement d’accord avec l’auteur, la culture française ressemble au TItanic. L’orchestre joue encore mais... Et la responsabilité de nos gouvernements depuis plusieurs décennies est écrasante. Ainsi que celle du peuple qui se laisse déposséder sans réagir.


        • jak2pad 13 mai 2012 02:39

          C’est dommage, mais il faut bien reconnaître qu’à une époque qui appartient déjà à l ’Histoire, la culture française était une grande culture dominante.

          Actuellement, quand on voit l’état de la littérature, du cinéma et de la chanson (pour ne parler que des domaines qui nous assuraient une réputation mondiale), il faut se rendre à l’évidence :
          là où il y avait Brel, Ferré, Piaf, Brassens et une vingtaine d’autres, que trouve-t-on ?
          Bénabar ?
          Là où il y avait la Nouvelle Vague, on trouve les Ch’tis et ce navet des Intouchables.
          La littérature, évitons d’en parler.
          Que la jeunesse soit dans l’ensemble bien inculte’, c’est dû pour partie à sa propre flemmardise et refus de tout effort, puissamment soutenue par la médiocrité de l’Educ’Nat, dont la complaisance avachie atteint des sommets, et bien entendu par l’indigence e nos créateurs.
          Il faut bien reconnaître que c’est « mission impossible », ne croyez-vous pas ?
          Mais je suis dans l’ensemble en accord total avec votre constat, qui me paraît doux et mesuré.
          Bravo pour votre article, et ne vous offusquez pas de ces réactions épidermiques de gens qui vous assènent les « soirées à thème dans les bars de petites villes », c’est à pleurer.

        • Talion Talion 13 mai 2012 10:19

          « là où il y avait Brel, Ferré, Piaf, Brassens et une vingtaine d’autres »

          Vous sur-estimez l’importance de l’œuvre de ces sale-saltimbanques... L’histoire ne retiendra en définitive le nom d’aucun d’entre eux... Sauf peut-être Brassens... Et accessoirement Jacques Brel était belge...

          Il ne faut pas non plus être aveuglé par sa nostalgie... Eux aussi pour l’essentiel étaient le résultat d’une « culture » mercantile et formatée.

          Pour chaque pays le nombre d’artistes mondains marquant l’histoire de leur siècle se compte sur les doigts d’une main... Cette génération n’échappe pas à la règle. Le reste (donc l’immense majorité) c’est du divertissement et de la production à visée purement commerciale.


        • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 12 mai 2012 19:30

          Culture signifiait autrefois exigence, rareté, richesse intellectuelle, élitisme.


          La « culture » aujourd’hui démocratisée est synonyme d’industrie et de vulgarité.

          Si j’étais à la tête d’un gouvernement, je rattacherais la culture au ministère de l’industrie.

          • easy easy 12 mai 2012 23:28

            Je vais vous disputer un point

            Ce qu’est devenue la culture aujourd’hui, je n’en dirai rien. Joker.
            On juge mieux des choses avec le recul du temps.

            Mais vous dites qu’aujourd’hui elle est industrialisée. A entendre alors qu’elle ne l’était pas avant.

            De quel avant parlez-vous ?
            Posons que vous parliez disons de 1900.

            La culture de 1900 n’était pas industrialisée selon vous ?
            J’ai mille arguments pour dire le contraire.

            Je repose ici l’hypothèse qu’il existe toujours deux cultures imbriquées, une naturelle qui tient à la géographie, à la nature de l’environnement, à la langue vernaculaire, à la monnaie, aux impôts...Celle-là s’apprend sur le tas. Et une autre plus artificielle qui s’apprend par l’enseignement assisté où le livre tient une place considérable. Mettons que cette seconde culture nous soit inculquée à l’école, au presbytère, à l’université et qu’elle soit soutenue par le dictionnaire et les encyclopédies du moment.

            Et bien cette seconde culture, la livresque, scolastique, scolaire, si elle avait été pré industrialisée depuis très longtemps par l’Eglise, elle l’a été ensuite par la troisième République et de manière de plus en plus laïque (Ferry voulait clairement concurrencer la culture industrielle de l’Eglise avec une autre culture tout aussi industrielle)

            Mais c’est quoi industriel ?
            Dans le fait industriel je vois l’idée consistant à chercher et à trouver les moyens de produire des choses concrètes et même abstraites de manière identique, régulière, dans un premier temps (chaque entreprise fait régulièrement à sa manière), puis standardisée, normalisée dans un second temps (Les entreprises s’accordent pour fabriquer toutes de la même manière : La vis fabriquée par Spierkel & Cie peut se visser correctement sur le boulon fabriqué par Rudel Frères)
             
            Bien entendu que le fait, pour les Eglises, de prêcher depuis des siècles selon une même liturgie, de faire chanter en choeur, de bâtir des églises ouvertes à l’Ouest ou au chevet orienté vers Jérusalem, aura formé des croyants identiques (sur le chapitre religieux). Des agneaux.
            Il y a là bien plus d’industrialisation que dans la méthode et les moyens qu’utilisait Platon pour enseigner.
            (Notons que dans le même temps, sur le sujet de l’héraldique, il y avait aussi des normes européennes)


            Soyons logiques.
            Comment Jules Ferry aurait-il pu concurrencer l’Eglise autrement qu’en poussant l’industrialisation de l’enseignement scolaire (de plus en plus laïc donc) ? Il ne pouvait y parvenir qu’en obligeant tous les enfants à écouter le maître et en obligeant tous les maîtres à ne pratiquer qu’une seule et même bible pour tous « Nos ancêtres les Gaulois...Roland de Roncevaux... Charles Martel...Jeanne... ». Et pour accomplir cette oeuvre, ce méga plan culturel, il a évidemment fait appel à des serviteurs zélés de l’Etat-patrie. Merci Lavisse, Vidal De Lablache,...Il n’y avait alors qu’une seule manière d’écrire le a, le b, le c...

            Comment pourrait-on concevoir un enseignement scolaire donc une culture inculquée de force de manière plus industrielle que celle de Ferry ?.
            Ce n’est pas possible car il a déjà fait le maximum dans le genre et on ne fera jamais plus industriel.

             

            En 1800, il commençait à y avoir des peintres refusant la voie de l’Académie royale de peinture (Oui, elle date de Louis XIV mais elle règne encore en 1800). En 1850, il était déjà très clair qu’il existait une voie nouvelle dite impressionniste. voie que pratiquaientn, sans commande publique, des tas d’artistes.
            Et bien en 1900, toute la statuaire accompagnant les monuments (Grand et Petit Palais) ou les places (République, Nation...) répondaient encore au standard de l’Académie royale.
            Ca faisait déjà un siècle que des artistes exprimaient autre chose, mais l’Etat en restait aux canons classiques. Alors que le Grand Palais aurait dû être orné d’oeuvres de Rodin, il n’y en a aucune. Bien rigide et classique quand à son ornementation, il a été affublé d’un quadrige imitant ceux de la Grèce antique. Je passe sur le Palais Bourbon.


            De nos jours, les immeubles ne sont certes plus ornementés de statues ou de guirlandes, m’enfin, quand on installe une oeuvre sur une place, près d’un immeuble, même classique, même royal, on ne se gêne plus, on y met carrément une oeuvre actuelle. Une oeuvre que l’artiste actuel a conçu très librement et selon une voie toujours originale, surprenante, non classique, non standardisée, non industrialisée.


            Depuis 1800, les artistes sont les seuls à pouvoir se permettre de faire selon leur goût (au risque de finir dans la misère assumée car l’Etat ne veux pas d’eux). Ce sont eux qui ont bousculé le classicisme, l’académisme.
            Les Immortels imposaient une bonne manière de parler ? André Breton s’en tappa.
            La norme voulait des vers en alexandrin avec césure pour faire deux hémistiches ? Rimbaud s’en moqua.

            La danse exigeait une musique classique, des mouvements normalisés (un chorégraphe peut indiquer une série de mouvements à un danseur rien qu’en bougeant ses mains, comme dans la langue des sourds) ? Stravinsky et Nijinski s’en fichèrent (et ça fit scandale)

            Haussmann ? C’est la norme, l’industrialisation de l’urbanisme : largeur de voie égale à la hauteur aux gouttières.

            Et c’est bien entendu dans cette folie industrielle que seuls les artistes contrariaient, que sont arrivés les Félix Potin et autres Boucicaut qui ont carrément monté des usines pour conditionner les sardines et le café en boîtes standardisés.

            Et je passe sur les munitions, sur les plaques minéralogiques, sur les prises d’empreinte digitale, sur des millions de choses qui ont été normalisées autour de 1900. Délire de normalisation...jusqu’au nazisme.


          • jak2pad 13 mai 2012 02:42

            vous avez raison, et de plus il faudra bientôt rattacher le Ministère de l’Industrie à Pôle-Emploi.


          • jak2pad 13 mai 2012 02:51

            @ Axel de Sainte-Mauxe :

            mon commentaire était pour vous, mais un gros pavé s’est intercalé.

            on pourrait aussi rattacher la culture aux Affaires Etrangères, qu’en pensez-vous ?
            « Ministère des Affaires Etrangères et des Cultures Mondiales », ça sonne bien, et ça permettrait d’y coller un(e) Vert(e). Verte et pas mûre, pourquoi pas Duflot, elle a la tête de l’emploi.

          • sylvie 12 mai 2012 20:09

            Mr Babec, merci de ce texte même s’il caricature un peu trop à mon gout.
            A mon humble avis, la culture existe toujours en France et ailleurs mais elle est masquée par une omnipresence des mass-medias, les programmes de EN y ont aussi une part du problème, pourquoi la phylosophie et l’economie ne sont quasiment pas enseignées dans les petites classes par exemple et aussi plus simplement l’histoire de l’Art qui reste la seule vraie création de l’Humain, relisez Hannah Arendt sur le totalitarisme.


            • Babec Marc Babec Marc 12 mai 2012 20:33

              Bonsoir Sylvie, 

              Etant masquee la culture est comme je le disais a Pascual innaccessible . pour faire un resume succint . 

              A Confondre bon mot et vulgarité, humour et méchanceté, talent et popularité, ont ne finit par hérite, que d’idiots autoproclames.

               

              MB


            • Talion Talion 13 mai 2012 00:34

              « Etant masquee la culture est comme je le disais a Pascual innaccessible. »

              Elle ne l’est pas pour ceux qui vivent en France... Mais évidement ceux qui n’ont plus de contact avec leur pays qu’au travers de la télévision ont peut de chance de s’en apercevoir...

              Les mass-médias n’ont jamais été destinés ni conçus afin de véhiculer la culture... Leur rôle a toujours été de transmettre une propagande éventuellement enrobée et déguisée depuis le sommet de la pyramide sociale vers sa base.

              La culture authentique au contraire est toujours une réalisation du petit peuple à destination du petit peuple.

              L’oligarchie et donc les mondains sont par essence incapables de production culturelle... Leurs réalisations ne sont jamais qu’une propagande plus ou moins déguisée.

              Il y a peut-être des exceptions, mais elle sont rares et se comptent sur les doigts d’une main à chaque génération.


            • jak2pad 13 mai 2012 02:45

              @ sylvie :

              j’aime bien la sincérité de votre commentaire, et davantage encore la manière dont vous écrivez le mot « phylosophie » .
              c’est très joli, je vais l’adopter, si vous me le permettez.

            • gordon71 gordon71 12 mai 2012 23:23

              la solution pour retrouver la grandeur et la fierté de notre terre ancestrale 


              indépendance pour la Bourgogne que les autres se démerdent 



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