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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Germaine Tillion, l’ethnologue passionnée de la dignité, vient de (...)

Germaine Tillion, l’ethnologue passionnée de la dignité, vient de s’éteindre

Le 19 avril 2008, deux jours après un autre monstre sacré de l’écriture, Aimé Césaire, la résistante et ethnologue Germaine disparaissait à presque 101 ans à Saint-Mandé, près de Paris.

Il est assez étrange que l’annonce de la disparition de Germaine Tillion, une ’grande dame’ de notre République ait été entourée d’une aussi grande discrétion, mais sans doute était-ce ce départ sur la pointe des pieds que Germaine Tillion voulait.

J’avais retracé très rapidement son existence bien remplie lors de son centième anniversaire, le 30 mai 2007 (aussi sur Agoravox). Je ne retiendrai aujourd’hui que deux images d’elle.

Avec Lucie Aubrac, le 14 mars 2007, c’est aussi un grand symbole des femmes courageuses engagées dans la Résistance qui s’éteint.

Parmi les qualificatifs qui reviennent souvent au sujet de Germaine Tillion, il y a la passion de comprendre, la « tendresse sans borne qu’elle a toujours portée à ses semblables », l’humour, la malice et la dérision. Elle se définissait elle-même comme « une patriote de la justice, de la vérité et de la vie ».

La riche existence de Germaine Tillion pourrait, à mon sens, se résumer à deux facettes essentielles : l’ethnologie et la Résistance.

L’universitaire engagée

Après de brillantes études (notamment à l’École du Louvre et à la Sorbonne) de 1925 à 1932, elle se consacra à fond dans la voie de l’ethnologie avec de nombreux séjours en Algérie, en Mauritanie, au Niger, en Haute-Volta, en Libye, au Moyen-Orient et en Inde.

Elle étudia une ethnie berbère dans le cadre d’une thèse de doctorat, entre 1934 et 1940 puis poursuivit ses périples après 1954.

Elle porta la lutte sur tous les fronts de la dignité humaine, notamment dans les prisons françaises où elle a encouragé l’enseignement et en Algérie où elle s’est opposée à la torture (avec l’historien Pierre Vidal-Naquet disparu le 29 juillet 2006), à la condition déplorable des femmes et à la ’clochardisation’ du peuple algérien avec la construction de centres sociaux.

Elle l’expliqua ce terme dans son livre La Traversée du mal : « La clochardisation, c’est le passage sans armure de la condition paysanne (c’est-à-dire naturelle) à la condition citadine (c’est-à-dire moderne). J’appelle ’armure’ une instruction primaire ouvrant sur un métier. En 1955, en Algérie, j’ai rêvé de donner une armure à tous les enfants, filles et garçons ».

C’était un peu cela la méthode Germaine Tillion’ : une recherche pertinente de diagnostic des maux qui rongent la société et, surtout, la mise en pratique de solution concrète.

C’est sans doute pour cette raison qu’un des rêves (irréalisés) de Germaine Tillion fut de modifier l’ordre de la devise républicaine en y plaçant ’fraternité’ en tout premier.

Ses derniers combats furent un appel contre la torture en Irak en 2004 et son adhésion à un comité de sans-papiers.

Elle continua à recevoir des étudiants, universitaires, journalistes, intellectuels, etc., jusqu’en 2004 (à 97 ans !).

La grande résistante

Peu encline à accepter la politique du maréchal Pétain (« Ce fut pour moi un choc si violent que j’ai dû sortir de la pièce pour vomir »), Germaine Tillion s’engagea ’naturellement’ dans la Résistance dès 1940 et commanda en 1941 le réseau du Musée de l’homme qui se focalisait sur le renseignement et l’aide à l’évasion des prisonniers.

Elle fut hélas arrêtée le 13 août 1942 sur dénonciation, détenue à Fresnes puis déportée le 21 octobre 1942 à Ravensbrück. Sa mère (également résistante) la rejoignit en 1944.

Elle perdit tous ses manuscrits pour sa thèse, mais continua à écrire en cachette une opérette pour préserver sa survie Le Verfügbar aux enfers (publiée en 2005 et jouée pour la première fois au Châtelet à Paris le 2 juin 2007) : il s’agissait de présenter la difficile vie en détention avec un humour lyrique et populaire. Pour donner un exemple de cet humour, une future déportée parle d’un : « camp modèle, avec tout le confort, eau, gaz, électricité » et le chœur insiste alors : « gaz surtout ».

Son œil d’ethnologue lui a permis aussi de passer cette dure période : « Si j’ai survécu, je le dois à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin, à la coalition de l’amitié, car j’avais perdu le désir viscéral de vivre ».

L’amitié notamment de Geneviève Anthonioz-De Gaulle (disparue le 14 février 2002), d’Anise Girard (épouse Postel-Vinay) et de Denise Jacob (épouse Vernay, la sœur de Simone Veil). Germaine Tillion était devenue « l’animatrice d’une sorte d’opération survie ».

Mais, en mars 1945, peu de temps avant la libération des camps, elle y perdit sa mère, Émilie Cussac (qui fut aussi écrivain), choc qu’elle n’a évidemment jamais pu oublier par la suite.

Après la guerre, pendant une dizaine d’années, Germaine Tillion enquêta sur les crimes de guerre allemands et les camps de concentration soviétiques.

En 1946, elle fut parmi les premiers anciens déportés à exprimer la vie des camps. Comme l’a rappelé Simone Veil dans son dernier livre (Une vie), les témoignages des anciens déportés étaient peu entendus, peu écoutés ou même peu crus.

Elle témoigna ainsi dans son ouvrage À la recherche de la vérité qu’elle publia dès 1946 et qu’elle compléta en 1973 et en 1988 sous le titre Ravensbrück en expliquant l’aspect économique des camps d’extermination.

Entre autres, le 21 avril 1982, face aux dérives révisionnistes de certains, Germaine Tillion fonda et présida l’Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste dont le but fut de « rechercher et contrôler les éléments apportant la preuve de l’utilisation des gaz toxiques par les responsables du régime national-socialiste en Europe pour tuer les personnes de différentes nationalités » où l’on retrouve dans le bureau Geneviève Anthonioz-De Gaulle, Anise Poste-Vinay, Pierre Vidal-Naquet (attention : le lien présentant les statuts de cette association provient d’un site révisionniste).

Les réactions sur cette « femme d’exception »

Le président, Nicolas Sarkozy, a rappelé « le courage, l’engagement et l’humanisme » de Germaine Tillion, « l’auteur prolixe et la femme engagée dans le combat politique pour l’émancipation des femmes et contre toutes les formes de torture ».

Le Premier ministre, François Fillon, a évoqué son « parcours lumineux et courageux qui n’a jamais renoncé à aucune de ses valeurs ».

La ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a parlé de « la figure scientifique majeure du XXe siècle » qui « a participé, en pionnière, à la fondation de l’ethnologie française », ajoutant que Germaine Tillion « mena tous ses combats avec toujours le souci de mettre les sciences de l’homme au service d’une société plus juste et plus respectueuse ».

Le secrétaire d’État Jean-Marie Bockel a, lui aussi, rendu hommage à cette « résistante de la première heure » à la « carrière dédiée à l’enseignement et à l’écriture avec une œuvre riche et dense », en concluant ainsi : « Avec Germaine Tillion, s’éteint une conscience de notre siècle, une grande humaniste qui fut de tous les combats pour la justice et les droits de l’homme au XXe siècle ».

L’honneur de la République

Germaine Tillion est l’honneur de la République et l’honneur du XXe siècle.

Elle fut une grande dame qui mériterait sans doute le Panthéon, mais qui n’en aurait sans doute pas voulu (pas plus qu’Aimé Césaire). Qu’importe d’ailleurs, car ce fut déjà de son vivant qu’elle fut honorée par la France, l’une des cinq (uniques) femmes à avoir reçu la Grand Croix de la Légion d’honneur, et aussi bien d’autres décorations (dont la Croix de guerre et la médaille de la Résistance), ainsi que par la biographie que Jean Lacouture lui a consacrée en 2000 (Le Témoignage est un combat).

« Je pense, de toutes mes forces, que la justice et la vérité comptent plus que n’importe quel intérêt politique. »

Une grande conscience du siècle dernier s’est éteinte ce week-end, brillante de son intelligence pratique, de son courage exceptionnel et de ses engagements éclairés.

Espérons que notre nouveau siècle nous offre également ces êtres de lumière avec la même intensité et la même détermination.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 avril 2008)

Pour aller plus loin :

France Culture lui consacrera ses soirées à 20 heures toute cette semaine.

Une exposition à ne pas manquer sur Germaine Tillion :
- du 24 janvier 2008 au 4 mai 2008 au Musée de Bretagne (10 cours des Alliés à Rennes), puis
- du 30 mai 2008 au 8 septembre 2008 au Musée de l’homme (17 place du Trocadéro à Paris 16e).

Article sur France Télévision du 20 avril 2008.

Le siècle de Germaine Tillion.
(Article du Monde du 29 mai 2007 pour le centenaire de Germaine Tillion.)

Le site officiel sur Germaine Tillion.

Bibliographie sélective de Germaine Tillion.

Documents joints à cet article

Germaine Tillion, l'ethnologue passionnée de la dignité, vient de s'éteindre Germaine Tillion, l'ethnologue passionnée de la dignité, vient de s'éteindre

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25 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 21 avril 2008 13:09

    A voir, pour ceux qui peuvent y avoir accès, la superbe exposition qui lui est consacrée à Rennes (Champs libres) depuis plusieurs mois.


    • Gasty Gasty 21 avril 2008 14:04

      Merci pour l’info sur cette exposition que j’allais rater.

      Merci à l’auteur aussi pour cet hommage.


    • WOUF 21 avril 2008 15:12

      Superbe article, bien + sympa que l’autre

      En plus, il a un chat, l’autre, grrrrrrr....


      • MOULRON 21 avril 2008 15:23

         

        La Maison du Rire et de l’Humour, à Cluny,

        a appris avec grande émotion et beaucoup de tristesse, ce 19 avril, l’envol de Germaine TILLION vers un monde assurément meilleur que celui où, sa vie durant, elle s’est battue contre la bêtise et la bassesse dont les hommes sont capables.

        Elle souhaite lui rendre hommage pour tous ses fraternels et si courageux combats en faveur de la dignité et la liberté de l’être humain, en particulier par son admirable capacité à la pratique partagée de
         

        « L’HUMOUR DE RESISTANCE »

        que son Opérette bouffe, écrite à Ravensbrück :
        « LE VERFÜGBAR AUX ENFERS »
        symbolise avec grande force

        Il s’agit d’un des textes les plus singuliers parmi ceux qui proviennent des camps nazis de la mort.

        Déportée au camp de Ravensbrück en octobre 1943 avec sa mère qui y sera gazée, Germaine Tillion choisit d’aider ses camarades en les entraînant dans la création d’une oeuvre : Cachée au fond d’une caisse d’emballage, elle rédige une "opérette-revue" consacrée à la vie au camp - comédie loufoque et en même temps analyse lucide de l’univers concentrationnaire.
         
        Faire mieux comprendre à ses compagnes d’infortune la situation dans laquelle elles se trouvent tout en les faisant rire, tel est le but que se donne - et qu’atteint - cette oeuvre insolite : voir son propre malheur à distance permet de mieux lui résister.
        De « l’anus du monde », Germaine TILLON en reviendra « par hasard et par colère », mais aussi parce qu’elle est parvenue à en rire et à en faire rire.

        A 20 ans de distance, deux êtres, à l’histoire et au vécu, certes totalement différents, mais dont les combats s’inspiraient, sans doute, aux mêmes sources, nous ont quittés.

        Le sens de l’humour authentique et celui, aigu, d’une dérision fraternelle les portaient.

        Salut à toi, Germaine TILLION, Salut à toi, Pierre DESPROGES

        Puissent vos témoignages nous inspirer sagesse et esprit fraternel mâtinés d’humour.

        Etienne MOULRON
        La Maison du Rire et de l’Humour
        71250 CLUNY

        emoulron@orange.fr

         
        © Etienne Moulron

         

         

        • WOUF 21 avril 2008 17:01

          Oui, elle avait de l’humour, elle...

          C’est pas comme morice et son bête chat....


        • morice morice 21 avril 2008 15:28

           "Peu encline à accepter la politique du Maréchal Pétain" : non c’est REFUSER CARREMENT, c’est très différent !! quand à la photo de l’article, c’est une bien belle connerie de votre part !!! Faut n’avoir rien dans le citron pour montrer celle-là le jour de son décès !!! c’est débile !!! et le respect ?? Il est où ???

          quand à la phase "Germaine Tillion n’est pas encore morte, mais elle fait déjà partie des meubles du XXe siècle." elle est inacceptable : et vous, on vous dit que vous êtes un pot de fleurs ??? 

           


          • WOUF 21 avril 2008 15:51

            Il est jaloux comme son chat

            GRRRRRR.....


          • TALL 21 avril 2008 16:01

            Réflexe bileux du vieil imam morice qui préfère les femmes en burka.

            Cette photo n’a rien de lubrique, Germaine y est en short car elle faisait du vélo tout simplement. Et elle aurait sûrement souri en la voyant, car cette photo montre surtout et avant tout le dynamisme de la jeunesse.


          • Gasty Gasty 21 avril 2008 16:43

            @ morice

             

            Peu encline à accepter la politique du Maréchal Pétain (« Ce fut pour moi un choc si violent que j’ai dû sortir de la pièce pour vomir. »), Germaine Tillion s’engagea ‘naturellement’ dans la Résistance

             

            La phrase dans son ensemble, n’est-elle pas suffisante.Est-ce que vomir vous convient ?


          • TALL 22 avril 2008 11:30

            Calmos est un travelot du bois de boulogne, et il fournit toute la mosquée du coin, faut le comprendre...


          • morice morice 21 avril 2008 15:54

             Même pas : c’est de l’irrespect pur et simple.


            • morice morice 21 avril 2008 15:54

               Merci Calmos. 


            • morice morice 21 avril 2008 16:08

               Cette photo n’a rien de lubrique, Germaine y est en short car elle faisait du vélo tout simplement. Et elle aurait sûrement souri en la voyant, car cette photo montre surtout et avant tout le dynamisme de la jeunesse.

              c’est ça, et le jour de sa mort on a que ça a montrer !! débile, c’est.


              • Columbo Columbo 21 avril 2008 20:24

                J’avoue ne pas voir ce qui dérange dans cette photo mais, surtout, je ne vois pas l’intérêt d’en faire un fromage. L’essentiel n’est-il pas plutôt de s’intéresser au contenu de l’article (dans lequel on ne lit aucun irrespect) ?


              • TALL 21 avril 2008 21:10

                L’imam morice est un adepte de la burka


              • claude claude 21 avril 2008 20:57

                bonsoir sylvain,

                je lis toujours vos articles avec beaucoup de plaisir.

                je vous remercie de ce bel hommage à la femme extraordinaire que fut germaine tillion.

                à la différence de morice ( et de calmos, mais n’est-ce pas de la provoc’ anti-momo ??? ), cette photo de germaine tillion en short, illustre bien ce qu’elle était : une femme vivante et pleine de joie de vivre et qui n’hésitait pas à bousculer les conventions !

                elle s’est battue pour les femmes et pour qu’elles puissent disposer de leur corps comme elles l’entendaient.

                 "mens sana in corpore sano"... il faut vraiment avoir les idées tordues pour en faire un patakès ! et puis elle n’était pas qu’un cerveau sur pattes. il n’y a rien de choquant, au contraire, car c’est une photo qui respire la jeunesse et la vie : tout ce qu’elle aimait, non ?

                 

                 


                • TALL 21 avril 2008 21:08

                  elle s’est battue pour les femmes et pour qu’elles puissent disposer de leur corps comme elles l’entendaient

                  Bien vu claude, toi tu sais parler aux hommes...

                   


                • morice morice 21 avril 2008 21:23

                  Le jour de la mort de Joséphine Baker on avait pareil : Baker avait été une grande résistante aussi pourtant. Moi, je trouve qu’on pourrait éviter, c’est tout. Le temps du deuil de la famille, par exemple. Enfin, ça dépend si on pense aux autres. Les morts ont des amis et de la famille, souvent. Si, si... Sylvain avait déjà écrit un texte avec DEJA cette photo, rien ne le disposait à la reprendre AUJOURD’HUI.. Il aurait été plus malin, il aurait fait un lien si ça le tentait. Moi je trouce ça choquant car déplacé aujourd’hui, c’est tout.


                  • morice morice 21 avril 2008 21:25

                    Columbo : demain on mettra un femme à poil pour parler économie, si on vous suit :

                    "L’essentiel n’est-il pas plutôt de s’intéresser au contenu de l’article (dans lequel on ne lit aucun irrespect) ?"... on le fait déjà pour nous vendre des yaourts, vous allez me dire..


                  • Columbo Columbo 21 avril 2008 21:44

                    Mais quel rapport entre le contenu de cet article et une publicité pour du yaourt ?


                  • claude claude 22 avril 2008 12:57

                    @ morice,

                    la photo qui vous met dans un tel état n’est ni provocante, ni érotique, ni pornographique !

                    le peu que je connais de cette femme remarquable me fait dire qu’elle aurait aimé que l’on garde d’elle cette belle image d’une femme active, bien dans sa peau !

                    et en tant que femme, cette image me plait !

                    si je devais être célèbre et que l’on fasse un article sur ma vie, je préfèrerais qu’on me montre avant que la maladie ne casse mon corps ! et même en tenue sportive !


                  • morice morice 22 avril 2008 00:44

                     ben dis donc heureusement que vous vous appelez Columbo.... la fesse pour vendre.  votre icone est largement usurpée là... 


                    • zenohit zenohit 22 avril 2008 09:13

                      Merci pour cet article sur une femme dont je ne connaissais pas l’existence et qui s’est battue pour autre chose que l’"image" de la femme : le respect de l’être humain.

                      Peut-être elle aussi avait pour devise : "les principes, j’en fais des suppositoires".

                      @ morice : on a compris que ça vous indignait la photo, les priorités sont celles que l’on se donne.

                      Pas besoin de faire de sondage pour demander aux lecteurs d’Agoravox : "êtes-vous pour la suppression de la photo d’une résistante exemplaire en short ?".

                      Diriger des attaques contre les avatars plutôt qu’échanger sur des idées "de fond", c’est un peu de la dépense d’énergie.

                      3 personnes indignées sur 10 je crois, bon, le résultat est là : la photo, c’est pas grave ! Partir en croisade sur ça, franchement, on pourrait dénoter une certaine superficialité, et d’un ego déplacé. Triste de ne pas avoir connu une telle belle femme en sa jeunesse ? Tout ce que les croisés ont fait, ce sont morts et secrets, vérité cachée, alors que le but d’agoravox est de mettre la lumière sur "la vérité" cachée dans le passé, et les faits d’actualité.

                      @ l’auteur : Quoiqu’il en soit, encore merci pour cet article.


                    • pissefroid pissefroid 22 avril 2008 11:48

                      Bon article.

                      Sauf que le rappel des éloges des personnalités politiques qui nous gouvernent fait tache dans le tableau.

                      En effet leur politique va à l’opposé du combat de germaine Tillon.

                      Enfin bon nul n’est parfait.


                      • fjr 22 avril 2008 21:03

                        Amusant !

                        En son temps, la presse algérienne avait parlé à propos de l’ouvrage de Germain Tillon, "le Harem et les cousins" , sorti en 1966, "d’indécence" et de "pornographie".

                        On dirait qu’il n’y a pas grand chose de changé sous le ciel...

                         

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