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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Grève à Lille 1 : Bilan d’une semaine : Exemple pas très synthétique (...)

Grève à Lille 1 : Bilan d’une semaine : Exemple pas très synthétique d’AG et autres histoires (2)

Petit résumé de la semaine : à Lille, les universités Lille 3 et Lille 2 sont bloquées, Lille 1 continue à fonctionner à peu près normalement, entre les profs en grève qui font cours quand même, ceux qui ne font pas cours et qui font grève, ceux qui ne font ni grève ni cours (heu… je m’embrouille là…) et ceux qui ne font pas grève et cours. Résumé des deux dernières semaines.

Lundi 30 mars : Tous les étudiants reçoivent le message suivant dans leur boîte mail (je vous le livre tel quel) :

L’assemblée générale des étudiants du 26 mars 2009 a demandé à la Présidence d’organiser une consultation des étudiants.

Cette demande s’inscrit dans la logique du dialogue et de l’expression démocratique du plus grand nombre. J’ai donc accepté.

Deux questions seront posées, l’une relative au blocage, l’autre à la LRU.

La consultation aura lieu le mercredi 1er avril 2009, selon les modalités retenues pour les dernières élections des représentants étudiants aux conseils des composantes.

Chaque étudiant pourra être porteur d’une seule procuration (accompagnée de la carte d’étudiant de l’étudiant représenté), afin de permettre aux étudiants retenus par des stages ou des emplois de s’exprimer.

Une information sur l’organisation matérielle du vote sera affichée dans toutes les composantes.

Le Président,

Philippe ROLLET

Et le lendemain (mardi 31 mars) :

Je vous ai informé hier de la tenue d’une consultation organisée à la demande de l’AG des étudiant (e) s.

J’avais donné mon accord, sachant qu’il ne s’agissait pas d’une initiative de la présidence de l’université et que celle-ci mobilisait simplement les services pour que la consultation se tienne dans de bonnes conditions, sur la base des questions formulées par les étudiant (e) s. Cette consultation était prévue, demain mercredi 1 avril.

Des représentants de cette AG considèrent que le délai nécessaire pour que les étudiant (e) s soient suffisamment informé (e) s est trop court. J’ai eu aussi d’autres remarques allant dans le même sens.

La consultation prévue demain est donc reportée à une date ultérieure. Je remercie l’ensemble des personnels qui se sont mobilisés dans la préparation de cette consultation.

Cordialement

Le Président,

Philippe ROLLET

Mercredi 1 avril

Dans mon IUFR (biologie) une AG purement informative commune aux enseignants-chercheurs et aux étudiants sur le thème rabâché mais toujours populaire du « Pourquoi, comment, quand ? » est maintenue.

Heure ; 12h30. Lieu : amphithéâtre. Présences : plus d’une cinquantaine d’étudiants, une vingtaine de professeurs (j’ignore combien sont les enseignants-chercheurs en biologie et en géologie, mais on doit compter facilement un millier d’étudiant et plus dans l’IUFR en comptant de la première année aux masters II.)

Résumé fait par un enseignant : La réforme des masters pour l’éducation nationale est repoussée, mais en même temps ils ne peuvent pas faire autrement puisque les maquettes des semestres ne sont toujours pas faites.

Pourquoi continuer à organiser une journée d’action par semaine ? Il s’agit de la mettre les jours d’action nationale, pour être plus visible par les médias.

Un péage gratuit a été organisé mardi matin mais empêché par les gendarmes relativement coopératifs, donc seule une distribution de tract a été organisée.

Pourquoi le vote a-t-il été reporté ? En fait ce scrutin a été décidé par le président de Lille 1 puis délégué aux directeurs des IUFR qui n’avaient pas le temps dans ce délais de s’en occuper correctement. De plus, aucune consigne n’a été donné pour savoir si les étudiants seraient libérés des cours le temps d’aller voter, et comme nombreux sont ceux qui ne regardent leur boîte mail que le weekend, le risque était grand que beaucoup soient pris au dépourvus. Autre contestation : le vote proposé ne propose que voter pour/contre la LRU et pour/contre le blocage, sachant qu’on peut tout à fait être contre la LRU et contre le blocage (ce qui est le cas, je pense, de la majorité des personnes concernées.)

les étudiants sont très silencieux. « - Et alors ? Vous êtes entrés ici parce qu’il y avait de la lumière ? » Demande une enseignante depuis les premiers rangs des gradins vers le haut de l’amphi où sont regroupés les étudiants. En fait ceux qui sont présents sont venus pour s’informer plutôt que pour débattre. D’ailleurs les questions sont très concrètes et portent sur leurs préoccupations immédiates :

pourquoi la rétention des notes ? Que font ceux qui en ont absolument besoin ? Le directeur de l’un des semestres répond que comme une soixantaine d’universités pratiquent la rétention des notes, cela ne posera pas énormément de problèmes à ceux qui voudraient s’inscrire en master. La situation est un peu différente pour les écoles d’ingénieurs ou les universités étrangères : Il s’arrangera au cas par cas.

Quand seront organisés les examens et les rattrapages ? Une étudiante fait remarquer que certains sont trop riches pour recevoir les bourses et trop pauvres pour ne pas travailler l’été (sans compter les stages) et que beaucoup s’inquiètent des évènements du mois de juillet. En effet, il est impossible de prévoir un calendrier avant la fin de la grève proprement dites : Divers scénarios ont été imaginés par les enseignants, dans le pire des cas, les rattrapages auront lieu en septembre. Mais ils ne peuvent pas dire actuellement comment ça se passera. A noter que pour les mêmes raisons (tant que la grève continue, on ne fait pas de rattrapages de cours ou d’examen) nous aurons nos deux semaines de vacances à Pâques. Au soulagement de beaucoup qui ont parfois un travail de prévu, voire un stage à entamer ou d’autres choses déjà prévues.

L’amphi se vide au fur et à mesure que les réponses aux questions arrivent. Il faut dire aussi qu’on approche des 13h30 et que les cours vont reprendre. Au passage, les actions proposées sont évoquées, par exemple :

Faire cours de nuit pour attirer la presse : avancer les cours du vendredi 10 avril de 12h (les cours de 8h commenceraient donc à 22h la veille) mais ce n’est pas facile à mettre en place. _Faire des cours en se basant sur la grève : c’est aisé à mettre en place en sociologie (autant dire que ce sont les travaux pratiques) mais pour nous, hum… A moins d’assimiler l’éthologie à l’étude des étudiants en tant de grève, bof. _D’autres choses sont proposées mais en tout cas, tout le monde est d’accord pour dire que l’important, c’est de rester visible et de ne pas se faire oublier.

Beaucoup sont d’accord pour dire qu’il aurait été plus intelligent de regrouper le mouvement de l’an dernier principalement constitué des étudiants avec celui de cette année, mené par les étudiants, alors que les décrets tombent. Mais c’est un peu tard. Ce qui explique aussi la mobilisation relativement faibles des étudiants, étrangement peu nombreux par rapport à l’année dernière. Sans doute y a-t-il une bonne part de gens un peu dégoûtés par cet étalement. Pour en avoir discuté avec certains de mes camarades, beaucoup savent à peu près de quoi il retourne et sont contre la LRU mais ne font pas grand chose pour autant.

Fin d’après-midi : Cours (car la fac n’est toujours pas bloquée et la plupart des professeurs, même en grève et prêt à aller aux manifestations, font leurs heures) : L’enseignante arrive dans l’amphithéâtre où nous sommes une cinquantaine, en préparant son matériel. Cette enseignante a pris l’habitude de faire un point en début de chaque cours pour expliquer pourquoi elle faisait grève et donner son point de vue aux étudiants, même lorsqu’au début elle ne faisait pas cours du tout. Elle a ensuite changé d’avis pour être sûre de nous faire avancer un minimum dans le programme. « - Bon, on commence le point d’information ? » On entend distinctement un « pff » quelque part dans le fond. Pas un bruit, on entend les mouches voler. « - Bon… » La prof attends un peu. Une demi-minute passe. « - En fait, je m’en fous de tout ça », explique un étudiant. Je viens juste pour avoir cours. Autant dire qu’à cet instant, l’amphi est vraiment très silencieux. D’habitude il y a toujours un léger bruit de fond, mais là, rien. « - Mais pourquoi est ce que je me fatigue à faire cours au lieu de vraiment faire une grève dure, au fait ? » S’en suit un petit vote entre ceux qui veulent avoir ce fameux point d’information, (quand même bien pratique pour savoir où en sont les négociations et pourquoi les enseignants sont aussi contre cette réforme), ceux qui sont contre la LRU (une petite moitié) ceux qui sont pour (personne). Et les abstentions ? Lance quelqu’un, en échos aux habitudes des votes des AGs. « - Tiens c’est juste ». Pas grand monde, pour ne pas dire personne. Certains n’ont levé la main à aucun moment. Pour ceux qui posent la question : Oui les examens sont anonymes. Les copies sont identifiées par un numéro et de toute façon pour les cours en amphithéâtres les enseignants nous identifient très rarement par notre nom. Tout au plus nous reconnaissent-ils de vue après nous avoir vu plusieurs années de suite. « Et demain, qui compte aller en manifestations ? » Là, presque personne. Cinq ou six personnes tout au plus. On sent qu’elle est un peu fatiguée, puis le cours commence normalement, plus un mot sur le sujet.

J’étais assez inquiète à cet instant. Mes collègues ne veulent pas se mêler de la grève ou de la LRU. Si ça se trouve, ils se fichent totalement de la politique. C’est bien possible. Mais alors, pourquoi ne vont-ils pas se regrouper eux-mêmes pour demander que tout cela cesse ? Ou alors venir manifester aussi ? Franchement, je ne suis pas la plus active des personnes dans ce mouvement : Je vais aux manifs, je tâche de me faire mes propres comptes rendus, c’est tout. Je rattrape les cours après. Je ne suis dans aucune organisation politique ou syndicat étudiant. Je doute de rater mon semestre à cause de cette participation. Et si nous étions plus nombreux aux manifestations, ce serait plus simple pour les négociations : Bref, dans un cas comme dans l’autre, quel que soit le camp choisi, ça irait plus vite s’ils se bougeaient. On dirait un peu des poulets qui se fichent d’aller à l’abattoir, râlant un peu mais ne faisant rien pour l’empêcher. (Cela est vrai quel que soit le parti que le lecteur assimilera à l’abattoir par ailleurs.)

Jeudi 2 avril

Manifestation pour la pensée. Le temps est magnifique, première manifestation en T-shirt pour moi. Les couleurs sont principalement celles de l’IUT du campus, et Lille 1. Lille 2 et Lille 3 sont plus discret pour ne pas dire invisibles. La manifestation est très silencieuse, mais ô la bonne surprise, nous sommes plus nombreux que ce que je craignais par rapport à hier : un petit millier, 850 d’après France Info, mais je pencherais pour davantage.

Le mot d’ordre est que la manif soit quasi-silencieuse « silence, on pense » mais quelques slogans retentissent quand même. Les enseignants défilent avec des livres selon leurs disciplines à la main. Des pensées (les fleurs) sont représentées sur les pancartes, certains sont des fleurs en tissus à la main ou dans les cheveux. Quelqu’un a un tambour au rythme lent, il y a un faux cercueil dans le cortège. Un doute affreux et existentiel me vient.

« La pensée, c’est quelle famille biologique déjà ? Une Dicotylédone ? Oui ça j’en suis sûre, mais après ? Une renonculacée ou une violacée ? » (Vérification : C’est une violacée.)

Au passage, mon groupe d’ami est interrogé par France Bleu : Finalement, c’est moi qui m’y colle, en essayant de répondre clairement. Je trouve les questions un peu orientée. Toujours réexpliquer pourquoi nous manifestons. Quand auront lieux les examens ? On n’en sait rien. Y a-t-il des tensions sur le campus ? Bof… J’hésite. Non, les étudiants ne s’insultent pas. Personne ne se crêpe le chignon. Y en a qui font « pff ». Mais finalement, ça bouge pas plus que ça. Je crois que ça n’a pas été diffusé finalement. Je n’ai pas fait plus attention que ça. Donc, malgré tout je classe personnellement cette manifestation comme une réussite, surtout que ça fait un moment maintenant que nous sommes engagés là-dedans. En fait, mon impression vient peut-être du fait que la biologie n’est pas un secteur énormément mobilisé en cas de grève.

Lundi 6 avril

Lille 3 est toujours bloquée, maintenant Lille 2 aussi. Les cours ont lieu chez nous normalement. Ethologie le matin (côté sexualité, la punaise a rien compris, le collembole non plus, le pseudoscorpion si) puis TD de biodiversité, exposé sur le clonage thérapeutique. Avec deux autres personnes, c’est mon tour. L’enseignant, responsable du semestre, répond aux questions des étudiants. Quelqu’un lance : « Et cette histoire de gens contre le blocage jeté hors de l’amphi de réunion ? » L’enseignant n’a pas entendu parler de ça, et personne d’autres dans l’amphi non plus. Et zut… Pour l’instant, les AGs s’étaient plutôt bien passées, même l’UNI pouvait s’exprimer sans problème. C’est quand même bizarre. J’interroge. « tu es sûr que c’est à Lille 1 ? » « En fait, j’en sais rien, j’ai entendu ça comme ça… » Très étrange en effet : Tant qu’il n’y a pas de blocage, les AGs ne sont pas si fréquentées et les esprits ne s’échauffent pas trop : Par contre Lille 2 est maintenant bloquée (Médecine et droit) ainsi que Lille 3 (lettres et sciences humaines) mais ça, on va dire que c’est « normal » : Cette université a la réputation d’être un repaire de communiste que l’UNI surnomme Jurassique Farc, pas tout à fait à tort. Je ne trouve échos de cette histoire nulle part. Hélas, je ne peux pas jurer que ce soit complètement impossible, mais impossible de mettre la main sur le lieu et le moment… Je le laisse donc dans la catégorie « rumeurs. »

Je demande au prof si c’est un hasard que les enseignants spécialement en écologie aient l’air très engagé : Apparemment oui, ils n’ont pas trop à craindre pour le nombre d’étudiant, le master gestion des écosystèmes côtiers et continentaux a une assez bonne réputation. Au fait, l’IUFR de biologie ne comporte en tout et pour tout qu’un seul syndicaliste. Toujours bon à savoir.

Mardi 7 avril

Une manifestation a été organisée sur le campus lui-même. Mot d’ordre : se déguiser et ramener de quoi faire du bruit. Pour cette fois je suis allée en TD à la place, hélas le bâtiment était assez excentré. Je ne sais pas quel succès cela a eu. (Au passage : Lorsque les photosystèmes d’une plante sont saturés en photos des systèmes se mettent en placent pour évacuer le trop-plein d’énergie comme une fluorescence rouge sombre ou de la chaleur dégagée, ainsi qu’une synthèse de zéaxanthine.) Le soir, un ami à Grenoble en histoire, master 1 : ils ont organisé le printemps des chaises mais ce sont contentés de les enfermer dans une salle de TD plutôt que de les mettre dans les amphis (version Lille 1) ou dans les couloirs (Lille 3) j’imagine que ça manque de spectacle.

Mercredi 8 avril

Manifestation : Des enseignants annulent leurs cours juste le temps de la manifestation pour ne pas pénaliser ceux qui voudraient y aller. Le temps est gris, on a annoncé la pluie. Un peu moins nombreux que jeudi, sans doute. Petite surprise : un faux cortège de droite s’est formé : En parallèle de la manifestation officielle, une vingtaine de personnes (en talons et jupe avec nœuds dans les cheveux pour les femmes, tenue aussi pseudo-bcbg pour les hommes) lance des slogans de l’UNI et se prosterne devant les banques au passage. Dommage, je ne distingue pas les têtes des employés à l’intérieur mais j’imagine aisément leur surprise. Ils se font régulièrement huer par les gens du cortège principal, on a même droit à un faux début de bagarre. « Bon, quand est ce qu’on leur rentre dedans pour de faux ? » Demande gaiement un enseignant.

En parallèle, on nous a distribué un paquet de photocopies avec des chansons faites sur des airs connus : « Tout tout tout/ Vous saurez tout sur Sarkozy/ Le vrai, le faux/ Le laid, l’bobo/ Le dur, le mou/Qui touche à tout/Les grands mensonges/les p’tits mensonges/les petites phrases/et les sarcasmes. /Tout tout tout tout / Vous saurez tout sur Sarkozy » le tout évidemment sur l’air du « zizi ». (Demandez-moi si vous souhaitez les paroles complètes ou d’autres exemples, je vais conserver religieusement ces pages-là.)

Au fur et mesure que nous avançons, la pluie se met à tomber. Une partie du cortège reste sur la Grand-Place pour faire leur propre ronde des obstinés. Un homme interpelle brièvement des manifestantes. « - Vous pouvez pas rentrer chez vous maintenant que la grève est terminée ? » Ah bon ? Décidément, on a l’impression que les gens ne sont au courant de rien.

Nous continuons la route : Les faux UMPs continue leur manège, nous hurlons en réponse nos slogans pour couvrir les leurs. Il se met à pleuvoir de plus en plus fort. Finalement, nous atteignons la place de la république trempés comme des soupes. « Dommage que mon idée n’ait pas été suivie en AG », lance quelqu’un à côté de moi. « Je proposais d’offrir des fleurs aux CRS ! »

En soirée

Je croise un étudiant en master 2 de productique, en stage depuis le début du semestre « mais de toute façon ils n’obtiendront rien et font rater des cours aux étudiants. Le gouvernement fait des choses et ce sont toujours les mêmes qui râlent. ça va dévaloriser les diplômes. » ça, autant dire que je ne suis pas de cet avis, même s’il faut bien parler des heures qui ne seront pas faites malgré les rattrapages (lorsqu’ils commenceront) : Pour l’instant on est dans le flou, même si la situation varie prodigieusement selon les filières et les universités. Cela dit, je n’ai pas l’impression que faire les cours qui manquent nuirait vraiment au mouvement des universités non bloquées.

Jeudi 9 avril

J’ai mes contacts à Lille 3. Les enseignants ont voté selon les iufr pour ou contre la rétention des notes. L’IUFR de lettres a voté le déblocage des notes à une courte majorité, ça promet d’être venimeux par mail interposé, ai-je compris.

Ce soir, la nuit de l’obscurantisme est maintenue à Lille 1. Le principe ? Les étudiants ont écrit à leurs enseignants par internet pour dire s’ils étaient d’accord ou non pour décaler les cours d’environ huit heures. Ainsi, des exposés sur le clonage médical auront lieu de 10h30 à minuit 30. Les TPs n’ont pas été décalés pour des raisons de sécurité, certains sont reportés pour éviter de voir venir les étudiants épuisés à huit heures. De même, par internet, plusieurs se sont mis d’accord pour s’organiser en covoiturage. Ce n’est pas la panacée pour tous les étudiants évidemment, mais en s’organisant, l’important c’est de pouvoir avoir cours et de se faire remarquer, tout en un non ?

Il était un petit homme Girouette, talonnette Il était un petit homme Qui haïssait les enseignants, qui haïssait les enseignants

Il préférait la jet-set Girouette, talonnette Il préférant la jet-set, Le CAC 40 et les patrons, le CAC 40 et les patrons

Il Punit l’Université Girouette, Talonnette Il punit l’Université Veut supprimer le CNRS, veut supprimer l’CNRS

Il méprise les chercheurs Girouette, talonnette Il méprise les chercheurs Les étudiants et BIATOS, les étudiants et BIATOS


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11 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 11:19

    t’as pas vu passer le grand reporter Morice ?


    • Epeire 10 avril 2009 12:06

      du tout. Mais faire Tourcoing/cité scientifique en transport en commun, si c’est son trajet, ça met beaucoup de temps (long trajet en tramway jusque Lille Flandres, puis encore de Lille Flandres à la fin de la ligne 1)... Donc ce n’est pas la porte à côté de chez lui non plus.


    • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 13:09

      je sais , j’ai eu à passer un entretien d’embauche dans ce coin il y a très longtemps , depuis Calais c’était une expédition !


    • plancherDesVaches 10 avril 2009 16:01

      Le VAL traverse Tourcoing, mes gens...Sortez de chez vous, il y a un tas de choses à découvrir smiley
      Bon, d’accord, les stations sont taguées comme pas possible. Mais c’est beaucoup plus rapide que le Mongy.


    • plancherDesVaches 10 avril 2009 15:54

      Excellent reportage, Epeire.
      Et comme j’ai fréquenté les amphis de Lille 1, j’avais l’impression d’y être.
      Bon, sinon. Le gouvernement joue clairement le pourrissement du mouvement. Du Notre Président tout craché....
      La dernière manif nationale regroupait AUSSI les étudiants. Mais noyés dans la masse, ce n’est pas assez représentatif....
      C’est pourtant TOUTES les filières de l’éducation supérieure qui sont menacées. Donc, l’avenir d’un pays complet.

      J’ai lu il y a quelques temps, un article sur les étudiants italiens qui utilisent les mêmes méthodes que Berlusconi (il est unique (et heureusement), donc il devrait y avoir un o à la fin) pour faire des actions discrètes mais efficaces, en respectant presque la loi, et surtout en restant non-identifiables. Peut-être une piste d’idées à étudier.


      • Epeire 10 avril 2009 22:49

        j’ai du mal voir de quoi vous parlez (le lifting, une action politique ? Mouais...) mais ça a l’air intéressant. Vous pourriez donner des exemples ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 10 avril 2009 21:50

        Bonsoir Epeire,


         Peut-on intervenir dans un cours, aujourd’hui et poser des questions ? A mon époque, c’était pas trop à la mode. Grand auditorium en pente. 
         Que de souvenirs qui sont encore quelque part dans la tête. Ce n’était pas Lille évidemment. Tu ne parles pas de sports dans l’emploi du temps. Pas de sports disponibles gratuitement à Lille ? 

        • Epeire 10 avril 2009 22:46

          Le sport ? Si si, on a un choix même assez large : piscine, rugdy, aérobic, etc etc. En fait le sujet ne m’intéresse guère étant d’une nullité totale en sport. J’ai le souvenir d’une petite ects au semestre 3 qui était optionnellement attribuée à un sport, sinon les activités sont gratuites. ça ne sera pas forcément le cas si la réforme continue et c’est déjà le cas dans certaines facs (faire payer tout ce qui n’est pas strictement indispensable : j’ai entendu dire que par endroit des frais comme l’accès à la BU étaient facturé 700 euros lors de l’inscription !

          Quand aux questions, on peut leur en lancer une éventuellement depuis l’amphi, même si c’est rare (sauf si concerne directement le cours et qu’il y a une grosse incompréhension, là y en généralement un qui se lance, comme en mathématique).
          La meilleure méthode consiste à aller leur parler en descendant de sa place pendant la pause si le prof en fait une au milieu de ses deux heures, ou de l’attraper à la sortie. Sinon, il reste le mail.

          Mais il faut signaler aussi que le cours en amphi n’est grosso modo qu’une contrainte bugdétaire : tout ces cours pourraient être fait en groupe de taille de classe de lycée, mais un amphi regroupe 3 ou 4 de ces groupes. On voit donc l’intérêt économique. ça passe pour des cours magistraux sur l’anatomie ou les groupes végétaux et animaux, mais en biochimie et biostatistique, c’est déjà plus délicat... même si c’est toujours complété ensuite par des tds.

          A noter, le cas extrême que m’ont rappoté des transfuges venus de médecine (nombreux chez nous) : les étudiants de premières doivent arriver très tôt le matin en cours car sur les amphis qui leur sont destiné, un seul a un enseignant... les autres ont un écran géant qui redifuse le cours !


        • L'enfoiré L’enfoiré 12 avril 2009 14:47

          Epeire,

          Je pensais au sport car à notre époque, il y avait beaucoup de participants. N’oublie pas l’époque. Le sport, beaucoup en rêvant sans pouvoir pratiquer. J’ai très peu de temps pratiqué le judo, le karaté, l’équitation mais au vu des courbatures qui suivaient, je me suis rendu compte qu’on ne pouvait pas tout faire en même temps : étudier et faire du sport, j’admire ceux qui y parviennent.

          Je me suis rattrapé après dans le vélo, la natation et enfin le jogging que je pratique depuis 20 ans sans aucune prétention.

          Les questions, par l’intermédiaire du mail, c’était pas trop pensable. Il a l’avantage de la facilité. L’interactivité, on ne se rend pas compte de l’intérêt. Voilà la raison de ma question.

          Poser la question entre les cours, ce n’était pas trop l’habitude. Le prof disparaissait après le cours. Pendant, là, c’était impossible. C’était du ex-cathédra en solo.

          Je me souviens qu’il y en a qui venait lire leur journal pendant le cours. Il y avait les labos bien sûr.

          La médecine a toujours été la discipline la plus fréquentée en 1ère candi, mais qui a subit des rétrécissements drastiques par après. C’est dans ce genre de disciplines qu’il y a encore des numerus clausus alors que le plan se fout royalement de savoir si en sortant des études, il y aura des débouchés. Bizarre.

          Tu dis un écran ? Va-t-on passer à la télé avec les cours à la maison par Internet ?


          • Epeire 12 avril 2009 20:07

            ça, on n’en est pas si loin. Je récupère déjà bon nombre de cours (au moins les diapo, parfois tout le cours entiers : là l’art de l’étudiant consiste à différencier le cours que l’on peut allègrement sécher en sachant que le prof va se répéter, de celui qui va rajouter des tas de trucs voir qui l’a laissé là l’an dernier et a oublié de le changer !)

            il y a tout plein de possibilités pour les profs qui mettent des morceaux de cours plus ou moins complet par internet. Même si à quelques exceptions près il vaut mieux aller en cours oui. Je déconseille formellement de sécher les cours la première année à ce propos (après, j’ai eu un ou deux profs qui me sortaient tellement par le nez pour me faire que parfois sécher et se débrouiller tout seul est la meilleure solution... On est moins encadré que dans le privé, oui, mais on prends l’habitude d’aller chercher les infos tout seuls comme des grands)

            Après, la médecine reste un milieux particulier... Je ne peux pas m’avancer assez pour faire un article, mais mes amis qui y sont passés soupçonnent pas mal de magouilles...


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 2009 20:09

            J’ai toujours aimé les profs qui laissaient consulter les cours livresques avant l’examen. Les questions qui suivaient allaient plus loin et ne s’y trouvaient pas. Aller chercher si l’étudiant était arrivé au stade de l’assimilation, l’extrapolation.

            Demain, je vais au musée comme je te l’avais promis, il y aura des photos en « maaassss » comme dirait l’humoriste canadien dont je ne me souviens plus du nom.

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