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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Identité nationale : l’ennui s’installe

Identité nationale : l’ennui s’installe

 Il y a des moments où, je ne sais pourquoi, un sujet apparaît comme dépassé, vieilli, à contretemps. Il emporte avec lui tous ceux qui en parlent quel que soit leur point de vue. Hier, c’était le débat hier entre Moscovici, ex ministre des affaires européennes et Besson, le ministre actuel de l’identité nationale. Ils sont plutôt jeunes et bien portants et cependant, on aurait dit deux vieux messieurs discourant sur un sujet suranné. Il me semble, que si le sujet devient central, il ne fera pas un tabac. Sans doute la crise est passée par là aussi. En effet, le jour même, on apprenait que aux Etats-Unis, pays porté sur le drapeau et la mère patrie, des banquiers modèles, pensaient à voix haute aller travailler ailleurs, en l’occurrence aux banques européennes pour ne pas être amputés de quelques millions de dollars, oh pas grand chose - d’ailleurs je ne vois pas la différence entre 28 ou 32 millions par an -, amputation que l’administration Obama voudrait leur imposer. D’ailleurs n’est-ce pas l’argument central pour le gouvernement français, chaque fois que l’on discourt sur le bouclier fiscal ? Toutes ces élites économiques, nos artistes, nos amuseurs télé, nos brillants avocats, nos maîtres de forge recyclés à la finance, risquent de nous lancer un adieu sans états d’âme et s’installer ailleurs. Si des cours accélérés devraient avoir lieu sur le concept de nation, ils devraient être les premiers à y être invités. Par ce que les autres, les chômeurs et les smicards, ceux qui ne peuvent aller en Suisse même pas en vacances organisées, sont, comme les français moyens et autre retraités, condamnés à faire du sur place nostalgique, a ressasser des valeurs et des certitudes, qui ne bougent pas d’un trottoir ou d’une cité.  Cité-patrie, quartier-patrie, qu’on lâche le temps d’un samedi soir pour descendre, en RER, aux Halles les cosmopolites.

Hier encore, les « Parisiens » ont pris délibérément le TGV pour aller casser la gueule aux « Marseillais » (qui le leur rendront le temps venu), et on apprend que à Lille on organise des virées similaires à Valenciennes, les Lillois s’en vont à Vénissieux, bref le nationalisme du carré de maisons semble plus magnifié et caressé que celui du pays.

La sublime ministre des sports,  pense associer les supporteurs à une réflexion sur les violences, elle devrait avant toute chose leur dire que leur stupidité himalayenne égale à leur recherche désespérée d’adrénaline, les empêche de voir qu’ils s’entretuent pour des gladiateurs version « soft », apatrides et millionnaires, qui viennent du monde entier et qui repartiront, comme nos banquiers, à la première meilleure offre. Ce qui n’est pas le cas de tas de « travailleurs » et « travailleuses » venus, eux aussi d’ailleurs, et que l’on garde parcimonieusement en dehors de toute légalité républicaine et administrative pour ronger les quelques centaines d’euros qu’ils gagnent par mois. Eux, voudraient bien être français à part entière, mais de l’Etat Nation ils ne connaissent que l’administration des impôts et de la sécurité sociale.

A tous les joueurs forcenés de Nintendo, à tous les consommateurs de Nike ou de Lacoste (ce n’est qu’une question de classe supposée et phantasmatique), j’aimerais bien poser la question qui et où ils sont, eux qui sont perdus dans les marques et les chemins tortueux et artificiellement exotiques et dangereux de leurs consoles (quoi que le danger de devenir autistes est bien réel) avant même de m’essayer à la lecture de la lettre d’adieux de Guy Môquet.

Reste les étrangers, qui ont connu la guerre comme Manoukian et Môquet, qui fuient une situation invivable, qui, pour venir chez nous ont connu des paysages, des cultures, des pays et des situations qu’aucune imagination de nos adolescents attardés n’est plus capable d’imaginer et qui, eux, pourraient nous parler - comme nos soldats - du monde réel, terrible et magnifique à la fois. Mais eux on les chasse pour bien montrer que l’espace Schengen a des règles et des lois à respecter. Eux, qui viennent de fictions d’Etats pourraient cependant nous enseigner bien mieux qu’une patrie, pour l’aimer, pour lui pardonner, pour la mythifier, pour la respecter, il faut qu’on se respecte soi même. Tant que Jaurès ou Clémenceau seront revisités avec des arrières pensées et ne seront que des citations pour discours académiques et pompeux, l’ennui s’installera et la confusion entre l’extrêmement grand (l’Europe) et l’extrêmement petit (le quartier ou l’équipe de foot) rendront veine toute entreprise d’identification de soi.  


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23 réactions à cet article    


  • abdelkader17 27 octobre 2009 10:30

    L’état nation et l’identité nationale sont des concepts dépassés,hors jeu, du fait de la construction du bloc européen et de l’accélération de la mondialisation néolibérale,dont les buts but premiers sont de dissoudre les frontières ,promouvoir la disparition des cultures régionales et l’imposition du modèle capitaliste apatride dont le sanctuaire se situe aux états unis d’Amérique.
    L’europe ressemble de plus en plus à une colonie anglo saxonne, submergée par sa sous culture et sa mode d’existence.
    Vouis savez ce que prévoient les élites mondialistes ?faire tourner l’économie mondiale avec 20 % du capital humain,il faudra bien occuper les exclus de la croissance,les surnuméraires de la société d’abondance,par l’abrutissement croissant et le règne de la société du spectacle.
    Zbigniew Brezinski, ancien conseiller de Carter et fondateur d’un puissant think thank américain (la Trilatérale) a la solution : le « titytainment ». Soit la contraction de « tit » – le sein maternel auquel le nourrisson s’allaite – et « entertainment ». Selon lui, « un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »
    La mondialisation n’est pas un produit nouveau, mais l’emprise du capital ,le règne du capitalisme financier, donne au projet humain un bien sombre avenir.
    La mondialisation néolibérale est en train de détruire un a un les acquis du conseil national de la résistance, la plus formidable entreprise d’aliénation du genre humain jamais mise en œuvre depuis quelques siècles,entreprise de régression généralisée au profit d’une petite élite prédatrice.


    • titi 27 octobre 2009 11:58

      « L’europe ressemble de plus en plus à une colonie anglo saxonne, submergée par sa sous culture et sa mode d’existence »

      Vous parler de « sous culture » anglo saxonne. Les cultures auraient donc une hiérarchie ? Certaines seraient plus valables que d’autres ?

      Interessant.


    • abdelkader17 27 octobre 2009 12:11

      @TITI
      Le triomphe du Mac Donald,l’offensive rap sur la jeunesse et des super production hollywodiennes, jusqu’a l’overdose de série sur le petit écran ou la littérature de supermarché type Mary Higgins Clark, c’est bien le produit de la sous culture Américaine et ce phénomène est entré dans son age d’or en Europe occidental, que vous le vouliez ou pas.


    • abdelkader17 27 octobre 2009 12:28

      erratum:son mode d’existence


    • titi 27 octobre 2009 13:02

      Tout d’abord il ne faut pas confondre mode de vie et culture.
      Le Mc Do, le rap, etc... sont devenus nos modes de vie. Ils font donc partie de notre culture à part entière.

      En suite, je ne vois pas en quoi celà définit une sous-culture ou plutot un sous mode de vie.
      En suite, il faut se demander pourquoi.
      Pourquoi les séries US cartonnent et pas les autres ?
      Pourquoi ce modèle, est officiellement définit comme le but à atteindre par le gouvernement Chinois ?
      Bref, pourquoi ce modèle plait ?

      La vérité est que les nations « Europénnes » ne proposent rien : c’est bien beau de parler des lumières, de Molière, de Bach de Mozart, mais c’était il y 300 ans. On fait de la culture élitiste mais pas de la culture de masse.
      Et c’est finalement le message envoyé : tu n’as pas bac +5 ? tu n’as pas lu Socrate ? Crève. Les lacunes que tu as eu en lecture au CP te pourrirons toute ta vie.
      Alors que de l’autre coté c’est : si tu t’arraches maintenant alors tu réussiras.

      Il me semble que c’est beaucoup plus positif.









    • Gazi BORAT 27 octobre 2009 13:26

      « avec tous les risques de guerre civile qui émanent de cette culture »

      Et revoilà Pasou qui flirte avec la loi Gayssot..

      Dira-t-on de « votre » culture (celle de l’inégalité des races) qu’elle est foncièrement génocidaire ?

      gAZi bORAt


    • abdelkader17 27 octobre 2009 14:21

      @TITI
      C’est plutôt une entreprise d’émancipation par le bas,vous ne pensez pas ?
      Il ne faut surtout pas penser que cet état de fait soit du au hasard, mais à un travail de sape intellectuelle qui a porté ses fruits.
      La culture devient une marchandise comme une autre d’ ou les stratégies de marketing agressives pour son imposition.
      Il est évident que ce projet répond à une vaste entreprise de dépolitisation de masse, et d’anéantissement de la conscience critique.
      N’oubliez pas que la cia à mené une vaste guerre culturelle en europe après 1945 pour lutter contre l’union soviétique et l’influence des intellectuels marxistes.
      http://www.voltairenet.org/article11249.html


    • titi 27 octobre 2009 15:21

      « C’est plutôt une entreprise d’émancipation par le bas,vous ne pensez pas ? »
      Je réponds : émancipation par la bas, mais émancipation quand même.

      Et c’est finalement la force de ce système : ce n’est pas « la masse » qui amenera les lendemains qui chantent, demain ou plutot après demain, mais « l’individu » qui va se le construire, maintenant tout de suite en se bougeant les fesses.


      « Il ne faut surtout pas penser que cet état de fait soit du au hasard »
      Je pense qu’au contraire, lorsque Léon Blum échange la dette de la France à l’égard des Etats Unis, par du « temps de cerveaux » proposé à la culture US, il pense faire un marché de dupes, sauf que le dupe n’est pas celui qu’il croyait. Et je suis persuadé qu’il ne l’avait pas vu venir.

      « La culture devient une marchandise comme une autre d’ ou les stratégies de marketing agressives pour son imposition. »
       Lorsque Léonard de Vinci peint, sculpte, il le fait sur commande : son art est son gagne pain : c’est déjà une marchandise.
      Les cultures US se vend avec les outils du XXIè siècle alors que nous continuons à vendre la notre avec ceux du XVIIIè.
      Je n’y vois nulle imposition. J’y vois de l’efficacité.


    • sentinelle 27 octobre 2009 16:50

      @ titi

      « Alors que de l’autre coté c’est : si tu t’arraches maintenant alors tu réussiras »« 

      je crois que j’ai compris un ch ’wia maispas tout ( desolé moi bac moins 10 °)

      c’est quoi » alors tu reussira..." ???????? .......... ???????

      tu reussira a devenir obese ? tu reussir a troncher plus. ?..moi pas comprendre c’est quoi la reussite.. ?..


    • sentinelle 27 octobre 2009 10:49

      @ tous bonjour et que la paix soit avec vous...

      Débat nationale sur l’identité française par eric besson
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      26

      <SCRIPT type=text/javascript>document.write(date_mmm);</SCRIPT>

      oct,

      <SCRIPT type=text/javascript>document.write(date_yyyy);</SCRIPT>

      2009

      Auteur : davidel | Categorie : Analyse, Propaganda |
      Le régime du juif sioniste sarkoz et ses affidés est aux abois. Son seul recours désormais systématique a la théorisation de l’identité française pour cacher le mécontentement populaire qui s’exprime dans toutes les couches de la société suffit a convaincre que le clan des juifs sionistes au pouvoir s’attendent a des rejets justifiés des ses gouvernants.

      La théorisation de l’identité nationale par un juif sioniste a double nationalité, portant le nom d’eric besson, est de l’ordre, non pas de l’ironie ou de la plaisanterie, mais plutôt de la fascisation des esprits par quelques pleutres ami-sionistes qui nous prennent en otage sur des sujets aussi essentiels que le papier peint de mes toilettes.

      suite :http://antipropagandecom.blogspot.com/2009/10/debat-nationale-sur-lidentite-juive.html

      • titi 27 octobre 2009 12:11

        @L’auteur

        Vous soulevez le paradoxe entre l’attachement à son « quartier » et à son pays

        Lors d’un débat j’ai entendu ceci, en parlant des communautés linguistiques de la confédération helvétique :
        « Si la Suisse était en afrique il y a aurait déjà eu 3 génocides. »

        Cette phrase marque l’opposition entre les communautés, mais également leur capacité à dépasser cette opposition.

        Cette phrase oppose aussi clairement une culture aux autres : la culture occidentale ou ce depassement est possible des autres où il est impossible.


        • guillaume 27 octobre 2009 12:34

          Moscovici d’origine roumaine, par son père, un communiste. Haut responsable du PS, le parti de l’opposition.
          Besson, né au Maroc.
          Besson, ministre, nommé par le président Sarkozy, d’origine hongroise par son père, grecque par sa mère.

          Je ne parlerais pas des origines ethniques.

          Le débat sur l’identité française est mal engagé.


          • sentinelle 27 octobre 2009 12:52

            oui guillaume...

            surtout que ce sont tous des apatrides cosmopolites a passports multiples....non seulement ils colonisent la FRANCE, mais ils veulent nous donner des leçons........


          • Leila Leila 27 octobre 2009 14:52

            Une chose est sûre : Eric Besson n’est pas fier d’être Français. Ministre sans foi ni loi, traitre à sa patrie, mépriser les droits de l’homme ça le fait jouir.


            • Gazi BORAT 27 octobre 2009 17:49

              L’identité nationale..

              Une vaste fumisterie..

              L’histoire récente de la France devrait nous éclairer. Au XX° siècle, qu’a-t-on vu ?

              Un vieillard exhum d’on ne sait où, mettre en place un régime défenseur de la « Francité » en collaborant avec un l’ennemi d’hier dont les troupes stationnaient sur son sol..

              Avec quelques paradoxes des plus cocasses :

              Le vieillard était en fait une vieille baderne qui tirait sa légitimité d’une victoire militaire sur le pays voisin avec lequel il pactisait désormais..

              Le ciment de ce régime ? Une politique discriminatoire et criminelle exercée contre une fraction de la nation au nom de critères religieux et raciaux..

              Autre paradoxe a posteriori : la vieille baderne, jugée pour "haute trahison« vit sa tombe fleurie par un président de la république  »socialiste".. Mais à quel titre ?

              Au titre de la collaboration du vieillard avec une puissance étrangère occupante ?
              En souvenir de la victoire précédente du vieillard sur la même puissance pas encore alliée ?

              Ce « débat » lancé par Eric Besson n’a qu’un objectif : rallier la fraction xénophobe de l’électorat français et faire oublier les dérives népotistes de son maître..

              gAZi bORAt


              • Leila Leila 27 octobre 2009 18:43

                @Gazi

                Dans un reportage sur la France de Vichy, on voit une grande affiche représentant la tête du maréchal Pétain avec la légende : « êtes-vous plus Français que lui ? »

                À quand une affiche de qui vous savez avec la même légende ?


              • Gazi BORAT 27 octobre 2009 18:47

                @ LEILA

                Oui, et c’est là le souci avec ces débats identitaires..

                Au début, on sépare Français et Non-français..

                Puis ensuite, dans la première catégorie, on va chercher qui est plus français que l’autre..

                gAZi bORAt


              • Gazi BORAT 28 octobre 2009 17:43

                "Elle a participé comme d’autres nations qu’on oublie souvent (la Suisse, l’Angletterre, les états unis d’amérique) à l’évolution culturelle et politique du monde."

                TOUTES les nations ont participé à l’évolution culturelle et politique du monde...

                gAZi bORAt


              • titi 28 octobre 2009 07:57

                Bien d’accord avec Pasou.

                Il est bien plus facile de se dire résistant aujourd’hui derrière son ordinateur, qu’avec un Panzer dans la cours de son immeuble.

                Concernant l’affiche, il faut rappeler que Pétain était considéré comme un Héros National pour avoir mis en place la stratégie qui à permis de remporter la bataille de Verdun.
                Il faut aussi rappeler que la France était au bord de la guerre civile (6-9 février 34) avant le début de la guerre. Pétain était LE symbole fédérateur.

                Le débat identitaire est nécessaire. Lorsque dans un pays des gens manifestent violamment en arborrant les drapeaux de pays étrangers, alors qu’ils ne vivent que de la solidarité nationale, il y a nécessité à redéfinir ce qu’est la nation pour définir « l’assiette » de cette solidarité.


                • ZEN ZEN 28 octobre 2009 08:32

                  Un tapage opportun
                  Morceaux choisis :

                  -"(Nicolas Sarkozy et ses amis profitent de la « crise identitaire », du brouillage des repères pour recycler une ligne patriotique. La France de toujours, c’est une idée simple qui réconforte ceux qui peuvent être perturbés par ce monde ouvert, multiple, complexe, qui est le nôtre. Les « barbares sont à nos portes » ? La France. Les lignes se brouillent ? La France. La nation figée dans son éternité. Il y a bien sûr aujourd’hui de nouveaux enjeux de mémoires en fonction de ce que la mondialisation ou la construction européenne ont bousculé. Mais à quoi peut correspondre cette réponse souverainiste ? Au devoir d’adhésion, il faut opposer un devoir d’intelligibilité.« (Nicolas Offenstadt)

                  __________ »Le moment choisi pour ce débat n’est évidemment pas innocent. Il y a d’abord la volonté, de la part du gouvernement, de reprendre en main l’agenda médiatique pour faire oublier une séquence problématique pour lui : l’affaire Frédéric Mitterrand, les banques, Jean Sarkozy... Empêcher la focalisation, allumer des contre-feux, c’est une grande force de Sarkozy depuis 2002 déjà. Ensuite, n’oublions pas qu’un tel débat peut être instrumentalisé politiquement. Il suffit de repenser à 2007 : jamais l’électorat n’avait été aussi à gauche, et pourtant les gens ont voté pour Nicolas Sarkozy. Pas seulement pour sa dimension charismatique ou pour le « travailler plus pour gagner plus », mais aussi parce qu’il a su jouer sur l’immigration et la crainte du communautarisme...« (Vincent T.)

                  _________ »Comment peut-on renforcer l’identité nationale ? Le rôle de l’école me paraît tout à fait central et, notamment, la place de la langue française, avec ses règles et avec ses contraintes. Il faut aussi renforcer l’enseignement de la littérature et de l’histoire. J’ai entendu Éric Besson rappeler le rôle central de l’histoire. Dans le même temps, je m’inquiète du fait que, dans le concours du professorat des écoles, on veuille supprimer l’histoire comme discipline obligatoire. Il y a là quelque chose de contradictoire dans la politique du gouvernement. De même, la diminution des postes au CAPES et à l’agrégation d’histoire, ou de littérature, me semble un mauvais signal. L’assimilation doit être aussi professionnelle. Or, il y a des discriminations à l’embauche, au logement, qui touchent certains jeunes issus de l’immigration africaine ou nord-africaine et qui sont contraires aux valeurs de la République, que celle-ci ne fait pas suffisamment respecter. On a là des éléments de troubles très forts. Enfin, il existe de véritables ghettos, à la fois sociaux et ethniques, que la République a laissés, à tort, s’ancrer dans son territoire.«  (D.Lefeuvre)

                  _____ »Il n’existe aucune définition de l’identité nationale qui soit acceptée par l’ensemble des chercheurs. La raison en est simple : ce n’est pas un concept scientifique, c’est une expression qui appartient au langage politique. Il ajoute plus crûment encore : la question de l’identité nationale telle qu’elle est apparue pour la première fois le 14 janvier 2007 dans le discours de Nicolas Sarkozy « est un “faux problème”, une simple magouille électorale destinée à flatter les préjugés de la fraction la plus xénophobe de la population » (G.Noiriel)


                  • frédéric lyon 28 octobre 2009 08:53

                    Ce sont les conditions d’acquisition de la citoyenneté française qu’il faut réviser. 


                    Et ceci est un débat de Droit et non un débat philosophique, c’est pourquoi l’expression employée par Besson est sans doute mal choisie.

                    En effet, nous sommes placé devant un problème nouveau depuis que la majorité des immigrants proviennent de pays :

                    - où une religion est la religion d’Etat, contrairement à la tradition française de laïcité de l’Etat, et on voit déja les problèmes que cela pose car la loi religieuse est contraire à la loi démocratique sur de nombreux points, 

                    - et dont les ressortissants ne peuvent pas plus renoncer à leur nationalité de naissance qu’ils peuvent abjurer leur religion.

                    Il ne parait donc pas possible d’appliquer en l’état à ses ressortissants étrangers la loi Guigou de 1998 qui portent sur l’acquisition de la citoyenneté française, sauf à fabriquer des double-nationaux tenus par devoir religieux d’obéir à des lois contraires à la loi française.

                    Il parait, bien au contraire, nécessaire de s’assurer au préalables que les immigrés provenant de ces pays sont bien capables et sont bien désireux de changer d’allégeance et de respecter nos lois. 

                    • sarkopask 3 novembre 2009 00:17

                      encore un bon débat pour diviser pendant que les seigneurs se bastonnent entre eux ... l’hiver sera chaud


                      • poetiste poetiste 12 novembre 2009 11:03

                        Manque de sommeil

                        Eric Zemmour n’aime pas le rap qu’il considère comme une sous culture. Eric Zemmour est rempli de culture et d’identité nationale qu’il définit comme « un art de vivre ». Cependant, il se déclare Juif avant d’être Français. Bien que l’identité nationale soit chez lui en deuxième position, il défend becs et ongles ce concept. Mais que défend-il ce Zemmour ? Frédéric Lopez l’a mis sur le grill en touchant du doigt les plaies ouvertes de ses contradictions : Zemmour parle au nom des gens du peuple. Je ne sache pas qu’on l’ait élu pour ça mais il s’en donne le droit. En cette émission : « On n’est pas couché », on a assisté à une joute entre têtes bien pleines et têtes bien faites : victoire des têtes bien faites ! Quand on se cache derrière sa culture, il faut savoir que c’est un peu se cacher derrière un fétu de paille car quelque soit notre culture, elle n’est jamais assez conséquente pour être représentée par un arbre. Il y a des gens comme ça, qui sont trop embarrassés de culture pour revenir à un bon sens essentiel. En toute richesse il y a un risque de « grosse tête », qu’elle soit matérielle ou culturelle. Qui n’aurait pas de compassion pour Eric Zemmour en le voyant définir son identité comme la somme de ce qu’il a engrangé dans sa mémoire, plus morte que vive ? L’homme est du passé, il s’y accroche. Il professe un réalisme fataliste désabusé : pour lui, les sentiments humains sont mièvres. Les intellectuels comme lui, qui se hissent sur un piédestal et usent d’un langage ésotérique, ont mis tellement de distance entre eux et le peuple des braves gens, qu’ils n’y comprennent plus rien. C’est la tour de Babel, la confusion des langues. Zemmour est un objet volant non identifié qui s’est enterré et enraciné en lui-même. Kool Shen a très bien parlé ; Frédéric Lopez a très bien parlé, Nathalie Dessay aussi. Bref, le Zemmour s’est trouvé comme un diable dans un bénitier à défendre sa protection vitale : ce qu’il a accumulé de ce qu’il appelle la culture, l’art d’être Français. Etre fier d’être Français, dit-il. Quand on est un mammifère primate omnivore et un homme comme les autres sur la terre, point n’est besoin de se rajouter des étiquettes qui différencient et provoquent des antagonismes guerriers. Mais que sera la culture de Eric Zemmour quand il aura quitté la planète bleue ? De quoi sert la culture si on n’aime pas ses semblables ? La droite peut ambitionner d’être riche matériellement et culturellement mais elle n’aura jamais l’apanage du bon sens qui comme on le sait, est la chose la mieux partagée, chacun s’en croyant pourvu au mieux. Zemour est plus dans la différentiation que dans l’intégration. Psychorigide au point de ne pas accepter qu’un type qui n’aurait pas sa culture puisse lui donner une leçon de vie ; ça, c’est vraiment être à côté de ses pompes ! Avoir toujours raison, ce n’est pas raison garder. Eric ne croit pas à l’effet victimaire et donc qu’il n’y a pas lieu de ressentir la moindre compassion pour ceux des quartiers qui sont exclus, qui n’ont pas eu la chance de vivre en un contexte culturel comme il l’entend. Qu’il ne nous dise pas que ses parents ne savaient pas remplir une feuille de sécurité sociale. Alors, de quelle revanche de quel complexe s’agit-il ? Les enfants gâtés ne partagent pas leurs jouets ; secrètement, ils envient ceux des autres et ils sont amers.
                        A.C

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