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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Identité nationale : un non débat

Identité nationale : un non débat

Aussi longtemps que je me souvienne, les Teillaud étaient agriculteurs dans une campagne pauvre aux sols arides du Périgord, certains artisans. Attachés à leur terre, ils faisaient pousser, élevaient ce qu’ils consommaient ; ils cultivaient aussi le chanvre – le theil – le rouissaient, le tissaient. Ainsi, plusieurs de mes ancêtres étaient tisserands, exerçant un métier qui marqua leur mode de vie, leur subsistance jusqu’à leur donner leur patronyme.

N’est-ce pas là un parfait exemple de cette identité française où le gouvernement voudrait nous conduire, en faisant l’apologie du lien indéfectible des français avec leur terre. Dans un discours récent sur l’agriculture à la Chapelle en Vercors, le Président de la République exalte les valeurs symboliques de la Terre éternelle, de la patrie, de la nation « la terre, elle ne ment pas » nous ramenant aux heures les plus noires de notre pays, où le gouvernement du Maréchal Pétain niait l’identité républicaine de la France, ses valeurs qui construisent légitimement une identité politique et sociale commune : la laïcité, l’humanisme, l’universalisme, les droits et les libertés, l’égalité, la fraternité.

S’interroger sur une identité, écrit Emmanuel Levinas, c’est déjà l’avoir perdu. « La mondialisation rend l’identité problématique parce que tout en elle concourt à l’ébranler, et elle en renforce en même temps le besoin parce que plus le monde est ouvert, plus la circulation et le brassage des idées, des hommes, des capitaux, des marchandises sont intenses et plus on a besoin d’ancrage et de repères, plus on a besoin de sentir que l’on est pas seul au monde. »

Si je peux partager ce constat publié dans le Monde du 9 décembre dernier par le Président de la République, alors comment comprendre le faux débat dans lequel son gouvernement nous entraîne. La manière de le poser en rapprochant les valeurs d’une identité nationale immuable, immanente à la terre-patrie, et en stigmatisant l’immigration constitue une manœuvre politicienne – l’avenir dira si elle est grossière où si elle a atteint son but – à quelques mois d’une échéance électorale, pour faire diversion, pour ne pas parler des questions économiques et sociales et séduire l’électorat de la droite extrême. « Est ce qu’il s’agit d’opposer deux France, celle du terroir et celle de l’immigration ? La question qui se pose à notre pays aujourd’hui est de savoir comment intégrer des populations variées. Mais en centrant la thématique sur les seuls immigrés, le Ministre prend le risque de radicaliser le débat. » souligne Michel Wieviorka.

Que ce soit le Ministre de l’Identité nationale, de l’immigration et du développement solidaire, celui là même qui a si rapidement changé d’identité politique n’incite pas à la confiance, à donner quitus sur ses objectifs. L’initiative n’est pas absurde comme on a pu le lire dans un des points de vue du Libé des philosophes, elle est destinée à détourner l’attention des français des difficultés dans lesquelles nous sommes plongés.

On assiste à l’éternelle mise à l’index de l’étranger qui ne partage pas la même identité culturelle, religieuse, qui pourrait priver d’emploi ceux qui le mériteraient davantage. Il ne faut pas oublier ou méconnaître que la France est terre d’immigration depuis 150 ans. Ce long brassage de populations venues d’abord d’Europe, puis du Maghreb, d’Afrique, et de nombreux pays plus récemment fait qu’un quart des enfants de moins de 18 ans a au moins un grand parent maternel né à l’étranger. Si le flux d’immigration s’est intensifié pendant les 30 glorieuses, il est aujourd’hui étonnamment stable malgré tout ce que l’on peut entendre ou lire. La population étrangère représente 7,4% à 8% de la population française depuis le début des années 80. Parmi les pays européens, notre singularité vient de la constance, de la stabilité de la population étrangère française qui fait qu’aujourd’hui vivent sur le sol français et par voie de conséquence sont français, des deuxième, troisième voire des quatrième générations.

Face à cette réalité, le gouvernement instrumentalise le débat avec une visée démagogique et électoraliste, flatte la croupe d’une France barrésienne avec ses campagnes, ses clochers, son histoire et son culte du passé. Je ne me résous pas aux termes de ce débat, installés dans les salles préfectorales, guidé par un questionnaire catalogue de la panique de nos dirigeants comme le souligne Elisabeth Roudinesco, saisis par le fantasme d’une rupture de la cohésion sociale. L’intentionnalité n’est même pas détournée.

L’historien Fernand Braudel démontre que l’identité française s’est construite historiquement d’une diversité foisonnante ; il écrit à quelques mois de sa mort en 1986 « le mot m’a séduit – l’identité nationale – mais n’a cessé des années durant de me tourmenter. »

Tentons de relever le défi de tenter d’éclairer ce qu’est notre identité, le « je », le « nous », la nation française dans l’Europe, l’universalisme. Accepter ou refuser le débat ? Question qui pose question. Les raisons pour un homme de gauche sont nombreuses ; les pétitions en ce sens fleurissent sur le web relayées par tous les partis de gauche. Soulignons qu’il n’est pas unanimement approuvé du coté de la droite républicaine, en tout cas de celle qui se réclame de l’héritage gaulliste, plus jacobine que libérale.

Les raisons de dire NON sont donc nombreuses :

- un débat qui flatte les penchants xénophobes de bon nombre de nos concitoyens où qu’ils se situent sur l’échiquier politique

- un débat électoraliste

- un débat téléguidé, décidé « d’en haut » par le gouvernement 

- un débat que personne ne demande

- un débat normé, formaté, policé dans les Préfectures où se délivrent, ou bien se refusent les cartes d’identité

- un débat sur la nation, le patriotisme avec lesquels une certaine gauche a toujours été mal à l’aise, ainsi que la droite néolibérale

- un débat mal posé – l’identité nationale serait elle en péril ? – circonscrit à l’identité française alors que nous entrons dans une nouvelle période des l’histoire européenne et de la mondialisation.

Chimère politique, débat pas tranchable ; les avis opposés au débat sont sans nuance. Pourtant à tourner le dos à ce « brain storming » au seul motif qu’il résulte d’un calcul politicien – ce qui est bien réel – le champ est libre aux contempteurs des valeurs généreuses, solidaires, humanistes de notre République. Ouvrons les yeux de nos villes et nos campagnes ; consultons les registres d’Etat civil. La France se construit d’apports successifs de populations étrangères qui ont contribué à la sauvegarde de la République lorsqu’elle était attaquée, à la renaissance économique après guerre. L’identité française n’est pas éternelle ; les cultures bougent les lignes, les langues évoluent. Pourtant, on ne peut pas ne pas voir qu’une génération entière de français souffre, se sent abandonnée. La crise économique et sociale exclue, renforce les différences. Questionner les principes républicains, la laïcité qui fondent notre identité, peut conduire à la tentation du communautarisme au repli sur soi. Ne laissons pas seuls dans le débat, les tenants de cette thèse dans laquelle se retrouve au fond d’un creuset nauséabond, l’extrême droite raciste, une droite libérale qui refuse la nation sur fonds de mondialisation, une extrême gauche qui règle ses comptes au patriotisme, et des pro communautaristes, penseurs d’un Islam radical illustrés par Tarik Ramadan.

Nation et identité nationale, de quoi parle-t-on vraiment ?

Au sens courant du terme, on prête à la nation une définition basée sur l’origine locale, d’un groupe d’êtres humains auquel on suppose une origine commune. Ce cette définition « primitive » naît l’ambiguïté de l’identité française, théorisée à dessein par les nationalistes du début du XXème siècle.

Il faut revenir aux philosophes du siècle des Lumières qui apportent l’idée de la « nation assemblée », c’est à dire de la communauté politique. A la question « Qu’est ce qu’une nation ? », Sieyès répond « un corps d’associés vivant sous une loi commune et représentée par la même législature. »

La lecture du dictionnaire culturel de Rey éclaire l’évolution de la définition : « après la tourmente de la révolution française, le concept de nation doit concilier les conditions objectives de la géographie et de l’histoire avec une volonté commune qu’exprime le mot, celle qu’exprime le contrat social, l’association et plus tard avec l’idée de solidarité… L’idée de nation se répand en Europe. Le rapport entre nation, volonté collective et langue commune correspond aussi à la prise de conscience qui s’exprime historiquement par les révolutions européennes de 1848. La nation est alors conçue comme la synthèse du passé et du présent, par exemple chez Renan, en insistant sur l’opposition entre la volonté commune, spontanée et l’organisation aboutissant à l’Etat….

Les définitions traditionnelles de la nation accumulent des critères dont certains sont malgré l’étymologie, fictifs (la race), d’autres relatifs tels que la langue (au regard des nations plurilingues), les mœurs et coutumes qui diffèrent et varient à l’intérieur d’une même nation et dont l’un – la terre, le pays – dénie, pour une nation, la possibilité de subsister en étant dispersée….

C’est l’histoire des conflits entre nations ou entre Etats après 1848 qui oriente les mots et l’idée vers la revendication politique, opposée aux « autres », de l’intérieur (les minorités) comme de l’extérieur conduisant en France comme en Allemagne en 1870 et surtout après 1914-18 à un nationalisme parfois chauvin, xénophobe quelquefois mêlé de visées purement ethniques.

Renan apporte un autre éclairage à la période où la dérive nationaliste, où la revendication politique de l’idée de nation conduit à un chauvinisme étroit, xénophobe théorisé au XXème siècle en un autoritarisme fasciste d’Etat. La citation de Mario Vargas Llosa illustre bien cette dérive en faisant référence au national « si l’on considère le sang qu’elle a fait couler au cours de l’histoire, l’alibi qu’elle a offert à l’autoritarisme, au totalitarisme, au colonialisme, aux génocides religieux, ethniques, la nation me semble l’exemple privilégié d’une imagination maligne ».

Revenons à Renan dans un discours en 1887 « l’homme n’appartient ni à sa langue ni à sa race : il n’appartient qu’à lui même, car c’est un être libre, c’est un être moral … Au dessus de la langue, de la race, des frontières naturelles, de la géographie, nous plaçons le consensus des populations qu’elles que soient leur langue, leur race, leur culte » ; et toujours Renan dans sa conférence à la Sorbonne en 1882 :

- sur la question de la race : « la vérité est qu’il n’y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique, c’est la faire porter sur une chimère. Les plus nobles pays, l’Angleterre, la France, l’Italie sont ceux où le sang est le plus mêlé »

- sur la question de la langue : « la langue invite à se réunir ; elle n’y force pas »

- sur la religion : « la religion ne saurait non plus offrir une base suffisante à l’établissement d’une nationalité moderne »

et enfin, en forme de plaidoyer pour la solidarité : « une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de faire valoir l’héritage qu’on a reçus indivis ».

Ces quelques citations montrent bien que les écrivains et les philosophes ont dénoncé les dérives de l’idée de nation vers la nationalisme au XIXème et au XXème siècle. En pleine tourmente, Einstein qualifiait la nationalisme de « maladie infantile de l’humanité » et José Ortega y Gasset « le nationalisme est toujours une impulsion opposée au principe même de la nation ». Tous les historiens s’accordent à penser que ce ne sont pas les nations qui font les nationalistes mais les nationalistes qui font les nations. L’identité nationale est donc une création politique qui ne repose ni sur l’Histoire ni sur le passé.

Le nationalisme prend une nouvelle tournure avec les totalitarismes fascistes et l’émergence d’une pensée extrémiste qui a conduit la logique d’exclusion à son paroxysme au travers du génocide. Après la 2ème guerre mondiale, à la faveur de la reconstruction économique, avec la victoire des démocraties, la nation reprend sa définition « éclairée », pacifiste. L’Organisation des Nations Unies est créée et fait référence aux droits des peuples, à l’indépendance, à l’éducation et l’identité culturelle.

L’Europe se bâtit progressivement sur la coopération économique et sur la primauté de la paix. La France connaît un boom économique et assume de nouveau, d’être une terre d’immigration couplée à la décolonisation.

L’identité française répond à un principe juridique – le droit du sol – qui n’est pas intangible et subit de nombreux aménagements depuis 1993 qui amène aujourd’hui à un véritable malaise que le débat exacerbe. Les problèmes économiques, les régressions sociales dans les pays développés comme la France qui ont connu une immigration importante dans les années 60, 70 signent le retour des idées xénophobes et populistes au début des années 80 avec le rejet des immigrés et des français issus de l’immigration ; une défiance vis-à-vis des organisations internationales, de l’Europe qui se construit sur un modèle économique libéral jusqu’au récent rejet du traité constitutionnel de 2005, se marque de plus en plus nettement et le rejet de la mondialisation néolibérale, à juste titre parce qu’elle détruit l’individu et la société, est vif.

La nation apparaît dans ce contexte comme un refuge face à la complexité du monde, son illisibilité, et face aux mutations qui s’y déroulent à marche forcée. Mais cela crée-t-il un sentiment commun, une identité collective apte à relever les défis sur le plan sociétal, du bien vivre ensemble à l’opposé du repli sur soi et du communautarisme, une identité française ?

Je suis français parce que né en France, parmi nous. J’appartiens à ce pays et je me construis individuellement et socialement par l’éducation que je reçois, par la culture à laquelle j’ai accès ; c’est ce que dit ma carte d’identité française : mon appartenance à ce groupe d’hommes et de femmes qui font collectivement la nation française, bâtie sur le lien social et qui partagent les valeurs communes de notre République, celles de l’Humanisme laïque. L’idée d’identité nationale ne peut être confondue à l’identité française, principe juridique, politique et hérité du siècle des Lumières.

Le débat peut nous conduire à cette confusion au même titre de l’intitulé du ministère, à l’initiative du dit débat. L’idée même d’identité nationale est récente, née dans les années 1980, au moment où la France commençait un repli sur elle, se sentait vulnérable. Le Front National a largement puisé dans ce fonds de commerce identitaire pour connaître ses premiers succès électoraux à partir de 1983.

Expression récente donc, même si nation et nationalisme, patriotisme et xénophobie ont fait florès depuis 150 ans. L’identité nationale s’appuie sur des revendications identitaires et plus un groupe se sent menacé, plus il se radicalise. Il se nourrit sur le thème du déclin français et prospère sur la vulnérabilité de la France attaquée de l’intérieur, le mal des banlieues, et faible à l’extérieur dans un contexte international anxiogène. En France, il existe un nationalisme « fermé », celui de Barrès et de Mauras exaltant l’enracinement, l’hérédité : on ne devient pas français, on le devient par ses ancêtres.

A l’opposé, les grands textes républicains, les lois sur la liberté de la presse (1881), sur l’école de Jules Ferry (1881-1882), sur la liberté d’association en 1901, sur la séparation des églises et de l’Etat en 1905 ont permis d’aspirer à une identité démocratique qui n’a cessé de s’enrichir sous le Front Populaire en 1936 et à la libération avec les progrès sociaux apportés par les lois du conseil national de la résistance telles que la création de la sécurité sociale ou encore le droit de vote des femmes et enfin, et la liste n’est pas close, l’abolition de la peine de mort en 1981.

Héritage progressiste et espérance partagée sont le résultat de ce socle commun qui fonde notre démocratie. C’est le projet politique qui porte l’identité démocratique de la France plutôt qu’une définition d’une identité nationale qui serait immuable.

« Pour moi, il y a deux façons de concevoir l’identité, nous dit Michel Onfray, celle de l’identité du sang, de la race et l’autre de la raison et de l’intelligence. Le débat est une bonne occasion de dire que l’identité de la France, c’est la Révolution française, c’est une certaine conception de la République qui fait preuve d’ouverture, de solidarité et de fraternité ».

L’identité nationale n’existe pas à « l’état pur », n’est pas naturelle, encore moins immuable. C’est un point de vue à défendre face aux objectifs implicites voulus par le gouvernement, à savoir jouer avec le feu en faisant l’amalgame entre identité et immigration, en agitant le drapeau de l’insécurité.

Enfin, dernier élément de ce débat tronqué : en se centrant sur le National, on tourne le dos aux appartenances multiples, locales et lointaines, à la diversité culturelle et sociale de notre société ; on nie ou refuse de voir que les français, comme tous les citoyens européens, dans l’ensemble de leurs actes civique, économique, dans leur formation initiale ou professionnelle, par leur appartenance politique, syndicale ou philosophique sont en lien permanent avec les européens et les populations de la planète entière. Notre responsabilité en tant qu’individu, celle de notre société, est de favoriser ces échanges, de réduire les fractures économiques, la misère dans le monde, de rétablir le fait démocratique sur tous les continents, de favoriser la solidarité et non pas de flatter le replis identitaire.

Le dessein internationaliste, la solidarité et le multiculturalisme constitueront les pierres brutes d’un projet politique au XXIème siècle ouvert, solidaire, égalitaire, une grande ambition, n’en déplaise au député Raoult qui s’engouffre dans la brèche ouverte par le débat, en tançant un prix Goncourt dont les propos porteraient atteinte à l’image de notre pays et la somme d’observer un droit de réserve parce qu’elle porte des critiques sur la politique du Président de la République Française. Avec ces propos, on est bien loin du rayonnement de la France dans une Europe qui a garanti la paix, s’est débarrassé des nationalismes les plus étroits et des régimes fascistes. Le chemin est encore loin de l’intégration européenne. Quelle image donnons nous à l’heure où de nombreux pays auraient vocation à frapper à la porte de l’Europe ? Qu’allons nous dire aux états des Balkans, à la Turquie, à l’Ukraine et au delà avec notre débat étriqué ?

Quand un ancien socialiste nous amène sur le thème de l’identité nationale en tournant le dos aux idéaux des Lumières, on peut légitimement s’interroger sur les acquis des leçons de l’Histoire. La diversion nationaliste s’oppose à l’ambition politique d’ une Europe de citoyens, des échanges culturels, une Europe laïque, une humanité nouvelle.

En guise de conclusion, quelques brèves relevées dans Marianne :

- si tu as du mal à accepter que les étrangers aient une autre mentalité, une autre langue, et une autre religion que la tienne,

- si tu penses que tu paies trop d’impôts, et que les gens dans ta situation ne sont pas assez aidés par l’Etat,

- si tu penses que l’Europe doit être une France en grand qui a vocation à changer le monde,

- si tu penses que le sol de la France a la propriété magique de transformer en français tous ceux qui y naissent,

- si tu dénonces sans cesse les services à 2 vitesses tout en recherchant systématiquement le meilleur pour toi même et les tiens,

- si tu ne parles qu’une seule langue, la tienne,

tu es français.

 

Pierre Teillaud


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13 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 16 décembre 2009 12:28

    Avec son débat sur l’identité, Sarkozy essaye de séduire les bobos de gauche car il a peur qu’elle fasse le grand-chlem aux régionales. Vu le ton des nombreux articles sur Avox et ailleurs traitant de ce sujet, je crois qu’il va y réussir.

    Les mondialistes veulent réduire l’identité nationale à la citoyenneté française. Dans leur logique il suffit donc de naturaliser à tour de bras pour résoudre le problème. Dés qu’on a la carte d’identité on est français comme les autres. Selon les journalistes de la télé il y aurait 100.000 naturalisations par an en France. Les connaissant, je vous laisse imaginer la vérité. En dix ans nous avons donc au minimum 1 million de nouveaux français de complaisance soit l’équivalent de l’agglomération niçoise et grenobloise. Il est évident qu’à ce rythme les français seront bientôt minoritaires dans leur propre pays s’ils ne le sont pas déjà.

    Réduire l’identité nationale à l’assujettissement à une administration conduit à la dévalorisation de la république et à la disparition rapide du pays. En effet, l’administration de la république française n’a rien qui la différencie de l’espagnole, de l’américaine ou de la japonaise. Elle est donc interchangeable avec n’importe quelle autre sans que les assujettis y voient la moindre différence. Les retraites, l’armée, le droit des affaires et le droit du travail sont les mêmes à peu de chose prés dans un tas de pays. Par conséquent, un français selon cette définition est aussi bien japonais ou albanais.

    On est prêt pour une grande économie d’échelle et remplacer toutes ces administrations par une seule, mondiale, sous la houlette de Grand démocrate-métisseur-en-chef. Ceux qui jouent le leurre humanitaire nous préparent des lendemains totalitaires.

    Le débat sur l’identité ne devrait pas avoir lieu, car l’identité se vit, elle ne se décrète pas.

    Il est plutôt amusant de voir l’auteur dénoncer la notion d’identité nationale qu’avait (soit-disant) le Maréchal Pétain puis d’essayer de tromper le lecteur en rattachant l’identité nationale au port de la carte d’identité.

    En France, la carte d’identité ne devient obligatoire pour tous que sous Vichy, avec la loi du 27 octobre 1940. Auparavant seuls les étrangers devaient en avoir une.


    • Duralex Duralex 17 décembre 2009 11:38

      « En dix ans nous avons donc au minimum 1 million de nouveaux français de complaisance soit l’équivalent de l’agglomération niçoise et grenobloise. Il est évident qu’à ce rythme les français seront bientôt minoritaires dans leur propre pays s’ils ne le sont pas déjà. »
      ------------------

      Votre théorie présuppose qu’il ne suffirait pas de posséder la nationalité française au regard de la loi pour être un français.

      Si ce n’est pas la loi qui définit ce qu’est un français alors qui va en décider et selon quel critère ?


    • Kelson 16 décembre 2009 14:27

      "Ce genre de raisonnement qui consiste à affirmer que c’est pour éluder d’autres problèmes, est un passe-partout« 

      Non. La question de la gestion des flux migratoires est une question importante mais il y a bien des problèmes plus urgents et plus importants actuellement en France. La manière dont est menée la réflexion sur le sujet de l’immigration montre que cela n’a qu’un seul but : occuper les gens... rien n’en sortira. de concret.

       »En tout cas, je constate une chose dans la vie ordinaire...« 

      Cela prouve seulement que cela occupe les gens... mais le sport aussi occupe pas mal les gens... cela n’est en rien le signe que c’est important. Il suffit de regarder ce qui se passe à l’étranger pour ce rendre compte que l’opinion publique se concentre parfois sur des choses qui sont loins d’être essentielles. Je rajouterai que vu la constellation française des médias ainsi que leur usage, il est assez simple d’orienter les choses.

       »Ce qui prouve que les accusations de racisme sont tout simplement fallacieuses car ce n’est pas la race qui est en jeu, c’est le comportement de la race".

      Cette phrase montre je crois d’elle-même que vous ne savez pas vous-même ce qu’est le racisme... ou alors vous le nier. Pour être clair... vous avez un propos raciste... sans même visiblement vous en rendre compte.


    • curieux curieux 16 décembre 2009 19:30

      Le comble, c’est qu’il a voté OUI à l’Europe.
      Comprenne qui pourra


      • Marc.M Marc.M 16 décembre 2009 20:34

        Français(es) ! N’entrez pas dans le débat de l’identité, c’est un piège de N.Sarkozy et de ses Sarkollabos pour nous diviser. Il compte sur cette division pour conserver le pouvoir. Au contraire, unissons-nous pour l’éjecter.


        • Big Mac 16 décembre 2009 20:42

          Un non débat : quelle hypocrisie alors que tout le monde sait que ce débat n’est qu’un détour pour parler de l’immigration en générale et de celle islamique en particulier.


          • joelim joelim 17 décembre 2009 11:30

            un détour... et si c’est pas hypocrite, çà.


          • abdelkader17 16 décembre 2009 20:45

            @MCM
            Immigration islamique hallal il y a cachet du mufti hahaha.


            • Big Mac 16 décembre 2009 23:28

              Le comble de l’hypocrisie c’est après avoir salivé une heure pour refuser l’idée même d’un débat de conclure :

              "Ne laissons pas seuls dans le débat, les tenants de cette thèse dans laquelle se retrouve au fond d’un creuset nauséabond, l’extrême droite raciste"

              C’est bien vrai qu’on a la gauche la plus conne du monde !

               smiley smiley smiley


              • Mohammed MADJOUR Mohammed 17 décembre 2009 11:29

                Ö Marianne, digne héritière d’Europe qui avait su et pu créé la zizanie céleste pour enfin transformer le bougre Zeus en taurreau docile...


                « Est ce qu’il s’agit d’opposer deux France, celle du terroir et celle de l’immigration ? 

                 Oh que non ! Même le Terroir a besoin de l’immigration clandestine confinée au niveau des étables, pour atténuer le stress des vaches potentiellement toutes folles mais toutes affolées à l’idée de rembarquer les clandestins OGM vers des origines incertaines !

                Emmanuel Levinas a raison : Peut-on au delà de l’étroitesse nationale, créer une République planétaire qui pourrait occulter toutes les autres en imposant et en s’imposant par tous les moyens sous couvert d’un humanisme à peine voilé de la
                 burqa de l’envoûtement visqueux et vicieux de l’impérialisme de la francophonie ?

                « la terre, elle ne ment pas » nous ramenant aux heures les plus noires de notre pays, où le gouvernement du Maréchal Pétain niait l’identité républicaine de la France..3


                Non, la Terre ne ment pas, elle n’a jamais affirmer les rondeurs qu’on lui prête ! Mais putain... quelle ingratitude envers le Mréchal qui avait sauvé sa patrie ? N’avait-il pas inqulqué l’hymne national in utéro à la Jeunesse Française naissante qui ferait oublier la débandade des sombres années 40 ? Ne soyons pas ingrats en ces moments de générosité de tous les gros foies gras !
                 
                Concernant la gestion des choses publiques, n’aviez-vous pas fait le serment de vous Unir solidement et fraternellement jusqu’à la Majorité du Petit ?

                La Constitution de l’Empire le permet : Désignez donc un Administrateur adulte en attendant...

                Mohammed.


                • joelim joelim 17 décembre 2009 11:46

                  Sarko bafoue l’identité nationale car ses décisions vont à l’encontre des valeurs fondatrices de notre République que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Sans parler de la démocratie avec sa mainmise sur les médias et les sondages. 

                  Et je dis çà sans dénigrer les problèmes liés à l’immigration de certains (heureusement minoritaires) qui n’aiment pas notre pays et que j’invite à aller exercer leur racisme ailleurs. Si, les immigrés peuvent aussi être racistes, un des problèmes ce sont les racistes à rebours qui ne comprennent pas ce fait. 

                  Mais cela n’a rien à voir avec l’identité nationale qui n’est pas un rempart comme on veut nous le faire croire mais un ensemble de valeurs partagées par les français et que Sarko piétine, notamment quand il prostitue la France au profit d’intérêts étrangers et notamment étasuniens.

                  • Duralex Duralex 17 décembre 2009 12:08

                    Ce débat est sans objet.

                    La France est définie par ses frontières reconnues par le droit international.

                    La qualité de français est déterminée par la loi française (articles 17 et suivants du Code civil), qui prévaut sur les opinions diverses et variées des uns et des autres.

                    Ou alors il s’agit de changer cette loi ? Mais ni M. SARKOZY, ni M. BESSON, ni aucun autre responsable politique n’en parle ...


                    • f_p_ 30 décembre 2009 14:13

                      Suite aux trop nombreux « dérapages » de ministres à qui ce prétendu « débat » permet de lâcher le fond de leur pensée, s’est créé un groupe sur FaceBook :

                      « Les lois antiracistes doivent s’appliquer aussi aux Ministres qui dérapent ! »

                      http://www.facebook.com/group.php?gid=231541360933

                      Ce groupe a été créé par Naïma Charaï, Conseillère Régionale d’Aquitaine en charge de la lutte pour l’égalité et contre les discriminations, qui propose un dépôt officiel de plaine.

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