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Il y a un an, le Conseil de l’Europe rendait hommage aux victimes du communisme

Les politiciens français ont condamné officiellement les régimes fascistes, la colonisation et plus récemment le génocide des arméniens en Turquie. On peut penser qu’il n’est pas du rôle des élus de dire l’Histoire. Ces condamnations officielles ont cependant le mérite de mettre en garde les générations futures contre les dérives dont leurs aïeux ont été responsables ou victimes. Elles concourent ainsi à la construction d’une société pacifiée et respectueuse des libertés individuelles de chacun.

Pourtant, parmi toutes les idéologies criminogènes de ces deux derniers siècles, une n’a pas encore été condamnée. Il s’agit du communisme, qui est pourtant responsable à lui seul de plus de 85 millions de morts. C’est pour réparer cet oubli qu’il y a un an, le 25 janvier 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe votait la résolution 1481, condamnant les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires. Quelques mois plus tard, plusieurs députés français proposaient à leur tour une loi visant à instituer une journée nationale du souvenir le 9 novembre afin de rendre hommage aux victimes des régimes communistes. Mais, à ce jour, la France continue d’oublier !

Deux raisons à cela. Pour commencer, contrairement au nazisme, les crimes commis par les régimes communistes n’ont été condamnés par aucun tribunal international. Enfin, l’extrême-gauche européenne et française participe encore à de nombreux gouvernements et voit d’un mauvais oeil une proposition de loi qui l’obligerait à se remettre en cause. En effet, jusqu’à présent les communistes refusent toujours de s’interroger sur les raisons qui ont conduit tous les régimes communistes sans exception à la barbarie. Alors qu’en 1979 G. Marchais parlait du bilan globalement positif de l’URSS, le PCF renie aujourd’hui ses anciens liens avec l’URSS et affirme que le stalinisme est une perversion terrible d’un idéal communiste. Pourtant, les archives des ex-Républiques communistes nous prouvent que Staline n’est pas seul en cause. Tous les régimes et tous les dirigeants communistes se sont rendus responsables de violations des droits de l’homme.

Le bilan du communisme peut s’apprécier à plusieurs niveaux. Économiquement, les pays d’Europe de l’Est ont pris un retard considérable sur l’Ouest. Aujourd’hui, la Corée du Nord et Cuba sont au bord de la faillite. Le communisme est également responsable de la destruction du patrimoine historique de la Russie et de la Chine durant la révolution dite culturelle. Cependant, tout cela n’est rien à côté de la tragédie humaine.

Dès sa prise du pouvoir en 1917, Lénine, assisté de Trotsky, instaura un régime de terreur pour conserver le pouvoir contre la majorité de la population russe et pour installer durablement un régime communiste en exterminant toute résistance. Lénine déclarait : : Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l’accusé a fait contre l’autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c’est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession.

La famine a été le moyen le plus efficace d’extermination des classes bourgeoises. Le monopole de la production et de la distribution de nourriture qu’impliquait la collectivisation des moyens de production permettait aux régimes communistes d’utiliser la faim comme une arme. Pour Trotsky, l’ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau : qui n’obéit pas ne mange pas. 7 millions d’Ukrainiens et 1 million de Cambodgiens, soupçonnés d’être des ennemis du communisme, ont été victimes de ce "nouveau principe".

Enfin, à partir de 1918, les opposants politiques étaient déportés dans des goulags, comme les camps des îles Solovki. Pour Trotsky, la bourgeoisie était une classe vouée à périr. L’utilisation de camps de concentration (goulag ou laogaï) pour exterminer les opposants et les catégories de personnes considérées comme non-désirables dans le nouvel ordre établi est un des points communs entre le communisme et le nazisme. Ces deux régimes sont les seuls à avoir mis en place un système industriel de coercition et d’extermination. La participation de l’URSS à l’effort de guerre contre le IIIe Reich à partir de 1942 ne doit pas faire illusion. Le communisme n’est pas le contraire du fascisme ! Les régimes communistes ne se battaient pas pour la démocratie, mais pour le communisme comme les pays d’Europe de l’Est ont hélas pu le constater après 1945. Le contraire du fascisme et du communisme, c’est la démocratie !

Pour certains, l’amalgame avec le nazisme ne doit pas être fait dans la mesure où le communisme serait basé sur des principes généreux. C’est en réalité tout le contraire ! Le communisme s’est avéré plus dangereux que le nazisme parce que, justement, il a conduit à la barbarie en prônant des valeurs humaines. Derrière la générosité se cache la division de la société en classe, la dictature du prolétariat et l’idée que l’individu et ses libertés peuvent être sacrifiés dans l’intérêt de la collectivité. Ces principes sont contraires à la tradition du libéralisme politique et ont toujours et partout conduit au désastre. A l’heure où les extrémismes sont de retour, une condamnation officielle par l’Assemblée nationale des crimes des régimes communistes ne serait pas inutile pour mettre en garde les générations futures et rendre justice aux familles de victimes venues trouver refuge en France.


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21 réactions à cet article    


  • troll (---.---.82.128) 23 janvier 2007 13:39

    quand je pense qu’il y en a encore en France... (enfin remarquez qu’on a aussi des fachos...)


    • Julot (---.---.208.241) 30 janvier 2007 13:00

      Le communisme échoue pour deux raisons systématiques.

      Il pose comme base que l’individu veux l’égalité, alors qu’il veut devenir riche.

      Il renonce au spirituel en l’interdisant.

      Ce faisant, il propose de vivre pauvrement sans espoir. Comme le néant suit la vie, peu importe les morts et les sacrifices.

      Le liébralisme extrème rejoint le communisme en ceci qu’il se résume à une comptabilité. Et c’est un libéral qui le dit.

      La condamnation ferme et definitive du communisme est importante. Elle est nécéssaire pour sortir la France de la crise.

      Les syndicats français sont essentiellement communistes et l’on s’étonne que la France soit un pays très faiblement syndiqué.

      Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, Castro... Aucune réthorique, aucun sophisme, aucun argument ne peux prétendre à dédouaner le communisme. Un cmmuniste dirigeant, c’est un bourreau. Un communiste tout court, c’est un esclave.

      Effectivement, il faurait une journée de deuil, pour toutes ces victimes de l’utopie. Ce serait la moindre des choses.


    • Hurlevent (---.---.44.148) 23 janvier 2007 14:26

      La raison est peut être que les crimes des communistes se sont déroulés dans des pays éloignés (Ukraine, URSS, Chine, Cambodge, etc...) alors que les crimes nazis se sont déroulés dans des pays proches et même sur notre territoire. Nous nous sentons plus concernés par les crimes des nazis, et moins par les souffrances des gens qui ont du endurer le communisme.

      En plus, il y a un parti en France qui se réclame ouvertement du communisme.

      Je pense qu’il y a un travail à faire de ce coté là. Il serait temps de se rendre compte de l’étendue des crimes communistes.

      L’article est très interessant. Il lève une sorte de tabou bien Français.


      • SeB (---.---.150.51) 23 janvier 2007 16:14

        Le Parti Communiste Français était-il présent ainsi que M.Buffet pour s’associer à cet Hommage ?


        • Bastien (---.---.44.110) 23 janvier 2007 20:25

          Les partis communistes d’Europe, y compris le PCF, se sont évidemment mobilisés contre cette résolution. Mais l’arrivée des pays d’Europe a permis cette hommage européen.

          http://www.petitiononline.com/comhistx/petition.html


        • Matthao (---.---.128.252) 23 janvier 2007 18:46

          Tout à fait d’accord avec cet article. Le communisme a engendré une telle inversion des valeurs que lorsqu’on ose émettre la moindre critique, on est taxé de facho ! Quelle incongruité que ce parti dans une démocratie ! Non seulement il a plus que sa place en France mais il se pose en donneur de leçons et en Père la morale . Des jeunes sans complexes, comme Clémentine Autain, plastronnent sur les plateaux télé au nom d’un parti qui a échoué partout, semant la misère matérielle, spirituelle et morale. Où sont donc les belles âmes pour dénoncer de telles impostures ? Il faut croire que les belles paroles suffisent à soulager la conscience... Dans les « Bienveillantes » Jonathan Littell fait d’ailleurs un parallèle judicieux entre les 2 idéologies mortifères que sont le communisme et le nazisme, dans un dialogue mémorable entre le docteur Aue et un officier soviet. prisonnier sur le front de Stalingrad.


          • alaincelsus (---.---.129.110) 23 janvier 2007 20:43

            Je vous écris depuis la Roumanie pour vous adresser mes plus vives félicitations pour la grande qualité de votre article et vous invite, si vous êtes de passage dans mon pays d’adoption depuis plus de 10 ans, à visiter un très émouvant Mémorial aux Victimes du Communisme. Il est situé dans une des plus belles régions roumaines au Nord du pays, les Maramures, précisément à SIGHETUL MARMATEI, dans l’une des centaines de prisons politiques qu’a connu la Roumanie. C’est un endroit tellement poignant que les larmes me viennent aux yeux en finissant ce message.


            • Julius (---.---.218.234) 23 janvier 2007 21:30

              Je suis tchèque (j’habite maintenant en France) et je suis d’accord complètement avec votre article. Je suis parfois vraiment choqué par les communistes/socialiste/trockists français.


              • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 07:49

                Ecrire histoire avec une majuscule, c’est de l’idéologie communiste.

                L’histoire, ca n’existe pas, inutile alors d’en faire une substance, une réalité, et de la personaliser.

                Quant au communisme, je lis avec régale le Livre Noir ou le Desastre de ’UrSS. Toutes ces conneries n’avaient aucune chance de marcher (mais bon, le socialisme vient du caniveau), dés le début, dés l’écriture du projet, Marx raconte n’importe quoi, tout le monde le sais bien au fond, même le coco le plus débile, mais pourtant, on se donne énormement de mal à batir le socialisme. Trés comique ! J’adore surtout les déportations et les génocides, un régale. Lénine et Trotsky sont de vrai bouchers. Staline est sur-intelligent, comme Hitler (lui aussi socialiste, on l’oubli trop souvent). Quand à Mao, c’est du dlire total, même de Funes n’aurait pas été aussi loin !

                Le socialisme, c’est génial pour passer une bonne soiré à rire.

                En plus, comme ca on connait les vrais pensée des socialo-communiste français, qui n’osent évidement pas s’exprimer complétement.


                • bigre (---.---.146.118) 24 janvier 2007 08:28

                  @ IP........236 : smiley tu n’as rien compris. Le communisme n’a jamais éxisté. C’est comme si la révolution française avait abouti....En fait, elle est passée du consulat au sacre d’un « empereur » Napléon 1er en 1804, avec ce que cela a coûté en vies humaines, et à une réaction ,la restauration, encore plus stupide que sous Louis XVI.

                  Pour « la révolution communiste »,elle a débouché trés vite sur une dictature,le stalinisme, qui n’avait rien à voir avec ce que pensait Marx. D’ailleurs,il avait prévu que celle-ci éclaterait en Grande Bretagne,le pays le plus industrialisé....

                  La guerre de 14 en a décidé autrement : 1917 est l’aboutissement de la décadence du régime tsariste complétement obsolète, inefficace, sanguinaire (le goulag existait sous Nicolas, quand à la conduite de la guerre quelle légéreté,quels massacres !),et parasitaire .

                  C’est pour cela que si j’étais vraiment communiste, je proposerais au PC de se dissoudre, laisser dormir, pour en terminer définitivement avec le Stalinisme.

                  Je pense de même avec le parti socialiste, bien fossilisé, qui ne représente plus le rêve de Jaurès et de ses précurseurs.


                  • monteno (---.---.179.94) 24 janvier 2007 11:06

                    @l’auteur

                    Bon article qui rappelle des choses publiées ainsi que bien d’autres et que chacun devrait connaître.

                    Ce qui me pose question, c’est que tant de gens intelligents refusent de voir et au moins d’analyser des faits historiques, comme si, leur intelligence était occulté par leurs peurs ou leurs passions, dès lors qu’ils se sentent en danger.

                    Je voudrais citer la phrase de Leibnitz reprise par Alfred Sauvy à ce propos :

                    « Si la géométrie s’opposait à nos passions, à nos intérêts, autant que la morale, nous ne la contesterions et ne la violerions guère moins, malgré les démonstrations d’Euclide et d’Archimède, qu’on croirait pleines de paralogismes et qu’on traiterait de rêveries ».

                    Je recommanderai enfin la lecture du petit livre de Alexandre Soljenytsine publié chez Grasset : « l’erreur de l’occident »


                    • pierrot (---.---.141.25) 24 janvier 2007 11:45

                      Bravo à l’auteur de cet article. Il est temps de faire connaitre les faits et de couper cours à toute la dialectique socialo-marxiste qui a encore cours aujourd’hui.


                      • Julien (---.---.17.122) 24 janvier 2007 11:55

                        Bonjour de Pologne, felicitations pour votre article.

                        Ce qui m’etonne le plus, c’est de ne pas avoir encore vu rappliquer les defenseurs du communisme dans les commentaires.

                        Ils n’ont certainement pas vu cet article. Comme le livre noir du communisme, cet hommage aux victimes du communisme du conseil de l’Europe a provoque une levee de bouclier un peu partout en Europe chez les negationnistes communistes. Du parti communiste Grec jusqu’au journal l’humanite, les belles ames communistes se sont vertueusement indignees que l’on ose salir leur belle ideologie, avec toujours le meme argument : si vous condamnez les crimes du communisme, vous detournez l’attention des crimes du nazisme, donc vous relativisez le nazisme, donc vous etes un facho.

                        La seule chance de prosperite pour l’Europe est de se debarasser definitivement du communisme et de sa (toujours) forte influence indirecte sur notre vision de la societe. Meme moribond, l’activite souterraine du communisme en Europe pendant 50 annees a depose tellement de scories que le debat sur de nombreux sujets en souffre encore.


                        • Julien (---.---.17.122) 24 janvier 2007 12:05

                          Et pour les defenseurs du communisme qui voudraient nous ressortir l’argument de la resistance, je vous conseille ce livre : « Juin 1940 la negociation secrete » de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier. Dans ce livre vous verrez le detail de la collaboration entre le PCF et les nazis, documents inedits a l’appui ! Si Hitler n’avait pas decide d’attaquer l’URSS, il n’y aurait jamais eu de resistance communiste en France, le mot d’ordre du PCF etait en 1940 de collaborer.

                          4eme de couverture de ce livre : « Cet ouvrage rend compte de la découverte d’un document d’un exceptionnel intérêt, historique pour l’histoire du communisme en France. Retrouvé sous scellés aux Archives de Paris, un carnet de notes révèle l’argumentaire qui servit de base à la négociation entre Maurice Tréand, représentant du PCF, et Otto Abetz, représentant de l’occupant nazi en France, pour obtenir la reparution de l’Humanité et la légalisation de l’activité communiste en juin 1940. Le texte de ce carnet de notes, reproduit intégralement dans ce livre, éclaire sous un jour nouveau la nature des tractations entre les responsables communistes et les autorités allemandes. L’opposition du Parti communiste français à la guerre » impéraliste « , la défense du Pacte germano-soviétique, la condamnation des » gouvernements bourgeois « où figure » le juif Mandel « et l’implantation ouvrière du Parti sont les arguments présentés aux Allemands par la direction communiste pour conclure une alliance garantissant la paix sociale dans la France occupée. - Dès le 20 juin, une partie des négociateurs communistes est arrêtée par la police française puis libérée sur l’intervention des autorités allemandes. Ces négociations se prolongeront jusqu’à la fin du mois d’août, néanmoins dès la deuxième quinzaine de juillet, les Allemands doutent de la fiabilité d’un accord et les communistes commencent à comprendre le piège. Dans le même temps, la direction communiste publie clandestinement /Humanité et l’ » Appel au peuple de France « dit » Appel du 10 juillet 1940 « demandant de ne pas accepter l’ordre vychiste. Comment des responsables de la direction communistes comme Jacques Duclos et Maurice Tréand ont pu, à ce point, abandonner leurs convictions antifascistes pendant que d’autres, tels Gabriel Péri et Charles Tillon, refusaient de se compromettre et jetaient les bases d’un combat futur contre l’occupant ? A partir de 1941, pendant quatre ans, lés communistes massivement engagés dans la Résistance paieront chèrement » l’impôt du sang «  ; déportations, fusillades, massacres, tortures... En 1949, un rapport du secrétariat du PCF, resté secret et que ce livre publie, condamnera explicitement les négociations de juin 40... »


                          • monteno (---.---.179.94) 25 janvier 2007 18:50

                            @julien

                            Ouf, ces informations qui avaient du mal à emmerger sont enfin reconnues et publiées !

                            Je me souviens avoir vu à la télévision française Charles Tillon raconter ces faits ; cela n’était jamais repris par quiconque, comme si ces vérités étaient gènantes !

                            En particulier Charles Tillon, expliquait que pour éviter toute curiosité historique, les numéros du journal l’Humanité entre septembre 1939 et Aout 1941, avaient été réécrit après coup ! Les versions archivées aux archives Nationales étaient malheureusement les versions de l’Humanité réécrites ! Lui Charles Tillon indiquait qu’il possèdait un exemplaire des numéros originaux, notament ceux où Duclos réclamait aux autorité allemandes la publication de l’Humanité !!!

                            Cette émission doit-être facile à retrouver ds les archives de Ina.fr !


                          • pierrot (---.---.141.25) 24 janvier 2007 12:16

                            « Nous nous sentons plus concernés par les crimes des nazis, et moins par les souffrances des gens qui ont du endurer le communisme. »

                            Et pourtant il n’y a strictement aucune commune mesure entre les deux, si les crimes affreux du nazisme furent limités dans le temps, ceux des communistes ont perdurés pratiquement jusqu’à la chute du mur. Et cela dans les mêmes conditions. Les personnes des pays de l’est qui s’expriment ici pourront certainement vous en dire encore plus.

                            Ce serait faire offense aux victimes (100 millions officiellement mais probablement plus dans leur lager) que de laisser dans l’oubli cette tragédie.

                            Quand à ceux qui oppose le nazisme et le communisme, il faut savoir que la racine de ces deux doctrine est la même :

                            dans l’humanisme détaché des valeurs du christianisme et qui va se séparer en deux courants, apparemment contraire :

                            1) nietsche et sa théorie du surhomme -> nazisme 2) feuerbach et hegel -> communisme (inutile de citer marx qui a écrit le capital pour payer ces dettes de jeux)


                            • candide (---.---.208.46) 28 janvier 2007 01:41

                              le conseil de l’europe serait , à mon sens, bien inspiré de montrer l’exemple, et donc de balayer devant sa porte, en rendant hommage aux victimes de la colonisation qui jusqu’au milieu du XXeme siècle, a fait autant sinon plus de dégâts que le communisme avant que de s’interesser aux vilains « bolchévics ».


                              • Julot (---.---.208.241) 30 janvier 2007 13:11

                                La décolonisation est une conséquence de la guerre froide. Elle permettait aux USA, comme à l’URSS de s’affronter indirectement.

                                S’il est clair que les peuples doivent disposer d’eux mêmes, qui ne voit que l’échec de la décolonisation et la misère qui en a suivit s’explique par l’affrontement entre les deux blocs.

                                Mais il ne faut pas dire de bêtises pour autant. La décolonisation n’a pas fait 100 millions de mort. A ce petit jeu macabre, on peut aussi imputer nos difficultés actuelles à Napoléon.

                                Regardons vers l’avenir en rayant le communisme des idéologies, et en financant le relèvement de l’Afrique te des pays de l’est.


                              • Gazi BORAT 31 janvier 2007 12:08

                                « rayer le communisme des idéologies.. »

                                - Peut-être faudrait-il alors supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme qui l’a généré. Si l’on considère l’acte de naissance de l’idéologie, à savoir le manifeste du Parti Communiste rédigé par Karl Marx en 1848, on s’apercevra que les inégalités sociales qu’il décrit non pas disparues et que la mondialisation (appelée dans ce texte « internationalisation du capital ») est plus que jamais d’actualité.

                                - On peut alors, comme certains considérer que le communisme, tout comme la charité chrétienne, a été un idéal dévoyé. Dans ce cas, cette prise en compte des catégories les plus exploitées de notre système économique (aussi libéral qu’en 1848) ne risque pas de disparaître de sitôt..

                                Gazi BORAT


                              • Gazi BORAT (---.---.164.192) 29 janvier 2007 08:51

                                « Un spectre hante l’Europe, le spectre du Communisme.. »

                                - Décidémént, l’Europe n’en finit plus d’exorciser ses vieux démons et c’est chose louable.

                                - Cependant, celle-ci devrait se soucier d’équilibre dans ses règlement de compte avec son passé. En associant comme il de règle nazisme et stalinisme dans une optique antitotalitaire, on peut, si l’on prend le cas de l’Allemagne Fédérale s’interroger : 18 ans après la chute du mur sont encore poursuivis les informateurs et lampistes de la STASI tandis qu’autrefois, les informateurs de la Gestapo ne furent guère inquiétés. Si les hauts dignitaires nazis directement impliqués dans la Shoah furent jugés, d’autres furent recyclés ès-qualités. Reinhardt GEHLEN, général SS et responsable SD pour l’« ostfront » pris la tête du Contre Espionnage Fédéral sans que cela suscite le moindre remous. Hans-Martin Schleyer, président du patronat allemand, fut un collaborateur direct d’Heydrich, organisateur de la tragiquement connue conférence de Wansee.

                                - La liste est longue de ce recyclage des cadres nazis dans l’appareil administratif ouest-allemand pour cause de guerre froide et de... lutte contre le Communisme

                                Gazi BORAT


                                • candide (---.---.80.195) 2 février 2007 02:02

                                  Vous avez mal lu ma réaction, car si la décolonisation n’a pas fait autant de victimes que les crimes du Bolchevisme (mais cela reste à prouver), son mouvement premier qui a consisté à soumettre et à asservir a été beaucoup plus sanguinaire. Juste 1 exemple : celui des états unis d’Amérique ou les Européens (car les pilgrims fathers étaient bien des Européens) ont massacré 50 Millions d’Indiens jusqu’au début du XXème siècle. Que dire de l’esclavagisme sub saharienne qui a saigné à blanc l’Afrique et des « peuples » entiers ?

                                  La révolution Bolchevique date de 1917, je n’ai par conséquent pas à remonter jusqu’à Napoléon pour constater les effets néfastes de la « colonisation » européennes et la responsabilité qui incombe aux Européens jusqu’à l’amorce du mouvement inverse qui s’est prolongé jusque tard dans les années 1960 !

                                  Je persiste et signe donc en affirmant que les « européens » ou « les eurocrates » feraient bien de balayer devant leur porte.

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