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Internet et e-démocratie

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Peut-on parler de e-démocratie sans aborder la formation, l’accès aux savoirs ? Ce n’est pas la première fois que notre société est confrontée à une révolution, l’invention de l’imprimerie en était une, et d’une importance considérable. Il a bien fallu apprendre aux gens à lire ! Mais ce fut fait en quelques siècles... Le bouleversement auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est une affaire de quelques années. Il nous faut régler rapidement les questions des infrastructures, des services, et, bien sûr, des usages.

Le principal défi ? L’information est brute, et nous devons savoir la traiter, c’est-à-dire la trier, la hiérarchiser, et finalement la digérer. Les technologies de l’information et de la communication doivent bouleverser les méthodes d’enseigner toutes les matières. Emerge alors une nouvelle façon d’apprendre.

D’où ma conviction, les espaces numériques de travail dans les écoles sont le moyen pertinent pour assurer l’égalité des chances des enfants. Pour leur permettre d’évoluer dans une société où l’information devient une matière première. Pour s’y repérer, devenir des utilisateurs avisés conscients de ce que l’ordinateur est capable de faire, et conscients aussi de ce que l’ordinateur ne pourra jamais leur apporter. Pour développer leur sens critique et leur capacité d’analyse.

N’est-ce pas la pierre angulaire de la e-démocratie ?


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3 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 octobre 2005 22:54

    « Les technologies de l’information et de la communication doivent bouleverser les méthodes d’enseigner toutes les matières. Emerge alors une nouvelle façon d’apprendre »

    Ce qui est modifié, c’est seulement l’accès à l’information et les techniques de documentation. Mais les connaissances ne sont pas sur Internet, elles sont dans les têtes. Les normes du travail intellectuel subsistent. Etudier et s’informer sont deux choses différentes, tout comme maîtriser une discipline et avoir entendu parler de quelque chose. La documentation occupe une position intermédiaire entre l’information et le savoir.


    • Masson 11 octobre 2005 07:40

      Très bonne analyse qui conduit à l’examen d’une autre « E-démocratie » (avec un E majuscule) : celle que propose la Langue Internationale Espéranto dont le professeur Émile Boirac, recteur de l’Académie de Dijon, avait dit qu’il était « le latin de la démocratie ».

      En effet, où est la démocratie lorsque des citoyens sont réduits à balbutier une langue, à ne pas être capables d’en tirer toutes les ressources ? Jacques Chirac a dit au moins à deux reprises qu’il n’utilisait jamais l’anglais pour des sujets sérieux.

      Où est la démocratie lorsque, à l’échelle planétaire, des centaines de millions de personnes sont contraintes à sacrifier un temps considérable et à dépenser beaucoup d’argent pour apprendre la langue des maîtres du moment, et ceci tout en étant très inférieurs en capacités d’expression par rapport aux natifs de la langue dominante ? Il y a en cela un réel problème très souvent occulté dans les médias. Tout comme pour l’imprimerie, ou pour l’adoption des chiffres arabes, il y a eu et il y a encore des entraves à l’encontre de l’espéranto, entre autres dans l’information. Curieusement, lorsque l’on nous assène à longueur de jour que l’anglais doit être appris, c’est de l’information ; et lorsque l’on suggère de prendre l’espéranto en considération, c’est « tendancieux », c’est « partisan », c’est de la propagande !

      Heureusement, sans doute, en partie grâce à Internet (qui exige certainement un développement de l’esprit critique), on voit apparaître des chercheurs qui, sans forcément prendre parti pour l’espéranto, admettent qu’il doit être pris en considération dans la recherche d’une solution aux problèmes de communication mondiale, par exemple l’historien Jean-Claude Lescure ou François Grin, professeur d’économie à l’École de traduction et d’interprétation (ETI) de l’Université de Genève et Directeur-adjoint du Service de la recherche en éducation (SRED) du Département genevois de l’instruction publique. Pour François Grin : « il n’y a rien de particulièrement « économique » à privilégier l’anglais (ni, par exemple, une troïka anglais-français-allemand ». Après une étude objective de l’espéranto sous tous ses aspects il en est même venu à la conclusion : « À l’heure actuelle, l’espéranto est sans doute le prétendant le plus sérieux. Certes, tout recours à cette langue est souvent rejeté d’office, sur la base d’arguments d’une étonnante ignorance. Il n’en reste pas moins qu’il conserve toute sa pertinence comme élément-clef d’une solution à long terme pour l’Union européenne. ».

      C’est évidemment courageux d’aller ainsi à contre-courant quand certains jettent de la boue sur l’espéranto ou même entravent la publication d’articles qui permettent au public d’en avoir une idée plus conforme à la réalité, autre que celle colportée par certains médias.

      A l’échelle mondiale, et même seulement européenne, il y a donc une parfaite complémentarité entre « e-démocratie » et « E-démocratie ».


      • thomcom (---.---.86.107) 13 novembre 2005 17:49

        Merci à Courouve pour cette petite phrase jubilatoire et si pertinente : « Etudier et s’informer sont deux choses différentes, tout comme maîtriser une discipline et avoir entendu parler de quelque chose. »

        Plus je découvre les blogs, plus j’ai la sensation qu’ils sont à la communication ce que les premiers flirts sont à l’amour : de petites histoires où, en s’adressant à l’autre, on s’aime d’abord soi-même.

        Ceux qui me feront mentir sont les très bienvenus, surtout avec les liens vers les blogs en question...

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