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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Investir dans le service public pour sortir du chômage de masse

Investir dans le service public pour sortir du chômage de masse

Une bonne nouvelle : l’Etat dispose de 40 milliards d’euros destinés au pacte de responsabilité.

Autre bonne nouvelle : le Medef refuse toute contrepartie dans le cadre de ce pacte.

Conclusion : On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif et le gouvernement doit utiliser efficacement cette manne financière pour lutter contre le chômage et sortir de la crise.

Gattaz le provocateur

Avec son pin’s fabriqué hors de France agrafé à la boutonnière, il nous promettait 1 million d’emplois. Désormais, il ne veut plus entendre parler de contrepartie aux 40 milliards versé par l’Etat aux entreprises. Au passage il milite pour la dérèglementation du travail en proposant un sous smic alors que lui-même a augmenté sa rémunération de 29 % l’an passé.

Il nous propose donc rien d’autre qu’un remake de « prends l’oseille et tire toi » à l’instar de ce qui s’est passé lors de la diminution de la TVA dans la restauration En fait, Gattaz est le porte-parole des grands groupes qui profitent en général pleinement des accords signés et des financements qui vont avec, alors que dans le même temps des PME et des artisans sont à la peine et voient leurs carnets de commandes fondre comme neige au soleil.

Les 40 milliards sont de l’argent public

Ils proviennent des économies réalisées sur les dépenses de l’Etat et des collectivités locales et des recettes fiscales supplémentaires engrangées depuis que Bercy s’est aperçu qu’il devenait rentable de faire la chasse aux fraudeurs, notamment ceux qui détiennent des comptes non déclarés en Suisse.

Notons au passage que la fraude fiscale et sociale s’élèverait actuellement au bas mot entre 30 et 50 milliards supplémentaires ce qui donne des perspectives intéressantes en matière d’équilibre budgétaire et de réduction de la dette, à condition qu’on s’en donne les moyens.

Investir sur la seule initiative privée est une erreur

Quels seraient les effets des 40 milliards du pacte de responsabilité donnés aux entreprises sur la réduction du chômage et sur la croissance ? 

Le précèdent de la baisse de la TVA sur la restauration sous le règne de Sarkozy est éclairant : où sont les emplois crées ?

Il y a trois effets au versement de la manne publique : le premier consiste à embaucher mais on voit que cela est très limité surtout si les carnets de commande des entreprises ne se garnissent pas. Le second effet porte sur l’investissement destiné à accroitre la rentabilité de l’entreprise (et aussi parfois à supprimer des emplois). Le troisième effet bien connu consiste à toucher l’argent et à en reverser un maximum aux actionnaires et aux dirigeants des entreprises dont certains iront résider dans des pays fiscalement accueillants avec l’argent des contribuables français.

Au final, c’est-à-dire après que Gattaz nous aura affirmé mordicus que l’argent public aura permis de supprimer moins d’emplois que prévu, que nous nous apercevrons, mais il sera trop tard, que ce pacte de responsabilité est un marché de dupes pour les Français.

Sortir du dogme libéral en soutenant l’activité publique

A entendre les libéraux, les banquiers et la commission européenne, il n’est de bon investissement que privé, or que peut-on espérer des 40 milliards que le gouvernement s’apprête à donner sans contreparties formelles, surtout en terme d’emplois ? 100 ou 200 000 emplois au plus ? C’est-à-dire un rendement de la somme investie de seulement 10 % par rapport au million d’emploi promis antérieurement.

Le dogme en vigueur consiste à diminuer drastiquement la dépense publique pour favoriser l’activité privée. On voit que les résultats escomptés ne seront jamais là et que le faible taux d’activité de notre économie provoque de surcroit l’abandon de toute progression des salaires.

Il faut par conséquent réorienter ces 40 milliards vers l’investissement et l’emploi public.

Investir dans de l’emploi public, c’est être certain qu’il n’y aura pas de perte en ligne et que les milliards consacrés ne seront pas détournés de leur objectif par des patrons peu scrupuleux ou pas intéressés.

C’est également être certain que les sommes versées sous forme de salaires seront soumises à l’impôt et aux cotisations sociales, d’où une perspective d’amélioration des comptes sociaux, une baisse des prestations chômage versées actuellement et, par exemple, un recentrage des conseillers de pôle emploi vers le conseil aux demandeurs d’emplois.

C’est aussi de l’honneur retrouvé et des capacités d’avoir des projets de vie qui se concrétiseront par une demande auprès des entreprises (achat de biens et de services,…).

C’est enfin remettre en état des pans entiers de notre secteur public ou para public actuellement en déshérence : la police qui se plaint des commissariats délabrés et des véhicules pourris, les personnels soignants des urgences, la justice qui tarde trop souvent à la rendre, les services de l’inspection du travail de l’Urssaf qui doivent trouver leur place en matière de respect du droit du travail et du combat contre la fraude aux cotisations sociales, sans oublier les services chargés de combattre la fraude et l’évasion fiscale ou les crédits pour la recherche dans les universités.

Un part non négligeable de ces recrutements, rentables pour la collectivité, se traduira par des effets induits sur l’économie privée et lui permettra de se remettre à flots pour les plus en difficulté et enfin de créer d’autres emplois.

Enfin, toujours dans l’idée de doper l’activité privée, une part des 40 milliards aujourd’hui disponible devra être attribuée pour combattre l’exclusion et favoriser l’intégration : je pense à cet égard aux mesures d’accessibilité pour les handicapés sans cesse honteusement repoussées, à des mesures d’accompagnement de l’emploi de services pour les personnes âgées en établissement ou non, ou bien des financements d’emplois pour les associations qui favorisent la cohésion sociale dans les villes ou le milieu rural.

 

Il faut pour cela que nos gouvernants ouvrent les yeux, qu’ils fassent enfin le constat que la société se délite, qu’elle participe de moins en moins au barnum politique et que ce n’est pas en donnant de l’argent les yeux fermés que l’état du pays s’améliorera.

Pour compléter le dispositif, un coup d’œil sur les 60 Milliards actuellement distribués aux entreprises au travers les quelques 6000 dispositifs serait le bienvenu. Une étude sérieuse de l’impact de ce magma administratif satisferait certainement les entreprises qui se plaignent, à juste titre, des contraintes administratives qui leurs sont imposées.

Pas sûr que M. Gattaz soit d’accord avec ce qui précède, mais on s’en fiche : c’est l’intérêt collectif qui est en jeu, pas la somme des petits intérêts particuliers et financiers de quelques dogmatiques égoïstes qui plombent le pays. 


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113 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 12 décembre 2014 11:08

    si au lieu de donner des milliards sans contrepartie ades gens sans competence ( car depuis que l’on leur distribue de l’argent, a part augmenter les dividendes des actionnaires, force est de constater qu’ils sont incapable de creer le moindre emploi) on en gardait un peu pour l’ensemble de la population ...
    .
    voir : QUE FAIRE AVEC 46 MILLIARDS D’EUROS ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 11:43

      Bonjour Robert GIL
      Merci pour ce lien que je découvre et qui précise et complète utilement mon propos


    • 4A+++ 12 décembre 2014 18:39


      DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE L’ÉTAT FRANÇAIS 70 MILLIARDS POUR 2014 EN HAUSSE PAR RAPPORT A 2013.

      Ne pas augmenter l’augmentation des couts des services publics.

      Pour renforcer l’économie il faut s’attaquer aux véritables causes :

      Au niveau Européen :

      - La mondialisation, provoqué par l’arrêt des taxes douanières aux frontières et la libre circulation des capitaux,
      il ne vous a pas échappé qu’il est préférable d’investir et produire dans les pays en voie de développement (Chine, Inde, Mexique, Afrique) pour qu’en suite ces produits soient revendus dans les pays en voie de développement prenant au passage des bénéfices prodigieux, imaginé cout de production d’un smartphone 10€ revendu de 200 € à 600€ pour les Gogos que nous sommes malheureusement... Qui profite évidemment aux grosses multinationales dirigés par quelques personnes très très riches je ne citerai pas de noms à vous de réfléchir.

      - Les banques.
      il ne vous aura pas échappé non plus qu’il est plus intéressant de mettre une partie du capital dans les banques qui s’ amuserons à le faire fructifier dans le casino financier de la planète, il faut savoir que si la bourse monte ou qu’elle baisse dans tous les cas si vous avez assez d’argent pour payer le ticket d’entré cela vous rapportera au minimum de 7% jusqu’à 13% pour les meilleurs traders, pourquoi se lever tôt et créer des nouvelles entreprises en Europe.
      - Il ne vous aura pas non plus échappé qu’en France sur 10 ans que nous sommes passés de 16% d’industrie à 11% et c’est la un des problèmes majeurs, pouvez vous me dire comment peut on être compétitif fasse à un montant de salaire d’un chinois de 150 € par mois qui ne paie ni caisse de retraite ni caisse de sécurité sociale sans parler des cause environnementale.
      Concernant l’ Allemagne il faut savoir que si son industrie est florissante c’est qu’elle s’est attaché à faire des produits de luxe très chers à forte valeur ajoutée de bonne Qualité qu’elle n’a jamais laissé tombée son industrie même lors des tempêtes (voir machines outils, automobiles, électroménager etc...) et qu’en plus elle s’est vendre contrairement à la France, sans parler de son système éducatif basé sur l’apprentissage que nous avons abandonné en France.

      - Supprimer les paradis fiscaux.

      - Harmoniser les impôts au niveaux de l’ Europe pour éviter le dumping fiscal qui bénéficie aux entreprises.

      - L’ ARGENT QUI DORT SUR LES COMPTES SERAIENT ALORS BIEN OBLIGES DE REVENIR DANS L’ÉCONOMIE RÉELLE.

      Conclusion :

      - Diminuer l’attrait des bourses et mouvement financier en tous genre pas plus de rendement pour les plus riches 1 à 2% identique à nos rendements que nous percevons type livret A.
      - Casser les cartels bancaires et multinationales en les redécoupant pour éviter qu’elle ne puissent plus gouverner les états qui sont censés représenter les citoyens.
      - Remettre les taxations intelligentes aux frontières comprenant analyse des déficits extérieurs pour obtenir des balances équilibrées si un secteur est absent mettre des taxes définies à hauteur du manque à gagner le thème utilisé vis à vis du monde absence de prise en compte des problèmes environnementaux et sociétal ces taxes seraient alors remises pour la création de nouvelles entreprises (chaussures, habillement, électroménager, hifi, smartphone, téléviseur etc...) Oui mais vous allez me dire que devient la vente des Airbus et autres technologies performantes, quand on est leader et que l’on sait vendre il n’y a pas de problème.
      - Dès lors que la réindustrialisation revient des nouveaux emplois sont crées il y a une création de richesse, rendant du pouvoir d’achat, permettant la rentré des impôts et le remboursement de la dette, et en diminuant le chômage.
      Surtout ne pas tomber dans l’assistanat.

      Mais je pense que la voie qui a été décidé au niveau Européen est la déflation pour que les salaires diminues afin d’être compétitif vis à vis du monde qui nous entoure.
      Alors attention aux mouvements humains futurs ...


    • taktak 13 décembre 2014 23:08

      Bonjour Michel Drouet

      Merci pour cet article qui rappelle de façon très didactique quelques évidences totalement tues par les médias (du Medef)

      voici un article publié sur le site du PRCF il y a un an qui fait également les comptes. Le millions d’emploi, on l’aurait et tout de suite. Le fond de l’affaire c’est de remplir les poches de la classe capitaliste

      http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hollande-la-guerre-aux-salaires-les-cadeaux-au-medef-en-chiffres/

      "Hollande a annoncé la suppression des cotisations patronales d’allocation familiale alimentant la branche famille de la sécu. 35 milliards d’euro. 35M€ de salaire différé mutualisé que doivent verser les employeurs aux salariés en rémunération de leurs travail.

      C’est une nouvelle déclaration de guerre contre nos salaires.

      Parlons concret et gros sous. Supprimer ces 35 milliards d’euros de cotisations patronales – idéologiquement rebaptisées charges par des patrons pour qui les salaires sont TOUJOURS trop élevés – qu’est ce que cela représente.

      Cela représente une baisse de salaire de près de 1250 € chaque années par actif français. Rien que ça. Partant de votre poche pour aller dans celle des actionnaires au plus grand plaisir du MEDEF.
      Les quelques 50 milliards de baisse de salaire par la suppression de cotisation patronales viennent qui plus est s’ajouter aux 20 milliards déjà donnés avec le CICE. Pour combattre le chômage soit disant.

      Pour fixer les idées, 50 milliards c’est le budget de l’éducation nationale qui permet d’employer près de 1 millions de personnes. Logiquement les 20 milliards du CICE auraient donc du se traduire en la création de près d’un demi millions d’emploi !"


      • dithercarmar dithercarmar 13 décembre 2014 03:03

        Preuve que cette article n’est qu’un bourrage de mou, et que la france (et autres) est dans la merde :

        Nous avons déjà parlé de ce qui s’est passé à Chypre en avril dernier, c’est-à-dire la confiscation des comptes bancaires de plus de 100.000 euros pour renflouer les banques locales en faillite. Nous avons aussi expliqué que cela présageait du mode de règlement futur des crises bancaires : se servir directement dans les comptes des épargnants. Et effectivement, il a été lancé dans la foulée un projet d’une directive européenne pour formaliser ce procédé.
         

        Redisons-le : il ne s’agit rien d’autre ici que d’un vol pur et simple, d’une remise en cause du droit de propriété. Que les actionnaires soient mis à contribution, rien de plus normal. Et si cela ne suffit pas, et bien il faut remettre en cause la loi bancaire et séparer les banques de dépôt des banques de marché, de façon à éviter que les dépôts ne soient mis en danger. Rien de tel ici, on n’empêche pas les banques de grossir et d’accumuler des risques (on fait confiance à Bâle 3 qui n’est pourtant pas du tout à la hauteur des enjeux), et en cas de problème il suffira de puiser dans les comptes des déposants ! L’ensemble des clients de ses banques seront-ils prévenus ? Surtout pas ; cela déclencherait un mouvement de panique.

        Dans la nuit du 11 au 12 décembre, les 28 Etats membres ainsi que la Commission et le Parlement européen se sont mis d’accord sur le texte de cette directive. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2016 ; désormais chacun est prévenu.

        Beaucoup pourraient se dire qu’avec un plancher de 100.000 euros, ce n’est pas la peine de s’inquiéter. Lourde erreur. Effectivement, à Chypre, les comptes en dessous de cette somme n’ont pas été touchés, mais uniquement parce que l’Union européenne et le FMI ont apporté 10 milliards d’euros dans le cadre d’un plan d’aide. Pour un pays comme l’Espagne, l’Italie ou la France, il faudrait des centaines de milliards pour protéger ces comptes. Qui pourrait apporter cette somme ? D’autant que la directive proscrit ce type d’aide extérieure (le bail out) pour justement obliger le pays à résoudre par lui-même la crise qui le frappe (le bail in). C’est bien sûr TOUS les comptes qui seraient ponctionnés.

        C’est d’autant plus évident qu’à l’annonce de cette directive, tous ceux qui détiennent plus de 100.000 euros, et jusqu’à, disons, un million, ouvrirons plusieurs comptes pour se retrouver sous cette somme. Les multimillionnaires, eux, partiront ou feront des montages pour protéger leur patrimoine. Ne resteront alors que les entreprises. Mais qu’est ce que cela signifie de ponctionner tout ou partie des comptes des entreprises, c’est à dire leur trésorerie, sinon les empêcher de faire la paye les mois suivant et les mettre en grave difficulté ou en faillite, et ainsi de provoquer une crise économique majeure ?

        Ce chiffre de 100.000 euros est un pur effet d’annonce destiné à faussement rassurer 95% de la population (les électeurs !) mais il ne tiendra évidemment pas en cas de crise bancaire. Avec cette directive, voici une raison supplémentaire de penser à se mettre à l’abri du système bancaire.

        https://www.goldbroker.fr/actualites/alerte-directive-europeenne-ponctionner-comptes-bancaires-signee-388


      • Michel DROUET Michel DROUET 13 décembre 2014 07:31

        Précision :
        A Chypre, cela visait principalement les comptes étrangers, en particuliers ceux des oligarques russes.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 décembre 2014 07:36

        Michel Droute,
        Ce n’est pas l’avis du FMI : «  Il est temps de mettre une taxe opaque sur l’épargne »


      • eric 12 décembre 2014 11:21

        Ah la, la...

        L’argent récupère des "fraudeurs, ce sont les 3 à 4 milliards que le pouvoir hollande va offrir a ses riches électeurs (seuls les 50% les plus riches payent l’impôt sur le revenu et les 3 ou 4 millions de nouveau exonérés recoupent étrangement sa base sociale, pendant que de facto, les 11 millions de pauvres votent peu...

        Les 40 milliards, sur on ne sait trop combien d’année, etc.. ; ne sont qu’une partie de l’argent des entreprises que l’état socialiste leur a soulevé depuis son avènement. Il est vrai que le dit état va faire payer ces sommes par les ménages au lieu d’économiser lui même puisqu’il s’agît de baisses de charges, donc, en aval, de prestations sociales et non de dépenses des administrations.

        Cela étant augmenter les dépenses publiques, dans l’absolue, pourquoi pas. Le problème est que notre état a fait la preuve durable de son incapacité à transformer des dépense croissantes en des services utiles et de meilleur qualité.

        Si vous ne me croyez pas, allez lire les rapports de tous les syndicats de la fontion publique sans exception. Depui plus de trente an, une hausse règulière des dépenses, du nombre d’agent et des impôts, se sont soldées d’après eux, par une dégradation profonde et continue de la qualité des services offerts aux populations.

        Envisager des hausses supplémentaires sans avoir fait le point la dessus est tout simplement irresponsable...


        • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 18:02

          Bonjour Eric

          Pour vous répondre je vous dirai également : envisager de verser 40 milliards aux entreprises sans avoir fait le point sur l’utilisation des aides précédentes est tout simplement irresponsable.

          Il en va des mêmes problèmes dans le public ou le privé : il y a des profiteurs partout qui masquent le travail réellement fait par les autres.


        • eric 12 décembre 2014 19:42

          Absolument pas.
          1 Ce n’est pas le versement d’une aide mais un moindre prélèvement sr ceux qui leur ont été imposées en plus par le PS depuis 2 ans
          2 Si le PS le fait, c’est parce qu’il commence vaguement à voir ce que cela a donné comme résultats, notamment en matière d’emploi et de croissance que ces prélèvements délirants.
          3 Le PS est absolument incapable de juger de l’utilité ou pas d’une aide quelle qu’elle soit. Du reste, on en a un bon exemple avec les emplois sans avenir, qui dans un premier temps réservés au public et parapublic, n’ont en rien amélioré la qualité de leurs service mais à couts exorbitant.
          4 Une entreprise qui crée de la richesse, et à qui on en prend un tout petit peu moins pourl’e,pécher de faire faillite, ce n’est pas le même type de profiteur qu’un partis qui taxe à mort pour arroser ses clientèles électorales.


        • Pere Plexe Pere Plexe 12 décembre 2014 20:25

          Les 40 milliards, sur on ne sait trop combien d’année,

          si on sait : tous les ans !
          ne sont qu’une partie de l’argent des entreprises que l’état socialiste ...
          Non. 

        • eric 13 décembre 2014 09:26

          Oui...........


        • Lucide bdpif@laposte.net 12 décembre 2014 13:26

          « et des capacités d’avoir des projets de vie qui se concrétiseront par une demande auprès des entreprises (achat de biens et de services,…). »


          Hélas, trois fois hélas,on sait par expérience que cet argent partira dans des biens de consommation acheté en Chine ou dans les sociétés du grand capital.

          Trés peu de reinjection de cet argent dans l’économie.







          • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 18:13

            Bonjour bdpif

            On peut également avoir des projets immobiliers (achat d’un appartement, par exemple...)

            Tout l’argent réinvesti n’ira pas chez les chinois ou dans les sociétés du grand capital, sinon il vaut mieux ne rien faire du tout et laisser le pays s’enfoncer encore plus


          • Lucide bdpif@laposte.net 12 décembre 2014 19:22

            Oui, vous avez raison. L’achat d’un appartement ou d’une résidence secondaire, comme j’ai eu à en faire justement pour des fonctionnaires dans le cadre de mon ancienne boite de peinture Batiment.


            Des emplois de fonctionnaires, cà fait vivre des corps de métier à coté : Petits peintres, femmes de menages comme j’ai vu chez certains, etc ...

            Ces gens là m’ont exploités joyeusement d’ailleurs. Et j’ai fermé par la suite.

            Ce que j’essaie de vous dire, c’est que vous avez raison sur le papier, en pratique, c’est PLUS DECEVANT. Je n’ai vu que des gens parmis ces fonctionnaires qui fraudent, essaient d’acheter au moins chers, exploitent pour certains.

            Donc trés sceptique sur le coté « retour à l’economie par l’augmentation des fonctionnaires »

            Ce qui explique qu’autrefois j’avais votre discours et j’en suis revenu amérement.

            DOnc, je n’y suis pas trés favorable, je préferais qu’on coupe les emplois à vie de ces gens en demi - vie, pour partager les années de fonctionariat avec les salariés fatigués du privé. Ainsi, on pourrait doubler l’emploi de fonctionnaires et reserver le poste aux gens qui ont déjà travaillés dans le privé.

            Mais l’idée de partage de travail n’a pas l’air d’entousismer grand monde, sic ...

            Fonctionnaire ou pas, il en reste des humains, dont l’humanisme comme tout à chacun s’arrette à la fiche de paye.

            Difficile pour moi de se battre pour ces gens là.

            Cordialement ;)





          • Michel DROUET Michel DROUET 13 décembre 2014 21:15

            Bonsoir bdpif

            La tendance à la globalisation fait des ravages : vous stigmatisez les fonctionnaires comme d’autres pourraient stigmatiser les entreprises privées. Dans ce milieu, il existe aussi des charlots et des escrocs et j’en ai rencontré qui arnaquaient joyeusement les contribuables tout en crachant également sur les fonctionnaires.
            Il faut arrêter de fonctionner de manière binaire : tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir, c’est beaucoup plus subtil.


          • Pi@h 12 décembre 2014 14:06
            Investir dans le service public ?

            Comme la Mairie de Paris par exemple ? Qui embauche à tour de bras des « animateurs », comprenez par la des lascars totalement déconnectés du marche de l’emploi payés entre 1 400e et 1 600e/mois a rien foutre, et qui de toute façon n’ont envie de rien foutre ! Je le sais un de mes clients en fait partie... Et vous voulez qu’on parle des horaires ? Il me racontait en se marrant qu’il pouvait pas venir en RDV avant midi car il faisait la grasse mat, ha nan je suis mauvaise langue ça lui arrive de faire des chantiers au black avec son cousin pour boucler les fins de moi difficile...
            On passera sous silence le logement qu’il vient d’obtenir de la Mairie..Je peux vous dire que la manne est bonne le gars est en train de faire embaucher tous les branleurs de son quartier...

            J’ai une collègue dont la mère bosse a la mairie de Bobigny c’est le même tarif !

            Ha c’est sur il est beau l’investissement public.

            Non n’investissons surtout pas sur les artisans et les commerçants qui sont bien trop idiots a se taper des horaires et un stress de malade quand on peut etre paye a rien glander.

            • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 15:17

              Bonjour Pi@h
              Vous posez la question du management et en premier lieu de la capacité des élus à être de bons gestionnaires de personnels et non pas des supports de clientélisme.
              Ceci étant, dans le privé il y en a pas mal qui profitent su système : les salaires stocks options et autres retraites chapeau sont là pour nous le démontrer, sans compter les incompétents qui ruinent leurs entreprises...


            • Pi@h 12 décembre 2014 15:41

              Bonjour

              Je suis d’accord avec vous.
              Seulement je pense que si il y a bien un secteur ou on peut et ou on doit arbitrer (exceptes les services regaliens) aujourd’hui c’est bien le secteur public. 

              Cela n’excuse en rien les pratiques scandaleuses que vous denoncez (stocks options , retraites chapeaux etc...)

              Après les tirs flancs il y en partout, le fonds du problème c’est surtout une question d’éducation et de mentalité. Il faut se poser de bonnes questions ! Qu’encourage- t-on aujourd’hui ? La prise de risque, l’ambition, le culte de la réussite ? Je n’en suis pas persuadé... C’est plutôt jouons « petit bras » et restons planqués. Quand on a 20 ans et qu’on envie de rien glander et aucune envie même un peu utopique et naïve de construire quoique soit on peut voter toutes les lois qu’on veut ça ne changera rien. Je suis effaré du nombre de jeunes diplômés qui cherchent par tous les moyens a rentrer dans l’administration pour s’y planquer, et c’est parfaitement assumé.

              Et dans tout ce marasme croyez moi que l’education national et les parents ont une grosse part de responsabilité.

            • soi même 12 décembre 2014 14:43

              Et bien non, c’est finie le communautarisme de la fonction public, elle a eux son heure de gloire, avec Courteline, passons franchement le cap pour aller vers une société équitable et solidaire pour temporisé l’orage de destruction qu’est le néolibéralisme,de toute façon avec le degrés de délabrement et de corruption de nos institutions, votre proposition restera est un vœux pieux pour les moutons de Panurge !


              • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 18:16

                Bonjour soi même

                Il s’est passé quand même des choses depuis Courteline.... Il ne faut tout de même pas caricaturer...
                Maintenant, la corruption existe aussi dans le privé : voir le scandale Dassault qui arrose ses électeurs et également les casseroles de Balkany, pour ne citer que ces deux cas.


              • soi même 12 décembre 2014 18:52

                Oui bien sur, seulement à vouloir reprendre des veilles recettes ne fait en rien avancer vers une résolution du problème, nous sonnes tenues à repensez tous la société sur des bases nouvelles , si en vous êtes pas convaincus lisez, le déclin de l’Occident de Oswald Spengler et vous comprendrez ce n’est pas avec des organisations issus du passé que l’on va enrayer ce qui est prédit d’une manière scientifique , la barbarie qui est en train de venir !


              • Antenor Antenor 12 décembre 2014 14:55

                Le problème est moins de savoir s’il faut investir dans le public ou le privé que de déterminer quels sont les secteurs d’activité qui en ont vraiment besoin. En résumé : faire des choix et les assumer.


                • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 15:14

                  Bonjour Antenor

                  En réalité, il faut pouvoir investir dans les deux secteurs sur la base de contrats clairs et précis sinon c’est un marché de dupes.


                • franc tireur 12 décembre 2014 15:00

                  Ce qui me fait toujours tiquer dans ce pays c est que lorsqu un gouvernement matraque entreprises ou particuliers d impots et qu ensuite essaie de diminuer la facture certains parlent de « cadeaux » .

                  Bah non, ca n’est pas un cadeau de monter une entreprise dans ce pays .35 milliards de hausses d impots depuis 3 ans, et un CICE étalé sur 3 ans dont ne voit toujours pas couleur la tres large majorité du tissu economique ( PME/TPE) ..

                   Non ces 40 milliards ne sont pas une « manne » puisque déja ils ne sont pas financés .
                  L Etat est totalement fauché et si ce gouvernement de fonctionnaire a consenti ces 40 milliards c est vraiment parce qu il a compris que les entreprises francaises ne pouvaient etre les plus fiscalisées du MONDE, avec les marges les plus faibles d’europe.

                  L’erreur a été d inclure tous type d entreprises, donc grande distri, banques etc , des firmes déja les doigts de pied en eventail et non soumis a concurrence l export. Mais ca n etait pas constittutionnel de différencier les type d activité .

                  Sortir du dogme libéral ? mais on y est jamais entré ! En France ca fait 30 ans qu on baigne dans un jus de relance par la consommation financée par les impots donc pesant toujours plus sur les entreprises. On est arrivé au bout, on a déja assez financé l industrie chinoise !
                  Relancer l investissement public ? on est déja pas mal , plus que nos voisins en tout cas . On ne peut plus s endetter , il faut attirer le privé .

                  Je comprends que pour la gauche ce soit la fin des haricots,elle sent et voit son monde s ecrouler

                  • Michel DROUET Michel DROUET 12 décembre 2014 18:22

                    Bonjour Franc Tireur
                    Je suis d’accord avec vous sur un point : l’inclusion de tous types d’entreprises pour les aides à l’économie. Les PME et les artisans tirent la langues pendant que le secteur bancaire se goinfre.

                    Admettez cependant que la relance par l’offre est également un fiasco et que c’est la combinaison des deux avec ciblages pour les secteurs en difficultés (public ou privé) qui devrait être expérimenté, mais avec contreparties lisibles pour tous !

                    Enfin, ce n’est pas une question de gauche ou de droite c’est une question d’intelligence, et c’est tout, mais c’est une denrée rare parmi les décideurs et les partenaires sociaux.


                  • Gandalf Gandalf 12 décembre 2014 15:15

                    Avec tout les dumpings sociaux, monétaires ou écologiques dont la France est victime, nous sommes bel et bien forcés de vivre au-dessus de nos moyens.


                    Cependant, entre les économies qui construisent pour construire (Chine), qui impriment pour imprimer (Japon, US jusqu’à Octobre), la sagesse keynésienne nous enseigne qu’il s’agit d’imprimer pour construire et embaucher.


                    • Tillia Tillia 12 décembre 2014 17:33
                      Est-il raisonnable de verser ces 40 milliards dans le tonneau des Danaïdes du Public ... 

                      • Michel DROUET Michel DROUET 13 décembre 2014 07:33

                        Bonjour Tillia

                        En remplaçant « public » par « privé » votre commentaire marche aussi : question de point de vue...


                      • Nycolas 12 décembre 2014 18:32

                        Tant qu’on considèrera le chômage comme un problème alors qu’il est le symptome d’un problème, on n’avancera pas. On pourrait créer 1 million, 2 millions, 3 millions d’emploi, le problème ne sera pas résolu car le chômage étant structurel et intrinsèque à une société capitalo-libérale (ouvrez les yeux, c’est blanc bonnet et bonnet blanc) basée sur l’économie de marché, il reviendra toujours, comme le naturel, et au galop.

                        Il faut remettre en cause les fondements mêmes du système. Quand un pneu en est à 32 rustines et qu’il fuit de toute part, mettre d’autres rustines ne fait que retarder l’inévitable. Vous savez de quoi je parle : il faut trouver un pneu neuf. Le temps perdu à boucher les trous est de l’énergie gâchée.

                        Ce ne sont pas les propositions qui manquent. Ce qui manque, c’est le courage politique.


                        • Gandalf Gandalf 12 décembre 2014 18:44

                          Il y a 4 théories principales en économie (triés par ordre d’influence) :

                          - libéralisme ;
                          - keynésianisme ;
                          - protectionnisme/corporatisme ;
                          - communisme ;

                          Tout cela étant une forme ou une autre de capitalisme, de pneu neuf, je n’en vois pas. Mais peut-être peux-tu nous éclairer à ce sujet.

                        • lsga lsga 12 décembre 2014 18:49

                          le communisme, c’est la sortie du Capitalisme, c’est à dire l’abolition de la propriété privée des moyens de production (ce qui n’a RIEN À VOIR avec la nationalisation... et tout à voir avec la COLLECTIVISATION).

                           
                          Mais bon, c’est sûr qu’après 50 ans de PCF stalinien et d’une « extrême » gauche keynésienne, les français ne sont plus habitué à entendre le point de vue authentiquement communiste.

                        • lsga lsga 12 décembre 2014 18:58

                          et puis pour info, Keynes est économiste libéral, tout comme Marx. 

                           
                          Keynes était membre du Parti Liberal, Marx a été le rédacteur en chef du journal Libéral « Rheinische Zeitung », a repris et corrigé les théories du très libéral Ricardo sur la valeur, et a pris position pour le libéralisme dans son texte « Libéralisme et Révolution », et dans son discours sur la question du libre échange .
                           



                        • Gandalf Gandalf 12 décembre 2014 19:15

                          Le stalinisme est un capitalisme d’état. Toute la propriété et la décision stratégique est du ressort de l’état.


                          La SCOP est une entreprise où tout les salariés ou presque sont propriétaires de leur boîte avec un gestionnaire et non un patron et ont des produits à mettre sur le marché, dans une économie de marché, avec concurrence, satisfaction client, marketing, pub. Bref, leur environnement n’est pas différent d’une entreprise privée standard. Ils doivent, comme les autres, accumuler du capital (épargne, emprunt, obligations, subventions) pour faire tourner leur affaire.

                          Bref, le communisme est bien un capitalisme.

                        • Nycolas 12 décembre 2014 19:23

                          Je ne sais pas si on doit faire du neuf avec du vieux (théories économiques dominantes que vous citez), ou du neuf avec du neuf (théories économiques novatrices émergentes qu’on ne considère pas, pour différentes raisons), mais ce que je déplore, c’est qu’on fait du vieux avec du vieux qui ne marche pas, et ce par frilosité, par soumission au diktat actuel, atlantiste.

                          Je pense pour ma part que parler de résoudre le chômage sans parler de la délocalisation (des industries mais aussi des compétences), est vraiment parler dans le vide. Or cette délocalisation est un mécanisme du capitalisme libéral. Si ces délocalisations sont possibles, c’est en effet parce qu’elles sont possédées par des industriels qui en font ce qu’ils en veulent et les mettent où ils veulent, d’où une destruction des états eux-mêmes, d’où une concurrence entre travailleurs qui conduit à un nivellement général par le bas, qui produit un affaiblissement des couches prolétaires, ce qui engendre un déséquilibre de plus en plus grand des rapports de force et des rapports de richesse (ce qui revient au même).

                          A partir de ce constat, qui forme un embranchement, on peut facilement déduire des perspectives de changement.

                          Mais de toute façon, le problème n’est pas qu’économique, il est sociétal, civilisationnel, même. Et c’est surtout là que le courage politique manque, avec la vision qui devrait aller avec. On entend toujours les mêmes choses dans le paysage politique corrompu, il y a une sclérose général des idéologies à cause de la soumission au statu quo vécu comme un état supra-naturel que rien ne saurait remettre en cause.

                          Je ne suis pas économiste, juste citoyen et auteur. Je n’ai pas de force de proposition sur ce sujet qui ne me passionne pas beaucoup, et ça n’a pas d’importance : ce que je pourrais en dire ne serait jamais relevé par une personne compétente pour l’appliquer, de toute façon, en l’état de la politique actuelle en occident. Pourtant, j’observe qu’avec le peu de connaissance que j’ai du sujet, le manque de vision de nos dirigeants est patent et nous a conduit dans la crise civilisationnel que l’on connait, alors que les alternatives existent, et existaient.

                          Pour commencer il est vrai que la collectivisation des biens de production serait un début pour que chaque entité territoriale ne puisse pas en être arbitrairement privée, avec un minimum vital pour en finir avec le travail comme fondement unique de ce système sociétal en perdition : avec l’automatisation, et l’informatisation, le travail est en voix de disparition, et les débats sur comment en finir avec le chôme sont donc, de facto, un combat d’arrière-garde, perdu d’avance qui plus est.

                          Il faudra tout réinventer, un jour ou l’autre, peut-être quand on aura suffisamment épuisé les ressources pour que tout se casse la gueule au moment où un effet de seuil critique se produira. Raisonner avec les principales idéologies encore en vigueur, quand elles sont toutes basées sur l’utilisation de ces ressources, c’est ce que j’appelle faire du vieux avec du vieux. Il faut se faire à l’idée que seul un changement radical sera adapté à cette nouvelle donne.

                          Cela se fera probablement par une méga-crise, car l’homme moderne n’est pas suffisamment prévoyant pour anticiper un tel choc : 7 milliards d’êtres allant dans un mur à la vitesse du son. Pour ne pas en passer par là, il faudrait ce courage politique dont je parlais. Mais je doute qu’on rencontre un courage d’une telle ampleur, à une époque où le peuple français en est réduit à choisir entre les deux incompétents qu’on connait, totalement asservis à l’atlantisme. Aussi, disserter sur les alternatives qui existent n’a pratiquement pas d’intérêt. Je n’ai pas d’espoir dans le pouvoir politique de notre époque, dans le contexte d’une démocratie factice et soumise à un pseudo ordre naturel de la finance et de l’économie.

                          En un sens, mon commentaire est, je l’admets, aussi vain que l’article qu’il commente. Dans un cas comme dans l’autre, nous nous débattons dans l’eau saumâtre d’un état des choses sur lequel nous ne pouvons que nourrir des espoirs et des désespoirs. Autant se préoccuper d’autre chose. Je tenais néanmoins à faire remarquer ce point fondamental : prétendre lutter contre le chômage dans une société de chômage structurel, c’est lutter contre le naufrage dans un bateau déjà coupé en deux. Il faut un nouveau bateau, un nouveau pneu, peu importe, et aucune force de proposition ne pourra abattre la tyrannie économique actuelle, qui ira simplement au naufrage d’elle-même. Reste à savoir l’étendue de la violence de ce naufrage.


                        • lsga lsga 12 décembre 2014 19:34

                          pour rappel, le communisme, c’est l’abolition de l’État. Cf : Marx & Engels. 


                        • Nycolas 12 décembre 2014 19:48

                          Personnellement, je ne suis ni pour ni contre l’état. Il faut voir de quel type d’état on parle. L’état peut-être la source de l’aliénation, comme il peut être le garde-fou contre bien des dérives, et il est généralement les deux à la fois.

                          Dans le contexte actuel, l’état est juste le relais d’une oppression déshumanisante, et donc aliénante, d’un ordre économique mondialisé, dans lequel il ne sert en quelque sorte que de police locale... L’état n’est pas nécessairement ce qu’il faut abattre, mais aujourd’hui il est clairement un des maillons de la déshumanisation de masse. Son apport en terme de garde-fou est quasi nul, comme le prouvent les percées de loi de type HADOPI ou LOPPSI. Il en devient même, comme pour le reste, le relais et un agent policier de contrôle.

                          L’état est réduit, aujourd’hui, à un rôle d’accélérateur du chaos.


                        • lsga lsga 12 décembre 2014 19:51

                          La production est mondiale, donc les États Nations sont incapables, physiquement, de normer la production. En revanche, une démocratie directe mondiale... basée sur des conseils... qui décident ce qu’on produit et comment on le produit et le distribue... sur la base de débats scientifiques...



                        • Gandalf Gandalf 12 décembre 2014 19:55

                          C’est évident Isga.

                          Staline nous manque, il nous faut un stalinisme mondial (avec goulags type guantanamo et tout et tou).

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