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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > « Je ne crois pas l’Armée », affirme un ancien militaire

« Je ne crois pas l’Armée », affirme un ancien militaire

Dimanche 29 juin, un sergent du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) blesse dix-sept personnes en tirant au fusil d’assaut à balles réelles sur le public, lors d’une démonstration de prise d’otages dans le cadre d’une journée porte ouverte à Carcassonne.

La réaction gouvernementale prend très vite une allure politique, en privilégiant non pas l’explication de l’incident, mais la répression rapide au sein de la hiérarchie de l’officier responsable des tirs. Selon des sources militaires, le président Sarkozy dénonce alors l’amateurisme de l’Armée de Terre, et après quelques cafouillages médiatiques, le général Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre, est contraint à démissionner, remplacé par son numéro deux, le général Elrick Irastorza. Cette démission « extraordinaire » sous fond de « tempête politico-militaire  » a entraîné le report de la nouvelle carte militaire à fin juillet.



Fusil fr.wikipedia.org/wiki/FAMAS utilisé lors du drame


L’explication officielle du drame, donnée par le procureur de la République, Brice Robin, serait que le sergent aurait « délibérément » gardé des munitions réelles, mais qu’il « estime [en bon soldat - rajout de l’auteur] avoir oublié de les restituer », ce qui apparaît somme toute assez contradictoire. Selon cette explication, le sergent était en possession d’un chargeur contenant quelques balles à blanc et qu’il aurait rechargé avec « quinze à vingt balles réelles  ». Mais la justice ne trouve pas normale cette version des faits. Effectivement, le lieutenant-colonel Le Testu, du Service d’information de l’armée de terre, à Paris, affirme que le sergent était « munitionnaire des dix hommes de son commando ». Outre le fait étonnant que cette information soit délivrée par un service parisien et non directement de Carcassonne, elle est d’autant plus troublante que le sergent était complètement responsabilisé des procédures concernant les munitions, et qu’il semble assez incroyable que ce dernier ait « inconsciemment complété un chargeur dans lequel restaient des balles réelles ». En effet, l’ex-légionnaire franco-suisse Hans Wolf explique dans La Tribune de Genève que « tout militaire vide totalement son chargeur avant de le compléter pour s’assurer que la plaque de poussée des balles affleure bien  ». D’autre part, l’ancien militaire explique que « les balles à blanc et les balles réelles ne sont pas de même couleur et ne peuvent être confondues. Les munitions remises pour l’exercice sont comptées et recomptées systématiquement  », ce que confirme l’enquête journalistique de France 2 dans un régiment de Strasbourg, relatée dans cet article d’Agoravox. Le sergent responsable des tirs est de plus décrit comme un élément "stable, célibataire, très bien noté de ses chefs" selon l’état-major de l’armée de terre dans les colonnes du Monde. "Ce qui s’est passé est strictement impossible si le règlement est respecté", confirme un chef de corps au journal Le Point, et il apparaît difficile d’expliquer la déficience du bouchon du fusil d’assaut, qui aurait dû exploser sous l’impact des balles réelles, selon TF1/LCI.

Publié le 17 juin 2008, le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale prévoit une réorientation globale des directions de la Défense nationale, accompagnée d’un gigantesque plan social. Cette annonce a été dénoncée comme une « imposture » de la part d’un groupe d’officiers mutins anonymes appelé « Surcouf  », composé de généraux de l’armée de terre, de l’aviation et de la marine. Ces derniers pointaient le doigt dans une tribune du Figaro sur "l’incohérence" et "l’amateurisme" de la réforme prônée par le gouvernement. Le Livre blanc prévoit ainsi, entre autres, une réorientation de la Défense nationale vers le renseignement, qui s’institutionnalise notamment par la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et des Renseignements généraux (RG), depuis le 1er juillet en un organisme unique, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La politique gouvernementale s’inscrit également dans un atlantisme confirmé avec notamment une volonté de retour dans l’Otan, alors que les positions du président Sarkozy s’inscrivent déjà dans le giron de l’administration américaine en guerre infondée contre le "terrorisme global", qui n’existe que dans l’imagination de cette gouvernance politique comme le remarque avec raison Jean-Christophe Victor dans une récente émission du Dessous des cartes.


D’autres articles pour approfondir :

Comment est-ce possible ? Site internet de La Nouvelle République du Centre-Ouest - 1er juillet 2008

Tout ça paraît très étrange
Le Parisien - 29 juin 2008

"Théoriquement impossible" d’utiliser par erreur des balles réelles nouvelobs.com - 30 juin 2008

Des questions restent en suspens
20minutes.fr - 30 juin 2008






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99 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 8 juillet 2008 14:31

    Mouais, je ne suis pas sûr de cautionner ce que vous semblez suggérez à demi mot.

    Il n’y aurait pas eu d’accident, mais une manipulation de manière à décapiter l’armée alors que se prépare une réforme douloureuse pour celle ci ?

    Encore un complot dans le cadre du 11 septembre ? C’est marrant d’habitude, les militaires en sont les auteurs. Là ils en sont les vicitmes ?


    • Avatar 8 juillet 2008 14:40

      Zalka,

      Entièrement d’accord avec vous,

      C’est un accident malheureux et tragique comme l’explosion de l’usine AZF à Toulouse.

      Bon, l’enquête et la reconstitution, à l’instar d’AZF, vont pas être faciles à réaliser... smiley


    • hgo04 hgo04 8 juillet 2008 23:10

      Tiens, c’est étrange.... les balles à blanc, ne sont elles pas en plastique blanc ????

      Il y aurait eu un idiot sur terre pour faire que ces balles réelles et factices se ressemblent ???

      Enfin, ce que j’en dis, moi... mais je persiste à dire que les balles dites à blanc, sont en plastqiue blanc..... alors confondre les vraies, en laiton couleur kaki foncé... comme les balles des FAMAS,.... il faut vraiment le faire exprés..

      Même un daltonien s’aperçoit de la différence entre kaki foncé et blanc....

      Je n’ose imagnier s’il avait confondu une grenade en plastique bleu d’exercice et remplie de platre avec une couleur kaki offensive bourrée de tolite....

      tssss tssss.... quelque chose me chagrine quand même..


    • Achéron 9 juillet 2008 11:42

      @ hgo04

       

      "Enfin, ce que j’en dis, moi... mais je persiste à dire que les balles dites à blanc, sont en plastqiue blanc..... alors confondre les vraies, en laiton couleur kaki foncé... comme les balles des FAMAS,.... il faut vraiment le faire exprés.. "

      Vous semblez posséder quelques vagues notions en armement, mais elles s’arrêtent vraissemblablement à votre service militaire...

      pour votre information les dernières balles à blanc en plastique blanc étaient celles du MAS 49/56, fusil en service AVANT le FAMAS, qui est entré en service en 1981, il y a donc près de 30 ans...

      Comme vous pouvez le constater, vos infos datent "un peu" (j’aime manier l’euphémisme léger)...

      toujours pour votre culture d’homme du monde :

      les cartouches de guerre et à blanc se ressemblent par la forme, la matière au toucher (métalliques toutes les 2), sensiblement par le poids (cf. critère d’avant), seules les couleurs les différencient : alu avec un "picement " peint en vert sur 2 mm à la pointe "figurant l’ogive de la balle" pour celle à blanc et vert avec balle couleur cuivre pour les munitions réelles, avec pointe peinte en rouge sur 3 à 4 mm pour les balles traçantes... maintenant, pour les confondre toutes les 2
      AU CHARGEMENT, il faut effectivement le faire exprès... maintenant, en ce qui concerne le changement d’un chargeur "à blanc" par un chargeur "de guerre", le constat n’est pas aussi évident, dans le feu de l’action... (cf. mon long post explicatif plus bas...)

    • juluch 9 juillet 2008 14:27

      je rappelle à hgo04 que les balles d’exercices ne sont pas BLANCHES !!!! mais de couleur bronze, laiton
      les balles de tir sont vertes !!
      par contre les balles d’exercices de PA et d’ANF1 sont blanches.

      de ce fait le prolème est ailleur

      vous n’etes pas le premier à croire que les muns d’exercices sont blanches pour les FAMAS.

      merçi


    • hgo04 hgo04 9 juillet 2008 18:49

      Eh bien voila, au moins c’est clair.. lol.. c’est vrai que mon armée date un peu.. mais vous confirmez qu’il ne peut donc s’agir de confusions dans le chargement des balles dans le chargeur, par le toucher, la texture et même la couleur..

      Donc un chargeur complet de vraies munitions...

      Je précise, mais dois je le faire, que je ne m’en prends pas du tout à l’armée, que je pense bien mal en point pour certains corps....

      Un chargeur oublié de vraies munitions est donc la plus probable des solutions... La conspiration ?? je n’y crois pas trop...



    • morice morice 8 juillet 2008 15:10

      En dehors même de l’idée comme quoi notre militaire aurait mis ou non ses balles réelles lui-même, ce qui coince le plus c’est le non respect d’une consigne simple, celle de viser.. le public. C’est là que réside tout le problème, et le seul fautif c’est bien le militaire.. ou les gens qui ont formé ce militaire. Pour ceux qui ont l’habitude des armes, il ne peut je pense y avoir accoutumance aux consignes de sécurité...


      • juluch 9 juillet 2008 14:33

        désolé le public n’est jamais visé lors d’une démonstration !! d’ailleur dans l’esprit il n’est pas présent seul compte l’exercice, le drill.

        Sans vouloir offenser personne se genre de commentaire que l’on entend de partout depuis cet incident est une réaction de ........ civil !!
        désolé se n’est pas insultant.

        je me met à la place des militaires de cette unité et je compatit

        merçi


      • superesistant superesistant 8 juillet 2008 15:18

        cette théorie de complot me parraît un peu trop proche de celle du 11/9... je ne pense pas que Sarko et ses sbires soient obligés d’en arriver la pour couper la tête de l’armée..

        la principale feinte est qu’ils se servent de cet évenement qui tombe à point nommé pour décridibiliser l’armée et de remettre la décision à fin juillet date à laquelle la plupart des bidasses seront en vacances.. méthode déjà éprouvée pour de nombreuses lois peu populaires passées à l’emporte pièce par notre gouvernement bananier...

        pour une fois je pense que Sarko et sa clique n’y sont pour rien et profite juste de la mane céleste.... Pour avoir parlé de çà avec un gradé d’un régiment d’élite, il avouait à demi mot que ces unités ( GPC ) étaient remplies de cow boys avec un melon gros comme çà et qu’à force de penser être les meilleurs des meilleurs on en oublie sans doute l’humilité et certaines règles de sécurité basiques ( par exemple .. même chargée à blanc on ne pointe jamais une arme sur quelqu’un, encore moins sur une foule durant une démonstration...
         


        • Olga Olga 8 juillet 2008 23:52

          " ...étaient remplies de cow boys avec un melon gros comme çà et qu’à force de penser être les meilleurs des meilleurs on en oublie sans doute l’humilité et certaines règles de sécurité basiques ( par exemple .. même chargée à blanc on ne pointe jamais une arme sur quelqu’un, encore moins sur une foule durant une démonstration... "

          Sarkozy, il aime bien les cow-boys
          Il a un melon gros comme ça
          Il oublie sans doute l’humilité
          Même chargé à blanc, il tire à boulet rouge
          Et il est toujours en démonstration pour désarmer la foule...


        • finael finael 8 juillet 2008 15:27

           Comme vous je me pose ces questions troublantes.

           En outre il convient de souligner que le 3ème RPIMA est habitué à travailler avec les services de renseignements.

           Au vu des conséquences de cet accident (qui aurait facilement pu tourner au drame), conséquences politiques et conclusions étonnament rapides, j’ose une question iconoclaste : Etait-ce sur ordre ?


          • Emile Red Emile Red 9 juillet 2008 12:31

            Dans le genre parano, il y en a un autre, un qui se soucie peu d’orthographe...


          • el bourrico 8 juillet 2008 15:57

            Franchement, je n’y crois pas, simplement parce que c’est inutile. Sarko n’a pas besoin de ça pour jeter un sort à l’armée.
            Par contre oui, comme le dis Morice, déjà je comprends pas que la foule ai été visée, démonstration de prise d’otage dites vous ? Et oui, si les règles sont respéctées, ça ne peut pas se produire, mais c’est comme partout, il y a des transgressions.

            VIvement la détection du cerveau de seb59 grace au LHC.


            • nephilim 8 juillet 2008 16:22

              Ce qui me derange le plus dans cette histoire c’est le role qu’aurait du tenir le bouchon du fusil d’assault

              en effet si le fusil du militaire en avait été pourvu (comme l’oblige le reglement militaire lors d’exercice a balle a blanc) le dit sergent aurait au 1er tir constater qu’il tirait à balle réelle en effet l’espace n’est pas suffisant pour qu’une balle de famas puisse passer.

              Ou alors comme tout bon militaire il etait cramé et n’a rien vu, rien entendu .

              De plus ce charmant bidasse aurait regler son arme dans la 3em position.
              1er position : tir a l’unité
              2em position : tir par balle de trois
              3em position : tir illimité
              en gros ce trou de balle a vidé un chargeur sur la foule sans exploser son bouchon anti flamme ou du moins sans le voir (impossible) et tirait en illimité (position tres rare lors d’exercices) ca fait beaucoup d’erreurs pour un seul homme responsable et bien noté :)


              • jacoban22 8 juillet 2008 18:29

                @nephilim
                Votre commentaire est nul, vos connaissances en matière d’armes et de réglements militaires me semblent des plus sommaires et ne vous autorisent pas à porter un jugement sur le drame de Carcassonne ni sur son aspect""militaire" .


              • Traroth Traroth 8 juillet 2008 19:17

                Vraiment ? Personnellement, j’aimerais vraiment voir l’arme en question. Parce que si on considère qu’il a mis un BTB (bouchon de tir à blanc), la culasse aurait du lui péter à la gueule à la première cartouche. Et s’il n’a pas mis de BTB, l’hypothèse de l’accident devient hautement improbable (pour rappel, une cartouche à blanc tirée par un FAMAS sans BTB fait une flamme de 4 mètres !) : il aurait gardé des cartouches sans le faire exprès, les aurait graillé avec des balles à blanc, sans le faire exprès, alors qu’il est impossible de les confondre (les étuis sont kakis, et *il y a des balles qui dépassent devant !*), aurait oublié de mettre un BTB, aurait mis le FAMAS en mode rafale infinie (le réglage entre rafale de 3 et infini se trouve au niveau du boitier de mécanisme, à l’arrière, et n’est en principe *jamais* sur rafale infinie, pour plein de raisons : imprécision, gaspillage de cartouches, encrassage rapide de l’arme... Le choix entre coup par coup et rafale se fait lui au niveau du levier de pontet, à chaque fois qu’on désengage la sécurité), toujours sans le faire exprès, et aurait vidé son chargeur dans la foule de civils, au mépris des règles de sécurité les plus élementaires avec des armes à feu, que le premier chasseur du coin connait, mais que ne connaitrait pas un sous-officier d’un régiment de commandos ? Franchement, toute l’histoire ne tient pas debout !


              • Ronny Ronny 8 juillet 2008 23:01

                J’avoue ne pas comprendre non plus...

                Quelqu’un peut-il infirmer ou confirmer ce qui suit SVP.

                Le BTB sert pas uniquement de sécurité comme expliqué dans les journaux. Si je me rappelle mes "classes", il sert aussi et surtout à permettre le retour en arrière de la culasse sur les armes automatiques et semi automatiques par renvoi massif de gaz, et donc le réarmement de l’arme. Or j’ai comrpis qu’il n’y avait pas de BTB sur l’arme responsable du tir meutrier donc :

                a) soit le soldat ne l’a pas vu (ce qui me parait inimaginable) et on a affaire un un clampin de première, d’autant plus qu’il faut vraiment y aller fort pour confondre une balle à blanc et une munition de guerre. Le gars n’a pas vérifié son chargeur ou quoi ???? De plus si les balles à blanc avaient été chargées au dessus des balles réelles, ce qui expliquerait que le soldat ait cru à un chargeur de balles à blanc, le réarmement de la culasse n’aurait pas du avoir lieu et l’arme se serait bloquée à la première balle tirée faute de retour arrière de culasse. Donc le chargeur était muni de balles réelles au dessus de balles à blanc.

                b) soit le soldat l’a vu, et dans ce cas deux possibilités. Une, pas moyen pour lui de remettre le BTB au dernier moment, il aurait pu se dire que le tir de son arme serait vite bloqué et que cela passerait inaperçu parmi les rafales des autres armes. Soit il savait exactement pourquoi il n’y avait pas de BTB et dans ce cas les implications sont totalement différentes... et effrayantes. 



              • nephilim 9 juillet 2008 10:07

                qu’en savez vous ?
                10 mois au RMT 4 mois en yougoslavie en tant que grenadier voltigeur dans les troupes de marine, tireur de litre.je pense avoir suffisement de connaissance pour donner mon avis sur les consignes et les gravas de militaires que l’on trouve à l’armée.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juillet 2008 10:12

                les litres c ’était du gros rouge qui tache ?


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juillet 2008 10:21
                > "Je ne crois pas l’Armée", affirme un ancien militaire
                par nephilim
                 
                qu’en savez vous ?
                10 mois au RMT 4 mois en yougoslavie en tant que grenadier voltigeur dans les troupes de marine, tireur de litre.je pense avoir suffisement de connaissance pour donner mon avis sur les consignes et les gravas de militaires que l’on trouve à l’armée
                (IP:xxx.x34.59.105) le 9 juillet 2008 à 10H07

                Commentaire d’ un type se disant cadre dans une entreprise , donnant à l’ occasion des conseils sur l’ orthographe , l’ est pas belle la vie  ? l’ avenir de la France est en marche ...

              • Achéron 9 juillet 2008 11:54

                @  nephilim

                 

                "10 mois au RMT 4 mois en yougoslavie en tant que grenadier voltigeur dans les troupes de marine, tireur de litre.je pense avoir suffisement de connaissance pour donner mon avis sur les consignes et les gravas de militaires que l’on trouve à l’armée.
                "

                ca tombe plutôt bien que vous me disiez cela : tout ce dont je parle (cf. post plus bas) s’est rpoduit au RMT entre 1997 et 2003 où j’y servait comme instructeur tir à la cellule IST du régiment... on s’y est peut-être croisé, si votre ancienneté sous les armes vous le permet...

                Or à vous entendre, parler des différentes positions du sélecteur de tir du FAMAS, j’en conclu que vous n’avez pas du être très attentif en cours...

                toujours si votre ancienneté vous permet de vous en rappeler, je me permet d’attirer votre attention sur le fait qu’un incident SIMILAIRE s’est produit en 2002 à la Compagnie Antichar du RMT, mais sur un pas de tir et sans personne d’autre que des cibles en contreplaqué en face, heureusement... c’est pourquoi je me permet, moi, respectueusement, de vous demander d’arrêter de vous répendre en supputations vaseuses et assertions non fondées sur l’EXPERIENCE...

                D’avance et pour le gain de temps à venir, merci...

              • nephilim 9 juillet 2008 12:26

                pour information le rmt se trouvait en region parisienne a l’epoque dans l’Esonne et oui desolé pour mes termes utilisé cela remonte a 1994 1995 le temps a passé et l’armée n’est pas le genre de souvenir que je garde avec amour et surtout pas son langage.
                donc je sais de quoi je parle mon experience est assez longue pour ne pas me tromper, peut etre par contre que le fait de critiquer tout ces connards de bidasses alcolo bourrin vous embete ?? désolé ^^ l’armée n’est pas faite pour etre constituée de lumière mais de chair à canon.


              • Achéron 9 juillet 2008 12:42

                @ Nephilim

                C’est bien, je crois, ce qui nous différencie...

                J’ai quité l’institution depuis plus de 3 ans, et cette institution n’a pas, loin s’en faut, tenu toutes ses promesses à mon égard.

                Je n’en garde pourtant pas une rancune qui me fasse vomir sur tous ceux qui y servent, sans dicernement aucun, à votre exemple, car si j’y ai croisé mon lot de débiles congénitaux, tout comme vous sans doute, je n’ai pas fait abstraction des gens admirables que j’ai pu y rencontrer...

                Le nombre de cons dans les enceintes militaires est sensiblement le même que celui qu’on croise hors ces murs, dans la société dite civile... c’est encore mon expérience qui parle...

                Sans rancune...

                Achéron


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juillet 2008 12:59

                C ’était un commentaire de Néphilim , qui n’ est n’est pas :  connards de bidasses alcolo bourrin , ni une grosse merde non plus , juste un SS de la pensée à sa façon se promenant avec Siegfried , son berger allemand de la Baphière occidentale ...

                Le mec heureux et bien dans sa peau ...


              • Nobody knows me Nobody knows me 9 juillet 2008 13:13

                Le nombre de cons dans les enceintes militaires est sensiblement le même que celui qu’on croise hors ces murs, dans la société dite civile... c’est encore mon expérience qui parle...

                Le truc qu’on oublie, c’est que les militaires... viennent de la société dîte civile... Faut pas s’étonner non plus.


              • Achéron 9 juillet 2008 13:17

                @ Nobody knows me

                 CQFD


              • Iroquois Iroquois 8 juillet 2008 17:47

                La démonstration même est critiquable en faisant tirer des militaires au fusil d’assaut en rafales illimitées sur une cible au milieu d’une foule.Le drame a donné cette image désastreuse d’apprentis cowboys. Un commando est supposé agir dans la discrétion et dans la poursuite unique de son objectif sans usage disproportionné de la force. Il ne s’agit pas de la simple erreur d’un soldat. 


                • Traroth Traroth 8 juillet 2008 19:01

                  Cette affaire ressemble étrangement à un militaire qui pète les plombs, puis qu’on couvre parce que, par exemple, il n’était plus dans son état normal depuis qu’il a affronté une situation de crise en Côte d’Ivoire/Afghanistan/Tchad et que la réaction de sa hiérarchie a été de lui dire d’arrêter de faire son intéressant et de fermer sa gueule.
                  L’exploitation qui en est faite maintenant est clairement une illustration de la stratégie du choc, comme expliquée par Naomi Klein : l’armée a fait une connerie, il y a des blessés, et donc, en profitant de l’effet de choc suscité, on va pouvoir faire des réformes en forme de démantèlement (comme toutes les réformes de Sarkozy) sans que personne ne proteste, quitte à ce que ces "réformes" rendent plus facile d’autres incidents de ce genre, puisque l’armée va avoir de moins en moins les moyens de ses missions et que donc ses hommes seront de plus en plus stressés, que les procédures seront de moins en moins respectées, que ses matériéls seront de plus en plus défectueux, etc.


                  • geo63 8 juillet 2008 19:04

                    Sans vouloir polémiquer le moins du monde, il arrive que la réalité dépasse la fiction. En l’occurrence la réalité serait l’irresponsabilité totale du militaire impliqué. Un sergent, c’est étrange. Saura-t-on un jour le fin mot de l’histoire ?

                    Pour terminer sur une note un peu technique, de mon temps de service militaire (presque quatre décennies !), il fallait un bouchon avec des balles à blanc (MAS 47 ?) pour obtenir une pression suffisante faisant reculer la culasse et s’introduire une nouvelle balle (semi-automatisme), si mes souvenirs sont bons. Si grosso-modo c’est la même chose avec le "nouveau fleuron de l’armée", alors il ne peut pas fonctionner avec des balles à blanc sans bouchon, au moins automatiquement. Excusez-moi si ma remarque est ridicule, je ne veux surtout pas faire le malin, il y en a déjà trop sur internet.


                    • Traroth Traroth 8 juillet 2008 19:19

                      C’est toujours le cas actuellement avec le FAMAS. De plus, le canon produit une flamme de plusieurs metres si on tire une balle à blanc sans bouchon. C’est très dangereux.


                    • geo63 8 juillet 2008 19:52

                      @thrarot : merci, je vois que vous connaissez parfaitement la question. Donc si le FAMAS n’avait pas eu de bouchon : on aurait dû le voir ! S’il avait eu un bouchon, avec des balles réelles, boum !!!
                      C’est de plus en plus incompréhensible.


                    • JL JL 8 juillet 2008 20:00

                      En lisant les commentaires de personnes qui se disent ’autorisées’ sur ce fil et sur d’autres, il apparaît deux ’écoles’ : les uns disent que l’on peut fort bien tirer des balles réelles avec le BTB (Bouchon de Tir à blanc) mais que ça en réduit la dangerosité, les autres que ça fait exploser le canon.

                      Mais tous semblent d’accord pour dire que des balles réelles de ce calibre sans BTB auraient fait plus dégâts que ce que l’on a constaté. L’on a appris ce matin que 6 des 17 blessés de Carcassonne sont toujours hospitalisés. Autrement dit 11 personnes touchées sont sorties de l’hôpital au bout de quelques jours. Quasiment indemnes ! Un enfant de trois ans, touché au cœur par une balle faite pour tuer, est vivant !

                      A mon humble avis, l’hypothèse d’un tir à balles réelles et sans BTB doit être rejetée : selon toute vraisemblance, le militaire incriminé n’est pas un assassin.

                      Si nous ne retenons que l’hypothèse du tir avec BTB, lequel BTB réduit semble-t-il la puissance de ces balles, cela pourrait, toujours selon les ’experts’, expliquer que les victimes ne soient que blessées. Dans ce cas, il est possible que le tireur ne se serait pas aperçu que quelqu’un par malveillance lui aurait fournit un chargeur avec des balles réelles. Ici encore, cela suppose une mise en danger de la vie d’autrui délibérée et insoutenable. En revanche, il aurait constaté des dégâts sur son BTB et l’aurait signalé. Or, personne dans les médias officiels n’en parle.

                      On le voit, l’hypothèse que ces tirs auraient été effectués à balles réelles a donc du plomb dans l’aile. Cette histoire de balles réelles c’est du storytelling inventé pour discréditer l’armée.

                      Mais si ce ne sont pas des vraies balles à blanc qui ont occasionné les blessures constatées, ne peut-on pas supposer que c’étaient des balles à blanc défectueuses, voire expérimentales anti-émeutes ? Dans une telle expérience, il aurait été facile de glisser quelques balles anti-émeute expérimentales parmi les vraies balles à blanc, et même de les répartir entre plusieurs tireurs.

                      Trois avantages pour les instigateurs : le premier permet on l’a dit, de discréditer l’armée en limitant les dégâts collatéraux ; le second de faire une expérience grandeur réelle de répression d’insurrection ; le troisième, d’analyser les blessures provoquées

                      Parano cette hypothèse ? Pas plus que de croire qu’un soldat, gradé de l’armée française décrit comme "bien sous tous rapports" aurait délibérément et de sang froid tiré sur une foule pacifique avec une arme de guerre faite pour tuer.

                      Ma question est la suivante : qui a soigné ces blessés, et que disent les rapports d’opération ?


                      • geo63 8 juillet 2008 20:25

                        @JL. Dans votre hypothèse terrible les spectateurs deviennent des rats de laboratoire...C’est dur à avaler.
                        Faut pas pousser le bouchon...oups.


                      • JL JL 8 juillet 2008 20:38

                        " ... Ce fusil peut-être chargé de cartouches ordinaires, traçantes, plastiques ou encore d’exercice, voire de grenades... "

                        Il serait donc possible que les cartouches incriminées ne soient ni des cartouches à blanc ni des cartouches létales mais des cartouches d’exercice...


                      • JL JL 9 juillet 2008 09:36

                        @ géo63, non, dans mon hypothèse terrible les spectateurs ne deviennent pas des rats de laboratoire... On leur a seulement fait un peu peur et peu mal : un enfant de trois ans touché au coeur et qui est bien vivant ! Vous croyez qu’avec des balles réelles il ne serait pas mort sur le coup ? Rien à voir avec des milliers d’autres affaires de par le monde, soyez lucide.

                        La stratégie du bordel ambiant érigée en méthode de gouvernement : c’est la mise en pratique au quotidien de la stratégie du choc dénoncée par Naomi Klein depuis des années maintenant.


                      • Plus robert que Redford 9 juillet 2008 11:42

                        Je suis assez d’accord avec geo63 et JL... Tout cela est très confus, pour ne pas dire contradictoire sur le plan purement technique, et à mon avis, nous manquons cruellement de données pour pouvoir juger du pourquoi et du comment, et à qui attribuer les responsabilités...
                        Etant membre d’une espèce en voie de disparition, celle qui a fait son service militaire, je me souviens que nous utilisions à l’exercice une autre catégorie de munitions, les "balles-plast" avec nos vieux MAS. Si cela existe toujours, peut-être pourrait-on ainsi expliquer le peu de dégâts provoqués sur la foule par une rafale de FAMAS dont les effets sont normalement dévastateurs...
                        Par ailleurs, lors de ma période d’instruction, j’ai le souvenir d’avoir été enseigné par des militaires (professionnels) quasiment hystériques en ce qui concerne la sécurité avec les armes ! (faut dire aussi qu’ils s’adressaient à une bande de blaireaux civils n’ayant pour la plupart jamais tripoté un de ces engins diaboliques !) Quand nous pratiquions les exercices de tir avec ces fameuses balles plasiques, il n’y avait pas moins de trois personnes affectées à la surveillance de chaque tireur, et toutes les armes étaient contrôlées et recontrôlées à chaque fois...
                        J’en ai gardé une image globale de gens plutôt responsables et assez bien organisés sur ce point particulier de l’armement... mais c’était au tout début des années 80 !

                        Je ne puis m’empêcher d’évoquer, dans ce genre d’idées, le "suicide" de Pierre Bérégovoy un peu à la même époque : comment un garde du corps "professionnel" peut il envisager un seul instant de se séparer de son arme chargée et approvisionnée, pire, en la laissant dans une boîte à gants à la disposition d’une personne en proie à la mélancolie et voulant rester seule ???? 

                         Robert Boulin, reviens éclairer notre lanterne !!!


                      • E-fred E-fred 8 juillet 2008 20:36

                        L’article commence bien.

                        Pourquoi ne pas parler des munitions de guerres trouvée dans une boîte de présevatifs ? Le journal Le Monde en a parlé, un journaliste de La Dépêche du Midi aussi... les liens

                        Autre soucis ! Que des blessés heureusement, mais votre ex-légionnaire peut aussi parler des blessures occasionnées par des éclats de balles de 5.56 : http://www.lba.admin.ch/internet/lba/en/home/logistikleistung/sanit/loac/20 06.parsys.0013.downloadList.00131.DownloadFile.tmp/006kneubuehl.pdf


                        Pour le BTB : personne ne l’explique, ou ne veut l’expliquer clairement...

                        Mis a part cette déclaration : Normalement, un fusil préparé pour tirer à blanc ne peut pas tirer des balles réelles. « Pour tirer à blanc, le Famas doit être équipé d’un bouchon de tir à blanc (BTB), selon Jean-Vincent Brisset, ancien général de Brigade aérienne et directeur de recherche à l’Iris. » Si on tire à balles réelles avec un BTB, l’arme explose, mais on peut retirer soi-même le BTB.
                        Selon le Sirpa, le service de presse de l’armée, les règles de sécurité étaient respectées, puisque l’opération a eu lieu sur un terrain de démonstration de 500 mètres de larges. La foule était également maintenue à distance derrière une grille... Mais « personne n’aurait pû prévoir que des balles réelles seraient utilisées car par définition, c’est interdit. C’est incompréhensible », déclare le Sirpa
                        .

                        Donc, ici, "on peut retirer soi-même le BTB", donc, sous-entendu, le sergent peut le retirer lui-même ...

                        Un peu plus loin dans l’article : La justice dispose de films tournés lors de la fusillade. L’un, pris en temps réel par un militaire présent, montre que le sergent « s’est trompé lorsqu’il a rechargé son arme ». « Quand on voit le film, a déclaré le procureur, on comprend très bien que (le sergent) a à peu près un dixième de seconde pour enlever le chargeur initial, dont il a tiré les 25 balles et recharger. » « Il avait sur lui plusieurs chargeurs, le malheur a voulu qu’il choisisse par réflexe un chargeur qui était dans une poche et qui malheureusement contenait des balles réelles », a ajouté le procureur qui a martelé que le militaire avait tiré « involontairement ».



                        Un dixième de seconde pour enlever le chargeur...commencer à tirer les premiers coups à blancs,
                        et dévisser son BTB pour pouvoir tirer avec les balles de guerre, il faut combien combien de temps
                         ? Trois minutes  ! L’exfiltration d’otage est terminé depuis longtemps !


                        • E-fred E-fred 8 juillet 2008 20:40

                          pourquoi le lien de l’enquête journalistique de F2 mène à l’artilce de morice ? Où est passé le vrai lien ? Pas de trace d’enqu^te de F2 à Strasbourg sur le net...dommage ....


                        • Traroth Traroth 9 juillet 2008 12:33

                          Tiens, oui, c’est vrai, ça. Ca m’était sorti de la tête, mais j’en avais entendu parler.


                        • masuyer masuyer 8 juillet 2008 20:44

                          Faut-il plaindre les victimes ?

                          Ils n’avaient qu’à être allergiques aux parades militaires et autres facéties martiales.

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