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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Jeu coopératif contre compétition

Jeu coopératif contre compétition

JPEG Honte aux supporters qui se sont affrontés dans les rues de Marseille !

Honte à cette coupe d’Europe qui engendre la haine, le chauvinisme et la barbarie

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage", disait fort justement Jean Jaurès.

On pourrait rajouter que les compétitions internationales portent en elles la violence.

Quel exemple déplorable pour l’enfance que ces prétendus débordements qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg du principe tant vanté hier de l’olympisme où l’important c’est de gagner et que tout un peuple ne fasse qu’un autour d’une équipe sublimée !

 

Il faut arrêter de vanter le football comme sport de masse populaire.

Si les enfants jouent dès leur plus jeune âge à ce jeu, c’est parce qu’ils imitent les adultes et que depuis des générations et des générations la promotion quasi exclusive de ce sport est fait.

Comme tous les sports de compétition, c’est un sport de sélection.

Aujourd’hui les enfants sont appelés à s’intéresser au ballon rond dès leur plus jeune âge, avant même qu’ils soient coordonnés même s’ils ne maîtrisent ni le sens du jeu ni les espaces.

Dans de nombreuses villes, les clubs ont mis en place un classement par niveau : une, deuxième, troisième équipe et gare à celui qui joue mal.

J’ai peu d’expériences en ce qui concerne ce sport si ce n’est d’avoir développé une activité USEP en Mayenne en 1981 et 1982.

Instituteur à l’école maternelle, j’ai voulu proposer une activité le mercredi après-midi aux élèves de mon collègue enseignant en primaire.

Interrogés, les enfants ont voulu tout de suite faire du foot.

L’équipe a été constituée par tous les volontaires et nous avons participé à des matchs opposant des écoles du département.

Je me rappelle de notre première rencontre et du premier score : 17 pour nos adversaires et 0 pour nous.

Tout doucement nous avons progressé et les enfants étaient très contents quand ils ont perdu avec des scores de 7 à 3.

Ce qui me fut difficile c’est de faire comprendre aux enfants qu’aucun d’entre eux ne serait exclu… Ce ne sont pas les « forts » qui seront sur le terrain et les « faibles » sur la touche, le temps de jeu sera le même pour tous.

J’ai ensuite introduit le rugby inconnu alors dans les écoles… Le ludique l’emportait sur la compétition.

Il ne faut pas affirmer que les enfants ne cherchent que la victoire.

Le jeu coopératif chez les enfants comme pour les adultes peut faire des émules.

L’intérêt c’est de faire participer tout le monde et que le plaisir soir partagé.

JPEG Prenons par exemple ce jeu d’élimination qu’est la chaise musicale….

X personnes se trouvent chacune sur sa chaise et au signal du meneur elles tournent autour des chaises.

A un signal donné, alors qu’une chaise est retirée, chacune essaye de s’asseoir sur une chaise…..

La personne qui n’a pas trouvé une chaise où s’asseoir est éliminée et le meneur retire une chaise de plus…..

La version coopérative de ce jeu est beaucoup plus ludique et sans risque :

Le meneur retire chaise après chaise mais c’est le groupe qui doit trouver à s’asseoir : les chaises restantes doivent être occupées par une, deux ou x personnes…..

On arrive ensuite au résultat final collectif.

Je me souviens de quelques résultats : 23 enfants sur deux chaises et je me rappelle de leur joie collective…..

L’exploit était collectif.

Dans de nombreuses écoles, dans les stages BAFA, des enseignants et des formateurs essayent de développer un versant éducatif du jeu.

Ils y réussissent.

Ils ont une autre logique que celle qui se développe partout en France et ailleurs et qui consiste pour les promoteurs sportifs à sur-spécialiser et surentraîner les enfants très jeunes.

Cette pratique conduit parfois à des catastrophes en termes de développement…

Je me rappellerai toujours ce gamin de 16 ans qui, commençant très tôt l’haltérophilie est resté très petit….

 

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  3.11/5   (9 votes)




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16 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 13 juin 09:34
    Vous êtes nul comme animateur.
    pour le foot , c’est pas compliqué. 
    Au lieu de sortir des enfants parce que l’équipe perd, il suffit de réquilibrer les équipes.

    • Jean Rottenburger (---.---.165.186) 13 juin 10:07

      Ces émeutes étaient prévisibles, et voulues : Marseille, ville de lascars accueillent les pires hooligans du monde... Tout cela démontre l’incompétence de nos oligarques, ou plutôt leur logique du pain et des jeux : Avé Hollande ! Morituri te salutant !


      • France Europe République Europa Terra Nostra 13 juin 10:11

        CHALOT : Le football n’est pas un jeu, mais un spectacle sportif à finalité commerciale. La violence en est une conséquence, c’est la logique des jeux du cirque.

        Je valide la deuxième partie de votre article, sur les jeux de coopération, utiles dès le plus jeune âge de l’enfant pour apprendre le collectif et l’intérêt pour autrui... 

        • Gasty Gasty 13 juin 10:36

          Ben quoi ? Pour un supporter, un vrai « parce qu’on est pas des PD », (pas des PD) c’est ça le foot, une rencontre sublimé à coup de lattes dans la gueule.


          • jesuispascontent jesuispascontent 13 juin 10:37

            Sinon il y a des dizaines de vidéos ou l’on constate le rôle prédominant des racailles de cité dans ces violences.


            • tf1Groupie 13 juin 12:21

              Oui, oui, l’oligarchie a mis au point un plan obligeant tous les enfants à jouer et adorer le football dès le plus jeune âge. smiley

              Encore une de ces névroses de Charlot qui ne connait pas l’esprit d’équipe ; qui ne sait pas non plus que le football permet à des noirs, des arabes et des enfants de familles défavorisées de s’élever socialement, ce qui n’est pas fréquent dans la France de Chalot.

              Ou alors il doit trouver cela insupportable.

              Dire que cet auteur a droit à un forfait illimité sur Agoravox.
              Toute la misère du journalisme citoyen !!


              • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 13 juin 19:36

                @tf1Groupie
                 A Rome, les parias (esclaves) pouvaient aussi s’élever socialement, comme gladiateurs, quand ils avaient réussi à ne pas se faire tuer... Un modèle pour aujourd’hui ? Ne vaudrait-il pas mieux que ce soit l’école qui permette, par la coopération plutôt que la compétition, à « des noirs, des arabes et des enfants de familles défavorisées de s’élever socialement » ?


              • Loatse Loatse 13 juin 12:48

                J’ suis d’accord, l’esprit d’équipe y’a qu’ça de vrai ! ;)



                • juluch juluch 13 juin 13:18

                  Du pain et des jeux !


                  D’accord avec vous mr Chalot.

                  • fred.foyn Le p’tit Charles 13 juin 14:15

                    Le ballon de foot le nouvel emblème des Français avec la Laïcité et les mosquées...Allez les « cons » tous aux crampons et à la bibine..faut s’bourrer la gueule aux mafieux du PSpour aller voter..une p’tite bagarre..avec des blessés et des morts sinon rien..au pays du béret et des poubelles qui débordent.. !
                    "J’aimerais bien jouer dans un club italien... Comme le FC Barcelone par exemple."
                    Le Brésil va gagner l’Euro 2016...
                    Ça m’est égal de perdre tous les matchs si à la fin de la saison on est champions..
                    Il n’y a qu’ une seule possibilité : gagner, perdre ou faire match nul..
                    Je crois que Raymond Domenech est l’entraîneur le plus nul du football français depuis Louis XVI..
                    La situation est sans espoir, mais pas critique....
                    Quelques citations de personnages illustres du foot... !


                    • Albert123 13 juin 14:30

                      « Il faut arrêter de vanter le football comme sport de masse populaire. »


                      « Interrogés, les enfants ont voulu tout de suite faire du foot. »

                      donc selon vous il faut arrêter de faire d’un sport populaire un sport populaire ?

                      c’est un peu comme dans les expériences suédoises avec leur écoles issues de la théorie du genre, on forçait les jeune garçon a jouer avec des poupée alors que ces garçons voulaient majoritairement jouer avec des petites voitures, le résultat une culture de la castration et de la frustration chez toute une génération d’hommes (enfin ce qu’il en reste).

                      c’est d’ailleurs la seule chose à attendre de la part des transformistes gauchistes, des camps de jeunesse pour les enfants de sans dents que ni Mussolini, ni Hitler, ni Staline, tous de gauche, n’auraient reniés

                      Ici le transformiste de gauche veut nous vendre du 100 % coopératif, sans bien entendu prendre en compte les vertus de la compétition ; et bien évidement en écartant les vrais raisons qui font désormais du foot un spectacle d’abrutissement des masses.

                      le sport de compétition ayant tout autant de valeur que les jeux coopératifs, le 1er mettant en avant le dépassement de soi, le second la capacité à travailler en groupe, votre charge vise encore à castrer l’individu qui n’a pas le droit de se démarquer en bon gros égalitariste forcené que vous êtes, briser l’excellence et survaloriser la médiocrité reste votre crédo.

                      Votre idéologie, pour ne pas dire votre religion, ne mène qu’a l’impasse car l’excellence, celle qui permet d’élever l’humanité n’y a pas sa place et elle ne mène donc qu’au règne des médiocres, en atteste l’élection des 2 derniers gouvernements de gauche successifs dont les membres cumulent incompétence, inculture et lâcheté. 

                      NB : je n’apprécie pas le foot, je vomi la société du spectacle mais contrairement aux gauchistes je n’aspire pas à changer la réalité en n’ayant que mon nombril comme référent. 




                      • Aristide 13 juin 17:15

                        Ce mec est un danger public, non seulement incapable du moindre idscernementle voilà à présenter un jeu dangereux comme exemplaire. Des chaises partagées par un maximum d’enfants ? On s’imagine ce qui peut arriver si une chaise se retourne et qu’un enfant tombe sur un pied.


                        Et le voilà condamner le foot au prétexte de violences inadmissibles, comme s’il fallait condamner les manifestations pourries par les violences et les destructions d’une minorité de casseurs.

                        Ce type est un vrai nul.

                        • malko malko 13 juin 23:34

                          Dans le football, d’extrême gauche, chaque équipe doit marquer dans son propre but. et c’est celui qui en marque le moins qui gagne.

                           
                          Et ensuite, après le match, la coupe est donnée au perdant

                          • Samson Samson 14 juin 20:06

                            @malko
                            Si le coeur vous en dit, il existe d’autres variantes amusantes à restaurer smiley

                            « En effet, le jeu de balle était avant tout un rite symbolisant la cosmogonie méso-américaine ... D’une manière générale, la pratique cérémonielle du jeu de balle servait à révéler la volonté des dieux ...
                            De plus, ces cérémonies se terminaient systématiquement par la décapitation de l’équipe perdante ou du moins de son chef ... : ce sacrifice visait clairement à invoquer l’aide des dieux, le sang versé pouvant qui plus est être rattaché à la fertilisation des terres. Il existait même une structure, le tzompantli (ou autel de crânes), servant à recueillir les offrandes de ces têtes tranchées, exposées sur de longues traverses de bois.
                            Selon certains historiens, ce sont les vainqueurs du jeu qui étaient sacrifiés aux dieux, puisque cet acte était un honneur suprême... »

                            From Wikipedia


                          • Zolko Zolko 14 juin 10:41

                            Cher CHALOT, autant d’habitude j’aime vos articles autant celui-ci est complètement à côté de la plaque. Le sport C’EST la compétition, c’est même presque la définition même. Et non, ce n’est pas une invention du capitalisme mondial mais déjà les Grecs le pratiquaient, s’affrontaient entre villes, et le temps de jeux Olympiques était un temps de trêves des guerres.
                             
                            Le vrai problème avec cette coupe d’Europe est la mauvaise qualité de la police Française, qui ne sait rien faire d’autre que de chier dans son froc puis de taper sans discernement. On l’a déjà vu pour d’autres occasions, pas seulement ici. Quelques centaines de crétins agressifs sont capables de mettre la France à feu et à sang, alors imaginez ce qui arriverait si des événements vraiment graves arrivaient !


                            • Samson Samson 14 juin 15:53

                              « On pourrait rajouter que les compétitions internationales portent en elles la violence.
                              Quel exemple déplorable pour l’enfance que ces prétendus débordements qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg ...
                              Si les enfants jouent dès leur plus jeune âge à ce jeu, c’est parce qu’ils imitent les adultes ... »

                              Il serait intéressant d’analyser la fonction sociale et anthropologique de ces grandes compétitions internationales, et tout particulièrement du football, à la lumière de la théorie du désir mimétique développée par René Girard.
                              Les grandes fêtes sacrificielles (dont la corrida est un des derniers exemples « traditionnels ») étaient autrefois l’apanage du religieux : elles visaient à la gestion de la violence sociale inhérente aux groupes humains par sa canalisation sur une victime sacrificielle.
                              Les périodiques grand messes du foot gagneraient à en être interprétées comme un avatar « moderne » - soit pleinement intégré au capitalisme du show ou du sport-business -, regroupant pour l’occasion les foules sous leurs bannières locales ou nationales. Autant dire que le risque de débordement y est profondément inhérent !

                              « Ils ont une autre logique que celle qui se développe partout en France et ailleurs et qui consiste pour les promoteurs sportifs à sur-spécialiser et surentraîner les enfants très jeunes.
                              Cette pratique conduit parfois à des catastrophes en termes de développement… »

                              Un de mes oncles, convaincu des bienfaits du sport sur la santé, était un assidu de la course de fond et des compétitions de marathon. Vers la soixantaine, cela déboucha pour lui sur un diagnostic d’usure osseuse précoce au niveau des articulations du bassin, des interventions chirurgicales à répétition, l’incapacité d’encore pouvoir physiquement se dépenser, une profonde dépression le menant progressivement vers une forme de sénilité précoce, ... Rien que du bonheur !!!

                              Sûr que - si elle colle moins à l’idéologie dominante -, la mise en jeu d’une logique purement coopérative dans le sport imprime certains réflexes fondamentalement différents  : scout dans ma jeunesse, j’en garde les souvenirs inoubliables de quelques longs « trekking » à bicyclette ou du bonheur d’escalader encordé quelques parois rocheuses particulièrement stimulantes, ... smiley

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