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Journalistes levez-vous...

Qu’ouïs-je, qu’entends-je, nous serions les responsables de cette dette ? D’après ce fourbe d’Attali, seuls les peuples sont la cause de ce désastre. Alors bien entendu, les banquiers n’y sont pour rien, ni les politiques, ni les marchés financiers,…, nous serions donc les « flambeurs »de l’histoire…

C’est tout simplement de la désinformation… On envoie les donneurs de leçons prêcher le faux pour que le peuple ne sache pas le vrai. Il faut faire peur et faire culpabiliser la population.

Nous sommes dans une situation, pour ne pas dire autre chose, qui dépasse l’entendement. Nous sommes si endettés, qu’aucun plan ne pourra nous sauver, nous allons tomber de haut et certains plus que d’autres. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les plus grands experts qui en arrivent à cette conclusion désastreuse. Les banques, par le biais des gouvernements, nous ont pillés et sont maintenant sur le point de nous essorer définitivement, mais les jours sont comptés avant le grand « crack »…

Alors comment se fait-il que les personnes ne bougent pas ? Comment se fait-il que les gens continuent, dans la grande majorité, à faire comme si de rien n’était ? Pourquoi ne se révoltent ils pas ?

Tout simplement car ils ne sont plus informés, ou si mal que le résultat est le même. Plus de 80% de la population Française ne sait pas d’où vient cette crise de la dette. On leur dit que le pays est endetté et qu’il va falloir être un bon citoyen en se serrant la ceinture. Et puis que finalement ce n’est pas suffisant, qu’il va falloir remettre la main à la poche, et encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à en tirer… C’est triste, mais c’est ainsi.

J’ai toujours entendu dire que les médias constituaient un contre-pouvoir et la meilleure preuve est que les gouvernements successifs ont craint les médias. En effet, ils ont, ou avaient devrais-je dire, le pouvoir de communiquer à tout un pays et au delà, les faits, dérives, abus, menaces, bonnes et mauvaises nouvelles, sans devoir en référer à qui que ce soit avant. Alors bien entendu, les différentes enseignes ont toujours eu des penchants politiques, mais dans l’ensemble nous avions une connaissance assez large des news.

Alors où en sommes-nous ?

Et bien je suis au regret de vous annoncer, que les médias tels que nous les connaissions ne sont plus. Il est clair que tout ce pan de la démocratie s’est évaporé avec l’arrivée du « petit Nicolas ». Il a réussi à faire mains basses sur les médias grâce à ses amis de longue date. C’est avec préméditation qu’il a exécuté la « libre parole » au profit de journaux formatés creux et sans intérêt. Pire, c’est dangereux et immoral. Car s’il est des informations qui ne sont pas primordiales, d’autres en revanche devraient être librement apportée à notre connaissance, comme celle ne notre état de faillite définitive, ainsi que les tenants et aboutissant qui nous ont menés à cette situation…

Et les journalistes dans tout ça ?

Il est difficile de brimer cette profession. Ils sont comme la majeure partie des travailleurs, pris en otage par leur direction, « tu écris ce que je te dis d’écrire ou tu n’écriras plus jamais ». On dirait la chansonnette que l’on entend dans toutes les entreprises dans lesquelles le rendement est devenu roi et les directives sans appel. Les gens vont travaillés tous les matins en se disant que leur boulot leur apporte de quoi survivre. Une journée à Dysneyland et un Mac do de temps en temps, par les temps qui courent ce n’est pas si mal… Pourvu que ça dure… Bien entendu, nous entendons des voix discordantes et même des journalistes qui crient leur indignation face à cette ineptie.

Alors que faire ?

Bien que je ne sois pas partisan d’une révolution sanglante et loin s’en faut, il apparait de plus en plus probable que nombre de personnes vont se retrouver rapidement face à la réalité qu’ils sont ruinés. Lorsqu’ils vont se rendre à leur banque pour s’entendre dire que de leur compte en banques, de leurs économies si durement construites, de leur plan d’investissement, il ne reste plus rien… Va y avoir du sang sur les murs… Comme dirait l’autre, ce n’est pas une menace, c’est une promesse…

Nous avons d’un coté les « indignés » qui bien qu’extrêmement gentils et polis (ils arrivent à balayer la place sur laquelle ils squatent parce que les autorités le leur demandent), restent malheureusement très inefficaces. Nous ne sommes pas certains qu’ils soient eux-mêmes manipulés par d’autres personnes influentes. Il est en effet plus simple de canaliser quelques milliers de personnes et montrer sur les télévisions qu’il y a bien une contestation. Il n’est donc pas besoin au commun des mortels d’ajouter sa propre contestation à celle déjà ambiante…

Etrangement, je pense que finalement la clé est les médias. Ce qu’il faudrait, c’est prendre possession des grands medias et faire passer en boucle les éléments qui sont des preuves flagrantes du pillage des nations par les marchés... De plus, les interventions des forces de police qui ne manqueraient pas d’être ordonnées pour déloger les "effrontés" (on change de terme...) seraient retransmises en direct. Vous voyez la pub ??? Je reste persuadé que la grande majorité des journalistes sont ulcérés de voir que leur métier se résumer à faire passer des informations vides de sens et d’intérêt... Je ne parle pas de notre journaliste du midi "Jean-Pierre Pernaud" qui représente, à mes yeux, l’antithèse du journalisme.

Voilà ce que je pense, tous les pouvoirs politiques successifs ont toujours eu peur et respect pour les médias, qui constituent, de part leur rôle, le seul vrai contre pouvoir naturel.

Nous devons reprendre ce pouvoir d’information et je suis certain que les journalistes, dans leur grande majorité, se joindront à ce mouvement, car ce serait enfin leur dignité retrouvée...

Pour terminer, je reprendrais une citation de je ne sais plus qui, mais peu importe, "on ne régule pas le capitalisme, on le combat..." c’est tellement vrai.

PS : Effrontés (Wikistrike) : Audacieux, culotté, cynique, déluré, éhonté, hardi, impertinent, impudent, insolent, provocant, sans-gêne, vulgaire. Ca me va bien, soyons tout ça et tous ensemble.

Prenez soin de vous
Peter

par Peter mardi 22 novembre 2011 - 16 réactions
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  • Par JL1 (xxx.xxx.xxx.183) 22 novembre 2011 10:37
    JL1

    Bonjour Peter,

    d’accoird avec vous, c’est grave.

    Vous dites : "Et les journalistes dans tout ça ? Il est difficile de brimer cette profession."

    La même politique est appliquée dans tous les pays de l’euroland, quelle que soit l’équipe au pouvoir  : la dette est le moyen qu’ils ont trouvé pour donner le coup de grâce aux pays en difficulté par cette politique de l’euro fort voulue par les Allemands et les livrer en pâture aux oligarques de tous poils, mafias compris.

    La médiocratie, tout ce qui grouille grenouille ou scribouille dans les médias dominants n’a qu’un seul but : convaincre le bon peuple "si intelligent quand il vote comme on lui a dit", que quand ça va vraiment mal, c’est à cause de l’équipe au pouvoir mais que si on vire le bonnet blanc et qu’on met à sa place le blanc bonnet, tout ira beaucoup mieux.

    Hier matin sur France Culture, l’avocat du diable, j’ai nommé Brice Couturier, disait, je cite de mémoire, que si les Espagnols avaient voulu voter contre la rigueur, ils auraient voté pour l’équivalent de notre Front de gauche ; or cet équivalent disait-il, n’a fait que 11% !

    Je ne sais pas vous, mais moi je lui aurais volé dans les plumes !

    Dans 6 mois, que ce soit Hollande, que ce soit Sarkozy l’élu, Brice Couturier qui, avec ses acolytes du PPA - le parti de la presse et de l’argent - fait tout pour maintenir le FDG la tête sous l’eau dans les médias, dans 6 mois dis-je, ces salopards là nous diront que si les Français avaient voulu voter contre la rigueur, ils auraient voté pour Mélenchon !

    Un tel niveau de connerie frise la provocation tant il est indécent !

  • Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.190) 22 novembre 2011 11:57

    Avant, il y avait l’Église qui distillait la bonne parole des puissants et maintenant il y a les médias, et quand on sait que près de 90% des médias appartiennent à seulement 3 hommes,
    proches du pouvoir … et amis de notre cher président : N.Sarkozy ..........
    http://2ccr.unblog.fr/2011/02/18/informations-et-manipulations/

  • Par Richard Schneider (xxx.xxx.xxx.25) 22 novembre 2011 17:06
    Richard Schneider

    La plupart des médias font partie du système : ils inoculent dans les têtes les vérités que l’ultra-libéralisme mondial veut instaurer dans nos vieilles démocraties occidentales. Aujourd’hui, la VÉRITÉ de base est que, comme nous avons depuis trop longtemps vécu au-dessus de nos moyens, il nous faut expier. Parce que c’est de notre faute si nos gouvernants ont laissé filer les déficits. Rappelez-vous le livre de François de Closets : "Toujours plus ...", dans lequel avec une joie mauvaise l’auteur nous prédisait nos malheurs futurs.

    Le tour de passe-passe est gros, mais ça marche. Un exemple : les Espagnols ont plébiscité le PP qui leur promettait des "réformes" encore plus dures que celles déjà mises en œuvre par Zapatero !
    Aujourd’hui, ces mêmes médias s’extasient devant les plans de rigueur de Sarkozy-Fillon en les traitant de "courageux" ! Sarkozy a beau avoir creusé la dette de plus de 400 Milliards d’Euros depuis son arrivée au pouvoir, en partie en abaissant brutalement les impôts (lois TPA, Bouclier fiscal ...), il faut que les Français soient persuadés dans six mois qu’il est le seul (avec ses amis du Fouquet’s) en nous sortir de cette mauvaise passe. En gros, la propagande du système, c’est :
    "si vous ne voulez pas finir comme les Grecs, votez pour Sarkozy ; certes, il n’est pas populaire, mais c’est plus compétent  !"

    Moi, je veux bien que les "Indignés" contrecarrent cette mystification. Mais on ne les a pas beaucoup vus ni entendus en Espagne ... Leur action a été quasi-nulle en ce qui concerne les élections dans ce pays.

  • Par Holly_Crapp (xxx.xxx.xxx.29) 22 novembre 2011 10:35
    Jonathan Moadab

    Les media représentent le nerf de la guerre, les Indignés doivent les affronter frontalement pour pouvoir imposer leurs vues sur la scène médiatique !

    Mais oui, en tant que futur journaliste, je flippe franchement quand je vois ce qu’il m’attend...

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