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 Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Jurys populaires et démocratie participative

Jurys populaires et démocratie participative

Le Président Sarkozy, dans ses voeux de nouvel an, vient de rappeler qu’il souhaitait réformer la justice en installant des jurys populaires dans les tribunaux correctionnels. C’est une proposition de circonstance, bêtement démagogique, faite pour montrer une certaine détermination à lutter contre la délinquance. Outre le fait que c’est assez irréaliste il y a certainement beaucoup de choses à revoir dans notre système judiciaire et aussi pénitenciaire, avant de s’encombrer d’une réforme politicienne et qui sera trés couteuse, si elle se fait.
Il semble par ailleurs que Le Président Sarkosy essaye de prévenir la proposition de Ségolène Royal relative aux célébres "jurys citoyens de 2007, qui eux, relevaient de la question du débat démocratique. En partant de cette même idée, on pourrait, au lieu de juger les délinquants, contrôler les pouvoirs politiques. L’établissement d’un contre-pouvoir citoyen serait plus cohérent et répondrait bien plus logiquement à une exigence du moment.

Démocratie participative et Contre pouvoir citoyen

Depuis les élections de 2007, lors desquelles Ségolène Royal a remis à l’ordre du jour la démocratie participative, avec ses « jurys citoyens », ce concept est devenu une constante sociétale. Mais, il y a au moins deux acceptations de cette idée.

L’écoute des citoyens.

Il est alors question de leur demander leur avis. Ce n’est pas nouveau. Cela existe depuis la nuit des temps démocratiques ; les commissions extra municipales, les comités de quartier, les comités de pilotages et d’observation et de suivi, les enquêtes publiques, les débats préalables … 

Trois réflexions. 

- Ce sont, en général, les tenants du pouvoir ou du projet qui créent ces assemblées participatives, et qui plus est, les président soit eux mêmes soit par un représentant. Le citoyen n’est pas responsable de l’ordre du jour.

- Il y a dans ces comités, une apparence d’égalité entre les participants. C’est bien évidemment faux. Il y a les représentants d’organismes déclarés, des institutions, des lobbys de toutes sortes. Le citoyen individuel, même regroupé en association, n’est pas un partenaire comme les autres. Cette « démocratie participative » multiplie en fait les frustrations des citoyens engagés, qui sont rendus à l’état de "faire valoir" des pouvoirs en place, de "caution" aux décisions des élus, de chercheurs de subventions. D’ailleurs les commissions extra municipales par exemple sont passées de mode.

- Ces assemblées ne sont jamais décisionnaires. Il s’agit d’écouter les gens, de recueillir peut être des revendications, des avis, des projets. C’est peut être important mais les choix décisionnels seront fait ailleurs, s’ils n’ont d’ailleurs pas déjà été faits. Il peut même s’agir que de les faire admettre.

Cette « démocratie participative » ancienne manière, qui de fait suppléait d’une certaine manière au travail de l’élu, d’écoute des citoyens, de leurs avis et projets, ne perd pas de son intérêt, mais n’a pas empêché la dégénérescence de la démocratie représentative. C’est un constat. 

Pour un contre-pouvoir citoyen.

Cette demande de démocratie participative indique cependant que les citoyens veulent prendre la parole, face à l’inefficacité des contre pouvoirs actuels, qu’ils soient institutionnels ou médiatiques. La perte de crédibilité des contre pouvoirs actuels, est manifeste. Avant qu’un fatalisme démocratique, marquée par le développement de l’abstention électorale, ne s’exaspère, il est temps que notre démocratie fasse un bond qualitatif qui ne pourra que se traduire par une nécessaire implication citoyenne dans la vie politique. 

En effet, il s’agit bien d’organiser un contre pouvoir et non pas seulement de participer à des réunions ou de débattre sans fin. Ce contre pouvoir citoyen aura des compétences et des responsabilités non de décision ou de gestion, mais des fonctions de contrôle, de proposition et d’information. Le contre pouvoir citoyen inspiré des « jurys citoyens » sera construit sur la base de quelques principes.

- Ce contre pouvoir doit correspondre fidèlement à la hiérarchie institutionnelle et territoriale actuelle. A chaque niveau de décision, doit correspondre un contrepouvoir citoyen, en commençant par le niveau communal, cellule de base de la démocratie.

- La légitimité de ce contre pouvoir ne peut avoir la légitimité démocratique des assemblées élues qui seules, possèdent les pouvoirs de décision et de gestion politiques.

- Ce contre pouvoir citoyen doit être indépendant des pouvoirs élus ou administratifs.

Ce contre pouvoir reposera localement sur les « Chambres citoyennes » communales.

Les chambres de citoyens communales

Ces fonctions correspondent aux compétences d’un contre pouvoir moderne autant fait de contrôles des pouvoirs et d’investigations que d’information des citoyens..

Compétences de chambres de citoyens

1)  Fonction de contrôle des pouvoirs institutionnalisés. Les Chambre des Citoyens pourront créer des commissions d’enquête et d’investigation. Les Chambres des citoyens contrôleront la communication institutionnelle des différentes collectivités et en assureront la neutralité partisane. Elles seront en outre responsable du suivi des rapports de la cour des comptes

2)  Fonction de proposition et d’avis. Les Chambres des Citoyens prennent la totalité de leurs compétences, des Comités économiques et sociaux (rapports, études, avis). Les chambres pourront déposer des propositions de décision, de règlement, des avis auprès des assemblées élues.

3)  Fonction de relais-citoyen. Les Chambres de Citoyens auront la gestion des pétitions citoyennes, des référendums d’initiative citoyenne, l’organisation des enquêtes d’utilité publique et leur suivi, auront le pouvoir de créer des comités d’experts indépendants Elles seront le relais des demandes citoyennes d’intérêt général auprès, des pouvoirs publics.

4)  Fonction d’information des citoyens. Les Chambres des Citoyens, assureront le suivi et la bonne application de la loi de 1978 sur la transparence de l’action administrative et l’information des citoyens. (CADA), participeront ou géreront les débats publics sur les sujets de leur choix, assureront la diffusion des rapports publics réalisés. Cette dernière compétence est des plus importantes. Ce sont, en effet ces Chambres de Citoyens qui seront responsables de l'organisation des DEBATS PUBLICS. Ainsi sera résolue la question si controversée de ces comités d'experts et de commissions « théodule » assez obscurs.

Mise en place de ce contre pouvoir citoyen.

Le « contre pouvoir citoyen » est basé sur le tirage au sort de ces membres. Cette procédure est connue et acceptée pour les « jurys populaires » de qualité, dans les cours d'assises.

1) Dans chaque commune (au-dessus d’un certain seuil d’habitants) est créée une Association de Citoyens regroupant les électeurs volontaires pour faire partie de contrepouvoir citoyen. Cet ensemble de citoyens volontaires formera le collège dans lequel seront tirés au sort les membres des Chambre des Citoyens ».

Chaque Chambre Citoyenne sera composée d’un nombre équivalent de membres à celui de l’assemblée élue. Commune. Leur mandat sera équivalent à un demi mandat municipal.

3) L’indépendance de chaque Chambre Citoyenne sera assurée par l’inscription automatique du financement de son fonctionnement dans le budget de la collectivité correspondante. 

4) Les membres des Chambres citoyennes (les tirés au sort) seront responsables et devront rendre compte annuellement de leurs activités et de leur fonctionnement devant les « associations de citoyens volontaires » communales.

5) Un statut du « tiré au sort » sera établi, fixant le montant des indemnités de mandat, la charte éthique d’engagement et toutes autres mesure appropriées..).

Installation des chambres de citoyens.

De fait les compétences des Chambres de Citoyens nécessitent l’implantation dans chaque commune de plus de 3 000 habitants) d’une Maison du Citoyen, bien sûr dimensionnée et adaptée à l’importance de la collectivité.

Il n’en demeure pas moins, qu’un centre de documentation, de rencontres et de réunions citoyennes nécessitent la concrétisation de lieux individualisés, gérés par les associations de citoyens respectives. Il s’agit d’organiser pratiquement et techniquement un service public de la démocratie dans une sorte de guichet unique, léger et souple. 

Ce réseau de maisons de citoyens sera le gage d’une permanence et d’un renouvellement constant des volontés citoyennes pour participer au renouveau démocratique.

Cette proposition fait partie du Pacte démocratique 2012.

http://changerlarepublique.over-blog.com/



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Réactions à cet article

  • Par ddacoudre (---.---.---.43) 6 janvier 2011 15:39
    ddacoudre

    bonjour bernard 29

    certes il n’y a pas d’institution parfaite et notre démocratie « délégationnelle » gère la loi du nombre par tout un tas de réglementations restrictives, pour qu’il n’y ait pas 62 millions de français candidats qui votent indéfiniment pour eux mêmes.
    ensuite la démocratie repose sur une relation de confiance qui s’acquiert par la socialisation au travers de la famille et l’école afin d’avoir d’honnête citoyens capable de maitrise de leurs pulsion et d’avoir de « sages » transgression. cette dualité nous a donné le pouvoir et ses contres poids ou ses contre pouvoirs suivant les circonstances.

    moi qui comme d’autres ait vécu notre descente démocratique aux enfers, je peux t’affirmer que tu as faux sur toute la ligne.
    en aucune façons les responsables des pouvoirs politiques ou des contres pouvoirs ou poids, ne sont responsables des situations que nous vivons aujourd’hui.
    ceux sont eux les citoyens qui ont régulièrement voté pour l’application des programmes politiques de leurs candidats, ce sont eux les citoyens qui croient qu’une adhésion à un parti ou un syndicat est une carte alimentaire, ce sont eux qui croient que dans la vie il ne faut pas se battre pour ses idées, ce sont eux qui croient que les autres s’occuperont de ce dont ils ne sont pas capable et qu’en plus ils accepteront de se faire cracher dessus, ce sont eux qui préfèrent se rendre dans les temples de la consommation plutôt que dans les réunions citoyennes, ce sont eux qui plutôt que de passer au stade adulte reste dans une enfance servile du père dont ils recherchent en permanence l’image, ce sont eux qui ont une ignorance démagogue et croient que l’état est là pour être à leur porte, ce sont eux qui croient que l’instruction donne l’intelligence de l’existence, ce sont eux qui attendent que les caille tombe toutes rôtis, ce sont eux qui servent en permanence leur tyran.
    j’ai passé les 30 dernières années à voir les citoyens fuir les instances ou ils avaient la parole, que ce soit les partis ou les syndicats, oh par pour bien loin, pour leurs loisirs, pour leurs télés, pour leur achats, en un mot pour vivre.
    je n’en fais pas le reproche, mais quand il fallait les solliciter pour défendre leurs intérêts, il y avait toujours une traite qui les rivaient à l’inaction, ensuite sont apparus toutes les excuses possibles et inimaginables qui ne cachaient que la couardise, et faute d’avoir le courage de défendre leurs intérêts, ils l’on confié à ceux qui les exploitaient, belle preuve d’intelligence.
    ainsi par leur défection ils ont fait le jeu des élites car la place qu’ils refusaient d’occuper l’a été par d’autres.
    tout de même au bout de trente ans les effets de cette désaffection sait faite sentir , mais pour le pire.
    les citoyens n’ont plus confiance dans les partis, dans les syndicats, dans les élites, dans les instances économiques, dans les institutions bancaires (hors rapport individuel), ils ont confiance encore en la justice et la police. en clair, s’il faut que je te le traduise ils sont bon pour la dictature, car aucun d’entre eux n’a et n’aura individuellement la capacité de mobiliser le mécontentement.
    et il ne faut pas croire au leurre du net. pour se mobiliser il faut se sentir solidaire de quelque chose, or ils ont tout absolument tout abandonné et non en commun que le refus.

    j’ai certes noirci le trait, car ils en reste encore qui s’impliquent, comme toi, mais ce que je veux te faire mesurer que ce n’est pas parce que tu vas élaborer des structures de contrôles et de surveillances comme au meilleur temps du bolchévisme que cela comblera la fracture intellectuelle qui c’est créé.
    au pire ton organisation ne ferait que changer le pouvoir de place avec tout ce qu’il a de corrupteur quand ce sont les mêmes qui y tournent en rond.
    mais il ne faut pas désespérer.
    ddacoudre.over-blog.com .
    cordialement.
    banque
     

    • Par bernard29 (---.---.---.240) 6 janvier 2011 16:15
      bernard29

      Tout d’abord une remarque en passant.

      vous dites ; « mais quand il fallait les solliciter pour défendre leurs intérêts, il y avait toujours une traite qui les rivaient à l’inaction, »
      Justement, c’est vraiment l’inverse parfois.
      J’ai mené pas mal de combats écologistes chez moi, et bien je peux t’assurer que les gens ne se mettent en mouvement que si justement leurs intérêts sont en cause. il faut même les combattre pour les arrêter.

      Mais plus généralement. Le projet consiste a revaloriser la participation civique, non pas a casser le systéme de représentation politique. Au contraire même, il s’agit de le remettre à sa place éminente. Mais , c’est parce que l’on s’est totalement reposé sur le systéme représentatif qu’il a abusé de sa position. 

      Enfin je voulais signaler aussi que mon systéme d’appel aux citoyens, qui sera un ajout parallélle au systéme électoral, est un appel vers les volontaires. ( les tirés au sort seront tirés parmi un collège de volontaires pour un mandat limité). Ils seront en fait mandatés par l’association des volontaires. C’est aussi une sorte de délégation.


      En conclusion, je pense qu’il faudra bien dépasser le cynisme et le sceptisisme politiques ambiants, si on veut redonner un peu de sens à la vie en société. (école , la famille, oui bien sûr, mais il ya aussi la formation civique que la société doit dispenser à tous). Nous sommes contraints et forcés d’imaginer un«  Nouvel âge démocratique »

    • Par ddacoudre (---.---.---.43) 6 janvier 2011 16:45
      ddacoudre

      re bernard

      j’ai une vie de combat derrière moi et au bout un échec retentissant le vide citoyen d’aujourd’hui. crois-tu que nous ayons pu ensemble être tous mauvais en même temps.
      je ne vais pas te décourager de militer bien au contraire, mais il faut qu’au cours de la vie apparaissent les événement qui pousseront les populations vers le but qu’on leur montre. ce n’est pas les peuples qui choisissent leur avenir, souvent ils le subissent, c’est dans le combat des minorité agissantes que cela se passe. ensuite le peuple se rallie à celle qui gagne, désolé tu veux faire jouer au peuple un rôle qu’il ne tiendra pas, avant il faut le sortir de sa mangeoire.
      ce qui n’empêche pas une minorité d’être, heureusement, sensibilisé, elle représente toujours 1/3 de la population, généralement c’est elle que l’on appelle le peuple qui marche, une constante irréductible.

      cordialement

    • Par YVAN BACHAUD (---.---.---.35) 6 janvier 2011 18:05

      95% des citoyens ne veulent pas « participer » a la vie de la commune ou autres collectivités territoriales. En revanche ils sont 82 à 88 % a souhaiter pouvoir organiser un référénedum sur le sujets de leur choix.( Sofres mars 2003)
      Il ne veulent pas un bureaucratisation de la vie des collectivités territoriales a doubler les frais de gestions MAIS pour les réduire..

    • Par bernard29 (---.---.---.240) 6 janvier 2011 18:13
      bernard29

      à Yvan Bachaud

      qu’est-ce que vous en savez des envies des citoyens ? et qu’est-ce que vous en savez de l’augmentation des frais générés par le projet ? (gérer c’est choisir ce que l’on veut faire) .

      A mon avis, et je vous l’ai déjà dit ; votre proposition pour des « référendums généralisés » me semble une proposition destructurante et négative. C’est peut être pour cela que vous argumentez de façon lapidaire et non argumentée contre toutc e qui n’est pas un RIC.

    • Par bernard29 (---.---.---.240) 6 janvier 2011 18:15
      bernard29

      je pense en effet, qu’on a beaucoup bougé, s’est beaucoup investi sur les définitions de l’avenir sociétal que l’on voulait et en considérant comme négligeables les moyens organisationnels d’y arriver. (une avant garde, un mouvement un leader, une grande occasion et allons y, ça suivra enfin si on gagne). 

      Aujourd’hui, les seul objectifs que j’essaye de faire avancer, sont ceux d’une précarisation des pouvoirs et d’une rénovation démocratique qui sont à mon avis indispensables. 

      Mais je ne mésestime pas le fait qu’il soit assez paradoxal de poser aujourd’hui de telles questions alors que les craintes, les peurs, les soucis des gens relèvent bien plus des domaines économiques, sociaux , financiers, et de la survie, enfin d’après ce que nous disent les médias. Enfin la crise morale n’est pas à négliger dans une société française qui demeure, aussi et paralléllement, une société d’épargnants et de petits bourgeaois. C’est bien pour celà que dans le non sens actuel, il est peut être utile de réfléchir au socle de notre organisation démocratique et à la question des pouvoirs politiques.

      je ne sais pas trop si je suis bien clair.  !!!

  • Par YVAN BACHAUD (---.---.---.35) 6 janvier 2011 18:10

    J’ai mis sur e site de Bernard29 ;
    Une critique in situ dans la proposition MAIS impossible de la copier coller ici pour je ne sais quelle raison ! quelques lignes passent en revanche !
    on pourra échanger sur le blog !

  • Par clostra (---.---.---.101) 6 janvier 2011 18:48

    Belle idée mais cette fois il me semble que vous mettez en place une usine à gaz...
    Je retiens la désignation par tirage au sort.
    Mais il faut faire plus simple et pour intéresser les concitoyens à la vie de leur commune, il faut aller à la plus élémentaire de leur demande.

    Un exemple : sur notre quartier - celui des Pyramides à Evry - tout le monde sait que le premier des problèmes à résoudre est celui des Parkings privés et souterrains. C’est également eux qui font l’originalité du quartier : chaque parking étant à l’aplomb de son appartement. Le quartier est piéton.
    plus de 5 ans que ça dure. Le quartier étant piéton, ce sont des tonnes de vivres qui transitent de parkings de fortune vers les entrées d’immeubles situés à quelques 20 ou 50 mètres. Pour avoir eu à nourrir une famille nombreuse, je ne vous dis pas le nombre de dos cassés...
    La seule proposition entendue en Conseil de Quartier est celle du cabinet du Maire, incitant les habitants à téléphoner à la police municipale pour signaler les voitures qui se garent - même provisoirement - devant les immeubles.
    Résultat : on n’y croit pas !

    Voilà pourtant un problème - dit provisoire qui dure...- que les habitants peuvent résoudre ensemble avec des propositions très concrètes. Peut-être de commencer les travaux de rénovation par ça...

    Voilà ce qu’il faut rendre possible si nous voulons - mais les « représentatifs » ne le veulent pas - intéresser les citoyens.

    • Par bernard29 (---.---.---.240) 6 janvier 2011 20:41
      bernard29

      « Voilà pourtant un problème - dit provisoire qui dure...- que les habitants peuvent résoudre ensemble avec des propositions très concrètes. Peut-être de commencer les travaux de rénovation par ça... »

      Et comment vous faites pour décidez ce qu’il faudra faire entre vous ? parce que vous croyez que c’est vous allez décidé ce qu’il faut faire ? D’abord vous allez créer une association. Il me semble que si ça dure depuis 5 ans vous auriez déjà du le faire et faire des propositions. Et là il faudra suivre des préocédures, des règles, et là c’est le conseil municipal qui décidera. A moins que vous puissiez résoudre seul la question. la municipalité sera certaine contente à n’en pas douter . 
       

      Mais j’aurais voulu savoir pourquoi ma proposition vous paraît être une usine a gaz ? La base du projet est aussi l’organisation d’une association sauf que ce n’est pas pour monter des projets mais pour contrôler et faire en sorte que les régles et procédures démocratiques sont bien suivies. Une fois que la reconnaissance des chambres de citoyens est établie par la loi avec les compétences légales, c’est trés facile à faire . Plus facile que de résoudre votre problème il me semble. 

    • Par clostra (---.---.---.247) 7 janvier 2011 12:04

      Oui, vous avez raison et ces associations d’habitants (également les amicales ou conseils syndicaux, et même les regroupements de ces associations pour gérer l’espace privé piéton entre les immeubles) existent ou ont existé.
      Sur ce quartier-là, l’AHE1 (Association des habitants d’Evry1) a eu la grande chance d’être préservée - car c’était dans ses statuts - des assauts partisans. Elle a à son époque disposé d’une commission Aménagement particulièrement active et appréciée des partenaires municipaux.

      Que s’est-il donc passé ?
      La crise bien sûr entrainant une crise des vocations associatives.
      Mais pas que.
      Il y a d’ailleurs eu une tentative d’OPA qui a fini par échouer. Des « parachutés » sans grand écho pour la population et sans grand effet sur les problèmes des habitants dont ils ne connaissaient pas l’histoire.
      Puis, il y eu la récupération de la gestion d’équipements de quartier tels qu’un Centre social. Ce après divers déboires et de dégradations, « justifiant » une prise en main par les services municipaux ainsi que toutes les subventions afférentes. Il aurait fallu une vraie volonté de laisser cette part aux habitants eux-mêmes.

      Il est à noter que l’AHE1 avait dans ses membres des personnes d’autres associations, amicales...siégeant à titre individuel. (car on sait que les personnes morales sont une calamité pour les vraies associations de citoyens).

      Est arrivé le « Conseil de quartier » justement introduisant à outrance la présence des « personnes morales ». Devinez la suite...

      Deux petits exemples éclairant :
      Pour la nième fois, une grille métallique située sur un lieu de passage très fréquenté a été volée. Ceci entraînant un trou extrêmement dangereux pour les enfants du quartier.
      Les services municipaux disaient avoir commandé la chose qui tardait à arriver - avec peut-être sous entendu que ce quartier l’avait bien mérité...je m’égare-

      La colère m’a prise à ce sujet car il y avait déjà eu un accident plutôt grave d’une personne ayant eu le pied pris dans ce trou et j’ai dit - au téléphone sans doute - que c’était vraiment irresponsable et que j’allais finir par aller acheter une planche pour attendre en sécurité le remplacement de cette grille.

      Par bonheur - je vous laisse apprécier - il semblerait que mes communications téléphoniques soient écoutées.
      Le lendemain, la planche était installée..

      Voilà comment « on » fonctionne quand on débarque sur une ville sans connaître les relais qui ont fait leurs preuves et ont toujours donné de leur temps pour leur quartier, leurs enfants allant à l’école etc

      L’« usine à gaz » est celle qui contraint plus qu’elle ne libère.

      Un petit ajout à propos des difficultés engendrées par l’absence de Parkings, dans un espace entouré d’HLM dont on devine les présidences : l’idée était, à n’en point douter, de tranformer cet espace piéton en voie de circulation...

      Voilou

    • Par clostra (---.---.---.247) 7 janvier 2011 12:13

      Un petit ajout, comme ça, à la cantonade puisque ce média citoyen devrait être lu - on comprendra pourquoi certains évitent les communications téléphoniques pour préserver leur vie privée -
      Vient d’être installé une sortie ou entrée de parking encore non mise en service qui débouche sur le chemin piétonnier le plus fréquenté par les écoliers des deux écoles primaires pour se rendre dans leurs deux écoles : la rue des Pyramides.

      Après tout, on continue à faire notre boulot de citoyens responsables par tous les moyens, excepté peut-être celui d’être « fiché » en se rendant sur les sites internet municipaux...

    • Par clostra (---.---.---.247) 7 janvier 2011 12:57

      Je poursuis un petit peu car ces exemples sont éclairants pour une initiative participative.
      Qu’est-ce qui amène les gens à être désabusés - on imagine dans ce cas, des « tirés au sort » ne s’investissant pas car avouez, c’est tout de même assez compliqué ?
      C’est que leurs attentes soient déçues, souvent, c’est vrai « a posteriori ». C’est lorsque quelque chose a disparu qu’elle commence à manquer.

      autre exemple dans ce sens : la sculpture monumentale du Dragon (30 000 m2) à laquelle « personne » ne faisait attention mais sur laquelle des milliers de petits évryens1 grimpaient lors de leurs déplacements, lorsque les parents allaient faire leurs courses, fait que de plus en plus de gens empruntent un trottoir qui borde un site propre des autobus car cet espace n’attire plus les enfants. Les habitants savent l’exprimer. D’autres ont tenté de prévenir sa disparition...

      Il me semble qu’il faut accompagner l’expression citoyenne en évitant soigneusement les partisans et autres courtisans.

      Je reviens sur mon commentaire ci dessus.

      Normalement, je devrais avoir une réponse du stylé : « on a tout prévu. Les enfants passeront par un autre chemin. » Oui mais deux choses :

      - cet autre chemin est hypothétiquement piéton...

      - cet autre chemin fait faire un détour à une petite moitié d’écoliers.

      Parlons des détours piétons.
      A l’origine du quartier, les urbanistes avaient prévu des cheminements piétons sinueux pour flâner.
      Comme contrairement à ce qui est dit, ce quartier n’est pas construit sur dalle, déjà, les personnes allant prendre le train ont commencé à utiliser les trottoirs cités pour aller travailler et non ces jolis petits chemins de flânerie. Mais ce qui a été merveilleux : ce sont les « chemins d’âne » qui ont commencé à apparaître. Ces sentiers, ces fameux sentiers dont on se demande toujours comment, par qui ils ont été tracés (pour aller au plus court d’un point à un autre) : par l’intelligence de nos pieds !

      C’est cette même intelligence associée à la fréquence des départs pour l’école en catastrophe qui va faire que cette petite moitié d’écoliers va rencontrer ces parents pressés au volant de leur voiture, ou rentrant chez eux tout aussi pressés...

      On appelle ça de la culture, tout simplement.

  • Par beo111 (---.---.---.133) 6 janvier 2011 21:59
    beo111

    Je soutiens les jurys populaires dans les tribunaux correctionnels.

    • Par Peachy Carnehan (---.---.---.119) 7 janvier 2011 01:44
      Peachy Carnehan

      Tu soutiens surtout la connerie, tête de gland mal coiffée. Ton maître Sarkozy vient de fermer 400 tribunaux pour de prétendues raisons budgétaire et tu voudrais rémunérer à prix d’or des armées de jurés qui n’y entendent rien au droit ?

      Plus de 90% des jugement rendus par les tribunaux correctionnels ne concernent que des affaires liées aux divorces, aux contraventions, aux nuisance sonores, aux conflits de voisinage et au chat de la mère Michelle qui a fait pipi sur le mur du père Lustucru. Et tu voudrais un grand jury ? Tu ferais mieux de militer pour l’indépendance du parquet, sot.

      Retourne à l’école, arrête de lire le Figaro, va chez le coiffeur et change de chemise.

    • Par beo111 (---.---.---.133) 7 janvier 2011 10:36
      beo111

      Je ne connais pas les détails du dossier mais :
      - il me parait normal que des gens tirés au sort reoivent une compensation financière lorsqu’ils perdent une ou plusieurs journées de travail ;
      - le tirage au sort est un moyen incorruptible pour désigner une assemblée. Niveau indépendance, y’a pas mieux ;
      - il faut apprendre au peuple à gouverner, et dans la tradition judéo-chrétienne le premier pouvoir qui apparait c’est celui des juges ;
      - à la fin du réveillon chez moi un convive a battu sa femme devant leur fille de sept ans. Je ne me moque pas des « faits divers » ;
      - je n’ai que faire de vos insultes qui ne cachent que maladroitement la nullité de votre argumentation.

    • Par bernard29 (---.---.---.156) 7 janvier 2011 12:44
      bernard29

      je suis d’accord avec peschamann , sans les invectives . Elles sont inutiles.

  • Par JL (---.---.---.22) 7 janvier 2011 07:39
    JL

    Cette idée de jurys populaire relève du populisme le plus méprisable autant que de l’irresponsabilité politique la plus déplorable.

    J’approuve à ce sujet le post de Peachy Carnehan ci-dessus.

    Par ailleurs, je voudrais dire ici que les jurys populaire avaient une raison d’être au temps des jugements d’assises définitifs. Dès lors que ces jugements sont révisables, les jurys populaires n’ont plus de sens : en effet, ces procès ont perdu le sérieux attaché à la solennité de la peine. Les jurés peuvent se trouver impliqués malgré eux dans des simulacres de jugements comme ce que l’on a vu par exem^le aux procès diys d’Outreau. Pour ma part, je n’aurais voulu pour rien au monde, participer à une telle comédie !

    Le contre pouvoir dont parle l’auteur n’est qu’une épine dans le pied du véritable contre pouvoir au politique qu’est la Justice.

  • Par kéké02360 (---.---.---.69) 10 janvier 2011 14:10

    Les voeux du président seront exaucés au delà de ses espérances , d’ici peu les tribunaux populaires jugeront les ripoux avant de les pendre smiley

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