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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’art du vivre ensemble est-il de se soumettre aux religions (...)

L’art du vivre ensemble est-il de se soumettre aux religions ?

La tentative de certains chefs d’Etat de ramener la religion au centre du débat démocratique est une grave erreur de jugement et une regrettable option de civilisation rétrograde qui ramènerait la valeur du savoir au rang de l’ignorance.

Celui qui veut savoir cherche une réponse rationnelle, celui qui se contente de croire s’invente une excuse qu’il appelle Dieu. L’utilisation du mot dieu pour qualifier abusivement ce qui est inconnu est un acte de soumission de la pensée qui déresponsabilise et dénature la capacité du raisonnement humain.

Pour donner du sens, une éthique nouvelle à l’évolution des pensées et des comportements humains, il ne faut pas revenir en arrière et se remettre à confier son destin à des puissances supposées divines et hors de soi.

Il faut réapprendre la convivialité entre les êtres, le naturel intérêt pour le dialogue avec l’autre, la générosité naturelle et les élans du cœur au service des plus faibles et plus démunis.

Il faut donc réapprendre à vivre ensemble et à s’assumer pleinement en tant qu’individu dans une société. A être UN inclus dans deux et plusieurs.

La hiérarchie humaine ne peut donc plus être que verticale de Dieu à l’homme, du chef de l’Etat à son cercle dirigeant et à son parti, du patron à l’employé. Elle doit s’organiser en cercles de personnes d’une manière horizontale, en fonction de leurs intérêts qu’ils soient moraux, éthiques, économiques, politiques (au sens du bien-être de la cité et de la collectivité qui y vit) ou encore des loisirs, de la recherche du confort, du bien-être et de l’harmonie, de la qualité de vie et du bon sens du vivre ensemble.

Apprivoiser et modifier son environnement en fonction de ses besoins n’est certes pas une chose facile, mais il faut avant tout prendre conscience de soi et des autres, de ses besoins, de ce que l’on veut pour se satisfaire, pour rencontrer son bonheur autant que de prendre conscience des besoins de l’autre afin de pouvoir progresser ensemble et construire une vie collective ou chacun trouve sa juste place, son utilité, sa raison d’être et son confort individuel.

L’équilibre du monde ne réside pas dans une alliance des religions et des pouvoirs étatiques de gouvernants plus ou moins mégalomanes, mais plutôt dans l’effort de prise de conscience individuelle autant que collective et aussi par la promotion de l’envie partagée de vivre ensemble de simples vertus chaleureuses et humaines.

Nous avons eu la Déclaration des droits de l’homme, il faut maintenant l’adhésion à la déclaration individuelle de l’humain qui pourrait être la suivante :

Je respecte toute forme de vie et être vivant avec curiosité, la même ouverture d’esprit et de dialogue sans jamais céder au fanatisme, à l’incompréhension, à la médisance et au rejet d’autrui.

J’accepte d’apprendre pour grandir et toujours mieux comprendre la nature du monde qui m’environne afin d’y offrir ma générosité et l’acquis de mon nouveau savoir.

Je rejette la violence et les agressions de l’autre sous toutes ses formes : physique, sexuelle, psychologique, politique, religieuse, économique et sociale.

Je ne suis pas coupable des actes et des horreurs qui sont commis sur cette planète, mais je chercherai à toujours assumer entièrement ma responsabilité humaine pour apaiser les victimes de la souffrance infligée.

J’assume la responsabilité entière de mes choix de vie et choisis systématiquement les moyens et les solutions plutôt que les excuses et les refuges.

J’agis avec conscience pour préserver la planète et offrir à nos enfants une terre où ils pourront vivre et grandir.

Je veux avec d’autres réinventer et partager toute forme de solidarité pour améliorer la qualité de vie des êtres humains.

Cet an nouveau, ce siècle sera-t-il enfin l’âge adulte où les hommes et les femmes renonceront au nom d’un non-sens divin né de leur imagination et auquel ils choisissent de croire pour se rassurer afin d’aller vers une alliance citoyenne et universelle du vouloir du bien-être collectif ?


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64 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 18 janvier 2008 13:19

    Ce n’est pas une erreur quand dans des villes vous avez des clandestins qui n’ont aucunes cultures politique en dehors de la religion et qui envahissent des quartiers entier en les communautarisant et en exigeant la construction de mosquées ! dans des pays catholiques !

    A quand des églises catholiques en terre musulmane

    Je suis athé et anti-religieux mais la trop grande tolérance que nous avons donné au "droit à la différence" font qu’aujourd’hui,nous ne serons plus demain dans des pays libres de penser ,de lire et de dire mais de se taire comme cela existe depuis des années dans certains quartiers en France.

    Chirac a reconnu que la France ne pouvait pas s’engager dans une guerre contre un pays mulsuman (Syrie,Iran) sans voir certains quartiers rentrés en "resistances armées"

    Oui,il faut rappeler que l’Europe à une culture catholique et exiger le respect des religions en terre d’Islam

     


    • Gilles Gilles 18 janvier 2008 16:06

      "A quand des églises catholiques en terre musulmane"

      Ma foi il y en a déjà plein........de la Tunise, l’Egypte, en passant par le Liban, la Turquie, la Syrie, la Palestinne et l’Iraq. Enfin, je parlais d’églises chrétiennes

      En Iran j’en sais rien, mais il ont des synagogues avec des juifs dedant même


    • Lil_Pims 18 janvier 2008 22:34

      rolala mais il n’y avait pas de bibliotheque la ou tu as grandit ? pas de tv ou juste TF1 ?


    • Grasyop 20 janvier 2008 15:07

      Lerma, comment pouvez-vous à la fois vous dire antireligieux et en même temps exiger le respect des religions ? Et si vous êtes athée et antireligieux, pourquoi souhaitez-vous qu’il y ait des églises catholiques quelque part ?

      On ne peut pas exiger le respect d’une religion, ni même le respect des religions dans leur ensemble. Tout ce qu’on peut exiger, et qu’on doit exiger, c’est le respect d’une liberté, la liberté de croyance et d’expression. Et ça vaut autant pour l’expression d’une parole "sacrée" que pour celle d’un blasphème.

      Par ailleurs, je vous rappelle que la France n’est pas un pays catholique, mais un pays laïc (en théorie, du moins).


    • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 15:10

      @ Gilles

      Combien d’églises en arabie Saoudite ?

      Excusez mon ignorance.


    • Grasyop 20 janvier 2008 15:22

      À Cascabel :

      Si nos voisins Saoudiens font n’importe quoi dans leur pays, est-ce une raison ou une excuse pour nous, pour faire n’importe quoi dans le notre ?


    • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 15:47

      @ Graysop

      Je posais juste une question. Je ne proposais rien.


    • str13 6 février 2008 18:10

       @lerna

      et c’est pas toujours gentiement que les églises chrétiennes se sont installées en terres étrangères. Il me semble que ta culture est très limitée, mais tu peux y remédier gratuitement (bibliothèques, internet, dictionnaires...) avant de sortir ce genre de bêtises


    • str13 6 février 2008 18:22

      la religion a été inventée par l’homme

      1) pour tenter d’expliquer de façon souvent abracadabrante ce qui ne l’était pas encore

      2) pour soumettre la masse populaire à une élite dominante lorsque les-dites élites se sont apperçues du pouvoir que ça leur conférait.

       


    • aurelien aurelien 18 janvier 2008 13:33

      Non l’art du vivre ensemble n’a rien à voir avec la soumission à n’importe quelle forme d’autorité psychologique ou morale en la matière.

      Vivre sous une autorité religieuse particulière, est acceptée la division dans la société, parce qu’il y a vos croyances, et les miennes, et elles sont antagonistes, même si en surface, on joue le jeu de l’entente cordiale, comme le font la plupart des dirigeants religieux avec leurs homologues. Cela ne veut pas dire non plus l’inverse : vivre sans autorité, et que l’on peut faire ce que l’on veut. Nous sommes chacun de nous la société. La société n’est pas une image ou quelque chose d’extérieur à nous, nous sommes la société nous-mêmes, en situation. Nous en faisons partie qu’on le veuille ou non. Aussi, vivre sans considération pour ce qui nous entoure, que ce soit les autres personnes, la nature, l’environnement, est créer soi-même une société fermée, égoïste et destructrice. Vivre selon une idéologie personnelle, sous sa propre autorité, que l’on impose à soi-même ou que l’on essaie d’imposer aux autres, est aussi créer une société basée sur la division et sur le conflit. Donc comprendre les mécanismes de l’autorité, aussi bien intérieure qu’extérieure, comprendre nos motivations personnelles, est plus important que de se soumettre à une autorité nous dictant comment vivre, et nous promettant d’être récompensé, sous forme de croyances, comme le font les religions. Les religions n’ont jamais apporté la paix dans le monde, c’est un fait, que l’on peut voir au quotidien, pas plus que les idéologies politiques ou humanistes, car la réalité est que nous vivons dans la division : les croyants, les non-croyants, les idéologues et leurs différents dogmes, peu importe que leurs volontés soient bonnes ou mauvaises à la base, toutes ces choses agissent dans la fragmentation, telles personnes souhaitant imposer aux autres sa vérité, son modèle, sa philosophie...etc par le biais d’organisations ou de réseaux d’influence, et au détriment des autres, sans concordance d’actions. Lorsque l’on souhaite faire de bonnes actions, de l’humanitaire, du travail social, on n’agit aussi que dans le cadre de la société et sur un de ses fragments : que ce soit la pauvreté, la précarité et l’injustice. Nous n’agissons pas totalement sur la société elle-même pour la changer, mais pour en modifier certains de ses aspects, mais ses aspects sont inhérents à la société : toute action fragmentaire aura un résultat fragmentaire, et finalement, les modifications ne seront que superficielles. Il suffit de voir comment les sociétés reposent, non pas sur leurs richesses, mais sur la présence d’associations le plus souvent bénévoles essayant de contrebalancer les effets destructeurs de leur économie, et en en maintenant par la même occasion la structure, en s’y insérant. Les moyens sont devenus plus importants que la fin, et la fin justifie les moyens : on autorise la violence si la fin nous semble juste, mais en fait, le moyen et la fin ne sont pas séparés ; lorsque l’on est violent au début, le résultat d’une action née de la violence ne pourra être pacifique. Une question est donc : peut-on agir dès le début sans utiliser la violence, plutôt que d’attendre que la fin, la méthode utilisée nous libère de la violence ?


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 20 janvier 2008 14:14

        Bonjour,

        "Non l’art du vivre ensemble n’a rien à voir avec la soumission à n’importe quelle forme d’autorité" - J’avoue que je suis un peu scotchée de lire +9 au bas d’un commentaire qui commence de cette façon.

        En fait, je ne suis pas hostile au commentaire d’Aurélien dans son ensemble, mais il me paraît être d’une confusion extrême. Aucune civilisation ne se développe sans rapports de soumission et d’autorité, et l’autorité est précisément ce qui apaise la violence en passant par l’intégration de normes collectives. Vous ne comprenez pas le mécanisme de l’inhibition et donc vous ne comprenez à peu près rien.

        Mon commentaire paraîtra sévère, il est simplement honnête. Ensuite, je trouve que le titre de l’article de Xaparo est assez stimulant, mais là encore je ne suis pas d’accord avec cette vision typiquement calviniste qui ne veut croire qu’à la morale individuelle pour fonder une société sage, unie et cohérente. La dernière phrase de l’article : Cet an nouveau, ce siècle sera-t-il enfin l’âge adulte où les hommes et les femmes renonceront au nom d’un non-sens divin né de leur imagination et auquel ils choisissent de croire pour se rassurer afin d’aller vers une alliance citoyenne et universelle du vouloir du bien-être collectif ? L’alliance ressort du religieux, à la différence du contrat : le vocabulaire vous trahit. (voir J Ellul, théologien protestant, notamment dans "La parole humiliée" si ma mémoire est bonne).


      • xaparo xaparo 20 janvier 2008 14:45

        Je connais assez peu la théologie protestante mais je vous remercie de l’information. Voici par contre ce que j’ai trouvé en rapport avec l’utilisation du mot alliance dans la bible :

        Ce que nous appelons « Alliance » ne doit jamais être entendu dans la Bible comme un rapport symétrique de deux partenaires qui entrent dans un rapport contractuel l’un avec l’autre et s’imposent mutuellement des obligations et des sanctions : cette idée de partenariat (Partnerschaft) de même niveau est inconciliable avec l’image biblique de Dieu.
        Selon description de l’Académie des Sciences Morales et Politiques.


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 20 janvier 2008 15:40

        La religion est par nature une affaire publique et la réduction à la sphère privée est inconcevable pour quelque religion que ce soit. La laïcité est un compromis historique utile. On peut vénérer la liberté de conscience, c’est aussi une croyance, attention au syncrétisme : ça fait plaisir à tout le monde, mais c’est un mythe superficiel et incohérent.

        La conscience ne saurait être tenue pour une affaire exclusivement individuelle depuis que nous avons lu le docteur Freud et quelques-uns de ses épigones, par conséquent il n’est pas forcément facile de partager l’espace public quand les ressorts de la conscience sont basés sur des imaginaires différents. Plus les cultures se ressemblent, plus les différences peuvent surprendre et être difficiles à supporter.

        La puissance d’une société, ou d’une civilisation pour prendre un mot à la mode, dépend de la créativité des individus qui nouent des relations autonomes. C’est la force de la démocratie, et sans doute de la culture chrétienne qui a laissé de la place aux individus. Maintenant, autonomie ne dit pas indépendance. La divergence des références recouvre des différences de perception de l’espace public, c’est ce qu’on appelle bien souvent les valeurs. Or celles-ci sont encore davantage héritées des cultures religieuses que des compromis politiques.


      • Grasyop 20 janvier 2008 16:31

        « On peut vénérer la liberté de conscience »

        Peut-être existe-t-il des gens qui la vénèrent. Pour ma part, je me contente de l’exiger.


      • Hermes Hermes 21 janvier 2008 13:52

        Il ne faut pas confondre "cvilisation" et "empire". 


      • eric 17 février 2008 08:47

         

        A Céline Erlatif et à l’auteur

        Bon je découvre cet article un peu tard mais :

        La je crois qu’il va falloir lire d’autres livres d’Ellul.

        Il n’y a pas vraiment de morale Calviniste parce qu’avec l’apôtre Paul, les calviniste pensent que le christianisme est un dépassement de la morale.

        C’est toujours compliqué à expliquer à des « Pharisiens », c’est à dire des légalistes ou des partisans d’une morale code de la route.

        Un exemple peut être. On lit, « tu ne tueras pas » (en hébreu, c’est le temps de l’inaccompli que l’on rend par un futur en français), c’est assez différent de « Ne tues pas » c’est plus une promesse qu’un sens interdit.

        D’autre part, les calvinistes ne croient absolument pas à la seule morale individuelle pour construire une société. Conviction que la démocratie n’est pas le dernier mot de tout ( à nouveau par peur du légalisme, l’église ne se défini pas comme une démocratie) mais qu’en tout état de cause elle est indispensable.

        En général ils ont recours aux mêmes genre de méthodes que pour gérer leurs églises. Le système presbytérien synodal.

        Elections à tous les niveaux, autogestion, respect de procédures transparentes à tous, participation de chacun. C’est sans doute ce qui explique pourquoi les démocraties nées dans des pays de culture calviniste sont souvent présentées comme des modèles notamment en matière de civisme.

        Les premiers traducteurs de la bible ont traduit Tora par nomos, loi, or le premier testament parle moins de ce que doivent faire les hommes que de ce que Dieu a fait pour eux pour qu’ils s’en souviennent.

        Ce qui est premier, ce n’est pas la loi mais la libération qui s’inscrit effectivement dans l’alliance.

        Mais dans le second Testament, l’alliance prend un caractère un peu différent car Dieu y est tour à tour un nouveau né, et un homme souffrant tout en restant un Papa, Abba en araméen (et non un père freudien)

        Cependant, même dans l’ancien testament , la relation avec Dieu, même tout puissant, n’est pas exempte de négociations. C’est je crois dans célébration biblique ou talmudique que Wiesel parle du dialogue entre Abraham et Dieu après le sacrifice d’Isaac. Abraham lui dit, tu m’as mis à l’épreuve avec la vie de mon fils et ce n’est pas joli joli, donc tu me dois….mais ce n’est pas une négociation de marchand de tapis, c’est encore un acte de foi d’Abraham une preuve de sa confiance en Dieu.

        Enfin je découvre par la même occasion les articles de Madame Ertalif et je dois dire que j’y trouve ce que j’espérais trouver sur ce site. A vous lire plus souvent.


      • jeanclaude 18 janvier 2008 14:10

        Un vrai croyant a exactement les mêmes objectifs. Son adhésion à sa religion est libre. Tout ceci en conformité avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, bien sûr.

        « Se soumettre aux religions » est une expression qui n’a pas de sens pour moi. J’ai autour de moi assez de personnes qui n’y croient pas pour que mon adhésion, chaque jour, soit volontaire. J’exerce ma liberté d’adhérer à la vérité.


        • aurelien aurelien 18 janvier 2008 15:02

          On ne peut pas adhérer à la vérité, la vérité ne peut pas être enfermée dans une organisation quelle qu’elle soit, sinon ce n’est plus la vérité, c’est une idéologie, un dogme. La vérité n’est pas parcellaire, il n’y a pas ma vérité et la vôtre, sinon ce n’est pas la vérité ce dont il est question. De même la vérité n’est pas l’effet d’un choix, d’une volonté. Le choix, la volonté sont présents lorsqu’il y a intention et dilemne. La vérité n’est pas croyance, ce n’est pas quelque chose que l’on peut s’approprier, ce n’est pas un objet personnel, ni un objet collectif, car ce n’est pas une construction de la pensée, elle ne se trouve pas dans les livres.

          Aussi, la croyance est plus un effet d’une certaine éducation religieuse, que d’un choix libre et d’un libre-arbitre. Vous pouvez croire être libre d’adhérer à une religion, mais ce n’est que la résultante de votre propre parcours personnel et de votre propre inclination à adhérer à telle ou telle croyance. Et alors vous acceptez une autorité psychologique, et vous acceptez le conformisme, car c’est une position confortable : il est beaucoup plus sécurisant de se savoir appartenir à un groupe, d’autant plus si ce groupe vous promet des récompenses spirituelles si vous vous y conformez, que de chercher par soi-même en étant réellement libre de toutes les influences ce dont il est question au sujet de la vérité. Si réellement vous voulez savoir ce qu’est la vérité, ce n’est pas en adhérant aveuglément aux croyances d’une collectivité, mais en comprenant déjà pourquoi est-ce que vous y adhérez et quelles sont les conséquences personnelles et collectives de cette implication. La vérité n’est pas au loin, n’est pas une abstraction, sinon elle ne vaut guère plus que n’importe quelle autre théorie ou philosophie, et la recherche commence au plus proche et au plus simple, car si vous ne pouvez pas déjà voir ce qui est simple et proche et qui vous concerne directement, vous ne pourrez pas aller vers ce qui est plus inacessible, plus profond et plus impersonnel.


        • jeanclaude 18 janvier 2008 14:29

          @ lerma - vous pourriez au moins ne pas réduire le christianisme au catholicisme. Vous montreriez ainsi un peu de culture de cette Europe dont vous parlez. Vous êtes « prisonnier » de votre ressenti de l’ex royaume de France. Allez déjà dans les provinces où le protestantisme a été « continué », ou là où il a résisté, pour vous aérer un peu de vos oeillères culturelles.

          Pour le reste, la question de l’islam est réelle. Mais on n’étouffera pas l’immigration, on la freinera, je l’espère. Amalgamer la question de la religion et de l’intégration sans nuance, c’est aussi ne pas prendre de la hauteur. ce n’est pas la meilleure manière d’avancer sur cette question.


          • anny paule 18 janvier 2008 14:56

            L’art du vivre ensemble commence par le Respect de l’Autre, quel qu’il soit, croyant , agnostique ou incroyant.

            Nos religions occidentales, les religions monothéistes procèdent toutes de la foi, de la conviction personnelle mais nul n’a pu prouver scientifiquement l’existence de Dieu (Dieu dont le nom et la forme varient selon la religion).

            Notre bonne vieille morale laïque, même si elle était profondément inspirée des morales judéo-chrétiennes permettait le respect de l’autre. Je ne pense pas que les principes fondamentaux du coran soient très différents... Ce n’est pas par les religions que nous favoriserons le vivre ensemble mais par la tolérance et le respect des autres.’


            • aurelien aurelien 18 janvier 2008 15:20

              La tolérance est une forme d’hypocrisie : je ne pense pas comme vous, mais je vous "tolère" ; je ne dis pas qu’il faut prôner l’intolérance , ce qui serait absurde, mais la tolérance et le respect sont des notions tellement galvaudées et ayant perdu de leur sens : ces notions reposent sur l’acceptation tacite de l’état de division au sein de la société avec en filigrane l’idée que l’on ne peut rien y changer. Mais l’on s’attarde trop sur le contenu de la division et sur les formes qu’elle prend : catholicisme, bouddhisme, hindouisme, protestantisme,... et leur corrolaire athéisme, rationnalisme...etc, que sur le phénomène de la division lui-même et qui crée le conflit. C’est l’identification à des groupes et des croyances ou non-croyances particulières qui sont à la source de cette division, et cette identification est un mécanisme de la pensée facilement observable en chacun d’entre nous. Ce n’est pas tant la forme de la religion qui crée le conflit, que le processus de pensée à la base de toute croyance ou de toute adhésion à certains dogmes de pensée et qui divise les gens entre eux.


            • anny paule 18 janvier 2008 15:54

              A Aurélien,

              Il faudrait, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, que nous précisions le sens que chacun de nous donne aux mots qu’il utilise.

              Ainsi, pour moi, "tolérance" signifie d’abord ne pas interdire, ne pas exiger, et la liberté résultant de cette abstention ; mais également compréhension de l’autre dans sa différence, dans sa croyance, dans son dogme, éventuellement. Je peux ne pas penser comme lui, mais j’accepte qu’il ait une pensée ou une croyance différente de la mienne.

              Je ne pense pas que ce sens soit si "galvaudé" que cela !

              Quant au "respect", c’est, dans mon esprit, le fait de prendre en considération ce qu’il est, ce en quoi il croit et ce qu’il pense, sans que cela puisse influencer ma propre pensée, mon propre jugement ou ma propre croyance.

              Les deux termes sont constitutifs de celui de laïcité qui implique une forme de neutralité et d’indépendance vis à vis de toute forme de religion : le laïc tolère et respecte les religieux dans leurs croyances et ne tente pas de pénétrer dans le domaine strictement privé et personnel de leurs croyances.


              • aurelien aurelien 18 janvier 2008 16:27

                A Anny,

                Je n’ai pas de définition toute faite dans le moment de ce qu’est la tolérance ou le respect, mais ce que je vois dans votre message est l’idée sous-jacente ou peut-être, la croyance, en une liberté de pensée.

                Sommes-nous libre de penser ? Ou sommes-nous conditionnés à penser de telle ou telle manière, selon notre éducation, notre parcours intellectuel, notre vécu ? Pensez-vous qu’un enfant né dans une famille religieuse, grandissant dans un environnement religieux, soit libre d’adhérer à sa religion particulière, et de développer sa pensée au travers de cet arrière-plan éducatif ?

                Nous avons alors chacun des pensées différentes, des croyances différentes, et nous nous protégeons de tout ce qui pourrait remettre en question voire démonter, nos propres croyances et nos propres pensées, et nous nommons ce processus d’auto-protection : tolérance, respect, n’est-ce pas cela qui se passe en fait ?

                D’autre part, la supposée neutralité de la laïcité n’est-elle pas aussi une forme d’arrogance, une position d’arbitre entre les différentes religions, et la neutralité existe-t-elle vraiment, ou n’est-elle pas une utopie du moindre mal, face à cette division et ces croyances éparses, dont les fondements sont bien plus anciens que ceux tout récents d’une laïcité fragile, comme le montre les divers débats et polémiques de société autour de ces thématiques ?


              • Lairderien 18 janvier 2008 18:04

                Bonjour,

                Non la laïcité n’est pas neutre, c’est déja en soi un engagement contre les religions.

                En effet, toutes les religions tendent à prendre en charge et diriger tous les aspects de la société.

                Donc une république laïque tend à retirer aux religions leur tutelle sur la vie de la société en les confinant (autant que possible) à la sphère privée. En ce sens elle agit bien (même très bien) contre les religions.

                Lairderien

                PS : quant à la tolérance, elle ne doit jamais aller juqu’a accepter l’intolérance (qui est le plus souvent le propre des religions et notamment de celle se réclamant d’un livre sacré)


              • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 15:37

                @Annie

                Je vous tolère.


              • chabou chabou 18 janvier 2008 16:13

                 

                Se soumettre a une religion c’est l’accepter sans conteste, or on s’apercoit qu’aucune religion ne repose sur des bases credibles, s’est donc s’exposer a suivre des dogmes qui s’averent faux ou s’avereront faux tout ou partie

                 


                • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 18:50

                  @chabou

                  Apprenez à écrire !

                  Après on en reparlera de vos maximes.


                • anny paule 18 janvier 2008 17:53

                  A Aurélien,

                  J’ai passé mon enfance, comme nombre d’entre nous, dans ce pays, immergée dans un bain de chétienté.

                  Je dis "chrétienté" volontairement puisque la branche partenelle tarnaise était essentiellement protestante (et avec eux, en vacances, j’ai suivi les offices religieux au temple protestant), tandis que la branche maternelle était profondément catholique (J’ai été baptisée, j’ai assisté à la messe, fait ma communion, comme normal à cette époque là).

                  Puis, mon parcours intellectuel et personnel, ma réflexion, font que je me suis distanciée des deux religions pour devenir agnostique. De cette enfance, je garde peut-être le principe d’une spiritualité, d’une forme de transcedance mais qui ne s’incarnent pas en une essence divine... Tout ceci pour expliquer que ce ne sont pas forcément les milieux de notre enfance qui déterminent nos croyances. Notre "libre arbitre" , notre liberté nous permettent de prendre nos distances vis à vis de ce qui nous a été donné comme vérités à un certain moment de notre trajectoire.

                   


                  • aurelien aurelien 18 janvier 2008 18:14

                    Effectivement, la réflexion, l’observation personnelle, une rencontre, des lectures, peuvent modifier les caractéristiques de notre conditionnement et peut permettre de se détacher de croyances. Mais qui sait combien sont profondes ces croyances, perpétuées depuis des millénaires, et qui dit qu’elles ne font pas partie intégrante, pour certaines d’entre elles, de la structure de notre psyche ? Se peut-il qu’il existe des formes de croyance, collectives, tellement enracinées que la plupart des personnes n’en ont même pas conscience ? Dans ce cas, pouvons-nous réellement affirmer que nous diposons d’un libre-arbitre, ou ce libre-arbitre n’est-il pas une forme d’illusion jouée par la pensée ? Si des croyances prennent forme ou participent des structures mêmes de notre psyche, sans que l’on en soit forcément conscient et encore moins du contenu de ces croyances, nous sommes conditionnés de manière très profonde, et pas seulement au niveau des idées, constituant la partie très superficielle de la conscience.


                  • aurelien aurelien 18 janvier 2008 22:11

                    Thierry, vous semblez avoir une conclusion toute faite de ce dont vous parlez ?


                  • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 20:37

                    Cabalistique votre commentaire.

                    Rien pigé.


                  • mithys 18 janvier 2008 21:14

                    Oui, répondraient Sarkozy ou Bush. Et pour cause : l’un et l’autre n’ont pas la moindre idée de ce que sont les principes, les valeurs, les fondements et les objectifs de l’humanisme laïque ! Ils ont tous les deux reçu une éducation religieuse précoce, affective et confortée par un milieu culturel unilatéral excluant toute alternative non aliénante. L’idée que leur dieu créateur et protecteur ne soit que le produit de l’imagination ne les effleure même pas. De plus, on a minimisé à leurs yeux les intolérances et autres violences que génèrent les textes "sacrés" pris à la lettre, peu soucieux qu’ils sont du respect de l’homme, de la femme et de l’enfant. Enfin, comment pourraient-ils savoir que la spiritualité n’est pas l’apanage des religions, qu’il existe aussi une spiritualité laïque, etc ... ? L’appartenance à une communauté religieuse est donc pour eux , peut-être même de "bonne foi", la seule manière de concevoir l’art de vivre ensemble.

                    Il est vrai que, du moins en Europe (pas en terre d’islam), les media aidant, l’on s’affranchit de plus en plus de son éducation, surtout depuis que des psychologues, même religieux, ont reconnu qu’en l’absence d’éducation de religieuse et d’influences ultérieures, la foi n’apparaît pas spontanément. Des neurophysiologistes ont même constaté, par IRM fonctionnelle, les traces d’une imprégnation religieuse laissées dans le cerveau émotionnel. Elles influencent donc, à des degrés divers, le néocortex et l’esprit critique dès qu’il est question de religion, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect. Il en résulte qu’il y a lieu de respecter un croyant en tant que personne, mais pas nécessairement ses idées, même s’il pense les avoir librement choisies, ni la prétention de ceux qui imposent leur Vérité, quelle qu’elle soit. La "vérité" n’est jamais que personnelle, partielle et provisoire ...

                    Adhérer à une "déclaration individuelle de l’humain" est une excellente idée, mais comment la concrétiser ? Il faudrait pour cela que les laïcités philosophique et politique osent enfin promouvoir, sans prosélytisme, un système éducatif permettant une information aussi bien à propos de l’option religieuse que de l’option laïque, de manière à ce que les jeunes puissent choisir, aussi librement et tardivement que possible, de croire ou de ne pas croire. Hélas, ni la France, ni la Belgique, ni le Québec, etc ... ne semblent encore l’avoir compris... A moins que les positions aberrantes de George W. Bush et de Nicolas Sarkozy en faveur de la religion, incompatibles avec leur devoir de neutralité et de réserve, deviennent un électrochoc salutaire pour la laïcité !

                    Cordialement,

                    Michel THYS, à Waterloo.

                     

                     

                     

                     


                    • moebius 18 janvier 2008 22:13

                      une croyance..vous traversez une route quand vous apercevez, terrorisé une voiture qui arrive a trés vive allure sur vous, vous croyez qu ’en courant trés vous allez pouvoir vous en tirer et atteintre le bord opposé de la route. C’est un exemple pas trés convaincant mais c’est pour exprimer ce que la plupart des croyant savent. La croyance est indisociable de celle du pari et du salut. Nous "croyons" que nous allons nous en sortir en allant collectivement dans cette direction, C’est une affaire de survie de moutons et de berger plus que d’obscurantisme et de superstition. Nous ne savons toujours pas ou nous allons collectivement , nous sommes méfiants et n’accordons pas notre confiance si facilement et de là à ce que cette confiance et cette unanimité nous fasse un destin collectif.... Nous avons misé aveuglément sur la raison comme d’autres avaient misé sur la providence..un lapin tétanisé et fasciné par les phares de la voiture qui vient a trés vive allure..une déclaration..des principes..Sarkosy, ce berger indigne...des lapins ou des moutons


                      • xaparo xaparo 19 janvier 2008 05:07

                        Merci à tous pour votre intérêt a cet intéressant débat et pour les idées développées, je réponds à quelques questions pour préciser le fond de ma pensée.

                        Une question est donc : peut-on agir dès le début sans utiliser la violence, plutôt que d’attendre que la fin, la méthode utilisée nous libère de la violence ?

                        Oui en apprenant à positiver et à se libérer de l’idée de culpabilité, le moyen utilisé par les diverses religions pour nous contraindre et nous faire réagir émotionnellement et intimement en s’appuyant sur nos craintes primaires qui dévie notre bon sens du chemin naturel à suivre.

                        Sommes-nous libre de penser ? Où sommes-nous conditionnés à penser de telle ou telle manière, selon notre éducation, notre parcours intellectuel, notre vécu ? Pensez-vous qu’un enfant né dans une famille religieuse, grandissant dans un environnement religieux, soit libre d’adhérer à sa religion particulière, et de développer sa pensée au travers de cet arrière-plan éducatif ?

                        Choisir d’être libre de penser est possible dès la prise de conscience de notre capacité de raisonner, de notre aptitude intelligente de confronté réalité et irréalité, ce qui a du sens et ce qui ressort de la fable afin de répondre à nos véritables et nécessaires besoins d’évolution. Il devient alors possible peu à peu de se déprogrammer et choisir d’évoluer différemment des enseignements diffusés par notre environnement et de nos bonnes ou mauvaises expériences auxquelles nous ont confronté notre vécu. L’une des difficultés est sans doute que nous aimons ou avons confiance en la personne qui nous a diffusé son savoir, il faut donc avoir la sagesse de développer un esprit critique pour faire la part des choses entre ce qui est émotionnel et raisonnable, ce qui nous est utile et inutile. Sinon nous reproduisons à l’infini les erreurs comportementales de ceux qui nous ont précédés.

                        Adhérer à une "déclaration individuelle de l’humain" est une excellente idée, mais comment la concrétiser ? Il faudrait pour cela que les laïcités philosophique et politique osent enfin promouvoir, sans prosélytisme, un système éducatif permettant une information aussi bien à propos de l’option religieuse que de l’option laïque, de manière à ce que les jeunes puissent choisir, aussi librement et tardivement que possible, de croire ou de ne pas croire. Hélas, ni la France, ni la Belgique, ni le Québec, etc ... ne semblent encore l’avoir compris... A moins que les positions aberrantes de George W. Bush et de Nicolas Sarkozy en faveur de la religion, incompatibles avec leur devoir de neutralité et de réserve, deviennent un électrochoc salutaire pour la laïcité !

                        L’Onu est une excellente chose et un progrès réel initié au siècle passé pour instaurer un dialogue utile et nécessaire entre les nations notamment pour aller vers un but de paix universelle. Le problème aujourd’hui après 60 ans de son existence me paraît être que l’intérêt des citoyens n’est pas toujours le même que ceux des nations constituées qui ont leurs propres logiques fonctionnelles quand ils ne sont pas la résultante d’abus de pouvoir de leurs dirigeants. Il manque à mon avis le C.H.U.T une espèce de Confédération Humaines et Universelle des Terriens qui devrait devenir en quelque sort le défenseur des droits des citoyens démocratiques, garant éthique, ONG interlocutrice et conscience des états affiliés à l’ONU. Voulez-vous y adhérer, nous la créerons ensemble ?

                         


                        • Stoïque 19 janvier 2008 06:24

                          bel article et réponses intéressantes dans l’ensemble !

                          La culture, la reflexion, la connaissance du passé pour ne pas en répéter les erreurs, la non-acceptation d’emblée à une idée quelle qu’elle soit - même répandue - sans y avoir réfléchi soi-même, la curiosité de l’autre et le respect de l’homme et de tout ce qui vit, en tentant soi-même freiner au mieux ses pulsions et en connaissant ses propres limites (intellectuelles, temporelles, physiques, etc...) peuvent permettre d’échapper à une religion ou à un extrêmisme quel qu’il soit

                          Les religions ne sont qu’une création de l’homme et aucun texte religieux supposé souvent avoir été l’émanation d’un dieu n’a amené de réelles nouvelles connaissances à l’homme.

                          Si les religions peuvent avoir à la base l’intérêt de moraliser une societé humaine, individu par individu, leur gestion par des hommes finit toujours par les entrainer du côté obscur par une intolérance grandissante et l’intrusion d’objectifs personnels, notamment par les religieux qui les gèrent et en vivent.

                          Un être faible peut se soumettre à une religion pour être rassuré sous différentes formes et un loup s’en servir aussi pour avoir le pouvoir sur les autres et/ou détourner l’espoir des hommes sur Terre vers un au-delà pourtant impalpable pour mieux les exploiter sur Terre ou les dresser les uns contre les autres. C’est sans doute là le but de certains dirigeants de la planète qui veulent ramener leurs administrés à la religion...

                          Savoir prendre de la hauteur, garder l’envie en soi de toujours apprendre, ne pas se couper de la nature, savoir partager, s’émerveiller, s’intéresser à autrui, en évitant par ailleurs de sombrer dans le mercantilisme sont à mon sens des actions qui peuvent permettre d’apprécier la vie et d’approcher la Vérité

                          L’astronomie est une des possibilités de prendre de la hauteur sur les égarements de la pensée humaine . Je suis astronome amateur depuis 40 ans et donc souvent sous les cieux étoilés et en pleine nature. Les connaissances actuelles de l’Astronomie peuvent déjà permettre de mieux appréhender l’univers qui nous entoure et la place réelle de la Terre et de l’homme dans l’Univers, c’est à dire insignifiantes. L’Univers dans son ensemble semble constitué des mêmes éléments qui ont du ailleurs amener la vie et cela sans forcément impliquer une intervention divine.

                          L’homme doit continuer d’apprendre sans céder à la facilité d’utiliser un dieu. C’est comme cela qu’il progressera... mais il doit aussi s’efforcer pour lui-même d’apprendre à gérer intelligemment son nombre et sa planète sous toutes ses formes, ce qui n’est pas la voie prise par nos dirigeants politiques et économiques actuellement..... Faudrait-il qu’ils soient plus sages pour nous amener dans une meilleure voie et que nous sachions mieux les choisir !

                           

                           


                          • chabou chabou 19 janvier 2008 09:09

                            pourquoi un tel debat alors qu’on connait la situation des femmes et des enfants de par le monde souvent catastrophiques, c’est un debat hideux repoussant chacun campant sur ses positions, traditionalistes, or au debut du monde il n’y avait pas de traditions il y avait des hommes des femmes des enfants qui vivaient ensemble, harmonieusement, l’horreur devrait elle se perpetuer indefiniment, n’y a t’il pas mieux a attendre de la vie que ce debat permanent gauche droite religieux ou pas, Monsieur Sarkosi s’est demarque pour faire reconnaitre le bien fait des religions, il a eu tort, les religions n’apportent que le carcan ,le marasme, venerer un dieu hypothetique, c’est venerer une icone, un objet sans veleur, n’avons nous pas mieux a faire que nous envoyer un dieu a la figure, nos savants nos philosophes travaillent sans relache pour etablir la verite, l’Histoire, c’est vers eux qu’il faut que nous nous tournions afin que chaque personne puisse connaitre son histoire, l’histoire de sa famille, les valeurs de son patrimoine, C’est une question d’education, d’information, c’est la voie pour demain et cette voie est commune a toutes les civilisations.


                            • fafou0 19 janvier 2008 17:18

                              Ce n’est pas parce que l’on parle de religion, en France par exemple, que cela implique de se "soumettre". Mais peut être de temps en temps, peut-on rappeler nos origines chrétiennes, voire judéo chrétiennes, quel mal y a t’il a cela et pourquoi tout ce tintamarre...chacun a une conscience et est libre de ses choix.

                              Force est de constater que depuis que l’Eglise Catholique va à "veau l’eau", l’Homme est devenu égocentrique et par ailleurs se rapproche de sectes, voire de dogmes...e.t.c...

                               


                              • Grasyop 20 janvier 2008 15:52

                                « Force est de constater que depuis que l’Eglise Catholique va à "veau l’eau", l’Homme est devenu égocentrique »

                                 

                                C’est vrai qu’à l’époque ou l’Église catholique était toute puissante, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes sur tous les plans : société (féodale), intellectuelle (censure, index), divertissements (bûchers et autres tortures, croisades, chasse aux hérétiques), familial (paternalisme, mariages imposés)...

                                 

                                Si réclamer des libertés individuelles qui ne nuisent pas à autrui (comme le droit de se marier selon ses goûts ou le droit à la contraception) c’est de l’égocentrisme, alors je suis très égocentrique !


                              • jeanclaude 19 janvier 2008 17:39

                                Que de fausses idées sur les religions monothéïstes. Rassurez-vous, j’ai toute ma raison et je reste serein. Il y aurait bien des arguments à développer en réponse, sur le seul plan du raisonnement philosophique. Mais je vois qu’il y a une espèce de consensus. Heureusement que de par le monde il y a des hommes et des femmes moins prisonniers d’une weltanschauung aussi renfermante. J’aurais préféré lire un athéïsme plus rigoureux et puisant à des sources philosophiquement plus larges que les sacro saints axiomes de la laïcité à la française, qui reviennent ici comme un leitmotiv.

                                Juste deux réponses à l’auteur :
                                - la dimension religieuse est verticale ET horizontale
                                - un croyant actif passe beaucoup de temps à prendre conscience de soi.

                                Votre fondement de l’humanisme est mis en cause par beaucoup de penseurs athées. Vous ne gérez peut-être pas que l’héritage que vous croyez gérer. Enfin privilégier comme source de tension et de violence les seules croyances et religions, c’est vraiment se mettre une oeillère sur la perception de la réalité passée et présente.


                                • Cascabel Cascabel 20 janvier 2008 19:33

                                  Votre commentaire ne méritait pas des points en moins. C’est un fait que l’humain se passe très bien du prétexte religieux pour faire la guerre, il suffit de lire les jurnaux pour le savoir. Cette façon partisane de noter me semble lâche car elle ne prend même pas la peine d’opposer des arguments.

                                  A vous médiocres.

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