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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’épineuse équation des retraites

L’épineuse équation des retraites

Rentrée politique

Ce qui ne se dit jamais.

Voilà revenu le merveilleux feuilleton des retraites, ce joli jeu de massacre pour les générations suivantes ! Chacun songe à sauver son coup de chapeau, sa petite révérence personnelle en se moquant comme d'une guigne de son voisin, de son cousin et de ses gamins. C'est d'ailleurs parfaitement paradoxal pour un système fondé sur la solidarité intergénérationnelle. Mais quand on aborde les rivages tourmentés du revenu individuel, du pognon, ce terrible agent de ségrégation, chacun ne pense plus qu'à sa pomme !

Examinons objectivement ce curieux parcours dans cette vallée de larmes qu'on nomme une vie d'humain dans une société économiquement avancée. À sa naissance, le petit d'homme est traité comme son homologue. Il bénéficie de droits analogues à son compère. Riche ou pauvre, il ne touche pas plus de l'état ou des systèmes sociaux que son collègue de berceau. C'est le principe d'égalité qui prévaut à ce premier stade de l'évolution.

La suite évidement se gâte. Les différences s'expriment à l'école, à la maison. La culture, l'éducation, le niveau de revenu des parents créent des fossés qui ne sont pas près de se résorber. Dans l'état actuel de notre conception de ce parcours, ce n'est que dans la fosse commune qu'il se retrouvera au même niveau de ses camarades.

Plus les années vont passer et plus les écarts vont s'agrandir. Pour les uns, la vie sera une splendide allée semée de roses. Tout sera facile, ils voyageront, feront des études brillantes, trouveront aisément stages et emplois avec le carnet d'adresses de papa et de maman. Pour d'autres, la galère ne fait que commencer ; scolarité délicate, problèmes d'orientation, chômage et emplois précaires, la longue litanie d'une galère qui n'en finira jamais.

Les uns auront de bons revenus, des amis influents, des facilités multiples. Les autres regarderont envieux, les premiers, joueront au loto pour espérer toute leur vie rejoindre la classe des privilégiés de la destinée. C'est ainsi, la vie demeure un combat mais tout le monde ne dispose pas des mêmes cartes en main.

On pourrait croire qu'au terme d'un parcours où d'autres facteurs d'inégalités ne cesseront de se greffer : santé, logement, culture, alimentation, lieu d'habitation, accès aux loisirs, un retour au principe d'égalité serait un juste et harmonieux pied de nez à toutes ces années de déséquilibre et d'inégalité. On pourrait l'appeler la retraite, joli moment de plénitude collective.

Que nenni, c'est pire encore. C'est alors que s'amplifient comme jamais les différences et les injustices. Les uns voyageront toute l'année, seront en pleine santé, auront des revenus substantiels et des pensions de retraite élevées quand les autres rentreront honteux dans le monde de la pauvreté s'ils n'y étaient pas déjà. Et pire que tout, ça ne choque personne.

Un système fondé sur la solidarité entérine et amplifie les différences de la vie. C'est totalement absurde, parfaitement inhumain et scandaleusement méprisant. On peine à accepter encore la devise gravée sur les frontons de nos monuments publics. L'égalité c'est du vent, un rêve qui ne voit jamais le jour.

Ce serait le moment de rétablir ce bel idéal. Les pensions de retraite, celles versées par le système par répartition devraient être les mêmes pour tous les travailleurs de ce pays quels que soient leur statut, leurs parcours et leurs revenus passés. J'entends les hurlements de tous les égoïsmes, les cris d'orfraies des tenants du mérite, comme si nous avions eu tous les mêmes chances au départ. Ceci ne devrait même pas être discutable : Une pension unique indexée sur le coût d'une maison de retraite pour que chacun puisse terminer sa vie dans des conditions dignes et acceptables.

Au lieu de quoi nous avons des disparités scandaleuses, des situations différentes d'un groupe social à l'autre, des droits qui deviennent des avantages, des corporations qui jouissent de traitements de faveur dans le plus pur mépris des autres, des passe-droits, des astuces, des combines, un cortège de cas de figure qui défigure cette belle idée.

Une retraite unique au même moment pour tous, c'est la seule manière de sortir de ce dossier scabreux, de cette hypocrisie sans nom. Mais qui aura ce courage ? Certainement pas les bouffons qui sont au pouvoir et qui se gardent bien de renoncer à leurs privilèges. Il faut que nous fassions tous des sacrifices ? Chiche : alors allons jusqu'au bout des choses, adoptons le principe de la retraite unique.

Égalitairement vôtre.


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40 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 30 août 2013 11:18

    Bien d’accord avec la conclusion .......

    NOTE : Quand j’ai commencé à travailler en 1962 j’ai payé pour des gens qui percevaient une retraite en n’ayant cotisé (au plus) , eux, que de 1947 à 1962 !
    notre génération ne pleurait pas : elle bossait !


    • Fergus Fergus 30 août 2013 11:30

      Bonjour, Jef88.

      Mais en 1962, il y avait encore 4 ou 5 actifs pour 1 retraité.


    • Bubble Bubble 30 août 2013 11:51

      Oh, vous savez, ma génération ne se plaint pas tant que ça, compte tenu qu’on aura pas de retraites et qu’on paie quand même. De mon point de vue de jeune, les petits conflits entre retraites privées/publiques m’énervent puissamment.


    • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:30

      JEF


      Alors, imposons la seule réforme qui s’impose Une retraite unique pour tous C’est révolutionnaire ! Et alors ? Faisons-là et chassons les conservatismes 

    • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:33

       Bubble


      Cette proposition met tout le monde d’accord ! C’est hélas son problème !

    • Fergus Fergus 30 août 2013 11:27

      Bonjour, C’est Nabum.

      Une retraite unique signifierait un revenu unique toute la vie et la suppression de toutes les transmissions de patrimoine. Cela impliquerait que le coût de la vie soit le même partout, à Paris, dans les villes de province et à la campagne. Si l’une de conditions n’était pas réalisée, la retraite unique entraînerait un indescriptible chaos au moment du départ. Bref, une belle utopie !


      • Fergus Fergus 30 août 2013 11:33

        Cela dit, loin de moi l’idée qu’il ne faut pas tendre vers une plus grande justice sociale, notamment dans ce domaine. Mais, là comme ailleurs, il ne faut pas confondre « égalité » et « équité ». La première est un leurre et une absurdité, la seconde devrait être l’objectif défendu par tous.


      • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:32

         Fergus


        Pas du tout ! 

        Ce n’est pas la négation des diffférences le temps de la vie active, c’est un retour à l’égalité en fin de vie du point de vue de la solidarité nationale. S’ajouteraient alors bien des manières de célèbrer ces différences que les gens aiment tant ! 

      • Fergus Fergus 30 août 2013 16:06

        Bonjour, C’est Nabum.

        J’aimerais savoir pour quel motif mon commentaire a été replié, étant donné qu’il respecte parfaitement la charte d’AgoraVox.


      • Fergus Fergus 30 août 2013 16:11

        @ C’est Nabum.

        Revenir à une retraite unique après des revenus différenciés dans la période d’activité, ce serait remettre en cause, pour des millions de personnes, la gestion des biens qu’ils auraient acquis et dont ne pourraient plus assumer l’entretien.

        C’est surtout pénaliser fortement les retraités d’une région à coût élevé de la vie relativement aux retraités des régions à coût modéré. Cela dit sans compter les nombreux autres problèmes... 

        Bref, ce serait parfaitement égalitaire, mais totalement inéquitable !

        Bonne journée.


      • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 16:20

        Fergus


        C’est moi qui est commis une erreur de cible par maladresse.
        J’ai immédiatement appuyer sur remettre (Je ne sais plus la formule exacte) puis je vous ai répondu. Je pensais que l’erreur ne laisserai pas de trace. Je suis navré. Ce n’est pas le genre de la maison ! 

      • Fergus Fergus 30 août 2013 22:42

        Bonsoir, C’est Nabum.

        Pas de problème, il nous arrive à tous de faire un jour ou l’autre une fausse manip’.


      • Robert GIL ROBERT GIL 30 août 2013 11:36

        En 1990, il y avait 9,5 millions de retraités, en 2030, il y en aura 21 millions Oui, et alors ! C’est la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les retraites : les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport, tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et contribuent à l’impôt (sur le revenu et TVA). Et si quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960, alors que seulement deux actifs cotisent pour un retraité en 2010…on ne nous dit pas tout ! Car entre-temps la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3% en moyenne par an, autrement dit un salarié produit 3% en moyenne de richesses supplémentaires chaque année........

        voir :RETRAITES, IL EST TEMPS DE STOPPER LA CASSE !


        • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:34

          Robert


          Je pose un principe qui se conçoit dans une autre définition de la société et de la répartition des richesses ! 

        • ZEN ZEN 30 août 2013 12:14

          Les rentiers compromettent l’avenir...

          Comme le faisait déjà remarquer l’économiste Thomas Piketty en 2010, aujourd’hui « le rentier et le spéculateur dominent le cadre et l’entrepreneur : le passé dévore l’avenir ».

          Le sociologue Christian Baudelot insiste sur cette nouvelle donne sociale qui consacre le triomphe de l’héritage sur le mérite. Car le flux annuel de patrimoine immobilier et financier transmis par voie d’héritage atteint les 15 % en 2010, alors qu’il n’était que de 5 % en 1950. Or « une méritocratie menacée, c’est une démocratie en péril », s’alarme Christian Baudelot. Car l’idéal démocratique repose sur les égales capacités de chacun et le pouvoir de n’importe qui, non pas sur les biens hérités et les acquis transmis.


          • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:35

            ZEN


            Bien d’accord !

          • tf1Goupie 30 août 2013 13:29

            Discours de fonctionnaire ...


            • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 13:37

              TF1


              Voilà bien l’insulte la plus effroyable qui soit dans votre bouche ! Merci mon cher de reconnaître que le fonctionnaire en écrivant celà sacrifie bon nombres de ses privilèges et pensent aux agriculteurs, aux travailleurs du privé qui gagnent beaucoup moins que lui.

              Je regarde en dessous de moi tandis que vous n’êtes attiré que la folie des grandeurs. Je vous plains 

            • tf1Goupie 30 août 2013 14:45

              ça aussi c’est du bon discours de fonctionnaire : "moi je me bats pour les autres, quand je fais grève c’est pour les autres, quand je râle c’est pour les autres ..."

              ça va les chevilles, Mère Thérésa ?? Merci votre grandeur de votre magnanimité.

              Au fait c’est quoi les privilèges que vous sacrifiez ici ? Donnez-nous les détails qu’on rigole.


            • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 15:44

              tf1


              nous n’avons rien à nous dire !


            • tf1Goupie 30 août 2013 16:24

              Argh, je succombe à votre grandiose mépris !


            • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 17:16

              tf1Goupie 


              Le mépris est un sentiment trop fort, rassurez-vous. Je n’ai simplement pas du tout la même vision du monde et nos conceptions sont trop opposées pour pouvoir trouver un terrain d’entente. Je préfére indifférence à mépris si celà ne vous dérange pas.

            • spartacus spartacus 30 août 2013 13:54
              L’inégalité principale, c’est que certains disposent de la répartition (salariés), les autres de la taxation (régimes spéciaux).
              L’autre c’est que dans les régimes par taxation, les bénéficiaires peuvent cumuler les retraites à taux plein, et la répartition c’est limité au seuil sécu.

              Dans la répartition comme la taxation, les groupes de pression qui ont le pouvoir de nuisance obtiennent plus que ceux qui ne nuisent pas.

              La retraite par taxation donne plus à un député européen qu’a un prof.
              La retraite par répartition donne plus à un agent EDF qu’a un salarié du privé.

              Tout le monde connait la solution, la capitalisation. Elle donne plus, elle permet le choix de la date de départ, elle permet de financer l’économie. elle correspond réellement à la vraie carrière. Pas de passe droits et de gratuités. 
              Mais le mimétisme et l’idéologie ont pris le poids sur le bon sens. 

              • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 14:08

                spartacus


                Parler de bon sens avec la capitalisation relève d’une humour glaçant.

                Ce sont les fonds de pension qui ruinent nos économies pour le seul vanatge d’inactifs qui exigent des actifs des conditions de travail et de salaires odieuses pour leur petit confort égoïste.

                Vous pouvez appeler ça idéologie, autre gros mot dans votre bouche, comme si d’ailleurs vous ne vous réferiez pas vous même à des concepts idéologiques ou autrement, la justice quand solifarité il y a passe par l’égalité totale.

                Ma proposition ne présage pas d’autrs réponses individuelles comme la votre par exemple. Elle pose la base d’un pot commun qui vaut pour TOUS !

              • Fergus Fergus 30 août 2013 16:24

                Bonjour, Spartacus.

                La retraite moyenne s’élève en France, à 1301 euros. Avec 1227 euros, elle est inférieure à cette moyenne dans la fonction publique territoriale et hospitalière. Elle monte en revanche à 1767 euros pour la fonction publique d’Etat, cet écart étant dû à la technicité supérieure nécessitant un plus grand nombre de cadres.

                A noter que le taux de remplacement est de 74,5 % dans le privé contre 75,2 % dans le public, soit un différentiel minime de 0,7 %.


              • spartacus spartacus 30 août 2013 18:04

                @Fergus

                Amusante cette comparaison. Pour quelle participation de part salariale de l’état dans chaque catégorie ?

                Quant au taux de remplacement public privé j’ai toujours été étonné que personne ne démente cet effet d’annonce ubuesque, sauf les libéraux, ce vulgaire mensonge de syndicats corporatistes qui ont intéret a nous vendre cette salade de régimes.
                .
                Les salaires du public sont, en moyenne, plus élevés que ceux du privé !
                Aucun retraité du privé n’atteint ce taux. C’est mathématiquement impossible !
                Comment le pourrait-il avec un régime de base qui ne lui assure que 45% de la part de son salaire inférieure au plafond de la Sécurité Sociale ! Même si l’on tient compte des retraites complémentaires des salariés du privé ARRCO et AGIRC, le taux de remplacement d’un non cadre est aujourd’hui de l’ordre de 60 % maximum dans le cas le plus favorable ou son salaire moyen a toujours été inférieur au plafond de Sécurité Sociale. Puique dans le privé il y a une limite plafonnée. Par contre un bénéficiare de régime spécial ,n’est pas plafonné !

                @Nabum
                L’égalité en droits oui, je suis même 100% en accord, l’égalitarisme non. 
                Ce que votre texte prône, c’est la retraite OASDI des USA, ou O’Bama, un fonctionnaire, un salarié du privé, un indépendant cotise à la même caisse.
                Lien indiquant les différence USA/France :
                C’est mieux, mais pas encore ça.
                Par contre en plus de l’égalité à notre différence je souhaite la liberté. La liberté de choix, la liberté de cotiser peu ou beaucoup, la liberté de partir quand je veux, la liberté de de ne pas être enfermé dans un système pyramidal. La liberté de choisir mon assureur. 
                 
                L’amusant dans l’affaire des retraites, c’est que les « non ayants droits » bénéficiaires de la retraite par taxation trouve formidable la répartition....sauf pour eux !
                Si la répartition est si bonne pourquoi ne manifestez vous pas pour en bénéficier ? 

                Malheureusement dans notre pays la capitalisation est décriée par les ignorants, qui font du mimétisme pour se conformer à la masse, par les syndicats, qui perdraient le paritarisme, l’état, qui perdrait du pouvoir et ne disposerait plus de cet argent pour le clientélisme, et par les socialo-communistes étatistes, qui phagocytent nos services publics.

                Un petit calcul pour réfléchir :
                Prenons l’exemple d’un jeune âgé de 25 ans qui touche 1.200 euros net par mois et reste Smicard toute sa vie, ce qui correspond à 1.900 euros pour l’entreprise en tenant compte des cotisations salariales et patronales afférentes à la santé et la retraite. 

                On lui prélève 700 euros par mois soit 8.400 par an. Si ces 8.400 euros lui étaient reversés, il pourrait souscrire un assurance maladie équivalent sécu (les frontaliers hors sécu payent 1.400 euros par an) et placer chaque année 7.000euros pendant 40 ans au taux de 4%. Le rendement lissé sur la moyenne des 40 dernières années est de 7% sur des FCP.

                A l’age de 65 ans, il aurait un capital de 725.000 euros qui lui rapporterait 29.000 euros par an, soit une retraite mensuelle de 2.417 euros par mois, sans entamer le capital transmissible à ses héritiers. Avec le régime de répartition actuel, il touchera au mieux 750 euros et ne laissera rien à ses enfants, et l’économie ne profitera en rien d’un capital inexistant. 

                Commencez tous a sortir de votre prison du mimétisme social et commencez donc à regarder la répartition du point de vue critique, mais d’un point de vue d’un tabou idéologique pro collectiviste.

              • kalagan75 31 août 2013 08:39

                4% par an , ces temps-ci , tu ne trouves pas de tels taux .
                en ce moment on est plutôt sur du 2.2 % grand maximum mais avec des prélèvements allant jusqu’à 40% , il faudrait que toute capitalisation soit exonérée ...

                Mais sinon, tu as parfaitement raison sur le capital acquis en fin de carrière qui permettrait à notre smicard de voir venir 


              • spartacus spartacus 31 août 2013 09:40

                même à 2% ça marche !


              • ZEN ZEN 30 août 2013 14:04

                Le bon sens spartaquiste se trouve dans Wikilibéral smiley


                • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 14:19

                  ZEN


                  Qui convoque le Bon sens a perdu son chemin ! 

                • lepiscignou 30 août 2013 18:52

                  Entièrement d’accord avec votre article.
                  Cependant, concernant les inégalités, vous avez omis de rappeler que l’age de la retraite est aussi à peu près celui ou on hérite de ce qu’on peu...
                  D’après les sources INSEE lu il y a quelques temps et que je cite de mémoire, une retraite unique serai favorable a environ 70% des retraités.
                  Si on divise le montant total des retraites par le nombre de retraités, on arrive à 1400 1500€, cependant 30% environ touchent plus (certains beaucoup plus) et 70% touchent donc moins (certains presque rien).
                  Personnellement, je trouve étrange ce principe de solidarité intergénérationnelle qui me conduit lorsque je paye mes cotisations sociales à être plus solidaire avec les « vieux riches » qu’avec les « vieux pauvres ». Principe a la Orwell (Certains sont plus égaux que d’autre)
                  Contrairement au système de l’assurance maladie qui à ces débuts du moins, considérait l’Homme et sa valeur en tant qu’Homme (chacun paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), le système de retraite n’a jamais considéré l’Homme comme une valeur mais seulement par la valeur relative de son Travail. Dommage...
                  Il n’y a aucune raison pour que cela change car les personnes que vous élisez pour faire les lois sur les retraites souhaitent se garder de bonnes retraites.
                  C’est tout de même dommage car une réforme qui pourrait satisfaire 70% des français (qui râlent toujours), c’est couillon de pas la faire.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 2013 19:05

                    lepiscignou


                    Je vous remercie sincèrement de cet éclairage précis car je n’avais pas de chiffres en tête mais je trouve scandaleux ce système absurde qui répète sur la fin de la vie les différences de l’existence active ...

                  • kalagan75 31 août 2013 08:50

                    " des corporations qui jouissent de traitements de faveur dans le plus pur mépris des autres, des passe-droits, des astuces, des combines, un cortège de cas de figure qui défigure cette belle idée."  : tu parles bien-sûr ici des régimes spéciaux ?

                    La retraite unique ? non , une retraite par point . Celui qui bosse 60H/semaine et qui se démène doit recevoir la même chose que celui qui bosse 35H ?
                    Il faut un système égalitaire fonctionnant au mérite


                    • C'est Nabum C’est Nabum 31 août 2013 16:08

                      kalagan75


                      Le mérite, c’est bien La dignité dans la vieillesse c’est mieux.

                      Arrêtez d’écrire n’importe quoi, ceux qui travaillent 60 heures par semaine sont souvent ceux qui touchent le moins de retraite.

                      Je crois que votre vision manque d’humanisme ...
                      Restez en bonne santé et jeune

                    • kalagan75 31 août 2013 18:17

                      Tu as une certaine méconnaissance du monde des pme ...


                    • Autrepointdevue 31 août 2013 11:30

                      On a raté toutes les réformes de retraite et d’une manière générale toutes les réformes de notre système social.
                      L’idée que les actifs cotisent pour payer la pension des retraités était et est toujours une bonne idée.
                      Le remplacement des actifs par des automates (au sens large du terme : c’est à dire les systèmes informatiques inclus) a fait que des personnes physiques ont été remplacés par des machines et donc ces personnes n’ont plus cotisés dans aucune caisse et ont grossis le nombre des demandeurs d’emploi.
                      La solution aurait été de faire payer aux automates l’équivalent humain des cotisations sociales CNAV, maladie, et même chômage, des personnes physiques qu’ils remplacent au niveau social des personnes remplacées,bien sur sans leur payer aucun salaire ( ce sont des machines).
                      On ne l’a pas fait et notre situation s’est encore détériorée, nous n’avons presque plus d’industrie et nous ne somme plus capable de construire et d’élaborer des automates ce qui nous mets dans une situation de dépendance de l’extérieur.
                      Une politique volontaire aurait été de faire payer les automates en aidant les entreprises à s’automatiser car si nous sommes peu nombreux un automate peut remplacer dix personnes et fait un travail de qualité fiable.
                      La formation est l’éducation de auraient du être consacrée qu’aux métiers non automatisables ce qui demande une réflexion sur notre vision d’une société future.
                      Est-il trop tard ? Maintenant je pense que oui ! Ce cap aurait du être pris il y a dix ans !




                      • kalagan75 31 août 2013 13:52

                        « La solution aurait été de faire payer aux automates » : c’est le rôle de la taxe professionnelle remplacée maintenant par une contribution qui pénalise les entreprises françaises .


                      • Autrepointdevue 31 août 2013 16:03

                        Pas tout à fait ! seule la partie cotisation sociales est prise en compte et si l’État participe à l’automatisation d’une entreprise (comme je l’ai écrit), il est normal qu’il y ait un retour.

                        On ne paie pas les robots mais on paie les hommes .

                         Après tout s’il y a des robots qui existent, c’est aussi la recherche précédente qui en a permis la réalisation et ce n’était pas toujours une recherche privée.
                        C’est un juste retour de choses que de les taxer sur la partie « humaine » de leur utilisation.
                        Ensuite les automates peuvent faire toutes sortes de taches 24h/24h et n’ont pas de congés.
                        L’homme est-il fait pour faire un travail qui peut être mécanisé ? Je ne le pense pas et c’est plutôt un bien que des machines remplacent l’homme mais à condition de permettre à celui-ci de vivre.
                        D’autre part je pense fortement que notre manque de compétitivité est du aussi à notre manque de savoir faire , d’imagination et de gestion en dehors des charges qu’à chaque fois on invoque. Nous ne faisons plus aucune avancée dans l’innovation. En Allemagne ( par exemple les inventeurs salariés sont très indemnisés et intéressés ( j’ai moi -même des brevets d’invention à mon nom). Ce n’est pas le cas en France où ces inventeurs salariés reçoivent quelque milliers d’euros (5 à10 en général ) pour avoir apporté une innovation dans un procédé de plusieurs millions d’euros en chiffre d’affaire - J’en parle en connaissance de cause-.
                        J’ai travaillé aux début des années 2000 quelques années en chine est je peut vous dire que des idées les chinois en ont (quelque soit leur échelon social) et qu’ils savent en faire profiter les personnes qui en sont à l’origine !
                        Nous nous attachons aux valeurs du milieu du XXiéme siècle et nous sommes devenu incompétents dans beaucoup de domaines malheureusement.
                        A mon avis, il est un peu tard pour négocier ce virage qui nécessite plusieurs années !


                      • C'est Nabum C’est Nabum 31 août 2013 16:10

                         Autrepointdevue


                        Réflexion pertinente, constat inquiétant 

                      • kalagan75 31 août 2013 16:13

                        tout à fait d’accord sur les brevets , la participation ... mais si tu as bossé en chine, tu as dû t’apercevoir des différences de charges . Nous dans l’est de la France, nous sommes en concurrence avec le Luxembourg ( 28.8 % de charges , 15% d’is ) contre 48% et 33 d’is auxquels tu dois rajouter 15.5 % de csg si tu prends des benefs . On ne joue plus dans la même catégorie dans ces conditions que cela soit par rapport aux conditions salariales ou à l’investissement.

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