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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’étoile jaune sauce Lioret, ou Pourquoi je n’irai pas voir (...)

L’étoile jaune sauce Lioret, ou Pourquoi je n’irai pas voir Welcome

Un jeune Afghan candidat au passage outre-Manche, un has been qui par amitié tente de l’y aider : voilà de quoi faire un film subtil, émouvant, sans philosophie de bazar ni déclaration d’intention. Mais le battage qui précède "Welcome", les interviews du réalisateur et de l’acteur principal laissent plutôt présager une fable simpliste sur un problème complexe.

Eric Besson l’a trouvé bon. On l’a entendu sur Canal, avec une apparente sincérité, le qualifier de "très beau film, belle histoire, émouvante". Et ajouter qu’"en comparant les clandestins aux Juifs de 42 Lioret avait franchi la ligne jaune" ; que "cette petite musique était insupportable". D’accord avec lui sur ce point.

Dangereuse banalisation de la Shoah

A l’ère des amalgames, il est devenu courant de puiser sans se gêner dans le Goulag ou Bukenwald. Le "Plus jamais ça" lancé par Simone Veil au retour de l’inimaginable est repris au moindre fait divers, et un retour en avion au pays d’origine avec de l’argent pour y vivre évoque aux bobos qui se la jouent le sort d’enfants gazés, de familles trimballées moins comme du bétail que du fumier, humiliées avec un rare sadisme, affamées, torturées, froidement tuées... Qu’ils aillent (re)voir Shoah, de Lanzmann, La Liste de Schindler... En banalisant de tels mots, en mettant au même plan ce qui ne saurait l’être décemment : l’extermination programmée et le flicage de clandestins, on gomme de l’Histoire ce qu’il est essentiel de préserver avec exactitude, pour ceux qui auront à la décrypter.

Une loi pour dissuader les passeurs

Vincent Lindon, dans le film, risque cinq ans de prison pour avoir aidé le jeune amoureux à retrouver sa belle. D’où son coup de gueule, légitime s’il était vérifiable. Quel habitant d’une grande ville n’a jamais tendu la main à un clandestin, quelquefois sous l’incitation ouverte (et abusive) de sa mairie ? Jamais nul ne fut inquiété pour cela, mis à part les passeurs, qui s’ enrichissent comme des négriers sur le dos de futurs esclaves, et qu’il faut bien dissuader par une loi.

Chacun convient, sans être fort aux échecs, que l’ouverture des frontières européennes entraînerait un communautarisme ingérable, la fin de libertés gagnées ces dernières décenies de haute lutte, une pauvreté généralisée, d’insupportables tensions. L’exiger procède d’un même populisme, d’un même simplisme que le refus de tout apport extérieur. Apprenons l’art de doser.

Julie de Pardailhan

 


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81 réactions à cet article    


  • andré 11 mars 2009 11:08

    Votre art de doser, madame, consiste à dire : "MOI, MOI, MOI, j’ai bien mangé, que les affammés du monde fouillent dans les poubelles et ne s’avisent pas de lorgner ma prochaine platée". Triste ! Triste !


    • Onegus onegus 11 mars 2009 23:13

      Article aussi insipide que stupide, qui ne fait que relayer la communication du ministre Besson, jusque dans sa déformation volontaire des propos du réalisateur.

      Le ministre Besson est directement visé par le film, il ne digère pas non plus le soufflet infligé en direct à la télé par Vincent Lindon :
      "Ministre est sans doute le seul métier où on peut être calé en très peu de temps sur des domaines qu’on ne connaissait pas trois quarts d’heure plus tôt. M. Besson est passé de l’économie numérique à l’identité nationale comme on traverse la rue."

      Exécuteur des basses œuvres de sarkozy, Besson a lancé cette polémique bidon en guise de contrefeu, reprise comme un seul homme par tous les bons petits soldats du gouvernement.

      "Julie de Pardailhan", si elle existe vraiment, doit être employée à la com du cabinet du ministre Besson, ou alors elle devrait vraiment postuler...

      En bref : épargnez-vous la lecture de ce pénible torche-cul.


    • ferrailleur 12 mars 2009 16:20

      eh bien allons y :
      (la petite dame aidait les clandestins à recharger leurs portables)
      "Une femme policier m’a demandé "Alors, ça s’est bien passé le concours de colombophilie de votre mari ?" C’était une conversation que j’avais eu avec des bénévoles de l’association quelques jours plus tôt au téléphone. Je suis tombée des nues ».

       Ils posent des questions sur les migrants, un par un. Comment s’appelle-t-il ? Depuis combien de temps est-il là ? « Ils m’ont dit "vous faites ça pour la bonne cause, mais il faut faire attention à ne pas aider les passeurs". Il m’ont dit que je pouvais continuer à recharger les portables, mais pas ceux des passeurs, ceux qui sont bien habillés, et qui sont là depuis longtemps. Moi je ne m’occupe pas de ça ? J’aide les gens sans poser de questions ». Vers 14h30, les policiers lui annoncent que son « fan-club » est dehors. « C’était une cinquantaine de personnes qui étaient venues me soutenir ». Elle est libre vers 17h. Sans charges, ni mise en examen. "

      Vous avez raison. Ce sont vraiment des méthodes de gestapo, la baignoire de Barbie n’est rien à côté de pareils sévices et vraiment nous nageons en plein dictature...

      Et les passeurs qui escroquent des milliers d’euros à ces malheureux en échange d’un illusoire paradis, on leurdonne quoi ? l’ordre du mérite "humaniste" ?


    • Julie Dep Dep 17 mars 2009 15:55

      Attention, Ferrailleur, quelques-uns de ces messieurs sont insensibles à l’ironie : vous risquez d’être compris au premier degré.


    • Sébastien Sébastien 11 mars 2009 11:28

      Je suis tout a fait d’accord avec votre analyse. J’ai aussi ete choque en entendant le realisateur du film comparer des clandestins aux juifs. Cela suggere aussi une bonne dose de racisme de la part des pouvoirs publics alors que la lutte contre les clandestins n’a pas de religion ou de couleur de peau pour cible.


      • LaEr LaEr 11 mars 2009 11:38

        Il est clair que la comparaison avec la Shoa est plutôt malheureuse, car elle n’intègre pas l’extermination qu’a été la 2ème partie du programme nazi, mais désolé, pour qualifier les actuelles rafles et les comdamnations des "complices aux clandestins" , c’est encore la comparaison avec les raffles des années 40 qui tient le mieux la route...

        Et qui ont été les premiers à banaliser la Shoa ? Rien que ces intégristes qui hurlent à l’antisémitisme dès que l’on ose critiquer un homme juif ou l’état d’Israël...




        • Sébastien Sébastien 11 mars 2009 16:10

          c’est encore la comparaison avec les raffles des années 40 qui tient le mieux la route...

          Pourquoi avoir besoin de comparer tout avec n’importe quoi ?

          Et pour info, les premiers a avoir banalise la Shoah, ce sont les negationnistes.


        • JL JL 11 mars 2009 11:45

          Moi j’aimerais savoir pourquoi l’Etat français met tant d’acharnement à empêcher ces émigrants à quitter notre pays. Ils sont entrés, ont traversé la France, et on les bloque à la sortie ? Pour faire plaisir à Sa Majesté ? Qui n’est pas dans l’Euroland et en profite pour dévaluer sa monnaie ?

          Moi non plus je n’irai pas voir ce film, mais pour d’autres raisons : je me méfie des films dont on dit trop de bien dans les grands médias.


          • Redj Redj 11 mars 2009 12:05

            Si je ne me trompe pas, il n’a pas explicitement comparé les clandestins aux juifs pendant la guerre, mais a dit que ceux qui aidaient les clandestins étaient considérés comme ceux qui aidaient les juifs.
            Ce n’est pas tout à fait la même chose il me semble.


            • Walden Walden 11 mars 2009 13:56

              Effectivement, J’AI ENTENDU monsieur Lioret dire, grosso modo, que ceux qui aident des étrangers en situation irrégulière aujourd’hui auraient pu aider des juifs sous l’occupation.

              Le commentaire de monsieur Besson détourne honteusement ces propos pour dénigrer et décourager à priori le public d’aller voir le film (dans lequel sa politique est stigmatisée et les sentiments humains valorisés). Votre article qui juge en toute ignorance d’après les seuls propos du ministre ne vaut pas mieux.

              L’utilisation de telles méthodes de propagande indigne n’aurait pas fait peur à monsieur Goebbels.


            • Lairderien 11 mars 2009 17:38

              Oui, il a fait une comparaison sur la situation et non sur la finalité !!

              Ceux qui condamnent Lioret ne se sont même pas donné la peine de s’informer sur ses propos exacts que personnellement je trouve fort juste.

              Le traitre Besson et l’auteur de ce billet se servent d’un bout de phrase sorti de son contexte pour faire une polémique et masquer la véritable accusation, qui est que la police fait tout pour décourager les braves gens de tendre la main à plus malheureux qu’eux.

              Bon sang de bonsoir, que de tristes sires dans cette époque d’individualisme forcené, dont le sarkozysme n’est que le révélateur.



            • Emile Red Emile Red 11 mars 2009 13:32

              Mademoiselle de Pardailhan, vous êtes bien loin du socle chevaleresque que fut celui de vos ancêtres, avez vous oublié vos obligations ?

              Quelle différence voyez vous entre un car de bleus bastonnant le miséreux luttant pour sa vie et l’image renvoyée des mêmes képis raptant mon grand père dans Paris ? Drancy et sa puanteur n’a d’égal que les contemporaines geoles crasseuses et pestilentielles des centres de rétention.

              Vous oblitérer le lien qui unit tyranie et barbarie, ce que d’autres ont fait hier, si on ne prend garde, si on ne met en pratique les garde fous, ceux d’aujourd’hui le reproduiront, et seuls les rappels à l’histoire peuvent nous dégriser de notre vain aveuglement. Il n’est pas tôt d’alarmer, qu’importe le moyen, l’étoile lorsqu’elle apparaît devient le miroir de notre infamie.

              Il n’y a d’échelle ni dans la cruauté ni dans la misère, à l’enseigne de la répression chacun gagne son lot, en souffre et parfois en meurt, notre responsabilité ne peut être gager et c’est de complicité qu’elle se vêt.

              Alors je vous supplie de comprendre, le plaisir, le bonheur, les senteurs de la vie ne vous sont pas réservés et c’est l’honneur de votre nom que vous bafouez en refusant le partage de notre riche terre, en refusant la paix au voyageur sans destin.


              • Julie Dep Dep 11 mars 2009 18:15

                Monsieur Red, je ne suis pas sûre que mon ancêtre aurait comparé à la Saint-Bartélemy un duel même mortel. Les centres de rétention pour clandestins ne conduisent pas à la mort, mais à l’avion qui les remmène, sauf exception, dans un pays où la vie est possible. "Il n’y a pas d’échelle", pour vous, "dans la cruauté ni la misère" ? Pour moi, si. C’est cette absence de hiérarchie dans les valeurs qui fait que tout est mis sur un même plan, qu’on ne distingue plus le dramatique de l’anodin, que tout se vaut et se confond.

                "Le voyageur sans destin", s’il amène avec lui tout un peuple, n’est plus facteur d’enrichissement, mais de déséquilbre. Je ne demande pas d’exclure, mais de doser. La langue française est assez riche pour offrir un choix de mots adaptés aux situations.


              • Annie 11 mars 2009 18:26

                @ L’auteur
                "sauf exception". Ce sont justement ces exceptions qui pèsent le plus lourd. Quel euphémisme pour décrire un pays où la vie "n’est pas possible" .


              • ferrailleur 11 mars 2009 18:50

                Monsieur "Red",

                A vous lire, je ne vous crois pas expert en chevalerie et bien mal armé pour en discourir.

                Votre ton et vos insinuations personelles vous stigmatisent.

                La dignité, (mais vous est-elle familière ?) ne commande pas qu’on se laisse envahir par la misère et la dégradation, mais qu’on la combatte, dès son origine, avec son coeur, avec son sang, davantage avec des actes qu’avec des mots sans regard.
                Vous ne voyez pas de différence entre des policiers qui, en faisant respecter une loi qu’appliquent tous les états libres et "démocratiques", protègent cette liberté, et les rafles vers l’horreur définitive sans jugement et sans rémission ?
                Votre malheureux grand père, dans quelque paradis qu’il soit, doit rougir de vous et c’est lui qu’à présent vous insultez !
                Vous parlez de "crasse" et de "puanteur" lorsqu’on évoque déportation, extermination, négation d’humanité.
                Calmez votre odorat et ouvrez les yeux !
                La tyrannie et la barbarie sont souvent les fruits de tels emportements, de pareilles certitudes.
                De certaines tartufferies affleurent certaines lâchetés. Vos rappels à l’Histoire souffrent d’une totale ignorance et l’infamie transparait dans certaines comparaisons.
                Ecrire qu’ "Il n’y a d’échelle ni dans la cruauté ni dans la misère" est d’une confondante ineptie. Il y a de petites cruautés infantiles, de vilaines cruautés de voisinage et de monstrueuses cruautés historiques. En les confondants vous vous ridiculisez.
                Quant à la misère demandez à un petit africain affamé, le ventre ballonné s’il ne fait pas de différence avec l’abonné au resto du coeur(qui a également toute ma solidarité...)

                En confondant le destin du voyageur aventureux qui cherche de meilleures terres sans y avoir été invité, et le calvaire sans rémission des déportés arrachés à leur vie et à leur pays, c’est, une fois encore, votre malheureux grand père que vous insultez.


              • Onegus onegus 11 mars 2009 23:24

                Commentaire à lire sur la musique de "Jeux interdits" : petite larme garantie !
                Monsieur Red, méprisable goujat ! Demandez tout de suite pardon à votre grand-père !


              • Walden Walden 12 mars 2009 09:14
                Aux personnes qui considèrent comme anodins les centres de rétention administrative, je suggère d’aller faire un stage d’une seule journée dans l’un de ces univers concentrationnaires, aux conditions d’hygiène et de surpopulation indignes, auprès desquels les établissements pénitentiaires français, qui sont pourtant la honte de l’Europe en la matière, passeraient pour des infrastructures hôtelières.

                Dans ces bâtiments étriqués, peu ou pas entretenus, où règnent la promiscuité, la saleté, l’absence d’espace pour se mouvoir, les personnes sont retenues jusqu’à 45 jours sans possibilité de communication avec l’extérieur. Des personnes de tous âges, parfois des mères avec enfants. Les suicides se multiplient. Il s’agit bien de comparer des choses comparables : l’ignominie avec l’ignominie. Puisqu’il semble qu’il faille aux consciences endormies des références fortes pour se réveiller.
                 
                Les camps de rétention ne conduisent pas à la mort, dites-vous ? Disons pas systématiquement. Pourtant c’est bien la mort (exécution, assassinat) qui a accueilli dans leur pays des gens expulsés de chez nous. Or faut-il rappeler que les camps de concentration (instaurés des années avant les camps d’extermination, avec lesquels on pratique volontiers l’amalgame, là véritablement par ignorance), dans lesquels aboutissaient les individus raflés, n’avaient pas non plus pour finalité la mort, mais l’attente de décision administrative ?
                 
                Mettre dans la balance la dignité humaine avec des considérations économiques d’ordre purement spéculatif relève de la même logique politique qui avait cours sous le vichysme. « Le voyageur… s’il amène avec lui tout un peuple » : ben voyons ! C’est évident ça ! On voit d’ailleurs couramment des cohortes de populations courir l’exode d’un pays à l’autre, comme les Hébreux fuyant l’Egypte ! Non , en réalité, ces mesures d’expulsion sont tout aussi peu dissuasives pour les immigrants tentés individuellement par l’aventure, qui n’ont rien à perdre, que la peine capitale pour décourager le crime : absolument nulle. C’est de toutes autres considérations qui prévalent en réalité à leur instauration, elles sont d’ordre idéologique… et flattent un certain électorat.



              • Emile Red Emile Red 12 mars 2009 11:02

                Je vous remercie Walden d’avoir correctement perçu mon message, ce qui est loin d’être le cas de l’auteur qui tient à garder sa couette été comme hiver de peur qu’une horde barbare et sanguinaire vienne s’y réchauffer.

                Les problèmes que jamais n’évoquent les gardiens barbelés de la France sont de deux types, d’une part le retour qu’ils considèrent comme un voyage touristique, et d’autre part l’avenir de la planète qui jettera indubitablement des populations sur les routes.

                Pour le premier, la totale méconnaissance de la situation rend le langage bravache et distille quelques idées que ne réfuteraient pas la plupart des plus viles personnes du siècle passé.

                Pour le second, puisqu’il faut trier, séparer, comptabiliser, il serait aimable aux régulationnistes de donner les critères de choix, les quantités et expliquer quoi faire des autres.

                Mais bien sûr nous n’en sommes pas là, suivant 36/39, les réfugiés espagnols ont montré que vivre en camps de concentration était possible, alors allons-y, c’est la fète au village. 

                @ ferailleur

                L’histoire est une science qui varie d’un jour à l’autre, et chaque historien y voit son reflet, désolé de décevoir votre horizon, mais les réalités sont et rien de vos dires ne peuvent y changer.
                Affirmer me disait un vieux prof de fac c’est connaître, hors n’ayant gardé aucun troupeau et n"ayant partagé aucune miche avec vous, je vous trouve bien assuré à décrire mes bagages, douanier, sans doute, ou devin. 
                Quant à mon aïeul, vos croyance vous aveuglent, selon son bon plaisir et mon innébranlable athéisme, il n’est nulle part, son paradis est votre tête, alors bouche cousue, vos inconséquences vous font dire des bétises. 

                Aussi, lorsque vous rencontrerez une échelle, évitez de passer en dessous, paraît-il que certains les utiliseraient comme balance à savoir qui est plus miséreux, d’autres y compteraient les grains de riz par souci d’équité.


              • Jason Jason 11 mars 2009 14:06

                A force d’entendre des dérives, des dérapages, des écarts de langage, les publics s’habituent. Les médias, à force de courir la formule qui frappe appuyée sur des à peu près, fait reculer les limites de l’acceptable. Car, pour attirer l’attention et les audiences, tout est bon ou presque. C’est ce "presque" qu’il faut surveiller

                Comme disait l’humoriste quand il n’y a plus de bornes, tout est permis. Mais, qui a oublié de garder les bornes ? Nous assistons alors à des dérives qu’il faut impérativement stopper. Il y a des lois et il y a des moeurs, et ça ne semble pas suffisant. Craignons que de mauvaises moeurs accouchent de mauvaises lois.

                @ l’auteur,

                Buchenwald. de Buche, le hêtre, et Wald, la Forêt.


                • JONAS JONAS 11 mars 2009 14:51

                  @ TOUS :

                  Vous êtes presque tous là avec vos mandolines à nous jouer le refrain de l’humanisme pour l’étranger !

                  Mais surtout ! Qu’on ne touche pas à vos porte-monnaie ! C’est les autres qui doivent payer votre charité et vos bonnes consciences.  smiley

                  Ces salauds de " riches ", car aucuns d’eux n’ont travaillé pour devenir " riches ! ", c’est la mentalité française depuis Germinal !

                  Le travail, c’est l’esclavage, donc l’homme libre est celui qui ne travaille pas ou le moins possible ! Surtout lorsqu’il y a des cons pour travailler pour ces hommes libres et qu’ils sont assez cons pour se laisser piquer la moitié de leurs salaires pour ces fainéants hospitaliers, ou ceux qui considèrent que tant qu’il y aura des riches pour payer à leurs places, il n’est pas nécessaire de travailler et de donner… !

                  Ils trouvent sûrement qu’avec 5 millions de Rmistes et chômeurs, ce pays doit accueillir toutes les misères du monde, ce n’est pas suffisant peut-être ?  smiley

                  Il y a plus d’un milliard de gens qui n’ont pas de quoi se nourrir chaque jour sur cette planète, leur donner à chacun un 1 euro par jour pour manger, c’est peu… ! MAIS ! Cela représente 1 milliard par jour, 365 milliards par an ! ! !

                  Ils sont où les riches, qui vont pouvoir payer cette addition, et pas pour vous !  smiley

                  Ceux qui travaillent ? Leurs salaires entiers n’y suffiraient pas ! Considérant que chaque citoyen Français paye sa part, faites vos comptes, 1 milliard divisé par 60 millions, pour chaque jour de l’année…. !  smiley

                  Mais, c’est des poids chiches que vous avez en guise de cerveaux !  smiley

                   


                  • Redj Redj 11 mars 2009 17:06

                    Ola c’est un peu fouilli tout ça, ou est le rapport avec l’article ?


                  • Onegus onegus 11 mars 2009 23:28

                    Effectivement, plutôt confus et sans rapport avec l’article, sans doute les effets désastreux de la consanguinité...


                  • kolymine 12 mars 2009 01:16

                    @ JONAS 
                    Arbeit macht frei ? ca résume bien votre commentaire non ? puisque vous stigmatiser ceux qui pense que le travail est une aliénation.
                    A propos savez vous que travail vient du latin tripaliare, qui désigne le fait d’utiliser un instrument de troture a trépied ?


                  • Bois-Guisbert 11 mars 2009 15:01

                    Il n’y a aucune compassion à éprouver pour de pseudo-malheureux qui, dans leurs pays, font partie des privilégiés parvenant à engager deux ou trois ans de pouvoir d’achat pour se payer le voyage et la rétribution de passeurs qui, pas plus que nous ne devons l’être, ne sont des philanthropes.


                    • kolymine 12 mars 2009 01:17

                      garder votre misanthropie pour vous, tout le monde ne se déteste pas au point de detester l’humain.


                    • Bois-Guisbert 12 mars 2009 09:09

                      tout le monde ne se déteste pas au point de detester l’humain.

                      L’humain, ça n’existe pas. C’est un concept fumeux et abstrait. Par ailleurs, il est évident que quand on prétend aimer tout le monde, c’est qu’on n’aime personne...

                      Comment pourrait-on aimer vraiment les siens, si on ne méprise pas superbement les autres ?


                    • foufouille foufouille 12 mars 2009 10:17

                      @ bois
                      en fait la plupart doivent rembourser le passeur
                      ils sont ensuite exploiter par certains riches bourgeois qui aiment les esclaves
                      pour les femmes on leur promet du travail et elles finisent putes
                      tout en haut du reseau il y a des ploutocrates et des millionnaires


                    • Annie 11 mars 2009 15:12

                      Pourquoi ne pas voir le film d’abord et en reparler ensuite ? On ne peut pas vraiment dire qu’il s’agisse d’un sujet très commercial.


                      • Emile Red Emile Red 11 mars 2009 16:16

                        Allez donc voir " La Vague ", quand le consensuel de l’humanisme ne fait plus recette, allez comprendre pourquoi vous tombez dans l’excés inverse....


                        • Lapa Lapa 11 mars 2009 16:17

                          le problème de ce genre de film pourrait venir de trois ordres :

                          d’abord la généralisation facile d’une histoire particulière et romancée. Combien de clandestins sont capables de traverser la manche à la nage ? Combien de clandestins vivent une idylle amoureuse impossible ? la problématique particulière de ce film n’est -t-elle pas trop amplifiée par le traitement ?

                          ensuite vient la propention du sentimentalisme et de l’émotion pour traiter d’un sujet bien plus complexe et étendu qu’une simple histoire de cinéma. Avec les sentiments, on pourrait nous faire gober n’importe quoi (rétablir la peine de mort ou autres conneries par ex...). La dictature des sentiments et de l’émotion en quelque sorte (relais de la télévision).

                          Enfin vient la morale façon distribution de bons points. Le clandestin, est forcément un mec bien (amoureux, en situation difficile, essaie de se surpasser...) un véritable héro. L’état français est évidemment le grand méchant, ce qui nous incite rapidement à prendre parti (on est humain quand même) pour être du côté du bon gentil plus que de celui de la loi. Enfin le gugusse de base apparaît lâche (en tout cas s’il n’aide pas) afin de nous renvoyer cette image de notre lâcheté et donc de faire culpabiliser nous autres, les nantis qui n’avons aucun problème. (salauds de français moyens !!)

                          bref ce sujet, par ce film, possède un biai d’approche aussi important que si on nous avait présenté le clandestin comme arnaqueur pick poket et violeur (ça existe autant que de clandestin amoureux capable de traverser la manche) et les courageuses forces de l’ordre qui essaient de faire respecter la loi pour que l’état de droit veuille encore dire quelque chose.

                          Tout ça c’est biaisé.

                          comme ça va dans le bon sens de faire culpabiliser le bourgeois ou le prolo français par des réalisateurs "engagés" (de gauche quoi) , les critiques sont excellentes. l’éternelle culpabilisation venant des fin fonds du christianisme et toujours très présente dans notre société...

                          Il n’en reste pas moins que c’est un roman utilisant les ficelles de l’émotion pour faire passer un message.

                          Après, on peut voir le film aussi pour un simple divertissement.


                          • Emile Red Emile Red 12 mars 2009 11:08

                            Enfin vous nous rassurez, depuis "le monopole du coeur" de Giscard, on était presque persuadé que la droite avait des trippes, au moins les choses sont remises au clair.


                          • Annie 11 mars 2009 16:24

                            Mon dieu,
                            Aurait-il fallu refuser de voir Potemkine parce qu’il raconte l’histoire d’une mutinerie, M le Maudit parce qu’il jette un regard complaisant sur un meurtrier, Fahrenheit 451 parce qu’il promeut la rebellion civile. Le cinéma est avant tout un art qui vous permet d’échapper à votre petit monde calfeutré. 
                            En apprendre un peu plus sur la réalité des immigrés qui essayent de traverser la manche sous une forme romancée me semble une très bonne idée. Il me semble ici que le problème est moins de condamner le parallèle qui a été établi entre la shoah et le sort des immigrés que de vouer aux gémonies un film qui ose humaniser la perception que nous pourrions avoir de ces derniers.

                             


                            • Eric 11 mars 2009 16:28

                              Les amalgames que vous dénoncez à juste titre deviennent vraiment pénibles. Quant à espérer que nos contemporains apprennent à doser leurs pensées et à éviter le simplisme....J’ai bien peur qu’on en soit encore loin.


                              • la_gata la_gata 11 mars 2009 17:34

                                Jamais nul ne fut inquiété pour cela, mis à part les passeurs, qui s’ enrichissent comme des négriers sur le dos de futurs esclaves, et qu’il faut bien dissuader par une loi.

                                tu vis dans la France par hazard ?? reinseigne - toi bien avant de sortir des affirmations pareilles .. je voudrais voir que va te repondre la dame qui avait rechargé il y a peu le portable d’un immigré et qui a finit devant le juge.


                                Chacun convient, sans être fort aux échecs, que l’ouverture des frontières européennes entraînerait un communautarisme ingérable, la fin de libertés gagnées ces dernières décenies de haute lutte, une pauvreté généralisée, d’insupportables tensions.


                                parle pour toi pas pour les autres .. la fin des libertés on la vit deja tous , chaque jour un petit peu plus , depuis les derniéres elections.. la pauvreté generalizé c’est le systéme capitaliste et les spéculateurs de tout poil que l’ont crée ainsi que les tensions.






                                • Julie Dep Dep 11 mars 2009 18:29

                                  Dans mon arrondissement (le 12e), chacun aide d’une façon ou d’une autre les clandestins, sans avoir à se cacher. La mairie y invite par une banderole à son fronton. L’Hôtel de Ville fait des appels sur panneaux lumineux. A chaque marché des quêtes ont lieu, ouvertement. J’ai des amis qui logent des sans-papiers au su de tous, depuis des années. La garde à vue évoquée a causé un scandale inouï. Jamais personne n’a fait ni ne fera de prison pour cela. Un peu de mesure.


                                • Bois-Guisbert 12 mars 2009 09:16

                                  Jamais personne n’a fait ni ne fera de prison pour cela.

                                  Faut voir, parce qu’en 40-41, les collabos pensaient tous cela. Quatre ans plus tard, il y en a beaucoup qui finissaient avec douze balles dans la peau, et d’autres au bagne.

                                  Toutes les roues tournent. Toujours...


                                • foufouille foufouille 12 mars 2009 10:24

                                  @ auteur
                                  on dirait une vraie bobo
                                  les premiers a avoir ete arrete etait coco.....
                                  et avant il y avait deja des camps, en 37-38 pour les etrangers puis on les a fait bosser.......... la suite on connait
                                  et tous les pays en ont eut des l’invention des barbeles


                                • foufouille foufouille 12 mars 2009 10:26

                                  et il y a peu, un vendeur de l’humanite est passe au tribunal pour distribution de "tract" (l’humanite !!)


                                • Traroth Traroth 11 mars 2009 17:52

                                  "Jamais nul ne fut inquiété pour cela" : C’est tellement clairement faux que je ne vais même pas développer. Google répondra plus efficacement que moi...


                                  • jakback jakback 11 mars 2009 17:59

                                    relation de causes a effets,
                                    http://fr.wikipedia.org/

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