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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’improbable révolte des « sans »

L’improbable révolte des « sans »

Qu’ils soient « sans papiers », sans emploi, sans logement, sans un sou, sans illusions, ou sans espoir, les millions de Français qui se trouvent dans l’une de ces situations pourraient devenir dans notre pays la première force du pays s’ils se regroupaient en un seul groupe : « les Sans ».

Les « sans papiers » tentent de s’organiser en informant du mieux qu’ils peuvent ceux qui sont menacés d’expulsion, en récoltant des fonds afin de publier brochures et autres documents faisant le point sur les dernières lois et autre décrets qui régissent leur situation. lien

Ils sont souvent considérés comme les boucs émissaires responsables de tous les malheurs de notre pays, et de la crise économique, alors que la plupart d’entre eux fuient des régimes politiques peu démocratiques, et tentent de survivre au péril de leur vie.

Si 30 000 régularisations ont lieu tous les ans, on estime leur nombre à 350 000, et si la circulaire de 2012 a assoupli leur condition, permettant à ceux qui sont présents depuis au moins 5 ans, ayant un enfant scolarisé depuis au moins 3 ans, leur permettant d’obtenir un titre de séjour, leur situation reste très difficile aujourd’hui. lien

Les sans-emploi, on le sait, n’ont jamais été si nombreux, puisque au mois de mars 2013 leur nombre se montaient à 3 224 600, (lien) et si Hollande reste convaincu d’inverser d’ici janvier 2014 la courbe du chômage, il est probable que rien ne sera vraiment réglé dans les années à venir, d’autant que le nombre réel de chômeurs est en réalité à la hauteur de 5 millions.

Au-delà de ce chiffre effarant, il faut aussi constater, comme l’a fait Jean François Kiefer de la CGT-Chômeurs, que 8 millions de français vivent sous le seuil de la pauvreté, et que le pays compte 13 millions de précaires. lien

Alors bien sur, les chômeurs manifestent régulièrement, mais apparemment ces actions ne débouchent pas sur grand-chose de positif, et la dernière manif en date, celle du 1 décembre 2012 n’a guère portée de fruits : la prime de noël de 150 € que demandaient les manifestants reste limitée à certaines catégories, (lien) tout comme la réévaluation du RSA, et la réduction du temps de travail que réclamaient les organisateurs de la manif, l’union syndicale solidaire, sont restés lettre morte. lien

A part Michel Rocard, l’ancien premier ministre, ils se font rares ceux qui militent pour une nouvelle réduction du temps de travail.

Il avait déclaré il y a peu : « la première urgence est de faire baisser le chômage. Comme nous n’avons pas de croissance économique, la seule façon d’y parvenir est de réduire le temps de travail  »…mais il semble bien qu’il n’ait pas été entendu en haut lieu. lien

Bien sur, des associations de soutien aux demandeurs d’emplois se créent, et cherchent régulièrement des bénévoles, pour rejoindre les 1400 accompagnateurs déjà actifs dans le pays, mais, n’y a-t-il pas d’autres solutions plus radicales ? lien

Si l’on ajoute à ces millions de français ceux qui se trouvent sans logement et dont le nombre a augmenté de 50% depuis 2001, atteignant le chiffre de 141 500 personnes, on imagine sans peine l’impact qu’auraient tous ces « sans », s’ils décidaient d’agir ensemble. lien

Il faut avouer que ce serait impressionnant de voir dans les rues de nos villes se mobiliser 15 millions de « sans »…

Mais se mobiliser pourquoi ?

Les pistes sont nombreuses.

Alors que certains se scandalisent d’un projet, pour l’instant dans les tiroirs du Sénat, qui consistait, tout en allongeant l’âge de la retraite, à raccourcir l’espérance de vie, pourquoi ne pas demander le contraire ? lien

En effet, travailler mal, et trop, nuit gravement à la santé (lien) mais aussi à l’entreprise. lien

Pourquoi ne pas imaginer la retraite à 50 ans, sachant que ces jeunes retraités en quittant la vie dite « active », permettront à des jeunes de retrouver un emploi ? lien

D’ailleurs, c’est déjà le cas en Europe, puisque les fonctionnaires de l’U.E. ont déjà acquis ce droit, avec 9000 euros par mois, et si c’est possible pour les uns, ça devrait l’être pour les autres, même si le montant de ces retraites dorées semble pour le moins excessif. lien

Des esprits chagrins argumenteront que les caisses sont vides, alors qu’il suffirait de récupérer les 60 milliards annuels qui s’exilent fiscalement pour financer ce choix.

Pierre Rabhi exploite d’autres pistes et affirme que « toute démarche qui construit de l’autonomie est insurrectionnelle », et il sait de quoi il parle.

Lorsqu’il était ouvrier, il considérait que son lieu de travail s’identifiait à un milieu carcéral, et considérant que sa vie était plus importante qu’un salaire, qu’il n’était pas né pour le « produit national brut », mais pour vivre, il a lancé « la sobriété heureuse  », une utopie incarnée, décidant de promouvoir l’insurrection des consciences. lien

Certains en ont déjà pris le chemin, comme ce jeune couple qui habite depuis 2009 l’île de Quéménès et qui vit en autarcie énergétique grâce à leur petite éolienne, et à 2,5 m² de capteur solaire thermique.

Des toilettes sèches, complétées par un système de phyto-épuration évitent de polluer la mer, et un système de filtration utilisant papier et charbon actif vient compléter l’eau issue de la nappe phréatique pour leur assurer une production d’eau, rendue potable par une exposition aux ultra violets. lien

Il y a aussi la solution évoquée par ceux, de plus en plus nombreux, qui défendent le « Revenu de base  », et qui sera évoqué le 17 septembre prochain par Charles Eisenstein à Genève.

Il propose une nouvelle voie, encourageant des « monnaies complémentaires », prônant « l’intérêt négatif », et le revenu de base, expliquant que « ce sont les différentes facettes du même chemin vers une économie du don ». lien

Il démontre les liens de cause à effet entre la monnaie et la crise de notre société, laquelle entraine la dévastation de notre planète.

L’une de ses conférences est sur ce lien.

Il est aussi auteur de 2 ouvrages consultables en ligne : « the ascent of humanity » et « sacred économy  », et son prochain livre version papier paraîtra en novembre prochain sous le titre : « the more beautiful world our hearts know is possible ».

Une phrase extraite du livre annonce la couleur : « tous ceux qui restent sur le carreau constituent un appauvrissement pour l’ensemble ».

Constatant que nos institutions en état d’addiction sont en train de s’écrouler, il fait aussi la promotion du Revenu Universel. lien

C’est d’ailleurs du 16 au 22 septembre prochains que sera lancée à Bordeaux la semaine du revenu de base : le programme est sur ce lien.

Certains voient déjà beaucoup d’avantages à ce « revenu de base », convaincus qu’il pourrait d’une part sauver les retraites, et réduire les inégalités. lien

D’ailleurs l’économiste Joseph Stiglitz est formel (et il n’est pas un cas isolé) : « l’austérité ne marchera pas » martèle-t-il, et il est convaincu que si nous ne prenons pas rapidement une autre orientation, nous continuerons à nous effondrer socialement et économiquement. lien

L’économiste James K.Galbraith avait déjà fait le constat que la crise financière avait révélé l’incapacité de la science économique à pouvoir la prévoir, voire l’empêcher et prêchait pour un changement de paradigme. lien

Un autre, André Orléan, délégitimait la financiarisation, démontrant les failles du système actuel. lien

En résumé, en décidant le revenu de base, en raccourcissant le départ de l’âge à la retraite, en traquant l’obsolescence programmée, en visant l’autarcie économique et énergétique, nous pourrions changer radicalement de paradigme, refusant un système toujours plus avilissant pour les travailleurs, tout en ouvrant une nouvelle ère.

Notre planète n’est pas extensible et dans ce monde limité, il serait temps de consommer autrement, de travailler moins pour vivre mieux, si nous voulons donner un peu d’espoir aux générations qui arrivent, et donner un autre sens à nos vies, comme l’argumente avec brio dans son blog Geneviève Brichet (lien) ou Serge Hefez, qui dénonçant l’hyperconsommation, fait l’éloge de la décroissance. lien

Mais y aura-t-il un jour un gouvernement qui prendra les bonnes décisions ?

L’avenir nous le dira, mais pour l’instant l’ambiance serait plutôt à la crispation.

C’est le grand artiste Topor qui disait ; « quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent  »…et en écho mon vieil ami africain de lui répondre : « nous sommes tous différents et c’est brillant ensemble comme autant d’étoiles, que nous illuminerons le Monde ». lien

L’image illustrant l’article vient de « bembelly.wordpress.com ».

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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102 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 10 septembre 2013 09:13

    oui
    a quand la révolte des ......sans révolte.
    formatés a croire qu’il vivent dans le seul monde possible, sans alternative, sans espoir ......


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:00

      gaijin

      c’est effectivement le coeur du sujet.
      plus la pression sociale et économique s’exerce, plus ceux qui en subissent les conséquences font profil bas, espérant s’en sortir mieux que d’autres...
      c’est quand l’échec survient qu’ils réalisent qu’ils auraient du s’unir pour empecher le gâchis...
      mais c’est trop tard.
      d’ou l’intérêt aujourd’hui de s’organiser dans les réseaux parrallèles sans attendre les décisions politiques improbables.
       smiley

    • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:01

      durae

      du grand n’importe quoi.
      bienvenu dans les monde des égoïstes aveuglés...
       smiley

    • Ruut Ruut 10 septembre 2013 16:12

      Pourquoi travailler n’est il pas un droit ni en France ni en Europe.

      Pour pouvoir Travailler il faut un permis de travail.
      C’est une aberration.


    • lulupipistrelle 10 septembre 2013 18:53

      Erreur.. pour résider légalement en France il faut une carte de séjour... le permis de travail est accordé aux personnes étrangères qui offrent un intérêt ... 


    • Demian West 10 septembre 2013 09:19

      Cher Cabanel,


      Votre article très teinté de culture post-soixante-huitarde est un énoncé de toutes les revendications des dernières décennies et qui n’ont jamais abouti.

      Guy Debord dans « La Société du Spectacle » disait que dans le futur (aujourd’hui), il n’y aurait plus qu’une seule classe, la classe bourgeoise. Et c’est vrai. Tous, même les plus défavorisés, ont leur plasma qui trône au milieu de ce qui leur sert de salon.

      Ils ne veulent pas se révolter, ils veulent consommer.

      Et c’est une défaite de l’humanité entière.

      Et la nostalgie des années soixante et soixante-dix n’y changera rien.

      Un nouveau monde est déjà là et il est composé et créé par des jeunes de 18 ans, qui savent qu’ils vont vivre une aventure à risque. Evoluer dans un monde qui ne leur garantit plus rien, donc vivre chaque jour comme s’il était le dernier.

      L’histoire recommence...

      Bonne journée

      Demian West

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:03

        Demian

        c’est une possibilité,
        mais il y en a une autre, elle est déjà en place en peu partout
        des réseaux parrallèles, une autre économie, celle du partage, pas celle du profit maximum, et ça marche très bien sans attendre des lendemains qui déchantent toujours ou presque.
         smiley

      • Demian West 10 septembre 2013 11:05

        Je crois aussi dans la mise en oeuvre de nouvelles solidarités.


        Mais dans des formes spontanées favorisées par l’internet.

      • Kern Kern 10 septembre 2013 09:36

         « Qu’ils soient « sans papiers », sans emploi, sans logement, sans un sou, sans illusions, ou sans espoir, les millions de Français..... » 


        Pouvez-vous nous expliquer comment des « sans-papiers » se retrouvent français sous votre plume ?

        Etre français a-t-il encore un sens pour vous ?

        Mélenchon aurait-il fait son coup d’Etat ?

        Eclairez-nous



         

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:06

          Kern

          bof...qui est français ?
          celui qui était ukrainien il y a trois générations ?
          celui qui était africain, il y a 75 000 ans ?
          la seule frontière qui m’intéresse, c’est celle de ma peau.
          je suis citoyen d’un monde, rien d’autres.
          alors comment ne pas accueillir ces femmes et ces hommes, harcelés par des dictateurs accrochés à leur pouvoir comme la moule sur son rocher ?
          il est ici question d’humanité, d’humanisme, pas de franchouillard protégeant on ne sait quel patrimoine, lequel est de toutes façons déjà vendu aux chinois, aux américains, aux émirs du quatar...
           smiley

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:11

          durae

          là je suis d’accord, 
          le travail est mort, il n’y en a plus,
          faudra faire avec.
          ou travailler pour 1 euro par jour, comme dans d’autres pays.
           smiley

        • JL JL 10 septembre 2013 11:36

          ’’Le travail est mort, il n’y en a plus,

          faudra faire avec.
          ou travailler pour 1 euro par jour, comme dans d’autres pays.’’ (Cabanel)

          Il n’y a pas une contradiction, là ? Relisez attentivement, svp.


        • foufouille foufouille 10 septembre 2013 12:17

          traduction pour JL
          il y a tellement peu de travail que le partager reviendra a ne pas être payer beaucoup


        • foufouille foufouille 10 septembre 2013 12:18

          « Concrètement, tu vois ça comment ? »

          au moins, le gars peut essayer sans risque de vendre son truc


        • JL JL 10 septembre 2013 13:06

          Ce n’est pas tant la quantité de travail qui se réduit, c’est la part accordée aux travailleurs qui diminue par rapport à celle qui est accaparée par les possédants. Et ces possédants possèdent tout ce qui relève de l’activité marchande, et s’attachent à réduire encore et encore les secteurs qui ne le sont pas pour augmenter leurs possessions.

          Du travail il y en a et il y en aura toujours : il faut seulement en finir avec le néolibéralisme qui tue dramatiquement toutes les activités qui ne rapportent pas assez de profit.


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 13:15

          JL

          une contradiction ?
          non, je ne crois pas.
          il s’agit de démontrer éventuellement qu’on peut toujours être un esclave volontaire, piégé par ses crédits, et l’idée qu’il s’est fait de sa vie sociale, constatant que le marché passe avant le reste, et que, s’il conteste la situation dans laquelle on l’a mis, ne voit pas d’autres alternatives que d’en finir avec ce modèle ou accepter l’inacceptable.
          l’ais-je bien descendu ?
           smiley

        • lulupipistrelle 10 septembre 2013 18:58

          Puisqu’il n’y a plus de travail et qu’il n’y aura plus jamais de travail. C’est faux. Il y a du travail... mais tout le problème c’est qu’il génère des ayant-droits qui sont trop nombreux... bref un vrai racket sous prétexte de protection et de solidarité... 


        • simir simir 11 septembre 2013 08:15

          @ durae

          Le revenu universel comment on le finance ??
          Si c’est la méthode F N ce n’est pas la bonne car ce serait financé par un transfert des cotisations patronales. 
          Donc moins de protection sociale en contrepartie et en plus on se le paie nous même

        • olivier cabanel olivier cabanel 11 septembre 2013 10:53

          Simir

          le prix du RU est évalué dans une fourchette de 30 à 50 milliards annuels...or les sanctions qui seraient prises contres les évadés fiscaux en rapporterait au moins 60...
          et les économies dans d’autres secteurs sont multiples...
          salaires des députés, sénateurs, ministres etc
          disparition du machin inutile appelé CES
          réduction du nombre d’élus
          et il y en tant ! je les aies évoqué dans le détail dans de nombreux articles...

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:10

          morvandiau

          démagogie dites vous ?
          ah bon ?
          mais je ne revendique aucune place, aucun honneur, aucun poste, 
          quel serait l’intérêt d’être démagogue comme vous dites ?
          je fais seulement un constat.
          il peut déplaire, mais il est réaliste, prouvé dans les faits.
          quand a sortir de cette situation, je propose des pistes.
          libre au lecteur de les choisir, ou pas.
          le ciel vous tienne en joie.

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 13:31

          schweitzer

          amusant.
          vous êtes toujours égal à vous même.
          un peu pitoyable.
          mais personne n’est parfait.
           smiley

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 16:33

          schweitzer

          avec votre commentaire en dessous de la ceinture, vous ne cherchiez pas le dialogue, mais seulement l’affrontement,
          des lors, il est normal que vous ayez eu la réponse que je vous ai proposé.
           smiley

        • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 17:43

          schweitzer

          un petit verre d’eau froide peut être ?
           smiley

        • Demian West 10 septembre 2013 10:45

          http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/le-fils-de-marisol-touraine-en-prison-pour-sequestration-et-extorsion-de-fonds-7764421059


          Heureusement que nous avons ce genre de ministre pour étendre la morale dans l’espace politique et social. Elle est une sans quoi, elle ? sans fils pour un moment ? et son fils est-ce un sans éducation ? 

          Pour le moment, moi je suis sans voix. smiley

          • gaijin gaijin 10 septembre 2013 11:01

            sans morale
            sans respect
            sans dignité
            sans honneur
            sans conscience
            .....................
            un vrai fils de politique ......


          • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:07

            gaijin

            j’ai eu peur pour le dernier mot
            il commençait par un P
            et j’avais imaginé un autre mot.
             smiley

          • gaijin gaijin 10 septembre 2013 11:46

            et moi j’ai eut peur que tu trouve que ces deux mots n’étaient pas si nonymes que ça smiley


          • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 11:15

            bientôt vous serez tous sans patrie, sans Histoire, sans culture, sans éducation, sans sécurité et sans droit de vous défendre, sans accès à la Vérité ni au Réel, vous serez absorbé dans le grand changement de civilisation et le remplacement de population made in PS, vous ne vivrez pas dans la réalité mais dans la pensée magique des fous furieux qui vous gouvernent, vous serez obsolète car vous votez mal et êtes racistes, vous serez sans âme, cette âme qui fit la France et que l’idéologie socialocommuniste exècre, vous serez des consommateurs pour qui le pouvoir d’achat n’est que la seule valeur, vous vous détesterez et détesterez vos ancêtres, et vous détesterez votre pays, vous serez votre propre ennemi.


            • Demian West 10 septembre 2013 11:22

              @ Ronald,


              Pourquoi ce futur ? C’est déjà comme ça. smiley

              DW

            • JL JL 10 septembre 2013 11:41

              RT,

              c’est pas ce que vous voulez ?

              ps. quelqu’un qui utilise aujourd’hui ce vieux concept obsolète, socialo-communisme, n’est pas crédible : il ne compris rien à rien en bon intégriste du marché, ou bien il trolle, ce qui revient au même.


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:43

              RT

              d’ou l’intérêt de changer de paradigme.
               smiley

            • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 12:00

              ce n’est pas le marché qui construit ça, c’est l’idéologie socialo communiste à l’oeuvre actuellement, celle qui s’insinue dans l’intime des gens, qui le bidouille, qui influence le citoyen France dans sa façon de sentir le sens commun, le passé, le futur, le présent, qui dicte qui est bien qui est mal, qui aimer qui bannir, qui aider qui laisser pour compte, quelle communauté protéger quelle communauté stigmatiser, quel quartier inonder de fric et quelle région laisser crever car trop « moisie », cette France « moisie » qui déplait tant à nos soldats du Bien, mais elle existe et se réveille sonnée de la trahison et du parti-pris idéologique insupportablement injuste en totale contradiction avec la réalité du terrain, qui transforme chaque opposant à la doxa en ennemi pour le système socialo ; c’est cette France qui sent les choses qui ira voter aux municipales 2014, cette France de proximité qui laisse la clique au pouvoir où elle est.. dans leur merde !


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 13:17

              RT

              il n’est pas possible de contester l’idéologie « socialo communiste »
              ont peut juste contester qu’elle ait jamais été réellement appliquée, mais sur le fond, elle tenait la route.
              sauf que ceux qui s’en sont servi en ont fait autre chose, aux antipodes de ce qu’elle défendait.

            • JL JL 10 septembre 2013 13:38

              ’’ce n’est pas le marché qui construit ça, c’est l’idéologie socialo communiste à l’oeuvre actuellement, celle qui s’insinue dans l’intime des gens’’

              Contre-vérité !

              Ce que décrit RT ce sont les effets dont le néolibéralisme est la cause.

              Ce n’est pas l’idéologie socialo-communiste qui est à l’œuvre et s’insinue dans l’intime des gens, bien au contraire :

              « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » (Edouard Glissant)


            • JL JL 10 septembre 2013 13:44

              D’un coté, les jpm et consort qui prônent un revenu universel,

              de l’autre, les mêmes ou leurs cousins, en touts cas l’un des leurs, qui dénoncent ce RU comme relevant du marxisme !

              L’essentiel pour eux c’est que plus personne n’y comprenne rien !

              Thatcher a parfaitement raison, mais à une condition : c’est que sous l’appellation PS et idéologie socialo-communiste il faut lire : le néolibéralisme à l’œuvre dans les faits et dans les cervelles.


            • JL JL 10 septembre 2013 13:47

              bientôt vous serez tous sans patrie, sans Histoire, sans culture, sans éducation, sans sécurité et sans droit de vous défendre, sans accès à la Vérité ni au Réel, vous serez absorbé dans le grand changement de civilisation et le remplacement de population made in ’’Le Grand Marché’’, vous ne vivrez pas dans la réalité mais dans la pensée magique des fous furieux qui vous gouvernent, vous serez obsolète car vous votez mal et êtes racistes, vous serez sans âme, cette âme qui fit la France et que l’idéologie néolibérale exècre, vous serez des consommateurs pour qui le pouvoir d’achat n’est que la seule valeur, vous vous détesterez et détesterez vos ancêtres, et vous détesterez votre pays, vous serez votre propre ennemi.


            • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 14:39

              donc vous admettez que le socialisme 2.0 est partie prenant avec la mondialisation, il est son faire-valoir hypocrite, son meilleur allié.


            • Demian West 10 septembre 2013 11:36

              Quand on lit Cabanel, on doit garder à l’esprit qu’il est une personne qui s’est développée dans un contexte des années soixante et soixante-dix qui étaient pour un chanteur comme lui, une période de liberté exceptionnelle. Il a même eu droit aux colonnes de Télé 7 Jours et donc il faisait partie des « vendus » selon la jeunesse underground et protestataire.


              Donc il a eu une jeunesse dorée et qui ne pensait qu’écologie libertaire, parce qu’elle en avait les moyens. Même si ça n’a pas dû être facile tous les jours. Mais comparé à notre époque c’était une période unique dans l’histoire du monde et pour un groupe de personnes qui surent mettre tout ceci à profit.

              Donc, tous ses écrits, aussi utiles, justes et parfois idéologiquement référencés et militants, sont motivés par une nostalgie de cette époque qui est du passé et qui est en rupture radicale avec la nôtre. 

              C’est pourquoi, il ne peut imposer ses vues qui sont du rêve et de la nostalgie. On peut le regretter ou s’en amuser. Mais toute une génération est restée engluée dans ce choc de ne plus retrouver les heures libérées de sa jeunesse si érotisée autrefois.

              • olivier cabanel olivier cabanel 10 septembre 2013 11:46

                Demian

                mais je ne suis pas en cause.
                je cite dans l’article l’aventure d’un couple de jeunes qui s’est installé dans une ile bretonne...
                ça vous aura échappé...
                 smiley
                et pour de nombreux autres, bien plus jeunes que vous et moi, la page a été tournée, ils ont déjà choisi le chemin du partage, de la générosité, d’un autre commerce, d’une autre façon de vivre.
                ils n’ont pas attendu un changement politique qui ne viendra peut etre jamais.
                ils ont changé de paradigme.
                 smiley

              • Yohan Yohan 10 septembre 2013 11:46

                Cabanel est pour les sans papier, forcément il est écolo. smiley smiley . De toute façon, dans sa cambrousse, il ne voit pas que ses protégés crachent sur les trottoirs, oubliant que le Ville de Paris offre des sacs poubelle en plastique

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