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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La démocratie est-elle soluble dans le vote électronique ?

La démocratie est-elle soluble dans le vote électronique ?

Plusieurs universités ont organisé des consultations électroniques au sujet du blocage de leurs locaux par des étudiants contestant la loi LRU. C’est le cas de l’université de Picardie qui, ce vendredi 27 mars 2009 a voté le principe d’un tel vote sur la question du blocage. Il semble donc nécessaire et utile de revenir sur ce vote électronique, ce qu’il peut faire ou ne pas faire.

Tout d’abord, revoyons la position de la très sérieuse ASTI, la Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information :

« La Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information appelle à ne pas recourir au vote électronique anonyme au nom du principe de précaution.

L’ASTI est convaincue que les sciences et technologies de l’information peuvent contribuer positivement au développement de la démocratie. Elle tient cependant à alerter les pouvoirs publics sur l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les électeurs et en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Code électoral. Des recherches se développent mais n’ont pas encore abouti à des systèmes permettant l’exercice d’un contrôle démocratique indiscutable. Dans l’attente de ces avancées scientifiques et technologiques, l’ASTI recommande que de telles recherches soient poursuivies et que pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme, y compris au moyen de machines à voter. »

Pourquoi cette insistance sur l’anonymat et pourquoi celui-ci rendrait ces consultations incontrôlables ?

Le vote électronique est utilisé ou pourrait l’être dans certain cas de façon très efficace et tout à fait démocratique. Quelques cas :

- l’assemblée nationale. Le vote de nos députés n’est heureusement pas secret : ils ont des comptes à rendre. L’électronique est dans ce cas une facilité. Les députés peuvent voter simplement et rapidement en tournant une simple clef sur leur pupitre. En cas d’erreur (ça arrive) le député, ou ses collègues, s’en rend vite compte puisque son vote n’est pas secret et le problème est corrigé aussi vite ?

- Les votes du projet Debian (http://www.debian.org/vote/), même chose, le vote n’est pas secret, chacun peut donc vérifier que son vote a bien été pris en compte. L’ordinateur permet ici un vote mondial, à distance, pour de nombreux votants et d’utiliser la méthode de condorcet qui serait difficile à mettre en oeuvre pour un nombre important de votants et de candidats (ou propositions) sans l’informatique.

- des assemblées d’association (http://www.fdn.fr/reglement.pdf par exemple), encore une fois, le vote n’étant pas anonyme il est vérifiable.

Pour chacun de ces exemples, il est possible, après le vote de recompter les bulletins, et de refaire, éventuellement à la main, tout ce qu’a fait la machine. L’électeur sait que son bulletin, celui de son voisin, tous les bulletins, sont pris en compte et n’ont pas été modifiés au passage. C’est primordial.

Nous avons donc là des scrutins sincères, mais non anonymes, tous basés de fait sur le principe de l’assemblée (générale, de conseil, nationale). Ce n’est malheureusement pas vers ce type de solution que se tournent actuellement les universités.

Un autre système de vote, anonyme celui-là, marche pas mal. Il n’est pas électronique : c’est notre bonne vieille urne - qui n’est transparente que depuis 1988. Une fois le bulletin dans l’urne on ne peut pas remonter jusqu’à l’électeur et savoir ainsi ce qu’il a voté, cependant celui-ci sait, gràce à la transparence de l’urne, que le bulletin qu’il a déposé est celui qui est dans l’urne. L’électeur viendra ensuite dépouiller, compter et recompter s’il le faut. Depuis ses origines tout est fait dans le code électoral pour qu’il n’y ait pas de doute possible sur le résultat du vote. Lisez ou relisez ce code, on n’y fait confiance à personne et toutes les modifications qui ont eu lieu vont dans le sens de plus de méfiance envers tous les acteurs pour plus de maîtrise par l’électeur.
Ce système n’est pas parfait mais c’est actuellement le meilleur qu’on ait trouvé pour consulter anonymement les citoyens et que le résultat de cette consultation soit accepté par tous, même les perdants.

Nous avons là un vote anonyme et sincère. Il y a bien quelques tentatives de fraude à la marge mais elles nécessitent la complicité de l’ensemble du bureau de vote. Les plus efficaces de ces fraudes touchent le plus généralement à la listes des inscrits (on fait "voter les morts") et pas au processus électoral lui même.
 
Voyons maintenant à quoi ressemblerait un vote électronique se voulant anonyme.

Pour qu’il y ait anonymat il doit y avoir déconnexion complète de l’information bulletin de vote et de l’information électeur. Il ne doit pas être possible, pour un bulletin donné, de remonter à l’émetteur de ce bulletin.
C’est une chose qui, en elle même, est difficile à réaliser en informatique. Il est en effet bien plus facile de perdre de l’information sans faire exprès (bug) que de faire exprès de la perdre. On va donc passer par des procédures compliquées et dont la complexité sera encore aggravée par tous les bouts de cryptologie nécessaires à la confidentialité du vote émis depuis l’ordinateur de l’électeur. Afin de comprendre le fonctionnement d’un tel système de vote il est nécessaire d’être un informaticien chevronné, et cela ne suffit pas à garantir un fonctionnement sans bugs (inhérent à tout programme informatique complexe).
 
Comme il y a anonymat, l’électeur ne va pas pouvoir vérifier que son vote a bien été pris en compte. De deux chose l’une, soit l’application lui permet de voir un message « Vous avez voté telle proposition » , et il y a un lien votant/bulletin, donc pas d’anonymat, soit il ne le permet pas et le votant ne sait pas ce que la machine a déposé dans l’urne. On notera au passage que si la machine indique « Vous avez voté telle proposition » cela ne donne de fait aucune indication sur le contenu réél de l’urne virtuelle.

On nous dit que ces systèmes sont bardés de certificats et d’huissiers. Allons jusqu’au bout de cette démarche. Pour les prochaines élections européennes plaçons une urne dans une pièce fermée, cette urne est surveillée par une armée d’experts en tout genre et la porte est gardée par un huissier. Pour voter vous donnez votre bulletin à l’huissier, il entre dans la pièce, ferme la porte, et revient quelques secondes après en disant « à voté » . Nous avons reproduit ici le fonctionnement du vote électronique anonyme.

Combien de temps pensez-vous que le consensus républicain tiendra avec un tel système ?

Instaurer un tel vote électronique dans une université participe au lent travail de sape mené par des entreprises qui ne sont même pas malhonnêtes mais qui flairent là un énorme filon. La démocratie est le cadet de leurs soucis mais pouvoir annoncer à des maires ou des gouvernements en mal de NTIC des références comme les universités, les prudhommes ou de grandes entreprises, voila qui les intéresse fortement. Habituer les citoyens à de tels usages, faire que le moment venu ces citoyens ne jugent pas nécessaire de se révolter contre ces systèmes est un travail patient de dealers, ils savent très bien faire ça et ont formé d’excellents commerciaux, ne vous laissez pas abuser.
 
Une fois un tel système mis en place et accepté par la population, sa prise en main par un gouvernement, une faction, une mafia sera enfantine et passera totalement inaperçue.

Pour plus d’informations sur les dangers des ordinateurs de vote visitez le très complet http://www.ordinateurs-de-vote.org/ dont cet article s’inspire grandement.


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52 réactions à cet article    


  • sophievm 1er avril 2009 12:42

    Je voudrais ajouter deux points à cette argumentation très bien faite sur l’incompatibilité totale entre un vote anonyme sincère et l’utilisation de moyens technologiques (et c’est une militante politique et informaticienne qui vous parle).
    Le premier point est l’indépendance du vote. En effet, un-e électeur/trice devant l’écran de son ordinateur (ou, pire, de sons téléphone mobile) n’a pas les garanties de protection qu’offrent un isoloir. Il peut être influencé, voire forcé, et son vote peut être observé.
    De plus, je pense que la démarche de se dépalcer jusqu’à son bureau de vote oblige le/la citoyen-ne à réfléchir à son vote jusqte avant le dernier moment, et lui fait prendre conscience de la solennité d’une élection, condition sine qua non d’une souveraineté populaire qui fonctionne.


    • zelectron zelectron 1er avril 2009 14:45


      - quelques dizaines de millions de votants ne peuvent avoir un agent du kgb derrière chacun d’eux pour les contrôler.

      - Ce ne sont pas les votes qui comptent mais ceux qui comptent les votes (stalin)

      - en résumé cette dernière assertion montre que le débat vote-papier opposé au vote-electronique donne la victoire à ce dernier (si tant est que ceux qui contrôlent et comptent puissent être fiables)

      P.s. Si on vote de chez soi avec une clé unique à chiffrement ?


    • Faith 1er avril 2009 15:07

      "quelques dizaines de millions de votants ne peuvent avoir un agent du kgb derrière chacun d’eux pour les contrôler."
      Quelques centaines/milliers de controles
      discrets et représailles mediatiques influent très rapidement toute la population. Pas besoin de controler chacun, il suffit qu’il ait peur de pouvoir être surveillé.

      "Ce ne sont pas les votes qui comptent mais ceux qui comptent les votes (stalin)
       en résumé cette dernière assertion montre que le débat vote-papier opposé au vote-electronique donne la victoire à ce dernier (si tant est que ceux qui contrôlent et comptent puissent être fiables) "
      Sauf que chaque citoyen peut demander à assister aux votes : le décompte se fait par des citoyens lambda et si tu n’est pas satisfait du résultat, tu peux demander à être présent.
      Et ce contrôle ne peut pas exister quand c’est une machine qui compte.

      "P.s. Si on vote de chez soi avec une clé unique à chiffrement ?
      "
      Ca n’empèche pas les pressions de tes proches, l’espionnage de ton vote par spyware, ...

      En tant qu’informaticien et amateur de nouvelles techno, je m’oppose également au vote anonyme électronique.



    • malqp 2 avril 2009 06:51

      La procédure de vote à l’aide d’un ordinateur dont le résultat est invérifiable, et qui est entièrement contrôlé par une entreprise privée peut être représentée par une analogie :
      il faut imaginer que le vote se déroule selon la procédure habituelle à l’aide de bulletins papier, mais que le dépouillement des bulletins soit réalisé par une entreprise privée qui emporterait les bulletins, sans que quiconque puisse contrôler ce dépouillement, et qu’il soit impossible d’obtenir les bulletins afin d’effectuer une vérification. Le tout dans une urne qui serait opaque, avec un assesseur qui regarde dans l’isoloir.

      Cela peut être analysé comme une confiscation du contrôle du vote qui échappe alors aux citoyens pour être confié à une entreprise privée.


    • zelectron zelectron 5 avril 2009 11:56

      @ Faith
      c’est la dictature ?
      "l’informatique est une chose trop sérieuse pour la confier aux informaticiens"
      Vous prévaloir de votre état vous qualifitie plus que d’aucuns ?

      PS personnement Apple II since 1981, to day quadricoeur : ça ne me rend pas idiot mais je n’en suis pas sûr.


    • verbre verbre 1er avril 2009 13:11

      Et plus précisément, vote papier ou électronique : pourquoi faut-il que le vote soit anonyme ?
      N’est-ce pas cela plutôt qui est glauque ?
      Et qui empêchera très certainement le développement du vote électronique (à moins que les électeurs n’y voient que du feu, comme d’hab...).


      • sacado 1er avril 2009 16:27

        Pourquoi le vote est-il anonyme ? Principalement pour deux raisons :

        1- éviter les menaces et intimidations : si mon voisin me dit qu’il me cassera la gueule si je ne vote pas pour untel, ou si je vis ou travaille dans un milieu où il est de bon ton de voter pour untel, je ne peux pas voter en mon âme et conscience et risque donc de voter en fonction de ce qu’on attend de moi.

        2- éviter les votes vendus au plus offrant : vu que ce n’est pas mon vote perso qui va changer la face de l’élection, je peux vendre mon suffrage au plus offrant. Il va bien se trouver quelqu’un pour me l’acheter 10 € ou plus, ce qui est toujours intéressant (surtout si on l’achète pour voter pour quelqu’un qui a ma sympathie). Mon acheteur peut sans problème vérifier que j’ai suivi ses instructions, donc aucun risque pour lui. Et pour un individu riche à millions, 1000 € à dépenser ce n’est pas grand chose pour avoir le droit de voter 101 fois...

        Pour vous convaincre de ces 2 arguments, regardez ce qui s’est passé lors des présidentielles. Pour mémoire, un candidat ne peut accéder au 1er tour que s’il a reçu le parrainage de 500 élus (en général des maires). Or, depuis la dernière présidentielle, ces parrainages sont publics, tout le monde sait donc celui ou celle qu’untel a choisi.

        Ce qui a permis aux têtes pensantes du PS, dit-on (ce ne sont que des rumeurs), de menacer les maires PS : "si vous parrainez un candidat autre que S. Royal, pour les prochaines municipales, vous êtes mort". Ce qui a également permis à certains de dire "je vends mon parrainage aux enchères ! Quoi, c’est normal, la commune a besoin d’argent !"


      • JL JL 1er avril 2009 17:35

        Chacun est libre de dire pour qui il a voté ou pas. En revanche, chacun est libre de le croire ou non. Si le vote n’était pas secret, cette liberté disparaitraît.


      • Grasyop 1er avril 2009 13:17

        J’ai voté article intéressant. On dirait que mon vote a bien été pris en compte. smiley


        • Marianne Marianne 6 avril 2009 15:45

          Ce qui n’est pas toujours le cas... Problèmes techniques ?


        • pierrot123 1er avril 2009 13:28

          L’avènement du vote électronique conduira, inéluctablement, nos démocraties à leur mort...


          • Walden Walden 1er avril 2009 13:30

            Excellent article clair et argumenté, sur un danger potentiel que court la démocratie.

            "Habituer les citoyens à de tels usages, faire que le moment venu ces citoyens ne jugent pas nécessaire de se révolter contre ces systèmes est un travail patient de dealers, ils savent très bien faire ça et ont formé d’excellents commerciaux, ne vous laissez pas abuser." Comme c’est bien dit ! smiley

            On pourrait en dire autant des méthodes pseudo-rationnelles visant à instaurer la "rentabilité" des services publics non marchands, qui par définition n’ont pas vocation à être rentables (écoles, hôpitaux, etc.) ; aussi de la répression violente systématique utilisée par la "force publique" visant à instaurer (restaurer ?) la peur de l’autorité au nom du respect de l’ordre établi ; dans ces divers exemples, il ne s’agit rien moins que d’inculquer aux masses de nouvelles (?) formes de soumission.


            • Louisiane 1er avril 2009 13:35

              Excellent article, notamment l’exemple de la pièce fermée et de l’huissier auquel on confie le bulletin de vote.
              Le vote électronique relève, à mon avis, d’une même démarche que la société de consommation et dans laquelle la démocratie n’a plus son mot à dire. On veut nous faire voter comme on nous fait acheter sur Internet, loin du contact humain, du conseil du vendeur, du geste de se déplacer dans un ou plusieurs magasins et de choisir.
              Prétendre simplifier en permanence la vie des gens en les déchargeant de toutes les petites taches quotidiennes (ouvrir sa voiture ou changer de chaîne TV manuellement, par exemple), c’est en réalité déshumaniser de plus en plus nos comportements et les rendre anomymes voire sans intérêts, donc, inutiles en fin de compte.
              Le vote par bulletin papier oblige effectivement à une réflexion jusqu’au dernier moment et à un engagement personnel.
              D’autre part, un sérieux doute sur l’anonymat du vote se pose. Quid du contrôle de la machine, de la qualité de son programme, des manipulations qu’elle peut subir avant, pendant ou après le vote. La présence d’assesseurs lors d’un vote garantie contre la fraude électorale dans l’urne. Qui sera à même de contrôler le programme informatique ? Les élections au sein du parti UMP se font par vote électronique et le "Canard" s’est fait l’écho de nombreuses irrégularités constatées : vote déjà effectué par un tiers, numéro de votants par très secret, une même personne avec plusieurs numéros de votant, etc.
              Le vote électronique déconsidère le citoyen en lui ôtant la certitude que le résultat de son vote sera conforme à ce qu’il a voté et que voter n’a pas plus d’importance que zapper sur sa télécommande.


              • Triodus Triodus 1er avril 2009 13:38

                Press Ctrl+Alt+Delete to vote on ..


                • Kalki Kalki 1er avril 2009 13:39

                  Quel diffèrence entre le vote électronique et les sondages que les élus ont déjà ?

                  En prendront ils plus de considération dans LEURS décisions (pas les votres).

                  "Le vote,‭ ‬le‭ ‬référendum‭ ‬voire même le vote sur internet permettant un referendum assez souvent‭…

                  Je ne suis pas pour,‭ ‬je veux dire,‭ ‬la déshumanisation est forte sur internet,‭ ‬nous avons besoin de faire face a nos opposants et d‭’‬échanger dans des débats,‭

                  De plus‭ ‬1 :‭ ‬Le‭ ‬referendum‭ ‬demanderait un tas d‭’‬analyse pour un résultat qui s‭’‬agirait de politique globale‭ ‬c’est-à-dire‭ ‬de politique qui ne touche pas du tout au citoyen ayant voté,‭ ‬c’est-à-dire‭ ‬que ces votes‭ ‬referendum‭ ‬ne donnerait pas la démocratie non plus qui elle se trouve dans l‭’‬environnement immédiat et proche de l‭’‬individu.‭ ‬La politique globale a souvent que d‭’‬infimes‭ ‬répercussions sur le monde concret.‭

                  C‭’‬est pourquoi la démocratie‭ ‬directe est à échelle humaine avant tout,‭ ‬démocratie‭ ‬municipale si vous‭ ‬préférez.

                  De plus‭ ‬2 :‭ ‬je ne suis pas sur que l‭’‬élite en‭ ‬tiendrait compte si elle veut‭ ‬foncièrement faire le contraire‭ ‬(voir des élites a la‭ ‬Sarkozy‭…‬).‭ ‬Le‭ ‬referendum est en quelque sorte un test d‭’‬opinion,‭ ‬ce qui existe d‭’‬hors et‭ ‬déjà,‭ ‬et les élites ne se privent de s‭’‬en foutre‭ ‬complètement‭ (‬voir les‭ ‬OGM,‭ ‬juste le petit exemple,‭ ‬mais on peut trouver beaucoup plus j‭’‬en suis sur‭)‬.



                  Je ne suis pas contre le‭ ‬referendum,‭ ‬mais pas dans ce système oligarchique‭ ‬pyramidal,‭ ‬sans démocratie directe‭…" ( a ne pas confondre avec la démocratie participative)


                  • Kalki Kalki 2 avril 2009 00:47

                    Vous pouvez toujours croire que les élus et les élites vous donneront le pouvoir : l’espoir fait vivre.

                    On peut aussi envisagerdes moyens détournée pour que le citoyen s’exprime : exemple le vote électronique ...

                    Ça ne remet pas en cause les processus bien figés dans le système et ceux qui ont les mains dessus.

                    Des rouages veulent se transformer en roue pour faire avancer le système dans certaines directions ?

                    C’est alors un tout autre système : et ça demandera plus que des inventions pour y arriver

                    Point de départ : il faut commencer par croire en la démocratie.


                  • Kalki Kalki 2 avril 2009 10:33

                    @farkanscheltabres oui c’est ce que je disais aussi, mais je voulait recentrer sur le systeme en meme temps LE PROBLEME)


                  • pierrot123 1er avril 2009 13:43

                    Pas de contestation, pas de vérification possible, pas de témoins génants, pas de traces...

                    Imaginons un instant ce qu’un Jean Tibéri (pour n’en citer qu’un), aurait pu réaliser grâce au vote électronique...Un chef-d’oeuvre !

                    Le vote électronique, c’est l’arnaque qui a permis à un minus mafieux (Bush, pour ne pas le nommer) de devenir pendant huit ans le président du premier pays du monde...avec le résultat catastrophique que nous connaissons tous aujourd’hui.

                    NON, mille fois NON à l’infamie du vote (vol) électronique !
                     


                    • Stéphane Bouleaux 1er avril 2009 13:56

                      Excellent article.

                      Le vote papier est le seul qui puisse garantir l’anonymat , et donc une totale liberté de choix.

                      Et ce n’est pas le gouvernement d’albanel et d’hadopi qui pourrait nous faire croire à un vote electronique anonyme.


                      • Jovial Jovial 1er avril 2009 15:00

                        Effectivement le vote anonyme électronique n’est pas fiable.
                        De plus, en gardant les échéances électorales actuelles, ça n’a aucun intérêt. Le vote électronique ne serait intéressant que s’il permettait une démocratie plus directe (vote depuis chez soi, plusieurs fois par mois au moins). La démocratie représentative n’existe que parce qu’il est impossible techniquement de faire voter l’ensemble des citoyens sur l’ensemble des sujets.

                        Si c’est pour continuer à voter en moyenne une fois par an, je ne vois pas bien l’intérêt d’investir dans un système informatique couteux.


                        • pierrot123 1er avril 2009 16:45

                          Vous ne voyez pas l’intérêt ?...

                          Une supposition que vous soyez un chef d’Etat comme on les fait en ce moment, et qu’un des vos copains-milliardaires soit fabriquant de machines à voter...
                          Vous verriez un peu mieux " l’intérêt" de la chose...Le marché est GIGANTESQUE !!!


                        • Jovial Jovial 2 avril 2009 12:07

                          Bah évidemment, mais je parlais pas de ce "genre" d’intérêt. Disons que mon commentaire était faussement naïf.


                        • Christophe Christophe 1er avril 2009 16:01

                          @L’auteur,

                          Article très intéressant et d’un niveau d’explication permettant à chaque citoyen de se faire une idée des problématiques que devrait pouvoir surmonter cette boîte noire qui transforme et transfert l’information depuis sa source vers les lieux où elle les stocke ou les visualise.

                          Pour qu’il y ait anonymat il doit y avoir déconnexion complète de l’information bulletin de vote et de l’information électeur. Il ne doit pas être possible, pour un bulletin donné, de remonter à l’émetteur de ce bulletin.

                          Ce premier point permet d’exprimer clairement qu’une machine à voter ne peut en aucun cas réaliser le contrôle d’identitié afin de vérifier si l’opérateur devant la boîte noire a le droit de voter ou non ; inscrit ou non sur le bureau, ayant ou non déjà voté, ...

                          C’est une chose qui, en elle même, est difficile à réaliser en informatique. Il est en effet bien plus facile de perdre de l’information sans faire exprès (bug) que de faire exprès de la perdre.

                          Même si nous perdions l’information concrète, le recoupement par les top d’horloge permettraient de dater chaque opération et par recoupement nous pourrions savoir qu’à la suite d’une identification, la valeur du vote transmise à la machine correspond à l’identification précédente. Les systèmes informatiques ont des piles dites systèmes qui conservent les informations (c’est un système de traces) ; elles sont discrètes mais sont tout autant exploitables.

                          On va donc passer par des procédures compliquées et dont la complexité sera encore aggravée par tous les bouts de cryptologie nécessaires à la confidentialité du vote émis depuis l’ordinateur de l’électeur. Afin de comprendre le fonctionnement d’un tel système de vote il est nécessaire d’être un informaticien chevronné, et cela ne suffit pas à garantir un fonctionnement sans bugs (inhérent à tout programme informatique complexe).

                          En sécurité, il n’existe pas de sécurité à 100% et la cryptologie fait partie de la sécurité. D’autres part, une telle démarche irait à contre-courant de la transparence du processus électoral. Si nous jouons la transparence, la cryptologie devient une solution obsolète.
                           
                          Comme il y a anonymat, l’électeur ne va pas pouvoir vérifier que son vote a bien été pris en compte. De deux chose l’une, soit l’application lui permet de voir un message « Vous avez voté telle proposition » , et il y a un lien votant/bulletin, donc pas d’anonymat, soit il ne le permet pas et le votant ne sait pas ce que la machine a déposé dans l’urne. On notera au passage que si la machine indique « Vous avez voté telle proposition » cela ne donne de fait aucune indication sur le contenu réél de l’urne virtuelle.

                          Le mode de fonctionnement actuel (manuel) permet de savoir pour qui nous avons voté et que ce vote est bien celui qui est dans le lieu de stockage prévu à cet effet ; tout simplement car ces deux contrôles sont réalisés par une seule opération vérifiable : le dépôt du bulletin dans l’urne.

                          Le problème posé à toute programmation est que le contrôle ne peut reposer réellement, au sens physique, sur une seule opération. Afficher l’information sur un écran ne permet pas de stocker l’information dans le lieu de stockage ; c’est une autre opération qui réalise le stockage. Aucune garantie si nous ne savons quel est le contenu du programme qui réalise ces deux opérations distinctes.

                          On nous dit que ces systèmes sont bardés de certificats et d’huissiers.

                          Par qui les certificats sont-ils maîtrisés ? Qui contrôle ? Sont-ce les citoyens ? Les huissiers, dans le processus électoral ne sont que des citoyens ni plus ni moins important que n’importe lequel des citoyens apte à voter.

                          Allons jusqu’au bout de cette démarche. Pour les prochaines élections européennes plaçons une urne dans une pièce fermée, cette urne est surveillée par une armée d’experts en tout genre et la porte est gardée par un huissier. Pour voter vous donnez votre bulletin à l’huissier, il entre dans la pièce, ferme la porte, et revient quelques secondes après en disant « à voté » . Nous avons reproduit ici le fonctionnement du vote électronique anonyme.

                          Et qu’est-ce qui assure au citoyen lambda que le citoyen huissier a bien enregistré le vote transmis ? Où est l’égalité des citoyen dans le processus électoral ? Inadmissible donc.

                          Mais comme vous le dites, il y a un marché potentiellement juteux pour les constructeur de tels machines. Comme il y a des ouvrages simplistes qui consiste à vulgariser l’approche du vote électronique en posant l’hypothèse que la machine, dans son mode de conception, est une boîte noire sûre, occultant de fait les problèmes techniques réels liés à la programmation incontournable pour prendre en compte une information extérieure et la traiter.


                          • verbre verbre 1er avril 2009 16:14

                            Ce développement électronique va à l’encontre de la démocratie directe et participative.


                            • patroc 1er avril 2009 16:56

                               Bon article.. Personnellement, le vote electro, j’en veux pas !.. Magouilles et manips en perspective, sans possibilités de vérification, comme c’est le cas actuellement avec le papier, même si certains en mettent plein les chaussettes !..


                              • L'enfoiré L’enfoiré 1er avril 2009 17:27

                                @L’auteur,

                                Le vote électronique, c’est ringuard. Vive le SMS.  smiley


                                • Philv 1er avril 2009 17:50

                                  Ce n’est pas compliqué d’avoir un vote électronique efficace et sûr.

                                  Il faut premierement que le code source utilisé dans les machine soit publiquement accessible et publié avant le vote.

                                  Ensuite il faut équiper les isoloirs d’une imprimante qui imprime le vote de l’électeur sur un support lisible (papier ou plastique) . L’électeur place alors son bulletin imprimé, aprés avoir vérifié que c’est bien son choix qui se trouve sur le document dans une urne (comme le vote classique).
                                  Ensuite aprés que les résultate ait été communiqué a la presse pour le 20h un échantillons de bureau de vote choisi au hazard (ou par les différent partis ? ) et controlé.
                                  Si il existe des différences significatives entre les résultats électroniques et le recomptage les élections sont annulées et on lance un comptage manuel général.

                                  Je ne comprends pas qu’un systéme aussi simple n’existe pas encore. Le meilleur du vote traditionnel et du vote électronique.
                                  Les vérifications peuvent être réalisées sur plusieur jours ce qui suprimme le calvaire du comptage jusque tard dans la nuit des élection papier et tout le monde est satisfait d’avoir un résultat rapide.






                                  • Christophe Christophe 1er avril 2009 17:58

                                    @Philv,

                                    Que le code soit public, soit, c’est un minimum.

                                    Qui garantit que le code publié est bien celui qui a été implanté dans la machine ? L’Etat ? Alors que lui-même dépend du résultat de l’élection.

                                    Il persiste là une suspicion, non ?


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 1er avril 2009 18:21

                                    Philv,

                                     Je suis d’accord. Dans un autre temps, j’ai été plus loin pour donner un "Coup de pouce à la démocratie"  smiley


                                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er avril 2009 18:18

                                     Etonnant, vraiment étonnant !

                                    Tout le monde fait totalement confiance à sa banque, y dépose automatiquement l’ensemble de ses revenus et mouvements divers, pourtant, l’on sait maintenant que les banques peuvent faire n’importe quoi avec nos sous, y compris spéculer sur notre banqueroute. La plupart ont une carte qui leur permet d’extraire d’un automate de l’autre bout du monde une somme en qques seconde qui est immédiatement extraite du solde du compte à Paris. Cette informatique fonctionne parfaiement bien malgré O, O1 % d’erreur vite réglée. Donc on accorde les yeux fermés confiance totale aux banques qui ne le méritent pas.

                                    Mais, personne n’imagine combien ce système mis au profit du citoyen dans le cadre référendaire ou électif peut être imputable en temps réel aux gouvernements. En effet, toutes réactions immédiates diffusées par vote électronique à l’encontre d’un discours du président ou à propos d’un projet de loi serait nettement plus représentative qu’aucun sondage sur mille personne. Quand le président fait un décret sur le bouclier fiscal, il pourrait être immédiatement sanctionné par des millions de votes négatifs dans l’heure qui suit et plus tard, se verrait contraint de ne tenir aucun discours qui irait à l’encontre de décisions contraires dans ses décrets passés. Non seulement ces outils interdiraient tout mensonge de l’Autorité, mais libérerait grandement l’information quotidienne de polémiques vaines et stériles.

                                    L’outil informatique populaire à l’usage du citoyen en parallèle au vote papier serait le meilleur garant du pouvoir du peuple au profit de la démocratie dont il est l’essence même, mais celui-ci n’a pas encore compris combien son usage reste entre les mains d’une élite financière opportuniste.

                                    C’est étrange, vraiment étrange.


                                    • Walden Walden 3 avril 2009 14:15

                                      Votre analyse suppose, dans l’idéal, une procédure absolument transparente de vote électronique ; or l’article vise justement à expliquer en quoi celle-ci ne peut-être fiable, parce qu’il est techniquement assez facile de truquer le système, de biaiser les contrôles.
                                       
                                      Et cela en prenant en compte le délai nécessaire pour préparer sereinement une échéance électorale - alors combien davantage dans l’immédiateté du temps réel !


                                    • casp casp 1er avril 2009 18:23

                                      Une solution simple serait le double vote.

                                      Un vote électronique permettant un comptage rapide. Mais qui en plus à chaque vote imprime un bulletin que l’électeur met dans une urne.

                                      cette urne scellé permettra en cas de contestation de vérifier la correspondance Machine a voter papier.
                                      Mais cela demande évidement que des citoyen se devouent toujours pour être asseceur et assure ainsi la démocratie. Si les citoyen sont trop fainéant pour cela il ne mérite qu’une bonne dictature.

                                      L’avantage alors de la machine à voter est quasi nul ; si ce n’est un résultat plus rapide.


                                      • Gzorg 1er avril 2009 18:24

                                        Très bon article , bravo Mr Delèpine.

                                        En plus je trouve qu’il y a aussi un moment sacré dans le vote papier.
                                        C’est une réunion citoyenne, tout le monde peux y participer, les choses se font à la vue de tous.

                                        Il y a un moment ou le temps de la démocratie est comme suspendu, inéluctable, les citoyens se comptent entre eux , c’est souvent un dimanche, et l’agora ce fait avec et autour des urnes.

                                        Je me souviens de mon grand père (maire de village dans le centre) et de ces moments ou tout le monde se retrouvait à la mairie le dimanche , dans un communion ou nous étions tous les mêmes, égaux devant le vote démocratique, je me souviens de moments magiques ou les discussions allaient bon train sur la politique et sur tout en général, dans la mairie devant un café ou un verre.

                                        Pourquoi vouloir changer cela ? pour un système froid , automatique sans la moindre once d’instruction civique pour les plus jeunes, sans moyen de contrôle par le tout venant ?
                                        Quel nécessité y a t-il à supprimer ce moment de magie et d’égalité ?

                                        La vraie question est donc de savoir pourquoi UMP et PS sont si pressés de coopter ce système, que tout les autres pays Européens semblent pourtant rejeter.


                                        • pissefroid pissefroid 1er avril 2009 18:28

                                          Si l’utilisation de machine à voter, ou de l’internet, pour désigner les responsables devenait obligatoire, le seul moyen d’être sûr de la prise en compte de son choix (choix de l’électeur) serait l’abstention.
                                          L’abstention est le seul choix qui peut être prouvé (pas de signature sur la liste des inscrits).


                                          • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 1er avril 2009 19:00

                                             Voilà un sujet démocratique et technologique intéressant. On peut se demander une fois de plus pourquoi la France est en retard par rapport aux Etats-Unis, ici. Bon, sans hypocrisie, je ne serais pas certain d’être confiant en la machine après un vote électronique qui plus est pour une présidentielle nationale. Et je sais, je l’ai fait une fois, combien il est astreignant et complexe pour les communes d’organiser le dépouillement des bulletins.


                                            • La Luciole 1er avril 2009 19:26

                                              La question posée n’a rien à voir avec la démocratie. 

                                              C’est juste une question d’ordre pratique et technique. En l’état actuel des progrès technologiques, le vote électronique n’apporte pas les garanties suffisantes lorsqu’il s’agit d’un enjeu important comme une élection politique par exemple ou une décision importante, a fortiori lorsque les électeurs sont nombreux et géographiment dispersés.
                                              Simple question de bon sens. L’informatique n’est pas un outil adéquat pour ce genre d’usage où les tentations de fraude sont grandes, et surtout trop facilement réalisables par des experts.

                                              N’empêche que l’informatique y restera un instrument très utile pour collecter rapidement les résultats, en tirer rapidement des prévisions statistiques etc... mais on ne pourra pas de si tôt se dispenser du vote papier, le seul qui garantit la possibilité de contrôle.


                                              • Le péripate Le péripate 1er avril 2009 21:14

                                                 Bon papier, auquel il manque peut-être quelques précisions sur un autre vote, celui à main levée. On comprend mieux alors les raisons de l’anonymat.

                                                Ceci dit, la dématérialisation est, et je le regrette, très probable. Nous avons connus ce dernier siècle un processus analogue, concernant la monnaie. Au départ, métal de bon aloi, puis contre-partie de ce métal, puis juste du papier émis par une autorité qui poursuit ses propres buts, puis juste des bits dans un logiciel. 

                                                Il faudrait sans doute refuser cette dématérialisation, il faudrait aussi que les enjeux soient moins importants. La plupart des décisions peuvent être prises individuellement.


                                                • Walden Walden 3 avril 2009 14:22

                                                  Le vote à main levée, qui désigne publiquement le votant, c’est le mettre à la merci de toutes les pressions, c’est donc ouvrir toute grande la porte aux maffias de toutes sortes...


                                                • Matif 1er avril 2009 23:01

                                                  Le vote à mains levées n’est pas un vote démocratique selon les critères habitiuels admis en Europe, car il n’est ni confidentiel ni anonyme. Le vote par internet n’est pas non plus un vote démocratique car il n’autorise aucune transparence.
                                                  Cela n’a aucun sens d’opposer les deux ou de dire que l’un est plus démocratique que l’autre...

                                                  Ce que je vois c’est qu’en France, le vote électronique ne cesse de s ’étendre, subrepticement mais sûrement alors qu’il interdit tout contrôle de la part des électeurs (absence de transparence, disparition des scrutateurs).
                                                  Il y a de nombreuses communes qui continuent à utiliser les ordinateurs de vote (Brest, Le Mans, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Marignane, Orange, Bourges, Mulhouse, Epernay, Lorient, Alençon, Courbevoie, Bagnolet, etc.), le vote par internet a été utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises, il va l’être pour des élections politiques : le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs).

                                                  C’est maintenant qu’il faut réagir.

                                                  Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
                                                  http://www.ordinateurs-de-vote.org/Comment-agir.html


                                                  • décurion 2 avril 2009 00:06

                                                    La démocratie est un idéal, dont nous nous éloignons, en conséquence, elle ne craint pas plus le vote électronique , que les "ilien-paquiens" les ogm.
                                                    Celà dit, si les "machines" permettaient de multiplier les consultations électorales, celà seraient certainement un grand progrés, et mérite d’y réfléchir à deux fois.
                                                    La fiabilité quoi qu’en en dise est un défi, mais notre espèce en a relevé d’autres, et la conservation du feu en des temps plus reculés, était surement plus compliqué
                                                    On peut imaginer que chaque électeur reçoivent une "carte de vote" non nominative, sous pli fermé, à introduire dans la machine. le choix fait, on l’associe à un login, qui permettra de vérifier qu’il a bien été pris en compte.Ceci fait, validé, la carte est broyée.
                                                    Celà suppose que les élections se déroulent toujours dans un lieu public, et que les machines soient toutes reliées à un cerveau centrale, pour vérifier que chaque carte et login soit réellement unique.
                                                    On pourrait même mettre à jour les résultats toutes les demi heure, pour que chacun se bouge le popotin selon ses convictions.

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