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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La Fondation Ostad Elahi et les abus de pouvoirs

La Fondation Ostad Elahi et les abus de pouvoirs

La fondation Ostad Elahi (Ethique et Solidarité Humaine) ainsi que le réseau Anticor font partie des participants à un passionnant débat sur les abus de pouvoir.

Comme nous le rappelle Séverine Tessier, présidente d’Anticor, « l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française marque d’abord la victoire d’un système dans lequel la collusion avec les milieux industriels, financiers, médiatiques est bien connue... ». D’ailleurs, à l’occasion des élections législatives de 2007, le réseau anticorruption Anticor (constitué par des élus de tous bords, des personnalités et des simples citoyens) est en train de se mobiliser pour « tenter d’immuniser » l’Assemblée nationale notamment par le biais d’un label auquel souscriront les candidats qui se seront engagés à soutenir des propositions anticorruption bien précises (cf. Antidote la nouvelle plate-forme contre la corruption et pour l’éthique en politique).

En même temps, l’une des caractéristiques de cette période électorale est qu’elle fait apparaître un désir citoyen de plus en plus manifeste : celui d’un assainissement de la vie politique par plus de transparence et d’éthique.

L’exigence, le désir même, d’éthique fut partout : c’est ce désir qui, en un sens, nous a poussés aux urnes, comme pour accomplir un devoir citoyen. J’ai encore à l’esprit ces files d’attente de plusieurs heures aux services élections des mairies dans les derniers jours de décembre 2006... C’est ce désir qui nous fut renvoyé en miroir par les politiques, lorsqu’ils ont esquissé une société où « chaque droit appellerait un devoir », où « ce qui est dit est fait, ce qui est fait et dit », et où « tout travail mérite salaire ».... Ou bien encore lorsqu’ils ont, sous une forme ou une autre, invoqué le changement ou la rupture - sous-entendu avec les compromissions du passé. C’est autour de ce désir, et de la réponse à ce désir, qu’un pacte de confiance a tenté d’être renoué entre les citoyens et les politiques.

On peut se réjouir des intentions exprimées, et du sursaut démocratique qu’elles ont contribué à susciter. Et pourtant... j’ai des doutes. Les exemples sont trop nombreux, trop douloureux, où des personnalités politiques, une fois investies du pouvoir que le peuple leur a délégué, en ont fait usage à des fins personnelles ou partisanes, parfois aux dépens de particuliers ou de personnes morales ayant des moyens de défense réduits - et au final, aux dépens de l’intérêt général qu’ils avaient pourtant la mission de défendre. Ce qui m’amène à une question peu abordée directement dans la campagne et peu abordée en générale : l’éthique des personnels politiques dans l’exercice des fonctions politiques, ce que j’appellerai « l’éthique du politique ».

Sans céder au facile « Tous pourris » , il faut bien réaliser combien les abus existent : abus de confiance, de pouvoir, de moyens publics, violences, manipulations, désinformations... Comme si le pouvoir, plus exactement celui qui l’exerce, portait en lui le germe totalitaire, près à s’exprimer dès que se présente un terrain favorable, pour attaquer parfois en profondeur le tissu démocratique.

Il me semble que le désir d’éthique décelé plus haut appelle une exigence critique : comprendre la mécanique corruptrice à l’œuvre qui transforme un élu en élu dévoyé, pour mieux imaginer des formes nouvelles de protection de la société contre de telles dérives. Avec, au commencement d’une telle démarche, un travail de prise de conscience de la réalité de ces situations douloureuses où des citoyens ont été la victime des prédations de ceux qui étaient censés les représenter ou leur apporter assistance.

Dans cet esprit, je viens de découvrir qu’Anticor a souhaité s’associer à la réflexion qui sera menée dans un colloque qui se tiendra au sein de l’université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) ce samedi 2 juin sur un thème très peu abordé et pourtant capital car mettant en question les fondements même de la démocratie : le citoyen face aux abus de pouvoirs des politiques (entrée libre). Dans le contexte politique actuel, la problématique de ce colloque me semble fondamentale :

« En un temps où les candidats à la plus haute fonction de la chose publique ont évoqué la nécessité de restaurer la cohésion sociale, l’unité nationale ou le pacte de confiance entre citoyens et politiques, il est peut-être bien venu de s’interroger concrètement sur les mécanismes qui peuvent conduire certains représentants du peuple à bafouer les droits des citoyens, ou à se retourner contre eux. Abus de biens publics, abus de confiance, abus de pouvoir : quelques « affaires » récentes ont démontré que ces pathologies de la politique constituent une menace réelle pour la vie démocratique, non seulement par les torts directs qu’elles peuvent causer, mais plus largement par le climat de méfiance qu’elles contribuent à installer.

Violence, malversation, corruption, lobbying, désinformation, manipulation des services de police, des magistrats, des médias et de l’opinion publique : au mépris du bien commun et de ses engagements, certains abusent du bien public et ne reculent devant aucun moyen pour satisfaire une ambition personnelle, comme s’ils ne devaient jamais être amenés à répondre de leurs actes. La forme la plus « aboutie » de cette dérive semble être l’instrumentalisation : celle de la justice, celle des appareils d’Etat, celle des institutions.

La perte du sens du bien commun et des libertés fondamentales se redouble chez le politicien-voyou d’une forme de cécité morale qui semble proprement liée à l’exercice du pouvoir, à l’infatuation et au sentiment d’immunité qu’il suscite. Il faut s’interroger sur les raisons de ce phénomène. Est-ce le pouvoir lui-même qui conduit naturellement à l’abus, par l’effet de sa propre logique ? Est-on fondé à dire que le pouvoir corrompt, y compris les meilleurs ? Et dans ce cas, comment espérer encore accorder l’idéal de justice aux exigences de la vie politique ? Ou bien faut-il incriminer des personnalités-types, des « profils » de délinquants politiques ? Quelle idée, d’ailleurs, l’élu du peuple se fait-il du pouvoir que nous lui octroyons ? Se voit-il comme un chef ou comme un mandataire ? Comme un entrepreneur ou comme un fonctionnaire ? Le scrupule, en politique, se limite-t-il au sentiment du « risque » encouru ?

« L’ambitieux prend les pouvoirs comme fin, et les adore en tous ses actes », disait le philosophe Alain. Mais si le pouvoir se délègue, la vigilance, elle, ne se délègue jamais. A la responsabilité des politiques répond donc le devoir du citoyen, qui est d’obéir à la loi tout en exerçant une surveillance et un contrôle continus des pouvoirs. Or, dans les faits, quels sont les mécanismes de contre-pouvoir, les leviers de contrôle qui permettent aux citoyens de résister contre les abus de pouvoirs en tout genre, et notamment de la part de ceux qui ont pour devoir de les représenter ou de les administrer ? Face aux lenteurs et imperfections de la justice dont savent jouer les politiques peu scrupuleux, jusqu’à quel point le « quatrième pouvoir », celui des médias, peut-il être envisagé comme un recours, s’il est établi que les politiques y trouvent un relais direct de leur action ? Que peut-on attendre du « cinquième pouvoir », celui de la « blogosphère », ou encore de la constitution de « jurys de citoyens » chargés d’évaluer l’action publique ?

Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées dans ces débats qui procéderont en deux parties - constats et témoignages puis analyses et solutions - et auxquels participeront, sous la baguette experte de Pierre Rancé, chroniqueur judiciaire à Europe I, des personnalités telles Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier désigné, Corinne Lepage, ancien ministre, Serge Portelli, vice-président du TGI de Paris, Alexandre Dorna, président de l’Association française de psychologie politique, Frédéric Rollin, professeur de droit, Frédéric Tiberghien, conseiller d’Etat, ou encore Christophe Grébert, blogueur bien connu.

Dans l’espoir que la vie politique ne se réduise pas à un simple rapport de force, et qu’elle ne soit donc pas complètement déconnectée des préoccupations éthiques. »

Plusieurs blogs annoncent le détail de cette matinée qui aura lieu ce samedi 2 juin à La Sorbonne à partir de 9 h 00 (amphithéâtre de Gestion, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris - entrée libre).


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87 réactions à cet article    


  • Boileau419 Boileau419 29 mai 2007 10:06

    Rien. La voix d’un individu lucide est perdue dans la masse.


    • spartacus1 spartacus1 29 mai 2007 15:16

      Je viens de lire que le ministre de l’agriculture japonnais s’est pendu après avoir été accusé de corruption.

      S’il en était de même en France, j’investirai immédiatement dans une fabrique de corde.

      Hélas, c’est en France que l’on trouve un repris de justice au gouvernement. Qu’un autre repris de justice condamné à 5 ans de prison pour corruption et abus de biens sociaux est candidat aux législatives à Grenoble, notons que cette personne a purgé l’intégralité de sa peine en, chose rare pour le personnel politique et qui va plutôt en sa faveur. Ne parlons pas des multiples autres affaires, quelles soient le fait de personnes de droites ou de gauche.

      Décidément, la France ne serait-elle que la plus grande république bananière du monde ?

      Dans un autre registre, mais connexe, comment Mme Alliot-Marie, traitée ouvertement de « salope » par NS, accepte-t-elle de faire partie d’un gouvernement nommé par ce même NS (Fillon n’est même pas un faire-valoir) ? Aucune fierté et manque total de dignité.


    • mike-tango 29 mai 2007 19:59

      Je cite « ...la collusion avec les milieux industriels, financiers, médiatiques est bien connue... » Qui apporte la richesse au pays ? Les industries, les compagnies de la finance ... Quelle terrible hypocrisie de critiquer cette soit-disant « collusion » !

      Qui a musele la presse pendant des annees pour empecher la divulgation de l’existence de sa fille cachee ? Pas Sarkozy, mais Mitterrand ...


    • spartacus1 spartacus1 30 mai 2007 07:21

      @mike-tango

      Ah, parce que les dirigeants des entreprises apportent de la richesse au pays ? Première nouvelle !

      Je pense plutôt, qu’avec les salaires invraisemblables, les parachutes dorés, les stocks options mirobolants, ils pompent les finances des entreprises au détriments des investissements destinés à améliorer l’appareil de production. Et, partant, ils prélèvent, pour eux, une grande partie des richesses produites par ceux qui travaillent effectivement. Il est vrai que j’ai peut-être une autre conception de la valeur travail que celle des sarkozystes.

      Je pense, par exemple, qu’un Arnaud Lagardère, le « frère de NS », fortement soupçonné d’un délit d’initié au détriment d’EADS, a fortement nui à une entreprise qui permet à l’Europe d’échapper, tant soit peu, à une certaine hégémonie étatsunienne.


    • Rand 30 mai 2007 13:50

      C’est le problême de chacun de savoir si on s’intéresse plus à la vie privée des candidats ou à ce qu’ils font de notre argent... Votre camp est clair, vous vous sentiriez très bien aux états-unis où la petite aventure d’un président avec sa secrétaire fait beaucoup plus de bruit que le trucage des éléctions la remise en place de la torture ou les camps d’emprisonnement supposés « cachés » de la FEMA pour parquer toutes les victimes de détentions arbitraires une fois que Guantanamo débordera. Vous pensez certainement que l’Afghanistan a un rapport avec le 11 septembre et que l’Irak cache toujours des armes de destruction massives puisque vos articles favoris viennent surement de Voilà ou de Public.


    • Rand 30 mai 2007 13:51

      Précision : mon commentaire précédent était en réponse à celui de mike-tango.


    • l'imposteur l’imposteur 30 mai 2007 14:19

      Gaminerie : duschmol mitterrand a fait des conneries alors duschmil sarkozy a le droit d’en faire ? msieur c’est pas moi qui ai commencé. Soyons sérieux : il est ahurissant qu’il y ait des chartes de déontologie pour les journalistes et les autres professions réglementées et qu’il n’y en ait pas pour les élus (yc pour le Pdt de la Rép) : l’initiative d’antidote est donc tout à fait bienvenue. Pour réussir, il lui faut fédérer des gens de droite et ne pas absoudre les corrompus de Gauche.

      A part ça, je suis allé sur antico, je trouve le site difficilement lisible.

      bien à vous


    • zutafruit 2 juin 2007 00:03

      Réagissez !!


    • spartacus 3 juin 2007 18:23

      « Ensuite, il me semble que quelqu’un qui a purgé sa peine, payé sa dette n’est plus redevable à la société et peut donc reprendre sa vie. »

      Dans le cas d’un homme du peuple sans responsabilités particulières, oui, une dette est payée quand elle a été purgée.

      Dans celui d’un homme public et politique, le cas est fort différent. Indépendemment du simple délit et de la peine à effectuer, une chose est non quantifiée : la tromperie vis à vis des électeurs qui ont fait confiance pour les représenter.

      Ne serait-ce que pour cette raison, un homme politique, de n’importe quel bord que ce soit, devrait devenir inéligible à vie. Il ne manque pas d’hommes ou de femmes compétentes et intégres pour prendre la relève.

      Et nul ne devrait se croire indispensable, et plutôt faire profil bas.

      Ces hommes politiques n’ont aucun amour-propre et sont sans vergogne...


    • LE CHAT LE CHAT 29 mai 2007 10:11

      on va finir par certifier les candidats iso 9000 smiley pour être certains de la qualité du produit .vivement une politique plus propre .

      Voir Bernard Granié , l’ancien maire de fos mis en examen et même incarcéré fin 2006 pour des faits de corruption se pavanner sur la place du marché en compagnie du maire actuel rené Raimondi me dégoute ! trop de ripoux devraient disparaitre de la scène politique , mais ils ont trop le sentiment d’impunité smiley


      • Ronny Ronny 29 mai 2007 13:52

        @ absolument impunis...

        Mais nous avons aussi une responsabilité dans l’histoire (nous citoyens), d’où l’intérêt formateur de l’action d’anticor !

        Voyez Juppé, condamné, mais réélu à Bordeaux... Les casseroles de Santini avec l’aménagement d’Issy (réélu bien sur !), ou dans l’entourage de Sarkosy le très sémillant Balkany, lui aussi réélu et que l’on ne présente plus. La lecture de 20 minutes est édifiante :

        ... la justice administrative [a également condamné Mr Balkany] à rembourser à la ville environ 524.000 euros représentant les salaires des trois agents communaux sur la période durant laquelle ils ont travaillé pour M. Balkany, et 230.865,57 euros représentant les intérêts de cette somme. « M. Balkany a réglé l’intégralité » des 524.000 euros, indique le projet de délibération.

        Le même document poursuit : « l’intégralité du principal (les 524.000 euros, ndlr) ayant été réglée à la ville, M. Balkany souhaite effectuer une demande de remise gracieuse des intérêts, comme la loi en prévoit la possibilité », demande adoptée lundi soir.

        Elisabeth Gourevitch, conseillère PS, a dénoncé le fait que « dans cette situation, les intérêts (les 230.865,57 euros, ndlr) sont supportés par la commune ».

        Indiquant vouloir saisir le tribunal administratif sur la décision de lundi, Dominique Cloarec, conseillère Verte, a lancé : « qui a dit hier « il faut remettre la morale au coeur de la politique » ? C’est votre ami Nicolas Sarkozy (...)

        Vous y croyez vous, alors que l’ancienne juge Eva Joly, que l’on a bien incité à ne plus trop s’occuper de corruption en France, vient de déclarer au sujet de la nommination d’un proche de NS à la direction de TF1 (Cf Le monde du 24 05 07) :

        « La démocratie ce n’est pas invoquer Jaurès ou Blum, la démocratie c’est des institutions qui fonctionnent et c’est la confiance dans les institutions »

        « Une démocratie ça se mesure à sa presse indépendante et à sa justice indépendante et je trouve que ce que nous voyons en France est plutôt inquiétant », a-t-elle ajouté.

        « Nous voyons un président de la République qui fête sa victoire d’élection avec Martin Bouygues (président du groupe) et qui téléphone le 8 mai à Omar Bongo (président gabonais, au pouvoir depuis 1967, il a instauré un régime de parti unique de 1968 à 1990, ndlr) pour le remercier de ses bons conseils et qui ensuite, le 22 mai, nomme son directeur adjoint de campagne (Laurent Solly), directeur adjoint de TF1 », (mommination d’ailleurs annoncée par l’élysée !).

        « Pour moi c’était une violation d’une règle fondamentale en démocratie »

        « TF1 qui a jusqu’à 50% de parts de marché en France », s’apparente « vraiment à une machine de guerre pour la propagande... Cela me paraît des conditions assez berlusconiennes et je souhaite mieux pour mon pays »

        C’est quand même une spécialiste des histoires de corruption qui parle !

        Au fait y’a quoi sur TF1, ce soir ?


      • masuyer masuyer 29 mai 2007 16:45

        A Ronny,

        entièrement d’accord avec toi sur les élus ripoux et réélus. En discutant un peu avec des gens de mon entourage professionnel ; j’ai l’impresion qu’ils trouvent normal pour un élu de cumuler, de s’en foutre plein les fouilles. Quand a été révélé le sysrème d’indemnité en cas de non-réelection très avantageux que s’étaient voté les députés, j’en ai parlé à mes collègues, toujours prompts à dénoncer les « bicots qui abusent de la sécu, du social en général, qui sont tous des délinquants jamais poursuivis par la justice (sic) ». Et bien, ils trouvaient ça tout à fait normal, et ils m’ont même répondu que s’ils étaient eux même députés, ils ne se gêneraient pas.

        Ah, les contorsions de l’esprit humain.

        PS : ils apprécient beaucoup le journalisme « d’investigation », de Villeneuve, Pernaut, Courbet et consort, ceci explique peut-être cela.


      • tvargentine.com lerma 29 mai 2007 10:20

        Quand même étonnant que de lire des comportements anti-républicains qui remettent en cause le vote des électeurs.

        Devons nous rappeler que si Nicolas Sarkozy est président c’est avant tout par la faute du PS qui n’a pas su proposer un projet de société clair et n’a pas su organiser des élections primaires à l’italienne afin d’avoir un(e) candidat vraiment représentatif de la gauche.

        Alors au lieu de casser du « Sarko » commencer par exiger le départ des Caucescu du PS (Hollande-Royal) et de leur clique d’ex-troskistes défroqués responsables de cette catastrophe


        • maxim maxim 29 mai 2007 10:49

          on a tous un petit côté maso quand on va voter .....

          on sait qu’on va se faire baiser mais on ’s’y rend quand même ......

          dans mon bled ,Fontainebleau ,je me marre déjà quand je vois les candidats des différentes formations ,on les connait tous ,on sait tout d’eux ,qui nique avec qui,qui est un foireux,qui est crédible comme une planche pourrie ....

          et les jours de marché ,on voit les candidats à la députation en train de faire de la lèche et serrer des mains à tour de bras à des gens qu’ils mépriseront complètement une fois élus .......

          j’ai toujours mis des bulletins à ma façon ,sauf pour les présidentielles ,mais les mouches à merde que l’on connait et qui nous tournent autour ...non merci !!!!!!

          pour les municipales ,nous avons un seul maire valable et pragmatique : Paul Dubrule ,mais il gènait tellement de monde .......


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 29 mai 2007 11:06

            Votre article pose en effet une bonne question : qu’est-ce qui différencie un « bon » élu d’un « mauvais » élu ? Se poser la question ainsi, c’est admettre qu’il existerait un état naturel d’élu « propre », et que certaines circonstances pourraient le faire basculer... du côté obscur, disons. Or je me demande si au contraire, le statut de détenteur de pouvoir n’oblige pas à être de toute façon ambigu.

            A partir du moment où vous avez le pouvoir, vous êtes tenté par son usage à votre intérêt personnel, c’est consubstantiel à la fonction, à vous de ne pas céder. Et vous êtes tenté également de vous allier avec d’autres détenteurs de pouvoir, soit par surbordination franche, soit par alliance négociée. Le problème est alors : qui détient le pouvoir sur qui ? Et qui s’en rend compte ?

            Le seul remède à mon sens à cette ambiguïté inhérente au pouvoir est la transparence : si je sais que la campagne de X a été financée par Y, et que j’apprends que X, une fois élu, fasse que la collectivité qu’il dirige offre une faveur à Y, alors je prends la chose pour ce qu’elle vaut : un renvoi d’ascenseur. Je m’en souviendrai à la prochaine élection. Pour m’en souvenir, ça va me coûter un réel effort : tous les soirs la télé va me bassiner avec la Star Ac ou le jogging républicain de notre bien-aimé Président, pour que justement, j’oublie le lien entre X et Y.

            Et si les gens chargés de faire circuler l’information sont contenus (ou détenus !) par Y ? Qui me dira ce qui se passe ? C’est le gros problème à l’heure actuelle, regardez les potes de notre Président, il y a de quoi déclencher une guerre au Darfour sans problème, et écouler ainsi du matériel militaire varié (Matra, Dassault), obtenir des « unes » retentissantes dopant les ventes (Hachette, TF1, Direct Soir et Direct 8) et des sondages (CSA ou IFOP) prouvant que le peuple glorifie notre « lider masimo » et ses « courageuses » prises de position « sans tabou ». Il y a même de quoi reconstruire le pays après nos frappes chirurgicales (Bouygues) qui n’auront fait aucun mort, comme de juste.

            Deuxième problème : il faudrait que les élus nationaux (députés) arrêtent de se comporter comme des maires ou des Présidents de Conseil généraux, à « obtenir des avantages pour leur circonscription », et tout ce genre de marivaudages malsains bavochant entre clientélisme et démagogie (et qui fait qu’on les réélit, d’ailleurs !). Déjà, si ils pouvaient faire correctement leur boulot de député et aller à l’Assemblée, ça serait pas mal. Mais pour y faire quoi ? Signer avec discipline les lois concoctées par le gouvernement, c’est-à-dire par le Président - Chef du Parti Total et de toutes ses nouvelles composantes (Droite, gauche, centre, France du dessous et du dessus), et aussi chef de la police et des ministres (qu’il a choisi lui-même, c’est claironné partout) ?

            Je vous rejoins, il y a de quoi être inquiet..


            • masuyer masuyer 29 mai 2007 16:51

              Deuxième problème : il faudrait que les élus nationaux (députés) arrêtent de se comporter comme des maires ou des Présidents de Conseil généraux, à « obtenir des avantages pour leur circonscription », et tout ce genre de marivaudages malsains bavochant entre clientélisme et démagogie (et qui fait qu’on les réélit, d’ailleurs !).

              Ca risque d’être difficile puisqu’ils sont souvent les deux (ou les trois) à la fois. Jetez donc un petit coup d’oeil au site de l’Assemblée Nationale, c’est édifiant). Le nouveau président n’a d’ailleurs pas l’air gêné par le cumul, il semble même l’encourager. Remarquez, il a fait des progrès puisqu’il avait promis que si il était élu président, il abandonnerait tout mandat électif et partisan (tu parles d’une nouveauté !)

              Le cumul favorise la corruption (et oui moins de mains à graisser, notamment pour l’attribution des marchés publics)


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 29 mai 2007 17:15

              Eh ouais on est bien d’accord !


            • caramico 29 mai 2007 11:23

              Il y a malheureusement en France une « interprétation » de la corruption qui tend à l’adoucir :

              Le « tous pourris », le « vous auriez fait la même chose à sa place ». Le népotisme, le piston...

              On voit nombre de maires mis en examen se faire réélire confortablement, c’est le cas dans ma commune. Et que je fête mon premier milliard, et mon deuxième... Mais on arrose abondamment les associations, les repas aux petits vieux...

              L’influence latine doit y être pour quelque chose, les « combinazione », les arrangements de toutes sortes. Tout le monde à quelque chose à se reprocher, à quémander. On a les politiciens qu’on mérite.

              Au Japon, les ministres se suicident. En France, on les « suicident ».


              • Nicolas Nicolas 29 mai 2007 12:20

                « n voit nombre de maires mis en examen se faire réélire confortablement, c’est le cas dans ma commune. »

                Un mise en examen est inocent par définition...


              • masuyer masuyer 29 mai 2007 16:52

                A Nicolas

                « Un mise en examen est inocent par définition... » Sauf Yvan Colonna peut-être ? smiley


              • Itamessaest 30 mai 2007 10:35

                Vous faites surement allusion à Sarkozy qui a fait arrêter cet homme. Pour information, Sarkozy a toujours utilisé le « présumé » devant tous les qualificatifs de Colonna. Colonna a d’ailleurs était débouté au procès.


              • yoda yoda 29 mai 2007 11:38

                C’est simple, l’abus de pouvoir est dans la nature de l’homme : qui n’a jamais profité d’une situation qui pouvait porter préjudice a un tiers (invisible ou qui le méritait bien...).

                Donc deux solutions :

                (1) Changer la nature humaine : apprendre a l’homme a etre moins egotique et plus altruiste, puisque l’homme a aussi la capacité d’apprendre.

                (2) Mettre en place des contre-pouvoirs.

                Cordialement, smiley


                • Bof 29 mai 2007 21:22

                  MERCI yoda . Merci d’avoir présenté la première solution . Au lieu de vouloir son « bien à soi » ,vouloir l’abondance ,c’est à dire le «  »Bien de l’ Ensemble«  ». Je suis certain que c’est la seule solution pour pouvoir supporter les 15 milliards d’Humains qui arrivent.


                • Ploum 29 mai 2007 11:48

                  Déjà la moindre des choses serait d’éxiger un casier judiciaire vierge pour pouvoir se présenter à une élection. Alors bien sur certains vont me dire qu’ils ont payé leur peine et blablabla, mais qu’on m’explique alors pourquoi avoir un casier judiciaire est rédibitoire pour accéder à la fonction publique, et pourquoi cela ne l’est pas quand il s’agit d’accéder à des postes d’élus ayant bien plus de pouvoir ?

                  Il est évident qu’on ne peut affirmer que les hommes politiques sont tous pourris, mais force est de constater que l’éthique politique française est à un niveau abyssalement bas (et c’est pas spécifique à la droite ou la gauche, les 2 ont leurs boulets de ce coté là). Si coup de Karcher il y a à donner, c’est en politique qu’il faut commencer, afin d’éliminer les racailles en col blanc.


                  • toto1701 29 mai 2007 12:24

                    la question ne se pose plus des lors que le présidium supreme souhaite qu’il n’y ait pas d’opposition a l’assemblée il aura ses 577 députés ...mais jamais mon vote ni ma conscience


                    • Annie 29 mai 2007 12:47

                      Tout à fait d’accord avec Ploum. Un casier judiciaire vierge devrait être un critère de sélection des candidats. Pourquoi se limiter aux fonctionnaires ? Mais aussi, à défaut de cela, il faudra que les gens arrêtent de choisir pour les représenter des fripouilles. La pression peut venir d’en bas. De la même manière que des gens choisissent de consommer des produits ’ethiques’, et obligent les marchés à les suivre, peut-être les électeurs pourraient-ils donner une leçon de morale en choisissant des candidats qui portent eux aussi la marque « Je suis un politicien propre ».


                      • TTO TTO 29 mai 2007 13:38

                        « Perte du sens commun ». La relecture d’Hannah Arendt s’impose. http://tto45.blog.lemonde.fr


                        • finael finael 29 mai 2007 14:28

                          Malgré son titre, cet article ne traite pas d’un état trop « fort », mais de l’usage malsain de positions de pouvoir par certains à l’encontre d’autres, de corruption, de violence, de malversations, pour reprendre les termes de l’article.

                          - Première remarque : Cela ne se rencontre pas uniquement dans la sphère politique, mais ces comportements sont très répandus dans les entreprises, le commerce, les prétoires ... partout où certains ont un pouvoir face à d’autres qui n’en ont pas.

                          Qui n’a jamais été victime de banques, d’assurances, des « petits chefs », d’organismes publics ou privés ?

                          - Deuxième remarque : Dans le domaine de la sphère publique élective (il faudrait aussi aborder le problème des « hauts fonctionnaires ») j’ai déja proposé, dans le commentaire d’un autre article quelques voies de solution :

                          Outre l’interdiction de tout cumul (comme de la « suppléance » pour les ministres), la non-rééligibilité.

                          Un(e) élu(e) ne devrait pas pouvoir se représenter à l’élection suivante. Cela limiterait la tentation de favoriser sa circonscription électorale au dépend de l’intérêt général et le renouvellement ainsi introduit éviterait que la politique soit un « métier ». Nous serions ainsi mieux représentés par des gens sortis de milieux différents.

                          - Troisième remarque : A tout pouvoir devrait correspondre un contre-pouvoir réel et effectif, n’ayant aucun rapport (hiérarchique, social, ...) avec le premier.


                          • Niamastrachno Niamastrachno 29 mai 2007 15:02

                            Très bon article, et quel style !

                            C’est bien une des questions que je me pose et repose à chaque élection, lequel de tous est le moins pourri, où faisant face au peu d’information claire que l’on puisse dégager des différents médias l’on se rend compte que l’on est au courant de bien peu de choses, de trop peu de choses voire jetés dans la désinformation la plus totale.

                            Sans vouloir commencer à polémiquer sur cette perpétuelle question du qui est le plus pourri de l’autre, et comme je ne vois guère d’exemple dans votre écrit que je perçois d’avantage comme une invitation à débattre à la Sorbonne, faisons juste un petit tour d’horizon de l’actualité (n’en déplaise aux lecteurs bleus, les roses on les voit moins souvent en ce moment, ce qui ne signifie pas qu’ils soient plus blancs de toute manière) :

                            NS profite des biens faits d’un très beau yacht d’un richissime milliardaire, on nous rétorque « je n’ai pas à m’expliquer ni à m’excuser », car en gros c’est normal, profiter des richesses d’un hypothétique client ou fournisseur d’on ne sait quel service, est le réflexe commun des entrepreneurs (cadeaucadeau ; servicemarché). Mais d’un président ? Les policiers ont-ils le droit d’accepter les faveurs des personnes qu’ils ont aidé, les pompiers ? etc... Mais le président lui... Or le problème est bien là : NS se considère moins mandataire qu’entrepreneur, PDG, chef de groupe... Confondre attitude décomplexée avec totale impunité « assumée ».

                            Au royaume des hypnotiques, le gourou est roi.

                            La question ne serait pas bien grave, si nous ne contenions pas en nous-même le germe du soupçon (quelle loi interdit d’avoir un ami milliardaire ?). Un germe qui a tendance à prendre racine, chaque jour apportant son lot de surprises en complète contradiction avec le langage d’il y a quelques semaines : pas de poste promis, que les meilleurs, les meilleurs : par pur hasard la garde rapprochée de l’intéressé (où l’on entendra d’ailleurs les bouches en cœur « ben oué c’est normal, les copains de sarkozy sont les meilleurs, puisque c’est lui le meilleur - gag - ).

                            Quant au contrôle des médias, inutile d’en parler, on dépasse largement le déjà vu, du moins en France, l’Italie étant pionnière et faisant office d’exemple dans le domaine avec cette subtilité qui échappe aux plus idiots que le propriétaire n’est pas l’acteur, mais son père d’adoption - sic -.

                            Juppé ministre, puis entendu, puis accusé, puis condamné, puis ministre... laisse sans voix... Mais maintenant les gens se disent « pourquoi pas ? » la rédemption arrive vite lorsqu’il s’agit de pardonner au gourou ou à son subordonné.

                            Qui a entendu parler du patrimoine de notre président ? - personne - et pour une bonne raison, il a refusé de le communiquer pendant la campagne (à l’inverse des tous les autres candidats). Mais maintenant que la loi l’y oblige... : Lu dans le JO, ce n’est pas compliqué en voici un inventaire précis : il n’a rien (vérifiez vous-même c’est éloquent). Il n’a pas de meubles, pas d’objets précieux, un peu d’immobilier mais c’est tout. Pour ce qui est du patrimoine pécuniaire, c’est encore plus fort : ISF en 2006, mais pas en 2005 ni même avant... : 50% de patrimoine en un an, s’il en avait le culot il vous rétorquerait que c’est la faute à qui veut gagner des millions. Mais la encore, rien pas un bruit... C’est normal... C’est normal car c’est le chef, le gourou, l’éleveur d’autruches.

                            Nombreux sont les exemples et de tous bords mais ce qui est effectivement inquiétant est la multiplication de ces exemples ces dernières temps. Mais ne vous en faites pas, si vous pensez encore pouvoir faire quelque chose, parlez-en à notre ministre de la justice, elle saura, elle, quoi faire...


                            • magari 29 mai 2007 15:16

                              « Est-ce le pouvoir lui-même qui conduit naturellement à l’abus, par l’effet de sa propre logique ? » vous demandez-vous.

                              J’ai recherché en vain sur internet des écrits de psychanalystes à propos des politiques...


                              • TTO TTO 29 mai 2007 15:28

                                L’approche philosophique et politique d’Hannah Arendt est particulièrement appropriée pour traiter de cette question. Certaines confusions sont notamment à éviter : entre agir et faire, entre morale et politique, entre travail oeuvre et action,...Un travail de fond nécessaire après 12 ans de Chirac, devant 5 ans de Sarkozy et après les 14 ans de Mitterand.

                                http://tto45.blog.lemonde.fr


                                • chmoll chmoll 29 mai 2007 15:58

                                  presque tous les pays le reconnaissent (sauf vous)peut ètre ça vous fait mal de savoir et que personne ne réagit en l’occurence votre pays est miné par la corruption le code pénal votre supposé justice dans se domaine,est la brosse à reluire,et ça c’est reconnu aussi alors que faire ?

                                  là c’est entre vos mains,entre les mains des citoyens français,pasque des élections de ceci de cela, ne changera rien,a la maladie qui ronge votre pays

                                  rien que ça,avoir des repris de justice dans votre (j’sais pas comment appeler cela)vous en connaissez des pays avec ça ?bien sur il y en a , ce sont des pays ou la mafia domine

                                  tention ça n’est que mon avis,mais il est grandement partagé(sans prétention)

                                  mais bon c’est vous qui voyez


                                  • Lucrezia 29 mai 2007 16:44

                                    Quel Mépris pour les Français ! Le Monde n’avance qu’à travers des réseaux : Politiques, Financiers, Industriels, Médiatiques, Culturels, Intellectuels et aucun d’eux n’est infammant ! . D’autant que pour gouverner ... cela s’appelle du lobbying et cela n’a rien à voir avec la corruption ! Vous créez et entretenez de la confusion, mais les Français ne sont pas aussi sots que vous le laissez entendre ...Ils sauront bien faire leur choix !


                                    • masuyer masuyer 29 mai 2007 16:55

                                      « Ils sauront bien faire leur choix ! »

                                      On a vu ! smiley


                                    • Forest Ent Forest Ent 29 mai 2007 16:55

                                      Sarkozy me semblait de très très loin le plus pourri de tous les candidats. J’ai voté Royal juste pour tenter de l’éviter. Mais je ne me fais pas d’illusion : les DSK et Fabius ne valent guère mieux. La prochaine fois, je voterai à gauche.

                                      Tant que le système contrôle les médias, rien à faire.

                                      Plus d’infos là :

                                      http://forestent.free.fr/


                                      • Marsupilami Marsupilami 29 mai 2007 17:06

                                        @ Forest Ent

                                        Tu voteras pour qui ?

                                        La gauche de gouvernement a disparu ou presque. L’extrême-gauche ? Des tarés.

                                        Tu faisais de l’humour noir ? Si c’est ça je suis d’accord avec toi. La pêche à la mouche.


                                      • masuyer masuyer 29 mai 2007 17:25

                                        Marsupilami,

                                        je ne sais pas si l’extrême-gauche (personnellement, j’appelle ça la gauche) ne compte que des tarés.

                                        Sinon, pour rire un peu du cumul, l’autre jour le député de ma circonscription (qui est aussi maire de sa commune, vice-président du conseil général, président de la communauté de commune, sans compter les présidences associatives, bref un sur-homme) s’est vu interrogé sur les fermetures de classe dans notre canton (rural). Et bien, il est contre et il se battra jusqu’au bout. Mais là, c’était surement l’élu local qui parlait, parce que le député (UMP), lui a voté les textes qui entrainent ces fermetures. C’est peut-être lui le taré (trouble de la personnalité multiple http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_multiple)

                                        Le pire, c’est qu’il va surement être réélu.

                                        Amusant, non ?


                                      • LE CHAT LE CHAT 29 mai 2007 17:39

                                        @MARSUPILAMI

                                        c’est vrai , tu déconnes , il y a quand même des mecs bien à gauche comme jacky henin le maire de Calais qui s’est battu pour les ptits lu , en vain et qui obtient pour le pcf des scores au moins 4 fois supérieurs au candidats à la présidentielle ; lui on le connait !le jour où un parti de gauche réelle comme aux pays bas se formera , il pourra jeter sa défroque stalinienne sans dommage


                                      • bernard29 candidat 007 29 mai 2007 17:15

                                        le pouvoir corrompt naturellement. Qui a le pouvoir en use et en abuse. ; c’est trés connu.

                                        Bon. la seule solution ;

                                        Avant même de poser la question des contre pouvoirs, il faudrait précariser ou fragiliser les tenants du pouvoir.

                                        1) mandat unique

                                        2) renouvellement limité des mandats ( un seul mandat serait une solution radicale)

                                        3) inéligibilité des hauts fonctionnaires (à partir de la catégorie A) car « on ne peut être juge et partie »)

                                        4) casier vierge.

                                        Ca vaut mieux que n’importe quelle charte éthique. On croûle sous les textes vertueux dans tous les domaines. Il faut des règles qui réduisent les tentations et rendent les corruptions le plus inéfficace possible. c’est tout.


                                        • spartacus 29 mai 2007 17:25

                                          << En même temps, l’une des caractéristiques de cette période électorale est qu’elle fait apparaître un désir citoyen de plus en plus manifeste : celui d’un assainissement de la vie politique par plus de transparence et d’éthique. >>

                                          phrase relevée dans l’article initial...

                                          C’est un gag ou quoi ?

                                          Les français viennent de se prononcer, en toute connaissance de cause, et j’en suis désolé, pour un candidat qui d’évidence a érigé la politique des petits copains en véritable système afin d’asseoir sa dominance.

                                          Et ils auraient soif de sens moral et d’intégrité ?

                                          On en entend de toutes sortes, en ce moment. Mais celle-là elle me fait bien rire (jaune, très jaune... smiley)

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