Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La guerre contre les instruits, ça aussi c’est de la lutte des (...)

La guerre contre les instruits, ça aussi c’est de la lutte des classes

"Non les gars ! Vous n'avez pas les pieds sur Terre ! Vous cherchez dans des bouquins !"

Cette explosion de fureur était celle d'un professeur de technologie, à Montreuil en 1994. Il s'en prenait ainsi au cours de métallurgie physique, tome 6, publié par La Documentation Française, d'auteurs Y. Adda, JM. Dupouy, J. Philibert et Y. Quéré, cours qui était posé devant moi, sur la table basse de la salle des profs. Quelle était sa technologie ? J'ai oublié. La plus intellectuelle pratiquée dans cet établissement était l'électrotechnique, mais il me semble que lui était davantage dans l'usinage, voire la mécanique d'entretien auto, un ouvrier monté en grade. Physiquement, il était sosie de l'acteur Paul Le Person (Maître Vallin dans "Histoire d'une fille de ferme", de Claude Santelli, ou le têtu et borné baron de Brecheville dans "Blanc bleu rouge"). Nous le désignerons donc par le sigle SPLP.
En toute confidence, vingt ans après, j'ai oublié quelle micrographie électronique m'intéressait là pour en faire un transparent à projeter à nos élèves. Des corrosions intergranulaires, en micrographie par balayage ? Ou le rubannage des domaines magnétiques, en micrographie par transmission ? L'intérêt pédagogique était de faire savoir que dans nombre de domaines, dont la structure de la matière, l'échelle de nos mains n'est pas la bonne pour comprendre la réalité des phénomènes, et qu'une théorie macroscopique à l'échelle de nos mains est condamnée à se casser la gueule.

Quelqu'un pourrait-il nous expliquer comment mon silence et mon livre ont fait pour devenir ce pluriel "les gars", qui au pluriel "n'ont pas les pieds sur Terre" ?

Nous étions là en présence d'un exemple chimiquement pur d'un transfert : confusion entre le passé biographique personnel de SPLP, et le passé collectif de ses groupes d'appartenance et classe sociale d'une part, et d'autre part un présent que SPLP ne comprend pas. Ce n'est pas un transfert au sens des freudiens : nulle trace d'un refoulement de la petite enfance ; la haine de classe et la haine à l'égard des enseignants de sa scolarité avait toujours été ouverte. Il ne s'agit nullement de pulsions reptiliennes qui auraient été punies et refoulées, mais au contraire de celles qui ont été encouragées et renforcées par l'entourage. L'entourage leur a "appris" que taper tous ensemble sur la tête d'un bouc émissaire, c'est vachement chouette et ça fait du bien.

Il est futile de passer sa vie à rosser la suffisance des énarques (Coluche y excellait) si dans le même temps on dénie les suffisances populistes et/ou ouvrières. Cette suffisance bien installée est au nombre des héritages toxiques laissés par Mao Zheu Dong.

 

 

En quoi la langue française populaire est-elle devenue inadaptée ?

Nombre des rancoeurs de populistes s'exacerbent autour de leurs nombreuses fautes de français, confusions de mots, grammaire culbutée. Sur le Net, ils trouvent un palliatif : abuser des souriards, et autres images toutes faites, afin de ne pas avoir à se donner la peine de construire une phrase. Recueil à http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1455.0.html.

De réformes simplificatrices en réformes simplificatrices, le fossé entre le populo et les lettrés persiste à s'élargir. Il est prudent, vu la disproportion des bataillons en présence, de taper sur la goule des moins nombreux, les savants et les lettrés. On risque moins de se faire casser la gueule par les plus nombreux, les plus violents et les plus bêtes...

Lourde erreur. L'autre matin, en examinant l'aire d'un couple de milans noirs, un père a dû expliquer à son fils que l'aire, c'est a-i-r-e et que ça n'est pas l'air. Et c'est la faute aux savants si l'aire n'est pas l'air, qui n'est pas l'ère, qui n'est pas l'erre, qui n'est pas l'hère, qui ne sont pas des ers ? Est-ce la faute aux savants si seul l'écrit distingue encore des mots si différents, tous nécessaires, mais que la prononciation commune confond ?
Après épuisement des autres hypothèses, j'ai été acculé à conclure que c'est la paresse de la prononciation depuis la fin du seixième siècle, qui est la coupable. Au temps de Rabelais, on ne pronçait pas l'aire comme l'air : la voyelle finale et les s finaux étaient prononcés. On prenait encore le temps d'élocuter cela. Et "erre" était prononcé avec la redoublure de la consonne. D'autres langues prennent le temps de l'élocution. Pourquoi pas la nôtre ?

Les phonèmes qui restent prononcés, sur les tout petits nombres de syllabes que les gens acceptent de prononcer, voilà qui n'autorise qu'un vocabulaire bien trop restreint pour accueillir toutes les langues d'experts dont on a besoin.
La proposition populiste est de supprimer toutes les langues d'experts, tous les vocabulaires d'experts, et laisser roter et commander le populiste en chef.

 

 

La mère « qu'est-ce que je dis », et son fils

Le feuilleton "Pause-café" avec Véronique Janot en vedette comme assistante sociale dans un collège, avait parfois des thèmes trop faciles, mais le plus souvent un ton juste. Là il s'agit de la mère d'un fils quelque peu handicapé social. Elle est aussi la seule dans son quartier difficile à en imposer aux petits voyous harceleurs. Débile léger et un peu trop gros, le fils attire les moqueries, notamment par son tic de langage persistant : « Mais c'est bien qu'est-ce que je dis ! »
Rien n'y fait, aucun professeur n'arrive à obtenir de lui le langage correct. Devant les professeurs, la mère a le même tic de langage : « Mais c'est qu'est-ce que je lui dis tous les jours ! »...
Cela dure comme cela jusqu'à ce qu'il entende des professeurs bavarder entre eux, et voilà qu'il est question de sa mère : « Ah oui, la mère qu'est-ce que je dis » s'esclaffe une professeure. Le garçon ne dit rien, mais plus tard, interrogé et prié de préciser sa réponse : « C'est ce que je dis. ». Il a choisi son indépendance envers les infirmités héritées par piété filiale.

Pour progresser, il faut être capable de voter sa distance et son autonomie envers certains modèles hérités, dont on a reconnu les vices, marquer ses propres frontières d'avec sa famille et sa tribu, au lieu de se contenter de rehausser les frontières de la tribu contre le reste du monde.

 

Qui engrange les bénéfices de la guerre contre les instruits ?

La guerre contre les instruits est une guerre Perdant-Perdant : y perdent les instruits qui sont rossés, tandis que perdent aussi leurs guerroyeurs qui demeurent ignares et bouchés. C'est une lutte des classes, mais ça n'est juste pas la bonne.
Pourtant, il y a bien quelque part quelques uns qui n'y perdent pas, qui sont à l'abri des coups et hors des regards, qui profitent de la bêtise et de la folle agressivité de leurs nervis.
Inciter les ignares à mener la guerre contre les instruits permet de se garantir que leur bêtise n'ira pas regarder plus haut que les quelques instruits qui sont à portée de couteau. Ils se bouchent à toute libération de la dictature de l'émotion et de leur narcissisme, ils se bouchent tout accès à un esprit analytique. Leur intelligence est saturée à se justifier de l'injustifiable ; leur infirmité logique est pérennisée. L'oligarchie y trouve là bien son compte.


Moyenne des avis sur cet article :  3.79/5   (33 votes)




Réagissez à l'article

102 réactions à cet article    


  • chapoutier 13 août 2014 09:29

    pourquoi vouloir à tout prix ’’politiser’’ votre texte en dénigrant le mouvement ouvrier ?

    le mouvement ouvrier a toujours combattu pour l’instruction du peuple contrairement aux capitalistes qui n’entendaient pas que les prolétaires soient instruits.


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 10:31

      Non, sérieux ?
      Tu es sûr que c’est ça que j’ai écrit ?
      Après avoir lu la réponse faite par une très vieille amie catho, je me suis frotté les yeux : aurais-je écrit le contraire de ce que j’aurais écrit ? Car elle avait compris le contraire, exactement le contraire. Vérification faite : non aucune erreur à l’émission, c’était la réception qui était dans la perdition : l’âge fort avancé, et le catholicisme comme entraînement au déni de réalité, au long cours, toute la vie.

      Je t’interroge sur tes entraînements au déni de réalité : Comment as-tu fait pour « lire » exactement le contraire de ce que j’ai écrit ? Quel fut l’entraînement au déni de réalité que tu as subi ?


    • passtavie passtavie 13 août 2014 15:03

      Vous avez parlé de lutte des classes... Voilà pourquoi on pense au milieu ouvrier.

      On a l’impression que c’est les instruits contre les non-instruits. Et d’une certaine façon on aurait tendance à faire le parallèle prolétaire/non-instruit et classe dominante/ instruits.

      Expliquez donc le pourquoi de votre titre.


    • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 13 août 2014 15:09

      le catholicisme comme entraînement au déni de réalité

      Fallait l’oser, celle-là ! Effectivement, l’obligation de l’ignorance fait bien des ravages dans l’éducation nationale.


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 16:12

      Que toi tu penses par clichés, ne me fait pas obligation de t’imiter.


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 16:16

      Renaud Delaporte. Les réalités sont incontournables. Le principal système de déni de réalités qui détenait cette vieille amie était le catholicisme, et le second était le féminisme. Chez d’autres personnes, ce pourrait évidemment être d’autres dogmes de meutes, éventuellement bien pires encore.


    • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 13 août 2014 18:30

      "Si tu disposais du discernement minimal que tu revendiques, cela se serait vu tout de suite : tu aurais été capable d’écrire quelque chose de sensé, d’articulé, de circonstancié et d’argumenté. Au lieu de quoi tu t’es contenté d’éructer tes haines aveugles et tes procès d’intentions à tort et à travers, dans le pire salmigondis."


    • epicure 13 août 2014 19:40

      @Par passtavie (---.---.---.218) 13 août 15:03

      non cela concerne les instruits/non instruits dans les classes populaires et les classes moyennes, les enfants de la lcasse dominante ils sont neuilly, auteil, Passy etc... dans des écoles sélect.

      Par contre ce qu’il dit c’est que cette guerre sert les intérêts de la classe dominante, au détriment des classes les plus populaires.


    • passtavie passtavie 13 août 2014 20:22

      La lutte des classes n’a donc rien à voir avec le prolétariat... les ouvriers...
      Ce sont des clichés, ok.
      Vous avez raison, vous avez toujours raison... Je crois que je vais beaucoup apprendre de vous.Vous n’avez pas expliqué les raisons de votre titre. Vous vous êtes juste contenté de dénigrer.


    • caillou40 caillou40 13 août 2014 09:44

       le populo et les lettrés...un concept créé par des personnages douteux « Verbalisateurs » de salons ou l’on cause pour mettre des étiquettes qui marque la « Dit-Fait-Rance » entre les classes..ou plus simplement..les cons du haut et ceux du bas.. ?

      C’est presque du Dugué...(humour)
      +++

      • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 10:34

        Je vois que les passions sont déchaînées, et toute intelligence ou discernement congédiés.
        Regrettable.


      • caillou40 caillou40 13 août 2014 10:40

        Par JC_Lavau...bonjour..ne jamais renier l’avis des autres pour paraitre plus grand...c’est regrettable en effet.. !


      • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 11:11

        Si parmi la horde de prétendants à la moitié du trésor de Rackham le Rouge, il s’en était trouvé un qui eût hérité du courage physique du prétendu ancêtre, cela se serait vu tout de suite, alors qu’il a suffi que Haddock retrousse ses manches pour faire enfuir toutes ces peaux de lapin.

        Si tu disposais du discernement minimal que tu revendiques, cela se serait vu tout de suite : tu aurais été capable d’écrire quelque chose de sensé, d’articulé, de circonstancié et d’argumenté. Au lieu de quoi tu t’es contenté d’éructer tes haines aveugles et tes procès d’intentions à tort et à travers, dans le pire salmigondis.

        C’est au pied du mur qu’on voit le maçon.
        Et au pied d’un chêne avec du gui, que l’on fait la différence entre un druide et une brosse à dents...


      • hans 13 août 2014 19:47

        et tes deux collégues claude et caillou aussi ?


      • César Castique César Castique 13 août 2014 10:22

        Si l’instruction était un gage d’intelligence et un filtre contre la dictature des émotions, il y a longtemps que ça se saurait !


        Et, bien que je trouve l’uchronie futile et vaine, il m’arrive de penser qu’un Parlement d’imbéciles, cédant à la dictature de l’émotion, aurait pu décider de répondre par les armes à la remilitarisation de la Rhénanie, le 7 mars 1936.

        • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 10:48

          Pour les bataillons entrés dans Trier, Saarbrücken, Aachen (puis Köln) au pas de l’oie, le plan militaire était de faire demi-tour dare-dare si les gouvernements concernés réagissaient.

          Alors je vois mal l’articulation de ton raisonnement, inachevé du reste.


        • César Castique César Castique 13 août 2014 11:53

          « ...le plan militaire était de faire demi-tour dare-dare si les gouvernements concernés réagissaient. »


          Et les armes n’étaient pas chargées. Hitler lui-même a avoué qu’une réaction militaire française à laquelle il n’aurait pas été en mesure de riposter victorieusement aurait signifié la fin de sa carrière politique

          « Alors je vois mal l’articulation de ton raisonnement, inachevé du reste. »

          Je pensais que tout le monde comprendrait qu’une représentation nationale formée d’hommes ignorants et « instinctifs » aurait pu éviter la 2e GM - ce que personne n’aurait jamais su, au demeurant -, à la différence des hommes instruits, certains même intelligents et réfléchis, qui ont déclaré la guerre à l’Allemagne, le 3 septembre 1939.

          Et cela devrait rendre les gens instruits, intelligents et réfléchis à la fois humbles et avares de paroles. Face aux conséquences effectives de ses actes, le génie est presque aussi désarmé que l’imbécile, parce que le premier ne connaît pas mieux l’avenir que le second. Il ne peut que spéculer sans aucune certitude

          P.S. - Ce sont aussi des hommes instruits, intelligents et réfléchis, qui ont décidé de liquidier Saddam et Kadhafi.

        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 13 août 2014 12:31

          César, n’est-ce pas l’éducation, plutôt que l’instruction, qui vient brouiller les cartes ? Même si elles sont difficiles à séparer, l’instruction est censée être neutre, alors que l’éducation ne peut être détachée de l’idéologie, y compris les règles sociales et religieuses (pléonasme ?) comme le « tu ne tueras point ». Certains diront que c’est le rôle de la société de fournir cette éducation, mais on peut aussi considérer que c’est surtout le moyen pour elle de se renforcer.


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 12:57

          Ça va être difficile de t’approuver : et la guerre de 1870 ? Elle a bien été déclenchée par un parlement d’instinctifs, infoutus d’attendre le rapport de leur ambassadeur.


        • César Castique César Castique 13 août 2014 17:05

          « … certains diront que c’est le rôle de la société de fournir cette éducation, mais on peut aussi co aussi considérer que c’est surtout le moyen pour elle de se renforcer.  »

          Et alors, ce n’est pas bon quand la société est forte ? Voyez ce qu’il se passe quand elle est faible comme aujourd’hui, c’est-à-dire telle que l’a décrite Tocqueville, en 1840 :

          « Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde. Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. »


        • César Castique César Castique 13 août 2014 17:15

          « Ça va être difficile de t’approuver... »

          Au contraire, puisque l’exemple montre qu’instruits et ignorants sont à égalité face à l’incertitude d’une décision engageant l’avenir, mais dont personne ne sait si elle s’avérera pertinente ou erronée

          « Elle a bien été déclenchée par un parlement d’instinctifs, infoutus d’attendre le rapport de leur ambassadeur. »

          Infoutus d’attendre peut-être, mais tout à fait confiants dans les capacités militaires de la France. C’est à ce niveau-là que se situe l’erreur que n’auraient peut-être pas commise des primaires moins illusionnés. Ou plus « instinctifs » justement : « Nous, on le sent pas, ce coup-là !  »


        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 13 août 2014 18:21

          L’instruit ne perd pas sa capacité de sentir s’il ne se berce pas de l’illusion que lui, il sait. Mais les éléments que lui fournit son instruction vont lui permettre de justifier son intuition ou au contraire de chercher à connaître plus de données de la situation. Parce que l’intuition peut se tromper elle aussi. Après, et c’est souvent là que se joue la différence, il y a un moment où il faut savoir se dire « j’y vais » sans plus réfléchir. Ça joue dans un sens comme dans l’autre : un chasseur qui réfléchit trop devra manger des racines, et celui qui ne connaît pas les techniques de chasse pourra l’accompagner au banquet.


        • epicure 13 août 2014 22:09

          @Par César Castique (---.---.---.75) 13 août 11:53

          georges bush junior un homme instruit , intelligent et réfléchit ?

          Mais mort de rire, c’est presque de la tentative d’homicide à ce niveau là.

          Je sais même pas s’il était capable de situer sur une carte le pays dont il va entrainer la ruine, l’irak.

          Les américains ont même inventé un mot : bushisme pour désigner les phrases stupides dont il avait le secret.


        • César Castique César Castique 14 août 2014 00:42

          « Parce que l’intuition peut se tromper elle aussi... »


          Naturellement, mais le plus grand danger - qui pousse à agir ou qui incite à l’immobilisme -, c’est l’humaine, trop humaine, propension à prendre ses désirs pour des réalités. 

          Et c’est indépendant de l’intuition comme du niveau d’intelligence et d’instruction. Certains appellent cela l’espérance, mais elle est très souvent complètement déraisonnable.

        • César Castique César Castique 14 août 2014 00:44

          « georges bush junior un homme instruit , intelligent et réfléchit ? »



          A part vous, qui a parlé de Bush ? Moi, j’ai lu, en 2003, « Notre route commence à Bagdad », de William Kristol et de Lawrence Kaplan. 


          Je ne crois pas que George W. Bush ait pris une part déterminante à la rédaction de l’ouvrage. Et, croyez-moi, il ne contient pas de quoi mourir de rire.

        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 14 août 2014 05:28

          Il est difficile d’échapper à la Volonté.


        • epicure 14 août 2014 16:58

          @Par César Castique (---.---.---.75) 14 août 00:44

          c’est bien georges bush qui a décider d’attaquer l’irak, d’abattre sadam hussein à la place de son père, et ce sur un gros mensonge.
          Même s’il n’a pas pris seul les décisions, il appartenait au groupe de dirigeants qui était imprégnés de la doctrine qui a permis ceci.

          En fait une preuve que les gens qui ont pris les décisions dont tu parles ne sont pas vraiment instruits ou intelligents, du moins dans leur prise de décision : c’est le fait d’avoir chaque fois magouillé avec des extrêmistes religieux musulmans. Pourtant avec l’Afghanistan ils avaient un bel exemple de ce que cela donnait.


        • rocla+ rocla+ 13 août 2014 10:31

          Et c’est la faute aux savants si l’aire n’est pas l’air, qui n’est pas l’ère, qui n’est pas l’erre, qui n’est pas l’hère, qui ne sont pas des ers ? Est-ce la faute aux savants si seul l’écrit distingue encore des mots si différents, tous nécessaires, mais que la prononciation commune confond ? 


          C ’est la faute à personne si l’ air n’ est pas l’ air .

          Par contre c’ est la faute du lecteur de ne pas mettre le mot dans son contexte  pour en saisir le sens . 

          Quand on voit un oiseau on voit des centaines d’ oiseaux et c’ est à celui qui regarde de déterminer si c’ est un colibri ou une dinde .

          Pour la dinde j’ exagère … smiley

          • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 11:38

            On doit pouvoir faire plus clair.

            Un exemple pour illustrer la gravité du problème dans notre enseignement-que-le-monde-entier-nous-envie.

            En LP, on recueille les loupés du Secondaire, qui eux-mêmes étaient des loupés du Primaire, et ont continué d’avancer chaque année à l’ancienneté, en ayant perdu pied dès le CP, mais qui savent se venger tous azimuths de leur opiniatre nullité.
            Celui-ci, en BEP conduite routière, devant son disque de route, ne savait pas faire une soustraction à deux chiffres. Je l’ai fait lire à haute voix un paragraphe du livre de cours, et il fallait se tenir à la table pour supporter cela : tous les mots un peu longs, il se contentait de les deviner d’après les trois premières lettres. De la sorte, il était infoutu de découvrir qu’il existait des mots dont il ignorait l’existence, qui lui étaient nouveaux, ou simplement trop périphériques à ses habitudes.

            Voilà ce qui en sort, de notre enseignement-que-le-monde-entier-nous-envie...

            Après, bin, ils continuent de faire semblant d’avoir compris quelque chose, puis accusent à tort et à travers tout ce qui les dépasse. Mais comme pratiquement tout les dépasse...


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 13 août 2014 12:36

            A pensée confuse, écriture confuse, et lycée de Versailles.


          • passtavie passtavie 13 août 2014 15:47

            « opiniatre nullité »

            J’avais un enseignant, que je respectait beaucoup, qui nous demandais de faire une critique objective du travail de nos compères. Je me souviens qu’il menaçait de « représailles » tout élève qui se permettrait, hasardeusement, de parler du travail d’autrui en le qualifiant de « nul ». Le terme « nul » n’est absolument pas constructif.

            Ceci dit, sûrement qu’il faudrait revoir notre système éducatif.

            J’ai travaillé avec des surveillants. Pour punir des collégiens on leur donnait des feuilles d’exercices de grammaires. Ceux qui étaient en difficultés scolaires n’arrivaient même pas à les commencer. Une fois qu’on leur expliquait la règle de grammaire, ils arrivaient à peu près bien à s’en sortir (sauf les rares qui ont une capacité intellectuelle amoindri).
            Mais des assistants d’éducation extrêmement pédagogues m’ont dit « t’emmerde pas, on leur fait juste faire ça pour les faire chier ».

            C’est pas beau ?

            Je suis pour qu’on relève le niveau de l’éducation nationale, mais aussi pour qu’on mette des moyens pour aider ceux qui sont en difficultés. Il ne s’agit pas que d’en faire des bon « boys » pour l’entreprise, mais aussi d’en faire de bons citoyens. Capables de penser.

            Or là ou je vous rejoins, c’est que ce sont les mots qui permettent de penser. Il faut préserver la richesse de notre vocabulaire. Et surtout la transmettre, même à quelqu’un voué à devenir plombier.

            Certains se reconnaissent entre eux par leurs puits de savoir et méprisent ceux qui n’en sont pas. C’est une forme de domination : la domination par le savoir. Le savoir doit rester le plus accessible possible. Je parles de savoir noble et pas de connaissance sur les séries les plus débiles de la TV par exemple.


            • rocla+ rocla+ 13 août 2014 11:56

              Non non ,  Robert Gil n’ est pas le roi du copié-collé , non non .


            • Bubble Bubble 13 août 2014 11:17

              Bonjour,
              La réaction « vous n’avez pas les pieds sur Terre ! Vous cherchez dans des bouquins ! » prend un tout autre sens à mes oreilles : le sens de l’expérimentation de l’artisan dans son atelier. Ne pas passer seulement par les bouquins mais faire soi même des essais, quel meilleur conseil donner à des élèves dans une société où l’autonomie n’est pas franchement encouragée ?


              • rocla+ rocla+ 13 août 2014 11:46

                @Bubble , 


                l’ autonomie .


                Tout est dit .


                Dans une société d’ assistés le mot autonomie est vidé de son sens .

              • bourrico6 13 août 2014 11:50

                Puissant l’argument Haddock, mais encore un peu faiblard pour un bouffon trollesque donneur de leçon comme toi.

                Ah , la fameuse société d’assisté .... tu sais que les plus assistés sont les riches ?
                Si si ducon, c’est eux qui ont le plus de remises, qui paient le moins cher, qui on accès à tout un tas de choses gratuitement, qui paient le moins d’impôts, et qui s’engraissent le plus.

                Mais qu’est ce qu’un esclave servile dans ton genre peut bien comprendre à ça.


              • passtavie passtavie 13 août 2014 20:10

                Rocla vous me faîtes rire avec votre idée d’autonomie. Ici bas une partie de la population est privé de son autonomie. On a fait de nous des assistés et après on nous le reproche. Si les choses tournaient un peu plus rond il n’y aurait pas de nécessité d’assistanat, chacun pourrait se prendre en charge. Encore on a de la chance ici on est dans un état providence... Ailleurs celui qui serait privé de toute possibilité de se prendre en charge crèverait de faim ou de maladie (curable normalement).


              • JC_Lavau JC_Lavau 13 août 2014 20:49

                La réaction « vous n’avez pas les pieds sur Terre ! Vous cherchez dans des bouquins !  » s’enchaînait sur mon silence. Je n’avais pas encore dit un mot, excepté « bonjour » Ce livre était fermé, je travaillais sur un autre, et j’écrivais.

                Et nous n’avions aucun élève en commun.

                Dans ces conditions, je me sens fondé à diagnostiquer que le mobile reptilien à l’oeuvre était le désir de domination par le coup de gueule, qu’il était mû par un passé lointain et non pas par la situation présente. La mise en scène qu’il espérait devant un livre dont il ne comprenait pas une ligne (et celui-là était en langue française, pourtant) était une bataille rangée d’une meute contre une autre. Il a été déçu et déstabilisé...

                Ça y est : je me souviens de sa spécialité à présent, c’était la peinture.


              • jef88 jef88 13 août 2014 11:27

                - Les intellos et les lettrés ont le SAVOIR !
                ils ont compilé des tonnes de bouquins et possèdent une pleine valise de diplômes ... La vraie vie ? booooof ! ! ! !
                - pour survivre les autres ont le SAVOIR FAIRE !
                Ils ont ramés dans des boulots considérés comme minables !
                Ils ont appris sur le tas en cherchant quand même à se documenter et a s’instruire au fur et a mesure des besoins .......

                Mais ces « autres » ne sont pas diplômés .............
                C’est une tare devenue indélébile depuis 25 ans !
                Pourquoi ?
                Le diplôme est garant du POUVOIR !
                du pouvoir tant du « petit » chef que de l’élu à la tête de l’état

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès