Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La justice en formule pour les avocats et avoués ?

La justice en formule pour les avocats et avoués ?

Avez-vous remarqué comme il est difficile de pouvoir comprendre comment fonctionne le système judiciaire ? A croire que ces règles si mystérieuses sont faites uniquement pour que les simples profanes ne puissent pas les utiliser.

De là on peut facilement comprendre d’où viennent toutes ces erreurs judiciaires.

Lorsque l’on parle de tribunal, souvent les gens pensent aux crimes, délits, contraventions. Le tribunal est aussi là pour juger des affaires civiles, comme des conflits avec ses voisins, qualifier un bail ou encore demander des dommages et intérêts.

Pour la plupart des profanes, la justice reste obscure, avec ou sans avocat, car les avocats ont la volonté de garder secret, leur savoir si bien appris pendant toutes ces années d’études. Le problème des erreurs judiciaires provient du manque de transparence des règles judiciaires pour le demandeur comme pour le défenseur.

En effet les règles sont très strictes et un simple manquement ou une simple négligence du professionel peut faire perdre un procès à une personne qui pourtant à le droit pour elle.

L’erreur peut venir du profane ou de son avocat.

Un exemple très simple : savez-vous, par exemple dans un procès en appel, que toutes les pièces que vous versez à votre avoué, pour les communiquer à la partie adverse ainsi qu’au juge doivent être signifiées dans un bordereau, numérotées et signées par les deux avoués et la cour d’appel ?

Une des techniques utilisées par les avocats est d’attendre le dernier jour de la clôture de l’ordonnance pour signifier à la partie adverse les pièces et conclusions. Ce genre de pratique se rélève dangereuse pour les parties car cela a pour conséquence, le cas échéant, pour le juge de rejeter les pièces et conclusions si le principe du contradictoire n’est pas respecteé (le principe du contradictoire signifie que la partie adverse doit être informée en temps utile des pièces et écritures de l’autre partie afin de pouvoir y répondre dans un temps suffisant). Ainsi, sans même comprendre pourquoi, vous perdez un procès, alors que vous êtes dans votre bon droit.

Les conséquences peuvent être dramatiques pour la vie des gens. Un procès au civil peut avoir des effets aussi dévastateur qu’un procès au pénal ! Mais les procès civils n’intéressent pas les médias car cela ils ne font pas assez "sensations".

Si l’avocat est négligent, comme l’ont été les professionels de la finance et de l’assurance en épargne, que faire ? Faut-il attendre que le ciel nous tombe sur la tête pour pouvoir agir en responsabilité et espérer obtenir un dédommagement contre son propre avoué ou avocat ? En quoi est-ce que les avocats seraient à l’abri de toutes négligences et turpitudes ?

Ne serait-il pas préférable que les profanes qui ont recours à la justice soient rééllement informés des règles procédurales élémentaires et nécessaires qu’utilisent les avocats et avoués lors d’un procès ? Le service public de la justice devrait remettre à toute personne qui engage une procédure ou qui subi une procédure un formulaire expliquant, d’une manière simple et non équivoque les démarches que doit effectuer l’avocat, les règles procédurales pour faire par exemple une expertise, verser des pièces, demander un report d’audience en 1e instance, comme en Appel ou en Cassation. Car ces réponses, on ne les trouve pas forcément sur internet, et comment se renseigner lorsque l’avocat ou l’avoué ne nous les donnent pas ? Il est vrai que beaucoup d’informations sont données aux gens afin qu’ils comprennent le fonctionnement de la justice, mais il s’agit surtout de démarches judiciaires, non d’explication des lois et règles, et cela n’est pas assez. Il faut aller plus loin !


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (6 votes)




Réagissez à l'article

26 réactions à cet article    


  • JCD 27 février 2009 13:49

    Bien d’accord avec vous pour le vivre dans le cas de mon divorce (8 ans de procédure et toujours pas prononcé).

    Bien (mal ?) utilisé l’enchaînement des procédures peut ralentir indéfiniment un dossier. Le profane ne sait pas s’y retrouver face à un avocat qui fait durer par intérêt ou confraternité avec un collègue.

    Le livres traitant de la chose sont assez compliqués et techniques. Si un "Les procédures juridiques pour le nuls" n’existe pas il faudrait l’écrire. Cela ne vous tente-t-il pas ?


    • soliflor sudiste 1er mars 2009 20:41

       la justice de nos jours devient une pompe à fric . le citoyen se sent démunis devant les juridictions .les

      juges se disent débordés de travail ,mais s’ils tenaient un fichier ils verraient que beaucoup de personnes

      procédurières encombrent les tribunaux (cela ressemble aux encombrements des services des urgences

      des hopitaux ou on ne soigne pas la maladie mais on fait du social psychologie ) 

       . je ne comprends pas pourquoi un jugement peut faire suite à une multitude d’appels .

      la justice ne dialogue pas avec le citoyen .


    • Castor 2 mars 2009 10:51

      Un jugement ne fait suite qu’à UN appel et, éventuellement, à un pourvoi en cassation, pour des motifs extrèmement limités.


    • Castor 2 mars 2009 10:57

      JCD,

      pouvez-vous en dire plus sur les raisons pour lesquelles votre divorce a duré aussi longtemps ?

      Ne serait-ce pas parce que vous vous disputiez le fait de savoir si le divorce serait prononcé aux torts de l’un ou de l’autre, que vous n’étiez pas d’accord sur le lieu de résidence des enfants, le montant des pensions ou le montant de la prestation compensatoire ?

      Savez-vous qu’il existe des procédures courtes comme le divorce par consentement mutuel ?

      Savez-vous que l’avocat n’est jamais que le porte-parole de son client et qu’il ne peut lui imposer un divorce long et coûteux quand il ne le veut pas ?

      J’attends vos explications avec une certaine hâte parce que je me bats tous les jours avec des clients pour leur expliquer que leur intérêt n’est pas forcément là où ils le voient dans une procédure comme le divorce, procédure difficile dans laquelle il convient de faire le deuil de son mariage avant tout...


    • gimo 27 février 2009 15:40

      @ pam G chapeau... !! bien 
      c’est rare qu’une personne se décolle un peu de cette machine à M... ne pas cofondre justice et
      cours de magistrats /rois un melange de puanteur de magie de majesté inventer par l’inquisition des pourris papes

      car la justice c’est ’’chasse gardée"" de petits merdeux qui profitent de la nécessité hélas obligé des hommes
      qui
      se la pétent c’est dommage.. ! sans parler des gens nuls sur tout ..
      que la ""soit disante suprématie hypertrophiée""que le tribunal leur fait croire quils sont
      .....avec un etat d’intelligence élémentaire assez bas qui jouent avec la vie des autres avec des déductions toutes faites ils plongent dedans 
      vraiment c’est pitoyable lamentable une justice.. !! avec leur grandes robes ridicules digne du moyen âge ils sont dans leur monde déconnectés des autres et de la vraie vie
      faites par des petit/e cons/nes c’est à l’image de la société de la ""tour de babel ""
       frime rien dans la tête .....et qui font des ravages sur les humains en toute impunité
       pov roi st LOUIS et ses minables affiliers 


      • GG 27 février 2009 18:01

        Monsieur l’auteur,

        je crois que vous n’êtes pas tout à fait à jour dans vos informations ; le rapport ATTALI préconise, dans sa résolution n°213, la suppression des avoués, sous prétexte d’un doublon pour le justiciable ; suppression annoncée le 9 juin 2008 par Rachida Dati ; les avoués grands techniciens de la procédure d’appel, sont justement là pour veiller au respect du principe du contradictoire, entre autres ; mais désormais, le justiciable en sera privé, les avocats démontrant leur incompétence en matière de procédure d’appel, et sera en plus à la merci de leurs honoraires libres (10 minutes au téléphone avec un avocat = 100 € par exemple) - gratuit chez l’avoué, qui établit son état de frais à la fin du procès, au regard d’un tarif fixé par décret.

        Mais notre président a décidé la création d’une grande profession du droit, comme on créerai une grande profession de la médecine, ou de l’alimentation.......

        Au passage, 1850 salariés vont se trouver licenciés parce que le prince a décidé qu’il fallait réformer la justice, et copier nos voisins anglo-saxons (cela non plus, la presse n’en parle pas).

        pour revenir à votre sujet, si tout le monde est informé de tout, à quoi bon avoir recours à des professionnels ?

        chacun son métier.


        • gimo 27 février 2009 20:08

          @ GG 
          Voila le drame de ce monde si bas c’est que pour avoir un job on fait n’importequoi
          et n’importequoi pour gagner son pain ........basé sur la non information pour faire du fric
          c’est d’une tristesse ce monde de M... ET c’est comme ça dans tout les étages de cette société

          on vit sur et au dépens des autres on alimente l’igrorance au plus on la provoque
          un monde de dupes comme le disait NIETZSCHE 
           si on mettrait cette énergie à autre chose plus productive le monde serait plus bon
           
          tout le monde éssaye de vivre sur le dos des autres pour faire sa petite M.. DE FRIC c’est minable tout ça 
          SOCIETE DE PARASITES délation perfidie .
          le déluge universel c’est la solution de nettoyage d’un monde corrompu


        • maharadh maharadh 27 février 2009 19:03

          Pourquoi attendre si longtemps ? A l’origine de l’accident, il y a eu infraction, le responsable est identifié. Alors, en plus de la difficulté à vivre chaque jour, vient s’ajouter le moment redouté de l’audience, cette nouvelle épreuve longue, douloureuse. Toujours reculée.

          N’existe t-il pas un délai raisonnable pour mener une instruction ? On parle pourtant d’êtres humains. Peut-être le système judiciaire est-il désemparé devant la souffrance des familles. Comment évaluer ce qui n’a pas de prix ?

          Exemple de la justice:selon que vous serez puissants ou.....15.000€ pour le père de la jeune victime dont il devra retrancher 10.000€ d’honoraires pour l’avocat alors qu’il a fait lui même la moitié du travail , cherchez l’erreur !!!
          Il y a deux sortes de justice : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi, et l’avocat qui connaît bien le juge ! disait l’ami Coluche et combien il avait raison.



          les parents témoignent : http://life-in-the-dead.over-blog.com/


          • Pam G 27 février 2009 19:14

            Je vous remercie de votre commentaire. J’aimerais en effet écrire un livre qui puisse informer un peu plus les gens. Un livre ne remplacera bien sûr jamais les conseils d’un très bon professionel ( ils se font de plus en plus rares malheureusement), mais cela peut être très utile de savoir les bases.
            En effet, comme dit l’adage "nul n’est censé ignoré la loi". Les autres professions se montrent de plus en plus tranparentes, et très réglementées, pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose dans le domaine juridique et procédural ? 
            Si les professionels du droit se sentaient un peu plus surveillés, ils travailleraient avec moins de légèreté, et beaucoup d’erreurs judiciaires seraient évitées.


            • Pam G 28 février 2009 00:26

              Mon sujet n’était pas la supression ou non des avoués.
               Mais le problème du manque de transparence et de clarté dans le travail des professionels du droit, comme les avoués et les avocats. A ce jour, lles avoués existent encore, sinon je n’en parlerai pas.

               Je voudrais que le gouvernement ou le législateur mette en place un vrai moyen d’information juridique simple et obligatoirement, remis à toute personne désirant faire une action ou subissant une action afin de pouvoir vérifier si les avocats et avoués font correctement leur travail. Et surtout être éclairé sur ce qu’ils vont exactement faire, sur les démarches qu’ils doivent effectuer en détails. Le profane n’est pas un être stupide. Ma demande n’est pas de faire de tous les gens des juristes, mais juste qu’ils comprennent le fonctionnement des règles basiques et essentielles pour la bonne marche de leur procédure. 
              Pourquoi avoir peur d’un peu de transparence ? 
               
              Les avoués ne sont pas exempts de toute turpitude, bien au contraire. Sinon pourquoi les supprimer ? Je suis d’ailleurs entrain de suivre une affaire en appel, et l’avoué n’a pas cru bon demander un report pour justement faire respecter le principe du contradictoire, lorsque la partie adverse a signifié à "ma partie" 5 nouvelles pièces et de nouvelles écritures mensongères. Or il y avait vraiment une obligation de répondre, mais au lieu de cela l’avoué a laissé faire la partie adverse, en disant que la Cour de Cassation règlerait le problème de la violation du principe du contradictoire !!!! Mais en attendant, il n’a rien fait. De plus, il a oublié consciemment de verser la moitié des pièces très importantes du dossier. Il a fait un faux bordereau ; il n’a pas numéroté les pièces...
              Voilà pourquoi je m’inquiète des ces pratiques douteuses.
               
              Je lis également dans vos commentaires une personne qui doit payer 10 000 euros de frais d’avocats alors qu’elle ne reçoit que 15 000 euros de dédommagement. 
              Dites-moi où est la moralité de ces professionels ? Ont-ils encore une conscience ?
               J’ai fait du droit, parce que je croyais pouvoir rééllement aider les personnes et non pas pour gagner de l’argent sur le malheur des gens. 
               


              • maharadh maharadh 28 février 2009 16:39

                @PAM G :
                Merci pour votre réponse,
                Effectivement la morale il n’y en à pas même devant la mort. Et encore je ne vous dit pas combien de temps ces avocats gardent cet argent sur leurs comptes (les interêts)avant de les restituer aux victimes par ricochets, sans parler que ces avocats qui travaillent pour des associations et bien ils ont une clientèle toute faite que nous leur apportons nous associations de victimes car leur discours à ces avocats c’est "prenez un avocat indépendant et pas un avocat qui travaille pour les assureurs" alors qu’ils sont pires car ils profitent de l’Etat de choc et de sidération de leurs clients , à celà se rajoute aucune facture ou plutôt une facture sans détails juste avec le montant des honoraires, je sais bien que c’est illégal mais je ne me vois pas aller réclamer de l’argent pour mon fils décédé devant les tribunaux , de toute façon celà ne me rendrait pas mon fils , toutes les audiences devant les tribunaux sont des épreuves cruelles pour les parents ou les proches .


              • Castor 2 mars 2009 10:28

                Les avocats ne gardent pas d’argent appartenant à leur client sur leur compte !!!


              • Castor 2 mars 2009 10:40

                Cher auteur,

                je viens de lire que vous étiez juriste...

                Vous démontrez cependant une grande méconnaissance de votre métier !

                Le recours à un avoué est en effet encore obligatoire aujourd’hui, mais c’est encore et toujours l’avocat qui, dans la majorité des cas, pilote le dossier, communique ses pièces et conclusions à l’avoué, qui n’est jamais qu’une "boîte aux lettres" pour régulariser les actes de procédure.

                Dans la majorité des dossiers, les conseils de l’avoué se résument à bien peu de choses (souvent des points précis de procédure puisqu’ils ont une connaissance de leur juridiction), raison pour laquelle il était devenu impossible de justifier au contribuable-justiciable de maintenir leur ministère (rapport Attali).

                Sur les honoraires, c’est encore au client d’être vigilant, comme avec tout professionnel !
                Je suis pour ma part ébahi de voir les prix des matériaux, comparativement à ce que me demande un maçon pour construire un mur !
                Pour autant, je ne viens pas sur agoravox clamer que les maçons sont tous des voleurs et qu’ils s’arrangent entre eux pour plumer leurs clients.

                J’ajoute enfin que si vous êtes dans une étude de mariolles, celle-ci n’est pas révélatrice de l’ensemble de la profession et que si vous décidez d’écrire un livre pour éclairer le justiciable, arrangez vous pour qu’il ne soit pas émaillé d’autant d’inexactitudes que votre article et vos commentaires !


              • Pam G 3 mars 2009 22:39

                Voilà comment réagissent les avocats ! Ils se lavent de tout, on ne peut rien leur dire ! On n’a pas le droit de parler, il ne faut surtout pas dénoncer leurs turpitudes, sinon on se fait mal voir et on se fait traiter d’incompétent ! Voilà où on en est  !
                Je sais bien que tous les avocats ne sont pas de mauvais avocats, mais aujourd’hui, il y a trop de problèmes à ce niveau là. Les avocats sont au dessus des lois. Les assureurs aussi se sentaient au dessus des lois, particulièrement dans l’assurance épargne. Après de nombreuses catastrophes et de nombreuses dénonciations, les choses ont changé !
                Je suis moi-même le premier à dénoncer les mauvais contrats ou les mauvaises pratiques des assureurs. J’ai d’ailleurs aidé beaucoup de gens, contre les compagnies d’assurances. Je ne suis pas comme vous, je ne ferme pas les yeux !Lorsque les gens font correctement leur travail, je suis le premier a le reconnaître. 
                Peut-être que si j’étais à votre place, je ferais la même chose, je défenderais ma corporation, envers et contre tous. Peut-être êtes vous un très bon avocat, mais tous les avocats ne sont pas comme vous. 


              • maharadh maharadh 4 mars 2009 20:39

                Non ils gardent l’argent sur un compte spécial réservé aux avocats ce qui est la même chose car avec comptes rémunérés.

                Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages non plus !



              • Pam G 28 février 2009 21:30

                Merci pour vos messages. Pour que ce genre de situation immorale cesse, il faut absolument les dénoncer, cela ne peut plus durer.
                Si votre avocat retient vos indemnités, si l’avocat ne fait pas de factures, comme il se doit, vous devez porter plainte contre lui soit à la police, soit en écrivant une lettre au Procureur de la République. 
                Il ne faut pas avoir d’agir.
                Si vous contestez simplement sa facture, votre situation sera reconsidérée par l’ordre des avocats, ordre régi par les avocats...


                • Castor 2 mars 2009 10:23

                  Article proprement étonnant qui démontre, en effet, la parfaite méconnaissance que beaucoup ont du système judiciaire, en ce compris l’auteur...

                  On nage en plein complotisme, comme c’est la mode aujourd’hui, pour balancer des inepties sur une profession toute entière, des contre-vérités et des affirmations sur un système qui, s’il n’est pas parfait et abrite en son sein des ânes et des magouilleurs, n’en est pas moins efficace.

                  Le premier exemple de la communication de pièces est un modèle de mauvaise foi et d’ignorance...
                  Oui, il existe en droit français un principe fondamental du contradictoire.

                  Ce principe veut que tout ce qui est évoqué devant le magistrat ait été préalablement communiqué à l’adversaire, dans un délai qui lui aura permis de répliquer.

                  Le procès suit une longue marche appelée "mise en état", pendant laquelle chacun réplique aux conclusions de l’autre, jusqu’à ce que le dossier soit mis en état d’être plaidé.

                  Il appartient à l’avocat de faire le nécessaire pour que les pièces favorables à son client ou défavorables à l’adversaire soient communiquées en temps et en heure, s’il ne le fait pas, tant pis pour le client et il existe effectivement, soit une voie de recours (l’appel), soit, en cas de faute professionnelle, une action en responsabilité contre ce professionnel.

                  Et si en cours de procédure, vous vous rendez compte que votre avocat ne vous défend pas comme vous le voudriez, changez-en !

                  Prétendre que la justice est aux mains de gens qui rendent ce milieu opaque à dessein est d’une rare bêtise.

                  Il existe de nombreuses procédures où le ministère d’avocat n’est pas obligatoire, pour les autres, faites un stage dans un cabinet et vous vous rendrez compte que rendre le droit n’est pas aussi simple que cela et que, dans tous les dossiers, il n’y a ni blanc ni noir mais un gris plus ou moins clair qui rend la tâche des magistrat bien lourde.

                  Mais bien évidemment, le justiciable, certain de son bon droit, ne voit que ce qui l’intéresse, et il est toujours du bon côté du droit et entend bien le faire savoir !


                  • Pam G 2 mars 2009 12:39

                    D’abord, une chose l’appel peuet se faire avec ou sans avocat, ( concernant les changement d’avocat et d’avoué, je connais, merci) dans ce cas, seul l’avoué commande et pilote le dossier. Je ne fais part que de ce que je vois mais vraisemblablement vous ne connaissez pas les pratiques de certains de vos confrères dans des petits tribunaux. J’ai plus de 5 ans de pratique dans les cabinets. Je sais de quoi je parle. J’ai toutes les preuves de ce que j’écris. Malheureusement !!!!!
                    Je peux même vous donner les noms et vous expliquer exactement, en détails, tout ce que je vois. Je n’invente rien. Je voudrais bien avoir autant d’imagination que vous me prêter. 


                    • Castor 2 mars 2009 14:15

                      Je n’ai jamais prétendu que l’appel ne pouvait se faire sans avocat, juste que dans la majorité des cas, c’était l’avocat qui conservait la charge du dossier. Relisez-moi au besoin.

                      Je ne vous reproche d’ailleurs pas ce que vous relatez, qui est certainement exact, mais la conclusion générale que vous en tirez.
                      Votre article est une charge contre une profession mais aussi contre une institution entière et les généralités que vous tirez de votre expérience (courte) sont non seulement injustes mais encore très loin de la vérité.
                      Encore une fois, si vous avez exercé chez des incompétents, le reste de la profession n’y est strictement pour rien.

                      Puisque vous exercez maintenant dans les assurances, voudriez-vous que je fasse un article du même type que le votre contre cette profession, sous le seul prétexte qu’elle comprend quelques margoulins ?

                      J’imagine que non.

                      Quant aux pratiques des avocats, je les connais, elles ne sont, dans bien des cas, que le reflet des intentions de leurs clients.


                    • Castor 2 mars 2009 14:42

                      désolé d’y revenir, mais le chapeau de votre article est tout bonnement incroyable !

                      "Avez-vous remarqué comme il est difficile de pouvoir comprendre comment fonctionne le système judiciaire ? A croire que ces règles si mystérieuses sont faites uniquement pour que les simples profanes ne puissent pas les utiliser.

                      De là on peut facilement comprendre d’où viennent toutes ces erreurs judiciaires."

                      Savez-vous au moins ce qu’est une erreur judiciaire ?

                      Car à le lire à la lumière du reste, on comprend que vous considérez comme telle un jugement qui ne correspondrait pas aux attentes d’un client, et dont le résultat tiendrait d’une collusion entre magistrats et avocats (allez, les avoués aussi), qui, sous couvert de l’expérience et du professionalisme qu’ils ont accumulés, rendraient à dessein une justice inique, pour emmerder le citoyen !

                      Le droit est une matière complexe, tout autant que la médecine ou la chirurgie, c’est pourquoi il existe des professionnels.

                      Que vous ayez une dent contre certains d’entre eux vous regarde, mais que vous en fassiez un article binaire, totalement à charge et absolument démagogique démontre que vous n’avez, vous non plus, rien à y faire.

                      A de trop rares exceptions, vous n’avez d’ailleurs récolté que des commentaires lapidaires  : "tous pourris", "mettons tout cela par terre" et "moi mon dossier a duré 8 ans et c’est de la faute de mon avocat", commentaires qui sont le reflet du parti-pris éhonté que vous avez pris.

                      Comment voulez vous susciter le débat avec de telles affirmations ?

                      Je suis sidéré de voir que ce genre de texte peut passer la modération.


                    • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 4 mars 2009 08:13

                      "Ne me parlez pas de justice, parlez-moi de droit" est la formule consacrée des avocats. J’abonde dans ce sens car la justice telle que se l’imagine le citoyen n’existe pas, bien au contraire la vie nous enseigne qu’à chaque instant se commet une injustice, et pas forcément dans les tribunaux, et que sans le droit la loi de la nature reprendrait vigueur.
                      Mais qu’advient-il lorsque le droit est bafoué par ceux-là mêmes qui sont chargés de l’appliquer ? Lorsque les textes sont tordus pour leur donner la forme qu’il convient au cas présenté ? Lorsque la forme est jugée et pas le fond ? 
                      Généraliser en disant "tous pourris" comme certains veulent le croire est un raccourcis simpliste, mais dire que ces cas "pourris" ne sont que des cas rares est tout aussi hypocrite. En théorie le droit est fait pour envisager tous les cas de figure, en pratique il en est tout autre... et pourquoi me direz-vous ? Parce qu’il est appliqué par des hommes tout simplement. Des hommes faillibles, avec leurs défauts et qualités qui ne devraient pas entrer en ligne de compte dans un jugement. Ensuite il y a les dérives, mais c’est une toute autre affaire et contrairement à ce qu’affirme les hommes de loi, il y en a beaucoup, tous les jours.
                      Prenons le droit : savez-vous qu’un seul témoignage à charge peut décider du sort d’un accusé au pénal (parfois même un innocent) mais que pour un délit mineur (infraction routière par exemple) pour lequel vous êtes innocent, il vous faudra plus qu’un témoin pour ne pas être condamné. Disproportionné non !?
                      Savez-vous que l’assistance judiciaire a ses limites, qu’un justiciable qui en bénéficie ne pourra saisir la cour de cassation qu’au travers d’un avoué mais que le coût d’un avoué n’entre pas dans l’assistance ? Donc un innocent qui aura été mal jugé ne pourra aller au-delà de l’appel par faute de moyens.
                      Savez-vous qu’un chef d’entreprise qui a déposé son bilan peut se déclarer en surendettement personnel (depuis août 2008) mais qu’il doit passer par un huissier pour requérir auprès du juge d’exécution, et que cet huissier lui demandera de passer par un avocat... Stupide n’est-ce pas, si l’on se déclare sans ressource, comment payer tous ces intermédiaires pour seulement déposer un dossier par ailleurs déjà établi. 
                      Prenons les dérives : je ne vais pas ici reprendre les cas largement évoqués dans les médias, certains ont été retentissants, et ils ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Au quotidien ce sont des centaines de "petites" injustices qui sont commises dans les tribunaux de proximité où là sont jugés des affaires simples. Mais c’est encore le tribunal le plus humain à mon sens. Dans les affaires familiales c’est plus flagrant, ni justice, ni droit, ni humanité. Et que dire des tribunaux de commerce qui sont la caricature des dérives. Si le principe d’être jugé par ses pairs est en théorie une belle idée, en réalité ça ne fonctionne pas. Toujours à cause des hommes. Comment des parties prenantes peuvent-elles être juges ? Un président qui joue au golf avec tel banquier ou tel chef d’entreprise plaignant ou qui a des intérêts professionnels avec eux peut-il juger équitablement ? Un avocat qui fait partie du même club que l’adversaire de son client ou qui lui est dépendant pour une raison quelconque etc... la liste est longue. Comment n’a-t-on pas pensé à juger les affaires commerciales dans un autre district que celui de l’entreprise en cause ? Cela limiterait les dérives. Même si toutes les garanties sont prises, cela n’empêcherait pas totalement les dérives mais une entreprise en difficulté de Bretagne serait mieux jugée en Savoie et vice versa.
                      Quelque soit la bonne volonté des hommes de lois, le système est perverti, comme dans d’autres secteurs d’activité où certains détiennent une parcelle de pouvoir sur les autres. C’est ainsi, c’est humain. C’est injuste. Dire que tous les avocats sont pourris ou intéressés est faux, mais ils sont victimes du système comme n’importe qui et les rares qui bravent la fatalité ne font pas de vieux os. Ils doivent s’accomoder avec les règles non écrites du système. Reconnaissons avec Castor que beaucoup de justiciables sont juste des pleurnichards qui se sont mis dans de mauvaises situations et attendent de leur avocat des miracles. 
                      Comme pour les professionnels de la santé, les citoyens attendent trop des hommes de loi. Ce ne sont que des hommes comme tout le monde. Bien sûr, en tant que puriste je rêve d’une société idéale où les avocats sont de preux chevaliers, les juges impartiaux, les flics irréprochables, les docteurs compétents... mais tout cela est utopique.
                      La justice restera hermétique aux profanes, laissons la aux spécialistes, il faut juste que ces spécialistes fassent le ménage dans leur profession. Et il faut juste que les justiciables fassent preuve de réalisme, qu’ils cessent de penser leur cas unique, qu’ils cessent de penser qu’un avocat, un juge ou un docteur est un dieu miséricordieux qui va régler leur problème d’un coup de baguette magique. Ce ne sont que des hommes imparfaits vous dis-je. 
                       


                      • maharadh maharadh 4 mars 2009 20:52

                        @ joseph
                        Savez-vous que vous pouvez tuer trois personnes sur la route et être moins "punis" qu’un voleur à l’étalage ! grâce à l’hommicide involontaire !

                        Bien sûr qu’il ne faut pas faire d"amalgame mais cette profession compte de nombreux rippoux dans ses rangs et tous les justiciables ne les prennent pas pour des dieux non plus il y a des personnes qui ne recherchent que la vérité également ce qui est d’ailleurs une évidence, vérité que l’on nous facture à un prix exhorbitant dans tous les cas.

                        Il y a le juge qui connaît bien la justice et l’avocat qui connait bien le juge disait le regrétté Coluche avec raison.







                        • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 5 mars 2009 17:11

                          à MAHARADH
                          Votre exemple est excessif, vous avez sans doute voulu dire que certains délits étaient punis plus sévèrement que d’autres. Dans mon commentaire j’ai surtout pointé l’incohérence du droit avec mon exemple du témoin à charge qui suffit à envoyer un homme en prison (même innocent) au pénal, et l’insuffisance d’un témoin à décharge dans un petit délit jugé au tribunal de proximité. Je voulais dire par ce paradoxe qu’un accusé de petits délits (radars routiers, voler des pommes à son voisin, donner un coup de pied à un chien) devra fournir plus qu’un seul témoin à décharge pour l’inocenter alors qu’au pénal un témoin à charge sera une preuve probante et suffisante pour envoyer l’accusé en prison. C’est tout le système que je stigmatise, pas seulement les juges. D’accord avec vous pour ne pas faire d’amalgame, mais il y a suffisamment de ratés dans la justice pour s’en inquiéter. De bons juges se prononcent avec impartialité mais il ne faut pas se servir d’eux pour faire l’amalgame inverse afin d’accréditer l’idée que la justice est bien faite. Quand aux avocats ... mais là, cela m’entraînerait top loin. 


                        • maharadh maharadh 6 mars 2009 18:52

                          @ Mr DELUZAIN ?

                          J’exagère ! Je pense que vous n’avez pas lu mon témoignage sur mon blog , ou alors c’est à désespérer de l’humanité life-in-the-dead.over-blog.com/


                          • grilmou 7 mars 2009 19:33


                            Bonjour,

                            Je découvre ce dialogue qui me laisse une sensation de vécu.

                            Ma petite expérience d’une dizaine d’avocats consultés pour mon divore puis d’une dizaine d’autres pour mon licenciement ne fait que confirmer les propos les plus durs que j’ai pu lire. Si j’ajoute les expériences de mon entourage ce n’est guère mieux . Hormis les cas ultra simples qu’un néophyte peut traiter, il n’y a pas une grande rigueur dans le respect de la déontologie, dans la conduite procédurale et un apport intellectuel qui ne justifie pas le prix demandé.

                            Pour mémoire, j’en suis à treize ans de procédure, toujours, en cours après mon licenciement !!! J’ai dû attaquer mon avocat...etc

                            A ce jour je ne suis jamais passé en appel en aucune procédure.

                            A quand une structure pour nous aider  ?


                            • laurentvalinont 16 septembre 2013 14:30

                              Il y a des domaines comme ca qui sont bien ténébreux. La justice, comme l’informatique, l’astrophysique ou bien encore la médecine. Parlent ils notre langue ? Sont ils du même monde ? En procédure de recouvrement de loyers impayés avec mon cabinet d’avocat www.pchoy-huissier-libourne.fr j’avoue avoir bien du mal à comprendre ce qui m’arrive. Je me laisse porter par le chant d’une langue qui m’est peu commune. Des procédures également que j’ai du mal à comprendre.

                              Un coup de balai dans tout cela pour une meilleure transparence et compréhension serait pas mal en effet.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès