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La lutte de la burqa contre la Boukha

Le débat sur la Burqa fait rage ces jours-ci dans la presse. J’avais d’ailleurs la chance d’en parler pas plus tard que vendredi dernier avec Gaye Petek française originaire de Turquie, fondatrice de la prestigieuse association Elele (du turc : main dans la main) qui s’occupe de l’intégration des originaires de Turquie et lutte notamment contre les mariages forcés.

Gaye Petek est aussi ex-membre de la commission Stasi pour la laïcité en 2002, a été vice-présidente du Conseil National pour l’Intégration des Populations Immigrées (CNIPI), est membre du Conseil d’Administration du FASILD et membre du Haut Conseil à l’Intégration (HCI) et a par ailleurs été décorée de l’Ordre National du Mérite et nommée Chevalier de la Légion d’honneur. C’est dire si quand Gaye ouvre la bouche pour parler de laïcité, il convient de l’écouter… religieusement ! Tant on ne peut soupçonner Gaye de laxisme avec l’islamisme. Et c’est peu dire… Gaye nous expliquait donc, à Demet l’amie qui m’accompagnait et à moi-même, comment elle avait assez mal vécu le débat sur la laïcité de la commission Stasi sur le port du voile. La commission ayant été rendue publique et laissée en pâturage à une presse française à sensation plus intéressée par montrer des femmes voilées que d’appréhender un débat de fond sur la complexité de l’intégration des populations originaires du monde musulman dans leurs ensembles. Toutes les femmes musulmanes interrogées par la commission Stasi ne portant pas forcément le voile, ce furent pourtant ces dernières, ultra minoritaires, qui furent mises sous les feux de la rampe, comme si elles représentaient à elles-seules l’ensemble de nos concitoyennes musulmanes. Qu’importe ! Ce qui intéressait la presse était de vendre. Et pour vendre dans les chaumières, il fallait du juteux : c’est-à-dire des femmes voilées. Et qu’importe après tout si cela allait donner une image faussée des françaises de confession musulmane. Une image faussée qui par la caricature allait encore un peu plus creuser l’écart entre les cultures et ainsi corroborer un prétendu choc des civilisations. Gaye prévoyait l’ouverture très prochainement d’une commission parlementaire sur la burqa, espérant que celle-ci serait faite à huis-clos.

 

Ce fut chose faite mardi où après une proposition de résolution le 17 juin afin de créer une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa ou du niqab par le député PCF André Gerin, le texte fut signé par 58 députés majoritairement de droite (3 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 NC, 3 NI). Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale a alors annoncé la création d’une mission parlementaire composée de 32 députés de tous horizons politiques et qui devrait travailler à partir de juillet et pendant six mois sur la question du port du voile intégral en France. Décision prise à l’unanimité lors de la conférence des présidents, réunie comme chaque mardi matin, pour fixer l’ordre du jour de l’Assemblée.

Déjà la levée de cette commission en dit long sur la problématique du voile. En effet, alors que la défense de la laïcité et l’égalité homme-femme sont généralement connus pour étant des valeurs traditionnellement défendues par la gauche, nous sommes en droit de nous demander comment un député de l’extrême gauche a-t-il bien pu faire pour trouver comme plus solide appui l’UMP de Nicolas Sarkozy ? Pour le comprendre il nous faut remonter aux sources, c’est à dire… à Vénissieux !

Vénissieux où 3 des 7 français détenus à Guantanamo sont originaires. Vénissieux où Tariq Ramadan, intellectuel controversé de la mouvance extrémiste des frères musulmans, a donné ses premières conférences dans les gymnases locaux qui n’auraient pu se faire sans l’accord de la municipalité. Municipalité tenue alors devinez par qui ? Vénissieux d’où l’imam Abdelkader Bouziane a été expulsé du territoire français le 21 avril 2004 pour avoir affirmé que « le Coran autorisait dans certains cas un musulman à battre sa femme ».Vénissieux où est né le fameux mouvement black, blanc, beur à l’ombre des tours de béton des Minguettes et où une quinzaine de jeunes ont l’idée dés 1983, d’ « une marche pour l’égalité », rebaptisée « Marche des beurs », plaçant leurs espoirs dans une gauche caviar qui n’en retiendra que la caricature exotique et non un mouvement réclamant à l’origine l’égalité républicaine, dont la désillusion donnera naissance au communautarisme. Une frustration des français originaires du Maghreb que le sociologue Azouz Begag explique ainsi : « Jack Lang, François Mitterrand et Julien Dray ont repéré à l’époque un mouvement spontané de jeunes de la France bigarrée. Ils ont voulu en faire une force de frappe politique. Les jeunes des Minguettes se sont crus représentés par les bouffonneries de SOS-Racisme. (Rappelons nous que c’est l’époque de la création de SOS racisme qui a dés son origine un slogan « Touche pas à mon pote », porté par Coluche). Mais, dans les faits, ils ont été spoliés et déboutés de leur demande de participation au pouvoir local et national. Ils ont été victimes de l’instrumentalisation mitterrandienne. »

Dans les années 80, suite à cette déception, la ville se paupérise perdant 15000 habitants en 15 ans, seuls restent les plus pauvres avec leurs cortèges de misères et de délinquance. Dans ce contexte arrivent dés 1984 les premiers étudiants islamistes qui investissent les facs apportant aux jeunes de Vénissieux un soutien et une reconnaissance dont ils avaient tant soif. Ce que la République ne leur a pas donné, les islamistes du Front Islamique Algérien leurs offriront sur un plateau d’argent. Ce sera le début de l’islam identitaire et le commencement de la descente aux Enfers de la majorité de nos concitoyens de confession musulmane qui verront l’islamisme grimper en flèche dans les quartiers et gagner d’autres villes de France, voyant leurs frères et leurs fils partir vers les camps d’entrainement d’Afghanistan sans que les pouvoir publics ne bougent le petit doigt. Ah ! Vénissieux !

Vénissieux où André Gerin, notre député est conseiller municipale depuis mars 1977 alors que je n’avais à peine que 2 ans mais cela tout le monde s’en fout (Pouf, pouf !) et maire depuis 1985. C’est dire si en plus de 30 ans, en tant que conseiller municipal et Maire de Vénissieux, tout en ayant été député du Rhône depuis 1993 après avoir été membre du conseil général sur deux mandats… si Monsieur Gérin a eu le temps de voir arriver sœur Anne de loin dans sa ville qui est aujourd’hui un des bastion de l’islamisme en France, et s’il a eu le temps d’en prévenir les pouvoirs publics qu’il représentait en grande partie, lorsque la gauche était au pouvoir. Mais savez-vous quel surnom est donné à André Gérin à Vénissieux ? Je vous le donne en mille : « l’imam rouge » ! Parce qu’en 30 ans, l’imam rouge a refusé l’implantation d’une grande mosquée au détriment d’associations prétendument culturelles et de mosquées s’installant dans des caves et prônant un islam troglodyte. Acculer les gens dans leurs cases exotiques respectives a ceci de bien commode, qu’on peut manipuler les masses plus facilement. Communautarisme, quand tu nous tiens…

Mais revenons à la burqa où depuis tout temps ses partisans se sont lancés dans une lutte acharnée contre les adorateurs de la boukha, cet alcool de figue qui avec le raki et le vin symbolise à lui seul le côté éclairé des peuples de Méditerranée. (Je sais j’exagère, mais que voulez-vous ? On est un fan du grand poète perse Omar Khayyam ou on ne l’est pas !) Une lutte à mort des iconoclastes contre les iconolâtres, de ceux qui vénèrent les traditions liberticides et ceux qui les brisent dans les sons pop rock au nom du Plaisir et de la Liberté. Un schisme digne de celui de 1054 qui scinda en deux le monde chrétien à jamais. Où sont tombés au champ d’honneur pour l’amour, la liberté et la fraternité entre les peuples les chanteurs et Matoub Lounès et Cheb Hasni pour ne citer qu’eux…

Dans cette longue marche vers l’universalité de l’espèce humaine il faut rappeler que les originaires du monde musulman sont ceux qui ont déjà payé le plus lourd tribu. Ajoutons à cela que ce n’est pas parce que l’on habite dans un monde à majorité musulmane ou chrétienne qu’on épouse forcément la croyance majoritaire et que l’on n’est pas d’une croyance minoritaire, simple déiste, agnostique ou même carrément athée. Un lourd tribu, disais-je donc, à l’image de celui payé par le peuple durant les années 90 ou celui que paye le peuple iranien depuis 30 ans. Un tribu dont la CIA et les européens, pour avoir financé un temps les groupes islamistes jusqu’à l’instauration de régimes basés sur la Chariah afin de faire rempart contre le bloc communiste du temps de la guerre froide, sont en partie responsables. Il faut rappeler aussi que les musulmans victimes de l’islamisme, sont victimes bien souvent d’une double peine qui se caractérise d’une part par l’oppression d’un islam radicale qu’ils n’ont en grande majorité pas désiré, et d’autre part par le regard que nous portons sur eux.

Cette lutte à mort est aujourd’hui visible dans nos rues avec l’apparition de femmes portant la burqa. Prenons garde à comment toi et moi allons réagir auquel cas, par le rejet globale du monde musulman que nous pourrions montrer, nous ne ferions rien d’autre qu’alimenter une fois de plus l’islamisme. Bien sûr, tu as entièrement raison, et je ne reviendrais pas là-dessus : le voile est un asservissement de l’homme sur la femme. Tu as encore raison lorsque tu dis que cela n’est même pas une question de religion, qu’un instituteur qui remet un enfant à sa mère, qu’un officier de police effectue un contrôle d’identité, qu’un postier qui remet un colis, tous doivent tous pouvoir reconnaître le visage de la femme à laquelle ils s’adressent. Et tu as toujours raison lorsque tu dis qu’il ne faut pas être naïf et que pour une femme qui porte la burqa de plein grés, nombreuses sont celles qui le font sous la pression familiale ou communautaire, et que par conséquent, il faut utiliser le principe de précaution.

Néanmoins je ne crois pas que l’ouverture d’une commission pour interdire spécialement la burqa puisse vraiment arranger les choses, même s’il faille, au fond, l’interdire. Je m’explique : dans le même cas de figure ce n’est pas parce que tu vas interdire aux témoins de Jéhovah de venir marcher sur tes plates bandes, parce que chez eux aussi la femme est inférieure à l’homme, que tu vas pour autant rendre les femmes de cette secte plus libre.

Pourtant en ce qui concerne la burqa, en novembre 2007, c’est bien ce que le conseil d’Etat a fait en refusant la nationalité française à Faiza, une marocaine âgée de 32 ans, mariée à un français et mère de 3 enfants nés en France, au motif d’avoir « adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes ». Bien sûr le but n’est pas là de dire qu’il ne faille pas condamner les actes allant contre les valeurs de la République. Mais il est intéressant de savoir que Faiza si elle avouait mener « une vie presque recluse et retranchée de la société française », n’avoir « aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote » et vivre « dans la soumission totale aux hommes de sa famille », cette dernière n’était cependant pas voilée lorsqu’elle vivait au Maroc et « n’a adopté ce costume qu’après son arrivée en France à la demande de son mari et qu’elle le porte plus par habitude que par conviction ». Preuve s’il en est que les communautés vivant un repli identitaire sont bien souvent de bien tristes vitrines des pays d’origine qu’elles n’ont pas vu, ou pas voulu voir évoluer.

Ce que je veux dire, c’est qu’ainsi, en condamnant la femme et non l’homme, les juges qui croyaient rendre la justice n’ont pas condamné le bourreau mais la victime. Car le fond du problème n’est pas la burqa ou le port de la burqa par elle-même. Le fond du problème est le salafisme, ce courant intégriste de l’islam radical qui offre aux hommes le motif saugrenu d’asservir la femme. Le salafisme n’a rien à voir avec l’islam vécu de façon personnelle et éclairée des millions de nos concitoyens de confession musulmane qui l’adaptent à leurs sauces, en vivant avec leur époque. Le salafisme gangrène la cohésion sociale et l’égalité homme-femme de nos sociétés. Disons le franchement : le salafisme est une secte comme les témoins de Jéhovah ou la scientologie. Et comme toutes les sectes, ceux qui la prêchent et asservissent leurs concitoyens n’ont rien à voir avec notre république du vivre ensemble et doivent être condamnés.

Ce n’est donc pas une commission sur la burqa qu’il fallait ouvrir. Celle-ci n’aura pour effet que d’isoler encore un peu plus la femme musulmane par la caricature qu’en feront les médias au risque de l’acculer encore un peu plus au repli identitaire. Ne tombons pas dans le jeu des d’une certaine gauche réactionnaire qui pendant 30 ans a joué à celui du communautarisme en caricaturant avec condescendance nos concitoyens de confession musulmane, ou ayant un nom à consonance originaire des pays du sud de la Méditerranée, et qui se réfugient maintenant derrière un amour prétendu de la laïcité. Parce qu’ils se sont aperçus du jour au lendemain que la frustration qu’ils avaient alimenté a finit par leur revenir au visage et voient aujourd’hui fleurir un peu partout en France des listes issues de cette diversité qu’ils ont tant méprisé, pas toujours démocrates il est vrai, et qui recueillent dans certaines communes de 10 à 15 % aux municipales. Ne tombons pas non plus dans le jeu de la droite et de l’extrême droite pour qui la burqa serait une aubaine de nous détourner de la crise économique que nous subissons tous en stigmatisant une fois de plus nos concitoyens musulmans par une vision unique et rétrograde de ceux-ci. Je le dis clairement : ne les laissons pas nous diviser !

La première personne à laquelle nous devons penser est à cette femme sous la burqa. Ne lui imposons pas ce qu’Agathe André dans le Charlie Hebdo du 24 juin 2009 désigne comme « la double peine : opprimée par les hommes, conchiés par ses concitoyens ». Regardons cette femme avec courage, sans crainte, et posons sur elle aussi difficile que cela puisse nous paraître, un regard humain. Comme nous le ferions pour n’importe quelle victime d’accident ou de viol. Cette femme est la victime d’une secte. Une secte machiste comme tant d’autres. Une secte qui l’a endoctrinée, volé sa jeunesse, sa liberté, et tout esprit d’analyse cohérente. Ne lui volons pas encore en plus sa dignité. Ne lui volons pas encore en plus l’assistance à laquelle toute personne en détresse à droit.

Et exigeons une commission d’experts qui auditionnera des « échantillons représentatifs de la société » incluant des personnes originaires du monde à majorité musulmane. Ce « monde de la boukha » duquel nous avons tant à apprendre. Et tant à partager. Battons nous aux côtés de nos jumelles et de nos jumeaux originaires de ce monde à majorité musulmane éclairé, et non en les ignorant comme nous ne l’avons fait que trop souvent. Comme nous avons tendance à le faire trop facilement. Exigeons que cette commission interdise le salafisme comme elle vient de le faire récemment pour la scientologie. Exigeons que cette commission interdise les sectes machistes et condamne ses prêcheurs ainsi que les hommes qui y entraineraient leurs familles à de lourdes peines d’amendes, voire de prison. Exigeons que soit sécurisées les entreprises en autorisant les employeurs à exiger des tenues correctes « laïques » sous peines de sanction et de renvoi, sans pour autant craindre d’être envoyé aux prudhommes par des femmes ou des hommes ayant changé de tenues vestimentaires après leurs embauche. Afin que l’intégrisme religieux ne pénètre plus les PME-PMI et ne gagne les salariés. Que ces dernières demeurent un espace de cohésion sociale. Exigeons que nos médias mettent en lumière la majorité des musulmans éclairés vivant en harmonie au sein de la République. Exigeons enfin de nos politiques qu’ils cessent de mépriser la représentativité du peuple et intègrent sur leurs listes lors des élections, sans discrimination aucune, des candidats issus du monde arabo musulman à des postes éligibles et non des « faire-valoir de la diversité ». Que plus jamais nous ne nourrissions un repli identitaire mettant en danger les fondements de notre république, d’autant plus que, nous l’avons vu lors de l’affaire des caricatures de Charlie Hebdo, les intégrismes se nourrissent entre eux. Que plus jamais ne puisse perdurer sans être inquiété, et les sectes portant atteinte à la dignité humaine, et ceux qui les ont nourri. Que plus jamais nous ne nous laissions abuser par le jeu dangereux de la stigmatisation et de la haine qui, si nous n’y prenons garde, par le manque de solidarité et par l’individualisme auquel il nous invite, finira par nous enfermer tous ensemble dans une prison bien plus grande encore que celle de la burqa. Le totalitarisme brun qui hôte à chaque être humain toute humanité et le rend à l’état de machine. Et prive chaque femme de la liberté sacrée de disposer de son corps. Que toujours tu te souviennes de ces mots d’Antoine de Saint-Exupéry : « la termitière future m’épouvante et je hais leurs vertus de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier... »

C’était juste un peu avant l’arrivée du nazisme… Que plus jamais nous ne laissions quiconque nous diviser sans réagir !

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    Par le-joker (xxx.xxx.xxx.228) 29 juin 10:39
    le-joker

    Et c’est reparti.

    Au nom des principes que bafoue l’Islam nous devrions laisser s’ilsamiser la France et l’Europe. Tout dans la religion Islamique est contraire à notre mode de vie. Et penser que l’Islam s’occidentalisera est une connerie monumentale !
    La question aujourd’hui n’est plus faut-il ou non autoriser le port de la Burka ?
    La question est : Les Musulmans peuvent-ils vraiment s’intégrer dans nos sociétés occidentales ?

    La réponse de Nicolai Sennels sociologue Danois est sans appel : L’intégration des Musulmans dans nos sociétés occidentales est IMPOSSIBLE !

    Et son étude repose sur du concret pas sur l’irénisme ambiant qui condamne à terme notre mode de vie, nos valeurs et notre histoire !

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    Par omar (xxx.xxx.xxx.242) 29 juin 14:31
    omar

    Article mesuré qui éclaire un aspect intéressant de l’instrumentalisation (de gauche comme de droite) des populations menant à leur communautarisation mais qui fait l’impasse sur une chose fondamentale.

    - Pourquoi un tel silence de la part des musulmans modérés ? Il n’est plus question ici des premières génération plus ou moins analphabètes et qui n’avaient en tête que de repartir au pays pour jouir de leur nouvelles conditions économiques.

    - Ne sont-ils pas des citoyens Français comme les autres ? Qu’est-ce qui les empêchent de se fédérer sur d’autres bases qu’une hypothétique communauté religieuse (20% de croyants sur 6 milions de supposés musulmans) ?

    Ainsi que quelques erreurs qui ont leur importance :

    - D’une manière générale dans votre article vous scindez les populations en deux groupes, les rétrogrades et les progressistes, cette simplification procède d’une vision romantique de la réalité. Hors celle-ci est bien plus complexe que vous ne semblez le croire.

    Les populations Françaises originaires des pays dits "musulmans", font selon vous un retour vers le communautarisme par le biais des croyances religieuses, à cause notamment de leur déception quand au refus formel de les intégrer des populations (tout aussi biggarrées) déjà présentes sur place en France.

    Je ne vois là qu’une tentative d’explication maladroite et qui ne tient pas la route. Cela revient à leur donner une excuse et un argument supplémentaire pour poursuivre dans la même voie. Comment se fait-il dans ce cas que toutes les autres vagues d’immigration (parmi lesquelles des musulmans dès le début du 20eme siècle) se soient intégrées sans que cela ne pose de problèmes insurmontables ?

    La poursuite de votre raisonnement nous fait dire que si nous voulons résoudre ce problème il convient de ne pas condamner les signes religieux, ce qui reviendrait à condamner doublement les femmes qui en seraient les premières victimes, mais plutôt d’accorder une place à part entière à la culture arabo-musulmanne éclairée de sorte qu’elle ne s’exprime plus de façon extrême. C’est une forme de chantage crapuleux.

    L’intention est louable mais je vois déjà des bras qui se lèvent et des poings qui se ferment en guise de protestation, car cela reviendrait ni plus ni moins à officialiser une forme de communautarisme sur la base de la culture arabo-musulmanne supposée être la culture d’appartenance des supposés 6 millions de musulmans de France. Ce qui fait beaucoup de suppositions, vous en conviendrez.

    Enfin, l’exemple du Chanteur Matoub Lounes, qu’implicitement vous déclarez être tombé au champs d’honneur du combat contre l’intégrisme est très significatif puisque la majorité des personnes de son ethnie pense qu’il est tombé sous les balles du gouvernement et que sa mort n’est pas l’oeuvre d’islamistes, bien que ces derniers auraient appréciés de pouvoir l’ajouter à leur tableau de chasse macabre. Si ce n’était pas la réalité, comment expliquer alors que le procès de ses meurtriers réels traine depuis une décennie au moins dans un pays ou la justice est très expéditive pour ce qui est des journalistes et des démocrates.

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    Par omar (xxx.xxx.xxx.242) 29 juin 14:43
    omar

    Le poison est multi-forme...

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    Par Deneb (xxx.xxx.xxx.73) 29 juin 12:26
    Deneb

    Exactement. L’athée sait qu’il n’en saura de toutes façons jamais plus que la science. Le croyant croit posséder le savoir, en réalité il possède un monde imaginaire dont il s’est approprié. La possession d’un immatériel : voilà une belle croyance !

    J’en conviens que croire est indispensable à la réalisation de n’importe quel projet. Mais quel est le projet d’une entité divine qui communiquerait avec nous par télépathie ? La fin du monde, si je ne m’abuse. L’apocalypse, le dernier jugement. Donc, en croyant on s’attend forcément à la fin du monde matériel. D’ici à dire que l’on le souhaite il n’y a qu’un pas. Quand on entend le discours d’un Achmerdinejad, on se dit qu’il y en a qui sont même prets à le provoquer.

    Voilà ! Toute croyance en une divinité qui nous transmet ses pensées est nuisible, parce qu’à un moment ou à un autre, on finit par souhaiter la fin du monde.

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