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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La nouvelle « convergence des luttes »

La nouvelle « convergence des luttes »

Souvenez-vous, ce n’est pas si vieux que cela, les grands défilés organisés par les syndicats ouvriers ou étudiants contre la réforme des retraites, pour l’augmentation des salaires ou bien contre le C.P.E…

Terminé, fini, tout cela !

Les syndicats, incapables de mobiliser dans un contexte de chômage de masse, voient leurs troupes fondre comme neige au soleil et offrent une image désuète, voire douteuse, comme celle du Secrétaire général de la CGT englué dans l’affaire de la rénovation de son appartement de fonction et qui se conduit comme le premier élu véreux venu pris la main dans le pot de confiture.

Les « corps intermédiaires » qui représentent les salariés ou les citoyens, s’accrochent à leurs petits privilèges et en oublient de faire ce pour quoi ils ont été élus : défendre leurs mandants et donner l’exemple. Ils affaiblissent la démocratie, prêtent le flan à toutes les dérives, et deviennent de plus en plus perméables aux demandes extravagantes des lobbies.

La nouvelle donne

Aujourd’hui, ce qui est « tendance », c’est la manifestation de privilégiés qui descendent de leur 4x4 pour aller s’encanailler dans les rues des villes et sentir le frisson de la révolte. Je veux parler des Avocats, des notaires ou bien encore des pharmaciens qui n’hésitent pas à mettre en avant les risques de licenciements dans leurs petits commerces si on touche à leurs professions.

Ce qui devient tendance, c’est également les manifestations d’entreprises du BTP qui réclament à cor et à cri le maintien des investissements publics en faisant défiler des pelleteuses conduites par leurs salariés, le tout bien sûr dans un but commun : « défendre l’emploi ».

C’est cela, le changement !

Les salariés continuent d’être à la diète et les chômeurs continuent de chômer. Faute d’espoir dans le gouvernement pour changer leurs conditions, ils en sont réduits à regarder le spectacle affligeant des privilégiés qui les ont remplacés dans la rue, voire à les accompagner, en sachant pertinemment que ces mouvements de happy few déboucheront uniquement sur la confortation des marges et des dividendes, pas sur des emplois.

Une chose est certaine : la création d’emplois est aujourd’hui un doux rêve. On n’entend plus dans ces manifestations que des menaces de suppression d’emplois ou au mieux de leur maintien juste pour mettre un peu plus la pression sur les gouvernants. Ces « manifestants » veulent obtenir au moins le statu quo, et en criant un peu plus fort, pourquoi n’obtiendraient-ils pas une aide ou un dégrèvement de charges….Soyons fous ! Tout est possible !

La convergence des luttes

Ce concept, cher aux syndicats et organisations politiques d’extrême gauche a pris du plomb dans l’aile. Dans ce schéma, on essaie de cristalliser le mécontentement d’une classe, d’une entreprise en espérant que les salariés et les ouvriers prennent possession de la rue et bloquent le pays jusqu’à la satisfaction des revendications, jusqu’au grand soir.

Ce qui se passe dans la rue tendrait à démontrer que la fameuse convergence des luttes s’exerce désormais entre des salariés et leurs employeurs. Des salariés du BTP à ceux des cabinets d’avocats de notaires ou d’officines pharmaceutiques en passant par les vendeurs en parfumerie ou des magasins de bricolage qui défilent pour travailler le dimanche, les idiots utiles sont tous là et défilent avec leurs patrons, instrumentalisés, de bonne foi, ou tout simplement parce c’est vital pour eux d’avoir des revenus, toute honte mise à part.

Hollande, t’es foutu, les patrons sont dans la rue !

Changement de paradigme ! Nous sommes passés des grandes envolées lyriques du Bourget à la « réal politique » en oubliant tous les fondements qui ont fait l’élection.

Le changement visible n’est pas celui qu’on attendait et c’est peu de le dire !

Comment cependant ne pas prendre en compte les difficultés économiques pour expliquer la mise en veilleuse d’un programme politique ?

La démarche serait plus crédible si on ne déversait pas actuellement dans les entreprises des milliards d’euros sans évaluation sérieuse de leur destination et surtout sans contrepartie pour l’emploi. Elle serait plus crédible si la rue et les lobbies n’avaient pas le dernier mot en obtenant le report ou la transformation en « mesurettes » des réformes prévues des professions règlementées.

Elle serait acceptée si enfin on n’avait pas l’impression que M. Rebsamen, le transparent Ministre de l’emploi avait été remplacé par M. Gattaz qui dicte sa loi. On apprécierait par ailleurs que la fraude sociale et à la TVA des entreprises (30 Milliards au bas mot) soit combattue avec la même rigueur que celle mise à traquer les fraudeurs aux allocations chômage (100 Millions d’euros), avant même de remettre de l’argent sur la table.

Je paye mes impôts

Je donne de l’argent à l’Etat ou aux collectivités territoriales. J’estime avoir le droit de d’exiger qu’il soit bien utilisé, que des contreparties fermes soient exigées et que toute fraude soit immédiatement sanctionnée.

Je n’ai plus le temps d’attendre les rapports désuets de la Cour des Comptes qui dénonceront dans deux ou trois ans les scandales financiers à l’instar des gagnants du tour de France dont on découvre longtemps après, qu’ils étaient dopés.

Je ne veux plus que les élus utilisent mes impôts pour des actions qui ne servent qu’à leur intérêt particulier, à faire carrière dans la politique jusqu’à devenir des élus « hors sol », jusqu’à perdre leur honneur.

Je ne veux plus que M. Gattaz fasse la loi dans ce pays. 


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19 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 novembre 2014 09:05

    Bonjour,
    Toutes les mesures dont vous parlez ne sont pas une lubie de ce gouvernement.
    Il s’agit de réformes « structurelles » imposées par la Commission européenne, au titre de l’article 121 du TFUE qui lui permet de dicter aux Etats leurs politiques économiques.


    Il se trouve que tous ceux (de Gauche, Partis, Syndicats) qui devraient défendre l’intérêt général, sont tous des européistes convaincus, qui ne veulent pas du tout, ni expliquer, ni contrer ce que fait la Commission européenne. Et encore moins en sortir.

    Les principaux syndicats sont affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats, la CES est financée par Bruxelles...C’est la main qui donne qui dirige celle qui reçoit.

    Les Français se retrouvent démunis, d’où leur désarroi, leur désintérêt de cette classe politique, et souvent, leur colère.

    • lsga lsga 17 novembre 2014 12:35

      Il s’agit de mesure classique face à une crise du Capitalisme. 

       
      Depuis 200 ans, le Capitalisme fait un va et vient entre Étatisme et Libre Échangisme au rythmedes crises, et en agrandissant ses marchés à chaque étape. Rien de neuf fifi. « La » France elle-même s’est constituée de cette manière, en regroupant les différentes provinces, leurs monnaies, et leurs douane, dans le grand marché unique de « la » France. 
       
      Le Capitalisme, tout simplement.

    • Michel DROUET Michel DROUET 17 novembre 2014 09:56

      Bonjour Fifi

      La conservation des privilèges ne date pas d’aujourd’hui et les lobbies ne sont pas des perdreaux de l’année. Ils n’ont pas attendu la commission européenne pour agir et ils ont été de tous temps à la manœuvre.
      Que la mondialisation via l’Europe ait majoré les choses soit, mais sans l’Europe on aurait tout de même assisté aux mouvements que je décris.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 novembre 2014 12:27

        Michel Droute,
        Pas du tout, regardez l’économie de la Suisse et de la Norvège...
        En Suisse, les revenus par famille avoisinent les 8000 euros...,mais la Suisse a gardé sa monnaie, ses frontières, sa démocratie, ses lois etc
        Comparez avec la Grèce, l’Espagne et le Portugal...


        Les privilèges, cela se combat par des lois sociales, la fiscalité, les services publics, le droit du travail, et les salaires, tout ce qui va être détruit par les directives européennes.

        L’ UE n’est pas faite pour du social, ni pour les peuples, elle est faite justement pour enlever aux Gouvernements la possibilité de légiférer en faveur de l’ intérêt général et du partage des richesses !


        Les choses continuent sur leur lancée, comme disait De Gaulle :
        « L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en rendre compte, un protectorat des Américains.
        Il s’agit maintenant de se débarrasser de leur domination.
        Mais la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper.
        Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business US sur l’économie mondiale nous sont imposées. Bien des Européens y sont favorables. »

        On ne peut pas à la fois être européiste et se plaindre.

      • lsga lsga 17 novembre 2014 12:31

        Mais oui, la Suisse, puissance Impérialiste par excellence, paradis fiscal, qui vit telle une sangsue sur le reste du monde....

         
        C’est ça votre modèle ?
         
        Beuuuuurk !

      • taktak 17 novembre 2014 14:03

        « sans l’Europe on aurait tout de même assisté aux mouvements que je décris. »

        bien sûr qu’à l’UE est le monstre, l’enfant de la Classe capitaliste. Qui sert justement à amplifier le processus. A lui donner un caractère irréversible et à lier les mains dans le dos de la classe des travailleurs. Contester l’UE sans contester le système dont elle n’est que le résultat n’est pas pleinement conséquent, de même que contester le système sans contester ses superstructures qui génére sa puissance et sa conservation (en l’occurence ici l’UE, l’euro, l’Otan). C’est ce que Fifi et son mouvement néglige.

        Pour une autre politique, il faut sortir de l’UE ce qui permettrait de contester le système et de rétablir la souveraineté populaire que vous appelez de vos voeux et les progrès sociaux que le peuple ne manquerait de mettre en oeuvre. Sans compter les coopérations internationnalistes dans l’intérets des travailleurs - aujourd’hui empéchées par l’UE qui met en concurrence tous contre tous - que l’on pourrait développer en Europe et au delà avec l’ensemble du Monde.

        Pour la démocratie, la paix, le progrès social, contre le fascisme qui monte, il faut se rassembler en un front du peuple, pour la sortie de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme ; c’est ce que propose le PRCF à tout ceux qui de bonne volonté ont ces valeurs à coeur.


      • Michel DROUET Michel DROUET 17 novembre 2014 17:00

        Bonjour Fifi

        Juste pour rappeler que j’ai voté non au référendum sur le traité européen, comme quoi les choses ne sont pas aussi binaire que vous le pensez.
        Quant à la Suisse comme exemple, j’en reste pantois !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 novembre 2014 19:28

        Vous pouvez allez voir du côté de la Norvège aussi, ni dans l’ UE, ni dans l’euro.
        Ou du côté de l’ Equateur, 4,5% de croissance.
        Aucun n’applique les recettes mortifères de l’ UE et du FMI.


      • lsga lsga 17 novembre 2014 19:37

        et oui Fifi, et cela va provoquer chez eux une hausse des salaires, et donc une baisse de la compétitivité, et donc une crise économique façon années 70.

         
        Les chefs d’entreprises Norvégiens perdent des parts de marché sur le marché mondial...
         
        Hey : CAPITALISME

      • lsga lsga 17 novembre 2014 13:32

        Bon, pour rappel, un mobilisation nationale ne fait plus peur à la bourgeoisie.

         
        C’est d’un grève EUROPÉENNE dont on a besoin. Mais les syndicats nationalistes type CGT sont contre. Ils veulent « protéger » le système social national (qui est pourtant déjà mort), et non pas « conquérir » de nouveaux droits européens. 

        • taktak 17 novembre 2014 13:56

          Oui, la déréglementation - libéralisation touche tout le monde. Il s’agit d’ouvrir les « marchés » en conformité à la concurrence libre et non faussée imposée par l’UE. Pharmacien et avocat sont les victimes au même titre que les travailleurs de l’énergie, les cheminots, ceux d’Alstom des directives ultra capitalistes imposées par la Commission Européenne.

          On fait c’est à la lutte des classes que l’on assiste et malheureusement, empétré dans des dogmes fallacieux (défense d’une impossible UE sociale, autant réver à faire bouffer de la salade à un crocodile !) empèche une contre offensive sérieuse du camps des travailleurs (et après tout, avocat et chauffeur de taxi sont des travailleurs....)

          pour s’en sortir, il faut briser les chaines de l’UE, sortir de l’UE et de l’euro du capital : pour une politique au service de la classe des travailleurs, des 99%. Pour la démocratie et le progrès social en mettant fin à la dictature des Gattaz Medef et marchés financier. pour la paix alors que l’UE oppose les peuples et créé des guerres des Balkans à l’Ukraine. pour une coopération entre les peuples, un véritable internationnalisme non pas des spéculateurs et des banquiers, mais des travailleurs.

          C’est ce que propose le PRCF.


          • lsga lsga 17 novembre 2014 14:10

            Non, il faut sortir du Capitalisme. Il ne faut pas une « politique au service des travailleurs », il faut donner le pouvoir au travailleur en abolissant la propriété privée des moyens de production, c’est à dire en instaurant la Sociale Démocratie.

             
            Comme expliqué par Marx dans le manifeste, la mise en concurrence des ouvriers à l’échelle internationale, l’uniformisation du niveau de vie des prolétaires à l’échelle de la planète, permet de les unir en vue d’une Révolution mondiale.
             
            Le PRCF est un parti nationaliste, pas communiste.

          • Michel DROUET Michel DROUET 17 novembre 2014 16:55

            Bonjour Taktak

            J’ai tout de même du mal à mettre le pharmacien ou l’avocat sur le même plan que le travailleur de l’énergie ou le cheminot...


          • lsga lsga 17 novembre 2014 17:14

            les pharmaciens et les avocats sont des petits bourgeois, propriétaires de leurs moyens de production.

             
            Ils ont intérêt à ce que les salaires baissent, pour pouvoir embaucher, et à ce que le temps de travail augmente, pour rentabiliser leurs embauches.
             
             
            Les communistes, eux, attendent avec impatience que le Capitalisme fasse sombrer les petits bourgeois dans le prolétariat. C’est la prolétarisation, un des concepts de base du communisme. 

          • bernard29 bernard29 17 novembre 2014 14:00

            « Les « corps intermédiaires » qui représentent les salariés ou les citoyens, s’accrochent à leurs petits privilèges et en oublient de faire ce pour quoi ils ont été élus : défendre leurs mandants et donner l’exemple. »

            Je viens de lire un article sur Médiapart d’une « groupie » de Mélenchon qui se plaint du peu de mobilisation pour la manif contre « l’austérité » de samedi dernier ( 15 Novembre), malgré le nombre d’organisations et de mouvements appelant à manifester. Elle dit même que les manifs, c’est fini, et qu’il faut se « facebouker » pour faire la révolution. (Ainsi on pourrait même retrouver Ariane qu’on a perdu de vue sur agoravox !!). Mais pas question d’avancer une critique sur les stratégies politiques et mots d’ordre de ces organisations ou d’y chercher une allusion aux discrédits de leurs leaders élus.

            Lors de l’affaire des lettres de la commission aux gouvernements qui ne respectaient pas les directives européennes sur les déficits , Mathéo Renzy (chef du Gvt Italien) avait menacé l’Europe de dévoiler les abus et les magouilles dans le fonctionnement des institutions européennes. C’est donc qu’il y en a pas mal et que c’est connu par nos élus. On est donc en droit de se poser la question sur la réalité du travail de nos députés européens sur le contrôle de ces instances européennes. Ainsi au lieu d’appeler à manifester, nos élus européens feraient mieux de s’atteler à cette vraie tâche démocratique et de communiquer la dessus. Se battre contre l’austérité, pourquoi pas, mais ça n’empêche pas de faire preuve d’un peu de rigueur et d’exigence aussi dans son travail politique.

             


            • Michel DROUET Michel DROUET 17 novembre 2014 16:57

              Bonjour Bernard29

              Entièrement d’accord avec votre commentaire !


            • eric 18 novembre 2014 05:49

              Vous commencez par la fin…


              Le début, c’est que vous avez voté Hollande, sur la base de votre compréhension du monde, de l’économie et de ses discours et promesses.

              Vous admettez très honnêtement vous êtes trompé du tout au tout et être très déçu.

              La bonne question c’est pourquoi et comment ? Qu’est ce qui fait que vos analyses et choix ont été à ce point erronés ?

              Qu’est ce qui pourrait permettre d’espérer que vous êtes désormais plus lucide ? Plus au fait du réel ?
              Et qu’est ce que cela change ?

              70 % à droite aux européennes, mais c’est spécial. Allez, au doigt mouillé disons 60-65% en pèriode de croisière.
              13% et plus de satisfait de Hollande.

              A la fin, vous vous situez dans un reliquat qui divise peut être 10-15 % de l’électorat en innombrables chapelles que même les « urgences de l’heure » ne parviennent pas à rapprocher.

              Et ce sont en gros toujours les mêmes dont les discours n’embrayent pas sur les masses.

              Il me semble qu’un intense travail sur soit même serait un préalable à quoi que ce soit d’autre.
              Pourquoi avons nous été assez naïfs pour voter hollande. Pourquoi est ce que personne ne nous écoute ? Pourquoi est ce nous ne parvenons pas à nous unir avec les mêmes idées et les mêmes ennemis ? 



              • Michel DROUET Michel DROUET 18 novembre 2014 09:24

                Merci pour cette consultation gratuite, Monsieur FREUD !


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 novembre 2014 08:43

                Comparaison du chômage dans les 17 pays de la zone euro,et les 10 pays hors zone euro : ya pas photo ! Dans la zone euro, le chômage ne cesse de grimper..., alors qu’il se stabilise ailleurs.

                Mais il n’y a pas plus sourds que les aveugles qui ne veulent pas voir...


                Personne ne veut savoir non plus que l’inflation en dessous de 2%, (seul objectif de la BCE), n’arrange que les rentiers ! Quand le chômage diminue, l’inflation augmente.

                Comme disait Keynes,« L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers », de ceux qui prêtent de l’argent...,ça tombe bien, les Etats européens sont endettés, ils ont besoin d’argent !

                Ils ont même inventé un indice qui permet de conserver le chômage le plus haut possible : le NAIRU. pour que les intérêts de la dette ne soient pas grignotés par l"inflation.
                Dans l’ UE, le chômage n’est pas près de baisser.

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