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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La Turquie a-t-elle toujours envie d’entrer dans l’Europe (...)

La Turquie a-t-elle toujours envie d’entrer dans l’Europe ?

L’Union européenne exige de la Turquie qu’elle ne ralentisse pas le rythme de ses réformes. Où, quand, par qui et de quel droit le rythme des réformes a-t-il jamais été fixé ? Depuis quand la vitesse est-elle un critère de Copenhague ? Est-ce pour mieux la faire trébucher que l’Union pinaille avec la Turquie ?

La Commission européenne a rendu public son reproche sur un ralentissement des réformes turques. Il se peut qu’il y ait du vrai. Mais d’une manière générale, il semble que ce ne soit pas dans ce domaine-là que les reproches sont faits, mais plutôt sur le dossier de Chypre. Évidemment, la question des droits de l’homme occupe une place importante.

S’il y a un ralentissement, il y a trois raisons. La première est que, depuis 2002, un certain nombre de réformes ont été faites. Force est de reconnaître que la Turquie a fait un effort. Il est difficile de poursuivre sur ce même élan. La deuxième chose, il ne faut pas forcément adopter des lois au Parlement, mais contrôler des pratiques. Il y a des domaines comme la torture, les crimes d’honneur, où les pratiques ne peuvent pas cesser d’un coup. La troisième raison, c’est que la Turquie entre dans une période électorale, ce qui n’est pas une période pour engager des réformes. Ce serait dommage (dans le cas où !) pour l’UE de se priver d’un partenaire qui représente un certain poids sur le plan géopolitique et économique. Il y a toujours des échappatoires, mais je ne pense pas qu’après avoir fait un choix en direction de l’Occident depuis la fin de l’Empire ottoman, la Turquie aille chercher des alliances ailleurs - lesquelles seraient contre nature. C’est vers les Etats-Unis que le rapprochement risque d’être plus fort, en cas d’éloignement de l’UE.

Je crois que la question qui se pose aujourd’hui, c’est Chypre. Les Européens demandent à la Turquie d’ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes grecs. Mais la Turquie veut au préalable que l’embargo qui s’exerce dans le nord de Chypre cesse, et qu’il y ait une aide accrue aux Chypriotes turcs. La question est compliquée. Elle pourrait connaître un développement s’il y a des concessions réciproques. Sinon, il risque d’y avoir un blocage d’ici au 15 décembre, puisque la CE fera de nouvelles recommandations concernant la question chypriote. Mais je ne pense pas que la Turquie aille jusqu’à reconnaître la République de Chypre sans reconnaître quelque chose pour le Nord de l’île.

Le début de la crise date de 1974, les Turcs ont fait usage de leur droit d’intervention, et la situation s’est bloquée. Toutes les négociations menées sous l’égide de l’Onu n’ont abouti à rien depuis trente ans. Alors qu’on attendait un vote chypriote grec pour l’unification et un vote chypriote turc contre l’unification lors du référendum il y a deux ans, c’est l’inverse qui s’est produit. Il y a une forme de dissymétrie maintenant : deux membres dans l’UE, la Grèce et Chypre, et aucun membre turc dans l’UE.

Les relations entre l’UE et la Turquie sont caractérisées par une incertitude quant à l’avenir. C’est là-dessus qu’il faut mettre l’accent, car d’une manière générale et historiquement, l’opinion publique turque est pro-européenne. C’est ancré dans la culture et dans l’histoire, mais il faut rappeler que la question traîne depuis trop longtemps, et que les Turcs ont le sentiment que les Européens dressent de plus en plus d’obstacles devant l’adhésion, d’où un affaiblissement du sentiment pro-européen.

L’une des vraies causes probables est certainement la question de l’appartenance d’une majorité de la population à la religion musulmane, mais elle n’est pas encore suffisamment explicite. Le fait que la Turquie soit musulmane représente-t-il un problème pour l’UE ? Les réticences ne viennent-elles pas plutôt dans ce registre-là ? Normalement non, puisqu’on a failli, puis renoncé à cela, grâce à la France d’ailleurs, mettre dans la Constitution européenne la référence aux racines culturelles, en entendant par là les racines religieuses de l’Europe. Mais il est vrai, même s’il n’y a pas une unanimité sur la question, qu’il y a dans l’UE une réticence manifeste, un certain rejet d’une adhésion turque en raison de l’appartenance religieuse du pays.

Ainsi, le fait que l’UE ait un regard négatif sur la Turquie pour des raisons culturelles, et aussi le fait que la Turquie soit un poids lourd (géographiquement, démographiquement, économiquement, etc.), ce que ne sont pas forcément la Bulgarie et la Roumanie, sont pesants. Et les Européens oublient leurs retards par rapport à la Turquie, faut-il le rappeler...


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210 réactions à cet article    


  • René Job (---.---.132.184) 13 décembre 2006 12:20

    Vous savez dès que Chypre a été intégré en tant que pays membre de l’Union, le sort de la Turquie était quasi scellé.

    De fait, il y un gros lobbying pour faire une Europe su des bases culturelles chrétienne. Les Turcs sont exclus dans cette perspective.

    Etant, aconfessionnel, agnostique et pro laïque, je peux même ajouter qu’au sein de l’Union « chrétienne », il va devenir difficile de ne pas être dans l’orthodoxie.

    Les Turcs sont rejetés car musulmans.

    Le seul mérite que je trouve à la décision est d’être clarifiante : les politiques commencent à avoir le courage de d’exprimer leur désir de ne pas s’associer à ce pays.

    Le hic, c’est que ce qui arrive était parfaitement pré-visible.

    Personnellement, je pense que c’est injuste et que c’est une erreur stratégique à long terme. ça va renforcer l’idée que nous n’avons pas de parole et que de toute manière nos idéaux ne sont que des maux creux. ça aura des effets sur les relations internationales. Dans un monde multi-polaires, c’est une grave erreur. Surtout que notre compétence collective en matière de politique économique est de moins en moins évidente.

    Ensuite les dépendances « énergétiques » et « matières premières » font de cette décision une grossière erreur géographique.

    Les Turcs sont visiblement entrain de redéfinir leurs axes géostratégiques. Eux aussi gagnent du temps. Quand, leur temps sera écoulé, nous verrons ce qu’ils nous réservent. Vu le nombre d’humiliations publiques infligées, il y a de quoi s’inquiéter.

    Enfin, je suis un « observateur » résigné à la bêtise générale.


    • René Job (---.---.132.184) 13 décembre 2006 12:21

      Lire : « des mots creux » plutôt que « des maux creux »...lapsus ?


    • guillaume (---.---.177.251) 18 décembre 2006 15:04

      Les humilations infligées à la Turquie sont proprement deshonorantes ! Avons nous pinailler pour admettre une GB totalement anti-européenne, inféodée à l’atlantisme le plus dangeureux, pour admettre une Pologne intégriste et proaméricaine, qui demande que soit inscrit dans la constitution européenne la « christianité » et qui, au lendemain de son adhésion achête ses avions aux USA plutôt qu’à l’Europe ? La Turquie était présente dès le début de la CE, c’était un état profondément laîc et je dis « c’était » parce que nos attermoiements pousse ce grand empire à chercher d’autres refuges que les valeurs européennes


    • lionel (---.---.39.87) 13 décembre 2006 12:34

      Si la Turquie est integree dans l UE, pourquoi pas Israel ?


      • David (---.---.143.239) 13 décembre 2006 12:46

        Pourquoi pas Israel ? Car la Turquie est déjà membre de toutes les organisations européennes : conseil de l’Europe, cours Européenne des droits de l’homme, Erasmus (études supérieures), Eurocontrol (contrôle aérien), sport (UEFA, natation, .... toutes les ligues sportives), union européenne des producteurs d’électricité, ...., plus une union douanière avec l’UE.


      • Julien (---.---.78.247) 13 décembre 2006 12:41

        Très bon article.

        Je suis surpris du frein opposé soudainement à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Mais en y réflichissant bien, la pré campagne présidentielle dans laquelle nous nous trouvons l’impose. La Turquie est un pays avec une religion d’état. Si elle veux de l’Europe, qu’elle assure une séparation.

        Chose qu’elle ne fera jamais. Par conséquent, partenariats économiques, amitié réciproque, mais pas d’entrée.


        • David (---.---.143.239) 13 décembre 2006 12:52

          La Turquie n’est pas un pays avec une religion d’état. Le voile est interdit à l’école, collège, lycée, et .... université (ce qui est autorisé en .... France). Le droits des femmes doit être amélioré, mais savez-vous par exemple que les femmes turques ont obtenu le droit de vote et de se présenter aux élections avant .... les françaises, que l’avortement est autorisé en Turquie et remboursé par le système d’assurance maladie alors qu’il est considéré comme un crime en .... Irlande, Pologne et Portugal ! Oui la Turquie a des efforts à faire, non la Turquie n’est pas tous ce que l’on tente de nous faire croire.


        • (---.---.181.222) 13 décembre 2006 16:00

          Oui, il est dommage de vouloir parler de la Turquie sans même savoir que c’est un pays politiquement laïc, au contraire de beaucoup de pays l’UE..


        • miaou (---.---.169.199) 13 décembre 2006 22:13

          La laïcité est une valeur très surévaluée ; elle n’est ni une garantie de démocratie (L’Irak de Saddam était laïc, tout comme les anciens pays communistes), ni une même une caractéristique démocratique (nombre de pays démocratiques ont une religion d’état). Cela est compliqué par le fait que la définition de la laïcité est floue : celle de la Turquie inclut la possibilité de rétribuer les imams (mais non les prêtres)


        • pasa (---.---.132.150) 13 décembre 2006 22:35

          vous avez rien compris en turquie l’etat controle la religion en grèce c’est la religion qui dirige


        • miaou (---.---.169.199) 13 décembre 2006 23:24

          « vous avez rien compris en turquie l’etat controle la religion en grèce c’est la religion qui dirige »

          Ai-je écrit le contraire ? Je maintiens que la laïcité recouvre tellement de réalités diverses à travers le monde (conceptions française, belge, américaine, turque,..., vaticane) qu’elle ne peut aucune façon constituer, en tant que telle, un argument pro-adhésion. Il s’agit d’un concept extrêmemen flou, auxquels les Français accordent une importance exagérée (les idéologies, religieuses ou séculières, devraient être examinées du point de vue de leur dangerosité, et non de leur éventuelle nature religieuse)

          Ainsi, le fait que la Turquie rétribue ses imams ne me gêne absolument pas (que les prêtres en soient exclus me dérange davantage). On peut toutefois affirmer qu’avec Erdogan, ce « contrôle » est extrêmement bienveillant et qu’on tente de l’assouplir.

          On a apparemment donc toujours le choix en Turquie qu’entre les islamistes « modérés » ( « Nos minarets sont nos baïonnettes, nos coupoles sont nos casques, nos mosquées sont nos casernes », Edogan dixit ) et les militaires , « gardiens de laïcité ».


        • Mha yai (---.---.204.210) 14 décembre 2006 18:19

          Je pense que tu te trompes ! En Turquie l’état ne contrôle rien c’est l’armée . Rien ne se fait sans son accord même si elle reste dans l’hombre pour tirer les ficelles . Je prends pour preuve la dernière declaration du chef des armées à propos de la proposition sur l’ouverture d’un port et d’un aéroport aux Chypriotes grècs . La prétendue laïcité ne masque pas toujours la dictature .


        • guillaume (---.---.177.251) 18 décembre 2006 15:08

          Au secours, les absurdités !!! La Turquie a inscrit la laïcité dans sa constitution dans les années 20, ainsi d’ailleurs que le droit de vote des femmes (soit un quart de sciècle avant la France)


        • Julien (---.---.78.247) 13 décembre 2006 12:44

          Et pourquoi pas dans le fond,, c’est déjà le cas dans le football. Plus sérieusement, oui à Israël dans l’Europe si le conflit se règle au proche orient.


          • (---.---.158.73) 13 décembre 2006 13:08

            Je ne pense pas que la religion (en soi j’entends) pose un problème au citoyen européen , ni le poids économique, ni encore la grande superficie. Par contre ce même citoyen européen est souvent perçu comme opposé à l’arrivée de la Turquie dans l’Europe. Ce qui à mon avis pose problème c’est la différence de culture. L’Européen veut se sentir chez lui dans « son » Europe, pouvoir s’y comporter comme il se comporte dans son pays, pouvoir s’y exprimer comme il s’exprime dans son pays, s’y sentir en paix, partager les même valeurs avec les autres concitoyens européens. Et c’est là que le bât blesse. Le code d’honneur, la torture, le machisme et l’inégalité des sexes, l’impossibilité de parler librement de la religion, cette hostilité latente avec ses voisins, voilà les causes du rejet de la Turquie par le citoyen européen. Vous dites que les crimes d’honneur et la torture ne peuvent pas disparaitre d’un seul coup et je partage votre avis, j’ajoute que la liberté d’expression en matière de religion notamment n’apparaitra pas d’un seul coup non plus (je ne parle pas ici de changement lois mais bien de comportement individuel) . Pourtant, tant que cela n’est pas fait la Turquie n’a pas sa place en Europe, c’est aussi simple que cela. Les palabres des politiques n’y changeront rien et il serait temps qu’ils en prennent conscience.


            • (---.---.74.126) 13 décembre 2006 18:30

              je t’invite a allez critiquer l’eglise en pologne on verra si ils ont les memes valeur que toi...

              tu ne connais vraiment pas l’europe, je peut t’assurer qu’un bulgare qu’un polonais qu’un grec n’a pas plus de valeur en commun avec toi qu’un turc.

              culturellement les grecs sont plus proche de la turquie que de la france, l’allemagne ou l’angleterre.


            • miaou (---.---.169.199) 13 décembre 2006 22:58

              « je t’invite a allez critiquer l’eglise en pologne on verra si ils ont les memes valeur que toi... »

              Vous marquez un point ; si la critique de l’Eglise ne pose aucun problème en France (comme ene Turquie), celle de l’Islam, en revanche, est devenue tout aussi ardue au Royaume-Uni (Salman Rushdie), en France (Robert Redeker), en Allemagne (Benoît XVI), au Danemark (caricaturistes), qu’en Turquie ; cela démontre déjà une certaine unité entre l’Europe et la Turquie et constitue les prémisses des bienfaits que cette l’adhésion ne manquerait pas de nous apporter...

              Plus sérieusement, il est vrai qu’Ataturk avait à l’égard de Mahomet ume opinion pour laquelle j’ai le plus grand respect ; le jour où tous ses coreligionnaires seront aussi lucides, je n’aurais honnêtement absolument aucune objection à l’entrée de la Turquie en Europe.


            • yenikoy (---.---.102.41) 30 décembre 2006 01:12

              j’en ai assez d’entendre certaines personnes parler de la Turquie alors qu’ils ne la connaissent pas du tout.

              je fais un pari avec vous : Je vous invite à passer une semaine en Turquie et par comparaison vous irez une semaine en Bulgarie ou en Roumanie,vous verrez dans quelle pays vous avez envie de vivre plus longtemp.


            • (---.---.155.19) 13 décembre 2006 13:20

              La Turquie a t-elle besoin de l’UE ? elle a des atouts propres immenses : une population jeune, une natalité supérieure aux vieux pays de l’ouest, un accès aux formations performants....bref que quoi se construire un bel avenir en solo (sauf si elle bascule dans l’islamisme).


              • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 13 décembre 2006 13:37

                Et on ne pose jamais la question, où s’arrête l’Europe ? Si on prend la Turquie, pourquoi ne pas prendre la Syrie, c’est un pays mitoyen à la Turquie. On va me dire que la Turquie à une partie de son pays en Europe, alors pourquoi ne pas prendre le Maroc ! L’Espagne a une partie de son pays au Maroc. Etc...

                Et pour information, quand on parle du type européen (à quoi il ressemble, ou qu’il vive), on parle d’un blanc judéo-chrétien. Je ne connais pas beaucoup d’habitant de Turquie qui correspond à cette description.


                • René Job (---.---.132.214) 13 décembre 2006 13:53

                  Tous les européens ne sont pas des blancs judéo-chrétiens.

                  Tous les blancs ne sont pas juifs ou chrétiens.

                  Tous les européens ne sont pas blancs.

                  Il y a d’autres croyances religieuses et/ou a-religieuses en Europe.

                  C’est ça l’ethno-centrisme.

                  Vive la Corse Libre !


                • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 13 décembre 2006 14:03

                  Quelle horreur, je suis un méchant raciste, j’ai dit que le type européen était blanc et judéo-chrétien. Quelle horreur !

                  Sérieusement on peut dire que la définition que je fais du type européen date de .... 600 après JC (je sais il y avait encore des païens en Europe à ce moment là). Donc 1400 ans d’existence.

                  Tu peux me dire de quand date, ton type ?


                • René Job (---.---.132.214) 13 décembre 2006 14:13

                  « judéo-chrétien » : croyances relatives aux peuples sémitiques qui habitaient (et habitent encore) les régions que nous nommons « proche et moyen Orient ».

                  Réaction très intéressante et très révélatrice.

                  Pour vous, les roms, c’est quoi ?

                  Sapien Neanderthalis habitait nos régions avant Sapiens Sapiens.

                  Et quitte à choisir une culture, autant se référer aux Keltos (les Celtes), au moins eux, ils sont déjà plus près de votre idée. L’Italie, les Balkans et la Grèce ainsi que toute la Scandinavie sont exclus de l’aire géographique concernée ; mais enfin, on aura un référent « convenable ».

                  Bref : Nous sommes bien d’accord, les musulmans, les basanés et tout ce qui ne nous ressemble pas, n’a pas sa place en Europe. D’ailleurs à l’intérieur aussi, il va falloir faire le ménage.

                  Effectivement, la campagne présidentielle va être intéressante. Nous allons savoir qu’elle est « notre sensibilité officielle ».

                  Nous allons voir se clarifier les relations de 2002. Je pense qu’au passage les Turcs en feront les frais.


                • schroen (---.---.202.60) 13 décembre 2006 15:55

                  Moi aussi je suis pour la Corse libre avec remboursement retro actif de toutes les aides de l’état français...

                  Sans électricité mais avec des clopes pas cher et des mafiosos...

                  Schroen

                  Ps : la picardie a été rattaché après la corse à la france alors votre nationalisme a 2 balles...


                • René Job (---.---.132.214) 13 décembre 2006 16:04

                  @ schroen

                  j’espère que ce n’est pas à moi que vous dites « votre nationalisme à deux balles »

                  parce que l’expression « Vive la Corse Libre ! » était une plaisanterie pour faire remarquer que si on doit faire dans l’ethnocentrisme, chaque « pays » (les pays de l’ancien temps) pourra se revendiquer lui-même comme voulant être « libre ». Et donc comme voulant adhérer directement à l’Union.

                  Ce que je dis est une tentation forte. Le régionalisme connait une poussée en ce moment.

                  Ahlala, la question turque va nous conduire dans des méandres et des considérations dangereuses pour les unités nationales historiques.

                  Voila ce que c’est d’avoir oublier de consulter les citoyens des Etats de la CE historique. On aurait dû construire une instance politique décisionnelle très vite (il y a 30 ans) et désignée au suffrage universel pour éviter tous ces écueils. Maintenant, c’est fichu.


                • (---.---.41.248) 13 décembre 2006 17:01

                  « on parle d’un blanc judéo-chrétien. »

                   smiley smiley


                • (---.---.41.248) 13 décembre 2006 17:04

                  « les basanés et tout ce qui ne nous ressemble pas, n’a pas sa place en Europe. D’ailleurs à l’intérieur aussi, il va falloir faire le ménage. »

                   smiley smiley


                • René Job (---.---.132.216) 13 décembre 2006 17:35

                  Hélas. C’est le fond du débat sur l’adhésion de la Turquie.

                  Je ne trouve pas ça drôle. Nous sommes un pays laïc, défenseur des droits de l’homme. Le rejet de la Turquie ne nous honore pas.

                  Même nos élites si pleine d’allant pour tout un tas de projets non désirables ne font rien. A croire que finalement, certains sont assez heureux du rejet « populaire ». Encore une hypocrisie républicaine.


                • (---.---.74.126) 13 décembre 2006 18:35

                  tu dis n’importe quoi,

                  je t’invite a comparer les turcs aux grecs ou meme a n’importe quel peuple d’europe de l’est, tu comprendra que tu dit des conneries

                  je pari que tu n’a jamais vu de turc et que tu croi que les turcs ressemble a des arabes, je t’invite a allez te renseigner,

                  compare un espagnol a un suedois on verra si ce que tu dit tien la route.


                • René Job (---.---.132.216) 13 décembre 2006 19:21

                  @ IP 126

                  Tout a fait d’accord.

                  j’ai écrit :

                  [« Les questions de blancs judeo-chrétien et autres, ne sont pas de mise non plus. Les Turcs ne se sentent sans doute pas Européens, peut-être pas au sens où on l’entend non plus. »

                  C’est vrai. Les habitants du plateau anatolien ne sont pas bruns mais blonds ou roux aux yeux bleus-gris-verts.

                  Les habitants des bords la mer noire sont aussi très mélangés. Nous avons une vision de la Turquie complètement caricaturale.]

                  Le peuple Turc est un peuple « brassé ». C’est normal la Turquie est une région de contact de nombreux peuples et cultures y sont entrés en contact prolongés. Depuis la nuit des temps. Y compris les Celtes.


                • Mha yai (---.---.204.210) 14 décembre 2006 18:27

                  Tu as déjà été en Turquie ? Le vrai turc a le type mongol(sans péjoration , je parle de l’éthnie) . Dans les régions côtières il a des personnes blondes auxx yeux bleus . Ce sont les descendants de autochtones qui ont choisi de s’islamiser pour rester sur la terre de leurs ancêtres et des enfants que les ottomans enlevaient à leur mère dans les pays occupés par eux pour en faire des Jenissaires . Le vrai Turc est un Asiate . Si le fait de naitre et de vivre en Turquie actuelle leur donne le droit de s’appeler Turcs , génétiquement ils sont très différents .


                • SysATI (---.---.216.36) 14 décembre 2006 22:23

                  "> Mha yai (IP:xxx.x41.204.210)

                  Tu as déjà été en Turquie ? Le vrai turc a le type mongol(sans péjoration , je parle de l’éthnie) . Dans les régions côtières il a des personnes blondes auxx yeux bleus . Ce sont les descendants de autochtones qui ont choisi de s’islamiser pour rester sur la terre de leurs ancêtres et des enfants que les ottomans enlevaient à leur mère dans les pays occupés par eux pour en faire des Jenissaires . Le vrai Turc est un Asiate . Si le fait de naitre et de vivre en Turquie actuelle leur donne le droit de s’appeler Turcs , génétiquement ils sont très différents."

                  « Le vrai Turc est un Asiate »...

                  Au lieu de raconter des conneries aussi énormes tu devrais toi y aller en Turquie smiley

                  Je connais un tout petit peu le pays pour être à moitié Turc et y avoir vécu quelques 18 ans et je peux t’assurer que les turcs ne sont pas des mongols...

                  Les Turcs, les Grecs, tous les habitant des Balkans, ont en gros le type « méditerranéen » qui n’a pas grand chose à voir avec des traits mongoloides... On pourrait dire exactement la même chose des Italiens ou des Corses...

                  Maintenant si tu veux pinailler le « vrai » Turc d’origine est arrivé d’Asie Centrale en Anatolie il y a quelques 1000 ans et avait peut être des traits mongoloides (1071).

                  Mais depuis il s’est beaucoup mélangé avec les autochtones et a donné les « huns » de Hongrie, les Bulgares, les Roumains etc etc etc

                  Aujourd’hui en turquie il y a nombre de blonds aux yeux bleus (dont moi, mais peut être est-ce mon coté normand :) mais ce sont en majorité des « rapatriés » Tcherquèses, Albanais et autres. Pas vraiment des ex-esclaves ou ex-janissaires chrétiens. Ou alors ca devait être des esclaves Suédois par ce que des blonds il n’y en a pas beaucoup dans les pays occupés par les Ottomans pendant les 5 ou 6 siecles pendant lesquels ils ont dominés l’Europe et le Moyen-Orient.

                  Et pour terminer avec une anecdote sur ton commentaire ethnologico-débile....

                  La langue turque est une langue ouralo altaïque, les langues de l’Oural et de l’Altaï, appartenant à la même famille que le fino-ougrien (de Finlande et de Hongrie). Sauf a être totalement myope et oublier ses lunettes, ni les Hongrois, ni les Finlandais ne sont des mongols... Et pourtant ils ont exactement les mêmes origines que les Turcs smiley

                  http://en.wikipedia.org/wiki/Turkish_language

                  La page française est beaucoup moins complète (http://fr.wikipedia.org/wiki/Turc)


                • nico (---.---.39.185) 14 décembre 2006 22:28

                  Donc tu es d’accord qu’en tant que descendant des habitants originaux de l’Anatolie, les turcs de Turquie ont pleinement le droit d’entrer en Europe au même titre que les Grecs (rien que Pythagore est originaire de ses contrés). Et il y a aussi des blond, et des personnes aux yeux bleu dans les pays turcophones asiatique.


                • SysATI (---.---.216.36) 15 décembre 2006 02:38

                  « Donc tu es d’accord qu’en tant que descendant des habitants originaux de l’Anatolie, les turcs de Turquie ont pleinement le droit d’entrer en Europe au même titre que les Grecs (rien que Pythagore est originaire de ses contrés). Et il y a aussi des blond, et des personnes aux yeux bleu dans les pays turcophones asiatique. »

                  La Turquie a frappé à la porte de l’Europe en 1959, on lui a toujours dit oui et elle fait partie de toutes les organisations européennes depuis lors. Revenir en arrière aujourd’hui et la rejetter serait effectivement un manquement au « droit », tout au moins moral...

                  Mais je ne pense pas du tout que la question se pose en terme de « droits »...

                  Ce serait bien que l’Europe se fasse un jour sur la base de « valeurs » partagées. Malheureusement l’une de ces « valeurs » est la religion et la connerie que les croyants affichent fièrement depuis des siècles y fera toujours obstacle... Il n’y a qu’à voir l’état d’un pays Européen comme la Pologne ou encore l’Irlande aujourd’hui smiley

                  Même la France, qui est l’état européen le plus anti-clérical, est en retard par bien des cotés à ce qui se pratique en Turquie depuis des décenies... On baigne dedans et on s’en rend plus compte, mais on est bien dans une société « religieuse » qu’on le veuille ou non... Le parti au pouvoir pendant des années en Allemagne était la CDU.... Idem au niveau européen avec l’Unione dei Democratici Cristiani ou même de l’UDF en France. Aucun de ces gens la ne peut accepter de gaité de coeur l’intégration d’un « énorme » pays musulman auquel on a fait la guerre pendant 1000 ans...

                  Il nous reste donc les gros sous... C’est sans doute sur cette base la que se fera ou non l’intégration de la Turquie dans l’Europe. Et économiquement c’est à mon avis un marché gagant-gagnant.

                  L’accès au Moyen-Orient aux gazoducs et au pétrole, l’ouverture sur les républiques du sud de la Russie, un marché intérieur en pleine croissance et une société jeune en Turquie... Un affaiblissement du poids des USA, tout ce qui renforce l’Europe étant par définition mauvais pour eux... Pour les Turcs, économiquement parlant, il y aura forcément des avantages financiers à entrer dans l"Europe, mais également un renforcement du coté laic du pays puisqu’il n’y aura que cette valeur que l’on pourra partager réellement.

                  Et ca sera un grand bien pour le reste de l’Europe de pouvoir enfin réduire la religion à ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être, une conviction et une croyance _personnelle_ qui n’a pas droit de citer en public et en politique !

                  Grace à l’affaire du voile, on a supprimé les crucifix des écoles de la république... L’entrée de la Turquie dans l’Europe aura des conséquences autrement plus importantes et à mon avis bénéfiques pour nous tous...

                  De toute façon ce n’est jamais en se repliant sur soit qu’on avance, mais en allant vers l’autre.


                • guillaume (---.---.177.251) 18 décembre 2006 15:22

                  Les ottomans, peuple seldjoukide qui a conquis l’agonisant empire byzantin, ne représentait pas 10°/° de la population autochtone qui était un melting pot de toutes les races, cultures et religions. S’il y a métissage, il n’est pas du à ce petit pourcentage d’ottomans mais à la présence d’arméniens, grecs, romains, celtes, et autres francs


                • (---.---.101.106) 1er janvier 2007 23:44

                  ridicule smiley


                • domdiplurienilenamarredeliredesconneries (---.---.101.106) 1er janvier 2007 23:50

                  quand votre maladie raciste vous tombera dessus, quand vous subirez ce que vous souhaitez ardemment à d’autres vous ne vous plaindrez pas n’est-ce pas ? Pas une fois ok ? Vous n’y aurez aucun droit. Rien, vous ne pourrez attendre de la vie aucune bonté, absolument rien et on pleure déjà pour vous. Quelle hideuse cruauté absolument gratuite. Débectant. smiley


                • domendiencortropilenamarredeliredesconneries (---.---.101.106) 1er janvier 2007 23:55

                  et ces posts qui se mettent n’importe où, aucun des deux n’est à la bonne place. Alors faites comme si j’avais rien écrit du tou, d’ailleurs avec les esprits T-rex c’est effectivement le cas. smiley smiley smiley


                • (---.---.28.57) 13 décembre 2006 13:40

                  On pourra trouver toutes les raisons du monde pour la non-intégration de la Turquie... Reste que les futurs nouveaux arrivants sont loin d’être « parfaits » eux... Les prisons secretes de Bush pour torturer les « terroristes »...il y’en avait dans ces pays de l’ex-bloc de l’est.

                  Après la Pologne est beaucoup plus « fermée » sur la religion, la sexualité et l’égalité des sexes. La paille, la poutre...

                  M’enfin on peut rester totalement hypocrite et ressasser les memes choses ad libidum. On a tout simplement peur de « l’autre »...


                  • (---.---.158.73) 13 décembre 2006 13:58

                    Questions sur la place de la Pologne ou de l’Angleterre dans l’Europe ?

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