Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le capitalisme, le peuple et l’Etat

Le capitalisme, le peuple et l’Etat

J’ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, mais il semble impossible de fonder une société viable en dehors soit du capitalisme, soit de l’autoritarisme. Conscient du fait que le capitalisme crée des inégalités, que l’autoritarisme détruit les libertés, la troisième voie que j’appelle de mes voeux est une utopie irréalisable, car bien qu’elle corresponde à la volonté générale, elle va malheureusement à l’encontre de ce qu’est l’homme, un être faible et impatient (voir article).

La révolution des mentalités que nécessite un changement complet de système est elle envisageable, mais les contraintes de notre monde sont si complexes qu’elles ne peuvent être rayées d’un trait.

Car avant de transformer le système, ce sont les mentalités qu’il faut changer, et cela ne peut se faire que par l’éducation (voir article).
Cette éducation (voir article) qui nous inculque des valeurs en même temps que des savoirs, et des désirs en même temps que des devoirs. Même si on sait aujourd’hui à quel point le capitalisme est nuisible à la volonté générale, et même contraire aux principes d’égalité et de liberté inscrits dans la déclaration des droits de l’homme, il faut croire que ce système a certains avantages puisqu’il est accepté malgré tout.

D’ailleurs, il n’est pas innocent que l’Etat soit partie prenante de ce système. Créé pour organiser, distribuer, partager, soutenir, l’Etat possède un rôle dans le fonctionnement du capitalisme, et est censé lui donner une morale qu’il ne possède pas par lui-même. enfin pas tout à fait sans morale, si l’on considère que l’amoralité est une sorte de morale : car dans le capitalisme ce qui est rentable est bon, et ce qui ne l’est pas est mauvais. La preuve de cette sorte de « morale » en sont les millions de miséreux qui tentent de survivre sur cette terre.

Théoriquement, l’Etat devrait être comme une sorte de contre-pouvoir à l’hégémonie capitaliste, en ce sens qu’il crée des lois encadrant son fonctionnement, et est censé pourvoir aux injustices qu’il engendre. Les politiques de service public, d’aide sociale, les lois protégeant le travail, la propriété ou l’héritage, l’interdiction de l’esclavage, des monopoles, tout cela fait partie du rôle de l’Etat, et va à l’encontre du libéralisme le plus « pur ».

Malheureusement, à force de corruptions et d’ententes tacites, l’Etat servant à garantir les droits des peuples et leurs libertés est peu à peu devenu un acteur économique à part entière, et la soif de pouvoirs et d’argent de nos élus va désormais à l’encontre du rôle protecteur qu’ils devraient avoir. En oubliant que leur combat devrait être le service du plus grand nombre, que leur objectif devrait être la lutte contre les injustices, ils ont fini par tomber dans les filets du capitalisme, et donc par prendre le moyen pour but : l’argent, qui se doit d’être un outil au service des échanges pour le bien du plus grand nombre, est désormais considéré comme le bien suprême, signe de réussite personnelle représentant la valeur d’un homme.

Cela signifie-t-il que si l’on redonne à l’argent la valeur qu’il devrait avoir, si on redonne aux hommes les dirigeants qu’ils réclament, le capitalisme pourrait rester à la place qu’il mérite ? cela veut-il dire que les peuples sont responsables d’accepter de suivre des règles qui se sont perverties jusqu’à servir des intérêts opposés à ceux qu’ils désirent tous ?

Rien n’est certain, car le capitalisme est une monstre dont la puissance grossit en même temps qu’il se nourrit. Mais comment laisser faire plus longtemps l’injustice d’un système qui nous oppresse et nous conduit à notre perte ? comment accepter le fait que l’Etat prenne désormais presque sous nos yeux les décisions contre l’intérêt général sans notre consentement, et que les lois censées nous protéger deviennent des lois protégeant l’Etat des méfaits qu’il nous impose ?

Qu’on ne vienne pas me ressortir la démocratie, qui n’est que le leurre apaisant nos consciences face à notre lâcheté. Si le seul choix que l’on nous propose est d’élire un homme dont la seule force est de savoir mentir mieux que son voisin, il vaut mieux se dispenser d’un déplacement aussi inutile. Que ceux qui craignent le nouvel ordre mondial se rassurent aussi, cela fait belle lurette qu’il est bien en place. Regardons ce que sont devenus nos dirigeants, partout sur cette planète : des agents aux soldes de grandes firmes, des VRP vendant leur camelote en porte à porte, des PDGs dont le conseil d’administration est formé de grands patrons et de leurs lobbies ; mais pour le reste, ils s’entendent comme larrons en foire.
Mais sommes-nous encore capables de nous détacher de tout ce qu’on nous assène depuis tout petit : travailler pour gagner de l’argent, en avoir toujours plus, se soumettre à sa dictature pour garder l’espoir d’être libre un jour. Comment faire quand tous autour font la même chose ? ceux qui voudraient nous faire croire que la génétique forme nos êtres, que l’inné est une chose certaine qui fait nos différences et notre valeur sont ceux-là même qui inscrivent dans les programmes scolaires les messages et les mensonges qui nous font accepter l’injustice et la misère des autres, en les croyant naturelles et innées. Nous avons acquis notre culpabilité, et il faudrait croire en l’inné pour se laver de celle-ci. Double-pensée toujours…

Ne peut-on vraiment pas réfléchir autrement, et remettre les choses à leur place ? avons-nous déjà perdu notre dignité et notre humanité, pour que nous en soyons rendus à accepter que l’on nous mente, à fermer les yeux sur ces mensonges, puis avoir l’espoir que le suivant ne fasse pas de même que le précédent ?

Pourtant, il devrait être clair pour tous que nous nous faisons berner, et pas depuis hier : on nous a promis maintes et maintes fois le progrès, l’amélioration de nos conditions de vie, le bonheur, le repos, la suppression de la misère et tant d’autres choses. Et en attendant, des millions d’êtres ne mangent pas à leur faim, n’ont pas de travail, ont froid, ont peur, ou travaillent toute leur vie pour mourir dans des conditions déplorables.

Pourquoi ? pourquoi les travaux les plus pénibles sont-ils les moins bien payés ? pourquoi les hommes politiques sont-ils payés pour une tâche qui devrait être un sacrifice (quand on les entend dire « un honneur de servir mon pays », quelle hypocrisie…), pourquoi y a-t-il des logements vides ? pourquoi la violence se produit-elle plus dans un contexte de pauvreté que d’aisance financière ? pourquoi les fils de pauvres ont-ils plus de chances de devenir pauvres, obèses ou malades ?

Que se passerait-il si tous avaient le même salaire, et qu’on considère que celui qui travaille huit heures à ramasser les poubelles mérite autant que celui qui passe huit heures à servir des verres (que ce soit au Ritz ou au Bengladesh), ou que celui qui gère 2000 employés ?
Que se passerait-il au lieu de dire que la rareté fait monter les prix, on essayait de faire en sorte qu’il n’y ait pas de rareté. Pas de brevets, pas de monopoles. Comment accepter qu’une découverte ayant les capacités d’être utile à beaucoup soit abandonnée, ou protégée à des fins mercantiles ?

Et si on remettait tout à plat ?
Réfléchir ensemble comment supprimer les dettes des pays pauvres, comment nourrir et loger tout le monde, comment satisfaire à nos besoins essentiels avant de satisfaire aux désirs futiles de ceux qui ont perdu de vue l’essentiel. voilà de quoi faire un véritable programme. Pourquoi accepte-t-on encore que le programme nous soit imposé par le candidat, et ne choisit-on pas justement le candidat par rapport au programme établi par le peuple ?

Il nous faut tout remettre à plat. Car si nous sortons demain du capitalisme, cela ne sera pas pour autre chose que l’autoritarisme. face à la rupture des équilibres qui rendaient encore possible la recherche du bien commun, l’Etat est engagé dans un processus malsain qui l’a fait dévier de son objectif premier. En se transformant en acteur économique, il ne travaille plus que pour son intérêt propre, et ne pourra le cacher encore très longtemps.

La force des peuples doit se faire entendre dans des limites raisonnables et ne pas chercher à transformer le système sans avoir d’abord transformé les peuples. Utiliser des méthodes à l’encontre des principes de justice et d’humanité ne saurait établir un Etat durable et sain, et seul le temps permettra de faire correspondre les aspirations de tous les peuples avec un système qui leur convient. Il faut cependant être ferme dans nos demandes, et réclamer notre dû : la satisfaction des besoins du plus grand nombre, sans préjuger de sa valeur supposée. Nous sommes tous identiques par notre différence, et avons le droit, le devoir même, de réclamer qu’enfin l’Etat se préoccupe de l’intérêt général. Une fois nos prétentions établies, il nous faudra exiger qu’on les satisfasse. Il faudra pour ce faire établir de nouvelles règles, et remettre l’argent à sa juste place. Et pour les dirigeants, il faut qu’on les choisisse, pas qu’ils se présentent. Nous aurions fait alors un grand pas.

A ceux qui ne croient pas en la possibilité d’une telle démarche, qu’ils se mettent plutôt au travail. Regardons ce que nous voulons, et présentons-le aux volontaires. Mettons le à l’épreuve en réclamant le bénévolat du gouvernement, et faisons du peuple le véritable contre-pouvoir démocratique. Que les lois soient votées par référendum (internet le permet), et que le gouvernement soit censuré régulièrement par le peuple. Que véritablement nous retrouvions un Etat digne de ce nom, c’est-à-dire une émanation du peuple.


Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 janvier 2010 12:07

    « il semble impossible de fonder une société viable en dehors soit du capitalisme, soit de l’autoritarisme »

    Pourquoi ne pas opter franchement pour un Capitalisme anthropocentrique et philanthropique ?
    Pour un Nouvel Ordre Économique Français Équitable !


    • Bélial Bélial 12 janvier 2010 13:10

      « Et en attendant, des millions d’êtres ne mangent pas à leur faim, n’ont pas de travail, ont froid, ont peur, ou travaillent toute leur vie pour mourir dans des conditions déplorables. »

      Quand j’explique autour de moi que l’homicide est volontaire, et qu’on est pas en démocratie, seulement dans un pays riche, et qu’on ne peut pas laisser la politique aux politiciens, je rencontre beaucoup d’incompréhension.


      • saint_sebastien saint_sebastien 12 janvier 2010 13:43

        le capitalisme reculera de lui même quand ce qui a permis son essor fulgurant ( énergies fossiles ) deviendra rare ... on en reviendra à une sorte de féodalisme en Europe, ou la bourgeoisie deviendra la nouvelle noblesse.


        le capitalisme n’est pas lié à la démocratie ( chine ) , les états unis épousent d’ailleurs discrètement le modèle chinois , qui est le modèle rêvé pour tout bourgeois ; un état totalitaire ou seul les seuls libertés sont la consommation et le business , pourtant aux antipodes de la conception de « liberté » US. La constitution US ne garantie d’ailleurs pas le capitalisme.

        • BA 12 janvier 2010 15:09

          Mardi 12 janvier 2010 : le capitalisme se prépare à recevoir une deuxième branlée. Lisez cet article :

          N’attendons pas le deuxième round de la crise financière.

          Si Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants du G8 se gargarisent encore d’avoir moralisé le capitalisme et évité la chute du système, ils risquent encore d’avoir quelques sueurs froides. Selon les dernières statistiques financières, les banques s’adonnent avec entrain aux mêmes spéculations qu’avant le premier round de la crise financière. A commencer par les produits dérivés, ces titres totalement virtuels permettant de parier sur les tendances futures avec des effets de leviers énormes. Les secteurs les plus prisés par les « investisseurs » ? Les matières premières et les monnaies.

          Les chiffres publiés par l’agence fédérale américaine qui supervise les banques, l’« Office of the Comptroller of Currency », sont sans appel : les banques américaines ont joué sur 204 000 milliards de dollars de produits dérivés au troisième trimestre de 2009. C’est 14 fois le PIB américain, et surtout 34 % de plus qu’avant la crise de l’été 2007.

          Evidemment, les « too big to fail » de Wall Street (JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et Wells Fargo), dont la position dominante a été renforcée par les plans de renflouement Bush-Obama, représentent 97 % de ces volumes ! Preuve qu’ils sont encore plus gros qu’avant leur faillite.


          Si certains se défendent que ces valeurs ne sont que des montants nominaux, jetons un œil sur l’exposition officielle de ces banques (ce qu’elles avouent comme « risque » dans leurs bilans) : 484 milliards de dollars au 3e trimestre 2009, contre seulement 199 milliards en juin 2007 !

          + 150 % d’exposition au risque pour un montant 5 fois supérieur à leurs capitaux propres.


          Au niveau mondial, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), en juin dernier, l’activité sur les dérivés dépassait les 600 000 milliards (10 fois le PIB mondial), 17 % de plus qu’en juin 2007, mais encore inférieur au plus haut de 2008.

          C’est pour cela que la BRI a réuni ce week-end à Bâle les principaux banquiers centraux et privés, afin de discuter des « excès de risque », ou en d’autres termes : « Comment éviter un effondrement inévitable. »

           

          Même le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, s’alarme de cette nouvelle folie spéculative semblable à celle qui avait mené le système à la faillite. Dans sa tribune du 7 janvier, John Authers écrit :

          « On a rarement vu les marchés revenir aussi promptement sur les lieux du crime (…) Pétrole et métaux, monnaies des pays exportateurs de matières premières et marchés émergents (…) les investisseurs se ruent là où les bulles explosaient il y a encore un an. Le pétrole, qui avait perdu plus de 100 dollars par baril, est revenu à un plus haut post-crise de 82,5 dollars (…) les monnaies sujettes au « carry trade » suivent la remontée de ces prix (…) le Chicago Board Options Exchange Vix Index, qui mesure la volatilité ou les ‘craintes’ sur la bourse américaine, est à son plus bas depuis la crise (…) le retour de l’optimisme en Occident a conduit les investisseurs à faire exactement les mêmes paris qu’avant la crise. »

          En France, les banques sont en si bonne santé que la Société Générale, après avoir déprécié ses actifs de 12,5 milliards d’euros, vient d’annoncer la création d’une structure de « cantonnement » (comprendre fosse à purin) pour y déverser 38 milliards d’euros d’actifs toxiques.

           

          N’attendons pas le 2e round de la crise financière, qui se soldera par un KO, pour mettre le système en banqueroute organisée et établir un système de crédit à taux de change fixes entre les monnaies souveraines de chaque nation. C’est une question de survie immédiate, car cette fois-ci, il n’y aura plus d’argent pour les banques et les Etats aussi feront faillite.

           

          http://weinstein-forcastinvest.net/n%E2%80%99attendons-pas-le-2e-round-de-la-crise-financiere/


          • latitude zéro 12 janvier 2010 21:43

            BA

            Oui très inquiétant

            Voir aussi cet article sur Alter info tiré du Canard enchainé

            http://www.alterinfo.net/Troublante-liquidation-des-stock-options-chez-les-grands-patrons-francais_a41298.html


          • la fee viviane 12 janvier 2010 15:30

            et dire que l’on a pas élu mme Royal parce que, en premier lieu, c’est une femme, belle, donc idiote et inférieure aux hommes ! Pourtant, elle est très occupée par une voie nouvelle d’économie qui pourrait remplacer le capitalisme et le communisme chinois, c’et la théorie des biens communs developpée dans un livre remarquable d’une autre femme, prix Nobel d’économie 2009. Cette théorie ne s’explique pas dans un article, il faut lire le livre ou des extraits, sur le net c’est facile d’y avoir accès librement. Lisez et après ne racontez plus n’importe quoi.


            • AniKoreh AniKoreh 12 janvier 2010 15:55


              Monsieur Llabrès,

              Votre prosélytisme, insistant, commence doucement à fatiguer.. N’avez-vous vraiment rien d’autre que ce lien à reproduire à la moindre occasion.. ? 

              Votre Parti Capitaliste Français (car selon vous, il faut absolument qu’il soit « Capitaliste », n’est-ce pas, votre parti, et « Français » de surcroît), mais vous rêvez, mon cher monsieur.. 

              Tiens, ça me fait penser à la sentence sarkozyque - « moraliser le capitalisme » -, on est dans le même registre. L’enfumage.

              L’humanité, si elle devait traverser cette crise systémique (la crise du capitalisme, absolument sans précédent en effet), et ses conséquences attentatoires aux droits et aux aspirations légitimes du plus grand nombre, j’ai comme l’impression qu’elle inventera autre chose qu’une resucée du capitalisme, voyez-vous.. 
               


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 janvier 2010 17:05

                AniKoreh (xxx.xxx.xxx.195) 12 janvier 15:55

                "Votre prosélytisme, insistant, commence doucement à fatiguer.. « 
                Prenez du repos et acceptez la liberté d’expression.

                 »N’avez-vous vraiment rien d’autre que ce lien à reproduire à la moindre occasion.. ?« 
                Si.

                 »Votre Parti Capitaliste Français (car selon vous, il faut absolument qu’il soit « Capitaliste », n’est-ce pas, votre parti, et « Français » de surcroît), mais vous rêvez, mon cher monsieur.. « 
                Lisez plus attentivement. J’ai effectivement parlé d’un PCF français mais j’ai également précisé qu’il pourrait être européen ou mondial. Cela ne dépendrait que de la volonté des gens.

                 »L’humanité, si elle devait traverser cette crise systémique (la crise du capitalisme, absolument sans précédent en effet), et ses conséquences attentatoires aux droits et aux aspirations légitimes du plus grand nombre, j’ai comme l’impression qu’elle inventera autre chose qu’une resucée du capitalisme, voyez-vous...« 
                Sur la base de VOS propositions ?... »Mais vous rêvez, mon cher monsieur..."



              • AniKoreh AniKoreh 12 janvier 2010 17:22



                Oui, oui, c’est ça..

                - Dans vos dernières interventions, vous avez reproduit votre fameux lien PCF quatre fois, au bas mot.. (voir votre profil)

                - Et oui, j’avais bien lu, rassurez-vous, vous évoquez un éventuel parti capitaliste « européen » si le parti « français » devait rencontrer quelque succès..

                - MES propositions ? Qu’en savez-vous ? J’ai indiqué (et formulé le voeu) que l’imagination de l’homme, qui est vaste, dépasserait ces horizons « capitalistes »..


              • JL JL 12 janvier 2010 16:29

                Bonjour, vous posez beaucoup de bonnes questions.

                Je vous cite ; « Créé pour organiser, distribuer, partager, soutenir, l’Etat possède un rôle dans le fonctionnement du capitalisme, et est censé lui donner une morale qu’il ne possède pas par lui-même....En oubliant que (leur) combat devrait être le service du plus grand nombre, que leur objectif devrait être la lutte contre les injustices »

                En réponse, sur le second point, je vous propose cette citation :

                Propagande & contrôle de l’esprit public
                par Noam Chomsky. Extraits  : « Il faut bien comprendre que la guerre menée contre les travailleurs est une vraie guerre. Cette guerre est en même temps ancienne et nouvelle … Ce qu’on appelle aujourd’hui « système capitaliste industriel » est ce système dans lequel les puissances privées dominent le gouvernement au travers de leurs intérêts coalisés tout en profitant de ses largesses…le système social ne profite qu’aux plus riches. De la manière dont fonctionne notre système – prenez n’importe quel secteur industriel très dynamique et vous découvrirez comme moi qu’il repose sur l’obtention massive de subventions publiques et la privatisation des profits –, le secteur public paie les coûts, prend les risques, et le secteur privé engrange les profits. La principale mission d’un gouvernement est de protéger la minorité riche contre la majorité (principe énoncé par James Madison) …


                Sur la morale, je vous dirais que La morale du capitalisme c’est l’impôt et ses deux mamelles sont la croissance et la spoliation ; ceci explique cela.

                Enfin, et je vous cite encore : »l’argent, qui se doit d’être un outil au service des échanges pour le bien du plus grand nombre, est désormais considéré comme le bien suprême, signe de réussite personnelle représentant la valeur d’un homme« 

                Je dirais pour ma part que l’argent est un dieu, et une autorité au sens que l’a fait apparaitre Milgram dont l’expérience est l’explication la plus pertinente jamais proposée de notre monde d’inégalités et d’injustice. Le fric est l’autorité suprême qui récompense ou punit ses adorateurs, l’autorité à laquelle nous obéissons aveuglément.

                Les riches clients de Madoff ne se sont jamais posés la question de savoir comment on pouvait leur offrir des taux aussi faramineux. Qui à part quelqes uns dont je suis, excusez du peu, est prêt à renoncer aux taux avantageux des »produits financiers« que sa banque lui propose pour (un tout petit peu) moins de mière et de plans sociaux ?

                Vous voulez mettre tout à plat ? Ne rêvez pas :  »L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force." [Normand Baillargeon] dans « Le Monde libertaire » Qui a, aujourd’hui assez de force pour faire céder le pouvoir ? Et de quel pouvoir parlons nous ? Le pouvoir d’aujourd’hui est insaisissable. Je crois que c’est ça le post capitalisme.


                • caleb irri 12 janvier 2010 19:58

                  @ JL

                  ce bon Chomsky a raison : les pertes sont publiques, tandis que les bénéfices sont privés. c’est bien là où le principe de l’Etat a glissé, et s’est retrouvé mêlé à l’entourloupe générale : car pris dans le système mais toujours plus ou moins dépendant de ses « actionnaires », le peuple, il se doit de faire au moins « bonne figure » et de faire mine de s’intéresser au bien public. c’est d’ailleurs pour cela que la communication, le double langage et le conditionnement lui sont si utiles : il permet au gouvernement de se faire élire sur un programme qu’il ne respectera pas, ou de tordre la réalité (et les chiffres) pour faire croire au peuple en ses bonnes intentions.

                  c’est un jeu dangereux et il est certain que le genre de « débats » sur l’identité nationale et autres grippes A ne sont là que pour servir de leurres destinés à faire passer la pillule, et à focaliser l’attention sur autre chose.

                  malheureusement, votre dernière phrase est lourde de sens, et je me refuse encore à l’accepter... il doit bien y avoir un autre moyen, non ?


                • JL JL 12 janvier 2010 20:09

                  @ Caleb irri, un autre moyen ? Je pense que si le pouvoir actuel, et je ne parle pas de ses serviteurs tels les chefs d’Etats, si ce pouvoir chute dis-je, nous chuterons aussi. C’est d’ailleurs, me semble-t-il ce que vous-même avez dit ci-dessopus à Peretz !? Ces gens sont des terroristes.


                • latitude zéro 12 janvier 2010 20:55

                  La solution ..... adaptée à l’ensemble du monde

                  La démocratie Socialiste Bolivarienne , celle d’Hugo Chavez , d’Evo Morales, et des pays de l"Alba en général.( Alliance Bolivarienne Pour les Amériques) 

                  Le socialisme à la Cubaine, asphyxié depuis 50 ans par les Etats-Unis, n’ayant pu malheureusement montrer toute sa valeur, ( Une profonde injustice qui dure toujours ) mais dont l’expérience est riche d’enseignements .


                • bonnes idees 12 janvier 2010 18:41

                  Quand tout ce système s’effondrera, il emportera avec lui tout notre argent. Seule solution, anticiper, s’installer à la campagne, faire de l’élevage et de la culture et surtout armez-vous car le chaos regnera en maître...


                  • Peretz Peretz 12 janvier 2010 18:41

                    Remettre tout à plat n’a pas d’intérêt si l’on n’a rien à proposer pour remplacer le système. On peut au moins imaginer un autre système politco-économique qui se situerait entre le marxisme et le keynésianisme. Mais on aurait effectivement tous les pouvoirs politiques actuellement en place contre un tel changement fondamental. Ce qui ne veut pas dire que c’est impossible. Car il est peut-être en train de s’effondrer tout seul. (www.citoyenreferent.fr)


                    • caleb irri 12 janvier 2010 19:59

                      @ Peretz

                      le problème est que s’il s’effondre avant que nous ayons autre chose à proposer, il est presque certain que nous basculerons non pas vers un monde plus juste ou plus libre, mais plutôt vers un régime autoritaire dont nous aurons beaucoup de mal à nous sortir


                    • Bobby Bobby 14 janvier 2010 02:30

                      Hélas, le régime autoritaire est déjà en place ! ce n’est pas pour rien que les états se « policiérisent » de plus en plus. Nous vivons bel et bien dans des états policiers (1 pour 232 habitant serait le but à atteindre, voir à dépasser) par nos régions.

                      Ce n’est pas le « patriot act » prolongé et probablement en voie d’installation définitive qui va me contredire !

                      Les processus judiciaires s’harmonisent (se calquent sur ceux des EU) et la marge de manœuvre entre ce que l’on appelle encore « la gauche » et « la droite » est devenue si mince que la distinction n’a plus qu’une valeur symbolique destinée à ceux qui veulent y croire.

                      Je pense que si nous ne prenons pas conscience qu’il faut impérativement arrêter le pillage systématique des ressources planétaires (pour le profit de quelques personnes), nous n’aurons rien fait pour nous sortir d’un cataclysme qui s’annonce de très grande envergure et risque fort de voir disparaître complètement le genre humain de la surface terrestre.

                      Oh, bien sûr, ce ne se fera pas tout de suite... ni même demain ! mais, on se bat déjà pour conserver notre « European way of life » et je suis persuadé que cette guerre n’est que l’instrumentation d’un conflit bien différent qui verra peut être un jour les rares véritablement puissants devoir rendre des comptes à ceux qu’ils tuent par leurs manœuvres « économiques » !

                      J’espère voir ce jour pour permettre une « mise à plat » de la politique menée depuis si longtemps qui opprime le faible et rend les honneurs aux plus puissants... je suis bien conscient que cette vue est « utopique » mais, contrairement à ce qui est dit plus haut, elle est parfaitement réalisable ! il suffit d’y croire et elle sera concrète !

                      Je reste atterré de voir les images de la pauvreté, dans tout les pays. Pas un qui en échappe !

                      Et ces images, je ne puis croire que malgré mon insignifiance, je n’en suis pas, en partie du moins, responsable... d’où ma réaction !

                       

                       

                       


                    • ddacoudre ddacoudre 12 janvier 2010 18:55

                      bonjour caleb

                      j’ai lu tes liens, bien ! j’ai écrit il y a longtemps un essai ou j’explique que demain il faudra rémunérer les hommes pour apprendre. le capitalisme n’est qu’une organisation d’un atavisme génétique face à la rareté. je ne pense pas qu’il y ai une solution dans l’immédiat car nous sommes dans l’exercice de nos émotions, et non de ce que peut nous permettre notre raison que l’éducation permet de développer et de ramener celles-ci à d’acceptable valeurs pour apaiser les tensions humaines génétiques, c’est un pas vers l’hominisation et ce n’est pas dans ce sens que nous allons car nous revenons au développement irrationnel de nos systèmes émotionnel, parqu’ils sont vendeurs tant sur le plan économique que politique. l’écart qui se creuse entre la population grandissante et la rarefaction des matières premières épuisables, va générer une augmentation du caractère culturel de la délinquance

                      c’est quoi le caractère culturellement transmissible de la délinquance.

                       

                      Qu’est ce que signifie « culturellement transmissible ?

                       

                      C’est le constat que dans la Nature il n’y a pas de notions de délinquance et encore moins de crime. Un animal qui va essayer d’avoir un morceau de la proie que son congénère a chassé, par exemple, n’est en rien un voleur, il essaye simplement de se nourrir dans les conditions du moindre effort (coût/avantage), plutôt que de se chercher une proie et l’abattre ; Mais surtout, il ne tuera pas son congénère pour l’obtenir.

                      L’humain, en accédant à la conscience, a défini petit à petit qu’un individu n’avait pas le droit d’aller prendre une part de la chasse d’autrui sans son autorisation, sans sa volonté de partager. Et il a convié l’autre à faire l’effort d’aller chasser.

                      Sauf que ceci exige qu’il y ait une quantité de nourriture disponible pour chaque chasseur. Or, dans notre organisation socio-économique, la « proie » est devenue la monnaie, et quand elle peut être abondante, nous la raréfions pour qu’elle soit désirée. Partant de là, les chasseurs se livrent à une concurrence, et ceux qui ne sont pas assez vaillants ou adroits, peu enclins à l’effort, attardés, malades, handicapés ou d’un tempérament génétique moins adapté à la compétition, seront écartés.

                      Ce n’est pas pour autant qu’ils n’auront pas faim, et de ce fait, leur instinct de préservation les poussera à rechercher des moyens pour s’approprier la « proie » d’autrui. Mais dans le même temps les autres chercherons des mesures pour les en dissuader.

                      Partant de là, chacun élèvera sa famille dans des conditions différentes plus ou moins difficiles qui se répercuteront sur leur progéniture. Quelques milliers d’années plus tard, pour réguler tout cela, l’humain a défini une notion de bien et de mal qui condamnait les actes de celui qui volait par exemple, mais aussi invitait l’autre à partager. Ceci sans résultat. De telle manière que ceux qui possédaient des « proies » ont établi une liste de délits et de crimes, ont construit des prisons pour ceux qui enviaient les proies dont ils estimaient être les propriétaires. Les mêmes prisons également pour ceux qui, conscients de ces inégalités, prônent des solutions de modification de ce scénario pour que l’on puisse nourrir ceux qui sont écartés par la concurrence ou en organisant pour eux des actions de solidarité sociales pour les nourrir et leur apprendre à chasser « des proies ». Et nous sommes dans ce schéma réducteur depuis des millénaires. Cette quête de la « proie » est structurée aujourd’hui par la division du travail et la mobilité, à partir desquels, des groupes vont se stratifier socialement. Ceux qui appartiendront aux groupes qui se trouvent « écarté ou plus faibles, moins méritants, et qui au grand désespoir des autres groupes ont faim et ne se décident pas à vivre les difficultés de leur existence, utiliseront les faiblesses des autres ou leurs points sensibles, pour s’approprier les biens qu’ils désirent, voire utiliseront leur faculté à se regrouper s’ils sont suffisamment nombreux, voire se laisseront aller. C’est dans ces groupes tenus à l’écart de la chasse à la « proie » que les structures organisatrices, discipline, obéissance perdront de leurs efficiences. C’est des difficultés inhérentes de ces groupes à vivre leur mise à l’écart que se développeront toutes les formes de transgressions, et ils les répercuteront sur ceux qui les partagent ou naissent dans leurs conditions. Et chacun peut comprendre que l’on peut leur apprendre à chasser, s’il n’y a pas de « proie » disponibles, ils chercheront toujours à aller prendre celles des autres qui s’en défendront.

                      C’est en cela que la délinquance est culturellement transmissible. 


                      l’humain n’est donc pas bon ou mauvais se ne sont que des appréciations morales faite pour nous sortir du cloaque (lire mon article du rat jusqu’à moi)

                      cordialement.




                      • caleb irri 12 janvier 2010 23:03

                        @ ddacoudre

                        tout à fait d’accord avec votre point de vue ; l’éducation (ou le conditionnement) est donc essentielle au pouvoir, qui a besoin que les hommes aient ce désir de proie ; et non seulement le désir, mais le besoin vital. le problème est que, pour échapper à cette violence culturellement transmise dont vous parlez, c’est une autre violence qui est envisagée par le pouvoir : le contrôle total et la surveillance continue, voire la violence physique pour les mécontents. mais l’absence de morale, d’éducation, ou de conditionnement, ne nous conduirait elle pas à un retour à « l’animalité », une sorte d’anarchie sans bien ni mal où la loi serait celle du plus fort ?

                        si je peux me permettre encore un lien : http://calebirri.unblog.fr/2008/08/21/reflexion-sur-la-raison-la-passion-et-linstinct/


                      • ddacoudre ddacoudre 12 janvier 2010 23:29

                        merci pour ton lien, j’ai bien aimé la conclusion.

                        la raison est partie intégrante de nos capacités génétiques pour exercer une analyse de nos émotions. mais j’ai compris le sens que tu lui accordais, si effectivement nous ne gérions notre existence que par les fonctions de cognition, nous serions un autre être.

                        dans l’article du rat jusqu’à moi j’essaie de faire comprendre la pression qu’exerce l’environnement sur nous au moyen de la concentration humaine dans des espaces restreints, qui sont de nature à dérèguler nos comportements instinctifs.
                         cette transformation de la mise en oeuvre de cette dérégulation se caractérise par notre activité culturelle pour échapper au cloaque et les conserver même recomposés dans des modèles sytémiques.
                        naturellement cette aptitude à l’adaptation pour survivre est partie intégrante de notre être, mais possède aussi ses limites ou produit aussi des déchets si nous ne recevons rien de« l’extérieur » pour se recomposer.

                        cordialement.


                      • BA 12 janvier 2010 19:13

                        Une gigantesque bulle de crédits bancaires s’est formée en Chine.

                        Cette gigantesque bulle gonfle à une vitesse de plus en plus folle.

                        En octobre et novembre 2009, les banques chinoises ont accordé 547,8 milliards de yuans de crédits en tout.

                        Je répète : en deux mois, les banques chinoises ont accordé 547,8 milliards de crédits.

                        Or, pendant la première semaine de janvier 2010, les banques chinoises ont accordé 600 milliards de yuans de crédits !

                        En une seule semaine !

                        « Plop ! » fera la bulle de crédits chinois !

                        Elle fera ce bruit en éclatant : « Plop ! »

                        Préparez-vous à la deuxième vague de la crise financière.

                         

                        Lisez cet article :

                        Chine : la Banque centrale tente d’enrayer la surchauffe de l’économie.

                        Cette mesure a été prise au lendemain de l’annonce d’une envolée des crédits accordés dans la première semaine de 2010, à 600 milliards de yuans (61 milliards d’euros), soit davantage que les 547,8 milliards de yuans enregistrés pour les mois d’octobre et novembre combinés.

                        Selon les analystes de Citigroup, cette décision indique que « les autorités de Pékin sont nerveuses face à cette politique de crédit facile des banques ».

                        http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=4f756af3f0ca80bfc57929dfaa1de19d


                        • Capone13000 Capone13000 12 janvier 2010 19:38

                          Sorti de ce système, ok mais comment ???
                          Qui a le mode d’emploi ?

                          La priorité est de sortir de l’union européenne, cet organe crée et instrumentalisé par les USA, et ce en vertu de l’article 49-A du traité de Lisbonne.
                          Ensuite on réfléchit, voilà quelquechose de concret à faire tout de suite.
                          http://u-p-r.fr/?p=803#more-803


                          • latitude zéro 12 janvier 2010 21:06

                            Capone13000

                            Vu ton avatar, on doit avoir une idéologie assez proche.
                            Mais
                            « Sorti de ce système, ok mais comment ???
                            Qui a le mode d’emploi ? »

                            As tu besoin d’ un peu de vitamines Che !!!!

                            Vois mon post plus haut.


                          • Capone13000 Capone13000 12 janvier 2010 23:05

                            En amérique latine il y avait de vrais leaders revolutionnaires qui ont su s’imposer,démocratiquement, en france, je ne crois pas que melenchon ou besancenot soient assez independants ils font partie du système et sont utilisés consciemment (à mon avis) ou pas, l’échiquier politique est vérrouiller, thèse antithèse = synthèse


                          • ELCHETORIX 12 janvier 2010 20:20

                            Oui capone , sortir de l’EU , et aussi de l’ OTAN et rejoindre le bloc anti mondialiste des états du BRIC et commercer avec les états comme l’IRAN le VENEZUELA , la BOLIVIE et surtout refuser le dollar comme monnaie internationale !
                            Ce sera difficile , maiq que faire d’autre ?
                            Quant à votre article , l’auteur , le système capitaliste et l’économie ultra-libérale ne sont pas à réformer , elles sont à changer catégoriquement !
                            RA .


                            • ELCHETORIX 12 janvier 2010 21:16

                              et la rantanplan qui sont ses arguments éclairés  !
                              la COREE du NORD est sous tutelle économique de la CHINE , idiote et inculte !
                              Allez , je passe .
                              RA.


                            • jaja jaja 12 janvier 2010 20:35

                              « Car avant de transformer le système, ce sont les mentalités qu’il faut changer, et cela ne peut se faire que par l’éducation). »

                              Les Révolutions se font avec les hommes tels qu’ils sont... 1789 s’est faite avec des hommes bien moins éduqués que ceux de nos jours... Les mentalités évoluent en lien étroit avec les changements socio-économiques et les mouvements sociaux....

                              De plus comment espérer une éducation égalitaire dans une société dominée par le monde de l’argent où tous n’ont pas les mêmes moyens matériels et moraux pour élever leurs enfants ?

                              C’est mettre la charrue avant les boeufs.... Seule une société d’égalité économique garantira à tous les mêmes moyens matériels d’éducation.


                              • AniKoreh AniKoreh 12 janvier 2010 22:57


                                Bizarre, bizarre.. Le plussage de J-P Llabrés, propulsé premier au hit-parade (à 22.30 heures) pour ses deux interventions pour le moins inconsistantes, me semble des plus suspects, pour tout dire.. Son insistance à reproduire moult liens vers son propre blog (Sincérités) aurait-elle convaincu un cercle d’enthousiastes ? Sincèrement ?

                                Un score quasiment stalinien, comparé à l’ensemble des autres votes exprimés jusqu’à présent.. Tenez, son premier post :

                                « il semble impossible de fonder une société viable en dehors soit du capitalisme, soit de l’autoritarisme »
                                Pourquoi ne pas opter franchement pour un Capitalisme anthropocentrique et philanthropique ?


                                Vlan ! Huit votes !! Huit votes pour son « Capitalisme anthropocentrique et philanthropique », un oxymore en réalité, auquel personne ne peut croire une seconde ?? (suivi de l’habituel lien) Tout ça n’est pas très sérieux.



                                • latitude zéro 13 janvier 2010 00:19

                                  AniKoreh

                                  Tout à fait

                                  Personne n’est dupe j’espère !!!!!


                                • SysATI 12 janvier 2010 23:44

                                  Bonjour Caleb,


                                  Si je peux me permettre, avant de rentrer dans ce genre de débat politico-mystique, il faudrait vraiment que tu essaies de comprendre le sens des termes que tu utilises....

                                  « il semble impossible de fonder une société viable en dehors soit du capitalisme, soit de l’autoritarisme »

                                  Cette phrase qui est la base de toute la réflexion d’où découle ton article ne veut absolument rien dire... C’est comme si tu comparais du fromage avec une ampoule... Et de même que l’on peut manger du fromage avec ou sans lumière, le capitalisme peut être autoritaire ou non... 

                                  Mais le SEUL mode de développement humain possible EST le capitalisme..


                                  • SysATI 12 janvier 2010 23:50
                                    Copié-collé d’un vieux commentaire qui n’a apperemment pas été suffisament lu...

                                    Quelques réflexions de bases pour ceux qui veulent « réformer le système »...

                                    Le « capitalisme » est le seul système économique et social permettant l’evolution.

                                    Tous les états de la planète et ce depuis la nuit des temps ont toujours été capitalistes... Si ce n’était pas le cas, nous serions encore aujourd’hui dans des cavernes à manger de la viande crue...

                                    Cours d’économie, niveau CP :
                                    André et François sont des écolos parisiens.
                                    David et Mardoshé des capitalistes bretons (et pourquoi pas ? :)

                                    Les parisiens passent leur matinée à chasser, bouffent puis font la sieste l’après-midi. En fin de journée, ils vont chercher de l’eau à la rivière puis rentrent à la caverne et passent leur soirée à regarder du foot sur DinoTV (les néandertaliens de Marseille font d’ailleurs pareil).

                                    Les bretons, eux ont le démon de l’argent (qu’ils n’ont pas encore inventé, mais ça va viendre...) Ils vont donc chasser le matin, et chercher de l’eau l’après-midi, mais au lieu de faire la sieste, ils fabriquent un filet, un arc, des flèches, un marteau etc etc.

                                    Au bout d’un moment, ils ont des armes tellement sophistiquées qu’ils peuvent se permettre d’aller chasser qu’un jour sur deux, puis un sur trois, etc Les jours où ils ne chassent pas, ils en profitent pour essayer de domestiquer un loup. Loup qui devient bientôt un chien de chasse très doué...
                                    Donc ils ne chassent plus qu’une fois par semaine et ça suffit largement pour remplir leur frigo... (si si, ils ont aussi inventé le frigo entre temps :)

                                    Le reste du temps, ils font de la musique, de la peinture, du théatre... ou encore mieux ils méditent... réfléchissent.... et grace à leur reflexion ils découvrent, la roue, le feu... et inventent des trucs inutiles mais qui leur font plaisir : l’art ou un truc encore plus inutile mais nocif : la religion :)

                                    On pourrait continuer longtemps comme ça...

                                    La morale de l’histoire est simplement la suivante. 

                                    Le temps de travail consacré non pas à travailler (chasser, pecher, etc) mais à fabriquer un outil permettant par la suite de travailler mieux, plus vite, moins longtemps, c’est : du capital.

                                    L’accumulation du capital étant le processus permettant de troquer deux marteaux contre une scie, puis deux scies contre un moulin, puis deux moulins contre une usine de bagoles, etc

                                    Les parisens et les marseillais de tout à l’heure, eux chassent toujours le matin et font la sieste l’après-midi. Ils n’ont aucune chance de pouvoir évoluer puisqu’ils ignorent ce qu’est l’accumulation du capital.

                                    Ce n’est qu’en « capitalisant » ; qu’en accumulant du capital qu’une société peut évoluer. Donc à moins de vouloir revenir à une saine vie dans les cavernes, nous continueront à être capitalistes et ce ad vitam aeternam...


                                    L’auteur dans son article mélange également un peu la notion de capitalisme et d’économie de marché.

                                    Mais qu’est ce que cette « économie de marché » ou encore « libéralisme » ?
                                    Encore une fois, rien d’idéologique ou que l’on puisse qualifier de « bien » ou de « mal », de « gauche » ou de « droite »...

                                    Quand David a trois poissons et qu’il veut bouffer du boeuf, il doit attendre que Mardoshé ait du boeuf en trop et qu’il ait envie de se faire une friture. Ce n’est pas vraiment pratique ni efficace... La solution, c’est donc l’invention de l’argent qui permet à David de vendre son poisson à Jacob et d’aller acheter du boeuf a Salomon sans avoir à attendre le bon vouloir de Mardoshé.

                                    Et s’il vend ses poissons mais qu’il n’a pas faim, il peut garder son argent et l’utiliser le lendemain.

                                    L’argent permettant donc simplement d’éviter le troc et de « stocker de la valeur » dans le temps.


                                    Une autre utilité de l’argent, c’est que c’est un très bon indicateur...

                                    Si tout le monde chasse, on va vite en avoir marre de bouffer du chevreuil à tous les repas. Donc un petit malin va se fabriquer une canne à pêche pour aller pêcher au lieu de chasser. Il va ainsi pouvoir vendre un poisson (rare et cher) contre deux chevreuils (abondant et pas cher). Du coup il pourra pêcher qu’une fois tous les 15 jours, échanger son poisson contre du chevreuil et consacrer le temps qui lui reste à... inventer le vaccin contre la grippe :)

                                    Sauf qu’il y a un second petit malin qui va inventer la barque et pêcher encore plus que lui et des GROS poissons.. D’où concurrence et baisse du prix des poissons... 

                                    Le 3eme larron de préférera lui « investir ses économies » dans l’agriculture plutôt que la pêche... Et tout le monde pourra alors échanger sa viande contre... des champigons.... hallucinogènes si possible :)

                                    Ce coté « information » de l’argent est crucial et c’est le seul vrai moyen d’optimiser les moyens de production (i.e. j’investis dans la pêche ou dans l’agriculture ?)

                                    Quand on est 3 dans la caverne, le chef peut avoir toute l’information nécessaire pour décider qu’il faut un chasseur, un pécheur et un musicien pour les soirées d’hiver. Mais quand la société devient trop grande pour être gérée de manière centrale on ne peut pas se baser sur « le plan » comme en URSS et il faut bien un indicateur de valeur permettant d’orrienter les investissements de manière intelligente et si possible même « optimale ».

                                    Nous sommes donc tous des capitalistes et ne pouvons pas nous passer ni d’argent ni d’un marché libre.

                                    La décision de laisser tous les profits au capitaliste et de considérer l’ouvier comme un esclave corvéable à merci ou à l’inverse de donner le pouvoir aux masses laborieuses et d’enfermer les riches à la Bastille... La façon dont on va redistribuer les gains de productivité entre les « capitalistes » et les « ouvriers », etc n’a ensuite n’a pas grand chose à voir avec la science économique...

                                    La on peut rentrer dans le débat idéologique, Sarko vs Sego et se traiter allegrement de noms d’oiseaux :)

                                    Ps : Merci de ne pas chercher la petite bête dans ce commentaire. Ce n’est qu’un rappel d’économie niveau CP, bourré d’inexactitudes et de raccourcis... Pas un cours magistral de 3eme cycle :)

                                    • latitude zéro 13 janvier 2010 00:35

                                      Merci pour ce cours d’économie marchande niveau CP mais l’auteur voulait parler plutôt de Capitalisme Ultra libéral !!! ( dettes ,spéculations, actionnaires, répartition, délocalisation, etc etc...)

                                      Lire « Voyage dans le monde réel » une bonne vulgarisation .


                                      • Blé 13 janvier 2010 07:44

                                        J’ai fait un copié-collé de l’article de Seb Musset(site actuchômage) « La guerre au travail »sur le fil « économique » d’agora vox" .

                                        Salariés, précaires, chômeurs : plus leur vie devient un enfer, moins ils se rebiffent. Seb Musset nous explique pourquoi.


                                        • BA 13 janvier 2010 10:24

                                          En langue de bois, lisez cet article :

                                          La Société Générale a annoncé ce mercredi que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux attentes du marché et seulement légèrement bénéficiaires en raison de 1,4 milliard d’euros de nouvelles dépréciations et de provisions sur ses actifs à risques. Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice net de 959,75 millions d’euros pour le dernier trimestre 2009.

                                          La banque indique dans un communiqué que « s’agissant des actifs à risque et prenant en compte les signaux contrastés provenant du marché immobilier résidentiel américain au quatrième trimestre, le groupe a décidé de durcir significativement ses hypothèses de valorisation de CDOs et de RMBS. »

                                          Les CDO (collateralized debt obligation) sont des structures de titrisation d’actifs financiers créées sur mesure par les banques à destination d’investisseurs, et qui regroupent en général des titres issus de 120 à 250 actifs différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.

                                          Les RMBS (residential mortgage-backed securities) sont eux des titrisations de crédits hypothécaires.

                                          Dans les deux cas, il s’agit des produits qui ont connu les plus fortes chutes de cours lors de la crise financière liée aux subprimes, ces prêts immobiliers américains à risque sur lesquels ont été adossés des véhicules financiers comme ces CDO et RMBS. Ils sont en outre très difficiles à évaluer.

                                          http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100113trib000461462/la-societe-generale-lance-un-avertissement-sur-resultats.html

                                          En langue française, lisez le même article :

                                          La Société Générale a dans son bilan des dizaines de milliards d’euros d’actifs pourris.

                                          Ce sont peut-être des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris.

                                          La Société Générale ne le sait pas elle-même.

                                          De toute façon, la Société Générale n’en est plus à ça près.

                                          Contribuables français, préparez-vous à payer.

                                          Contribuables français, merci pour votre argent : c’est pour la bonne cause.


                                          • GéraldCursoux AnnO’Nyme 13 janvier 2010 10:31

                                            Le capitalisme, c’est comme la respiration, on ne peut s’en passer ! Dans le Robert, pour Capital on lit : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». C’est comme dans l’agriculture où il ne faut pas consommer tout ce qui est récolté pour avoir des semences à planter, et de nouvelles récoltes. Celui qui trouvera une autre façon de produire, soit des produits agricoles, soit des biens et des services... qu’il se montre ! C’est dire que le capitalisme est la seule façon de produire des biens et des services en ayant un retour sur investissement, c’est-à-dire sans s’appauvrir. Mais le cadre social dans lequel il s’exerce relève du politique qui doit créer les conditions pour que les fruits du système profitent à tous. Cela suppose de répondre à des questions comme : Qui doit détenir le Capital ? Comment répartir les richesses produites ? Quid de l’utilisation des ressources naturelles, des pollutions ? Quelles règles sociales ? Quid de la fiscalité ? Et autres questions sur la concurrence, le commerce, le juste retour sur investissement, etc. Il faudra un jour admettre qu’en dehors de ce mécanisme – dit capitaliste -, il n’y a rien d’autre que la cueillette ou la chasse pour se nourrir au jour le jour. Défendre l’anticapitalisme c’est comme défendre antirespiration : c’est absurde ! Mais ce mécanisme de production-redistribution, dit capitaliste, ne fonctionne pas sans crises, car celles-ci sont inhérentes à toutes les activités humaines.


                                            • M.Junior M.Junior 13 janvier 2010 12:28

                                              L’équilibre est un mouvement perpétuel. Il parait que l’infiniment grand rejoint l’infiniment petit. Sans aller jusqu’à la particule, soyons aussi socratiques : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers ».

                                              Les différents travaux sur le cerveau montre que nous avons tous des préférences qui nous sont propres. Certains voient d’abord le monde dans le détail, d’autres dans le général, les fameux cerveaux Gauche et Droit. Le tableau de Dali pour le portrait de Voltaire. Certains y voient d’abord le visage d’un homme, d’autres y voient 2 femmes côte à côte Souvenez-vous de cette publicité pour tour-opérateur où certains voyaient des visages et d’autres voyaient un océan, sachant qu’au même instant, certains réagissent d’abord avec leurs émotions et d’autres avec leur raison. Ainsi, certains d’entre nous attachent plus d’importances aux relations sociales ou questions budgétaires alors que d’autres n’écoutent que les plans d’actions ou l’objectif, le fameux but du but.

                                              Nous vivons tous ensemble, indépendamment de nos préférences. Connaissant le cheminement intellectuel de mes interlocuteurs, je peux mieux communiquer dans leur langue natale.

                                              Si je devais lutter contre les discriminations.
                                              Aurais-je intérêt à faire remarquer le cadre législatif de loi à mon interlocuteur. La loi comme jakadi à dit que....
                                              Aurais-je intérêt à démontrer à cet interlocuteur les bénéfices qu’il aura à améliorer ces pratiques de recrutement pour une meilleure performance ?

                                              Je peux aussi bien être pragmatique, sociale, visionnaire, ... dans mes propositions, si nous ne parlons pas la même langue, il est plus que certains que nous serons davantage en opposition qu’en collaboration.

                                              D’un pour quoi le faire, à quoi faire, au comment faire et pour qui le faire, chacun en fonction de ses préférences, de son éducation, de ses croyances, de sa personnalité va évoluer, faire des choix.

                                              Une crise ne fait que ré-équilibrer les différentes tensions qui tiennent le monde et montre comme l’écrivait Thomas Khun que les acteurs ne disposaient pas des bons outils.

                                              Est-ce un raison pour rejeter un système ou en proposer un autre où est-ce le temps qui est donné pour créer de nouveaux outils complémentaires ?


                                              • Varios 14 janvier 2010 17:36

                                                Le capitalisme n’est pas le libéralisme...ce que l’auteur de l’article semble mélanger un peu.
                                                Le libéralisme est issu du mouvement libertaire anarch, aucun rapport donc avec le capitalisme. Par contre, on voit clairement les dégâts causés par une doctrine économique sans qu’elle soit accompagnée de sa doctrine et de ses valeurs sociales (ultra liberalisme)
                                                Bref passons.

                                                Le capitalisme est la pire doctrine économique jamais inventée : c’est l’exploitation de l’homme par l’argent. L’argent se génère par lui même sans qu’il y ait besoin d’y porter du travail : prêt, spéculation, location...tant de manière de faire travailler l’argent sans au final rien produire et donc s’enrichir et ce forcément au DETRIMENT de l’autre, puisqu’aucune richesse réélle et tangible n’est produite.
                                                Le communisme n’est qu’un doux rêve inapplicable de par la nature de l’Homme : qui ne serait tenter par le laxisme et le je m’en foutisme sachant que quel que soit la masse de travail fournie, la qualité de ce même travail, l’intelligence ou la force, sa rémuneration en restera la meme que le dernier faineant ?

                                                Donner le pouvoir au peuple ? Qu’en ferait il ? Le peuple n’a su jusqu’ici que prouver sa bêtise a travers les revers sanglants de l’Histoire et de ses révolutions qui n’ont au final rien changé : la caste sous dirigeante mène le peuple a la revolte, prend la place des dirigeants...et tout redevient comme avant.
                                                Le peuple est il suffisement cohérent pour réfléchir au devenir de la propre entité qu’il représente ? Le peuple n’est il pas au final qu’une masse d’individu dont chacun ne voit que ses propres interêts qui financiers, qui moraux, qui politiques ... ? Il y a autant de « volontés » du peuple que d’individu qui le composent. « Si l’roi des cons perdait son trone, y’aurait 50 millions de prétendants » disait Renaud dans Hexagone ; C’est on ne peut plus vrai. Le peuple n’existe et ne s’unit que par son mecontentement face à ceux qui le narguent du haut de l’echelle sociale et se gargarisent du travail que celui ci fournit pour les maintenir en haut...mais enlevez les gens en haut de l’echelle...et vous verrez le peuple s’entre tuer pour savoir qui va monter :)

                                                « Au final, les riches ca serait les méchants, et les pauvres les gentils...Pi tout le monde rêve de devenir méchant ». De Coluche celle ci.

                                                Il est peut être temps d’arreter de vouloir inventer de nouveaux grand concepts. L’Homme, tant qu’il n’aura pas evolué socialement et intellectuellement n’y est pas prêt. Tant que l’individu l’emporte sur l’ensemble, aucun rêve communiste n’est possible.
                                                Quant à la démocratie tant crtiquée par l’auteur...que dire si ce n’est que là ou d’autres regime ont vecu 100 ou 200 ans, elle existe depuis l’aube de notre civilisation chez les Grècs antiques ? L’Histoire parle d’elle même.


                                                • bonnes idees 14 janvier 2010 19:10

                                                  J’ai trouvé l’article de l’auteur très interressant et d’une grande simplicité. Je ne suis ni economiste, ni intello mais ce que je sais c’est que le monde se barre en cacahouète. Tant de fric en jeu qui ne sert à rien, pourquoi faire ? Ne soyons pas si pressé car nous avons le temps devant nous. Nous courrons dans tous les sens, nous regardons notre montre à chaque instant alors faisons tous une petite pause et reflechissons.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès