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« Le chien » nouvelle arme délivrée sans permis !

Une arme montrée du doigt et pourtant encore autorisée par l’Etat. Les chiens dangereux sont omniprésents en France, il serait grand temps de revoir ses lois afin d’arrêter cette « machine à tuer ». L’affaire des « chiens mordeurs » est en « stand by ».

Rachida Dati devrait modifier la loi concernant les propriétaires de chiens dangereux datant du 6 janvier 1999 c’est donc le souhait du président de la République Nicolas Sarkosy. Les maîtres devraient encourir jusqu’à dix ans de prison ferme si leur « animal de compagnie » attaquait mortellement un individu. Cette nouvelle devrait rassurer les proches des nombreuses victimes d’attaques mortelles qui ont fait l’objet de toute l’attention des médias ces derniers mois... Mais l’attente se fait longue et les attaques se multiplient, ces animaux violents seraient-ils le reflet de la société actuelle ?

 

Les attaques mortelles et agressions rythment la vie des citoyens français, les agressions non mortelles sont dominantes, mais elles demeurent inconnues du grand public, tout ne peut être traité dans les médias, faute de place et/ou de volonté. Certaines communes font table rase de ce problème d’attaques, n’offrant aucune aide aux victimes. Dans une petite ville du 94, Mme M. a récemment porté plainte pour avoir été attaquée par un beauceron en rentrant chez elle. La plainte a été refusée, la police a prétexté qu’il n’y avait dans cette affaire rien de pénal. Suite à cet incident le mari de la victime a écrit à Michèle Alliot-Marie (ministre de l’Intérieur) qui a transmis au préfet du Val-de-Marne la plainte, le couple est dans l’attente d’une réponse, ils espèrent que des mesures seront prises afin que cela ne se reproduise plus. C’était le 16 octobre lorsque la victime est violemment attaquée par le chien de son voisin. L’animal la mord au niveau du bras, elle ne se débattra pas tant l’animal est hargneux et puissant, il la mettra à terre, l’immobilisant sur le coup « j’avais l’impression d’avoir un étau au bras », dit-elle encore sous le choc. Le résultat est accablant, la femme a eu près de 20 points de suture, son nerf cubital a été écrasé par la pression de la mâchoire. Mme M. est la troisième personne figurant sur le tableau de chasse du beauceron. Qui est le fautif véritable ? « Le propriétaire » ? Ce dernier est un vigile, son « animal de compagnie » est un outil de travail et a été dressé pour l’attaque. D’ailleurs on dénote une inquiétante popularité de l’emploi de « maître chien », ils peuvent se déclarer comme tel à partir du moment où ces propriétaires ont entre leur main « un molosse ». Cette recrudescence est due à l’indifférence de l’Etat, l’emploi est accessible à tous ; faute de formation et de bonnes conditions de vie pour les animaux : ils vivent dans des boxes sans eau, dans le noir, et dorment très peu... Les conséquences peuvent être alors désastreuses...

 

Selon une vétérinaire, Mme D., il existerait deux types de chiens mordeurs : les chiens échappant à toute surveillance, non déclarés à la mairie, leurs fonctions étant l’attaque, leur part d’agressivité est très importante, ils ont été élevés pour le combat. Ensuite il y aurait le chien mal éduqué, se prenant pour le mâle dominant de la famille, ainsi lorsque le maître est absent, son comportement pourrait devenir agressif, voire très dangereux. Pour pallier ces attaques, un vétérinaire comportementaliste pourrait examiner les chiens, leur réaction... afin d’établir un pronostic sur son éventuel violence. Cette solution reste fragile, les chiens ayant véritablement besoin de cet examen ne se présenteront pas ou très peu, de plus pour que cela soit réellement efficace il faudrait un suivi de l’animal sur une longue durée. Comme la drogue, les chiens dangereux échappent aux autorités, ils passent toujours entre les mailles du filet. A l’heure où le trafic fait rage, il faudrait prendre des dispositions pour cesser l’exportation illégale d’animaux. Cette exportation mène à des dérives irréparables, bon nombre de chiens dangereux passent par la frontière, faisant le bonheur de certains propriétaires avides de pouvoir et de violence ou dupant d’autres... « 30 % des chiens dits dangereux ont un fond agressif », ce chiffre est certes inquiétant, mais il est important de souligner l’idée que les écarts comportementaux les plus graves sont dus à l’éducation de l’animal, et à son passé... Lorsqu’un animal toute race confondue est exporté des pays de l’Est, transporté dans des conditions déplorables, sans nourriture, eau, à l’étroit et sans lumière, exposé pendant 8 jours dans une vitrine... L’animal ne s’en sort pas indemne, la vétérinaire Mme D. précise « le chien est abîmé... A 2 mois je vois un animal de bon élevage ou non ».

 

Il faut remonter à la source du problème, le chien « une arme », mais dans quel but ? Pourquoi ? Certains ne contrôlent pas leur animal, ils n’ont pas su l’éduquer (« après 8 mois l’animal est irrécupérable », selon la vétérinaire Mme D.), d’autres font le choix de le rendre agressif afin de s’en servir comme « outil de travail ou de loisir », c’est le cas des chiens de vigile dont le dressage et les conditions de vie n’arrangent en rien leur attitude. Dans les deux cas, qui est le fautif primaire ? L’homme. Ainsi nous avons le schéma suivant l’homme tue l’homme (ou le blesse) par l’intermédiaire d’une arme : le chien. Cette réalité est à l’image de notre société : fragile par l’accroissement de la violence et du laxisme... La ville de Grenoble tente de trouver une solution en proposant une formation aux propriétaires afin de leur permettre de maîtriser leur animal, à l’issue du stage, les participants recevraient un certificat d’aptitude. Cette formation n’est certes qu’une prestation préventive, mais elle serait une des solutions envisageables pour résoudre le problème, il faut savoir dresser les animaux intelligemment. Tous les chiens sont potentiellement dangereux, il faut savoir les canaliser et les rendre dociles, le chien est le meilleur ami de l’homme et non pas un ennemi. En France, le port d’armes n’est pas autorisé, contrairement aux Etats-Unis, alors ne dérivons pas en nous accaparant l’animal pour le transformer en « machine de guerre » protégeons-les et garantissons la paix et la sécurité pour tous...

 

 

par Emilie jeudi 22 novembre 2007 - 65 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par thirqual (xxx.xxx.xxx.64) 22 novembre 2007 11:45

    Responsabilité du maître pour toutes les actions du cabot. Point final.

  • Par billy (xxx.xxx.xxx.18) 22 novembre 2007 17:47

    ce que dois savoir le propriétaire

    Les ordres de base, marche en laisse sans se faire une élongation du bras, assis, couché, pas bouger, ces quelques commandements sont très facilement assimilables par le chien. Certes il faut avoir quelques notions, un éleveur sérieux pourra et doit vous donner des conseils, mais je recommanderai aux moins expérimentés de ne pas hésiter à fréquenter un club d’éducation canine.

     Le suivi par une personne expérimentée évitera les erreurs qui sont plus difficiles à corriger une fois qu’elles auront été mémorisées par le chien.

     Le travail régulier avec votre compagnon va créer et renforcer la complicité entre les deux partenaires.

     Pour le chien, le fait de fréquenter de près d’autres congénères, améliorera sa sociabilisation, surtout pour les mâles qui ont parfois tendance à vouloir faire les matchos lorsqu’ils croisent un autre chien du même sexe.

    Il est vrai que tout cela impose des contraintes, il faut se donner le temps, il n’est pas très agréable de se retrouver dehors sous les intempéries. Mais il est aussi très facile de tomber dans le piège de laisser " pousser " son chien dans le jardin et de se souvenir de lui de temps en temps pour la balade dominicale en famille qui se transformera très rapidement en cauchemar avec un chien qui vous malmène du bout de sa laisse ou qui revient aux pieds une fois qu’il en a envie seulement.

    Un club saura vous aider à bien éduquer votre meilleur compagnon.

  • Par Actias (xxx.xxx.xxx.34) 22 novembre 2007 15:05
    Actias

    C’est une déclaration imcomplète et quelque peu incohérente mais qui si elle etait appliquée signifierai une avancée considérable vers plus d’humanité.

    Malheureusement meme pas le debut du commencement de l’ombre des principes listés ne sont respecté lorsque l’on regarde les comportement des humains individuellement et dans leur emsemble.

  • Par billy (xxx.xxx.xxx.18) 22 novembre 2007 13:20

    DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ANIMAL

    PRÉAMBULE :

    Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s’étant différenciés au cours de l’évolution des espèces, Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d’un système nerveux possède des droits particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l’homme à commettre des crimes envers les animaux, Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l’espèce humaine du droit à l’existence des autres espèces animales, Considérant que le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

    IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

    Article premier Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

    Article 2 Toute vie animale a droit au respect.

    Article 3 1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels. 2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse. 3- L’animal mort doit être traité avec décence.

    Article 4 1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire. 2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

    Article 5 1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs. 2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée. 3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce. 4- Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

    Article 6 1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal. 2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

    Article 7 Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

    Article 8 1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce. 2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

    Article 9 1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi. 2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

    Article 10 L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

    La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l’Unesco. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l’Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

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