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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le consommateur dévore-t-il le citoyen ?

Le consommateur dévore-t-il le citoyen ?

Le consommateur telle la mante religieuse aura -t-il bientôt fini de dévorer le citoyen. Le consommateur ne sera alors plus seulement un acteur de la vie économique, il consommera aussi et consumera sa propre citoyenneté.

Dans un discours prononcé à l’occasion de la présentation de ses vœux au Président de la République, Alain Mazeaud, président du Conseil constitutionnel évoquait « cet individu qui requiert [en matière de protection notamment] la sollicitude de la société organisée [et tout spécialement de l’Etat] » mais qui ne se sent plus toujours partie prenante de cette organisation. » Il évoque la question à laquelle nous nous intéressons de la manière suivante : « Pur consommateur de services publics, pure victime (réelle ou imaginaire, mais en tous cas revendiquée) des carences et des imprévoyances publiques, ses plaintes interpellent un système dont il dépend, mais dont la bonne marche interne ne le concerne plus. Comme l’a exposé le philosophe Marcel Gauchet, cet individu déconnecté de la Cité, ce pur créancier, est aux antipodes de l’idée républicaine du citoyen responsable, participatif, investi d’obligations autant que de droits, intéressé pour le meilleur et pour le pire au sort et aux réalisations de la Cité, acceptant enfin, sans faire de tri, l’héritage national. » Contrairement à ce que semble suggérer Alain Mazeaud, son constat ne dédouane pas les responsables politiques - il est lui-même proche de l’actuelle majorité - de cet état de fait d’autant qu’il tient ce discours devant Jaques Chirac. D’autre part, tant qu’on ne critiquera pas en même temps les marchands de « temps de cerveau disponible », on ne pourra approfondir cette question.

L’anthropologue Marc Abélès évoquait récemment dans le quotidien Libération la "démocratie des petits moi, je" ». Dans cette démocratie-là, les « vrais gens » pré formatés par les agences de communication ont remplacés ceux de « la France d’en bas » d’il y a cinq ans. Ils ont de « vraies » questions à poser.

Tout tournerait autour de l’individu qui serait au cœur des projets de société des uns et des autres. Mais construit-on un projet de société avec et pour des consommateurs ou avec et pour des citoyens ?

Pour des consommateurs, répondent-ils en cœur. « Le cœur des choses, explique symptomatiquement Alain Mergier, sociologue[1], c’est de faire du citoyen, de tout citoyen un acteur de la vie économique »(sic). On a bien lu : faire du citoyen un acteur ...économique. Dans le cas contraire, il le répète : « il faut que chacun, à son niveau de compétence et d’envie, puisse avoir un rôle économique ».

Et la solidarité, n’est pas le ciment d’une société qui nous est commune. Non, ça c’est du passé, « la solidarité est un vecteur de compétitivité des entreprises ».

Le rôle du citoyen n’est ni démocratique, ni politique, il est ....économique. De quelle économie ? Une économie dans laquelle, écrit Jérémy Rifkin dans son livre L’âge de l’accès « toutes sortes de ressources culturelles, comme les arts, les fêtes, les mouvements sociaux, les activités spirituelles et communautaires, et même l’engagement civique peuvent être consommées sous forme d’activité récréative payante »[2].

Même l’engagement civique est en passe de devenir une marchandise. « ...C’est tout le tissu d’une existence qui est peu à peu colonisé, et la sphère marchande prend ainsi en otage une part croissante de notre vie quotidienne »[3].

Cette réflexion fait bien sûr penser à toutes ces délégations à des sociétés de services marchandes de nos relations avec autrui y compris à nos enfants ou à nos parents, que ce services soient humains ou confiés à des gadgets technologiques. Qu’on pense par exemple au formidable essor du coaching en tout genre et jusqu’au plus intime.

Dans un récent article , le journal Le Monde nous décrit la mode des accessoires high-tech pour bébé , mode « alimentée par des discours sécuritaires et pseudo-éducatifs » qui nous promet un « bébé technologique" équipé, dès ses premiers balbutiements, d’écrans qui lui permettront de regarder des dessins animés et de disposer de jeux vidéo dans son siège auto. Ou d’écouter de la musique dans sa poussette et vivre sa vie dans un lit qui s’occuperait (presque) de tout.Ce n’est pas de la science-fiction. Le « lit intelligent », capable de materner bébé du soir au matin, existe : « ... le lit Cencio berce le bébé, grâce à un système de balancelle qui se déclenche dès qu’il remue. Un système d’air conditionné intégré, à déclenchement automatique, le préserve aussi des chaleurs étouffantes ou des coups de froid. Enfin, au premier signe de comportement anormal du petit, un système de vidéo déclenche une alarme qui, connectée en Wi-Fi, retentit dans la télévision, la chaîne hi-fi ou le téléphone mobile des parents.[4] ».

L’homme de la société hyperindustrielle explique pour sa part Bernard Stiegler[5], c’est-à-dire de la société de contrôle, « voit une part toujours plus grande de ses comportements sociaux prise en charge par le système techno-économique, de sorte qu’il se trouve toujours plus dépossédé d’initiatives et de responsabilités, tandis qu’il ne cesse d’être infantilisé (et par là même coupé des ses enfants qui ne trouvent plus en lui aucune autorité) par les industries culturelles qui ont pour fonction de lui faire adopter de nouveaux modes de vie qui sont essentiellement des modes d’emploi remplaçant et court-circuitant ses savoir-vivre ».


[1] Auteur du livre « Le descenseur social », téléchargeable sur le site de la fondation Jean Jaures.

Entretien dans Libération 21 février 2007

[2] J. Rifkin : L’âge de l’accès. La révolution de la nouvelle économie. La découverte pg 14

[3] Ibidem page 129

[4] Véronique Cauhapé. article paru dans l’édition du 20.02.07

[5] Bernard Stiegler et Ars industrialis : Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel. Flammarion page 66

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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36 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 15 mars 2007 10:51

    un jour viendra où à foncer vers le mur , on vera le mur . Assez du tout pour le fric et du toujours plus , un autre monde est possible ! quel honte de voir des maires monnayer leur parrainage alors que c’est un acte de civisme !c’est qu’il en faut du fric pour financer tous les miroirs à alouettes , en a t on vraiment besoin ?????


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 10:51

      « un jour viendra où à foncer vers le mur , on vera le mur . Assez du tout pour le fric et du toujours plus , un autre monde est possible ! »

      Ouais ! Fait chier tous ces parasites ! Faut en finir avec la redistribution ! Y pensent qu’a nous piquet notre fric, au lieu de travailler dignement ! Putain de banlieues ! Bientôt il vont prendre le mur dans la gueule ! Bien fait ! Qu’ils créve ! Non à une société du fric !


    • TB (---.---.21.162) 15 mars 2007 11:16

      Il ne s’agit pas d’Alain Mazeaud mais de Pierre Mazeaud et il ne préside plus le Conseil Constitutionnel depuis le 5 mars 2007. Il a été remplacé dans cette fonction par Jean-Louis Debré.

      J’aimais bien Pierre Mazeaud (pourtant UMP), grand juriste , habitué au sommets sans avoir la grosse tête. A dénoncé notamment l’inflation législative galopante à l’Assemblée Nationale, sans contenu obligatoire (une ineptie), sans sécurité juridique. Tout cela et bien d’autres incohérences minent et plombent le Code Civil Français. Et donc son application ...

      L’article ? Je ne l’ai pas encore lu.


      • Bernard Umbrecht (---.---.133.1) 15 mars 2007 12:12

        C’est exact. Toutes mes excuses à Pierre Mazeaud et aux lecteurs d’AgoraVox. Au moment du discours qui m’a intéressé, il était encore Président du Conseil Constitutionnel et c’est à ce titre que je souhaitais le citer. Bernard Umbrecht


      • TB (---.---.21.162) 15 mars 2007 12:30

        Cela démontre que les modérateurs qui laissent passer ce genre d’erreurs ne sont pas à la hauteur. Savoir aussi que les changements ici au CC mais aussi au CSA par exemple sont annoncés depuis six mois et, comme par hasard, juste avant le 1er tour. Les modérateurs d’Avox sont majoritairement des incultes et bloquent certains articles de très grande qualité mais défavorables au Béarnais. Ils me font alors doucement rigoler lorsqu’ils doutent de l’existence de la Trilatérale, sans connaître non plus le sale réseau IFRI (Français) payé avec nos impôts ... et ne doutent pas en revanche un seul instant de l’existence de Dieu, à l’instar du bailleru, voire de la réalité historique du petit jésus.

        Je trouve que les pro-bayrou sont anormalement très nombreux sur ce « blog citoyen » soit disant neutre et libre d’expression (nombreuses censures, toujours les mêmes, celles qui tordent le coup aux délires orgasmiques à la sauce béarnaise).


      • TB (---.---.21.162) 15 mars 2007 12:31

        Je veux dire : ils auraient pu corriger quoi !


      • TB (---.---.21.162) 15 mars 2007 13:06

        J’oubliais : il y a un rapport direct entre la Trilatérale ou l’IFRI et le contenu de cet article. Ces groupes de pression dirigés par les lobbies, les multinationales, imposent certains types de consommation aux populations. Et cela, bien sûr, sans concertation citoyenne.

        Enfin, il suffit de voir qui obtient facilement les 500 signatures pour connaître les noms de ceux qui obéiront, généralement partie prenante, aux consignes du groupe Bilderberg, de la Trilatérale, de l’IFRI, du Siècle etc ... Bien évidemment, hors de question de parler de tout cela sur TF1, FranceTélévisions ou France Infaux. Même pas accepté par les modérateurs d’Avox, pour dire à quel point les citoyens sont conditionnés par une intox permanente.


      • gem gem 15 mars 2007 12:08

        Voilà qui manque l’essentiel : le consommateur ne remplace pas le citoyen, il remplace « l’usager » et « l’assujetti ».

        Le citoyen (au sens « noble ») existe-t-il, a-t-il seulement existé un jour, d’ailleurs ? Les électeurs sont, depuis très longtemps, des « clients », d’abord au sens romain (individus auxquels on assure du pain et des jeux en échange de leur soutient électoral et militaire), ensuite au sens commercial.

        Un citoyen c’est un type qui met de l’argent et sa vie au pot commun et qui donne son avis sur l’usage qu’on va en faire. Mais en France il n’y a plus de service militaire, et ce qui intéresse les gens ce n’est pas ce que la Res Publica fait de leur argent, c’est la part qu’ils peuvent obtenir de l’argent des autres grace à la puissance publique...


        • parkway (---.---.18.161) 16 mars 2007 11:54

          à gem,

          ce n’est pas ce que les gens pensent tous forcément, c’est gem qui pense comme ça et je ne m’étonne plus de tes prises de positions anti-fonction publique...


        • prgrokrouk (---.---.80.68) 15 mars 2007 13:07

          Toute l’oeuvre de Michel FOUCAULT, désormais prémonitoire, repère l’alliance objective droite-gauche, libéralisme en voie de formation (en Tunisie en 1968) et collectivisme (récupération par le discours Marxisant et le PC du mouvement de mai 68). Le Contrôle Social n’est pas nouveau. C’est une spécialité franco-française, un héritage Collabo (lire le suppôt Kojève dans « le Principe d’Autorité »). Ce qui est inquiétant, est de ne pas situer la continuité de la tendance. Car le mouvement universaliste à l’origine de la Révolution française et de notre inspiration démocratique... s’épuise, sans vraiment adhérer au Carnaval des campagnes présidentielles made in USA : Nous pouvons couler par nous-mêmes et nous l’avons prouvé depuis Mitterrand. Les « gens », eh bien c’est nous.


          • TB (---.---.21.162) 15 mars 2007 19:02

            Ya plus simple :
            - con
            - sot
            - mateur


          • (---.---.37.71) 16 mars 2007 10:49

            « Toute l’oeuvre de Michel FOUCAULT, désormais prémonitoire »

            Foucault, le Dumas du XXéme siécle, le type qui invente des faits pour justifier ses idéologie malsaines ? Ah HA ! Poubelle foucault, poubelle !

            « Car le mouvement universaliste à l’origine de la Révolution française et de notre inspiration démocratique... »

            Pas vu qu’il y avait un « mouvement universaliste » (ca veut dire quoi ce charabia ?) à l’origine de la Révolution, juste un probléme avec le peuple qui ne payait pas assez d’impot.


          • (---.---.183.66) 15 mars 2007 16:40

            Cet article est un truisme inutile et j’admets que mon commentaire est un pléonasme.

            Redwolf


            • (---.---.140.56) 15 mars 2007 17:23

              Non ! Le consommateur dévore le consommateur ! Miam-miam...


              • (---.---.37.71) 15 mars 2007 23:38

                Mazeau critique la conception de gauche de la nation. Avant, le peuple est l’Ethnie française, ce qui justifie des sacrifices, puisque tous les français sont des cousins proche ou éloignés.

                Avec la gauche, on oubli la France et les français, on parle de république, de Métissage, d’immigration massive, et de citoyenneté. Bref, le citoyen n’a plus aucun lien réel avec les autres citoyens, car rien ne la justifie, et l’Etat n’est qu’un dispensateur de bien et service, comme toute entreprises ou toute autre Etat. Le reste, on s’en fou, d’ailleur si l’Etat fait faillite, on change de pays, pis voila. On adhére à la République comme à un club de streching. La République a tué la France.


                • (---.---.183.66) 16 mars 2007 00:12

                  Non, le citoyen décapite le « con-sommateur » smiley


                  • pinpin (---.---.49.145) 16 mars 2007 10:41

                    Une initiative qui serait amusante pour déstabiliser les prochaines présidentielles, ce seraient que de nombreux citoyens, genre deux trois millions, mettent leur vote aux enchères. On verrait alors du vrai n’importe quoi.

                    De toute façon, la vrai révolution citoyenne ne sera possible que dans une Europe Unie, ou lorsque tous les organismes seront en place, les peuples pourront alors s’unir et renverser les Marchands pour réinstaurer un système humaniste.

                    Bonne journée


                    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 10:45

                      « que de nombreux citoyens, genre deux trois millions, mettent leur vote aux enchères. On verrait alors du vrai n’importe quoi. »

                      C’est interdit.

                      « les peuples pourront alors s’unir et renverser les Marchands pour réinstaurer un système humaniste. »

                      Et comment vas tu faire pour manger, o crétin, si les magasins sont tous fermés ?


                    • pinpin (---.---.49.145) 16 mars 2007 10:48

                      Oui je suis crétin, et alors ?

                      Mon terme Marchand désignait ici les gros Bill au pouvoir économique, ce qui veulent du temps de cerveau, de l’ultra-libéralisme, et des profits à gogo. Ce qui foutent la merde en gros.


                      • (---.---.37.71) 16 mars 2007 10:52

                        Ceux qui te nourrissent, donc....


                      • pinpin (---.---.49.145) 16 mars 2007 11:01

                        Non, ceux qui laissent crever de faims les plus pauvres, ceux qui ne veulent pas bâtir une société humaniste, car ils ne pourraient faire autant de bénéfices.

                        Je n’ai rien contre l’agriculteur du coin qui vend ses produits au marché, et qui lui, me nourrit.

                        J’ai des tendances tribales qui m’incitent à une certaine forme d’anarchie, où l’homme serait vraiment responsable, et libre par rapport à la société, et non uniformisé comme un consommateur isolé vivant dans sa bulle, controlé et surveillé par quelques grands consortiums.

                        En gros, une société de citoyens, et non une société de gros boeufs dont quelques gros Bill tireraient le lait de leur porte-monnaie. Une société d’esclaves intellectuels, vers laquelle on se dirigerait si on laissait faire.


                      • jakinbooz 17 mars 2007 08:50

                        J’espère que le consommateur mangera le citoyen. J’espère aussi qu’il ne s’empoisonnera pas. Le citoyen se trompe dans 49 % des cas, c’est la démocratie. Le consommateur prend en considération son intérêt. Le consommateur, à titre individuel, pense compenser le citoyen collectif. Le citoyen tue le consommateur.


                        • iris (---.---.63.163) 18 mars 2007 12:55

                          Cons, sots, mais pas trop !


                          • Oligarque (---.---.157.144) 18 mars 2007 14:07

                            Les Français sont des veaux.

                            Leurs élites, des éleveurs rentiers et des importateurs carnivores.

                            Tant qu’il y aura du foin...


                            • T.B. T.B. 19 mars 2007 11:16

                              Tu ne crois pas si bien dire : Bayrou n’a pas payé l’ISF parce qu’il est considéré par le fisc comme « éleveur-naisseur » de pouliches et exploitant agricole (il ne va sur terres du Béarn que pour la photo devant le tracteur) ! Pas du tout comme homme politique, député ou ministre depuis 21 ans ... !!!

                              En fait, il s’agit d’une niche fiscale parmi tant d’autres que le Bayrou n’a pas du tout l’intention de supprimer. Juste les plafonner !

                              Pour faire bonne mesure, Sarkozy et Ségolène ne sont pas clean non plus. Lepen ? j’en sais rien. J’ait dit « j’en sais rien » ... Bref c’est toute l’oligarchie qui s’auto-protège et d’ailleurs s’auto-amnistie. C’est con de retomber sur les mêmes schémas à chaque présidentielle. Soit disant « voter utile » smiley

                              Sinon, excellent article.


                            • (---.---.156.220) 18 mars 2007 21:33

                              De quoi se nourrit « le citoyen », cet etre abstrait est’il anorexique ? Que neni le citoyen chie comme tout le monde


                              • moebius (---.---.156.220) 18 mars 2007 21:35

                                Merdre alors !


                              • Nylos (---.---.92.232) 18 mars 2007 22:33

                                Je crois surtout que ce qui détruira autant le citoyen que le consommateur c’est son ignorance par manque de vigilance envers les décisions de nos « élites » aussi bien que sa cupidité insatiable ! Comme si le matérialisme était lié a la valeur d’un etre humain...

                                Comme exemple édifiant il suffit de lire ce lien qui traite de la façon dont est traité le problème des ogm en Europe... http://www.gene.ch/genet/2004/Apr/msg00091.html

                                Voyez ou nous menes l’avidité de ces entreprises liée a la complicité de nos gouvernants pourtant élus pour défendre le bien etre de la population !


                                • (---.---.156.220) 18 mars 2007 23:03

                                  j’ai lu. le consommateur tend à la responsabilité, il veut etre citoyen, il ne veut pas dévorer ce dernier et le chier mais se l’assimiler .Le contraire etant de toute façon impossible puisque le citoyen est anorexique (mais le citoyen est’il seulement consommable et quel gout pourrait’il avoir ?)


                                  • (---.---.156.220) 18 mars 2007 23:08

                                    Mais il est beaucoup question ici d’avidité et celle ci ne fait pas bon ménage avec la citoyenneté, donc variation sur ce théme...et bon...


                                  • (---.---.156.220) 18 mars 2007 23:10

                                    ...bon appétit quand meme ! Citoyen !


                                  • moebius (---.---.156.220) 18 mars 2007 23:11

                                    Moebius. oublié de signer


                                  • caramico (---.---.227.132) 19 mars 2007 09:49

                                    les voeux pieux des tenants de la société de consommation, on s’en tape.

                                    Le pouvoir est encore entre nos mains, dans notre portefeuille : Il suffit de l’ouvrir ou de le fermer, à bon escient, pour ce qui est primordial, et ne pas se laisser entourlouper par les marchands du temple.

                                    Idem pour la télé, c’est encore nous qui l’allumons ou l’éteignons, personne ne nous force, que je sache !


                                    • Blastm (---.---.169.7) 19 mars 2007 10:16

                                      Si le citoyen l’emportait encore sur le consommateur, des lois comme la Dadvsi ne seraient jamais passées..

                                      Une mobilisation citoyenne sur les nouveaux médias sans précédent, et pourtant c’est les industriels de la culture, profitant du manque d’encadrement du lobbyisme dans notre pays qui on eu gain de cause...


                                      • recul (---.---.210.194) 20 mars 2007 22:21

                                        Contribution à la bibliographie de l’article : Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne


                                        • phil karl 27 janvier 2010 10:57

                                          chacun d’entre nous est à la fois citoyen idéal et concret, et je crois que la crise a accentué ce dilemne permanent.
                                          Pour voir la crise sous un angle un peu différent... http://leromandelacrise.unblog.fr/

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