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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le meilleur des mondes est proche

Le meilleur des mondes est proche

Je viens de terminer la lecture de "Retour au meilleur des mondes" d’Aldous Huxley et beaucoup de passages m’ont vraiment marqués quant à leur similitude troublante par rapport à la situation actuelle. Je tiens tout d’abord à rappeler que ce livre a été édité en 1958.

Ce livre, contrairement au "Meilleur des mondes" n’est pas un roman mais une analyse des faits qui pourraient y mener. Je ne vais pas en faire un résumé, l’auteur le précisant lui même en préface qu’il était déjà suffisamment difficile pour lui d’être concis sur les sujets abordés. Par contre je vais revenir sur quelques passages les plus marquants, et je ne peux qu’encourager les lecteurs de cet article à aller au plus vite acheter ce livre.

Entre "Le meilleur des mondes" et "Le retour sur le meilleur des mondes", il y a eu le non moins fameux "1984" de George Orwell. L’auteur se doit donc de parfois placer les deux romans en parallèle. Son analyse est alors très juste en disant que sauf anéantissement nucléaire (à replacer dans le contexte de 1958), le monde futur risque plutôt de ressembler à celui du "Meilleur des mondes" qu’à "1984".

En effet il s’avère qu’au bout du compte un contrôle par manipulation non violente des pensées des individus, et donc accepté par la victime est toujours préférable à un contrôle par la répression et la terreur qui n’a qu’un effet provisoire et peut conduire à une rechute.

L’auteur cite tout d’abord la surpopulation comme facteur accélérant cette dérive totalitaire des états. En effet le meilleur des mondes se déroule 7 siècles après Ford, soit vers 2500/2600, or son constat, 27 ans plus tard, est que la situation a évolué beaucoup plus vite que prévue. En effet plus la population augmente, plus les gouvernements subissent de pression liée au manque de ressources disponibles et sont donc plus enclins à mettre en place un tel contrôle pour contenir l’insécurité économique et l’agitation sociale. La population sera en effet de 9 milliards en 2050 soit 7 milliards de plus qu’environ un siècle après l’écriture du "Meilleur des mondes".

Il pointe ensuite l’excès d’organisation induit par le progrès technique ainsi que par la concentration des pouvoirs économiques en de moins en moins de mains, donnant naissance ainsi à des empires économiques et ne laissant plus la place aux "petits", et par conséquence le contrôle de la population du fait de l’endettement nécessaire pour suivre le progrès technique. Il suffit alors à cette oligarchie économique ("Les grosses affaires" est le terme qu’il emploie dans le livre) d’utiliser les organes d’information dont elle dispose pour pousser la population à consommer. Les gens normaux aux vues du pouvoir sont alors les gens les plus adaptés, qui ne se débattent pas et acceptent tout sans réfléchir (A. Huxley les désigne par "anormalement normaux"). Ces êtres formatés, quand ils ne sont pas au travail, sont alors des irresponsables à la recherche de distractions. Cependant, l’homme n’étant pas une fourmi ou une abeille, l’excès d’organisation ne peut conduire qu’à une dérive totalitaire du pouvoir, dérive qui, il l’aura deviné sera beaucoup plus pernicieuse que les régimes totalitaires d’alors (Il parle d’"ingénieurs sociaux", on les nomme de nos jours "spin doctors"). Il finit sur ce point en faisant un comparatif avec le Moyen âge ou le seigneur était censé protéger ses sujets. Mais de quoi ?

Il en vient ensuite à la notion de propagande dans une société démocratique. Il commence par la nécessité de la précarité, en effet, le libéralisme fleurit dans une atmosphère de prospérité et décline quand cette dernière, en se dégradant, procède à des interventions de plus en plus fréquentes et draconiennes dans les affaires de ses sujets (sans commentaire par rapport à ce qui se passe actuellement). La propagande consiste alors à présenter des preuves tronquées ou falsifiées, à éviter les arguments logiques, à utiliser des slogans simples, à désigner des boucs émissaires nationaux ou étrangers (là encore c’est sans commentaire !). Il souligne le pouvoir des médias qui , si ils sont indispensables à la survie de la démocratie quand ils sont bien utilisés, peuvent également devenir l’arme la plus redoutable dans des mains mal intentionnées. Il met en avant la dérive que peut représenter la concentration des médias entre quelques mains, moins odieuse que la censure des anciens régimes totalitaires mais non moins perverse. De même les distractions seront utilisées à jets continus comme instrument de gouvernement pour empêcher la population de trop se préoccuper de la situation sociale et politique, ce qui pour A. Huxley est la voie royale pour ceux qui voudraient manipuler et dominer.

La propagande, depuis Hitler, maître en la matière, peut désormais bénéficier de moyens techniques autrement plus considérables qu’à l’époque, Le "Grand Frère" comme l’écrit A. Huxley en hommage à G. Orwell, peut être omniprésent à l’image de Dieu, or c’est tout à fait ce qui se passe actuellement. Il suffit d’hypnotiser une majorité afin de mettre les masses en mouvement dans le sens attendu. Seul épine dans le pied, les intellectuels que l’on ne peut pas plier à sa volonté car ceux-ci restent indifférents aux discours simplistes, aux slogans répétés en boucle, aux arguments illogiques. Là encore on peut faire un parallèle, quand nos gouvernants disent que les français feraient mieux de travailler que de réfléchir. Hitler avait une solution pour chaque problème, il n’admettait pas avoir tort et ne supportait pas la contradiction ("Qui n’est pas avec moi est contre moi"). Les adversaires devaient être réduits au silence, muselés, discrédités, et là encore on ne peut que constater que ce qui est actuellement mis en place converge vers cet objectif.

Pour convaincre le client (l’électeur en l’occurrence), les manipulateurs scrutent les peurs irrationnelles, les désirs obscurs, irraisonnés de la population, non pas pour améliorer la situation mais au contraire pour les exploiter au maximum au profit de leur client (l’homme politique). Une campagne pour la raison peut-elle l’emporter contre une, plus vigoureuse, utilisant des arguments de la déraison ? Au vu des dernières élections on peut en douter sincèrement. Le propagandiste d’aujourd’hui, grâce aux nouveaux médias, peut toucher les esprits dès le plus jeune âge notamment par la télévision, alors qu’auparavant, la lecture était un minimum obligatoire. Ces enfants, si l’on n’y fait pas attention, seront donc formatés dès le plus jeune âge sans aucun sens critique et prêts à avaler tout ce qu’on leur dira à l’âge adulte, et notamment quand ils seront en âge de voter. Il ne faut pas que la population réfléchisse à telle ou telle mesure politique, mais qu’elle réagisse favorablement à un slogan simple qui aura été implanté dans son esprit de façon précoce. Les candidats s’attacheront à faire passer leur message de la façon la plus sincère possible. A. Huxley utilise ensuite l’expression d’’interviews en profondeur" que sont évidemment les sondages d’aujourd’hui, utilisés tantôt pour cibler au mieux une catégorie d’électeurs, tantôt pour justifier une mesure quitte à ce que la question ait été posée de façon à avoir la réponse attendue. Pour lui, le candidat idéal devra être public, distrayant (sans commentaires), de façon à ne pas ennuyer un public fatigué par une longue journée de travail et habitué aux divertissements. Les arguments devront donc être les plus courts possibles et les plus simplistes, l’éloquence devra être une des qualités principale de l’homme politique.

A. Huxley aborde ensuite les thèmes du lavage de cerveau, de la persuasion chimique, de la persuasion subconsciente et de l’hypnopédie avec un certain nombre d’expériences. Je ne rentre pas en détails dans ces chapitres car il s’agit principalement de résultats d’expériences. Ce qui en ressort toutefois et qui peut intéresser au premier chef est tout d’abord que le phénomènes de persuasion subconsciente est accentué par la fatigue. Une population reposée, avec du temps libre est donc moins enclinte à être manipulée. On peut de nouveau faire un parallèle avec la situation actuelle, à savoir travailler plus pour être manipulé plus. De même les conclusions des diverses expériences montrent qu’une bonne partie de la population est naturellement réceptive à la manipulation, d’où les limites de la démocratie.

En terme de solutions, A. Huxley préconise l’éducation, seul rempart contre la manipulation, les arguments simples, les raisonnements illogiques, les slogans, ne pouvant être contrés que par une solide préparation à l’art d’analyser toutes ces techniques de manipulations et d’en détecter les failles. La persuasion insidieuse et l’abrutissement conduisent sinon les victimes à penser et à agir comme le souhaitent les manipulateurs. L’éducation est donc une clef majeure de la solution, et on comprend mieux l’épine qu’elle représente dans le pied du gouvernement (bien distinguer ici éducation et apprentissage).

Si la liberté physique est un droit (quoique les derniers enfermement arbitraires permettent d’en douter un peu), la liberté mentale ne peut pas être encadrée. Il n’est pas possible de prouver que l’esprit de quelqu’un a été emprisonné, d’autant plus quand la personne se croit parfaitement libre car non consciente de son état. Les lois, les constitutions resteront, mais ne seront plus qu’une façade pour un fond situé aux antipodes du libéralisme. Toutes les institutions continueront à fonctionner comme si de rien n’était pendant que l’oligarchie au pouvoir, appuyé par les "Grosses affaires", la police, l’armée, les "spin doctors" manipuleront l’opinion suivant leurs objectifs. A. Huxley anticipe également les pays en voie de développement (chine, inde, ...) qui se mettront à consommer et piller la planète comme leurs prédécesseurs l’ont fait. Il parle des mégapoles qui mènent à ce totalitarisme et préconise un retour à une vie plus simple, de plus petite échelle, en province, loin de l’organisation mécanique (on voit actuellement où peut mener le fait de vouloir vivre une telle vie et ce en quoi cela gène les gouvernants). Enfin la question finale qu’il se pose est si le peuple a effectivement envie de ce changement quitte à faire des efforts importants ou préfère vivre sous le contrôle totalitaire intégral vers lequel on s’orientera fatalement.

En conclusion, pour ajouter une touche un peu plus personnelle, car pour l’essentiel de l’article, je n’ai fait que paraphraser A. Huxley, je voudrai ajouter que l’on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Ce livre a été écrit il y a plus de 50 ans, et c’est troublant de voir qu’une bonne partie de ce qui était prédit s’est réalisé ou est en bonne voie de se produire. La conclusion est toujours d’actualité, avons-nous la volonté de changer cet état de fait ou les "anormalement normaux" l’ont-ils emportés sur les "normalement anormaux" ?


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53 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2009 11:01

    à lire aussi sur le sujet http://www.syti.net/MeilleurDesMondes.html entre les esclaves du meilleur des mondes , le prisonier et bienvenue à Gattaca , notre avenir pas réjouissant approche ......


    • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2009 11:03

      Los angeles 2013 de john Carpenter est ce que nous auront avec Dick Cheney si il est élu président un jour


    • Gilles Gilles 20 janvier 2009 17:43

      Il ne veut pas être président, il l’a dit. il est vieux et cardiaque de surcroit (il a faillit claquer voici peu)

      Et lui il rigole pas....risque pas d’attirer le vote des électeurs neuneus en quête de glamour, qualité essentielle à une élection présidentielle de nos jours

      Les néocons sont morts, reste que la génération suivante incarnée peut être par la Palin, les Romney et Huckabee risque d’être pire.......on reverra les bûchers, comme à Salem au XVIIIem


    • fhefhe fhefhe 20 janvier 2009 11:04

      Merci , pour ce rappel....

      "Le monde que nous avons crée est le résultat de nôtre niveau de reflexion , mais les problémes qu’il engendre ne sauraient être résolus , à ce même niveau " ( Einstein)

      Dans nôtre "Meilleur des Mondes"...
      La dilligence est devenue....automobile.
      Le lavoir est devenu ...machine à laver.
      Le couteau est devenu...Télévision.

       Le 20 Janvier 2009 Toutes les "LoboToVisions du Monde vont sacrer OBAMA* , car la religion "Cathodique" est UNIVERSELLE !!!!

      *OBAMA signifiant "Béni" !!!!


      • Gilles Gilles 20 janvier 2009 17:46

        Juste une correction

        Le Penthotal et la lobotomie sont devenus la télévision........

        "Dormez, dormez, votez pour moi, dormez, dormez, dormez, je le veux...... et rêvez du paradis, moi je m’occupe des vulgaires tâches terrestres"


      • médy... médy... 20 janvier 2009 18:49

        Gilles, la lobotomie chimique est employée au travers de la fluoruration des eaux "potables" (qui contiennent aussi de grosses traces de métaux lourds, produits d’entretiens, cosmétiques, pathogènes, et de médicaments antidépresseurs et autres dont nous sommes 1er consommateurs).

        De plus une certaine lobotomie psychique est en vigueur, au travers de gestes absurdes répétés au quotidien at home ou au "boulot".


      • Gilles Gilles 20 janvier 2009 19:30

        le travail est aliénant, comme toute les tâches domestiques......


      • Gilles Gilles 21 janvier 2009 19:16

        Tout est dans la définition donné à Travail et le sens que chacun lui donne, effectivement

        Je parlais du travail subit et entre parenthèse, des cadres, comme moi, en souffrent aussi


      • Mouche-zélée 20 janvier 2009 11:11

        Bravo pour l’article.
        Je ne m’épancherai pas plus vu que la censure nous guette :

        C’est une habitude pour snowballing de s’en prendre systématiquement aux mêmes intervenants sur des sujets très variés ?

        Pourquoi ne pouvons nous pas retrouver l’intégralité de l’historique de ses commentaires comme nous tous içi présents .
        C’est un nouveau censeur avec de supers pouvoirs ?

        A la modération, ces questions méritent une réponse, surtout pour ce qui est de l’historique ...


        • bulu 20 janvier 2009 12:39

          Le lecteur bien conscient de la noirceur decrite par Huxley à l’epoque et qui caractérise notre société, sera bien avisé de lire ses oeuvres ultérieures à "meilleur des mondes" portant également sur les perceptions de la réalité mais plus intimes.
          La spiritualité est bien la voie proposée par Huxley pour sortir du "meilleur des mondes" et pas seulement à travers des enseignements théoriques à l’occidental mais aussi à travers l’experimentation, les expériences spirituelles.



          • Antoine Diederick 20 janvier 2009 13:09

            a relire Huxley,

            un lien ici

            Il avait épousé une belge (marrant pcq j’ai rencontré des membres de la famille de cette personne il y a peu, le monde est petit)


            Camé le Huxley.

            A relire.... ce roman qui est parait-il pour certains un programme politique, j’y ai plutôt vu (je l’ai lu étudiant) une fable sur les temps contemporains et leur terrible dérive annoncée. Si je me souviens bien la chute du livre n’est elle pas une invitation à la fuite et à la reconquête de la liberté ou de l’indépendance des individus ?


            • Antoine Diederick 20 janvier 2009 15:27

              ceci aussi à relire....

              Animal Farm. Je crois qu’Orwell était en Espagne lors de la guerre civile.


            • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 20 janvier 2009 14:16

              Je n’ai pas lu "Retour au meilleur des Mondes" mais à la description que vous en faîtes Huxley ne semble pas décrire le rôle/l’avènement d’un espace virtuel tel que Internet.
              Par rapport aux questions qu’il soulève cet espace pourrait avoir un rôle de coercition supplémentaire (drogue/hypnodie) mais aussi un rôle de contournement et de "résistance"...

              Cdt,


              • PtitLudo PtitLudo 20 janvier 2009 15:04

                Non en effet, mais il parle des moyens techniques considérables de l’avenir, qui pourront effectivement être bien ou mal utilisées, c’est selon. Là encore on peut faire quelques parallèles par rapport à ce qui se passe actuellement.


              • Varg Veum 28 janvier 2009 12:09

                Je ne peux malheureusement qu’être d’accord avec ce que vous dites.

                Plus contemporain qu’Huxlye, et pas forcément plus marrant contrairement aux apparences :
                voir "Idiocracy" en DVD ou au cinéma...
                (ne vous fiez pas aux critiques moyennes, ça vaut le coup d’oeil et c’est très actuel)


              • Amada 25 mars 2009 01:41

                 Bonsoir à tous,

                d’abord merci pour cet article.

                Ensuite, oui Georges, je crains la même chose que vous.
                La question est : que faire ? Je veux dire vous, moi, nous ?
                Blogguer, publier, certes. Mais que FAIRE ?
                Si vous avez des pistes...
                Cordialement
                Amada


              • JL JL 20 janvier 2009 14:23

                J’ai lu plusieurs fois "Le meilleur des mondes" et "1984". J’ai lu aussi "Le retour …" dont vous parlez ici.

                A mon avis, si les deux premiers ouvrages sont des chef d’œuvres, le troisième ne mérite qu’un intérêt poli.

                La différence entre "Le meilleur des mondes" et "1984" tient essentiellement en ce que Orwell décrit un futur déjà présent en ce début de millénaire, alors que Huxley propose une vision spéculative et idyllique, ou cauchemardesque c’est selon, d’un futur lointain possible. Disons que "Le meilleur des mondes" est une étude des futurs possibles post-"1984".

                "Le sommeil de la raison engendre des monstres" écrivait Goya sur l’une de ses toiles. Si la boussole de notre monde technologique demeure celle des prédateurs, alors on peut dire que la raison de l’humanité est en sommeil, et les monstres dont ce monde accouchera pourraient faire apparaître "Le meilleur des mondes" comme un monde de bisounours.


                • appoline appoline 20 janvier 2009 20:29

                  Nous n’allons pas tarder à aborder une période déterminante pour l’humanité. Cette "passe" difficile se fera au mental, beaucoup n’y sont pas préparé ; peut-on l’être vraiment. Peut-on connaître nos réactions devant un choix qui s’avèrera vital.


                • c.d.g. 20 janvier 2009 14:46

                  je serai plus optimiste que vous sur un point : lors des elections c est pas toujours celui qui joue sur la peur et les angoisses de la population qui gagne.
                  Sinon au aurait eu comme president US Mac Cain ou Hillary (qui a quand meme pas mal utilise le fait que le second prenom d Obama soit Hussein lors des primaires)

                  De meme la perte d influence de la TV (face a web) va reduire l efficacite de la " boite a cons". Surtout sur les jeunes generations qui sont quand meme moins visses devant TF1 que leur grand parents

                  donc tout n est pas perdu !


                  • PtitLudo PtitLudo 20 janvier 2009 15:50

                    Il faut espérer que c’est le début d’un changement bien que j’attends de voir ce que donnera la présidence Obama, je crois modérément aux hommes providentiels, aux messies, aux super-héros ,...
                    La sortie de la spirale infernale de la consommation (très bien expliquée ici http://www.storyofstuff.com/international/) est à mon avis une des premières clefs de la solution.


                  • médy... médy... 20 janvier 2009 16:35

                    Salut,
                    de même qu’en 2005, Kerry et Bush faisaient parti de la même secte Skull&Bonesienne, aujourd’hui Hilary est la secrétaire d’Etat d’Obama, qui est le cousin de Dick Cheney, alors tout est perdu !


                  • médy... médy... 20 janvier 2009 16:36

                    Salut,
                    de même qu’en 2005, Kerry et Bush faisaient parti de la même secte Skull&Bonesienne, aujourd’hui Hilary est la secrétaire d’Etat d’Obama, qui est le cousin de Dick Cheney, alors tout est perdu ! Mc Cain, c’est pour que la pilule passe mieux, pour la décongestion tu comprends...


                  • Gilles Gilles 20 janvier 2009 17:58

                    cdg

                    "je serai plus optimiste que vous sur un point : lors des elections c est pas toujours celui qui joue sur la peur et les angoisses de la population qui gagne."

                    Soyons optimiste ! Mais bon, s’il y avait eu un attentat majeur à la veille des élections ou si finalement l’Iraq n’avait pas été un tel fiasco....qu’en aurait-il été ?

                    COmme quoi l’avénement d’un "antéchrist" ne tient qu’à un fil. Il suffit d’une situation confuse pour que le pire germe et se répande

                    ET si Obama merde, lui ou à cause d’une situation internationale hyper tendue, qui viendra ensuite ? Ne sera t-il pas qu’un oasis dans une monde en déchéance ? A suivre .....


                  • Cascabel Cascabel 20 janvier 2009 23:40

                    On ne peut rien espérer d’un fantôme. Obama refuse de s’identifier, c’est un scam.

                    Un emperator de papier sans papiers. L’imposture absolue. C’est fini, le NWO a gagné une belle partie.


                  • Dubrovac 20 janvier 2009 15:03

                    Le meilleur des mondes est proche ? Pas d’accord, cela maintenant fait huit ans que nous sommes dans le meilleur des mondes. Il n’est pas proche, nous sommes en plein dedans.


                    • médy... médy... 20 janvier 2009 18:51

                      Mais là ça devient le meilleur des meilleurs des mondes, avec stérilisation de la Mâhsse et catalogue génétique d’enfants classés par prix en vue !


                    • Cascabel Cascabel 20 janvier 2009 23:34

                      Cela fait plus de huit ans que nous sommes sur cette voie, bien plus.
                      http://fr.youtube.com/watch?v=OETwbVBPI1U


                    • Henri François 20 janvier 2009 16:20

                      "Le meilleur des mondes" édité voilà plus de 70 ans, mériterait incontestablement de figurer dans toutes les bibliothèques et mieux, dans tous les programmes scolaires, tout comme un autre livre, plus récent et vite oublié, "L’éloge de la fuite" d’ Henri Laborit (un contemporain) qui écrivait entre autres "... se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite".
                      Voilà longtemps, très longtemps pour le premier, que ces deux livres m’ont habité et continuent de le faire. Ils m’ont appris à construire mon parcours - déjà long et bien fourni - avec lucidité et en solitaire. Souvent dans la souffrance, quelquefois la queue basse, mais toujours en spectateur, à l’écart, persuadé que tous les chemins de la vie, ici bas, ne sont que des sentiers individuels.
                      Il serait bon également de rappeler les oeuvres cinématographiques monumentales des années 50/60 ("L’âge de cristal" ou "Le soleil vert" plus encore que l’incontournable "La planète des singes" et surtout l’inoubliable "2001 Odyssée de l’Espace" pour comprendre et imaginer le monde de demain ou du futur, et que, pour vous comme pour moi, l’essentiel est de mener son propre parcours, dans la fuite, à l’écart. N’oublions pas que génétiquement chacun est différent de l’autre et que nous ne faisons que passer, le temps d’un instant.
                       


                      • Antoine Diederick 20 janvier 2009 16:33

                        "... se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite"

                        oui, c’est la soufrance de la liberté
                        , on peut le voir ainsi....

                        (c’est à propos, votre intervention, voir article de tête sur Avox , concernant les contre-pouvoirs).


                      • Antoine Diederick 20 janvier 2009 16:40

                        "souffrance " correction....cependant l’homme est un "animal social", nous avons tout de même besoin des autres....pas facile, hein !


                      • Antoine Diederick 20 janvier 2009 16:52

                        bémol : "c’est quand , l’autre nous regarde, de telle manière qu’il nous libère"



                      • Gilles Gilles 20 janvier 2009 18:10

                        "... se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite"

                        Eh oui, c’est la nature humaine..nous sommes comme les loups, la hiérarchie et le besoin de hiérarchie fait partie de notre âme humaine. Il y a des forts et des faibles, des actifs et des passifs, des intelligents et des cons, des riches et des pauvres, chacun de nous l’a en tête ; tout dépend ensuite de comment le groupe gère cette soumission et le seul moyen d’échapper à tout ces rapports de domination c’est ....la fuite, vivre seul !

                        Même dans les groupes de super (pseudo) anars que j’ai pu cotoyer, sensés être super individualistes, oeuvrant pour le bien commun et possesseurs, chacun, de la "science", il y en a qui mènent le groupe et se font défier par de jeunes louvetaux en mal de leadership. L’anar heureux est un anar isolé, indépendant !

                        Bref, il faut accepter sa soumission, la comprendre, sinon on est exclut du groupe


                      • médy... médy... 20 janvier 2009 18:54

                        Cessez tout point de vue illuminatique, ayez confiance en l’Humanité bon Dieu ! mais c’est sur qu’avant 2012, la descente aux "enfers" risque de se poursuivre.


                      • antireac 20 janvier 2009 19:19

                        Tiens je te passe un mouchoir


                      • plancherDesVaches 20 janvier 2009 20:18

                        Merci Henri François, de citer ces oeuvres faites pour ouvrir l’esprit humain.

                        Quant aux commentateurs qui craignent le même formatage par la pensée unique, je serais d’un avis moins pessimiste : l’humain est maintenant habitué à une liberté de pensée qui oblige, justement, les richépuissants à utiliser la manipulation et montre, largement, qu’une adhésion claire à leurs idées ne fonctionne plus.

                        Prenons cette constatation de manière inverse.
                        Pourquoi les peuples ne veulent-ils plus reconnaître aussi facilement un leader... ?
                        Ca chatouille les neurones, non ?


                      • Antoine Diederick 20 janvier 2009 23:16

                        merci pour l’article...

                        bonne idée pour commencer l’année , vais lire :« Retour au meilleur des Mondes » à l’occasion


                        • Cascabel Cascabel 20 janvier 2009 23:29

                          Désolé pour mon commentaire doublon, je n’avais pas lu le vôtre.


                        • PtitLudo PtitLudo 20 janvier 2009 23:35

                          Bravo posthume surtout à A. Huxley pour sa lucidité ! J’aurai bien aimé savoir comment ce livre a été reçu à sa sortie et quelles en ont été les critiques, ce serai intéressant de le savoir. Pour l’article, comme j’indique à la fin de l’article c’est essentiellement de la paraphrase, si vous lisez le livre vous retrouverez tout celà en plus détaillé, plus les chapitres sur lesquels je suis peu revenu.


                        • Cascabel Cascabel 20 janvier 2009 23:26

                          Article nécessaire. Merci l’auteur.


                          • abdelkader17 20 janvier 2009 23:42

                            Livre surement prémonitoire des dérives exercés par les pouvoirs politiques actuels, en effet comment ne pas faire de parallèle avec la situation des démocratie libérales occidentales,
                            la montée en flèche des appareils repressifs, pénale et judiciare visant à juguler les désordres créés par les politiques neo liberale et l’ avénement du capitaliste du désastre.
                            La concentration des outils économiques et médiatiques entre les mains de quelques puissances privées ,la recherche de profit immediat, la généralisation de la délinquance financière se manifeste de facon permanente.
                            Les dérives médiatiques actuelles paraissent sans précédent "*un petit clergé mediatique parisianiste exerce aujourd’hui un tel magistère sur la profession et donne le la ethique a tous".En témoigne la lente derive du journal libération qui fut créé par Sartre pour donner la parole au peuple et a ceux qui ne l’avaient jamais.
                            Serge July ancien maoiste reconverti dans la défense des interet du capitalisme que guy Hocquenghem fustigait jadis dans un célèbre pamphlet "lettre ouverte a ceux qui sont passés du col Mao au rotary" transforma ce journal en profondeur pour en faire un des outils de l’avènement du capitalisme dans la gauche avant de se faire débarqué par Edouard de Rothschild lui préferant son compère Laurent Mouchard alias Joffrin.
                            Quand a l’utilisation des armes de distraction massives c’est un secret de polichinelle, asservir le peuple par la bétise et les jeux ( Tf1 M6etc...)
                            C’est ce que Chomsky nomme la servitude volontaire ou la fabrique du consentement
                            * Regis Debray

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