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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le multiculturalisme est-il compatible avec la démocratie ?

Le multiculturalisme est-il compatible avec la démocratie ?

L’Irak, l’ex-Yougoslavie, l’ex-URSS, autant d’exemples récents d’Etats multiculturels qui n’ont pu sortir de la dictature qu’au prix d’une implosion ou d’une guerre civile. Une leçon à méditer pour l’Europe occidentale au multiculturalisme naissant.

Le rapport Baker officialise et l’échec des Etats-Unis à imposer de force la démocratie, et la guerre civile confessionnelle en Irak. Comme d’autres Etats totalitaires avant lui, l’Irak a donc peu de chances de survivre à la chute de son dictateur Saddam Hussein. Les Kurdes y bénéficient déjà d’une autonomie de fait. La guerre entre chiites et sunnites s’apparente à une épuration ethnique, forçant les populations à se regrouper en zones de confession homogènes. Le désastre irakien et les précédents yougoslave et soviétique (sans intervention extérieure préalable) devraient alimenter autre chose que notre ressentiment à l’égard de Bush. Le multiculturalisme émergent des vieilles nations européennes y est en effet présenté, suivant les sensibilités politiques, comme souhaitable ou mortifère, mais inéluctable. Enjeu essentiel de notre futur commun, tenter de tirer les enseignements d’autres sociétés multiculturelles n’indisposera que ceux qui n’aiment pas frotter leurs concepts généreux à une réalité souvent moins conforme à leurs souhaits.

Le multiculturalisme totalitaire disparaît avec le totalitarisme

Que ce soit en Yougoslavie, en Irak ou en URSS, la cohésion « nationale » de façade ne résultait que d’un système totalitaire, à la tête duquel on trouvait un dictateur (Tito puis Milosevic, Saddam, ou les prédécesseurs de Gorbatchev) et un parti unique (partis communistes à l’Est, parti Baas en Irak). Les responsabilités allaient bien sûr de préférence à certaines nationalités, ethnies ou confessions. Mieux valait ainsi être Russe que Tchétchène en URSS, sunnite que chiite en Irak, etc. La contestation muselée, l’unité nationale affirmée n’était donc que le résultat d’une répression féroce. Dès que celle-ci a disparu ou diminué en intensité, les identités frustrées de chacune des communautés se sont muées en forces centrifuges violentes, conduisant à l’éclatement de droit (URSS, Yougoslavie) ou de fait (Irak) de chacun de ces trois pays.

Un Etat multiculturel et autoritaire peut-il accéder à la démocratie sans connaître la guerre civile, et (ou) l’éclatement en Etats monoculturels ? Ces trois exemples peuvent raisonnablement convaincre un lecteur de bonne foi que non (soulignant au passage l’absurdité ou le cynisme du projet de Bush). L’adhésion acquise ou prochaine à l’Union européenne de pays issus de l’éclatement parfois sanglant d’anciens membres du Pacte de Varsovie (Croatie, Slovaquie, Slovénie, République tchèque, etc.) conforte la thèse suivante : un minimum d’homogénéité culturelle favorise l’établissement durable d’une démocratie et du contrat social qu’il implique.

Les démocraties monoculturelles peuvent-elles s’adapter au multiculturalisme ?

La question suivante, induite par la précédente, ouvre la voie à de rudes polémiques : une démocratie constituée historiquement dans le cadre d’une société monoculturelle peut-elle devenir multiculturelle sans que cette évolution soit "pensée" ? La réponse est à l’évidence également négative, tant le « laisser-faire » en ce domaine apparaît comme irresponsable, sauf à tenir pour acquis éternel nos démocraties (folie !). Ainsi, à l’horizon de vingt ans, les scénarios suivants ne peuvent être écartés d’un haussement d’épaule. Scénario 1 : face au désordre semé par des troubles communautaristes, un pays européen (Royaume uni ? Pays-Bas ? France ?) se jette dans les bras d’un leader providentiel qui impose un régime autoritaire - voire pire - afin de restaurer l’ordre public, et ceci au détriment de minorités. Inimaginable ? Scénario 2 : une épuration ethnique larvée conduit à une répartition raciale ou confessionnelle du territoire, et ainsi à l’éclatement en droit ou en fait d’une nation en autant d’entités autonomes et monoculturelles. Grotesque ?

Ce « laisser-faire » suicidaire tient pourtant lieu de politique aux Nations fondatrices de l’Union européenne depuis le Traité de Rome. Il est vrai qu’en 1958 le multiculturalisme était simplement impensable. Quand, à partir des années 1980, l’enracinement de minorités de plus en plus visibles a révélé les bouleversements qui survenaient en Europe, le débat démocratique n’a pu avoir lieu. Pourquoi ? Parce que dans des nations traumatisées par deux guerres mondiales, les camps d’extermination racistes et une décolonisation culpabilisante, on a confondu, de bonne ou de mauvaise foi, la culture et la race. Une minorité raciste d’extrême droite a vu dans les autres couleurs de peau une population par essence inaccessible aux valeurs démocratiques européennes et à leur arrière-plan judéo-chrétien - Gaston Kelman, authentique Bourguignon noir de peau, démontre avec brio le contraire dans Je suis noir et je n’aime pas le manioc. Une autre minorité d’extrême gauche, mieux acceptée dans le paysage intellectuel, exécrant la société qui la tolère (faussement démocratique puisque capitaliste) a vu au contraire dans le multiculturalisme l’occasion de dissoudre à tout prix les valeurs qu’elle déteste. Les partis de gouvernement (centre-droit, centre-gauche) tétanisés ou inconscients ont préféré regarder ailleurs, craignant les accusations pavloviennes de « racisme » que toute question sur ce sujet sensible déclenche. Ce débat essentiel commence à être à peine toléré - avec vingt-cinq ans de retard, une génération ! L’assassinat de Theo Van Gogh aux Pays-Bas, les attentats de juillet 2004 à Londres, mais dans le quotidien également, l’excision, la polygamie, les mariages forcés, les fantômes voilés de la tête aux pieds, tout ceci constitue ici et maintenant le paysage européen : le déni de réalité n’est plus tenable.

Les trois choix : dictature, guerre civile ou Etats-Unis d’Europe

Aux tenants du multiculturalisme, il faudra démontrer qu’une société multiculturelle demeure compatible avec une démocratie - même imparfaite. J’ose à peine leur citer le seul exemple qui s’impose : les Etats-Unis d’Amérique (mais oui) unis par un contrat social simple - travail, famille, patrie - sans oublier l’essentiel, la Bible, et où l’immigration demeure d’ailleurs très majoritairement chrétienne. Comme l’Amérique sert en général de repoussoir aux dévots du multiculturalisme, vingt-cinq nouvelles années risquent de s’écouler, et notre monde de s’écrouler, avant qu’ils ne finissent leur célèbre phrase : « Un autre monde est possible ... » Très bien ; lequel ? Et si jamais ils parvenaient à le définir, comment façonner rapidement ces « autres hommes » à l’intersection de cultures millénaires ? On sait ce qu’il advient des sociétés où l’on a prétendu créer des hommes nouveaux : faute d’y parvenir, on s’est résolu à les tuer par millions.

La tâche des adversaires du multiculturalisme ne s’annonce guère plus aisée : conversions forcées au christianisme ? Déportations massives ? On connaît la suite.

Pour ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ne sont tentés ni par un nouveau Pol Pot, ni par un nouvel Hitler, il faudra définir puis imposer des valeurs communes, au risque de « stigmatiser » des communautés, et de rogner la liberté de quelques-uns pour sauvegarder l’existence de tous. C’est ainsi que les Pays-Bas ne délivrent plus de titre de séjour qu’aux étrangers capables de parler néerlandais, ou que la Grande-Bretagne s’interroge à juste titre sur l’interdiction du voile intégral. Ceux qui ne soutiendront pas cette politique pragmatique, à commencer par les musulmans modérés, seront les machiavels ou les idiots utiles d’une probable catastrophe. Le compromis raisonnable serait donc d’inventer en Europe une "Nouvelle Amérique" laïque, soucieuse de n’accueillir en son sein que des hommes adhérant à ce nouveau contrat social. Des hommes et des femmes égaux, désireux de faire prospérer une économie et pas seulement de bénéficier des largesses d’une protection sociale conçue avant les visas de tourisme et les boat-people.

Ce n’est certes guère enthousiasmant, et il n’est même pas certain que cela soit possible, tant nos sociétés sont corsetées par le politiquement correct, et par la lâcheté des responsables qui s’en inspirent. Les vrais démocrates doivent pourtant y croire, et unir leurs forces pour épargner aux générations européennes à venir un Liban à l’échelle du continent. On a le droit d’être pessimiste.


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93 réactions à cet article    


  • stephane (---.---.202.210) 12 décembre 2006 13:44

    article qui essaie d’anticiper l’avenir, etablit des scenariis pour les vingt ans a venir. si chaque responsable politique et meme citoyen consacrait ne serait ce qu une seule minute dans son annee, nous en serions pas la et l’Europe ne prendrait pas le (mauvais) chemin qu’elle suit pour le moment. le triomphe de l’avoir sur l’etre mais aussi l hegemonie d’une pensee unique a l’oeuvre depuis trente ans qui nous dicte ce qui est bien et mal sont probablement les deux causes de cette derive aveugle et pour le moins stupide. A quand en effet une reaction a la hauteur des vrais democrates, c est tout l’enjeu ! http://danslevif.over-blog.com


    • LE CHAT LE CHAT 12 décembre 2006 13:52

      les apprentis sorciers qui veulent déboulonner les dictateurs ne retiennent donc t-ils rien de l’histoire .

      ont-ils oublié que la poigne de fer de philippe IV le bel a forgé l’état français centralisé face aux grands féodaux de l’époque .il faut parfois un tyran pour pouvoir donner réalité à une nation .


      • c florian (---.---.162.39) 12 décembre 2006 14:12

        mais alors une nation n’est que la volonté de certains hommes de posséder un grand territoire, ce qui confirme mon idée que la nation française n’est que le résultat de la politique expansionniste des rois de france au mépris des peuples, politique reprise par la république française avec sa volonté d’unifier le pays par l’uniformisation.


      • Fred (---.---.64.1) 12 décembre 2006 14:14

        Effectivement le concept de nation est tout à fait obsolète et date d’une époque révolue. Toutes les frontières devraient être supprimé.


      • LE CHAT LE CHAT 12 décembre 2006 14:23

        Ma grand grand mère qui a vecu début XXeme près de Hazebrouck a connu dans son école des panneaux « interdiction de parler flamand et de cracher par terre »

        la France est une création récente et je me sens plus chtimi que français .


      • c florian (---.---.162.39) 12 décembre 2006 14:05

        je ne partage pas du tout votre analyse. pour étayer votre argumentaire, vous citez comme pays multiculturels des régimes totalitaires qui ont imposé une culture nationale unique par la force. la fin des régimes totalitaires entraine alors le début du multiculturalisme officiel auquel ne peut résister un état instable.

        au contraire, les pays multiculturels sont nombreux : les états unis, le canada, la france, la grande bretagne, la belgique, la suisse, l’inde, la chine... ces pays sont loins d’être au bord de l’implosion. malgré les discours que l’on entend sur « l’absence » d’intégration en france, nous sommes dans un pays trés accueillant, pacifié, et où le multiculturalisme se passe bien mieux que la plupart des monocultures dans le monde. les tensions sont plus fortes en italie entre deux clubs rivaux qu’en france entre deux communautés religieuses !

        le multiculturalisme est totalement compatible avec la démocratie tant que l’on sépare la culture de l’état. il existe de nombreux exemples où des gens différents, avec des religions, des langues, des histoires complétement différentes ont réussi à mener à bien des politiques communes, des consensus.


        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 12 décembre 2006 14:27

          La France n’a jamais été multiculturelle, il y a un frémissement depuis 30 ans et cela fait 10 ans qu’on essaye de nous le faire croire.


        • c florian (---.---.162.39) 12 décembre 2006 15:02

          la france a toujours été multiculturelle, malgré les idées qui sont véhiculées par l’école républicaine. quand on ne parle pas la même langue, pas les mêmes coutumes, pas le même rythme de vie, pas la même organisation sociale, pas la même histoire, on peut dire que l’on n’a pas la même culture. c’est pour cette raison que la france pré-révolutionnaire était déjà multiculturelle. il est facile d’affirmer que la france est monoculturelle sans s’expliquer, l’histoire prouve le contraire.


        • Fred (---.---.64.1) 12 décembre 2006 15:22

          Bien sûr que la france est multiculturelle, elle l’était à la base. Corse, alsacien, breton, basque, savoyard, chitmi et autres, même culture ? Ben non. En fait une belle prose avec de beaux exemples mais une seule signification derrière ce texte : les arabes dehors, c’est petit...


        • iXav (---.---.92.46) 12 décembre 2006 15:32

          « les pays multiculturels sont nombreux : les états unis, le canada, la france, la grande bretagne, la belgique, la suisse, l’inde, la chine... ces pays sont loins d’être au bord de l’implosion. »

          Aux USA, le multiculturalisme est national, mais au niveau local les communautés se côtoient peu ! (Un peu comme en Chine)

          Au Canada, depuis peu le Québec est considéré comme une Nation dans le Canada Unis, et le Québec n’est pas le seul a vouloir être indépendant, il y a aussi le Saskatchewan et autres Provinces à l’ouest !

          En France, les bretons, les corses, les basques, les alsaciens, même les occitans et provencaux ont leurs indépendantistes et encore plus de revendications régionales (protection de la langue, mise en valeur de l’Histoire régionale).

          Au Royaume-Uni, l’Angleterre veut se séparer de l’Écosse, du Pays de Galle et de l’Irlande du Nord, débat amorcé par l’indépendantisme écossais qui entame la dernière ligne droite !

          La Belgique, les flamands et wallons ne sont pas loin du divorce...

          La Suisse je suis d’accord, c’est même l’une des rares véritables fédérations d’Europe (en fait c’est une confédération).

          En Inde, État fédéral, les États fédérés jouissent d’une liberté incroyable, et il y a des tensions depuis longtemps entre musulmans et hindouistes, et cela va au-delà du folklore.

          Enfin, en Chine, c’est la domination incontestée de la culture/population Han, celle qui colonise le Tibet par exemple.

          À part le Suisse, je ne suis pas vraiment d’accord avec vos exemples qui, en réalité, confirment la thèse de l’auteur.

          Et je pense en plus qu’il faut prendre la Suisse comme exemple démocratique pour la France, ou plutôt pour l’Europe : une véritable fédération où les petites entitées ont plus qu’un pouvoir symbolique, mais de véritables moyens d’agir sur leurs propres politiques !

          Seulement, encore une fois, le multiculturalisme suisse est « cantonné » (c’est le cas de le dire), les cantons sont relativement homogènes culturellement parlant, sauf dans les grands villes, comme partout ailleurs. Et les Suisses viennent de voter des mesures fortes pour réduire l’immigration !!!


        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 12 décembre 2006 15:44

          Si dire qu’un savoyard n’a pas la même culture qu’un dauphinois, c’est dénier le terme de culture.

          Par culture la France est blanche et catholique (la fille aînée de l’église, dixit notre président), comme les italiens, c’est pour cela qu’il y a eu de nombreux flux migratoire des deux côtés des alpes sans problèmes, si ce n’est politique.

          Certains vont dire que cela fait des siècles que l’ont a des français noirs, mais on les a « caché » dans des îles loin de la France.

          Le problème c’est qu’aujourd’hui personne ne veut le dire, sous peine de passer pour un suppôt du père à Marine.


        • iXav (---.---.92.46) 12 décembre 2006 15:45

          @ C Florian et Fred

          La France était multiculturelle sous l’Ancien Régime, donc avant la Révolution. « On » considérait que la France n’avait pas besoin d’une culture ni même d’une langue pour être unie : le Roi, les impôts et l’armée suffisait (l’armée pas en tant que force de coercition mais en tant que moyen de défense commun).

          Or quel a été le courant vainqueur de la Révolution ? Les jacobins ont gagné, et Paris n’était plus seulement la ville vitrine, elle est devenue le centre de la France. Le jacobinisme et le centralisme français avait et a toujours besoin d’une langue, d’une culture. Jusqu’à peu, il était impossible d’apprendre le breton aux enfants en Bretagne, c’est toujours très difficile d’apprendre l’alsacien, le provençal, l’occitan, etc.

          L’Alsace avait un droit spéficique accordé par Louis XIV, il a failli être mis en péril après la Première Guerre Mondiale, aujourd’hui le droit local n’est franchement pas connu !

          La France est dans les faits multiculturelle, mais elle ne l’assume pas ! Elle se veut monoculturelle. La réponse adaptée est soit l’implosion de la France (donner l’indépendance aux Régions) soit le fédéralisme à la Suisse qui reconnaît les cultures régionales.


        • Fred (---.---.64.1) 12 décembre 2006 16:23

          Finalement, qu’est ce qu’être francais aujourd’hui ? Je suis alsacien, je me sens francais et j’ai l’impression d’en être plus ou moins fier, sans trop savoir pourquoi. Mais finalement quelle différence et quelle importance ? Cette culture francaise a certainement eu un impact sur mon éducation et mes valeurs, mais ca n’est, pour moi, qu’une dénomination administrative sur mes papiers d’identité. Je ne suis qu’un être humain, alsacien, francais, européen puis le fameux citoyen du monde. Je suis sincèrement pour l’abolition des frontières et je ne vois vraiment pas ce que ce concept apporte à l’humanité. Comme le dit c florian dans son commentaire, finalement ces nations ne sont que « le résultat de la politique expansionniste des rois de france au mépris des peuples », rois de France ou d’ailleurs.


        • c florian (---.---.162.39) 12 décembre 2006 16:37

          les pays multiculturels que j’ai cité connaissent des tensions mais sont des états puissants et les indépendantistes restent trés rares, mis à part au québec. il faut faire la différence entre les indépendantistes, les autonomistes et ceux qui défendent une culture différente.

          la tension entre les gens est une constance humaine et que la culture soit la même ou pas, les hommes trouvent toujours une bonne raison pour s’opposer, que ce soit la religion, la classe sociale, la famille, la région... l’art des gouvernants est de trouver un juste équilibre entre tous ses citoyens. la france a opté pour un état laique fort et omniprésent qui ne fait pas de différence entre les administrés ; les états unis ont créé des communautés fortes ; l’angleterre a choisit la liberté totale. la démocratie n’est pas en danger dans ces pays et leur unité acquise.

          à la révolution française, le pays s’est uni pour différentes raisons mais les cultures « régionales » ont largement subsistées. si la république française a combattu les langues non officielles, chaque région posséde encore sa propre culture et reconnaitre cette multiculturalité n’implique pas du tout une implosion. au contraire, c’est le refus de reconnaitre différentes identités qui conduit à un extrémisme. les états unis sont une fédération avec des états trés autonomes, des communautés trés fortes, des cultures totalement opposées, et pourtant tous les américains sont de fervents patriotes. le multiculturalisme n’empêche ni l’unité, ni la démocratie.


        • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 16:40

          « chaque région posséde encore sa propre culture »

          Soyons sérieux...

          Par ailleur, on ne peut pas comparer le nouveau monde et la France, puisque les Français sont le seul Peuple Légitime en France, et personne d’autre.


        • iXav (---.---.92.46) 12 décembre 2006 17:35

          « reconnaitre cette multiculturalité n’implique pas du tout une implosion. au contraire, c’est le refus de reconnaitre différentes identités qui conduit à un extrémisme. »

          Justement, la France ne reconnaît pas d’autre culture que la culture française en France !!! C,est ce point de vue là qui conduit aux extrêmistes et alimentent les indépendantistes !

          Chirac prône la Charte Régionale ou un truc du genre pour l’UE mais refuse de l’appliquer en France !

          Et je maintiens, les pays cités comme références démocratiques multiculturelles sont de mauvais exemples, sauf la Suisse. En Angleterre, disons au ROYAUME-UNI (dont l’Angleterre fait partie), la désunion n’est pas la volonté d’une minorité, loin de là. La majorité des écossais sont pour et une part incroyablement importante des anglais sont aussi pour, mais pas pour les mêmes raisons.

          Aux USA, il y a plusieurs « niveaux » de communautés si on peut dire ça comme ça. En ce qui concerne le niveau régional, il n’y a pas de soucis car les États sont fédérés, plus ou moins libre de leur destin. En France ce niveau est complètement absent, les Régions n’ont rien, tout est centralisé. La France c’est avant tout la France. Nos voisins c’est différent. L’Allemagne c’est une fédération, la Suisse une confédération, etc. Le niveau régional est souverain.

          L’abolition des frontières... hélas c’est une nécessité de les garder. Mais on est pas obligé de mettre des douanes etc. smiley

          On se rend de plus en plus compte que l’Être humain a besoin de s’accrocher à une terre, un endroit, mais cet endroit peut difficilement être la terre entière.


        • iXav (---.---.92.46) 13 décembre 2006 14:56

          @Tchavolo

          Ça dépend des cantons évidemment.

          Vous êtes un peu dur envers la Suisse, c’est quand même le pays de l’Europe de l’Ouest où il est le plus agréable à vivre (après ça dépend des goûts).

          Quant à l’immigration, quand elle est massive elle engendre forcément des problèmes sociologiques... En Europe on ne sait pas faire dans la mesure hélas. Si l’immigration était plus limitée (comme le fait la Suisse), il est plus facile pour les étrangers de résister à l’appel du refuge dans sa communauté d’origine (ce que je comprend je suis un immigré au Québec et je fui les français pour m’intégrer).


        • (---.---.44.146) 13 décembre 2006 17:41

          Actuellement, le seul communautarisme reconnu par la République française est celui des juifs, incarné par leur institution, le CRIF, objet de tous les soins du Gouvernement.


        • allah (---.---.226.40) 12 décembre 2006 14:12

          je suis pour l interdiction totale de l islam en europe avant qu il ne soit trop tard


          • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 15:32

            Il n’y a pas de multiculturalisme en Frane : il n’y a que des français et des immigrés, dont la vocation est le rapatriment à plus ou moins longue échéance. En attendant, un découpage ethnique du territoire s’organise, car les français ne veulent pas vivre avec des étrangers. Que cela plaise ou non, c’est la réalité. Et d’ailleur les immigrés ne veulent pas non plus vivre avec les français.

            Quant à la démocratie, elle va être trés limité, car il faut bien comprendre que des immigrés impose d’augmenter considérablement le nombre de Lois. Il faut rendre légal ce qui avant était évident car culturel pour tous les français de sang. Dés lors la liberté va encore diminuer dans ce pays. Les luttes entre ethnies vont se poursuivre, pour stigmatiser l’adversaire moralement (colonisation, esclavage, croisade, traite, etc..) et imposer réparation, quota, reconaissance morale, supériorité sociale et culturelle.

            Par ailleur les immigrés sont favorable à l’immigration, donc celle-ci va encore s’acroitre. Leur nombre (entre 15 et 20 millions, à la louche) les rend déja indispensable pour une election, et ils vont obtenir naturellement de plus en plus des divers candidats. On peut même imaginer avec suffisament de chance de réalisation une apparition ce certaines régles Islamique dans le droit français, car comme le dit le premier ministre hollandais « si les deux tiers des Néerlandais voulaient introduire la charia, ce serait scandaleux de dire : c’est impossible. C’est la majorité qui compte, voilà l’essence de la démocratie ».

            Voila le futur -ou plutôt le présent. A force de faire comme si l’histoire de France n’exitait plus, ni les français, ca va péter tôt ou tard. Ceux qui n’en sont pas content n’ont qu’à s’adresser au PS, aux journalistes et aux intello de gauche, les responsable, qui dominent idéologiquement en France depuis Mai 68.


            • c florian (---.---.162.39) 12 décembre 2006 16:55

              alors les français « de sang » ont tous la même culture ? il est vrai qu’entre le savoyard, le corse, le parisien et le breton, il n’y a aucune différence ! pour reconnaitre les français « de sang », il faut repérer ceux qui écoutent tous la même musique, ont tous la même religion, ont les mêmes occupations le week end, ont la même nourriture...

              comment fait on si 2/3 de la population veut le rétablissement de la monarchie absolue ? l’avantage que l’on a en france est l’éducation et l’esprit critique. même la grande majorité des musulmans français est trés attachée à la laicité, ce n’est pas pour instaurer la charia. l’histoire de france existe et notre présent est notre futur passé. la france continue à avancer grace à l’apport d’immigrés et d’enfants d’immigrés. ce mélange permet d’éviter la consanguinité qui touche certains intervenants.


            • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 17:40

              « alors les français »de sang« ont tous la même culture ? »

              Tous catholiques et Latin. Dingue ? Même, ils sont blancs ! Terrible, ca !

              « il est vrai qu’entre le savoyard, le corse, le parisien et le breton, il n’y a aucune différence ! »

              Aucune, effectivement.

              « l’avantage que l’on a en france est l’éducation et l’esprit critique. »

              Le fait que tu crois à cette propagande d’extréme gauche montre ton absence total d’esprit critique..

              « même la grande majorité des musulmans français est trés attachée à la laicité, ce n’est pas pour instaurer la charia. »

              Affirmation gratuite.

              « la france continue à avancer grace à l’apport d’immigrés et d’enfants d’immigrés. »

              Avancer vers quoi ? Un FN à 35 % ?

              « ce mélange permet d’éviter la consanguinité qui touche certains intervenants. »

              Vive ta batardise donc.


            • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 18:44

              @(IP:xxx.x33.229.236)

              « les immigrés sont favorable à l’immigration » Depuis quand ? J’en connais beaucoup qui vote FN.

              « Il n’y a pas de multiculturalisme en Frane » en effet la portée de l’idée française est universaliste et anti-communautariste mais vous dites « il n’y a que des français et des immigrés » vous voulez certainement parlé de multiculturalisme...

              « les français ne veulent pas vivre avec des étrangers » Comment définissez-vous un français ? L’idée même d’une identité française vient de Mazarin qui était italien.

              « Il faut rendre légal ce qui avant était évident car culturel pour tous les français de sang » Ce qui est naturel n’est pas culturel... à la rigueur dogmatique mais ce n’est pas pareil.

              « A force de faire comme si l’histoire de France n’exitait plus » relisez l’Histoire de France avant de la défendre, vous faites mal à tous ceux qui vous lisent.

              « Ceux qui n’en sont pas content n’ont qu’à s’adresser au PS, aux journalistes et aux intello de gauche, les responsable, qui dominent idéologiquement en France depuis Mai 68 » Je comprends votre dialectique, mais si cela était vrai il faudrait alors analyser le comment du pourquoi de manière sociologique : c’était certainement une réponse à une inefficacité du système alors en place (à moins que vous souteniez une idée de complot), pour résumer c’est historique : votre argumentation tient plus du déni de réalité qu’à autre chose et il y a là peut-être un conflit de génération où la post-soixante-huitarde serait des plus revancharde mais coincée avec derrière elle une génération plus internationaliste.


            • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:57

              «  »les immigrés sont favorable à l’immigration« Depuis quand ? J’en connais beaucoup qui vote FN. »

              Si vous saviez le nombre d’homme politique, de journalistes de gauche qui ne sont même pas né en France... Pour eux, la france ce n’est rien.

              « la portée de l’idée française est universaliste et anti-communautariste »

              Etre français n’est pas une idée. Une idée ca se réfute, personne ne peut réfuter une identité.

              « Comment définissez-vous un français ? L’idée même d’une identité française vient de Mazarin qui était italien. »

              AH AH AH AH !!! Trés drole. Et la guerre de cent ans, c’était quoi ? Evidement qu’il y a une identité française, et depuis la nuit des temps !

              «  »A force de faire comme si l’histoire de France n’exitait plus« relisez l’Histoire de France avant de la défendre, vous faites mal à tous ceux qui vous lisent. »

              Balancer vos historiens Marxistes, ca ira mieux aprés.

              « c’était certainement une réponse à une inefficacité du système alors en place »

              Non, dans une période de crise (premier choc pétrolier) ca n’a aucune raison d’être autre qu’idéologique (tier mondisme, ouverture à l’autre, métissage, anti-racisme et toute ces conneries..)

              « votre argumentation tient plus du déni de réalité qu’à autre chose et il y a là peut-être un conflit de génération où la post-soixante-huitarde serait des plus revancharde mais coincée avec derrière elle une génération plus internationaliste. »

               ??? Déni de réalité ? Le jour ou le FN sera au pouvoir (et ca finira par arriver) vous pourrez toujours vous raconter cela. Quant à votre génération internationaliste, ca doit être des ado dont vous parlez. Ils ne sont rien pour l’instant, juste victimes du bourrage de crane Marxiste (on l’a vu avec le CPE et les manif de 2002). Le jour ou ils vont comprendre qu’une vie de merde les attends, il y aura des surprises.


            • c florian (---.---.200.77) 12 décembre 2006 19:09

              « Tous catholiques et Latin. Dingue ? Même, ils sont blancs ! » face à un homme qui pense ça, c’est sur qu’il est difficile de débattre. pour moi les français ne sont que ceux qui ont un prénom qui commencent par f, réflexion toute aussi conne !


            • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 19:15

              @(IP:xxx.x33.229.236)

              Je ne vois pas ce que c’est pour vous la France à part le sang... autant dire que votre France (votre sang à vous, pas à celui des autres) je n’en ai rien à faire et je ne me battrais certainement pas pour vous (au cas où vous me parleriez de patriotisme). Je ne vous considère pas comme français et si toute la France considérait que vous n’êtes pas français peut importe que vos ancêtres l’aient été ou que vous soyez né où que ce soit. La France est avant tout une organisation sociale avec des humains, pas des machines avec un programme téléchargeable si on a la bonne licence.

              La nation n’existait pas au moment de la guerre de 100 ans. Il y a bien un appel à tous les sujets du roi de France, mais pas d’idée de français. En tous cas je serais très étonné que vous puissiez suivre votre généalogie (même l’officielle, ne parlons même pas de l’officieuse) jusqu’à cette période. Je ne connais pas le concept d’Histoire Marxiste, de plus la France est traversée de courants à tendance sociablisante (lors de la Révolution, ou la Commune de Paris pour parler des plus lisibles).

              « Le jour ou le FN sera au pouvoir (et ca finira par arriver) vous pourrez toujours vous raconter cela » Pétain a eu le pouvoir pendant quelques années et ne représente pourtant pas la France. Pinochet ne représentera pas le Chili dans le futur non plus. De toutes façons pour que le FN prenne le pouvoir et en fasse quelque chose il lui faudrait des dirigeants un peu plus charismatiques avec quelque chose dans la tête, heureusement LePen a une vision du futur qui vaut celle de Chirac ou de Fabius.


            • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 19:27

              « La nation n’existait pas au moment de la guerre de 100 ans. Il y a bien un appel à tous les sujets du roi de France, mais pas d’idée de français. »

              Affirmation gratuite.

              « En tous cas je serais très étonné que vous puissiez suivre votre généalogie (même l’officielle, ne parlons même pas de l’officieuse) jusqu’à cette période. »

              Jusqu’a Saint Louis, mon bonhomme.

              « Pétain a eu le pouvoir pendant quelques années et ne représente pourtant pas la France. »

              Puisqu’il a eut ses pouvoirs légalement, il représente la France. Enfin, les pouvoirs, c’était LAVAL (un socialiste).

              « Je ne connais pas le concept d’Histoire Marxiste, de plus la France est traversée de courants à tendance sociablisante (lors de la Révolution, ou la Commune de Paris pour parler des plus lisibles). »

              Des historiens qui fonde la naissance de la France en 1789 et réduise l’identité française à une adhésion vague à leur idéologie, ou a un systéme politique, ou à de valeurs, bref à des abstractions. Les valeurs, on en change sans probléme, mais français, on le reste toujours.


            • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 19:47

              @(IP:xxx.x33.229.236)

              «  »La nation n’existait pas au moment de la guerre de 100 ans. Il y a bien un appel à tous les sujets du roi de France, mais pas d’idée de français."

              Affirmation gratuite." Je ne retrouve hélas pas la référence sur internet... il s’agit d’un appel au peuple, ce n’est donc pas rien mais l’idée nationale n’est pas encore définie. Je crois que si je manque de précision je vais bien plus loin que vous qui fixez une date au hasard et par principe.

              « Jusqu’a Saint Louis, mon bonhomme. » C’est beau l’auto-suggestion... Enfin encore une fois encore le roi de France lui-même n’était pas français à ce moment vu que ça n’existait tout simplement pas à l’époque. D’ailleurs la notion nationale de la noblesse était très particulière. Si vous êtes noble vous avez le droit de le revendiquer et de revendiquer votre sang, d’autres sont passés par là et n’en sont pas revenus. Il est vrai que que les révolutionnaires étaient de dangereux gauchistes, mais après tout c’est notre Histoire.

              « mais français, on le reste toujours » faux. Et d’ailleurs je ne vois toujours pas en quoi vous êtes français, je réfute en totalité le caractère sanguin de votre nationalité tout autant que la France le fait.


            • David Hury, journaliste au Liban (---.---.34.4) 12 décembre 2006 16:58

              Le multiculturalisme est-il compatible avec la démocratie ? Mais bien sûr, et heureusement. Malgré toutes ses imperfections, le modèle libanais tendrait à le prouver. Evidemment, cet exemple fera peut-être sourire, au regard de ce qui se passe en ce moment à Beyrouth. Mais pour le vivre au quotidien depuis 10 ans que je suis expatrié dans ce beau petit pays, je peux vous certifier que la « cohabitation » islamo-chrétienne peut se porter très bien, tant qu’il n’y a pas trop d’interventions étrangères... Pour en savoir plus : http://chroniquesbeyrouthines.blog.20minutes.fr


              • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 17:42

                Et les 15 ans de guerre civil, c’était chouette ? Et lorsqu’elle va reprendre (c’est inévitable), ca sera super aussi ?


              • (---.---.9.230) 12 décembre 2006 18:13

                Avec une séparation territoriale étanche entre les différentes communautés...

                En Afrique du Sud celà s’appelait l’Apartheid (le développement séparé) pas la démocratie...

                Choisissez svp de meilleurs exemples.


              • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:20

                Si ca vote, c’est démocratique. Il est normal que des gens différents ne se mélangent pas.


              • Bill Bill 12 décembre 2006 17:47

                Si je peux risquer ce commentaire : l’origine de la France est sacrée, et uniquement sacrée. Elle commence avec les Gaulois et les Romains, puis trouve son sens dans le baptème de Clovis, dans l’ermite qui reçoit des mains d’un ange le symbole des fleurs de lys, dans le saint chrème, dans Jeanne d’Arc. Apropos de Jeanne d’Arc, j’ai toujours trouvé intéressant qu’elle dise à Charles VII « le Roi de France m’envoie vous demander si vous voulez être son lieutenant sur terre ». Non seulement elle lui pose la question, mais en plus elle lui laisse un vrai choix !

                Et puis il y a les autres mythes, le peuple qui se soulève, la prise de la Bastille un beau jour, l’abolition des privilèges !

                La France a toujours été multiculturelle, mais être Breton n’empèche pas de se ratacher à un mythe sacré auquel on a participé, tout comme les Normands ou les Corses ! Et les Français d’ailleurs pourraient s’insérer dans cette Histoire, mais aujourd’hui, nous ne nous souvenons plus de tout ce qui nous uni, parce que l’Histoire ne nous intéresse plus et que nous avons perdu toute dimension du sacré. Evidement, il ne s’agit pas de tomber dans la bêtise non plus ! Mais si ces mythes ont existé, c’est parce qu’on croyait, et qu’on voulait un destin commun et particulier.

                Je conclue donc : c’est la foi qui nous manque

                Bill


                • Christian (---.---.9.230) 12 décembre 2006 18:25

                  Je rebondis sur l’évocation de Jeanne d’Arc. Celle-ci était Lorraine (ainsi le veut le mythe national), c’est à dire qu’elle n’était pas « française » puisque ce territoire ne sera intégré dans le Royaume de France qu’au XVIIème siécle, au moment de sa conquète par Louis XIV. Or personne ne met en doute la francité du personnage (nous ne le disputons pas avec les Allemands comme nous le faisons pour Charlemagne par exemple). La France est donc non seulement un territoire mais aussi une « idée » ou un projet si on ne veut pas se placer sur le plan du sacré.


                • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 18:30

                  A la base d’une nation il y a nécessairement une idée de projet de société commune. Aujourd’hui où se pose la question de la vie en commun se pose nécessairement la question de la Nation. Nous n’avons plus d’horizon.


                • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:31

                  Elle était française avant, elle l’est tout simplement redevenue. Autrefois la France s’appelait la gaulle et nos ancétres les gaulois.


                • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 18:49

                  @(IP:xxx.x33.229.236)

                  Nos ancêtres gaulois ont été inventés par Napoléon je crois. Avant nos ancêtres étaient censés être les romains. Pour conlure : on s’en fout complètement de savoir qui étaient nos ancêtres et nous ne sommes que des poussières d’étoile.


                • c florian (---.---.200.77) 12 décembre 2006 19:19

                  nos ancetres les gaulois c’est une bonne blague pour n’importe qui connait un minimum l’histoire de france. quelques régions de france étaient gauloises, la méditerranée ne l’a jamais été.

                  la france a une histoire, les français en ont une autre et les régions françaises une autre. on peut étudier l’histoire de marseille, on se rend vite compte qu’elle est différente de celle de paris. connaitre l’histoire nationale est importante, mais il ne faut en aucun cas imposer cette histoire aux citoyens en niant la leur.


                • ropib (---.---.27.229) 12 décembre 2006 19:29

                  @florian

                  L’Histoire de la France devrait avoir pour but de savoir ce que nous faisons ensemble. Je ne me considère ni comme parisien ni comme marseillais car je ne crois pas construire quelque chose de particulier avec ces villes. Je ne suis pas particulièrement fier d’être né quelque part non plus.


                • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 19:35

                  « nos ancetres les gaulois c’est une bonne blague pour n’importe qui connait un minimum l’histoire de france. quelques régions de france étaient gauloises, la méditerranée ne l’a jamais été. »

                  Heu si, même s’ils ont été colonisé par les romains (Provence<==PROVINCIUM) « assez » rapidement (mais les gaulois en fait le siége de rome, pillé la grece, etc..).

                  Au reste, notre culture Indo-Européenne nous à été depuis rendu par Dumézil, et je m’étonnes quelle ne soit toujours pas enseigné aux jeunes.

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