Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le référendum d’initiative populaire bientôt en France (...)

Le référendum d’initiative populaire bientôt en France ?

Dans cinq mois, nous serons tous appelés aux urnes afin d’élire un nouveau chef d’Etat et nous pouvons déjà parier que la démocratie participative sera au coeur des débats. Ségolène Royal en a fait un de ses principaux thèmes de campagne. Dans la Ve république, le seul outil de démocratie participative est le référendum, mais à la seule initiative du chef de l’Etat. Qu’en serait-il si les citoyens eux-mêmes pouvaient initier un référendum ? Cela s’appelle le référendum d’initiative populaire, qui existe déjà dans quelques pays.

Quel est le point commun entre la Californie, la Suisse et l’Italie ? A première vue, pas grand-chose, mais si on se penche sur des questions constitutionnelles, on remarque que les trois ont adopté le référendum d’initiative populaire (RIP).

Qu’est-ce que le référendum d’initiative populaire ? Il s’agit d’un référendum organisé à l’initiative d’une partie du corps électoral (les citoyens).

Ainsi, pour ces trois pays, il est possible aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement. Il est également possible, en Suisse et en Californie, de demander, toujours par voie référendaire, l’adoption de textes législatifs.

Même si la procédure de ce droit constitutionnel varie d’un pays à un autre, la proposition de référendum est toujours associée à une pétition devant recueillir un certain nombre de signatures (500 000 en Italie, 50 000 en Suisse ou 8% des personnes ayant voté lors de la dernière élection du gouverneur en Californie).

La Belgique propose également à ses concitoyens des référendums consultatifs initiés par les électeurs. Même si ces référendums n’existent pas au niveau fédéral, ils sont applicables aux niveaux communal et provincial.

D’autres pays se sont engagés sur la voie de la participation citoyenne à la constitution des lois. Ainsi, les Autrichiens et les Portugais peuvent soumettre au parlement (toujours selon le principe de la pétition) une proposition de loi qui n’entraîne pas nécessairement l’organisation d’un référendum.

Et en France ?

Jacques Chirac en avait fait une promesse de campagne en 2002, mais depuis, rien.

Alors pour 2007, un petit tour des propositions des partis en vue des élections présidentielles.
Seule l’UDF propose dans son projet de VIe République l’introduction du référendum d’initiative populaire et souhaite constitutionnaliser « la représentation pluraliste des opinions et des territoires » dans les modes de scrutin.
Le Parti socialiste est plus timoré, et a inscrit dans son projet la création « d’une procédure nouvelle permettant à plusieurs milliers de citoyens de soumettre une loi au Parlement ». Cette procédure, d’une part n’est pas vraiment nouvelle (il est déjà possible de faire signer des pétitions et de les transmettre à son député) et d’autre part, ne peut être considérée comme de la démocratie participative, le Parlement (donc les élus) ayant toujours le dernier mot.
En ce qui concerne le Parti communiste, le programme n’est pas très clair. Il propose le RIP mais surtout, il insiste sur la nécessité, pour les assemblées élues, de mettre à leur ordre du jour toute proposition émanant d’une partie des citoyens, rejoignant ainsi la proposition du PS.
Quant à l’UMP, aucune réflexion sur ce sujet n’est disponible à ce jour.

Dans un pays où les citoyens se détournent de plus en plus de la politique (en moyenne 30 à 40% d’abstention à chaque élection), où ils ont de plus en plus souvent l’impression de ne plus être écoutés (manifestation sur le CPE, fusion GDF/SUEZ), où la représentativité des sensibilités politiques des citoyens n’est pas reconnue (vote au scrutin majoritaire des députés, 80% des voix pour Jacques Chirac au second tour des élections présidentielles de 2002), il est temps de mettre un souffle nouveau dans notre démocratie.

Le référendum d’initiative populaire pourrait être cet outil qui permettrait aux Français de mieux s’intégrer et de mieux participer à la vie politique du pays.

Cependant, quelques précautions sont à prévoir. Le référendum d’initiative populaire, comme son nom l’indique, doit faire entendre la voix du peuple. Et il serait facile de le récupérer politiquement. Alors se pose la question de la personne qui sera à l’origine de la question posée. Le référendum d’initiative populaire doit-il être initié par une personne, ou par un groupe de personnes plus ou moins impliquées politiquement ? Par exemple, un chef de parti politique ou un responsable syndical peut-il lancer un RIP ? Le RIP ne serait-il pas alors plus un outil de blocage qu’un outil de proposition et de progression ? A mon sens, la mise en place d’un référendum ne peut se faire qu’à la condition de recueillir un très grand nombre de signatures, afin d’éviter un afflux de « votations ». De plus, je pense que ne peuvent être soumises au RIP que les lois qui concernent l’ensemble des citoyens français, et non pas un petit groupe de personnes, selon le vieil adage : l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers. Le but du référendum est de poser de vraies questions sur l’intérêt des Français, et non de se rendre aux urnes tous les dimanches.

Alors, un tel outil de démocratie est-il applicable en France ? Et si oui, comment ce référendum pourrait-il être instauré ? Quelle procédure pourrait être mise en place ?

Les élections de 2007 seront l’occasion d’un renouveau démocratique, et, pourquoi pas, de l’instauration du référendum d’initiative populaire, souvent promis, jamais décidé.

Sources :
http://www.senat.fr/lc/lc110/lc110.html


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (90 votes)




Réagissez à l'article

116 réactions à cet article    


  • Romain (---.---.10.200) 27 novembre 2006 11:03

    Vous etes bien optimiste... Je pense que l’initiative de Royal n’est qu’une promesse de plus parmis tant d’autres. J’ai plus confiance en Bayrou qui propose un vrai changement avec une 6eme republique. La au moins on est sur d’avoir du changement et pas du rafistolage à 2 €.


    • minijack minijack 27 novembre 2006 11:38

      Le référendum d’initiative populaire est un instrument de démocratie locale nouveau en France, et qui va assurément dans le bon sens. Ce qui est à craindre c’est l’usage abusif que certains risquent d’en faire. On ne peut pas en effet s’offrir le luxe d’en organiser tous les mois à n’importe quel propos.

      C’est peut-être vous qui êtes optimiste avec cette histoire de numéro ? Bayrou est bien sympathique mais suffit-il de changer de numéro de république pour changer en profondeur les méthodes ?

      A mon avis, le numéro importe peu. On peut toujours réformer la constitution sans pour autant changer de numéro. Ce qui compte c’est ce qu’on y met dedans de nouveau. Et j’attends encore de savoir ce qu’il y mettrait...


    • T.B. T.B. 27 novembre 2006 13:19

      Merci pour cet article.

      Je rejette la pseudo-démocratie participative de Royal, usurpation du mot « participatif » et vulgaire gadget électoral sans contenu réel façon Ségo qui en bout de piste ... décide seule de toutes manières !!!

      Je suis déjà allé sur le site de Bayrou. Il ne fait qu’évoquer les RIP et ne s’y étend pas : je sens que c’est un argument électoral qui l’aura vite fait d’oublier s’il est élu (Il pourrait très bien l’être). D’aileurs, la démocratie directe, par définition, se passe des élus. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de Parlement. En Suisse, le Président de la Confédération n’a qu’un rôle symbolique et se contente de recevoir les ambassades. La Suisse se porte bien, merci. (Je suis français).

      Il est dommage que l’auteur n’est pas mentionné dans cet article le seul qui propose clairement les RIP dans son programme. Il s’agit d’Alain Mourguy, certes un petit candidat, mais dont les référendums d’initiatives populaires sont la clef de voûte de son programme. Ce n’est pas l’UDF mais l’UDG (pas loin ! Union Droite Gauche qui est le principe même de la démocratie directe et semi-directe).

      Pour l’Italie c’est 500 000 signataires qui ouvrent sur un référendum (si j’ai bien compris). L’Italie a comme la France la même population électorale inscrite soit env. 40 millions de citoyens. Soit 1,25 % (0,5/ 40 * 100). Je vous signale que Ségo sera imposée à la France pour la « démocratie représentative » avec les voix de seulement 107 000 adhérents PS qui ont votés pour elle !!! (219000/80*100)/61*100.

      Dans ces conditions 1% de la masse électorale, c’est-à-dire pour la France 410 000 citoyens me semble parfaitement équitable. 1 % également à l’échelle d’une commune. 12 000 habitants ? 120 signatures devraient suffire pour exiger un débat à la mairie et proposer un vote sur le sujet à valeur immédiatement décisionnelle, dans le mois qui suit, avec appel à la population pour aller voter comme pour les législatives ou les présidentielles. Mais cette fois-ci pas pour des « élus » mais pour des sujets bien précis qui touchent à la commune ou à la nation. Vote blanc considéré enfin comme suffrage exprimé et résultat exécutoire immédiatement si majorité obtenue plus, au moins, une voix. Cela incitera les citoyens à se bouger un peu et s’intéresser d’un peu plus près aux budgets, construits avec leurs impôts, de leur commune ou de leur nation, quand ils s’appercevront que n’importe qui peut décider à leur place. Et s’apercevront aussi qu’on est jamais mieux servi que par soi-même et qu’attendre « tout des politiques » revient à s’enquiller profond le doigt dans l’oeil.

      C’est cela la démocratie et inutile de dire que je voterai (dès le 1er tour !) pour Alain Mourguy s’il obtient les 500 signatures. Sinon, ce sera blanc ... alors même qu’en tant que citoyen (muselé) j’ai beaucoup de choses à dire et à proposer, comme vous je l’espère. Enlevons nos bâillons.


    • Ernest Rougé (---.---.136.232) 27 novembre 2006 14:08

      Oh ! Attention !

      Vous écrivez : ... qui l’aura vite fait d’oublier s’il est élu...

      Non, je pense : qu’il aura vite fait d’oublier s’il est élu...

      Dans votre écriture : c’est nous qui l’aurons oublié... Dans la rectification : c’est lui qui aura oublié...

      C’est pas la même chose...

      Avec les excuses d’un enseignant à la retraite... Les enseignants sont pénibles, je sais ! Ils ont tendance à couper les cheveux en quatre comme on dit !

      Encore mes excuses ! Mais, chassez le naturel, même chez les vieux professeurs, il revient au galop !


    • T.B. T.B. 27 novembre 2006 14:45

      Ya pas de mal. Moi aussi ça m’a heurté, surtout en début de lecture ... Les fautes d’ortho apparaissent plus facilement une fois le texte envoyé. C’est ainsi. On ne peut plus y revenir, dommage.


    • le sudiste (---.---.58.2) 27 novembre 2006 14:55

      Je suis assez d’accord avec minijack sur l’utilité au niveau local, encore que je m’interroge sur le principe en lui même. Je suis assez surpris des commentaires sur ce sujet et sur l’approche globale. Le discours semble beaucoup plus tourner sur « machin a dit ça », « machin va plus loin et c’est mieux »... Pour ma part, c’est le principe qui me pose problème. Que cela fasse plaisir de penser que chacun va pouvoir donner son avis et qu’il sera écouté, ça me parait un peu léger et surtout plus que démago sans parler des conditions d’applications dont personne ne parle beaucoup. C’est bien joli de prétendre donner la voix au peuple, mais quel doit être la décision qui suit le résultat de la consultation. Qui a finalement le dernier mot. Vous voulez en France qu’on fasse un référendum sur la peine de mort ? Mais vous êtes des malades ! Et après ? On fait quoi ? Vous me demandez mon avis sur la constitution européenne ? Sur les OGM ? Et les maisons closes ? Et les pédophiles faut les castrer ? Et le nucléaire ? Et merde ! Je suis désolé, je ne suis pas un spécialiste de tout cela. Les spécialistes ne sont déjà pas d’accord entre eux et nous devons être les arbitres ? Mais comment penser que ce puisse être une méthode salutaire ? Je connais un gars qui vote, et oui il a le droit. Il ne serait même pas capable de vous donner le nom de trois ministres en exercice. En 1995 il a voté Chirac, en en discutant avec lui je l’entends me dire qu’il était persuadé que Chirac était au parti socialiste. C’est une réalité aussi. Alors, je veux bien la belle idée, « citoyen, on va vous écouter » mais cela me paraît être une folie douce de prétendre l’organiser ainsi. Ah oui, c’est pas dans le moove mes propos, c’est pas « progressiste ». Je sais, la majorité a raison. Chiche ! Un référendum sur la peine de mort. Mais réfléchissez bien à ce que vous allez dire et faire après. C’est un peu mettre sous le nez d’un chien affamé une bonne gamelle. Le problème arrive si on décide de la lui enlever. Alors le pouvoir au peuple, vraiment ? Ca risque d’être un beau bordel...


    • T.B. T.B. 27 novembre 2006 15:34

      Sudiste, le beau bordel c’est en ce moment et depuis longtemps qu’il s’est installé en France. Est-ce le bordel en Suisse ? Désolé mais c’est ma seule référence car les RIP sont inscrits dans leur Constitution depuis 150 ans et ils s’en servent « Est libre celui qui use de sa liberté ». La peine de mort a été abolie chez eux en 1942 et confirmée « NON à la peine de mort » en 1992 par référendum d’initiative populaire, les deux fois. Et puis il y a les votes blancs qui peuvent annuler un référendum. Et ce ne sont jamais des sujets farfelus qui lèvent 50 000 signatures.

      Un énorme avantage en faveur des RIP : l’exemple des « régimes spéciaux » d’EDF-GDF, SNCF, RATP, syndicats du Livre, journalistes, parlementaires et autres qui en bénéficient, la grande majorité des français sont contre. Or, ils font toujours partie du paysage parce qu’il suffit que 500 000 syndiqués CGT et autres manifestent dans la rue ou fassent grève pour que rien ne bouge. En revanche, par référendums d’initiatives populaires ils seront bien obligés d’accepter de sortir de ces régimes car l’opinion le demandera. Psychologiquement, si c’est NON aux privilèges de certaines corporations par la voix du peuple souverain, ça ne pousse pas trop à aller manifester ensuite (contre le résultat d’un RIP).


    • Jaimz (---.---.101.8) 27 novembre 2006 15:41

      Vous nous présentez une belle utopie... Les électeurs s’éloignent des politiques, et ça arrange bien les politiques. Donc pourquoi ces politiques iraient ils modifier le système si ils savent qu’ils vont y perdre le pouvoir ?

      Par exemple, demande de référendum sur la loi DADVSI, si les Français disent non, Universal ne voudra plus être sponsor de l’UMP.

      Autre exemple, transcription de la directive européenne sur les OGM (semis expérimental en plein champs), ça ne serait jamais passé en référendum vu que la majorité des français y sont opposés...

      Pour le coup je trouve que cette idée de démocratie participative c’est de la démagogie lol


    • T.B. T.B. 27 novembre 2006 15:53

      Jaimz. On ne te parle pas de démocratie participative à la Ségo (beurk) mais de démocratie directe par l’introduction, dans la Constitution Française, des RIP. Dommage que les français ne se soient pas encore prononcés sur les exemples que tu donnes, par RIP.

      Tu es sûr d’avoir tout bien lu ? !!!


    • le sudiste (---.---.58.2) 27 novembre 2006 16:30

      @ T.B plusieurs choses. L’organisation politique suisse est bien différente, ce n’est pas le fait du hazard. Les mentalités ne sont pas les mêmes. Aucun jugement de valeur là dedans simplement il faut comparer ce qui est comparable. Et prendre appui sur « là bas ils font ça » pourquoi pas nous, ça va vite : on va créer des coffe shop parce qu’en Hollande il y en a, on va rouvrir les maisons closes parce qu’en Espagne il y en a, on va supprimer les péages parce qu’en Suisse tu colles ta vignette à 25 Francs Suisses par an et c’est « gratuit », et puis finalement pourquoi pas un roi comme en Belgique, en Espagne, en Angleterre... On trouvera toujours un pays où il se passe ce que l’on voudrait voir se passer ici. La peine de mort un « sujet farfelu » qui ne lèvent que 50 000 signatures ? Possible, mais combien demain si à la sortie il y a un référendum ? Tes exemples suivants illustrent justement très bien ce bordel. Peu m’importe ici de savoir ou non, si ces privilèges sont bons ou pas. La démarche est d’aller contre un groupe, privilégié ou non. Alors on y va : contre la RATP, la Poste et contre ces feignasse de profs qui bossent 18h par semaine et contre les militaires qui peuvent prétendre à une retraite après 20 ans de services. Et pourquoi pas faire une loi indexant les salaires : « En France, dans une entreprise, entre le plus petit salaire et le plus gros, il est interdit d’aller au delà du triple, c’est la loi ». Et tiens, puisque la majorité décident, on continue, « Celui qui achète un 4x4 Mercedes doit verser 10 000 euros à l’abbée Pierre » ? C’est très con non ? Mais c’est ça la puissance du peuple. On s’en tape, on est les plus nombreux. Ce qui me navre, c’est qu’on remet sans arret en cause « le système ». Mais tu peux faire le système que tu veux cela restera un problème d’homme. La volonté d’expression populaire est un fantasme. Si les français avait voulu que Total nettoie les plages après l’Erika il suffisait simplement de ne plus aller chez Total. C’est aussi con que les 10 000 euros à l’abbée Pierre, mais ça au moins ça aurait été efficace. Qui l’a fait ? Ou est cette volonté du peuple de prendre son destin en main. Même sur des choses aussi simple il n’y a personne. Les paysans galèrent et nous on continue d’acheter les tomates à Carrefour. Des exemples comme ça t’en a plein. Nous sommes par notre comportement responsable de la situation actuelle. Je n’y crois pas un instant à l’initiative populaire. Elle est déjà à portée de main. Ton porte monnaie est de loin l’arme la plus efficace. Pour une fois que le pognon peut être un instrument de pression venant du bas, personne ne s’en sert. C’est très étrange.


    • Patrick (---.---.203.7) 27 novembre 2006 16:48

      Si j’ai bien compris votre propos, l’électeur moyen est trop bête ou bien trop mal informé pour faire des choix politiques. En somme pourquoi pas rétablir le suffrage censitaire comme au 19è siècle, réservé au bac+5 ou bien aux gens qui gagnent 100.000 euros par an ?

      Je pense exactement le contraire : les cityens savent bien ce qu’ils veulent, quel que soit leur niveau d’études, et nul ne le sait mieux qu’eux, vouloir faire le bonheur des gens contre leur gré c’est la définition de la dictature. L’exemple suisse montre que le référendum d’initiative populaire fonctionne bien en pratique, et le référendum sur le traité constitutionnel européen a donné lieu à un vrai débat à l’échelon national. Même s’il n’a pas eu le résultat attendu (ratification sans histoires) ce référendum a permis de faire le point sur les espoirs, les peurs, les désirs des Français par raport à l’Europe.

      Il est grand temps de mettre le Référendum d’Initiative Populaire en pratique chez nous ! pas un gadget participatif à la Ségolène Royal mais une véritable « votation » comme en Suisse.


    • T.B. T.B. 27 novembre 2006 16:57

      Le sudiste, je ne vois pas où j’ai écrit que la peine de mort était un sujet farfelu. Je dis même le contraire.

      Même si les suisses ne sont pas exactement comme les français ce ne sont pas non plus des extra-terrestres. Faut pas exagérer. La démocratie directe c’est comme n’importe quel objet. Comme une table. La plupart des gens s’y assoit autour pour accomplir des gestes universels. Tu as l’air de dire que les français, contrairement aux suisses, s’en serviront de porte-avions ou de boite-aux-lettres. Du n’importe quoi !

      Par ailleurs, ce qui bloque en France pour qu’on puisse, tous, disposer des RIP ce sont les leadeurs politiques et leurs adhérents de droite à gauche et les chefs des grands syndicats qui savent que leurs privilèges passeront à la trappe si les citoyens le veulent et les citoyens, dans leur grande majorité, le veulent. Il y a aussi les grands groupes - dont TOTAL - et les médias.

      As-tu déjà vu, en France, à la télèche, un vrai débat sur la démocratie directe et son mode d’emploi ? Si oui, fais moi signe ...


    • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 17:52

      Sur le référendum citoyen, vous avez raison ; Mr Mourguy est le plus intéressant. Et c’est déjà ça.

      Pour ma part, je crois que ce n’est qu’un élément de la rénovation démocratique nécessaire en France.


    • jlouis (---.---.206.161) 28 novembre 2006 03:11

      Avec le vote electronique et internet, le referendun pourrait devenir une chose plus facile.

      Bien sur, il y a les problemes de securite que ca pose, mais globalement cela devrait pouvoir fonctionner.

      Regarder par exemple le nombre d’initiative constructive sur le web, comme par exemple Wikipedia. Wikipedia marche parce que il y plus de personne constructive alimentant les article que de personne effectuant des actions destructives. Bien sur ce n’est pas parfait, mais les avantages seraient plus important que les incovenients. On y gagnerait.

      En quelques sorte, on pourrait evoluer vers une veritable democratie participative.


    • T.B. T.B. 28 novembre 2006 12:09

      ERRATUM MEA CULPUM

      La Suisse a effectivement aboli la peine de mort mais pas dans le cadre d’un RIP comme je l’affirmais plus haut. (Curieux que personne ne m’ait contredit !!!)

      http://209.85.135.104/search?q=cache:3ZW2Uq7eNFMJ:www.admin.ch/cp/f/3ea54368_1%40presse1.admin.ch.html+Peine+de+mort+Suisse&hl=fr&ct=clnk&cd=7


    • LE CHAT (---.---.75.49) 27 novembre 2006 11:12

      le referendum d’initiative populaire est avec le retour à un scrutin aux législative à la proportionnelle intégrale un des moyens de réconcilier le peuple avec ses élites , de faire revenir les vrais débats idéologiques et de faire revenir les français aux urnes .

      Que ce soit au niveau national sur des problèmes de société comme au niveau local sur des sujets locaux , il est impératif de tenir compte des aspirations du peuple sous peine de voir s’aggraver le divorce entre les citoyens et les élus et les voir se réfugier dans l’abstention ou l’extremisme .dans une vraie démocratie , c’est soit disant le peuple qui décide , il y a marre qu’une petite minorité d’enarques et de technocrates veulent nous imposer un modèle de société alors qu’il y a longtemps que l’on sent qu’il ne vivent pas sur la même planète que nous


      • Josew (---.---.25.142) 27 novembre 2006 15:51

        Vous êtes bien naïf, tout comme ceux qui ont voté pour votre commentaire, nombreux : En Suisse, le référendum d’initiative populaire existe depuis très longtemps, et cela n’empêche en rien l’équivalent du FN suisse (Blocher) de faire des scores encore plus importants que Le Pen en France...

        Blocher (UDC) est à 27% en Suisse où sont organisés les référendums d’initiative populaire selon les derniers sondages, contre « seulement » 17% pour Le Pen en France où il n’y en a pas (ou très peu)...

        Et savez-vous la thématique principale de Blocher, outre l’immigration, pour glaner des vois ?

        Eh bien je vous le donne en mille : l’un de ses thèmes de campagne favoris c’est la coupure entre les élites et le peuple, et le fait qu’on n’écoute pas suffisamment les Suisses... qui ont pourtant le référendum d’initative populaire pour s’exprimer sur tout sujet de leur choix !!!

        Etonnant non ?

        En fait pas du tout, car l’élection et la politique nationale ne représentent que 1% des décisions dans les faits, y compris en Suisse qui ne fait pas partie de l’Euopre, et 99% des décisions sont prises sous la pression des lobbies (Trilatérale) et dans les arrière-cours des ministères ou des hyper-organismes mondiaux comme l’OMC ou l’OMS pour n’en citer que quelques-uns...

        Mais bon, certains aiment à se bercer d’illusions, et croire que le réfénredum d’initiative populaire va révolutionner notre pays pour l’amener vers une démocratie apaisée et bienveillante... smiley smiley smiley


      • Internaute (---.---.21.30) 27 novembre 2006 19:09

        La problématique suisse n’est pas la même. En Suisse, les votations se font pour un tas de sujet, aussi bien de politique nationale que de réglementations civile. Nous n’en sommes pas encore là.

        Le succès des conservateurs en suisse n’est pas à mettre en parallèle avec le référendum d’initiative populaire car ce sont deux choses qui n’ont rien à voir. Le succès des conservateurs en Suisse vient simplement d’une prise de conscience par les Suisses de la dégradation rapide de leur pays. Il suffit d’aller de la gare de Genève jusqu’au lac (200 mts) pour s’en rendre comtpe. Il y a dix ans, c’était le paradis, les commerçants souriants, la non violence et le respect d’autrui. Aujourd’hui on traverse un quartier de putes thailandaise et africaines en ayant peur d’être dévalisé. Les suisses ont acceptés n’importe quoi et ils le payent cher. Quand j’étais jeune on trouvait au coin des immeubles une boîte ouverte avec des journaux et une assiette avec des pièces. Le soir venu, le commerçant ramassait les pièces. Les hommes allaient dans les pissotières en laissant sur le trottoir leur malette avec leur veston posé dessus. Il ne serait jamais venu à quelqu’un de prendre un journal sans laisser une pièce ou de partir avec la malette et le veston. C’était une autre façon de vivre, agréable et paisible. Les suisses lui ont préféré les droits de l’homme et commencent à compendre qu’ils se sont trompés de chemin. Tout ceci n’a rien à voir avec le référendum.

        En France nous avons le référendum d’initiative présidentielle qui devrait être utilisé pour les questions fondamentales telles que l’abandon de notre souveraineté au profit de Bruxelles, l’immigration ou l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

        Le Pen propose d’en faire un plus large usage, donnant ainsi au peuple plus de liberté et de responsabilité. On ne peut que l’en féliciter.


      • Internaute (---.---.21.30) 27 novembre 2006 19:24

        Le grand danger du référencum d’initiave populaire est que la dynamique qui permet de mettre en branle une pétition ne se trouve que dans des groupuscules bien organisés habitués à la manipulation des masses.

        Les gens normaux ne créent pas de comités pour receuillir un seuil de signatures. Ils râlent et ils souffent en silence.

        Les référendums seront en fait l’initiative de groupes minoritaires éliminés aux élections générales - communistes, ligues révolutionnaires, forum ni pute ni soumise etc... On tombera dans un gouvernement des minorités.

        Au lieu de cela, ils nous faut des dirigeants responsables qui aient, j’ose le dire, la conscience professionelle suffisante pour soumettre au peuple des référendums sur des questions d’intérêts national pour lesquels ils n’ont pas eux même une opinion qu’ils considèrent suffisamment bien fondée pour l’imposer au pays.

        Il est temps que le gouvernement se modernise. Internet doit permettre d’effectuer des référendums fréquents, rapides et économiques.

        Il faut aussi tranformer les mentalités. Le référendum doit être vu comme une consultation de l’opinion populaire qui ne soit pas une remise en cause de la présidence de la république. Le FN propose de faire plus souvent usage du référendum, ce qui laissera plus de liberté et de responsabilité au citoyen.


      • (---.---.97.149) 28 novembre 2006 08:09

        incroyable malhonneteté de la gauche caviar francaise et suisse. comparer Blocher à un parti nazi est tout simplement odieux , faux et malhônnete. C’est un anathème qui permet de clore le débat . Dire que la pluie mouille est balsphème racisme. ON est tombé bien bas avec la police des pensées. Aimer son pays est un crime . Le referendum est le dernier fusible , meme s’il marche pas tres bien .

        pour le parti en question . vraiment nazi a votre avis ? http://www.udc-vaud.ch/

        pour l’ASIN de Blocher . vraiment Hitler ? http://asin.ch/

        Tout est bon pour salir


      • LE CHAT (---.---.75.49) 28 novembre 2006 09:22

        les gauches caviar ne peuvent pas être pour le referendum d’initiative populaire ,elles ont un tel complexe de supiériorité qu’elles ont toujours la prétention de croire pouvoir penser à la place des autres et de faire de le bohneur des autres malgré eux .


      • Stravos (---.---.132.162) 27 novembre 2006 11:16

        Excellent article. Il est bon de rappeler la trahison de Chirac sur cette promesse : la question réferendaire a en effet été enterrée en toute discrétion par le Sénat ( il conviendra de s’en souvenir et d’enterrer aussi cet aéropage d’inutiles en temps voulu...). Pour ma part, il s’agit d’une question cruciale - le droit de dire son mot- qui déterminera mon vote en 2007. Pour l’heure, il n’y a que l’UDF de sérieux sur la question... Le p’tit Nicolas, trés courageusement, ne dit mot là-dessus ( pourtant il s’agit d’une pratique assez répandus aux niveaux des états américains, mais pas au niveau fédéral : Sarkho « l’américain », encore une couillonade pour franchouillard...).


        • T.B. T.B. 27 novembre 2006 13:38

          Stravos, désolé mais ce n’est pas vrai.

          Je ne veux pas jouer le troll, mais Bayrou est très timide sur les RIP. Il ne creuse pas le sujet. Le seul à le creuser c’est Alain Mourguy, les référendums d’initiatives populaires forment sa 3ème proposition sur 40 et, pratiquement, tout s’articule autour, très bien étayé. Avec lui, on peut être certain que ça n’est pas juste « un effet d’annonce ».

          http://www.elysee2007.org/programme-election-presidentielle-2007.php#6eme-republique


        • Stravos (---.---.132.162) 27 novembre 2006 14:03

          Il y a pourtant un article reconaissant le RIP dans le projet de constitution de la 6em République que présente l’UDF. Savoir si l’UDF respectera sa promesse ou aura les moyens politiques de la respecter est une autre histoire... Moi, j’incline à laisser sa chance à l’UDF. Qu’avons nous à y perdre ? Je ne connais pas d’autre candidat sérieux sur ce point ou qui aurait une chance sérieuse de l’emporter... Les petits candidats - s’il en ait qui proposent quelque chose sur ce thème - ne feront que quelques pourcents, alors autant voter pour celui qui a un minimum de chance d’être là au second tour... Bayrou m’est sympathique, mais ce n’est pas pour cette raison que je me déterminerai pour lui, c’est pour « son » projet de 6em République.

          PS : je n’aurais jamais imaginer me déterminer pour le parti qui a eu Giscard pour membre, mais comme je suis un enemi du sectarisme politique je me dis : pourquoi pas...


        • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 14:23

          le référendum d’initiative citoyenne a été presque proposé par tous les partis et tous les candidats depuis belle lurette. la réforme n’a jamais dépassé le niveau des promesses. Alors les questions importantes à traiter sur les nouvelles promesses actuelles de renovation démocratique sont celles-ci ;

          quand allez vous les faire vos réformes institutionnelles ? dès votre élection ? dans l’année qui suit votre élection ?, au cours du mandat ?

          Comment allez-vous procéder ? en utilisant le référendum d’initiative présidentiel (art 11) ?, par la convocation d’une constituante ? par des lois organiques seulement discutées par le parlement (assemblée nationale et sénat) ?

          c) dans le cas du choix d’un référendum présidentiel, allez vous ouvrir au préalable un grand débat public d’informations citoyennes , ou allez vous soumettre au référendum votre projet totalement ficelé pour lequel il n’y aura qu’a répondre OUI ou NON ?

          c’est la réponse à ces questions qui montrera vraiment la volonté politique des candidats de faire évoluer notre constitution et par d’instituer le référendum d’initiative citoyenne. (voir le blog ; http://changerlarepublique.over-blog.com/)


          • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 11:50

            la démocratie participative de madame Royal est antinomique du référendum citoyen.

            Démocratie participative selon Madame Royal : Faites moi des propositions, je verrai bien si je les intégrerais dans mon programme ou donc je le déciderais. Ceci est sensible dans ses délarations sur « sa campagne participative », avec deux phases, »une phase d’écoute donc jusqu’en janvier puis une phase de décision lors de laquelle « le responsable politique décide (...), explique les raisons des décisions qu’il va prendre ». »

            Le référendum citoyen ; c’est le débat public et citoyen suivi d’un vote. La démocratie c’est le vote.

            Maintenant il faut savoir que le référendum local ou régional est tout a fait possible dans les collectivités, quoique à la discrétion du pouvoir en place. Or, je vous fais remarquer que toutes les grandes villes ou presque, toutes les régions (20 sur 22) sont détenues par des socialistes, qui n’apprécient guère cette opportunité de faire participer les citoyens à leurs décisions sur les projets d’investissement par exemple.

            Arrêtez de tout mélanger.

            - Le référendum d’initiative citoyenne ou non c’est de la démocratie directe (les citoyens y PARTICIPENT par le vote et dans le débat préalable)

            - la démocratie participative de SEGO, c’est la demande d’avis. ( ce n’est pas mal, mais il n’y a rien de nouveau sous le soleil). Notre démocratie a d’ailleurs souffert de la pression d’avis trop bien organisés, lobbys, corportaismes, communautarismes en tout genre..... les pouvoirs en place sont même capables de créer la demande pour détourner le débat. Associations faire valoir, groupes de pressions affiliés aux partis en place, aux pouvoirs en place, choix des partenaires aptes à donner leur avis...

            Donc, OUI à la démocratie directe du Référendum, mais par l’inscription d’une règle dans la constitution qui imposera des modalités de réalisation de cette pratique démocratique. En effet, il n’est inutile de prévoir des facilités pour l’expression des avis lors du débat, sinon, un référendum peut se transformer en un rouleau compresseur de propagande du pouvoir.

            Quant au fait de changer le référendum en plébiscite sur le porteur de la proposition. Il suffit clairement de poser des questions aux citoyens en terme d’option. Voulez vous un scrutin proportionnel, ou un scrutin mixte ?, Voulez vous un mandat renouvelable une fois ou deux fois ? C’est le référendumm à options.


            • Moise (---.---.233.131) 27 novembre 2006 12:17

              Ah bon, pour vous, la démocratie c’est simplement le vote ? Pour moi c’est bien plus que çà ! c’est pouvoir dire ce qu’on a a dire sur un sujet qui n’est pas forcement abordé car dérangeant... et pas seulement dans une urne !


            • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 12:26

              Sans vote, il n’y a pas de démocratie.

              Sans vote, il n’y a pas de décision démocratique.

              Le référendum c’est le vote.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 novembre 2006 15:49

              Vous voyez une antinomie là où elle n’est pas : SR propose aussi la procédure du référendum citoyen dont les modalités restent à définir pour ne pas en faire un tremplin pour les démagogues (ex : expulsion immédiates des étrangers, rétablissement de la peine de mort, retour au franc et au protectionnisme suicidaires etc.., voire abolition des libertés publiques fondamentales) suite à tel ou tel évènement très émotionnel à court terme ...

              La question de la place et du recours possible dans cette procédure du recours au Conseil Constitutionnel (par qui ?) se pose aussi comme celle de l’éventuelle valeur constituante de ce référendum (on sait par exemple que l’abolition de la peine de mort n’est pas inscrite dans le constitution)

              Je suis pour ma part plus réticent qu’elle sur ce sujet : je vois plus le risque de détournement d’une telle procédure (interdite par la loi fondamentale allemande pour les raisons historiques que l’on sait), que par les observatoires de citoyens selon la nouvelle appellation et l’acception qu’elle en donne, qui, elle, se pratique sans problème à Berlin par exemple...


            • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 16:15

              Sur les modalités et l’encadrement de la procédure référendaire je suis d’accord bien sûr, voyez plus bas mes autres interventions.

              En revanche, il m’apparaît que Ségolène Royal veuille mettre « sa démocratie participative » dans tous les secteurs et autres aspects de sa politique. mais ça veut dire quoi ? Elle suit le consensus mou qui s’en dégagera, qui fait la synthèse de ce « consensus », n’a t’elle plus le droit d’avoir raison contre tous, peut^’on savoir ce qu’il va en sortir.

              Il suffit de mettre trois personnes autour d’une table pour dévaloriser complétemenet un projet. C’est le rôle des commisssions d’enterrement en général.

              Alors j’attends toujours que l’on me donne les modalités pratiques de la démocratie participative de ségolène.

              Pour les référendums , voici les modalités que je propose. http://changerlarepublique.over-blog.com/categorie-834422.html .

              faites en autant pour la démocratie participative.

              Cordialement.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 novembre 2006 16:21

              J’espère que vous participerez sans a priori aux débats qui seront organisés pendant la campagne du PS sur ces questions.

              Pour une fois que l’on ne vous offre pas un programme clé en main et que l’on vous demande d’en discuter ; profitez-en !

              Vous ne risquez rien à essayer...


            • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 17:26

              Les a-priori c’est vous qui les avez ! Vous confondez « participation à des débats » et « démocratie », parce que ce flou vous arrange ou plutôt la Ségolénomanie.

              moi, je parle d’expérience. je connais parfaitement les participations aux commisssions extra municipales, les participations aux comités de pilotage ( ex Comité de pilotage de bassins versants), participation aux enquêtes publiques diverses et variées, participation aux débats préalables (ex ligne TGV, aéroport de Notre dame des landes), participation à des commisssions sur les énergies,. je connais aussi le fait de faire partie de la minorité dans une assemblée d’élus, d’associations engagées...

              je connais aussi le je m’en foutisme des assemblées vis a vis des rapports de la Cour des comptes (rarement suivis d’effets..)

              Je me suis même inscrit au blog « désir d’avenir » parce que sensément, d’après les médias, il y avait des débats, ce qui est totalement faux. Et « last but not least » j’ai même été dans des partis politiques qui devait faire de la politique autrement.

              Vous croyez sérieusement que je vais encore aller discuter dans le vide dans une commission Ségolène. D’abord, Ségoléne est socialiste, elle doit donc mettre en priorité ses principes en actes dans son propre parti et par exmeple sa démocratie participative. Or le projet PS a déjà été adopté. Alors à quoi ça sert. Si j’étais militant PS, c’est ce que je demanderai à Ségoléne. Notre démocratie participative on l’a déjà eu, c’est notre projet PS2007.

              Non, pour ma part, j’attends des candidats des engagements clairs, explicites, qui exposent la façon et le délai de leurs réalisation. S’il n’y en a pas, eh bien je ne voterai pas.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 novembre 2006 18:46

              Je ne vous demande pas de participer au blog de Ségolène mais de venir discuter lors de réunions publiques organisées par le PS pour participer à l’élaboration des propositions dont nous venons de discuter.

              Je ne crois pas être plus ségolomaniaque que vous n’êtes vous-même ségolophobique, à preuve ma réticence vis-à-vis des référendums d’initiative populaire et surtout sur ces positions pour le moins évasive sur l’Europe

              Par contre votre haine de SR me paraît pour le moins fantasmatique : vous ne semblez même pas savoir qu’elle propose une démarche à propos des référendums dits populaires (et je me méfie plus qu’elle de cette appellation) qui ne me semble pas si éloignée de votre position.

              Mais vous êtes en droit de jouer au plaisir solitaire de dénigrer systématiquement et de crier dans le désert votre dégoût du fonctionnement de la démocratie réelle. Au fait si, au deuxième tour, on se trouve devant les trois cas de figure : Ségo/Sarko ou Ségo/Le Pen ou Sarko/Le Pen, Vous faites quoi ?

              J’ai, quant à moi, parfaitement de droit citoyen de soutenir une candidate dont je me sens (pour le moment) proche.


            • bernard29 candidat 007 27 novembre 2006 19:45

              Non, je ne joue pas à cela. Le PS a déjà fortement utilisé le vote utile mais cette fois ci c’est encore plus fort ; c’est le double vote utile. Vous devez voter PS parce que c’est une femme et parce qu’il ne faut pas que Sarko passe.

              Pour le moment je cherche un(e) vrai(e) réformateur(trice) des instititons et de la démocratie c’est tout.

              Vis a vis de Ségo, je n’ai aucune haine. je ne la crois pas et je n’aime pas ses méthodes politiques telle,en particulier, que sa pseudo « démocratie participative ».

              tenez voici la déclaration de B Koutchner ce matin ;

              « Revenant sur la démocratie participative prônée par la candidate socialiste à l’Elysée, Bernard Kouchner a souligné qu’ »après avoir écouté tout le monde, après avoir impliqué tout le monde dans chacune des décisions nécessaires, il faut prendre ses responsabilités« . »A la fin des fins, il faut décider« , a-t-il dit, dans une critique à peine voilée. ».

              c’est ma position. aussi. Il faudra bien qu’elle décide et qu’elle prenne ses responsabilités.


            • gem gem 27 novembre 2006 20:04

              La « démocratie participe » façon Ségo : dites moi ce que je vous pensez des JO, et une fois que j’aurais décider que la France serait candidate, j’organiserais un grand concours de dessin pour le choix de la mascotte.

              ...

              La démocratie : une association olympiste soutient la candidature de la France aux JO, monte un projet indiquant le budget, organise une pétition, recueille assez de soutients pour organiser un RIP. Peu d’opposition, le projet est adopté (en même temps que le rétablissement de la peine de mort, le droit de vote des français aux élections algériennes, et la validation de quelques lois votées par le parlement : les référendums sont groupés, pour limiter l’abstention et les frais d’organisation). L’association s’occupe du choix de la mascotte et de tout le reste, sous le contrôle de l’état qui finance la chose. Après le succès de l’opération, le président de l’association se présente à l’élection présidentiel.


            • Moise (---.---.233.131) 27 novembre 2006 12:09

              Personnellement, je n’ai jamais douté que chirac nous racontait des salades sur presque tout ce qu’il promettait... « Je vous étonnerais par ma démagogie » a t-il dit en répondant a une journaliste un jour.

              Moi j’ai une autre Question : « Avez vous deja vu des politiques se priver de leurs pouvoirs ? » Je suis jeune, je n’ai que 26 ans mais je suis certains que peronne ne pourra me repondre OUI ; Pour la simple et bonne raison qu’a chaque fois,en france en tout cas, c’est le peuple qui a pris le pouvoir quand il estimait que son élite ne faisait en rien ce qu’elle devait faire !C’est a dire, quand le peuple s’est relevé et a dis, « vous devez travaillerez a l’interet commun, et non dans votre interet personnel ».

              Je suis donc favorable en effet a ce genre de restitution mais j’ai des doutes quand a sa mise en oeuvre. J’ai cru entendre quand meme, que Mme Royal pratiquait cette « démocratie participative » en laissant les citoyens decider de 10% du budjet de sa criconscription...

              Quand a Mr Bayrou, je doute qu’il tienne la route en face de JMLP. Je l’ai regardé l’autre jour dans l’emission de chabot, et il cherchait sans arret ses mots... Non pas que je soutienne JMLP mais si il ne résiste pas a la réthorique de JMLP, comment peut-il prétendre un poste a vocations Internationnales ? Et si il cherchait tant ses mots, n’est-ce pas pour nous cacher sa vraie personnalité ?


              • (---.---.99.52) 27 novembre 2006 12:35

                La réalité est que, derrière des propagandes à peine différentes et certainement démagogiques, le trio Royal - Voynet - Buffet prépare ensemble la continuité du verrouillage politique du pays.

                Lire l’article de De ço qui calt ? de samedi :

                http://blog.360.yahoo.com/quicalt

                Buffet, Royal, Voynet, présidentielles de 2007 et verrouillage de la politique française

                Après l’élection de Ségolène Royal aux primaires du Parti Socialiste le 16 novembre et le discours de Marie-George Buffet du 20 novembre au Conseil National du Parti Communiste, il semble bien qu’un tournant s’opère avec le retour en force, au sein de la « gauche », de la continuité d’inspiration mitterrando-jospinienne. Ces derniers jours ont été particulièrement mouvementés pour les courants que l’on répertorie comme « antilibéraux », « altermondistes », « gauche de la gauche »... et qui se trouvent confrontés à un véritable fait accompli. Au delà de divergences de façade et rivalités, un véritable front de la « gauche plurielle » de 1997-2002, incarné par Ségolène Royal, Dominique Voynet et Marie-George Buffet, se profile avec en prime une possible « ouverture au centre ». Pour le « rassemblement antilibéral », c’est à prendre ou à laisser. Mais peut-être aussi, la dernière chance de procéder à une réflexion autocritique salutaire.

                (...)


                • (---.---.99.52) 27 novembre 2006 12:38

                  Lire aussi, sur Indymedia :

                  http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=73166

                  Buffet royal après les présidentielles de 2007 ?

                  Après l’élection de Ségolène Royal aux « primaires » du Parti Socialiste, c’est une autre ancienne ministre, la secrétaire nationale du Parti Communiste Marie-George Buffet, qui recherche l’investiture d’une certaine « gauche ». Elle appelle à « battre la droite », à « ne pas laisser les clés de la République à Nicolas Sarkozy » et, le moment venu, à « constituer un gouvernement ». Avec le Parti Socialiste, forcément. Dans une ligne similaire, une troisième ancienne ministre, la candidate des Verts Dominique Voynet, invite Nicolas Hulot à devenir un « partenaire » de son parti. C’est une véritable réédition du gouvernement Jospin de 1997-2002, que nous proposent ces trois ministres de l’époque. On peut même se demander si des ministres « centristes » de l’UDF ne figurent pas dans le même menu. L’ennui, c’est que cette « gauche plurielle », on l’a déjà vue à l’œuvre. Pour ne pas parler d’une éventuelle participation de l’UDF. Pire encore, des silences troublants caractérisent invariablement les déclarations pré-électorales des dirigeant(e)s de ce spectre politique de la « gauche hors PS ».

                  (...)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès