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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Législatives 2007 : voter a-t-il encore un sens ?

Législatives 2007 : voter a-t-il encore un sens ?

« Il faut donner au président de la République nouvellement élu une majorité à l’Assemblée nationale pour lui permettre d’appliquer son programme ». Tel est l’argument régulièrement entendu ces temps-ci, selon lequel le seul vote possible, logique, en un mot “normal”, serait un vote pour le candidat UMP, tout autre vote étant “suicidaire”, “contre les institutions” ou, pourquoi pas, dangereusement déviant. D’ailleurs, le candidat n’a-t-il pas lui-même annoncé : “Si je suis élu, je fais devant tous les Français la promesse solennelle d’appliquer mon programme”.

Logique, cette argumentation ? Certes, très logique. Mais pour être logique, en est-elle pour autant exacte et raisonnable ?

Etes-vous sûr(e) de savoir exactement ce que vous avez commandé ?

Entre nous, vous avez lu le projet présidentiel du candidat Sarkozy  ? Non, sérieusement, vous l’avez vraiment lu, ce document sobrement intitulé “Mon projet” ? Si tel est le cas, je vous l’affirme, vous êtes une espèce rare à protéger d’urgence.

Qu’en avez-vous retenu ? “Je veux permettre à chacun de travailler plus pour gagner plus” ? “Je veux qu’on soit fier d’être français” ? “Je veux redonner du pouvoir d’achat aux Français” ? “Je veux une France de propriétaires” ? Allons, soyons sérieux : ce ne sont pas là des projets, n’est-ce pas ? Tout au plus des slogans.

Vous y avez cru ? Si tel est le cas, et si c’est un vrai choix raisonné, il est respectable. Mais aujourd’hui, dans le secret de votre coeur, pensez-vous sérieusement que ce projet porte un vrai dessein pour cette France malade qui est la nôtre ? Imaginez-vous une seule seconde qu’il sera possible de s’affranchir des réalités ? Croyez-vous qu’il sera possible au président élu, même avec 18.983.138 de voix, de donner plus à ceux qui ont beaucoup, et de prendre plus à ceux qui ont peu ?

Et d’ailleurs, au-delà des slogans de campagne, comment s’y prendra-t-on pour décliner en pratique les différents éléments du projet du président Sarkozy ? Nous le savons tous : aucun programme présidentiel ne détaille les moyens et modalités concrets de mise en oeuvre des réformes proposées. Et c’est normal, ce n’est pas fait pour cela.

Dans ces conditions, n’y a-t-il pas de marges de manoeuvre, d’espace de débat public au sein duquel il serait possible d’infléchir positivement les décisions à venir dans un sens convenant mieux à cette majorité de Français qui n’a pas approfondi plus que cela les détails du plan de bataille présidentiel ? Cet espace existe : il s’appelle l’Assemblée nationale.

Un simple exemple

Il est singulier de constater, à travers les premières initiatives du gouvernement, combien se vérifie une fois encore ce qui vient d’être exposé. Ainsi en est-il, par exemple, de la mesure concernant la déduction des intérêts d’emprunt. C’est délibérément que j’ai choisi ce sujet, car il me semble l’un des moins douloureux du programme. Rappel des faits.

“Je veux que tous ceux qui achètent un appartement puissent défiscaliser les intérêts de l’emprunt contracté pour acheter ce bien (N. Sarkozy - Le Parisien 21/02/2007).

N’est-ce pas là un noble vouloir ? Sans attendre le premier tour des élections présidentielles, et à plus forte raison le second, il eût été loisible aux uns et autres voire, soyons fous, aux journalistes politiques de ce pays, de demander au candidat des précisions sur cette mesure. Au lieu de cela, rien qu’un grand silence.

Ce ne sont pourtant pas les questions qui eussent manqué : seulement un appartement, pas une maison ? Tous les intérêts, ou seulement une partie ? Même pour une résidence secondaire ? A partir de quand ? Depuis quand ?

Mais il n’en a rien été, et l’on n’a pu qu’assister, désolés et impuissants, à la valse hésitation du ministre du Budget, les yeux déjà rivés sur le tableau de bord de la dette, qui déclare tout d’abord que la mesure sera applicable aux acquisitions réalisées à compter du 6 mai 2007, avant de se raviser (”rien n’est tranché, on y travaille”) puis d’annoncer que la mesure sera finalement valable pour les acquisitions effectuées à partir du [ ? ]. S’il vous plaît, complétez vous-même le [  ? ] selon les dernières informations en votre possession, puisque cela change tous les jours.

Sobre conclusion du journal Le Parisien en date du 26 mai 2007 : “A deux semaines des législatives, il serait fâcheux de se mettre à dos les électeurs, ayant des crédits en cours, qui avaient pris à la lettre les déclarations du candidat Sarkozy”.

Ah ? Les électeurs sont-ils une espèce si fragile qu’il faille à ce point la protéger de tout ? Du chaud, du froid, du tiède ? De la mondialisation et du nationalisme ? D’une croissance insuffisante et d’une croissance trop forte ? Et pourquoi pas, tant qu’on y est, un programme qui tiendrait en une simple phrase : “Je veux vous protéger à chaque âge de tous les désordres de la vie et en plus, je vous promets la vie éternelle.” ?

Oui, c’est vraiment un problème, ces électeurs. Ils écoutent d’une oreille attentive le slogan qu’on leur assène en le tenant (ou en faisant mine de le tenir ?) pour une promesse ferme. Puis ils l’interprètent à leur manière, ce qui est inévitable tant la mesure annoncée est d’une vacuité béante. Ensuite, ils n’ont guère l’opportunité d’approfondir le sujet puisqu’on en est déjà au slogan suivant : “Travailler plus pour gagner plus”, par exemple.

Et puis, quand les choses viennent sur la table pour de vrai comme c’est maintenant le cas, tout le monde réalise que ça ne va pas : les auteurs du projet constatent que la promesse manquait de précision, les électeurs entendent les choses à leur manière, puis les journaux se réveillent enfin et renchérissent. Et tout part en feu d’artifice. Etonnant, non ? Quel beau pays que le nôtre !

Et encore ce sujet est-il indolore, puisqu’il s’agit de “rendre du pouvoir d’achat aux Français” et non de leur en ôter ! Qu’en sera-t-il des (nombreux) autres sujets, et spécialement des sujets beaucoup plus douloureux ?

Ce n’est pas parce qu’une mesure est inscrite dans le programme présidentiel qu’elle est totalement détaillée. Et c’est pourquoi les Français doivent être consultés sur les modalités de mise en oeuvre de chacune de ces mesures. Dans notre démocratie et jusqu’à ce que nous en changions, l’Assemblée nationale est le lieu naturel de cette consultation.

Dans l’intérêt de tous, y compris des électeurs qui ont voté pour l’UMP aux élections présidentielles, il faut à l’Assemblée des députés libres qui exprimeront librement leur point de vue. Je tiens le pari que ce point de vue rencontrera, dans beaucoup de cas, celui de cette majorité de Français inattentifs à qui l’on a fait prendre des slogans pour un programme.

Avez-vous un lieu de prédilection pour l’expression de la contradiction ?

Avez-vous, avons-nous à ce point confiance en l’UMP pour lui confier les yeux bandés les destinées de notre pays ? Somme-nous assez naïfs pour croire qu’une majorité UMP à l’Assemblée constitue une garantie ?

Mais quelle garantie ? La garantie que toutes les mesures du programme du candidat Sarkozy, y compris celles qui ne sont pas bonnes pour la France car elles brisent le pacte social, seront bien mises en oeuvre ? La garantie que tout ce qui est dans le programme, y compris ce qui se trouve dans les notes de bas de page qu’on n’a pas lues, y compris ce que l’on n’a pas compris ou pas voulu comprendre, sera développé ?

D’inconséquent, le citoyen français aurait-il décidé de virer au suicidaire envers son pays et envers lui-même ?

Rappelez-vous bien du Contrat première embauche (CPE). Souvenez-vous bien qu’une Assemblée nationale anesthésiée a voté comme un seul homme un texte dont le président de la République de l’époque, tout en le promulgant, invitait à ne pas s’en servir.

Souvenez-vous aussi des manifestations étudiantes, expression populaire et ultime du refus de cette mesure, qui ont produit des désordres durables. Et enfin, souvenez-vous de la volte-face généralisée qui a suivi, tant du côté du gouvernement que du côté de l’Assemblée nationale.

En quoi une majorité à l’Assemblée est-elle le gage d’une mise en oeuvre de mesures censément utiles et nécessaires ? Fait-on boire un âne qui n’a pas soif ?

L’expression démocratique ne saurait être confisquée dans un pays de démocratie dans lequel les citoyens ont perçu tout l’intérêt, toute la nécessité de cette expression, quand bien même cette expression se livre dans la rue.

Citoyens, où êtes-vous ?

Citoyens, êtes-vous à ce point en confiance pour ainsi sembler prêts à abandonner votre destin entre des mains incertaines ? Jugeriez-vous à ce point raisonnable de céder sans conditions vos droits et, surtout, vos devoirs de citoyen au motif que votre vote du 6 mai 2007 tiendrait lieu de passeport universel au président que vous avez élu ?

Voulez-vous vraiment, alors que la situation du monde qui nous entoure évolue d’heure en heure, voir concrétiser les propositions d’un programme qui a commencé d’être élaboré il y a cinq ans, et ce sans envisager qu’il puisse être nécessaire de le reconsidérer au fil du temps ? Croyez-vous seulement que cela soit raisonnablement possible ?
La “singularité française” fait de la rue un lieu presque récurrent d’expression dès lors qu’il s’agit d’exprimer des insatisfactions. Mais la rue n’obtient, au mieux, que des reculades sur des sujets qu’il serait pourtant parfois nécessaire de traiter sur le fond, et elle le sait.

Un certain Général, en son temps, considérant les Français comme “des veaux”, jugeait que ce pays était impossible à réformer. Dieu sait pourtant si, sous ses différents mandats, beaucoup de choses avaient pu évoluer, quoi qu’on puisse en penser sur le fond. Songeons simplement à la Constitution de 1958, imparfaite sans doute face aux enjeux des temps actuels, mais qui au moins pourrait nous être, faute de mieux, tellement utile ces temps-ci si l’on voulait bien simplement se préoccuper de l’appliquer.

Au lieu de cela, on en altère l’esprit en transmutant en directeurs de cabinets, à grand renfort d’initiatives spectaculaires, des ministres dont on se demande bien comment ils vont pouvoir désormais occuper leur temps et justifier les indemnités que la République leur consent. Une Assemblée d’une uniforme couleur bleu horizon, des ministres réduits au silence, une représentation nationale qui ne représente plus que quelque chose de très éloigné de la diversité citoyenne, est-ce là le visage de la nouvelle démocratie française ?

Tout à coup, un affreux doute me tenaille : sommes-nous encore bien sûrs d’être la patrie des droits de l’homme ? Ouf, me voilà rassuré, le texte intégral est publié sur le site web du Conseil constitutionnel. Et là, au moins, on est sûr d’avoir affaire à une maison sérieuse, puisque tous les anciens présidents de la République en sont membres de droit.

“Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous [extrait du préambule de la déclaration de 1789].”

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.”

Aïe, je me demande si nous avons encore une Constitution.

Si vous pensez vraiment que ces droits pourront être garantis par une Assemblée bleue, fut-elle mâtinée de rose, alors votez pour un candidat de droite ou un candidat de gauche. Si vous pensez à l’inverse que le quasi-plébiscite présidentiel ne saurait constituer, dans une démocratie digne de ce nom, un vaccin à l’expression par la rue de refus qui ne peuvent être exrimés nulle part ailleurs, alors réfléchissez.

Il ne s’agit pas de porter à l’Assemblée nationale un contre-pouvoir qui stériliserait toute initiative gouvernementale et nous conduirait à l’immobilisme. Il ne s’agit d’ailleurs pas même de constituer un contre-pouvoir en tant que tel. Il s’agit juste de constituer une force d’équilibre au sein d’une démocratie déjà passablement souffrante. Il s’agit de faire en sorte que l’expression des insatisfactions et des refus s’inscrive dans une logique démocratique, à l’Assemblée plutôt que dans la rue. Car c’est l’Assemblée qui peut offrir des issues favorables, et non la rue.

Réalité des risques et opportunités

Mon propos n’est pas ici d’agiter le spectre d’une guerre civile. L’expression de la rue peut parfois être nécessaire. Elle peut parfois demeurer la seule alternative, et ce ne sont pas ceux qui ont démonté la Bastille, puis commis cette admirable déclaration à laquelle je faisais allusion, qui diront l’inverse.

Mais combien de signaux ignorés, combien d’alertes négligées pour qu’un peuple affamé de pain, d’égalité et de justice se résolve, la mort dans l’âme, à abattre son souverain ? Combien de générations tenues en servitude pour en arriver là ?

Sur l’agenda de Louis XVI le 14 juillet 1789 : “Rien”.

Citoyens, réveillez-vous ! Songez que la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Les 10 et 17 juin 2007, votez !


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84 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 6 juin 2007 10:59

    La meilleure façon de relancer la confiance des français reste quand même les périodes de cohabitation.

    La base de la croissance de 1988-89-90-91 est venu de la confiance avec le nouveau gouvernement de droite en 1986 et un président de gauche.

    La base de la croissance des années 97-98-99-2000-01- est venu de la confiance avec un gouvernement de gauche et un président de droite.

    Quand les français ont le sentiment d’être représentaient avec chacun un véritable contre-pouvoir,alors les bases de la confiance sont restaurée.

    Mitterand et Chirac ont su s’opposer à des mesures qu’ils jugeaient non équitables pour tous les français.

    J’ai voté SARKOZY car entre Sègolène ROYAL et SARKOZY il n’y avait pas photo.

    J’irai voter socialiste pour avoir un gouvernement de cohabitation afin d’avoir une confiance retrouvée et d’empêcher une idéologie à sens unique,qui constitue toujours un danger d’amener un pays dans une voie sans issus.

    Il est vraiment dommage que la gauche n’a pas fait sa révolution intellectuelle dans le domaine de la sécurité et de l’insécurité


    • Isabelle 9 juin 2007 22:39

      L’insécurité est un sentiment que les médias nous ont imposé, pourquoi faire du vent avec du vent. Un problème créé de vent et de creux pour propulser celui qui l’a créé. Maintenant que le Sarko qui se devait d’être sobre quand il lui aurait fallu le faire est au pouvoir, il peut nous lacher la grappe avec son idéologie sécuritaire.

      Vidéo Sarko Gris comme un rat : (Vodka - Sarko = 1-0) http://www.youtube.com/watch?v=AfO7-PeRne0&NR=1 http://www.youtube.com/watch?v=YimXbKpmfSM&NR=1


    • impertinent3 impertinent 10 juin 2007 07:20

      Peut-on vraiment donner tous les pouvoirs à un homme qui ne sait pas contrôler sa consommation d’alcool ? Voila une séquence que les télévisons françaises (aux ordres) ne montreront certainement pas.

      Par contre, la télévision belge échappe à toute censure ou autocensure et c’est ainsi que l’on peut voir aux informations :http://www.youtube.com/watch?v...

      On savait que N. Sarkozy avait pas mal de défauts, mais se présenter bourré devant la presse, ça c’est le bouquet. Au début, il s’excuse d’être en retard, cela veut dire qu’il devait être dans un état encore plus lamentable.

      Quel image de la France donne-t-il ? Celle d’un peuple d’ivrogne ? J’ai honte pour la France.


    • prgrokrouk 10 juin 2007 12:24

      @impertinent : qu’est-ce que ça représente de proposer un lien mort comme toi ? un manque de respect envers tous les débatteurs.


    • jakback jakback 6 juin 2007 11:01

      Ce que vous dénoncer est une redite de 1981, ou cette fois la vague était rose, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu que la démocratie vacillait sur ses bases. Restons cohérent donnons au Président les moyens de gouverner, puis jugeons a posteriori, pas a priori comme vous le faite


      • toto1701 6 juin 2007 12:20

        @jakbak juste pour dire qu en 1981 le conseil constitutionel et le senat n’etaient pas roses...


      • jakback jakback 6 juin 2007 17:00

        @ Parkaway .

        votre courroux me foudroie, pour votre gouverne je trouve Sarko démagogue, dangereux comme vous.

        A la différence que les socialistes le sont bien d’avantage.

        Quand au crétin, il vous oblige a perdre tant soit peu votre sang froid, c’est déjà pas si mal


      • Sumer sumergocogito 8 juin 2007 11:39

        Bonjour et merci de votre contribution.

        Je n’avais pas pour intention de porter quelque jugement que ce soit, et je suis désolé si c’est le sentiment que donne mon article.

        Donner au Président les moyens de gouverner, selon l’idée que je me fais en tout cas de l’exercice démocratique, c’est à la fois lui donner les moyens de faire [ce qui est bon] et de ne pas faire [ce qui ne l’est pas].

        Ce qui menace le pacte social est mauvais, et il y a, à mon sens, dans le programme de N. SARKOZY, des propositions qui, effectivement, le menacent.

        Cordialement. Sumergocogito


      • vivelecentre 6 juin 2007 11:54

        L’equation est on ne peut plus simple !

        soit vous voulez donner au gouvernement les moyens de travailler et de faire enfin les reformes qui n’ont pas été faites depuis 30 ans ( retraite, reforme de l’etat, encouragement au travail, relance economique) :

        - donc vote ump pour une la plus large possible et une legimité forte du pouvoir face aux blocages de la société française(syndicat, secteur publique)

        soit vous considerez que le projet porté par le gouvernement n’est pas bon pour la france et vous votez pour avoir une large opposition voir une cohabitation :

        - donc seul vote utile le parti socialiste

        Bayrou qui, sur l’hypothese d’un deuxieme tour Bayrou Sarko, a incarné « le vote utile » pour empecher l’election de Sarkozy ce qui lui a permis d’arriver autour de 18%, devra bien convenir que le seul vote utile pour les legislatives, c’est le ps dès le premier tour !!


        • vivelecentre 6 juin 2007 19:05

          donne un peu des arguments au lieu d’injurier betement les gens

          Petit leçon de calul : 2007-2002= 5

          5 ans d’ump !


        • JPL 10 juin 2007 06:42

          @ vivelecentre

          Vous écrivez :
          soit vous voulez donner au gouvernement les moyens de travailler et de faire enfin les reformes qui n’ont pas été faites depuis 30 ans ( retraite, reforme de l’etat, encouragement au travail, relance economique)

          Ah bon ???
          Pourtant la droite a eu les pleins pouvoirs depuis 5 ans (et M Fillon se vante d’ailleurs d’avoir réglé la question des retraites jusqu’en 2020... ben voyons !) et elle les a eu de 95 à 97 et, assez largement, de 93 à 95, soit au total les deux tiers des quinze dernières années en gros.
          Durant cette période M Sarkozy a été ministre en gros la moitié du temps et, pour les 5 dernières années, était numéro 2 du gouvernement et président de l’UMP, le parti qui soutenait le gouvernement avec une confortable majorité à l’assemblée.

          Et ils n’ont pas eu la force ou le pouvoir de faire enfin les reformes qui n’ont pas été faites depuis 30 ans ??? (même pour celles qu’ils disent avoir faites) Incroyable !!!!

          Et là ils vont le faire ???
          Le monde n’est-il pas bien fait ?


        • LE CHAT LE CHAT 6 juin 2007 12:25

          voter pour vos idées , ça sert aussi à financer les partis politiques qui les défendent , pensez y ! l’UMP ne manquera jamais de pognon , mais pour les petits partis , c’est important !


          • vivelecentre 6 juin 2007 13:03

            voter pour les idées d’accord mais pas avec des arguments demaguo comme , il faut une force d’opposition, des contres pouvoirs quand ceci existent déjà !

            Faire peur aux français n’a servi à rien pour les presidentielles et pourtant, c’est la même tactique pour les legislatives....

            Par contre , si il y a des idées nouvelles autre que la perpetuelle opposition pour exister....


            • Sumer sumergocogito 8 juin 2007 11:46

              Bonjour et merci.

              Je viens préciser un point ou deux.

              S’il existait effectivement des « contre pouvoirs » au sens où je les comprends et au sens où notre régime politique les entend, je n’aurais pas écrit cet article.

              Il ne s’agit pas de créer une force d’opposition. Opposition à quoi ? Les problèmes du chômage, du réchauffement climatique, de la dette sont-ils de droite ou de gauche ? Avant tout, ce sont des problèmes citoyens.

              C’est pourquoi les citoyens doivent-ils être représentés, dans toute leur diversité.

              Il n’y a pas lieu d’avoir peur ou de faire peur : il s’agit simplement d’avoir des institutions équilibrées et représentatives du peuple français.

              Bonne journée. Sumergocogito


            • JPL 10 juin 2007 06:44

              @ vivelecentre

              On pourrait aussi dire « on doit changer une équipe qui n’a pas fait ses preuves » (de 2002 à 2007)


            • Ronfladonf Ronfladonf 6 juin 2007 13:15

              UMP/PS il n’y a aucun vote utile dans ces 2 partis.

              En réalité il s’agit d’un seul et même parti dans le sens ou ils poursuivent tous les 2 un seul et même but : le pouvoir et l’argent.

              En revanche, je constate que M. Sarkozy est très fort pour apaiser les électeurs car même s’il ne compte pas tenir ses promesses il sait faire des effets d’annonce pour faire croire qu’il va les tenir quand même.

              Le fait que les législatives soient si rapprochées des présidentielles n’est pas un hasard... c’est uniquement pour donner au président fraichement élu tous les arguments qui vont lui donner une majorité.

              lors de la campagne présidentielle, on critiquait Bayrou en disant « Mais avec qui ce brave agriculteur va bien pouvoir gouverner ? Il n’aura jamais une majorité à l’assemblée »... Cet argument venait aussi bien des militants PS que UMP

              Aujourd’hui au PS on voudrait nous faire croire que le gouvernement actuel n’a pas besoin de majorité mais d’une opposition forte ? Ou alors le PS veut tout simplement bloquer les rouages de la République et montrer du doigt l’UMP en disant que c’est de sa faute comme d’habitude ?

              La première chose que le PS doit faire avant de vouloir se remettre à exercer un quelconque pouvoir c’est de remettre de l’ordre dans ses idées. Ils n’ont aucune cohérence ni dans leurs idées ni dans leurs actes... Comment voulez-vous dans ces conditions qu’on les croient ? Sur ce point l’UMP a un avantage indéniable sur le PS

              L’avantage qu’avait Bayrou sur les autres c’est qu’il ne demandait surtout pas de majorité à l’Assemblée pour gouverner. Il préférait largement avoir une multitude de contre-pouvoir solides et crédibles... Mais c’est trop tard ! Personne ne l’a cru à ce moment là. Pourquoi on croirait le PS aujourd’hui sur la nécessité d’un contre-pouvoir ? Ils disaient exactement le contraire il y a 1 mois !

              L’électeur de base va tout simplement se référer à la logique et voter pour le plus cohérent. l’UMP a toujours demandé une majorité et jusque là n’a pas dérogé de son programme-slogans d’un pouce contrairement au PS qui, dans le même meeting peut dire tout et son contraire sans honte...

              A la gauche, il vous reste la semaine pour retrouver de la cohérence et de la logique et à ce moment là seulement ceux qui ont le coeur à gauche pourront voter à nouveau selon leurs idées...


              • LE CHAT LE CHAT 6 juin 2007 15:43

                @parkway ,

                je suis comme toi , attéré de savoir que l’« opposition »sera composée essentiellement de fonctionnaires de la politique d’un parti en coma dépassé . Allez , ce soir je vais au meeting de mon candidat du modem , croisons les doigts en espérant obtenir une triangulaire .....


              • vivelecentre 6 juin 2007 19:15

                rondoflant

                bien sur votre candidat et ceux qui l’entourent ne sont pas intéressés par le pouvoir et l’argent..

                Quand à l’argent, votre soit disant paysan a cumulé pendant des décennies des indemnités d’élus , en sécurité avec son statut de l’éducation nationale, avec un statut d’agriculteur pour échapper à l’isf et ayant la sale habitude de faire des petites dépenses personnelles avec les finances publiques allouées à son parti

                Un modèle de désinterressement, c’est sur

                d’ailleurs les plus de 500 candidat dont 1%(sic !!!) ont une probabilité d’êtres élus ne sont pas là pour installer une pompe a finance publique.....

                Bien sur que non puisque c’est un saint homme

                Quand le fanatisme conduit à l’aveuglement....

                allez y defoulez vous, mais il y a quand même certaines verité a retablir ! Surtout venant d’eternels donneurs de leçons qui ne mettent jamais les mains dans le cambouis !


              • gidolle gidolle 7 juin 2007 15:09

                Mon vote n’ira ni à droite, ni à gauche. En fait il n’y a pas de choix. Le vrai choix réside à refaire 1789 : le peuple doit reprendre le pouvoir. http://etienne.chouard.free.fr/Europe/


              • Netcitoyen 6 juin 2007 15:20

                L’Assemblée Nationale n’assume pas le rôle de contrôle de l’exécutif qu’il devrait jouer, ce n’est qu’une chambre d’enregistrement des lois européennes et projets de loi de l’exécutif. C’est d’ailleurs pourquoi les élus ne s’y rendent jamais (le mercredi pour « passer à la télé » et cumulent leur fonction de député avec un mandat local. Pour un vrai contre-pouvoir, utilisons le Net en ce qu’il permet de faire vivre une assembléeNetionale ! www.assembleenetionale.com


                • gidolle gidolle 7 juin 2007 14:19

                  Cet article me paraît fort intéressant. Je vais commencer par réagir à ce premier commentaire que je partage totalement. L’auteur a parlé de la presse qui passe sous silence des questions essentielles sur le programme de tel ou tel candidat. Moi ce que j’ai constaté et qui m’allarme terriblement, c’est le fait qu’on ai totalement occulté l’omniprésence des directives européennes dans les affaires de notre pays. C’est seulement au lendemain du 6 ami que la Commission Européenne s’est rappelée au souvenir des électeurs français pour réclamer son dû, l’application de la libéralisation de LIVRET A.


                • Superbleubite 6 juin 2007 16:55

                  Un article interessant et argumenté, mais qui a mon avis peche sur le fond. Passons sur le prétendu décalage entre projet présidentiel et réalité, pour nous rappeler « l’ordre juste » et autres vagues généralités mises en avant par le PS. Oublions le recours systématique aux droits de l’homme, à la constitution, et a l’« expression de la rue », qui nous font tous nous prendre pour Jean Moulin à peu de frais. En fait, je n’aurais qu’une question : si Segolene Royal l’avait emporté le 6 mai dernier, l’auteur aurait-il voté UMP aux legislatives, pour maintenir un équilibre selon lui nécessaire à la démocratie ? Le lecteur se doutant de la réponse, l’article apparait alors pour ce qu’il est, c’est à dire un enieme relent du TSS. PS : un certain Parkway pretend qu’il y aurait en France 53% de crétins aveugles. Vous apprecierez comme moi la haute portée politique de son discours et la puissance de ses arguments. J’imagine que quelqu’un qui degaine aussi facilement l’insulte pense ainsi convaincre quelqu’un...


                  • gidolle gidolle 7 juin 2007 15:01

                    Ok Pakway n’a pas développé d’arguments tranchants, mais toi-même, tu développes un discours avec un parti-pris certain. Les arguments pour une vraie démocratie c’est sur http://etienne.chouard.free.fr/Europe/


                  • Sumer sumergocogito 8 juin 2007 11:55

                    Ma réponse à votre question est « non ».

                    Une chose est de désirer une représentation équilibrée de toutes les sensibilités citoyennes du pays, y compris celles qui ne sont pas les vôtres (et c’est mon cas), autre chose est de choisir celle qui vous semble porter au mieux vos valeurs.

                    Je suis désolé, mais les Droits de l’Homme ne peuvent pas être « oubliés ». Ils demeurent à mon sens le fondements de ce qui nous reste de démocratie. Autant dire peu de choses.

                    Et cette position n’est pas une position de droite ou de gauche, c’est celle d’un simple citoyen sans prétention.


                  • Gilles Gilles 10 juin 2007 09:35

                    Les droits de l’homme, c’est un peu dépassé comme notion, non ? l’électeur s’en contrefiche car il y a plus important : le pognon et la sécurité ! Après les conneries comme les libertés civiles (kezako ?), l’environnement, les droits de l’homme.... heu, après si on a le temps d’y penser après avoir réglé ces problèmes plus urgents

                    Ne stigmatise pas leur partisan de droits de l’hommiste ? N’est ce pas déjà accepté par une majorité de la population ?

                    Ne fait-on pas pire aux USA et GB, les patries au coeur des droits de l’homme ? Tout ce qui né là bas, traverse ensuite la mer et on voit déjà les premières vagues.


                  • Reinette Reinette 6 juin 2007 17:41

                    « Revendiquer le droit des citoyens à désobéir à des lois injustes et le devoir de désobéir à des lois dangereuses, c’est la véritable essence de la démocratie, qui accepte que le gouvernement et ses lois ne sont pas sacrés mais qu’ils ne sont que des instruments, au service de certaines fins : la vie, la liberté, le bonheur. »

                    Howard Zinn, Désobéissance et démocratie, 1968


                    • Reinette Reinette 6 juin 2007 17:53

                      Les discours de Nicolas Sarkozy, c’est un peu comme à la Foir’fouille. On trouve de tout. Un patchwork contradictoire destiné à séduire le plus large public possible.

                      Ainsi, quand Sarkozy dénonce les réseaux françafricains, il tempère aussitôt : « Aucun pays du nord ne porte autant d’attention à l’Afrique que la France. Aucune nation n’a autant à coeur la stabilité, le développement, la réussite des pays du continent africain. » [1]

                      Cherchez l’erreur... Et le pillage des matières premières, l’affaire Elf, la Cogema au Niger, Bouygues au Mali, Bolloré partout ? « Il faut cesser de répéter que la France est présente en Afrique pour piller ses ressources car, à tout bien peser, c’est vrai, nous n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique [...] La France est en Afrique avec des ambitions plus amicales. » [2]

                      Et Nicolas Sarkozy de s’ériger en ardent défenseur des multinationales françaises : « Bouygues, Air France, Bolloré, n’ont pas besoin de la diplomatie française pour exister et se développer en Afrique. S’ils y sont dynamiques, c’est grâce à l’ancienneté de leur implantation, ils ont cru à l’Afrique avant beaucoup d’autres. C’est au talent de leur management et de leurs collaborateurs qu’ils le doivent et à eux seuls. » [3]

                      Cocorico !

                      Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie, offrait plus d’UN MILLIARD d’EUROS de subventions aux entreprises françaises installées en Algérie, record historique.

                      Raison de plus pour Martin Bouygues de mettre à la disposition de son ami Sarkozy, le temps de la campagne présidentielle, son conseiller Afrique Michel Lunven. Cet ancien ambassadeur de France au Gabon était le conseiller de Jacques Foccart, principal architecte de la Françafrique.

                      AU FAIT, Nicolas Sarkozy entretient-il des relations avec des dictateurs africains ?

                      OUI. Il rencontre régulièrement Omar Bongo, dirigeant du Gabon depuis 1967. Omar Bongo, qui est à la démocratie ce que l’arsenic est à l’apéritif, déclarait récemment : « Avec Nicolas Sarkozy, il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est président, je lui dirai : “Ce n’est pas sérieux Nicolas’’. [...] Je crois que le fondement même de la Françafrique restera, quitte à l’améliorer. » [4]

                      Si c’est lui qui le dit...

                      Nicolas Sarkozy est par ailleurs ami de Denis Sassou N’Guesso, parvenu à la tête du Congo par un coup d’État.

                      Il soutient également la monarchie marocaine de Mohammed VI et le pouvoir militaire de Bouteflika.

                      Pour s’introduire auprès des oligarchies africaines, le candidat gaulliste s’est entouré d’un directeur de campagne de premier choix : l’ancien bras droit de Charles Pasqua, Claude Guéant, spécialiste des questions africaines.

                      RESUMONS : Nicolas Sarkozy est ami d’Omar Bongo, apôtre des multinationales françaises, conseillé par un ancien du « réseau Pasqua ». Mais il se déclare « contre la Françafrique ».

                      Ah, les élections et leur festival de promesses !

                      De quoi méditer sur ce proverbe africain pour les semaines à venir :

                      « Ne te laisse pas lécher par qui peut t’avaler. »

                      [1] Bénin, 19/05/2006.

                      [2] Jeune Afrique, 05/11/2006.

                      [3] Africatime, 20/05/2006.

                      [4] NouvelObs, 18/02/2007


                    • Superbleubite 6 juin 2007 19:20

                      Votre citation m’amene à me poser plusieurs questions... Qui peut dire qu’une loi est juste ou injuste ? Vous ? Moi ? De quel droit, sous quel angle, avec quel recul ? Et qu’est-ce qui peut s’approcher plus d’une véritable démocratie qu’une assemblée législative démocratiquement élue ?


                    • Le Chacal Le Chacal 7 juin 2007 10:05

                      On parle de 400 députés UMP, tout de même. Après un rapide calcul, ça fait presque 70% des sièges raflés par le parti de notre cher président. Il n’a pourtant été élu qu’à 53%. Si on prend les chiffres du premier tour où se trouvaient la plupart des partis présents aux législative, il n’est même arrivé en tête qu’avec 30% des voix. l’Assemblée est élue démocratiquement, certes, mais par un tour de passe-passe mathématique, elle perd sa représentativité du peuple. Comment 53% d’électeurs peuvent obtenir 70% des sièges ? Il y a un déséquilibre qui à mon avis fausse le débat...


                    • Sumer sumergocogito 8 juin 2007 12:01

                      L’Assemblée sera « démocratiquement » élue ?

                      « Démocratiquement » signifie, de nos jours, que la représentation sera effectivement élue en conformité avec la loi électorale qui prévaut actuellement.

                      Si « démocratique » veut dire « en conformité avec la loi », alors cette Assemblée sera démocratique.

                      Si « démocratique » veut dire « apte à représenter la réalité de la diversité citoyenne », alors je ne crois pas qu’elle puisse être considérée comme démocratique.

                      La loi électorale actuelle ne convient plus : elle consacre un bipartisme qui ne signifie plus rien dans la réalité.


                    • JPL 10 juin 2007 06:51

                      @ Superbleubite qui écrit :
                      Votre citation m’amene à me poser plusieurs questions... Qui peut dire qu’une loi est juste ou injuste ? Vous ? Moi ? De quel droit, sous quel angle, avec quel recul ? Et qu’est-ce qui peut s’approcher plus d’une véritable démocratie qu’une assemblée législative démocratiquement élue ?

                      Pour mémoire toutes les lois votées pendant le régime de Vichy, y compris les lois racistes anti-juives etc., étaient techniquement légales.
                      Il s’est pourtant trouvé des citoyens (dont dans ma famille et je suis heureux qu’il y ait eu de tels patriotes) pour s’élever contre ce gouvernement et ces lois, des citoyens qui ont considéré qu’ils avaient non seulement le droit mais le devoir de le faire.


                    • Gilles Gilles 10 juin 2007 09:47

                      C’est une affaire de conscience personnelle.

                      Ex : Si la loi vous ordonne de dénoncer votre voisin qui héberge un mec sans papier, le ferez vous ?

                      A vous de voir....


                    • baobab 6 juin 2007 18:48

                      tous les lecteurs de cet article sont des gens intéressés par la politique et je ne suis pas sur qu’ils connaissent le programme de leur champion(ne).

                      Quand a l’électeur lambda quand vous lui poser une question précise sur tel ou tel sujet il vous répond invariablement qui n’a pas le temps de s’intéresser a ca (au programme).

                      Donc les gens n’ont que ce qu’ils méritent, des slogans publicitaires et de la com politique prémaché et a ce jeu la sarkozy est le plus fort.


                      • JPL 10 juin 2007 06:52

                        @ baobad

                        Vous n’avez hélas que trop raison...


                      • vivelecentre 7 juin 2007 06:27

                        «  »"AU FAIT, Nicolas Sarkozy entretient-il des relations avec des dictateurs africains ?

                        OUI. Il rencontre régulièrement Omar Bongo, dirigeant du Gabon depuis 1967«  »"

                        « régulièrement » reste à prouver mais n’oublier pas de préciser aussi qu’Omar bango a reçu discrètement avant le premier tour votre idole......

                        cela finit par coûter cher une campagne


                        • esca2008 7 juin 2007 08:59

                          Il est tout a fait normal et pourtant paradoxal que notre constitution ne soit régulièrement appliqué qu’en cohabitation. En cohabitation, chacun des pouvoirs se méfient de l’autre et va utiliser tous les pouvoirs qu’il a pour assumer pleinement son pouvoir et empiéter sur celui de l’autre, la réciproque sera vraie, un équilibre apparaît alors. C’est l’une des bases de la théorie de Montesquieu à mon sens, les pouvoirs doivent se méfier l’un de l’autre. Quand ils sont tous réunis, en France on aboutit au présidentialisme, régime où le président décide de tout, dit à un ministre qu’il a tort, propose des lois, juge des personnes... De gaulle appuyait son pouvoir sur son aura de départ, l’éléction au suffrage universel et l’utilisation du référendum comme plébiscite. La dérive était certaine seulement de Gaulle a joué le jeu jusqu’au bout en démissionnant suite au résultat défavorable d’un référendum. Dans la situation actuelle, il est aussi bon de rappeller que quand la gauche gagne la droite à le sénat, quand elle perd la droite à tout. Il faut savoir quen matière de budget et de réformes constitutionnelles, l’avis du sénat est obligatoire (raison pour laquelle ce dernier ne sera jamais réformé par la loi)

                          Si on regarde ces faits à la lumière des éléctions approchantes, il est légitime de penser qu’une opposition est nécessaire au fonctionnement même de notre constitution et au sens plus large à la démocratie. Opposition ne voulant pas dire cohabitation. A titre d’exemple si vous avez 15 PS, 15 modem, 15 PC, 15 Fn, ils seront 60, aucun ne pourra créer un groupe or le groupe à l’assemblée nationale est le seul moyen d’avancer des propositions. Voulons nous d’institutions où une seule voie est au chapitre, j’éspère sincerement que non. La réponseen partie ce dimanche.


                          • gidolle gidolle 7 juin 2007 14:57

                            Que voilà un commentaire constructif. La référence à MONTESQUIEU est excellente car elle permet de dire que déjà en 1749, un esprit sensé posait comme base de la démocratie le partage et le contrôle des pouvoirs. Très justement l’auteur de ce commentaire fait apparaitre que la conquête du pouvoir conduit à l’abus de pouvoir. J’avais soumis le 29 mai un article sur agoravox « Le changement sera institutionnel ou ne sera pas ». L’article que nous discutons présentement ramène à celui que j’ai fait par bien des points.

                            En effet à quoi bon aller voter si ce n’est pas pour assurer un partage et un contrôle des pouvoirs ? La question que j’essayais d’amener avec mon article allait dans le sens de cette démocratie en indiquant que l’issue ne pouvait désormais venir des urnes, puisque les dés sont pipés, mais qu’elle viendrait d’une réforme de nos institutions.

                            La question nous a d’ailleurs été posée en 2005 par la Commission Européenne, et le vote des français a été sans appel. Maintenant, on voudrait nous faire avaler le TCE de force : je le dit tout haut, et bon nombre de députés européens avec moi NONCNON http://www.noncnon.fr/

                            Quite à faire de nouvelles institutions, que ce soit le peuple qui décide de ce qu’il y met. http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

                            Alors réveillez-vous Citoyens oui, mais agissez pour faire respecter vos droits. Nous n’avons pas d’autre choix, revoilà 1789 et les droits de l’homme et du citoyens (n’en déplaise à certains).


                          • vivelecentre 7 juin 2007 18:08

                            les tractations sécrètes entre le Ps et bayrou continue

                            Aujourd’hui, il( Bayrou) n’a pas pu s’empêcher de lancer un appel du pied a ses nouveaux amis

                            Il n’exclut plus des accords pour le second tour avec le Ps pour éviter le raz de marée Ump....

                            Cela rappelle sa stratégie de l’entre deux tours.... sa haine anti sarko et ump sont bien le moteur de son combat

                            Que les sympathisants Modem ne soit pas déçus par la pseudo indépendance du modem à nouveau allié de circonstance du Ps....

                            Le TTS pourtant avait produit le succes inverse que prevus !

                            A bon entendeur salut, évitez de tomber une nouvelle fois dans le panneau !


                            • JPL 10 juin 2007 06:55

                              @ vivelecentre

                              Vous écrivez « A bon entendeur salut, évitez de tomber une nouvelle fois dans le panneau ! »

                              Oui, oui, cette fois, ne tombez pas dans le panneau, ne votez pas pour le camelot menteur, j’ai nommé M. Sarkozy !


                            • vivelecentre 7 juin 2007 18:17

                              pour confirmation pour ceux qui n’auraient pas encore compris les vrais motivations de Bayrou ( se venger à tout pris de l’ump et de Sarko) voici ce que l’on peut lire sur le forum modem :

                              «  »"Charte de l’électeur Modem :

                              « Si mon candidat n’est pas présent au second tour, je m’engage solennellement à voter pour le candidat non-extrémiste susceptible de faire barrage à la majorité présidentielle, et ce, dans l’optique d’un contre-pouvoir actif et efficace ».«  »"

                              sic....

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