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Les anarchistes

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L’anarchie dans sa représentation la plus simple est l’établissement d’un ordre social sans dirigeant, une émancipation individuelle ou collective, une société plus juste ; base de l’organisation sociale, des relations économiques et politique. Bien que l’esprit même de l’anarchie ait toujours existé, elle prend sa forme et son nom définitif au XIXème siècle avec l’arrivée de l’état moderne dominant. Le rôle de l’état avec l’omniprésence de l’église devient très vite l’oppression et l’exploitation.

La réponse à cet état est claire ! L’état est l’ennemi (porteur de violences policières et guerrières). La présence soudaine de ce mouvement perturbateur des consciences va au cours des années obliger à considérer l’évolution de la société sous un autre aspect.

Mais cela ne se fera pas sans effusion de sang.

L’anarchie trouve donc sa raison d’exister au grand jour. Elle s’oppose aux représentants de l’état pour lutter contre l’oppression et l’exploitation, elle est révolutionnaire. Le PIB de 1800 à 1870 par habitants est multiplié par quatre sans modifier pour autant le niveau de vie de la population, il stagne, il ne s’améliore pas. Le capitalisme en est la principale cause et les revendications seront accueillies par une répression violente « Répression = action ». C’est l’anarchie qui subira les qualificatifs de désorganisation et de destruction de la société, de violence, de chaos mais jamais au grand jamais on lui attribuera des idées qui se veulent constructives du monde moderne. Pourtant ! Au grand dam de la classe dirigeante, ce fut le moteur essentiel des avancées sociales.

En cette fin de siècle et début XXème plusieurs pensées anarchiques s’affrontent, notamment celle proudhonienne et Marxiste.

Malgré cela, toutes les tendances se rejoignent et coexistent au sein des différentes associations libertaires. Derrière la pensée anarchique, on trouvera communisme, syndicalisme et socialisme.

Mais aussi insurrectionnelle. En 1877 Cafiero et Malatesta franchirent une étape qui sera probablement le développement durable du mouvement anarchique en brulant les titres de propriétés ainsi que les archives de la monarchie et de l’état dans plusieurs communes du Bénévent, en Italie. Le contenu de la caisse du percepteur sera distribué aux plus démunis. Le mouvement anarchique va prendre de l’ampleur et s’étendre en Espagne ainsi qu’en Russie. Dans les années suivante elle s’étendra à l’argentine, l’Ukraine et le Brésil.

En France ce sont Elisée Reclus et Jean Grave qui sont les fondateurs du mouvement anarchique. D’autres vont se tourner vers le syndicalisme et fonder la CGT (Emile Pouget et Pierre Monatte). Plusieurs vont choisir cette direction, les Catalans (CNT crée en 1910). Plus tard, les éléments les plus durs du mouvement anarchique s’empareront de ce syndicat qui sera renommer CNT-FAI (en 1927). En Catalogne (1936) ils prendront la tête de la résistance.

Le POUM (parti ouvrier d’unification marxiste) hostile à la troisième internationale communiste, organisera la première tentative très poussée de collectivisme. Ils imposeront l’égalité des rémunérations, mettront en œuvre la réforme agraire, les usines seront gérées par des conseils ouvriers. Durant la guerre civile d’Espagne, hormis les formations Catholiques, les monarchiques et la Phalange FN, en un mot les nationalistes, viendra le NKVD (brigade stalinienne formé en 1937) pour porter la touche finale à la liquidation de la tendance anarchique.

L’Espagne sombre dans la dictature avec Franco, les communistes dans celle de Staline.

En cherchant bien, chacun pourrait se trouver en lui un gène philosophique de nature anarchique. Mais si tant est que l’on veuille bien ne pas en refouler l’idée et que le mot liberté ne soit pas dévoyé de sa nature originelle et accepté comme une valeur porteuse de l’anarchie. Pourquoi pas si je puis me permettre ! Puisqu’en des temps reculés, nos ancêtres se sont aménagés des sociétés sans autorité politique, d’état ou de police.

Tout pourrait avoir commencé à prendre forme avec la théorie du contrat social de HOBBES. C’est une théorie prenant comme référence l’agissement de l’individu dans l’état de nature et des lois naturelles. De ces lois naturelles, les individus doivent pouvoir avec l’aide de la raison vivre en société.

Il en ressortira que vivre en société implique donc une restriction du droit naturel afin d’éviter les tentatives systématique d’accaparements sur toutes choses par l’établissement de lois civiles. L’anarchie reconnait la nécessité de lois civiles.

ROUSSEAU reprendra plus tard ce concept. Pour lui, la raison et l’idée même de devoir sont absentes de l’état de nature, elle se limite aux principes primitifs de « l’amour de soi et la pitié ».

Dans son Discours sur l'inégalité, Rousseau évoque la progression de l'inégalité : « l'égalité rompue fut suivie du plus affreux désordre : c'est ainsi que les usurpations des riches, les brigandages des pauvres, les passions effrénées de tous étouffant la pitié naturelle, et la voix encore faible de la justice, rendirent les hommes avares, ambitieux, et méchants ».

Le désordre ne viendrait pas comme on veut nous le faire croire de l’anarchie. Mais une chose est certaine, l’anarchie se réactive spontanément par des réponses révolutionnaires aux désordres engendrés par les inégalités provoqués non pas pour des causes de différences mais par la spoliation et l’injustice.

 Du Contrat social, Rousseau cherche le fondement d'une autorité légitime parmi les hommes. Il s'agit pour lui de définir à quelles conditions l'homme peut se soumettre à une autorité, ici de nature politique, sans rien perdre de sa liberté. L'homme étant naturellement libre, ce fondement ne peut être qu'une convention. Comment les hommes peuvent-ils associer leurs forces, sans renoncer pour autant à la liberté ? Tel est le problème du contrat social, énoncée en ces termes  : « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant ».

On parle de droit naturel et droit positif.

L’état de nature et l’état civil ont une similitude. Quiconque observe, pense et raisonne connaitra les pensées et les passions des autres hommes. Dans l’état civil, il s’agit de dépasser l’individu pour l’humanité, c’est-à-dire à l’ensemble des individus réuni en société et défini par les règles du droit positif. Il aura suffit de recréer l’isolement par la peur pour que la conservation individuelle devienne priorité sur le bien commun, l’ennemi c’est le voisin. L’homme retourne à son isolement hors de toutes organisations qui structure la contestation, livré et soumis à l’intoxication, la désinformation, la dissimulation et le mensonge. Mais cette société ne peut plus être un état de nature.

La méthode la plus prometteuses de nos jours, modifier le sens du langage, appauvrir la portée des mots, les détourner de leurs définitions afin d’en détruire la pensée ou ses valeurs originales parfois chargé d’une histoire.

Si aujourd’hui certains viennent à se réclamer de De Gaulle, de Jaurès, ce n’est pas par pur bêtise mais bien pour tenter de dissimuler un système politique antisocial en portant la confusion dans les esprits. Même les plus jeunes ne seront pas épargnés avec Guy Moquet.

La destruction de la société, la violence, le chaos seraient-elles vraiment les valeurs véhiculées par « l’anarchie » ? Ou est-ce une crainte entretenue ?

L’anarchie s’étant opposée à l’autoritarisme et au refus des institutions policières et guerrières, celle-ci aura forcément accueilli au fil des décennies tous les paumés de la terre en difficulté d’insertion ou en conflit avec la société. Donnant parfois des mouvances des plus hétéroclites.

 Mais le plus stupéfiant de tous et qui pourrait mettre un peu plus de confusion et de désordre dans des esprits déjà servile ou faire tomber les derniers bastions de résistance représentant un danger à la dérégulation totale de la société, affaiblir ses institutions et reprendre le pouvoir sur les valeurs sociales acquises, c’est l’appropriation du terme anarchiste par les ultra libéraux (ce qui n’a rien d’étonnant en somme).

 Aurait-il fallu déposer la philosophie anarchique ? « Tous droit philosophique réservé » Pour éviter ces indignes vols de la pensée. Certes ! On les reconnait ainsi plus aisément parce qu’ils osent tout.

Plus communément dénommé, « Les anarcho Capitalistes », les ultra libéraux se prennent donc pour des anars parce qu’ils rejettent l'autorité de l'État. Mais attention ! Celui de l’état commun pour l’intérêt privé. Et pas des moindres !

Tout doit être privatisé : la police, la justice, l’armée, l’enseignement etc…Tous vous dis-je !

Plus encore avec David Friedman et Murray Rothbard .

Ils défendent le droit d'accomplir des actes qui sont jugés illicites ou immoraux, la production et la vente de drogues, la vente d’organes, la prostitution, la vente d’armes à feu et ainsi de suite…

Hobbes et Rousseau ont bien compris que la loi naturelle ne pouvait suffire. La loi civile ou droit positif était la seule garantie d’une organisation juste.

Les anarcho Capitaliste eux, NON !

Et dans quelle société glissons-nous ?

Gasty (L'anarchie est la formulation politique du désespoir, Léo Ferré)


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51 réactions à cet article    


  • Jiache 26 janvier 2011 11:51

    >> Malgré cela, toutes les tendances se rejoignent et coexistent au sein des différentes associations libertaires.

    Tout est dit ! Vous ne parlez en fait que de l’anarchisme libertaire. Votre article aurait du s’appeler « Les libertaires ».

    Quid des anars de droite : Marcel Aymé, Louis-Ferdinand Céline (dont on parle beaucoup en ce moment), Jacques Perret, Louis Forton ... ... etc etc. Loin de moi l’idée de défendre leurs écrits mais à la lecture du titre, je m’attendais vraiment à autre chose.


    • Gasty Gasty 26 janvier 2011 13:13

      Libéral ne pouvant s’accorder avec libertaire, je vous invite à développer la philosophie libéral, ultra libéral, capitaliste avec la philosophie anarchique et dites moi si vous acceptez « Anarcho Capitaliste » des ultra libéraux.


    • Jiache 26 janvier 2011 14:14

      @ gatsy
      Je ne sais pas si l’on peut parler d’anarcho-capitalisme ou d’anarchisme libéral. A l’inverse, en parlant de Forton ou de Céline et encore plus avec Léautaud, ne pourrait-on pas parler de conservatisme ?
      Je retiens simplement que l’anarchisme dit de droite me semble être xénophobe et nationaliste en plus de récuser la république. Même si le FN s’en défend il utilise beaucoup les idées des anars de droite.
      Bref, tout ceci pour dire que les libertaires ne représentent qu’un courant de l’anarchisme (contrairement à ce que le discours libertaire laisse croire) mais certainement pas l’anarchisme en général. C’est un peu ce qui me choque dans cet article.


    • Gasty Gasty 26 janvier 2011 15:37

      Vous dites un courant seulement. Je pense que c’est avant tout une philosophie qui abouti à libertaire.

      Ensuite, la pensée anarchique s’accorde avec le communisme , le syndicalisme, le socialisme.
      D’autres courants viendront par la suite.

      Mais il y en a un (plus que les autres) qui contrevient à la définition historique de l’anarchisme et très fortement lié au capitalisme ambiant .

      Si vous deviez etre anarcho écologiste, certes ! Ca se discute .
      J’ai parfaitement compris ce que vous vouliez dire mais il y a tromperie tout comme :
      Liberté-------libéralisme
      Capitalisé-------Capitalisme


    • Jiache 26 janvier 2011 16:43

      @ Gatsy

      Nous ne sommes pas d’accord sur la notion de « courant », peu importe finalement.

      Par contre, vous posez la question que j’attendais dans l’article : peut-on parler d’anarchisme de droite ? Ce n’est pas si facile d’y répondre. Même si beaucoup de libertaires répondent par la négative, je ne pense pas que l’on puisse éluder cette question aussi facilement.

      Par exemple, Jean Yanne et Michel Audiard pourraient illustrer ce qu’est un anar de droite aujourd’hui.
      Louis Forton (les pieds nickelés) est un autre exemple, ses bandes dessinées sur la guerre de 14-18 ne sont pas équivoques : xénophobe, anti-républicain, prônant le sabotage tous azimuts, haine de la maréchaussée et de tout ce qui représente l’ordre ... ...


    • JL JL 26 janvier 2011 11:59

      Cet article difficile à appréhender, manifestement le fruit d’un grand travail de qualité réalisé par l’auteur me laisse dubitatif : il semble partir un peu dans tous les sens. Mais peut-être que c’est moi qui n’y ai pas trouvé l’idée directrice ?


      Vous dites, Gasty, et ça me parait important : « Il en ressortira que vivre en société implique donc une restriction du droit naturel afin d’éviter les tentatives systématique d’accaparements sur toutes choses par l’établissement de lois civiles. »

      Ma réponse à ça est la suivante :

      - Le néolibéralisme c’est le libéralisme politique étendu aux personnes morales lesquelles se voient accorder tous les droits reconnus aux personnes physiques.

      - L’ultralibéralisme c’est faire sauter toutes les barrières morales et dans le même temps, plaider que les droits accordés aux personnes physiques nuisent aux personnes morales pour réclamer la limitation desdits droits. Autrement dit, le néolibéralisme accompli ce n’est ni plus ni moins que le corporatisme, c’est-à-dire le mariage du fascisme de fait et du populisme diffusé par les grands médias, en lieu et place de la démocratie et du débat politique.



      Plus loin vous dites : « Mais le plus stupéfiant de tous et qui pourrait mettre un peu plus de confusion et de désordre dans des esprits déjà servile ou faire tomber les derniers bastions de résistance représentant un danger à la dérégulation totale de la société, affaiblir ses institutions et reprendre le pouvoir sur les valeurs sociales acquises, c’est l’appropriation du terme anarchiste par les ultra libéraux. »

      Effectivement et c’est un comble ! C’est au noom du droit naturel dont entendent user et abuser sans limite aucune, ces prédateurs psychopathes que sont les multinationales et autres « corporations », que les droits civiques des citoyens et les droits de l’homme sont partout battus en brèche et éradiqués un à un par ce processusmortifère qu’ils nomment la dérèglementation !


      • JL JL 26 janvier 2011 13:42

        Parkway, apparemment vous ne me jugez pas digne de ce qualificatif que vous vous octroyez ! Pire, que vous octroyez aux anarchistes, sans distinction, y compris donc aux terroristes.

        Et en copnséquence, vous n’avez pas lu le reste de mon commentaire.

        J’en profite pour dire ici :

        Le droit naturel est aux droits de l’homme ce que la fausse monnaie est à la bonne, ce qu’un coucou dans le nid : Le « droit naturel » est un cheval de Troie destiné à tuer les droits de l’homme et du citoyen.


      • Cocasse cocasse 26 janvier 2011 12:01

        Très bon article.
        Ce que tu décris comme « anarcho-capitalisme », que j’appellerai « retour à la loi de la jungle » n’a rien d’anarchisme, puisque se basant sur des structures géantes, finalement reprenant le pire du communisme et du capitalisme (la domination mais sans redistribution de la richesse)
        C’est vers cela que glisse la société, c’est à dire, un système de domination encore plus archaïque et impitoyable que celui qu’est l’état.
        Je suis donc pour un état fort capable à la fois de contrer ce système, et à la fois capable de promouvoir plus de liberté, par l’incitation à la création de structures auto-gérées.


        • frugeky 26 janvier 2011 13:50

          Il n’y a pas de droit naturel. On a toujours pensé qu’il y en avait un mais comme il n’existe pas d’état de nature, il ne peut y avoir un droit analogue. Les droits ne prennent naissance que dans la société.

          Il me semble que c’est de Dostoïevski.

          Anarchie vaincra ! smiley



          • Gasty Gasty 26 janvier 2011 14:40

            il y a plusieurs critiques à l’encontre du droit naturel .

            Critique ontologique ( Joseph Maistre et Karl Marx) qui refuse d’admettre l’existence et l’universalité du droit naturel.

            Critique épistémologique formulée par Pascal contreHobbes. Et reprise par Jeremy Bentham.

            A propos de Dostoïevski, je pense que son refus du droit naturel vient de sa foi divine, selon lui elle seule peut faire déboucher la société vers une société juste et sans violence.

            Et le droit naturel est très mal vu par la religion car c’est la rationalisation et de la laïcité.


          • JL JL 26 janvier 2011 15:46

            D’accord avec Frugecky.

            Non ! le droit naturel n’est pas la rationalisation et la laïcité. Ce que les renards appellent le droit naturel, ce n’est pas celui des dont ils disposent dans la nature, mais le droit d’entrer dans les poulaillers et d’y faire comme dans la nature.

            Vous devez comprendre ça : il n’y a pas de droits s’il n’y a pas d’instance supérieure chargée de veiller au respect de ces droits. « droit naturel » est un oxymore.

            Un oxymore est un point de rupture qui révèle une aporie dans un raisonnement ou une construction intellectuelle. Une catastrophe au sens de René Thom.


          • Gasty Gasty 26 janvier 2011 16:44

            il s’agit d’une transposition ( contesté) mais qui aboutira plus tard aux droits de l’homme, au droit positif, aux loi civil. Et même sur ces points personnes n’est d’accord.
            Si vous préférez le droit positif, c’est la rationalisation et la laïcité.

            Mais me direz-vous que le droit naturel s’oppose au droit positif ? Aujourd’hui oui ! Depuis Hobbes et Rousseau qui ont déblayé le chemin.


          • JL JL 26 janvier 2011 16:57

            Le contraire du socialisme c’est l’individualisme et réciproquement. Et l’individualisme c’est, ou le totalitarisme ou l’anarchie. Si l’anarchie n’est ni de droite ni de gauche, quoique, en revanche il existe bel et bien des totalitarismes de droite et des totalitarismes de gauche.

            Les individualistes intégristes estiment qu’une société qui n’est pas à 100% individualiste est socialiste ! (10/5/9) Une indocilité contagieuse (Il est rare que les anarchistes ne participent pas, avec d’autres, aux luttes sociales. Mais, des Bourses du travail à l’amour libre et du syndicalisme révolutionnaire à l’insoumission, ils sont également à l’origine de formes nouvelles de subversion de l’ordre établi. Par Claire Auzias) "C’est (toutefois) dans le domaine des mœurs, où ils furent des précurseurs, que l’on perçoit le plus l’influence des anarchistes. L’individualisme anarchiste (*) plus encore que le communisme libertaire, met en avant l’intégrité de l’individu dans ses rapports sociaux, ses choix personnels et ses décisions politiques. L’individu est inaliénable.

            (*) Qu’il ne faut pas confondre avec l’anticonformisme, de droite comme de gauche, ou avec le mouvement libertarien, proche de l’extrême droite et qui prône aux Etats-Unis l’abolition de l’Etat. Comme l’indiquait Errico Malatesta : « Tous les anarchistes, à quelque tendance qu’ils appartiennent, sont d’une certaine façon individualistes. Mais la réciproque est loin d’être vraie : tous les individualistes ne sont pas, tant s’en faut, des anarchistes » (déclaration au congrès anarchiste d’Amsterdam, août 1907)."


          • frugeky 26 janvier 2011 17:41

            @ gasty

            Dostoïevski n’a pas opposé le droit divin au droit naturel.
            De plus ses croyances ont évolué. De Crimes et Châtiments aux Possédés ou aux Frères Karamazov, on constate une progression vers la foi qu’il n’a pas eu de manière linéaire.


          • Gasty Gasty 26 janvier 2011 17:47

            @ frugeky

            Merci pour ce complément d’information.


          • enréfléchissant 26 janvier 2011 15:02

            Le libertariannisme ou l’anarcho-capitalisme n’est pas anarchisme.

            L’anarchisme, c’est le refus de toute organisation hiérarchique et autoritaire, le capitalisme est en soi hiérarchique et autoritaire. La tyrannie de l’argent et du profit, ce n’est absolument pas anarchiste.


            • bakounine 26 janvier 2011 15:22

              « Le libertariannisme ou l’anarcho-capitalisme n’est pas anarchisme ».

              je confirme mais bon que voulez vous ils sont tous eduqués aux merdias traditionnels ; ils n’arrivent plus à comprendre grand chose et donc melangent tout, comme l’autre rigolo qui se revendique anarchiste de droite sic..........


              • Jiache 26 janvier 2011 15:45

                Bon, comme je suis le seul à évoquer l’anarchisme de droite, je le prend pour moi.

                1/ Pouvez vous citer un de mes propos qui font penser que je me revendique anarchiste de droite  ? (puisque vous écrivez sic)
                2/ Vous ne semblez pas comprendre grand chose non plus
                3/ Vous n’argumentez pas.

                Bref, encore un commentaire stérile.


              • bakounine 26 janvier 2011 15:50

                Perdu !! je parlais d’Amaury W.



              • JL JL 26 janvier 2011 16:19

                C’est quoi, en quelques mots, le libertarianisme ?


              • JL JL 26 janvier 2011 16:22

                Si c’est pas trop demander ?  smiley


              • AniKoreh AniKoreh 26 janvier 2011 16:35


                Watremez... Hahaha !!! « Anarchiste de droite »..

                Le libertarianisme, ce serait dans leur esprit (en quête d’une improbable caution intellectuelle et d’un enfumage de plus) comme un hyper-néolibéralisme échevelé, voyez...

                Ce serait, tiens, comme le « Jouir sans entrave » devenu le maître-mot des banksters !


              • Laureline 26 janvier 2011 16:50

                « anarchisme de droite » est une invention des adeptes du libéralisme pour brouiller les pistes, pour nous enfumer. Discuter le propagande libérale ça nous fait perdre un temps precieux.

                « Dans l’ensemble, les hommes ont travaillé sans méthode à l’aménagement de la Terre. (…) C’est donc le hasard qui nous gouverne aujourd’hui. L’humanité n’a pas encore fait l’inventaire de ses richesses et décidé de quelle manière elle doit les distribuer pour qu’elles soient réparties au mieux pour la beauté, le rendement, l’hygiène des hommes. La science n’est pas encore intervenue pour établir à grands traits les parts de la surface terrestre qui conviennent au maintien de la parure primitive et celles qu’il importe d’utiliser diversement, soit pour la production de la nourriture, soit pour les autres éléments de la fortune publique. Et comment pourrait-on demander à la société d’appliquer ainsi les enseignements de la statistique, alors que, devant le propriétaire isolé, devant l’individu qui a le “droit d’user et d’abuser”, elle se déclare impuissante !  » Elysée Reclus, L’homme et la Terre, tome VI.

                Elisée Reclus, géographe, militant et penseur de l’anarchisme français déclarait dans L’anarchie et l’église :

                "Puisque la crainte et l’épouvante furent de tout temps les mobiles qui asservirent les hommes, - ainsi que rois, prêtres, magiciens et pédagogues l’ont eux-mêmes répété sous tant de formes diverses, - combattons incessamment cette terreur des dieux et de leurs interprètes par l’étude et par l’exposition de la sereine clarté des choses. Faisons la chasse à tous les mensonges que les bénéficiaires de l’antique sottise théologique ont répandus dans l’enseignement, dans les livres, dans les arts.

                 


                • Laureline 26 janvier 2011 16:54

                   

                  Pétition du 17 mars 1872, signée par de nombreux savants pour demander au gouvernement français la libération d’Élisée Reclus, dont le gouvernement de la France avait décidé la déportation après la Commune de Paris.

                  “ Nous osons penser que la vie d’une personne comme Élisée Reclus, dont le mérite en littérature et dans la science est reconnu par toute la société instruite, appartient non seulement à son pays natal, mais aussi à tout le monde cultivé. Nous sommes persuadés que les œuvres scientifiques de Reclus, publiées jusqu’à ce jour, représentent une garantie de nouveaux ouvrages solides pour le futur, et c’est pourquoi la France, en condamnant un tel individu à un silence forcé ou en l’obligeant à languir dans l’inactivité loin des centres de culture, s’inflige à elle-même une grande perte et amoindrit son influence morale sur le monde entier. ” Charles Darwin, Welles, Edward Carpenter ...

                   

                  Si le nom et la renommée d’Élisée Reclus sont actuellement utilisés par nombre de courants intellectuels et par quelques géographes, il est clair que la globalité voire la totalité de la pensée du géographe communard sur l’unité et l’harmonie entre les hommes et la terre, sur ce que cela impliquait d’engagement social pour y parvenir, sur les propositions d’éducation qu’il en tirait ont été longtemps occultés par l’intelligentsia française. Dans les années 1970/80, en ce qui concerne les géographes français, cet héritage a été détourné pour ne retenir de ce savant proscrit que ce que sa renommée pouvait apporter à des œuvres sans doute intéressantes, mais pour lesquelles le rapport à ses idées et à ses pratiques sociales est à de trop rares exceptions près, au moins lointain, sinon usurpé.

                   


                • Gasty Gasty 26 janvier 2011 17:38

                  A propos, sur la photo il s’agit de Elysée Reclus .


                • Laureline 26 janvier 2011 17:45

                   

                  Oui Gasty, la photo n’est pas génial. En voici une autre (wikipedia)


                • Miss Fischer-Brown 13 juillet 2011 22:27

                  Par Gasty (xxx.xxx.xxx.127) 26 janvier 17:38

                  A propos, sur la photo il s’agit de Elysée Reclus .





                  ET c’est tout ce qui vous intéresse ? La photo !!!!! 


                • Gasty Gasty 14 juillet 2011 11:24

                  Réponse :

                  Non ! Ce que vous pourriez avoir à dire éventuellement.


                • Vipère Vipère 26 janvier 2011 16:56

                  A perseus

                  L’anarchisme n’est ni de drote, ni de gauche, n’en déplaise à certains, prompts à récupérer un concept philosophique, et à en dénaturer le sens.

                  Et pour cause, à la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et ou collective ;

                  L’anarchisme est une philosophie qui représente une vision politique d’une société sans hiérarchie et qui propose des stratégies pour y arriver en renversant le système actuel.

                  L’objectif principal est d’établir un ordre social sans dirigeant.


                  • AniKoreh AniKoreh 26 janvier 2011 17:57


                    Je n’ai jamais apprécié ce ’Jauni’, bien que ses chansons, depuis « Pour moi la vie va commencer », aient accompagné ma vie depuis ma tendre enfance. Soit donc..

                    Mais je dois à la vérité de dire smiley que je l’ai trouvé assez bon tout de même dans son personnage dans Jean-Philippe.


                  • Gasty Gasty 26 janvier 2011 17:42

                    Merci Perseus.


                  • Arthur 26 janvier 2011 18:27

                    L’anarchie m’est qu’une voie de garage pour le plus pure égoïsme. Il y a confution entre anarchie et être libertaire. Être libertaire c’est se sentir libre dans les contraintes humaines. Être anarchiste c’est se soumettre à l’illusion que l’on est libre des contraintes humaines.


                    • Annie 26 janvier 2011 18:44

                      Oui, mais qui a décidé où devraient être placés les clous ?


                    • thaumaetopea 27 janvier 2011 05:19

                      Et Férré : « L’anarchie est la formulation politique du désespoir » et...
                      « Le désespoir est une forme supérieure de la critique ».... donc :......


                    • ysen.grin 26 janvier 2011 19:40

                      Bonjour.


                      A l’auteur : il manque deux grands noms dans votre article : Voline et Makhno.

                      Je vous supplie de lire ce livre, c’est très instructif et rien ne vaut un témoignage direct :




                      • Gasty Gasty 26 janvier 2011 19:50

                        @ ysen.grin

                        Vous avez bien fait de passer par ici, par votre participation vous contribuer à faire connaitre des noms qui méritent d’être connus. Merci à vous .


                      • ysen.grin 26 janvier 2011 19:57

                        C’était le but, merci à toi aussi...


                      • Peretz Peretz 28 janvier 2011 20:35

                        En imaginant une Assemblée nationale composée de députés totalement représentatifs de la société, je ne savais pas que je venais de redécouvrir Proudhon. Ce système ferait avancer la démocratie dans le sens de la réalisation de la souveraineté populaire (sans populisme). Tout en maintenant l’Etat, et la « polis » indispensable à nos sociétés ultracomplexes, le peuple aurait le pouvoir suprême en dernier ressort. www.citoyenreferent.fr. On pourrait lire également « Le suffrage universel » du communard Paul Brousse.(le flibustier)


                      • brieli67 26 janvier 2011 22:01

                        ah  Pierre Kropotkine 



                        tout un progamme chiffré

                        à appliquer ilico !

                        • VivreDifferent VivreDifferent 26 janvier 2011 22:27

                          L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir. Autrement dit, le rejet de toute autorité non justifiée, le rejet du pouvoir arbitraire. L’anarchie devrait a priori être encore plus consensuel que la démocratie.

                          Mais les anarchistes ont perdu la guerre des mots. Alors que l’anarchie est la recherche d’un ordre juste, librement consenti, elle est devenue synonyme de désordre et de violence. Tant que l’oligarchie / ploutocratie en place conservera une mainmise aussi profonde sur le langage, il y a peu de chances que nous puissions devenir libres.

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