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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les Assises du Piratage : faux débat et vraie censure

Les Assises du Piratage : faux débat et vraie censure

« Tout comme la corruption, le marché noir et la contrefaçon sont les ennemis de l’économie traditionnelle, basée sur la production et l’échange de biens matériels, le piratage et la copie illégale s’avèrent être une menace pour l’économie de la connaissance, socle du développement économique de notre nouveau siècle. Ainsi, c’est à l’Etat, dans l’exercice de ses pouvoirs régaliens, de mettre en place à la fois les moyens de police, de justice et de défense de l’intégrité de nos "territoires numériques", pour assurer la sécurité des échanges et de l’économie de l’immatériel. »
Telle est la présentation des futures "Assises du Piratage". Mais quelles pistes de réflexion nous propose-t-on ici ? Y a-t-il un vrai désir de réconciliation autour de la Création et d’Internet ?

2006 etait DAVDSI (droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information), 2009 sera l’année HADOPI (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet).

Croulant de toute part sous les differents lobbies que représente les Société de gestion de droits d’auteur comme la SACEM et la SACD, les politiques ne perdent pas une occasion pour attaquer le modèle de partage sur le réseaux des réseaux en le définissant comme "Piratage".

D’ailleurs le titre des futures assises qui auront lieu le 16 janvier prochain à l’Assemblée Nationale et organisées par Aromates en est symptômatique. Au lieu de s’appeller sobrement "Assises sur la Création et le Partage sur Internet" on préfère directement qualifier ces échanges de piratage, crime de la plus violente barbarie, presque équivalent au viol d’enfants en série ou au traffic d’armes selon les propos de Frédéric Lefebvre député UMP des Haut-de-Seine préssenti pour remplacer Eric Besson au poste de secrétaire d’Etat à l’économie numérique. Il avait en effet annoncé "« L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes !, a-t-il alors déclamé. Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? […] Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. »

Ces assises vont donc rassembler les acteurs du monde de la création et du partage numérique, s’organiser en table ronde pour réfléchir à ce grand sujet qu’est la création et le partage sur internet. Le menu est exquis :

MONDE CULTUREL ET INTERNET, VERS UNE RÉCONCILIATION ?


9h15 « Réflexions sur les effets économiques du piratage »
9h30 « Quels enjeux liés au respect de la propriété dans l’environnement numérique ? »
10h00 Table ronde 1 - « Economie du numérique : quel rôle pour l’Etat ? »
11h15 Table ronde 2 - « Quels moyens pour la valorisation de la création à l’ère du numérique ? »
14h00 « Dématérialisation, Déréalisation, Déresponsabilisation : comment sortir du système des 3D ? »
14h15 Table ronde 3 - « Industrie culturelle et internet : vers de nouvelles relations entre les acteurs »

Bref un je-ne-sais-pas-comment-appeller-ça qui n’a rien d’un débat, aucun acteur du monde libre, Jamendo mis à part (participation seulement à la table ronde 2), pour défendre la libre création et le libre partage des oeuvres culturelles, telles les licences culturelles libres (creative commons, Licence Art Libre, Copyleft...).

Pire encore : une censure flagrante d’une véritable solution aux problèmes des échanges sur Internet !

Philippe Aigrain, auteur de Internet & Création : comment reconnaître les échanges sur Internet en finançant la création aux éditions ILV-editions, qui défend la liberté des échanges entre internautes et un financement de la création, était initialement invité à ces assises. Dans son ouvrage Philippe Aigrain livre un véritable plaidoyer pour changer notre regard sur l’internet et développe des propositions concrètes pour organiser leur futur commun. Il corrige et affine la Licence Globale de 2005, avec des propositions qui sont nécessairement au coeur débat sur la création et le partage sur Internet.

Semblant gêner les autres acteurs de ces assises, il a purement et simplement été décommandé au lendemain de son invitation. Son éditeur, Mathieu Pasquini, fondateur de la maison d’éditions "In Libro Veritas", s’insurge "contre cette pratique malodorante qui vise à inviter un homme à une réunion importante pour le congédier le lendemain."

"C’est purement et simplement scandaleux ! comment peut-on débattre dans ces conditions ? comment peut-on oser faire un « coup » pareil à un homme qui se bat depuis des années pour un art libre, et qui propose des solutions concrète de rémunération des artistes ne peut-il pas être invité à cette mascarade réunion ?" précise-t-il sur son blog, tout en rappelant ironiquement la pertinence du modèle économique des licences libres et de son succès. En effet le groupe américain Nine-Inch-Nails, qui publie dorénavant sa musique sous ce type de licence a vu son album Ghost I-V devenir numéro un des ventes sur Amazone en 2008.

Preuve est faite que le partage sur Internet ne tue pas la création, elle aurait même tendance à la favoriser, sous un nouveau modèle économique dont seront exclus certains intermédiaires qui voient d’un très mauvais oeil que le public puisse enfin choisir par-lui-même ce qu’il a envie de lire, écouter, regarder.

En ce qui concerne la violation du droits d’auteurs, il est amusant de constater sur le site https://www.internet-signalement.gouv.fr que le gouvernement incite lui-même à la violation du droits d’auteurs.

"La plupart des films et des musiques téléchargeables en peer-to-peer sont protégées par des droits d’auteur. En dehors des œuvres et logiciels libres de droits, télécharger constitue une contrefaçon, infraction punie de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende (article 321-1 du Code pénal). Cela prive les artistes du juste revenu de leur travail et cela nuit à la diversité de la création artistique, les « petits » artistes étant plus pénalisés que les autres."

Contrairement à ce qui est dit, les oeuvres comme les logiciels dits Libres sont soumis au droit d’auteur comme le rappelle la loi L111-1 du droit d’auteur : L’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.

Les oeuvres et logiciels libres ont cette particularité, d’être tout de même soumis à des droits et des devoirs (Voir les conditions de la licence GPL, Art Libre, Creative Commons). Toutes personnes contrevenant à ces licences sont coupables de violation du droit d’auteur. Elles ne sont en aucun cas "libres de droits".


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42 réactions à cet article    


  • wesson wesson 10 janvier 2009 10:31

    Bonjour l’auteur,

    je crois que pas mal de monde l’a compris. Il y a une volonté quasi-mondiale (au niveau des "fournisseurs de contenu") de transformer le modèle d’internet en minitel 2.0. 

    Le prétexte avancé, c’est de lutter contre le piratage mais le vrai but derrière tout cela, c’est d’organiser l’internet à sens unique : du gestionnaire de droit vers le consommateur final.

    C’est la raison pour laquelle les trublions du libre qui veulent des modes de diffusions alternatives ne sont pas invités à donner leur avis : il ne faut surtout pas laisser la possibilité à un consommateur de devenir lui-même fournisseur de contenu, mais l’obliger si toutefois il veut le faire, à passer par l’intermédiaire d’une société gérant les droits.

    Pour le dire plus clairement, le but à atteindre et qu’un consommateur ne puisse proposer son contenu (ou un contenu) que par le truchement des YouTube, MySpace ou autre FaceBook, mais qu’il ne puisse pas le faire en dehors de ces circuits ultra fliqués dans lesquels on peut y introduire de la publicité de manière presque illimité.

    retirer à l’utilisateur non professionnel le la liberté de mettre à disposition ce qu’il veut, le voilà le vrai propos des politiques "antipirates"


    • HELIOS HELIOS 10 janvier 2009 12:07

      ... je rajouterai que les outils pour empecher le "consommateur" de fournir des contenus peut servir aussi a "espionner" les echanges même et surtout s’ils ne sont pas des partages.

      Une sorte "d’ouverture du courrier", preventive puisqu’on ne connait pas encore le contenu, afin de définir ce qui est "legal" ou pas. Si demain la poste disait qu’elle ouvre les lettres et les paquets pour verifier si les factures des contenus ont bien été payés, cela ferait surement jaser dans le Landerneau. Pour internet, personne ne dit rien ! bizarre, bizarre... a croire que ça ne gène personne.


    • Kelsaltan Kelsaltan 10 janvier 2009 13:08

      Les trois mêmes prétextes, piratage, pédophilie et terrorisme, pour diminuer puis empêcher le plus rapidement possible toutes ces heures perdues à ne pas consommer.

      La culture du libre, pire encore, du gratuit, faudra bien que ça disparaisse.

      L’information non contrôlée, aussi. Pour le journalisme traditionnel, c’est fait. Il écrivent déjà ce qu’on leur dit d’écrire, sinon, c’est l’ANPE.

      Pour ces saloperies de blog, on trouvera bien un moyen...


    • Liberty 10 janvier 2009 17:02

      Rien à ajouter aux propos de Wesson !
      Les enjeux sont évidents, nous contrôler plus, nous faire payer plus, nous essorer un max .

      Le juste milieu je leur laisse rêver à le trouver, la marche arrière de Apple prouve que le flicage est la façon la plus coûteuse et contre productive possible de se faire du pognon .

      Si le ratio avantages / inconvénients d’avoir un PC n’est pas évident, la désertion sera prôche.
      Les conséquences seront énormes en terme de FAI, télécommerce, publicité etc ...
      Des milliards d’Euro d’investissement auront été vains pour certaines branches .

      En moyenne c’est 2270€/an et par foyer (multimédia) qui sont en jeu, à eux de voir s’ils veulent risquer de les perdre ...

      Que font les pères de famille avec des PC après le boulot ?
      De la CAO, MAO, DAO ?
      Non, ils téléchargent pour rentabiliser leur investissement !


    • Absurde Absurde 10 janvier 2009 18:56

      Vrai. Sinon pourquoi nous vendre des disques durs qui frisent le tera-octet ? 
      Je ne m’inquiète pas par rapport à cette ridicule législation franco-française, pas plus qu’à propos de la nomination prochaine de ce malade mental (un de plus dans ce gouvernement déjà très fourni en la matière) de Lefebvre. Le web n’est pas la propriété de l’Etat-voyou français, rappelons-le. Tout leecher qui se respecte sait que les parades au flicage du P2P existent déjà et qu’elles seront encore développées, quitte à favoriser indirectement des pratiques vraiment scélérates. Quant à contrôler ce qui est posté de la part des blogueurs et des créateurs indépendants, je ne pense pas que nos futurs vigiles franco-français du net puissent faire valoir un droit d’ingérence sur des sites étrangers. La France veut nous censurer ? Le monde n’est pas la France. Et tout cela n’aura qu’un temps. Celui, entre autre, d’enfoncer notre pauvre vieux pays dans le ridicule. 


    • appoline appoline 11 janvier 2009 12:54

      Les faux prétextes vont être légion. Les prédateurs ont toujours existé et la meilleure solution pour les parents reste toujours la même : la vigilance. Il est évident qu’ils vont faire vibrer les cordes sensibles pour faire avaler la couleuvre au pimpin moyen.
      Ce net qui les titille n’a pas fini d’exister à moins qu’ils n’utilisent des moyens plus radicaux, mais là, ça risquerait de ruer dans les brancards.


    • mojique mojique 11 janvier 2009 16:17

      Vrai. Sinon pourquoi nous vendre des disques durs qui frisent le tera-octet

      Comme vendre des voitures qui affichent 250km/h alors qu’on ne doit pas dépasser 130. Pour vendre.


    • iris 10 janvier 2009 11:16

      le piratage et la copie ont toujour existé depuis la nuit des temps !!
      il ne fallait moins délocaliser si l’industrie ne voulait pas etre copier et developper le tourisme de masse !


      • Kelson 10 janvier 2009 12:38

        "Les parents doivent pouvoir laisser leurs enfants naviguer et communiquer sans qu’ils ne se retrouvent exposés à des contenus nuisibles" (https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Faq.action) ... Ils veulent transformer Internet en Disneyland...


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 10 janvier 2009 15:35

          Ce qui serait le bienvenu, c’est une adresse où transmettre tout les produits contaminés comme celui-ci par exemple : http://amandinenouvellestar.free.fr/blog/index.php?2008/06/12/41-le-verdict#co . Car, s’il y a des humains qui jettent des pétales de roses sous les pieds nus des filles pures et magnifiques comme Amandine, il y en a d’autres qui jettent des ronces épineuses.

          Pourquoi, lorsque des jeunes enfants désireux devenir chanteur, ce qui est louable, et qui comptent sur cette excellente émission qu’est la "Nouvelle Star", ce qui n’est pas obligé ni interdit, doivent ils tomber immanquablement sur de telles horreurs ? Je ne parle pas en connaissance de cause puisque je n’ai pas ouvert ces liens, mais je me doute de ce qu’ils contiennent.

          Qu’est ce qui se passe dans la tête du type qui contamine l’internet de si bas contenus, et quelle pourrait être la police salutaire qui pourrait empècher de tels malades de nuire ?

          Si des discussions sont en cours dans l’esprit de faire taire ce genre de contaminateurs universels, elles sont les bienvenues, non ?


          • Deneb Deneb 10 janvier 2009 16:47

            Lisa : ...type qui contamine l’internet de si bas contenus...

            On voit tout de suite le genre de site que vous visitez. C’est drôle, moi je ne "tombe" jamais dessus - je ne cherche peut-être pas bien. Voudriez-vous m’apprendre ?


          • norbert gabriel norbert gabriel 10 janvier 2009 17:13

            je vois pas bien le rapport avec la téléchargement illégal ? la liberté de publier, c’est autre chose...


          • norbert gabriel norbert gabriel 10 janvier 2009 17:21

            c’est pas faux... toutefois, on peu tomber sur un site porno en cherchant des infos sur des instruments de musique, des guitares, un exemple, je cherchais un distributeur des années 60, Pasdeloup, qui faisait beaucoup de VPC à l’époque... et je tombe sur des sites pornos ... Pourquoi ? parce que l’établissement s’appelait Pasdeloup, Couillé et Cie... Parfois, je fais des recherches avec un de mes petits fils, et franchement, sans être du genre coincé ou pudibond, les images qu’on voit sur ces sites ne sont pas le meilleur moyen d’inviter les ados à des relations amoureuses harmonieuses, c’est assez violent, mais c’est un autre débat


          • norbert gabriel norbert gabriel 10 janvier 2009 17:23

            on peut tomber ... 


          • Deneb Deneb 10 janvier 2009 17:27

            Norbert Gabriel : ...le meilleur moyen d’inviter les ados à des relations amoureuses harmonieuses...

            On a beau inviter les ados de faire l’amour droit, ils s’obstinent à le faire couchés.


          • Deneb Deneb 10 janvier 2009 17:29

            ...et je tombe sur des sites pornos ... Pourquoi ? parce que l’établissement s’appelait Pasdeloup, Couillé et Cie...


            C’est ce qui s’appelle "se faire couiller"


          • Deneb Deneb 10 janvier 2009 17:34

            C’est sûr, il ne faut pas taper de gros mots. Par exemple, vous tapez Ségolène sur Google Images, devinez sur quoi vous tombez en premier.


          • Absurde Absurde 10 janvier 2009 19:08

            Hé Norbert, il y a porno et porno. En bon disciple de Boby Lapointe, tu dois fréquenter de temps en temps comme moi, qui suis un disciple de San-Antonio, certains sites où les dames portent ce genre de culotte qui est fait pour être baissé. Là on devine des trucs bien glauques qui, si on voulait les comparer aux pollutions du monde réel, évoqueraient un lâcher de lisier sur un bac à sable. C’est du spam glaireux vomi sur un blog pour pré-ados qui, heureusement n’a pas l’air très fréquenté, vu le peu de commentaires. Mais on peut savoir facilement, pour peu qu’on sache se servir des plug-ins et autres applets fourni par Mozilla Firefox, qui se cache derrière ces saloperies. Et je te mets mon ticket que ce sont de grosses mafieuses domiciliées en Chine, en CEI, en Indonésie... et probablement planquées derrière tout un réseau de proxy. On fait quoi, dans ces cas-là ? Déjà, on encourage nos mômes à apprendre l’anglais et à mesure qu’ils ouvrent leurs yeux sur le monde, on se met à table pour leur en expliquer les pièges, comme le faisaient nos vieux, tu te rappelles, quand ils nous interdisaient d’accepter des bonbons dans la rue de la part des vieux messieurs. 



          • Kelson 10 janvier 2009 16:26

            Je ne vois pas où est le problème. Le propriétaire de ce blog ne modère pas ses commentaires et ne les lis probablement pas non plus. Il s’est donc fait spammer, pourtant il existe des outils pour lutter efficacement contre cela. Il n’y a donc pas besoin de débat ou d’outil additionnel, il suffit juste d’être intelligent et de mettre en place les outils adéquats - voir simplement de surveiller et de supprimer les commentaires inadéquats. Où plutot, si l’auteur est un enfant, ses parents doivent surveiller et faire le nécessaire ; Internet, comme le livre, comme la télévision, est un média avant tout pour adultes qui nécessite pour les enfants un accompagnement.


            • Deneb Deneb 10 janvier 2009 16:52

              ...La propriété étant un droit inviolable et sacré...

              Pour vivre heureux, ne possedez rien et profitez de tout.


            • norbert gabriel norbert gabriel 10 janvier 2009 17:05

              en quoi serait-il normal de partager en ligne gratuitement ; quelque chose qui ne vous appartient pas ? la musique par exemple, voius admettez parfaitement de payer un ordinateur, de payer les machins mp 3 ou 4 ; de payer un abonnement au fournisseurs d’accès, mais vous trouveriez normal de partager gratuitement ce qu’un musicien a composé, sans lui demander s’il est d’accord ? drôle de conception du libéralisme, les opérateurs qui proposent des sonneries les font payer, cher le plus souvent, mais un CD pourrait être télétransmis en peer to peer sans aucune rémunération ?? 
              C’est du vol soyons clair. 
              Actuellement, plus aucun producteur ne s’engage sur les nouveaux groupes de rap et autres musiques urbaines, car les albums sont piratés, et quasiment en ligne avant même leur mise en distribution.
              Avec une vraie volonté de rémunérer la création, il est possible de tenir une comptabilté très précise, si I-Tunes sait le faire, pourquoi ne pas adopter ses méthodologies ?
              Les majors et autres multinationales n’ont rien vu venir, et sont dépassées, mais ce n’est pas une raison pour mettre en place des systèmes qui lèsent les créateurs.


            • Deneb Deneb 10 janvier 2009 17:44

              Norbert : Actuellement, plus aucun producteur ne s’engage sur les nouveaux groupes de rap et autres musiques urbaines, car les albums sont piratés, et quasiment en ligne avant même leur mise en distribution.


              Les pauvres ! Leur musique est ecoutée et appréciée par des milliers, et ça ne leur donne, bien sûr, strictement aucun avantage. Snip ! Cest trop injuste !


            • Winael 10 janvier 2009 19:17

              Permettez moi de vous donner quelques précisions :
              Premièrement les services qui vendent à prix d’or des sonneries MP3 pour les téléphones portables. Beaucoup ne paient pas leur droits aux sociétés de gestion des droits d’auteurs.
              Deusièmement on ne peut que souligner le racket qu’effectuent certaines de ces sociétés, la SACEM et la SACD en premier, dont la majorité des sociétaires ne touchent rien, et cela bien avant Internet et compagnie.
              Pire ces sociétés interdisent à leur sociétaires de faire leur autopromotion sans leur accord. On se rappellera du cas du site repertoirezic.com, site qui permettait l’autopromotion des auteurs/compositeurs qu’on ne trouvait pas dans le commerce. Le site à été condamné et à fermer ses portes malgré la réclamation de ces artistes auprès de la SACEM dont ils étaient sociétaires (http://www.transfert.net/La-Sacem-censure-les-musiciens)
              Troisièmement, les artistes de la SACEM ne touchent que 50% de la part SACEM d’un disque le reste revenant au producteur qui le plus souvent sont les majors qui en croquent déjà une grosse partie.
              Bref le sujet n’est pas là, il est dans le fait que pour avoir un véritable débat constructif, il faut aussi faire appel à des gens qui proposent d’autres solutions que "punir les vilains pirates de musique"
              C’est le cas de Philippe Aigrain. Sa solution de licence global pourrait rapporter par an peut-etre autant que ce que gagne les sociétés de gestion du droits d’auteurs par les voies traditionnelles (radios, magasins, disques...). Donc encore plus d’argent pour rettribuer les auteurs.
              Pourquoi refusent elles cette licence globale me direz-vous ? mais tout simplement parce que les principauw actionnaires de ces sociétés sont les majors, ceux là même qui veulent controler ce que vous devez écouter. Et force est de constater qu’en France, la qualité n’est plus au rendez-vous pour ce type de musique (que je qualifierai de musique FM car faite pour la radio). La licence globale introduit une notion de méritocratie, et beaucoup de musique FM passerai à la trappe car de mauvaise qualité artisitique.
              Vous parlez du vol que de partager de la musique que j’apprécie. Soyons serieux, est ce que je me suis indroduit chez l’auteur pour lui voler l’oeuvre de sorte qu’il ne l’ai plus ? Et bien non il l’a toujours et moi aussi et n’importe qui d’autre peut l’avoir, c’est un clone. Y’a t il eu violence lors de cet acte ? Non plus ! Ce n’est donc pas non plus du "piratage". Il y a simplement violation du droit d’auteur si celui-ci n’a pas spécialement spécifier que l’on pouvait partager son oeuvre (les fameuses licences libres).
              Enfin en ce qui conerne la crise du disque effectivement l’industrie du disque est en déclin, car c’est une téchnologie en apsse de devenir obsolète face à la musique dematerialisée. Par contre la music ou video on demand est en plein boum et les chiffres montres qu’en réalité le secteur musical est en pleine croissance (encore faut il croiser la tendance du disque avec celle de la musique à la demande).


            • Absurde Absurde 10 janvier 2009 19:17

              Solution : la licence globale. Tu paies ta connection au FAI + une option forfaitaire qui te donne le droit de télécharger légalement ce que tu veux, les auteurs et les ayant-droit touchent leurs miettes et tout le monde est content... sauf les requins des majors qui empochent le gâteau, et le dinosaure Sacem qui ne veut pas renoncer à son petit racket sur les "talents" dont il a le monopole de la gestion des droits. D’où la loi DADVSI, puis la loi Hadopi, puis une autre suivra lorsque la précédente aura montré ses limites, jusqu’à ce qu’on en finisse une fois pour toutes avec la Sacem et les majors. 

              Celui qui fait de la musique originale en amateur est tout à fait libre d’aller la vendre directement sur Reverbnation, sans avoir a payer une adhésion forcée à la Sacem ni passer par la colique des directeurs artistiques et autres parasites qui "ne veulent plus s’engager"... sur autre chose que de la merde vendue déjà trop cher aux cons prêts à l’acheter.


            • flop flop 10 janvier 2009 22:00

              Peut-être aussi que le principe de la licence globale est laissé de côté parce qu’ elle ne permet pas de résoudre le véritable problème qui n’est pas la "copie", ou bien d’une manière très secondaire, mais le flicage systématique potentiel de nos disques durs.
              Peut-être serait-il temps que les informaticiens, les journalistes, les juristes, les syndicalistes, les profs des écoles, et chaque citoyen moyen prennent conscience que sous prétexte d’ établire DES réformes, c’est une grande réforme de régime qui est en train de s’accomplir, en France, et ailleurs dans le monde. 


            • Winael 11 janvier 2009 00:16

              Fort heureusement, ils existent de nombreuses personnes qui ont conscience de ces problématiques. Informaticiens, juristes, citoyens moyens, profs... Et beaucoup militent pour le respect de nos droits.
              Nous pouvons cité en vrac le collectif StopDRM, initiative lancée par Framasoft, l’inévitable April, à qui l’on doit beaucoup pour la défense de nos libertés (April est en pleine campagne d’adhésion n’hesitez pas), La Quadrature du net bien évidement, qui en plus de faire de la veille, est aussi un véritable lobby pour défendre nos droits et libertés sur Internet, le collectif LibreAcces, qui non seulement milite pour la culture libre mais aussi pour une révolution culturelle, notement la refonte de la chronologie des média, cher à Kassandre.org, idée qui commence à être reprise de façon absurde par les Besson & Cie, et enfin le syndicat Solo (Syndicat pour les Œuvres sous Licences Ouvertes)
              Comme le rappelle souvent Mathieu Pasquini, lors de son émission de radio "Les Enfants du Web", tous les dimanche soir de 21h à 22h sur Oxyradio, il y a un avant et après internet, c’est indéniable. Il y a eu une véritable révolution dans le monde de la création artistique et qui va dans le bon sens : l’accès à la culture par tous. N’était-ce pas l’un des rêves des philosophes des Lumières ?
              Paradoxalement, alors que l’oligarchie française sombre dans la plus basse médiocrité (Nicolas Sarkozy, Christine Albanel, Frédéric Lefebvre, Nadine Morano et j’en passe... ), la France est un des pays les plus prompt et des plus actifs à défendre les Libertés, et le droit d’accès à la culture et la connaissance par tous.
              Les différentes initiatives des Libertaires français amènent parfois à des révolutions des mentalités.
              Comme le disait autrefois le Mahatmah Ghandi : "First they ignore you, then they laught at you, then they fight you... then you win". Nous sommes dorénavant dans la troisième étape. Ne baissons pas les bras, nous finirons par vaincre ceux qui veulent nous emprisonner car ils finiront par comprendre que c’est aussi contre leur propres interêts qu’ils se battent.


            • Baloo 11 janvier 2009 10:47

              Ahh cher ami n’est-ce pas là des arguments spécieux ???

              du vol ? mais alors si vous croisez sur votre chemin un affamé, ne le nourrissez surtout pas car oui vous mettriez en danger l’industrie alimentaire, ne prêtez surtout un pull-over ou une veste à celui qui a froid car vous voleriez les commerçants vestimentaires et d’ailleurs qu’aucun de vos amis ne vous prête un livre et/ou autre texte qu’il a lu car vous mettriez en danger l’industrie litteraire !
              Pour rappel, le mot "piratage" n’existe que depuis 1999/2000, il a été crée par les mêmes racailles qui détruisent chaque jour nos sociétés pour leurs propres profits ! et tous les gogos moralisateurs de suivre le chemin fallacieux d’une morale pervertie !
              Enfin pour les quadras, lequel d’entre nous n’a pas possédé de cassettes audio pour sa voiture et autres postes, y avait-il vol à l’époque ? Que nenni
              Je suis moi-même musicien et jamais je n’ai voulu vendre ma musique car les quelques expériences que j’ai eu avec ce milieu infâme m’a démontré clairement une chose depuis 1990 c’est que l’industrie musicale sacem etc. n’a jamais rien eu à voir avec l’art de la musique !!! 
              Nombre de mes amis musiciens sont 25 ans aprés toujours aussi misérables malgré leurs talents évidents mais je le reconnais ils n’avaient pas les "relations" necessaires dans ce milieu rempli de fange qu’est l’insdustrie musicale dans notre beau pays et d’autre part n’apprécaient les familiarités physiques.
              Ne nous leurrons pas ni Brel, ni Aznavour et encore moins Mouloudji n’aurait la moindre chance de vendre leurs "créations" dans le "bizzness" de la musique tel qu’il est depuis une vingtaine d’années (ils ne sont/n’étaient pas assez beaux pour ça).
              Tout cela n’est que pretexte que les parasites qui phagocitent les musiciens et vrais artistes utilisent pour leurs profits personnels.
              D’ailleurs il n’est qu’à comparer la qualité entre le mp3 et le wav par exemple pour comprendre l’idiotie de ces arguments. 
              Vol ? dites-vous,
              Il est immoral de culpabiliser nos jeunes déjà fragilisés par une société débile alors oui je leur donne volontiers mes musiques, mes textes, mes livres, mes pulls, et de la nourriture si je le peux quand l’occasion s’en presente et honte à ce gouvernement qui travaille contre son peuple !!!

              Enfin notre cher président nourrit les cartels bancaires à coup de milliards d’euros en proclamant des mensonges gros comme un continent et je ne vois que peu de gens dénoncer l’escroquerie, n’y a t-il pas là une pervertion du système ???


            • Forest Ent Forest Ent 10 janvier 2009 16:55

              La phonographie était une technique qui avait "l’avantage" de développer un marché industriel au détriment d’un marché artisanal. Internet est une technique qui a le "défaut" inverse. Il a donc du mal à s’imposer dans un monde économique verrouillé par les oligopoles, mais il y arrivera.

              D’un point de vue technique, c’est d’une simplicité biblique : l’utilisation de l’infrastructure de télécom est optimisée par les protocoles p2p, contrairement aux structures type youtube qui doivent fournir l’ensemble de la bande passante pour la consommation mondiale (la "structure minitel" dont il est question ci-dessus).

              Dès lors, le seule modèle économique viable ne peut pas être construit sur des transactions unitaires, mais sur des abonnements à des serveurs de "trackers" ou "hashids" qui mesurent la diffusion. Un tel système est techniquement et économiquement parfait, mais ne laisse aucune place aux industriels, aux promoteurs et aux rentes acquises. Il fait donc contre lui l’unanimité de l’establishment.

              D’où ce discours risible traitant de "pirates" ceux qui sont en fait le coeur de cible du marché visé, discours que l’on ne doit pas enseigner à HEC.

              Il ne faut donc pas perdre d’occasion de rappeller que les vrais pirates sont les oligopoles qui tentent d’inhiber le progrès technique, de faire en sorte qu’il ne soit pas accessible aux consommateurs, et que seuls certains puissent en tirer profit, et même décider qui doit en tirer profit.

              Seule la disparition de la RIAA et de la MPAA permettra d’avancer sur ce sujet.


              • Deneb Deneb 10 janvier 2009 18:02

                @ Forest : Bravo ! Je rajouterai que l’attaque en règle contre le p2p de la part de nos puissants risque de detériorer le peu de santé economique qui reste à nos PME. En effet, bien de petites entreprises innovantes utilisent les reseaux p2p pour les activités comme par exemple le télétravail, echange de gros fichiers etc ... Mais quand on voit que même les gendarmes (...qui sont par natur’ si ballots... smiley) se mettent à l’Ubuntu on se dit qu’il y a tout de même de l’espoir.


              • Winael 10 janvier 2009 19:21

                Sans oublier les téchnologies utilisant le P2P comme le monde virtuel solipsis


              • Céline Ertalif Céline Ertalif 11 janvier 2009 22:05

                Même la télé, ça va bien en P2P avec du 512 k, paraît-il.


              • catastrophy catastrophy 10 janvier 2009 17:35

                 Qui, mais dites moi qui se souvient de Bellabella, sur le Minitel Rose ? Ce jour-là, elle avait accepté de tout me faire. Oh ! Quel mystère : tout me faire.
                Pour paraphraser Euripide : tu ensemences la terre excellente sans savoir si l’orge pousse sur les océans. smiley


                • HELIOS HELIOS 10 janvier 2009 22:24

                  Il ne faut pas oublier non plus que le partage de la musique sur internet n’est pas un viol total du droit d’auteur comme on le pretend.

                  En effet, violer le droit d’auteur serait par exemple de faire un spectacle en faisant ecouter les chansons et musiques copiées, serait de chanter soi-même en faisant payer les spectateurs, de graver et vendre un disque avec les copies ou avec sa propre interpretation.... tout ce qui n’est pas fait par les "pirates" d’aujourd’hui.

                  Le partage de la musique est en fait un usage d’une oeuvre de l’esprit qui n’est pas envisagée par la legislation et qui ne porte prejudice qu’aux producteurs, distributeurs et organismes gravitant autour... et de manière tres mineures, aux auteurs compositeurs interpretes. Les majors ont imaginés un droit particulier sur l’usage de la chose achetée et ont même reussi a fair legiferer. ils ont inventé l’interdiction d’utilser la chose acquise differement de ce qu’ils souhaitent. ils est en principe pas autorisé de transcoder le cd pour le mettre dans un balladeur MP3. un peu comme si le vendeur de poele a frire vous interdisait de faire une autre recette que celle indiquée sur l’embalage de la poelle.

                  CeuLes artistes devraient d’ailleurs se joindre aux internautes et ne pas soutenir ces lois imbeciles. Ils devraient bien regarder ce qu’il se passe au Canada ou les FAI ont remarqué que plus une oeuvre etait téléchargée plus elle etait vendue, tirée par sa notoriété sur les reseaux d’echanges. Ils devraient regarder ce qu’il vient de ce passer avec le film "bienvenu chez les Ch’tis" present sur internet AVANT sa sortie en salle et qui a battu des records d’entrée et qui bat encore des records de vente du DVD. Et on ne peut pas dire que cela est du a la qualité trancendante de l’oeuvre qui n’est qu’un film leger sans pretention.

                  La realité aujourd’hui, justifiant en partie ces lois, c’est la diminuton de certains "droit voisins" qui n’appartiennent qu’a des "majors". Pretendre que la disparition des majors va tuer la creation est totalement imbecile. Si elle disparaissent d’autres les remplaceront avec un meilleur modèle economique, c’est la loi de la vie.


                  • Antoine Diederick 10 janvier 2009 23:10

                    il n’y a que notre époque qui se soucie des droit d’auteurs....en d’autres temps , le savoir et le savoir faire était plus partagés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Internet qui rend tout aux villageois du monde, nous propose ce partage que nos anciens ne protégeaient pas à tout prix.

                    Juste retour des choses, le village rend aux barteleurs qu’ils sont bateleurs et rend à ceux qui savent le plaisir de partager ce qu’ils savent....


                    vers le bien commun, c’est un cela aussi...


                    • Patapom Patapom 10 janvier 2009 23:35

                      Ce qui m’ennerve le plus dans tout ça c’est ces gros cons friqués qui se pavannent avec leurs blackberries et leurs iPhones pour organiser des réunions pour savoir "comment diable ils vont bien pouvoir faire pour conserver leur monopole ?".

                      S’ils ont accès à cette technologie qui leur permet d’oppresser le public avec leurs lois liberticides et leur flicage névrosé, c’est avant tout grâce au piratage, ne l’oublions pas !
                      En effet, quelles familles auraient eu l’argent nécessaire dans les années 80 pour acheter tous les logiciels de développement qui ont permis à tant de gamins de "bidouiller" dans leur coin et faire évoluer cette technologie ??
                      Et croyez-moi, je sais de quoi je parle !

                      Soyons francs (j’ai pas dis "soyons honnêtes", vous remarquerez), sans le piratage et le libre échange de programmes, on en serait encore au niveau technologique des années 70 car tout coûterait encore bien trop cher pour que le grand public s’en empare.
                      Et maintenant que c’est arrivé, que n’importe quel péquenaud peut s’acheter un ordinateur pour communiquer avec Tombouctou et qu’ils se sont fait plein de pognon au passage en vendant à chaque fois une nouvelle déclinaison de cette technologie (! !), ils se plaignent qu’ils gagnent plus autant de blé qu’avant ??!!

                      Je dis "ILS" mais ce ne sont pas les mêmes ILS. Les premiers "ILS" (ILS1) ce sont les fabriquants de matos informatique, les fournisseurs d’accès et les opérateurs. Les seconds "ILS" (ILS2), c’est l’industrie du disque et des médias.

                      Mais est-ce que ça ne serait pas plutôt ILS1 et ILS2 qui devraient se mettre sur la gueule ? Est-ce qu’ils ne devraient pas régler leurs problèmes entre eux finalement ?
                      Après tout, c’est ILS1 qui fournit les moyens bon marché pour voler ILS2... Sauf qu’officiellement, c’est pas ILS1 qui vole ILS2, mais les braves consommateurs, qui font la chose la plus naturelle du monde : utiliser les logiciels et les moyens de communication qu’on leur propose. Nous on s’en fout de leur blé après tout, on en dépense déjà suffisamment il me semble (et puis arrêtez de me prendre pour un con et me faire croire que c’est les auteurs, ces vaches à lait, qu’on essaye de protéger ici !).

                      Ca me rappelle l’armée : quelques officiers qui se connaissent mais ne se tuent pas qui envoient se faire tuer plein de gens qui ne se connaissent pas...
                      On va encore tolérer ça longtemps ??


                      • chmoll chmoll 11 janvier 2009 10:21

                        une quouestion

                        pour les "médias" audio et écrit,ne jamais dire la vérité (pour cause de placard voir ANPE)

                        ça s’rait pas piraté la vérité ?


                        • lapalette 11 janvier 2009 10:37

                          Nous somme à une période clé dans nos sociétés où le progrès technique empiète sur le pouvoir des puissants. La culture, ou plus simplement la connaissance a TOUJOURS été une activité gratuite laissée aux plus curieux, en dehors de toute contrainte, financière ou de pouvoir.
                          De tout temps, le but du pouvoir a été d’enfermer le particulier dans une structure verticale qui permet :
                          1) de vérifier que l’activité des hommes est contenue dans le désir de ceux qui dirigent et
                          2) au passage, de faire payer les hommes pour cette activité.
                           L’internet est un progrès social dans la mesure ou une liaison HORIZONTALE se crée entre les hommes (et les femmes, bien sûr, soyons pas machos !) et la puissance de ce lien, est sans commune mesure avec la repression du pouvoir, par essence verticale.
                           Il faut bien vous dire que le net, par son système de propagation est un obstacle objectif à l’expression des pouvoirs. Jamais cet outil ne sera laissé en l’état dans le futur, et à terme, peu s’en faut, vous verrez apparaitre des barrières sur ces rapports hors des pouvoirs, genre coupure des lignes, ou censure à la mode chinoise. C’est inéluctable.
                           Il sagit, dès à présent, de maintenir les liens horizontaux entre les humains, les seuls qui échappent au contrôle des pouvoirs car ici est la liberté de l’homme.
                           De nos jours, le pouvoir tente par tous les moyens d’étouffer la liberté en instillant l’argent entre les hommes.
                           De toutes manières, quand une ré-pression apparait, la pression de base, telle une force réapparait toujours sous une autre forme, nouvelle inatendue, salvatrice.
                           L’échange, la gratuité est une fonction de base du rapport humain qui ne peut pas étre étouffée à moins de nous mettre tous dans des cellules.
                           Notre résistance, notre liberté passe par le don. C’est l’arme la plus puissante contre la coertion. C’est le trou noir de tout pouvoir. Developpons-le.


                          • Yann Takvorian 11 janvier 2009 11:14

                            Pour le film, je crois que l’avenir se dessinera de facon simple avec la disparition des salles de cinéma (comme ont disparu les cassettes audio, les disques vinyles...)

                            Pourquoi payer 7E une place assise pour voir un film souvent trop fort, avec des voisins chiants, puants ou cachant le bas de l’écran, après avoir attendu 30 minutes en ligne, sans compter la place de stationnement...

                            Aujourd’hui, on peut facilement se faire le cinéma chez soi, avec un projecteur numérique qui coute entre 300E et 1000E (une fraction de ce que n’importe qui paie en taxes et impots chaque année sans rie dire) et qui permet 2000h de projection, chez soi, dans son fauteuil, à l’heure que l’on veut.

                            Le piratage réduira avec la qualité de sa version payante et son efficacité.
                            L’avenir est à la Video à la demande.
                            Malheureusement, on ne trouve que des veilleries louées à 4E ou 5E (presque un billet de cinéma) alors que cela ne coute rien au fournisseur et que le film a déjà été rentabilisé.

                            Alors, entre télécharger un film récent gratuitement ou attendre 6 mois qu’il sorte en DVD et 1 an pour qu’il soit disponible en VOD... le choix est simple. Et ce n’est pour nombreux pas une question d’argent, c’est juste une question de service déficient. A vouloir préserver les uns et les autres, le système brime l’utilisateur final. Pas étonnant qu’il se dérobe.

                            Il y aura toujours une force au système-D. Pour les petits utilisateurs, c’est avec le piratage ; pour les petits fournisseurs, c’est avec la contrefacon. Pour les gros, c’est avec le baton, les passe-droits, la prévarication, le népotisme...

                            Chacun y va de son système-D. Chacun tire la couverture à soi.
                            Les deux ont tort d’un coté et raison de l’autre.
                            Et vice et versa.


                            • Jetto 11 janvier 2009 14:07

                              Dans la phase commençant par "En dehors des œuvres et logiciels libres de droits,..." les logiciels libres ou les œuvres licences creative common par exemple ne sont pas concernées. Ces œuvres comme indiqué dans la suite de l’article sont soumises aux droits d’auteurs. Par contre les droits d’usage qui y sont rattachés sont sensiblement élargis comparé aux droits habituellement accordés.

                              Dans cette phrase il est seulement question des œuvres qui sont dans le domaine public et elle est donc parfaitement juste.

                              Ce qui manque dans le site du gouvernement c’est l’indication qu’il existe tout une gammede droits entre la liberté totale et l’interdiction totale.


                              • Liberty 11 janvier 2009 14:14

                                Ces assises sont dans la ligne droite de "L’état providence à l’attention d’interêts multinationaux privés" .


                                - A quand des assises des FAI qui volent le consommateur en lui faisant payer du 18 Mbps n’en fournissant qu’entre 1,5 et 3Mbps ?


                                - A quand les assises des films avec sois disant son 5.1 alors que c’est à peine un son 2.1 retravaillé très mal.


                                - A quand les assises de contenus HD alors que la réelle HD exige pas loin d’un To par film .


                                - A quand les assises de founisseurs de PC qui vendent des PC avec un faux matériel construit sous licence, vous pensez avoir acheté une carte vidéo ATI ou Nvidia XXXX en fait vous avez la carte vidéo à la sauce spéciale EOM, mais absolument pas les puissances de la réelle carte vidéo originale.


                                - A quand les assises de la vente forcée (dite vente liée) PC + système d’exploitation imposé .


                                - A quand les assises des blue ray disc qui ne supportent pas les protocoles des autres marques vous forçant à réduire la définition lors de l’installation (TV + Blue ray 1880p de marque différente = 440p )


                                - A quand les assises de la vente liée des consommables d’imprimante, vous perdez la garantie si vous utilisez de l’encre de marque différente, tout comme si votre concessionnaire auto vous obligeait à consommer une même marque d’huile à vie !

                                L’état est de plus en plus au service d’intérêts multinationaux privés et de moins en moins au service de ses citoyens, à quand les assises de la trahison des engagements présidentiels ?

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