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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les cadeaux d’aujourd’hui font les licenciements de demain : (...)

Les cadeaux d’aujourd’hui font les licenciements de demain : vous êtes responsables !

Plaidoyer pour une prise de conscience du consommateur et une attitude responsable. L’acheteur français de jouets chinois est coupable de la perte de milliers d’emplois dans le Jura.

Pour fêter Noël en famille, vous avez déposé au pied du sapin (un jeune arbre qui a mis plusieurs années à se développer avant que vous ne l’abandonniez sur le trottoir dans quelques jours... mais c’est une autre histoire) quelques paquets cadeaux pour les plus jeunes de votre entourage, enfants, petits-enfants, neveux et nièces, cousins et cousines. Des dizaines de millions de jouets qui changeront de main entre la nuit de Noël et celle du nouvel an.

A côté de cela, vous, parents, tenterez de chasser de votre esprit pendant quelques jours les grands problèmes de société auquel notre pays est confronté : mondialisation, précarité, chômage des jeunes, sentiment d’insécurité... Mais quel est le rapport, me direz-vous ?


Il en existe au moins un autour de la mondialisation, de la précarité et du chômage. Savez-vous que parmi les jouets que vous avez achetés, huit sur dix sont fabriqués en Chine ? Mais d’où venaient-ils donc auparavant ? Du Jura par exemple, une belle région française qui a vu des dizaines d’entreprises réduire ou cesser leur activité pour cause de mondialisation.


Et même si pour certains, cela semble hors de propos en cette période, un peu de culpabilisation ne fera pas de mal. En effet, ce n’est pas aux « patrons du grand capital » ou à d’insaisissables multinationales qu’il faut reprocher cette évolution. Le consommateur que vous êtes, acheteur de cadeaux de Noël, est seul coupable ou complice.


En choisissant d’acheter au moins cher, en privilégiant la quantité et l’impression d’opulence, au détriment de la provenance, de la qualité et de la compréhension des impacts sociaux, vous êtes responsables et coupables de cette situation. Il est trop facile en effet de s’abriter derrière des arguments fallacieux de méconnaissance ou de contraintes économiques.


En achetant ne serait-ce qu’un ou deux jouets fabriqués en Chine, vous apportez aux salariés chinois un travail et des revenus, mais dans le même temps, juste à côté de chez vous, chaque jouet chinois vendu participe au licenciement économique d’un salarié français.


Alors, que faire ? Tomber dans le protectionnisme exacerbé et fermer les frontières n’est sans doute pas la bonne solution. La mondialisation est là, et il faut compter avec elle. C’est au consommateur de réagir, et d’agir en fonction de ses objectifs personnels.

Si vous n’avez que faire de la montée du chômage dans certaines régions et dans certains secteurs économiques, si vous ne craignez pas que votre emploi soit demain à son tour menacé par le comportement d’autres, continuez à acheter en vous bouchant les oreilles, comme vous le faites aujourd’hui ; ne changez rien !

Si, en revanche, vous acceptez de comprendre que chacun de vos actes a un impact sur une entreprise, sur un emploi, sur la vie d’un de vos concitoyens, alors réfléchissez ! Et si vous regardiez maintenant l’étiquette de la provenance avec autant d’attention que celle du prix...


Pour conclure, et vous faire encore un peu réfléchir sur le sujet, parlons quelques instants des circuits économiques. En effet, en choisissant de payer le prix le plus bas, un produit fabriqué dans un pays éloigné, vous faites quelques économies... apparentes. Mais l’impact sur des entreprises locales et les licenciements qui s’ensuivent sont générateurs à leur tour de charges. Des indemnités de licenciement et de chômage qui se retrouvent indirectement dans l’augmentation de vos cotisations et de vos impôts... L’économie initiale que vous aviez l’impression de faire est vite compensée !


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155 réactions à cet article    


  • chantecler (---.---.4.20) 26 décembre 2006 10:45

    Et oui même le père noël est Chinois:la faute aux 35 heures ?


    • (---.---.155.129) 26 décembre 2006 12:55

      Cet article fait preuve d’un patriotisme exacerbe qui laisse reveur... Pourquoi devrait-on aider plus les travailleurs du jura que ceux de chine ??

      Proner le retour au protectionnisme (qu’il vienne de l’etat ou du consommateur, cela revient au meme) est la preuve d’une ignorance totale des fondements de la science economique. Chacun produit ce pour lequel il est le plus efficace, et tout le monde s’enrichit (cf Adam Smith et la theorie de l’avantage absolu : http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_absolu )


    • Philippe NIEUWBOURG (---.---.203.127) 26 décembre 2006 14:32

      Je ne prone pas le retour au protectionisme absolu, pas du tout. Je sais bien que c’est iréaliste. Mais je ne pense pas la théorie de « chacun produit ce qu’il sait produire » soit la réponse à tout. Du point de vue macro-économique elle est peut-être juste, mais elle génère de multiples injustices micro-économiques. A trop voir le Monde dans sa globalité on ne voit plus le sort que l’on réserve à son voisin de palier ou village.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 26 décembre 2006 17:03

      La faute à qui ? A tous certes. Mais en premier à nos vaillants et bien patriotiques hommes d’affaires bien affairistes qui se rendent en Chine depuis des lustres en revenant avec des achats de cargos pleins de choses inutiles. Cela a commencé avec quelques francs-tireurs, et aujourd’hui avec la grosse cavalerie de nos GRANDS distributeurs. Sachant bien qu’ils coupent aussi la branche sur laquelle ils vivent - leurs magasins et centres distributeurs français ou européens - ils se dépêchent d’ouvrir des mégastores et de vendre leur savoir faire sur place en Chine et dans les pays émergents. Il y aura quelques places de cadres pour des français qui veulent - ou doivent - s’expatrier. Même pour des ouvriers, s’ils acceptent le travail en « camp » et au même prix. Et on n’a que faire de tout le mal que l’on fait à ses concitoyens français, et encore moins à la nature polluée par tous ces produits créateurs de pollution y compris pour le transport depuis si loin. Une bonne nouvelle (pour Westinghouse) la Chine ne nous prendra pas de centrale nucléaire. La branche est sciée. Pleurez braves enfants, vous êtes des jouets que l’on jette.


    • (---.---.138.115) 26 décembre 2006 17:50

      « Cet article fait preuve d’un patriotisme exacerbe qui laisse reveur... Pourquoi devrait-on aider plus les travailleurs du jura que ceux de chine ?  »

      ben, n’est ce pas ce que l’on appelle la solidarité nationale ? et puis s’il te faut des raisons plus concrêtes, pense aux déficits de nos services sociaux (et à la dette que tu vas laisser à tes enfants), à nos SDF dont beaucoup ont perdu leur emploi (ou n’en ont pas trouvé) à cause des délocalisations. Sans oublier que tous ces produits qui viennent de pays sans systèmes sociaux, ne sont que de la concurence déloyale (voire parfois immorale) tirent les prix vers le bas, et ont par la même occasion une incidence à la baisse (concurence obliqe) sur les salaires français.

      Enfin, je voudrais rappeler que cette forme de protectionistes est appliquée naturellement en asie, et même en France pour certaines communautés dont la communauté chinoise parisienne (la plus significative) ...

      Il me semble que les petits commerçants avaient fait il y a quelques temps une campagne de sensibilisation qui disait quelque chose comme : « vos achats sont nos emplois » ...


    • Joan (---.---.38.249) 27 décembre 2006 03:25

      Ressortir la theorie des avantages absolus ca ne temoigne que d’un manque criant de culture economique. Smith avait deja ete depasse par Ricardo et les avantages relatifs, et tous deux contestes par la plupart des economistes modernes. Au lieu de vous abriter derriere un nom qui fait bien et faussement cultive, expliquez-nous comment la mise sur le marche de l’emploi de centaines de millions de travailleurs sans aucune regulation sociale pourrait ne pas tirer tous les pays riches vers le bas. Sans doute bon pour la Chine, mais le mythe de tous les pays gagnant au petit jeu de la mondialisation est a revoir.


    • (---.---.229.236) 27 décembre 2006 06:53

      Pfff, alors que nous vivons une grande époque de Métissage et de Citoyenneté mondiale, voila qu’on vient nous souler avec un nationalisme ridicule. Pourquoi faudrait-il être plus proche des français que des chinois ou les Maliens ? Etre français, ce n’est rien en soi, juste un papier d’identité, et ton attitude frole le racisme et la xénophobie. Tous les hommes sont égaux.


    • raum prieto (---.---.241.144) 27 décembre 2006 10:30

      parce que ce ne sont pas les chinois qui payent les retraites , payent les allocs, payent les aides sociales etc...Pas la peine de lire Adam Smith pour savoir cela...


    • raum prieto (---.---.241.144) 27 décembre 2006 10:34

      En ce cas allez vivre au Mali vous verrez ..les hommes sont tous egaux...et si vous ne voulez pas vous deplacer vous pouvez aussi refuser toute aide et subventions, tout remboursement de soins genereusement octroyés par les Francais qui sont si mechants...refusez refusez ...allez jusque au bout de vos idées...


    • (---.---.155.129) 27 décembre 2006 16:33

      Je voudrais rappeler qu’un tiers de la population mondiale est chinoise. Serait-aberrant qu’un tiers de la production le soit aussi ? Il faudrait encore beaucoup delocaliser pour y arriver...


    • Philippe NIEUWBOURG (---.---.203.127) 27 décembre 2006 23:15

      N’employez pas des mots dont vous ne connaissez pas bien la signification, je n’ai parlé ni de race ni d’origine. Mon billet est économique, pas politique. Remplacez le jura par la wallonie (si vous savez où c’est), la saxe, ou le pays de galles ; et remplacez la Chine par l’Inde, la Tunisie, l’Indonésie ; et remplacez les jouets, par le textile, les voitures, les montres, les ordinateurs... peu importe tout cela, nous ne parlons pas de races, mais de circuits économiques. Je ne suis donc ni raciste ni xénophobe, mais je vous trouve par contre totalement paranoïaque smiley


    • Fillaam (---.---.55.11) 30 décembre 2006 15:18

      Merde arrêtez cette censure, très mal à propos !!! D’ailleurs le « Montrer le texte » prends plus de place que le commentaire en lui même !! C’est d’une ineptie !! Le commentaire n’a d’ailleurs rien d’odieux même si je ne suis pas d’accord !!!

      Si ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article, nous n’avons pas la même définition de « débat civique ».


    • silexian (---.---.130.167) 30 décembre 2006 15:19

      Pourquoi préférer un travailleur du Jura à un travailleur chinois ? Simple : ce travailleur participera à la consommation du pays ! en réinjectant votre argent dans la collectivité. La destination de cet argent est réintroduit dans le circuit de consommation à l’intérieur du pays, et en passant, sous forme de taxe à l’Etat Français.

      Bref, plus il y a d’argent qui arrive dans les poches des travailleurs français, plus ils pourront le réinjecter dans le système français, et cela permettra d’une manière induite à faire « fonctionner » les rouages de l’économie.

      C’est la notion de transfert de capitaux.


    • bubbles (---.---.239.237) 30 décembre 2006 21:00

      Ah ça, c’est sur que ce ne sont pas les chinois qui paient pour nos « chers » acquis sociaux....


    • Yann (---.---.49.82) 26 décembre 2006 11:10

      C’est aussi une question de prix. Avec des bas salaires, on ne peut pas acheter français ; trop cher. Alors on fait suivant ses moyens.


      • Helios (---.---.134.138) 26 décembre 2006 14:19

        Excellente réponse de bon sens !

        L’auteur a simplement oublié qu’il existe un dumping social de la part de la chine. Plaçons nous dans le cas ou ce dumping n’existerait plus, le simple transport des jouets rendrait leur prix de vente superieur aux notre.

        Retablir des « taxes » d’équilibre n’est pas déraisonnable, car en plus de proteger notre economie elles (ces taxes) protegent la planète.


      • Jaimz (---.---.101.8) 26 décembre 2006 17:46

        C’est faux ! Avant un parent achetait un jouet par enfant pas trop cher (souvent en bois). Maintenant on offre pléïade de jouets pas cher (en plastique). Déjà si on prenait conscience que ne pas acheter un cadeau ce n’est pas grave, car le cadeau n’est pas le plus important, ce serait un pas en avant. L’auteur veux dire que acheter des jouets « bon marché » ce n’est pas faire des économies, et ce n’est pas non plus aider les chinois (qui aimeraient bien vendre plus cher eux aussi)...


      • Yann (---.---.49.82) 26 décembre 2006 20:49

        Il ne faut pas se focaliser sur les jouets, mais sur les marchandises en générales. Et pour en revenir à Noël (donc principalement les jouets), les menages français dépensent de moins en moins, donc achètent ce qui est moins chers pour compenser.


      • Asp Explorer Asp Explorer 26 décembre 2006 11:13

        Deux objections majeures à cet article :

        1 - L’industrie française du jouet est morte. C’est tout à fait regrettable, je plains les enfants d’aujourd’hui qui ne recevront jamais de voiture Majorette, mais c’est ainsi, et il est un peu trop tard pour s’en préoccuper.

        2 - Vous partez du principe que si on achète un jouet à 15 euros au lieu de 10, les 5 euros seront utilisés pour payer la différence de coût entre un employé Français et un Chinois. C’est une erreur. Si un patron a un moyen de faire fabriquer à moindre coût, il serait bien bête de ne pas le faire, quel que soit le prix d’achat en magasin, et les 5 euros, c’est du bénéfice.

        La manière la plus élégante de résoudre le problème (qui dépasse de loin le cadre des cadeaux de Noël) serait d’augmenter le coût du transport maritime, dont l’effondrement a été le principal moteur de la mondialisation. Par exemple, en interdisant l’accès des ports Européens aux navires ne respectant pas les normes sociales et sécuritaires les plus élémentaires. Mais bien sûr, dans le monde réel, c’est une utopie...


        • oulala (---.---.4.20) 26 décembre 2006 11:21

          Il me semble que le moyen le plus efficace serait de réintroduire un peu de protectionnisme,réellemnt appliqué,mais sans doute c’est tout autant utopique...La Chine est devenue l’usine du monde.Point.Barre.


        • 6r (---.---.78.90) 26 décembre 2006 12:03

          Oui et non. Qui est responsable le patron ou les actionnaires qui demandent du 15 ou 20% de croissance annuelle ?

          J’ai mon idée sur la question ...

          Il est toujours possible de fabriquer en France certains produits, mais c’est plus cher et il faudrait que le client ose acheter plus cher, car une entreprise doit faire des bénéfices. Il y a peu (un an à peine) seb a délocalisé sauvagement tout son petit électroménager en chine, résultat des courses ? Des prix à peine inférieur, mais juste ce qu’il fallait pour redevenir concurrentiel, et je le supposes une marge nettement amélioré. Des salariés remerciés, mais seb pouvait il réellement faire autrement ? Oui surement mais pour combien de temps ?

          Jouons à un jeu simple au rayon ustensiles de cuisine, qui achète du tefal qui coute 2 voir 3 fois plus cher que le même produit made in china ?

          Rien ne sert d’accuser les autres, quand certains font encore du made in france ils sont résolument boudés ... vous voulez des emplois en france mais voulez acheter moins cher, ca n’est pas toujours compatible, alors il y’a l’autre question, celle du : « est ce nécessaire de depenser toujours plus pour des trucs qui servent à rien ? » qui à besoin de changer tous les ans son telephone portable ? tous les 2 ans son lecteur DVD, acheter une nouvelle télé plasma ? Bah tout le monde, il parait que c’est vital !

          Bref, effectivement l’actionnariat, et le patronat n’est pas exempt de responsabilité, mais rassurez vous le consommateur non plus, c’est un tout, si le consommateur n’avait pas exigé en premier la baisse des prix on en serait surement pas là !


        • Asp Explorer Asp Explorer 26 décembre 2006 13:23

          Je suis actionnaire, je n’ai jamais demandé 15% à qui que ce soit. C’est un mythe de dire « l’actionnaire veut que », tout le monde sait que les assemblées générales ne sont que des chambres d’enregistrement. Le cours d’une action intègre presque immédiatement les gains de productivité, et vu la vitesse à laquelle les actionnaires achètent et vendent leurs actions, l’effet d’une délocalisation sur le patrimoine d’un petit porteur peut être estimé à rien.

          Le problème, ce n’est pas l’actionnaire, ni le patron qui essaie de soigner sa marge (ce qui n’est ni plus ni moins que son boulot). Le problème c’est que jadis, des contraintes reglementaires limitaient la portée du dumping social. Ces contraintes ont sauté. Depuis, les patrons font ce qu’ils veulent. Et s’ils ne le font pas, ils se font bouffer par la concurrence, alors le choix est vite fait. Le problème est politique : les états ont abandonné des prérogatives traditionnelles parce que c’est la mode du grand marché uni mondial (pas tous les états d’ailleurs, les Chinois sont restés très protectionnistes). Du coup, nous autres salariés, on se retrouve en slip sur le bord de la route, en concurrence frontale avec des ouvriers payés deux dollars par jour. C’est le résultat d’un choix politique, pas d’un problème de ménagère qui veut économiser trois euros sur le ses commissions de la semaine.


        • Yann (---.---.49.82) 26 décembre 2006 13:38

          La baisse des prix demandée par le consommateur est normale. En effet, comment acheter cher quand on n’a pas les moyens de le faire ? Moi, j’achete du tefal, au moins pour les poeles (ca n’attache pas), mais pas pour les couvercles, ni pour les ustensiles, je dois choisir, je ne peux pas tout acheter au prix fort. Donc je limite beaucoup, je prefere avoir une assiette de sous marque pas chere pleine, qu’une belle assiette chere mais vide.


        • Henri G (---.---.238.6) 26 décembre 2006 15:22

          pourquoi « un peu de protectionnisme ? »" les chinois n’achétent rien .... sauf quelques usines clés en main avec la technologie comprise pour nous copier rapidement. Moi il y a longtemps que je n’achéte plus toutes ces saloperies qui débordent des rayons de supermarchés qui vendent ça trés cher en plus. smiley


        • SEREND (---.---.130.165) 26 décembre 2006 16:35

          Est-il plus moral de refuser au travailleur chinois de mettre du poulet dans son riz,alors que nous avons droit au dessert depuis déjà longtemps. Le prix n’est pas le seul argument pour vendre il faut fabriquer un produit qui plait et il se vendra même cher Exemple:un fabriquant d’équipement sanitaire Suisse (Geberit)pas de la haute technologie,juste de la plomberie,ne craint rien des chinois,il conçois et vend ses équipements,parcequ’il investit dans la recherche et a confiance dans la continuité des règlementations du pays où il travaille ,les exemples sont nombreux.(Liebherr,pelles mécaniques et équipements de chantiers) Bien au contraire l’enrichissement des Chinois et des Asiatiques ou de qui que se soit n’est que source de bonnes nouvelles pour nous si en retour nous avons à vendre ce qu’ils recherchent. L’investissement dans les machines les ressources humaines et la recherche(celle des entreprises)pas le CNRS qui c’est spécialisé dans les sciences sociales où il ne craint pas la concurence.n’est pas à la hauteur en France par manque de confiance. Maintenant le fabriquant Français bien à l’abri derrière une protection de taxe à l’importation ne mettra pas longtemps à augmenter ses prix,il sera du coup nécessaire de à son tour le contrôler et encore un petit pas vers un système d’économie centralisée à la soviétique là bien sur nous aurons tous un emploi. c’est bien aussi


        • Le sudiste (---.---.58.44) 26 décembre 2006 11:23

          Désolé pour nos compatriotes du Jura mais on n’a pas de pognon...


          • Sam (---.---.202.248) 26 décembre 2006 11:37

            Typique.

            Du Villepin dans le texte.

            Le chomage qu’on « voit » monter dans le Jura, il a été créé. Par qui, certainement par la plupart des français qui ont vu leur salaires inchangé et la porte de l’entreprise, bien souvent, les attendre.

            Les licencieurs ce sont les patrons. D’abord les grands et, en cascade, les PME qui imitent et ne veulent pas limiter leur part d’un gateau, qui, malgré la crise sans précédent qui frappe notre société, laisse les entreprises globalement en bonne santé, pleines de profits à redistribuer aux actionnaires.

            Ce qui oblige les gens à acheter au moins cher, ce n’est pas l’inconscience des pauvres, mais l’avidité patronale confortée par la soumission, la corruption, le dogmatisme et le mépris du peuple de la plupart des politiques.

            On comprend, évidemment, que contruire des logiciels d’aide à la décision procure une proximité certaine des dirigeants.

            Il n’empêche que l’information à toujours servie la démocratie en s’alignant contre.

            Contre le pouvoir de Nixon, ou celui de Poutine, contre la puissance de Bouygues au pays où il est roi, et contre le monopole de Wall-Mart, au pays où il oblige à coups de salaires minables les gens à avoir deux, trois emplois et les petits commerçants à faire faillite.


            • Philippe NIEUWBOURG (---.---.203.127) 26 décembre 2006 14:40

              Merci de votre commentaire, mais je ne le mérite pas. Je n’ai pas le talent d’auteur de notre Premier Ministre smiley

              Vous imaginez bien que je ne suis pas d’accord avec vous. Et c’est bien le propos de mon article. Ceux qui licencient ne sont pas les patrons (je ne connais pas beaucoup de patrons qui le font avec plaisir - j’ai malheureusement du plusieurs fois licencier pour raisons économiques et ce sont mes pires souvenirs de ma courte vie de patron), ce sont les consommateurs !

              Si les consommateurs achetaient en priorité des produits qui fournissent du travail aux entreprises proches de chez eux, ils réinjecteraient de l’argent dans l’économie locale, les salariés ne seraient pas licenciés, et réinjecteraient à leur tour une partie de l’argent reçu dans l’économie... C’est le cycle classique de la micro-économie.

              Mais à lire certains commentaires, je vois bien que tout le monde n’a pas la même perception. Ce n’est pas grave, le principal est de pouvoir en débattre ici ou ailleurs.


            • Sam (---.---.202.248) 26 décembre 2006 15:42

              à l’auteur

              Vous êtes bien bons avec le Prime Minister. Son talent me fait penser à celui de Minou Drouet, commenté par Barthes, si je me souviens bien.

              Par ailleurs, ce n’est en répétant que vous convaincrez, vous savez.

              Sauf en publicité. Rien n’interdit de penser qu’un forum est un espace publicitaire, mais ce n’est pas mon cas.

              J’ajouterais deux objections supplémentaires à celles que je maintiens.

              La première est ce commentaire tiré d’un organe de presse peu suspect de gauchisme anti-entrepreunarial, La Vie Financière (cette semaine) dans un dossier spécial OPA, fusion, fonds...qui dit ceci : « Les entreprises ont de l’argent. Peu endettées, elles profitent d’un loyer de l’argent encore bas. »

              On le voit, les difficultés aujourd’hui sont du côté des salariés consommateurs. Les entreprises, du moins les grandes et les PME, sont fortes.

              Au lieu de consacrer 12, puis 15, bientôt 20% de rendement aux actionnaires, ne devraient-elles pas baisser les prix des produits ?..

              Sans parler évidemment du pari sur la qualité qui les rendraient également plus attractives et qu’elles ne font pas tjs.

              Enfin, j’ajouterais qu’il est très difficile de voir quel produit est français ou non, sur des étiquettes, même si, contraignant son portefeuille déjà malmené, le consommateur veut écouter le patriote et « acheter français ».

              Exemple : Danone, regardez l’infinité de sous-marques et de produits que génère cette boite.

              On fabrique pour elle en Algérie, en Chine, dans les Emirats, en Hongrie, en Irlande et j’en passe. Comment s’y retrouver ?..Impossible, d’autant que les produits sont fabriqués puis bien souvent doté d’un emballage qui ne reflète pas leur origine.

              Ce qui nous apprend aussi, incidemment, que l’entreprise française voudrait que les français la couve d’un amour exclusif, tandis que ses patrons n’hésitent à la travestir d’autres nationalités.

              Pour fabriquer et vendre ces produits que l’on dit « chinois »,« asiatiques », « étrangers ».

              Peut-être parce qu’au final, dans le différentitiel cout de fabrication/prix de vente, celui qui s’y retrouve le plus, avec les articles « chinois », c’est bien le portefeuille de l’entreprise. smiley


            • (---.---.112.158) 26 décembre 2006 15:46

              D’apres vous, il faut donc augmenter les salaires pour que les gens aient plus de moyens de depenser francais ? Le seul probleme est 1) augmenter les salaires augmentent le cout des produits francais 2) les gens risquent de continuer a acheter leur plasma en asie car on ne sait pas en produire en France.

              Donc augmenter les salaires conduirait a faire baisser la consommation de produits francais encore plus.

              Par contre pourquoi faut il qu’on achete un plasma, une console, des produits chimiques, des cosmetiques en Chine alors que ce sont des produits complexes et que la France en avait la connaissance ? Si nous savions garder tous nos scientifiques, oser le risque dans l’innovation peut etre que nous serions encore un example dans le monde.


            • Sam (---.---.202.248) 26 décembre 2006 17:12

              D’apres vous, il faut donc augmenter les salaires pour que les gens aient plus de moyens de depenser francais ?

              Ca me paraît une évidence.

              On ne peut demander de toujours consommer plus sans donner les moyens de consommer plus.

              Par ailleurs, je ne crois que bcp de gens achètent leur plasma en Asie et le plasma n’est qu’un exemple parmi la masse des produits qu’on peut acheter sans trouver forcément le pendant étranger moins cher.

              Surtout on ne peut militer pour un abaissement des protections tous azimuths et se plaindre que les étrangers viennent concurrencer les produits français, ou réclamer et obtenir des aides pour produire en France. Ou fabriquer à l’étranger moins cher.

              Ceci pour dire que, même s’il y a un problème de conccurrence étrangère, en dépit de la bonne santé globale des entreprises et des rémunérations de plus en plus forte des actionnaires, il y a comme une contradiction à défendre un système en se tirant une balle dans le pied.

              Devant cette dérive, on est bien obligé de constater que l’ajustement sans fin des salaires à la baisse a ses limites.

              Mieux vaudrait que les petits patrons dont vous semblez parler milite enfin pour un protectionnisme, ou nous irons tout droit à une misère généralisée et une disparition des entreprises qui n’auront plus aucune demande, because les gens ne pourront plus consommer le portefeuille vide.

              La concurrence pure et parfaite n’est qu’une fiction d’économistes. Le monde est un vaste pot de niveaux de vie différents, de monnaies d’inégales valeurs, de conditions de productions incomparables.

              Au principe de la mondialisation réside l’idée qu’on peut mettre sur la même ligne toutes les entreprises de par le monde entier. L’état de la planète et les résultats actuels de cette même mondialisation montrent que ça ne marche pas, parce que ça ne peut pas marcher.

              En conséquence au lieu de vouloir apprauvir l’ensemble des consommateurs pour s’aligner sur des couts inégaux par nature et histoire de sociétés différentes, il faut changer le système. Les patrons devraient en être conscients au lieu de foncer dans le mur, en nous tirant derrière eux, pour un profit dont la petite entreprise ne voit pas la couleur.


            • (---.---.229.236) 27 décembre 2006 06:59

              « L’état de la planète et les résultats actuels de cette même mondialisation montrent que ça ne marche pas, parce que ça ne peut pas marcher. »

              Heu, tous de même, l’humanité n’a jamais eut si peu de pauvres...


            • domdi (---.---.68.243) 28 décembre 2006 10:03

              non, vous extrapôlez, l’auteur vous demande juste de regarder la provenance des produits que vous achetez afin de vérifier si les objets sont issus d’un dumping social et dans ce cas de privilégier quelque chose de moins clinquant peut-être, qui soit du même prix, mais confectionné dans les règles sociales. Bien sûr que la mondialisation montre-là son visage le plus aberrant, comment justifie-t-on une marchandise moins chère que celle produite localement en lui faisant faire 300.000 mille bornes et qu’elle soit drastiquement moins chère ? En sous-payant les ouvriers. Le premier responsable pour qu’un tel dumping puisse être possible vient bien de celui qui achète et non des intermédiaires qui, s’ils n’écoulaient pas leur stock de trucs en plastique cesseraient de les importer. L’auteur vous parle bien des jouets en l’occurence pour lesquels on se ruine aux fêtes, donnant de plus à cette fête un aspect absolument stressant et mercantile.

              O bonheur des enfants, que ne ferions-nous pour vous ? Mais les enfants sont surtout heureux de l’attention, si vous avez des enfants qui râlent en recevant un cadeau il serait temps d’axer autrement la fête de Nôël. smiley


            • Aldoo (---.---.156.24) 26 décembre 2006 11:43

              Demander à chacun d’agir à son niveau contre cela, c’est utopique (d’ailleurs on a souvent bien d’autres priorités). Agir « en haut », par la loi (TVA sociale ?), c’est déjà plus efficace, car contraignant tout le monde en même temps. Pourquoi évacuer si vite cette possibilité par de vagues arguments idéologiques présentant la mondialisation comme une fatalité ? Pourquoi le protectionnisme exercé à l’échelle ne l’individu est-il pour vous plus acceptable ? (outre le fait qu’il n’est pas réalisable)

              Je vous accorde que nous sommes tenus par des accords internationaux nous empêchant de légiférer à notre guise... Mais ces accords, encore une fois, c’est nous ! Et c’est à nous de négocier pour les adapter à nos vues politiques (ce ne sera pas facile, mais n’aura en tout cas jamais lieu si nous n’essayons pas !). Que l’OMC joue enfin son rôle !


              • Philippe NIEUWBOURG (---.---.203.127) 26 décembre 2006 14:42

                Se reposer encore et toujours sur l’Etat et sur les institutions est au moins aussi utopiste ! L’Etat n’est-il pas que le représentant de chaque individu ? Nous sommes en démocratie je crois. Nous votons, nous élisons ceux qui nous gouvernent. L’Etat c’est nous ! Je pense donc au contraire que c’est la somme des actions individuelles qui fera finalement pencher la balance du bon côté.


              • Le Belch (---.---.1.14) 26 décembre 2006 11:46

                On ne peut pas interdire aux gens d’acheter des jouets chinois, ni par une augmentation des taxes d’importation ni par des « aides » aux entreprises européennes ou je ne sais quel autre truchement. (on joue déjà ce jeu avec les agriculteurs du sud). Il faut se rendre compte qu’on profite (pour ne pas dire « exploite ») de la main d’oeuvre chinoise bon marché. Il faut donc créer, innover,... c’est de là que viendra le travail. D’accord avec Asp Explorer : acceptons seulement les bateaux correctement entretenus et respectant leurs employés, même si ça ne changera pas tellement l’écart de prix, ça évitera déjà pas mal de naufrages.


                • dauphinrk (---.---.190.25) 26 décembre 2006 12:12

                  Que signifie la notion d’aide ? Qu’est-ce que c’est une aide ? J’ai de plus en plus de difficulté avec cette notion. Si nous devrions payer les coûts, tous les coûts, les coûts sociaux, les coûts des prélèvement sur la nature, de nombreux produits ne pourraient plus être vendus aux prix ou ils sont offerts aujourd’hui. Alors ce surplus par rapport aux prix du marché est-ce une aide ? Une aide à l’environnement, une aide aux conditions sociales décentes ? Est-il normale que les entreprises externalisent de tels coûts ? Qu’elles se déchargent sur les collectivités publiques, sur les individus ?


                • oulala (---.---.4.20) 26 décembre 2006 12:13

                  Tu parles Charles...Il y a quelques mois,on a vu comment les gargaisons de textiles Chinois,bloqués dans certains ports,parce que hors quotas,ont entraînné une levée de boucliers des importateurs qui criaient à la ruine...Et le blocage,sauf erreur de ma part, a été levé !


                • (---.---.112.158) 26 décembre 2006 15:49

                  Si on introduit une taxe ou un protectionnisme sur les produits chinois, il est evident que la Chine fera la meme chose sur ses produits. Plus de plasma, de telephone portables. Meme Philips produit ses ecrans en Asie.


                • dauphinrk (---.---.190.25) 26 décembre 2006 11:58

                  Cette question est un peu comme la poule ou l’oeuf. Mais nous devons savoir que le système économique port en lui le germe de sa destruction. En effet la loi du plus fort, du plus malin conduit aux regroupements, aux rachats, à l’exclusion du marché des plus faibles. Et il y a toujours des plus faibles, jusqu’au moment ou il y a oligopole ou même monopole. Mais là, la messe est dite.

                  Nous oublions que les lois du marché ne donnent leurs bons résultats que dans un marché dans lequel aucun acteur de peut influencer celui-ci. Mais les grandes entreprises, les grandes marques avec des budgets marketing colossaux cherchent à différencier les produits, cherchent à les rendre uniques et ainsi cherchent à empêcher les mécanismes du marché de fonctionner.

                  En l’absence de l’atomisation du marché le régime actuel conduit inexorablement vers des concentrations pour en théorie n’aboutir qu’à une seule entreprise, celle qui bat toutes les autres.

                  les consommateurs atomisés n’ont pas en face d’eux des producteurs atomisés et c’est la raison pour laquelle ce sont finalement les forces des producteurs qui ont le dessus.

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