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Les choix du père Noël

Les médias et le père Noël

« Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt »

Les médias (télé, radios nationales) sont ces idiots qui ne font que se fier aux apparences. Ils répètent bêtement que les entreprises « créent » des emplois, comme le leur suggèrent depuis des décennies ces braves patrons d’entreprises, du moins, ceux qui ont de l’influence sur le Medef, qui attendent qu’on leur octroie comme d’habitude des mannes et autres aides et exonérations fiscales, de quoi soi-disant « créer » ces emplois. En réalité, si on se donne un peu la peine d’aller au fond des choses, le mot créer , est un abus de langage : on devrait parler d’embaucher, il y a quelques décennies quand ces entreprises étaient un peu plus humbles parce qu’elles avaient besoin d’employés et d’ouvriers pour produire de quoi satisfaire une demande de plus en plus forte, elles utilisaient plutôt ce mot,. Ford a dit au début de l’ère industrielle qu’il payait bien ses ouvriers pour qu’ils aient les moyens d’acheter les voitures…qu’ils produisaient. Si l’on revient aux origines de l’homme sur terre, c’est bien lui qui produisait par son travail de quoi se nourrir. Rien n’a changé si ce n’est que, malins, des intermédiaires ont trouvé, en créant des entreprises intermédiaires, de quoi améliorer le rendement du travail individuel par le travail groupé et organisé pour en augmenter les résultats. Le travail a été rémunéré par un autre intermédiaire, l’argent, qui cache en partie la vraie valeur du travail, la valeur d’usage comme a dit Marx. Mais c’est toujours l’employé, l’ouvrier qui continue à créer son propre emploi, pour produire et satisfaire ses besoins essentiels et ceux qui le sont devenus, bien que créés artificiellement par ces mêmes intermédiaires. Parce que il n’y a pas que les satisfactions purement matérielles à satisfaire, le plaisir, la qualité, etc… ce qu’on appelle généralement le progrès.

Alors quand nos « diafoirus » au pouvoir nous racontent, comme un conte, devenue une litanie depuis des décennies, que grâce à un pacte avec le brave père Noël, qu’ils pourraient « créer » des emplois, certains le croient. Et ils aident les entreprises à coups d’exonérations et autres petits cadeaux qu’on lui met dans sa hotte, pour qu’enfin ils se décident à les créer ces emplois, comme des cadeaux à redistribuer. Mais ce « brave homme » les garde pour lui, ces cadeaux. Pleurez encore braves gens dans vos chaumières, en attendant le prochain Noël. En fait, vous avez raison de ne plus croire au père Noël, le pacte c’était avec le diable.

Dans le même registre de propagande, il faut citer le dernier avatar : on va taxer les mouvements financiers comme le voulait Tobin, un économiste américain qui dans les années 70 s’était élevé contre les attaques sur les devises des pays occidentaux qui rapportaient des sommes énormes aux spéculateurs. On parle de 0,07 %, ce qui serait suffisant pour rapporter quelques dizaines de milliards d’euros aux pays de l’Europe qui l’appliqueraient, mais disent les experts, trop peu pour gêner les banques qui font ces transactions. Plus élevé, disent-ils, ce niveau de taxation aurait l’inconvénient de faire fuir les capitaux vers les pays plus cléments. Pour faire approuver cette mesure, le projet gouvernemental aurait l’intention de diriger ces recettes vers des organismes de l’économie sociale et solidaire, par exemple pour aider la transition énergétique écologique. Ce qu’on ne dit pas c’est que le système français n’autorise pas de taxer ou de prélever des impôts avec un objectif précis d’affectation. C’est lors du vote du budget que la répartition des recettes est décidée. On a connu dans les années 60 en France, une taxe progressive sur la puissance des voitures appelée vignette. Elle était officiellement destinée à aider les « vieux ». Rien n’a pu être prouvé dans ce sens, l’argent récolté était noyé dans la masse des aides de toutes sortes. Cette taxe a disparu après quelques années, pour ne pas gêner les constructeurs automobiles pour la vente de voitures de cylindrées importantes. S’il est vrai que les gouvernements peuvent effectivement agir dans un sens prévu, rien ne les oblige à le faire, et personne ne peut les empêcher de changer une affectation annoncée si et quand ils le désirent. Mais cet effet d’annonce pourrait faire remonter la côte de popularité de ceux qui en sont les auteurs. Aidés par les médias, l’électoralisme est devenu permanent. Pourquoi donc attendre 5 ans ? Une alternative de deux ou trois ans suffirait pour l’élection au suffrage universel du Président de la République d’autant plus que les électeurs finissent pas s’en désintéresser. Et si on ne l’élisait plus au suffrage universel ? La 4 e République souvent dénigrée, avait au moins cet avantage.


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1 réactions à cet article    


  • Dwaabala Dwaabala 6 janvier 2015 19:49

    Un billet sympa.

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