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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les corbeaux citoyens d’internet

Les corbeaux citoyens d’internet

« Corbeau : n. m. (lat. corvus). I. 3. Auteur de lettres ou de coups de téléphone anonymes et comportant des menaces. » (Petit Larousse)

« Citoyen, enne : n. (de cité). 1. Dans l’Antiquité, celui qui jouissait du droit de cité. 2. Membre d’un État considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits civils et politiques. 3. Sous la Révolution, titre substitué à "monsieur", "madame". 4. Fam. et péj. Individu quelconque. » (Petit Larousse)

Alors que le corbeau dans l’affaire Grégory n’a toujours pas été identifié presque vingt-quatre ans après les faits, le réseau mondial virtuel semble cloner ce genre d’animal.

Certes, comme c’est virtuel, rien ne peut vraiment être reproché à ces corbeaux de nouveau genre, sinon quelques insultes et quelques propos déplacés que parfois la loi sinon la morale interdit.

Mon introduction est sans doute excessive car je veux parler du journalisme citoyen et de l’anonymat.


Droit de cité du journalisme

Je veux plutôt parler du "journalisme participatif", car je déteste le mot "citoyen" apposé comme adjectif, une mode sémantique bien commode qui ne veut pas dire grand-chose. Je ne parlerais pas non plus de "journalisme amateur", car il peut arriver que ce soient des experts dans un domaine qui interviennent (certes, l’amateurisme est dans le fait d’écrire, mais beaucoup de professionnels sont très expérimentés dans l’écriture d’articles spécialisés et ne sont pas pour autant des journalistes).

L’intérêt du journalisme participatif, et la plate-forme d’Agoravox a ce but, il me semble, c’est d’aborder des sujets divers, pas forcément abordés par ailleurs (mais l’effet de mode est cependant tenace), sous un angle original… ou pas.


Critères

Et le gros problème de ce genre de projet, c’est de se donner des critères impartiaux pour savoir quel article peut ou ne pas être publié. C’est en principe le rôle de la modération et des règles instituées par Agoravox (voir sa politique éditoriale).

Par exemple, il y a des critères assez faciles à définir : un article mal écrit, incompréhensible, à la langue hésitante et à l’orthographe désastreuse n’a pas sa place, pour une simple raison de lisibilité et de respect pour le lecteur.

Mais d’autres critères sont sans doute antagonistes : sur internet, l’objectif est de faire cliquer, de faire lire les pages. Or, cet objectif s’accommode souvent mal de la nécessaire vérification des informations émises.

Pour simples exemples, à plusieurs reprises, des articles n’auraient pas dû passer car composés uniquement de spam ou de hoax que beaucoup ont dû recevoir en même temps dans leur messagerie. Et pourtant, ils sont passés alors qu’ils ont délivré des éléments faux, ou du moins erronés, et facilement vérifiables, mais qui allaient dans le sens du poil des lecteurs.

Mais après tout, pourquoi pas ? Certains journaux papiers sont spécialisés dans ce genre d’informations sensationnelles, futiles, à la véracité parfois incertaine, ou encore dans le mélange des genres (futilités et sérieux) par stratégie commerciale ou par choix éditorial.


Pertinence du sourcing

Il y a cependant un impératif dans la présentation des informations, même si celles-ci sont apportées de façon tendancieuse (aucun journaliste professionnel ne peut être réellement neutre, ne serait-ce que parce qu’il est humain). Il s’agit de la vérification des faits.

Certes, même les médias classiques sont eux aussi en carence dans ce domaine. La mort de Pascal Sevran annoncée quelques jours trop tôt, exactement la même gaffe plus de vingt ans en arrière avec la mort de Marcel Dassault annoncée elle aussi quelques jours trop tôt. Et je ne parle même pas des sujets scientifiques…

Mais ce n’est pas une raison pour imiter leurs travers.

Le meilleur moyen de sourcer l’information, c’est de mettre des liens guidant vers des sites officiels, dignes de confiance.

Par exemple, le fichier Edvige ? Info ou intox ? Un lien vers le site Legifrance, le décret apparaît sur l’écran ; ce n’est pas de l’intox, c’est bien de l’info. On y lit la date (27 juin 2008), mais aussi les signataires : François Fillon et Michèle Alliot-Marie. Hervé Morin n’en était pas. Oui, mais on peut aussi lire la date de publication (1er juillet 2008), donc les protestations d’Hervé Morin en début septembre 2008 sont quand même… un peu tardives, dirait-on.

Pour des commodités de lecture, un article peut très bien omettre de signaler ses sources, mais les transmettre sur demande, publiquement ou en privé, pour ceux qui sont intéressés.

Quand je dis des sources dignes de confiance, c’est-à-dire reconnues comme telles, car internet regorge de blogs et sites très douteux et tout peut justement y être écrit (et de façon impunie). Sans compter les erreurs de bonne foi.


Anonymat ou pas d’auteur

Aussi, pour moi, l’un des critères majeurs pour faire ce journalisme participatif, c’est le "non-anonymat". Je n’aime pas trop l’expression qui est plutôt définie négativement, mais je n’en ai pas d’autre.

L’anonymat peut se comprendre aisément.

Une personne réputée dans un domaine peut avoir une stratégie de communication indépendante des informations ou des analyses qu’il pourrait avoir envie de faire partager. Dans la vie réelle, elle se choisit un pseudonyme et écrit sous ce nouveau nom.

Pour des raisons professionnelles, lorsque l’auteur évoque son cœur de métier, cela peut être très gênant d’être clairement identifiable. Le Journal d’un assistant parlementaire, par exemple, ou Les Tribulations d’une caissière qui raconte toutes les anecdotes de son métier ne sont possibles que sous couvert d’anonymat (sinon, la source se tarirait). Même phénomène pour avoir connaissance du détail de l’élection du dernier pape. Tous les cardinaux ont promis le secret. Mais le ou les cardinaux indiscrets sont bien obligés de rester anonymes pour ne pas être confrontés à des mesures coercitives (pour les cardinaux, à mon avis, il n’en existerait aucune, mais, dans le milieu professionnel, les sanctions sont faciles).

Pour l’anecdote, la caissière en question, jeune femme de 29 ans et diplômée d’un master en lettres modernes, a fait en juin dernier son coming out avec la publication d’un livre sur le sujet et sa démission du supermarché qui l’employait.

Et puis, si toutes les raisons possibles sont envisageables et respectables pour garder l’anonymat, alors, pourquoi vouloir faire à tout prix du journalisme participatif ? Rien n’oblige personne.

On peut à la rigueur comprendre l’anonymat de ceux qui réagissent aux articles, il n’est pas question d’y apporter de la crédibilité, mais seulement un commentaire, un complément, une précision, une correction, etc. (parfois, hélas, des propos incorrects).

C’est peut-être la différence entre un journal et un blog. Le blog peut être anonyme, n’a pas beaucoup de conséquence, raconte beaucoup de choses sans intérêt général. Un journal a la prétention d’informer, d’analyser les événements, il doit être transparent, vérifié, ouvert.


Assumer ce qu’on écrit

L’intérêt du "non-anonymat", ce n’est pas une mise en avant (ou alors, quelle vanité stérile sur le net), mais un simple moyen de crédibiliser les affirmations contenues dans l’article. On engage ainsi sa réputation.

D’ailleurs, certains ont astucieusement réussi à préserver leur identité avec un pseudonyme sans pour autant qu’il soit impossible de les identifier rapidement. Ceux-là restent tout autant crédibles car ils sont accessibles à l’approfondissement des sources.

Car c’est de cela qu’il s’agit : celle de ne pas dire n’importe quoi sur le net. Cela devrait être l’avantage concurrentiel d’une entreprise ambitieuse comme Agoravox : ne pas être colporteur de rumeurs, mais apporter une véritable valeur ajoutée dans la masse des informations actuellement disponibles.

Par ailleurs, le "non-anonymat" engendre forcément des comportements plus responsables, plus en adéquation avec l’intelligence : il empêche le mensonge au sujet de ses propres revendications (que dire d’un patient qui se dit médecin pour écrire sur l’hôpital si on n’a pas la capacité de savoir s’il est réellement médecin ?). 

Le "non-anonymat" tempère les colères et les émotions en général. Il décourage la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle. Il empêche la vulgarité que Google immortaliserait définitivement. L’association de son nom avec une insulte ou une grossièreté modérerait naturellement les ardeurs.

Les pseudonymes utilisés dans la presse écrite sont facilement décelables au sein même de la rédaction du journal. C’est facile de vérifier les dires, éventuellement, d’instruire des procès en diffamation (car c’est surtout là le problème des rumeurs).


Bas les masques…

Un article, d’information ou d’analyse, doit pouvoir être pleinement assumé par son auteur. Cela ne veut pas dire qu’il doit répondre à tous les commentaires (ce qui prend beaucoup trop de temps), mais il doit être en phase avec son entourage, ses idées, son environnement. Imagine-t-on un instant des personnalités politiques faisant de la politique sous anonymat, clandestinement (hors périodes d’exception) ?

L’anonymat peut masquer derrière un pseudonyme une organisation très rodée de propagande inavouable, voire une secte, qui visent à instrumentaliser l’outil virtuel à des fins prosélytes.

Et puis, de toute façon, tout le monde le sait, s’il y a enquête judiciaire, il n’y a pas de réel anonymat sur internet, tout est traçable par les IP, FAI, etc. L’anonymat leurre non seulement les lecteurs, mais aussi l’auteur.


Alors, Messieurs les auteurs d’articles, assumez vos propos, mettez-vous à découvert, donnez-vous de la crédibilité, sinon, ce journalisme participatif sera pire que la pire des presses de caniveau.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 septembre 2008)


Illustrations :

1. Un oiseau de mauvais augure, le corbeau.
2. Zorro.
3. Le Concombre masqué © Mandryka.


Pour aller plus loin :

Guide du journalisme citoyen (Agoravox).

Documents joints à cet article

Les corbeaux citoyens d'internet Les corbeaux citoyens d'internet

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Réagissez à l'article

119 réactions à cet article    


  • morice morice 19 septembre 2008 10:30

     Quand je dis des sources dignes de confiance, c’est-à-dire reconnues comme telles, car Internet regorge de blogs et sites très douteux et tout peut justement y être écrit (et de façon impunie). Sans compter les erreurs de bonne foi.

     ce qui vous permet d’écrire un jour que Charles Pasqua est "ange ou démon"... toutes les sources sûres en concluent au démon seul pourtant.... Sylvain.


    • Syrius Syrius 19 septembre 2008 10:40

      Article très pertinent. Mais sans parler des auteurs, je crois qu’il faut une nouvelle règlementation d’internet dans sa globalité afin de responsabiliser les internautes. Une liberté ça se mérite, quand on se comporte en porc, on est traité comme tels (cf : l eco taxe sur les assiettes en carton, c’est BIEN FAIT !).


    • polmeuris 19 septembre 2008 18:58

      Belle menace de Renève, et à peine voilée. Ce Renève est dangereux car il croit savoir.


    • Halman Halman 21 septembre 2008 10:59

      Ca Morice c’est lhôpital qui se fout de la charité !


    • dom y loulou dom 29 septembre 2008 21:35

      où voyez-vous une menace de la part de Renève ? aberrante intervention.


    • GéraldCursoux Cursoux Gérald 19 septembre 2008 10:36

      Sur la toile, seul ce qui est signé par prénom et nom mérite d’être lu. Poinr barre.


      • JL JL 19 septembre 2008 11:07

        Et qui vérifiera l’authenticité de la signature ? Big Brother ? 


      • La Taverne des Poètes 19 septembre 2008 11:58

        à Cursous : dommage de passer à côté de contenus intéressants juste par le fait dadopter une attitude aussi rigide pour ne pas dire crétine.


      • Internaute Internaute 19 septembre 2008 10:37

        C’est bien de fustiger le manque de vérification des sources de la part des auteurs. Commencez par vérifier les vôtres. Il me semble que dans votre article sur Sarah Palin http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44398 Vous propagez un montage photographique sans aucune vérification. Souvent l’image en dit plus que le texte et elle mérite autant d’attention.


        • La Taverne des Poètes 19 septembre 2008 10:47

          J’ai plussé mais je ne partage pas la conclusion. Pourquoi y a-t-il tant de héros masqués ? A commencer par Zorro que vous mettez en illustration...Zorro aurait-il eu du succès sans son massque, et Spiderman ? Donc si même les super héros se dissimulent derrière l’anonymat (et on entend pas beaucoup de gens critiquer ce fait ou les traiter de lâches), à plus forte raison les simples rédacteurs...CQFD non ?


          • La Taverne des Poètes 19 septembre 2008 10:50

            Et puis il y a le côté ludique : endosser la peau d’un personnage car être soi-même tout le temps, cela peut être lassant voire lourd à supporter. Pourquoi le jeu a-t-il autant de succès, voilà la seconde question qu’il faut se poser ?


          • Gül 19 septembre 2008 10:54

            Salut Taverne,

            L’anonymat peut être gardé lorsqu’il émet un avis personnel, une fiction. A partit du moment où il s’agit de véritable information, il me semble que celle-ci doit effectivement être sourcée et que l’auteur en soit connu au moins un minimum, de part son cv vérifié et vérifiable par exemple !

            Cordialement.


          • La Taverne des Poètes 19 septembre 2008 12:01

            Tout le monde s’en fiche que je l’on s’appelle Duchmoll ou Glandu.


          • Jean-Paul Doguet 19 septembre 2008 14:34

            Pas d’accord avec vous. Ce n’est pas une question de contenu informatif d’un nom, c’est une question de responsabilité. Dissimuler son nom c’est fuir sa responsabilité d’auteur. 


          • Nobody knows me Nobody knows me 19 septembre 2008 16:02

            A partit du moment où il s’agit de véritable information, il me semble que celle-ci doit effectivement être sourcée et que l’auteur en soit connu au moins un minimum, de part son cv vérifié et vérifiable par exemple !

            Bonjour Gül, je suis pas sûr que Denis Robert pense le contraire, mais il doit y réfléchir à 2 fois maintenant.

            C’est il me semble la grande ambiguïté du journalisme, en particulier dans les milieux mafieux, politiques ou dans les grandes industries. En effet, de tels environnements où tous les coups sont permis incitent fortement à garder ses sources secrètes, puis à se protéger soi-même et sa famille.
            Le plus chiant c’est que nous lecteurs ne pouvons plus savoir qui est qui au final : diffamation entre concurrents/opposants, lobbyies, ... On ne peut que se fier à la réputation de l’auteur. Et quand on regarde les intérêts que l’auteur peut avoir en jeu, on est fini. C’est le doute absolu.

            Il manque - et cela me paraît impossible, voire totalitaire de le mettre en place - une autorité de régulation, de vérification TOTALEMENT indépendante de tout intérêts (commerciaux, politiques, religieux, ...) pour vérifier les sources et les informations. Car si j’écrivais un article sur Monsanto ou ClearStream, je crois que je me planquerais en bon petit péteux que je suis. Car ces institutions et ces organisations vous bouffent jusqu’à la moelle, avec le relais de menteurs invétérés comme Val par ex. qui vous discrédite dans les medias. A la limite, le milieu mafieux doit offrir une mort plus rapide que celle, médiatique et psychologique des grands industriels/financiers.

            Bonne journée à vous.


          • polmeuris 19 septembre 2008 18:12

            @ Gül,

            C’est sur mon ch’min. J’te raccompagne ?


          • Philippe MEONI Philippe MEONI 20 septembre 2008 11:51

            D’accord avec Jean-Paul Doguet


          • Gül 19 septembre 2008 10:51

            Bonjour Sylvain,

            Votre article est salutaire. Bravo !

            Bien à vous.


            • gecko gecko 19 septembre 2008 10:53

              ah je suis un peu surpris par votre article, certes un pseudo va permettre à son auteur de se lacher un peu plus(dans les commentaires c’est certain, les gens aiment le net parce que l’on reste derrière son clavier)...

              Mais sans en abuser sur le net j ai toujours considéré que garder son anonymat était vital.

              D’ailleurs signer de son nom (@Mr Cursoux) n’est pas non plus un signe de vrai ou de faux sur le net il est si facile de se procurer un nom et une identité qu’une signature, qu’une photo et un nom ne sont pas non plus gage de vérité ! alors bien sur il reste l’IP qui servira que lors de méfaits attaquables ne justice.

              mais pour conclure votre sincérité et analyse du journalisme « participatif » se doit d’avoir jeté la pierre (surtout comme bonne fondations pour qu’agoravox ne dérive pas trop !)


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 septembre 2008 11:06

                Il y a bien des auteurs qui publient avec des pseudos , leurs écrits n’ en sont pas moins vraissemblables ...


                • polmeuris 19 septembre 2008 11:09

                  Tu devrais mieux balancer la sauce Sylvain et dire que tu écris dans une feuille de chou qui sent le pourri et que tu le regrettes car tu n’as nulle part ailleurs où aller, et que c’est dégueulasse que tes articles informatifs restent à la traîne quand des loubards sans scrupule passent en tête pour faire de la tune au romain. Et encore pas bézef.


                  • morice morice 19 septembre 2008 11:13

                    Ce n’est pas la première fois que les IMAGES chez mr Sylvain Rakotoarison posent problème, et de sérieux. 

                    pour illlustrer un article sur le mariage posthume il propose ça

                    pour Germaine Tillion ça..

                    pour les adresses Ip ça.

                    et l’horreur de la mise en scène d’un article sur l’homosexualité ainsi illustrée !!!

                    bref, le monsieur qui nous donne des leçons aujourd’hui travaille notre subconscient avec ces articles et leurs illustrations. S’en rend-t-il compte ???

                    et sans oublier la glorification de Henri Amouroux, pétainiste convaincu : et il va nous parler de propagande sous un pseudo .. pas la peine, Mr Rakotoarison, la votre est en votre nom, mais elle s’apparente tout autant à ce que vous voulez soi-disant dénoncer...

                    dire d’Amouroux que c’était "Sans doute le rêve ultime dans le monde parfait du journalisme.".... a marqué votre empreinte plus que droitiste ici... alors pour parler d’impartialité, franchement...


                    • morice morice 19 septembre 2008 11:14

                       vous noterez l’impartialité des voleurs d’icones...


                    • snoopy86 19 septembre 2008 11:18

                      Voyons Sylvain, le rêve ultime dans le monde parfait du journalisme c’est Momo....

                      Amouroux était un fasciste !!!!


                    • snoopy86 19 septembre 2008 11:22

                      Quant aux illustrations rappelons que le censeur d’Agoravox c’est aussi Momo...

                      Il ne faut rien publier qui puisse heurter ses amis " catholiques "


                    • snoopy86 19 septembre 2008 11:26

                      Pardon, erreur de mise en page, il faut lire :

                      MOMO


                    • wesson wesson 19 septembre 2008 11:18

                      @ l’auteur :

                      Bonjour Sylvain,

                      "sinon, ce journalisme participatif sera pire que la pire des presses de caniveau."

                      pas d’accord

                      d’une part, la presse - et pas que de caniveau - regorge d’articles écrit sous pseudonyme.

                      d’autre part, connaitre le nom d’un rédacteur n’implique ni l’indépendance, ni la clarté ou la sincérité de ses sources.

                      Je prends un exemple. Si vous écrivez un article sur les bienfaits de la viande de poulet, votre vrai nom n’est que d’une importance relative, par contre si vous êtes dans le conseil d’administration des volailles Machin, c’est bien plus interessant pour comprendre ce que vous raconterez...

                      Et c’est d’autant plus vrai que la vague récente de rachats de titres de presse a été fait dans le but avoué d’influer sur la ligne éditoriale - Les échos, le figaro - deux journaux dont les nouveaux propriétaires n’ont pas fait mystère de ce qu’ils devaient dorénavant contenir...

                      l’anomymat des rédacteurs ne me gène pas, d’autant plus que, comme vous le dites si bien vous-même, il est très relatif concernant Internet - pour un peu que ça en vaille la peine, on y retrouve très bien une personne derrière une IP.

                      amha, Vous ratez un peu votre cible là !


                      • wesson wesson 19 septembre 2008 11:32

                        j’oubliais aussi, sur la forme. Comparer les rédacteurs anonymes à des corbeaux, ça gagne en efficacité ce que ça perds en élégance.

                        On avait eu les sauterelles de la DADVSI, il ne manquait plus que les corbeaux de Rakotoarison.


                      • Nobody knows me Nobody knows me 19 septembre 2008 16:12

                        Je prends un exemple. Si vous écrivez un article sur les bienfaits de la viande de poulet, votre vrai nom n’est que d’une importance relative, par contre si vous êtes dans le conseil d’administration des volailles Machin, c’est bien plus interessant pour comprendre ce que vous raconterez...

                        Remarque que je trouve très judicieuse et qui devrait tous nous inciter à vérifier l’info, vérifier les chiffres s’il y en a (ex. d’info bidon : le nombre d’enfants morts en Irak par jour dépassait la population entière irakienne en une année), à la confronter à d’autres versions, à étudier le contexte dans lequel elle se situe.
                        Là, au moins, on nous prendra peut-être moins pour des cons !!!

                        Voir le Petit traité d’auto-défense intellectuelle de Normand Baillargeon ou tout autre ouvrage qui fait mouliner les synapses et les axones.


                      • morice morice 19 septembre 2008 11:20

                         par JL (IP:xxx.x9.119.216) le 19 septembre 2008 à 11H07 

                         
                        Et qui vérifiera l’authenticité de la signature ? Big Brother ?

                        excellent : tout est là. A sa manière, Sylvain justifie Edvige.

                        • morice morice 19 septembre 2008 11:23

                           par snoopy86 (IP:xxx.x03.94.165) le 19 septembre 2008 à 11H18 

                           
                          Voyons Sylvain, le rêve ultime dans le monde parfait du journalisme c’est Momo.... 

                          Amouroux était un fasciste !!!!

                          il n’a jamais caché ses penchants... RENSEIGNEZ VOUS. Paxton confirme.

                          Lors du procès de Maurice Papon à Bordeaux en 1997, Henri Amouroux témoigne à décharge du régime vichyste et en faveur de Maurice Papon 3. Il s’oppose notamment à l’historien américain Robert Paxton 4 Un des avocats des parties civiles, Gérard Boulanger, interrogea alors le propre passé du journaliste, lui rappelant qu’il était resté rédacteur à La Petite Gironde à l’époque où celle-ci fut soupçonnée par la suite d’être un journal ultra-collaborationniste, accusation infamante qui fut lavée de tout soupçon par le procès de 1952 qui acquitta le propriétaire de La Petite Gironde . « Si vous avez écrit 40 millions de pétainistes, c’est sans doute pour vous sentir moins seul », lui avait-il lancé. Amouroux intenta alors un procès en diffamation, qu’il gagna du reste 5.

                          Henri Amouroux était membre du Réseau Jade-Amicol, important groupe de résistants bordelais. Cependant, Pierre Moniot, l’un des principaux responsables de l’organisation portait sur le cas Amouroux un regard dubitatif, portant après le nom d’Amouroux, dans une liste d’agents de Bordeaux, l’indication « renseignements trois derniers mois  » 6.

                          Henri Amouroux avait également été inscrit, selon les mêmes sources, dans la « liste des agents dont nous ne connaissons pas assez l’activité pour estimer s’ils méritent une récompense ».


                        • morice morice 19 septembre 2008 11:26

                           Quant aux illustrations rappelons que le censeur d’Agoravox c’est aussi Momo... 

                          Il ne faut rien publier qui puisse heurter ses amis " catholiques "

                          tiens, me voilà catho maintenant...


                        • snoopy86 19 septembre 2008 11:35

                          Et Henri Amouroux intenta à Maître Boulanger un procés en diffamation qu’il gagna....bénéficiant notamment des témoignages de membres du réseau Jade-Amicol dont quelqu’un qui m’est trés proche...

                          Pas de bol Momo


                        • snoopy86 19 septembre 2008 11:38

                          Et quelqu’un doit bien se rappeler de l’article où Momo demanda la suppression d’une illustration qui offusquait "un père de famille catholique"

                          Renève, Furtif, aidez-moi


                        • snoopy86 19 septembre 2008 12:02

                          Pour ceux qui auraient un doute sur Henri Amouroux

                          Pedigree de l’accusateur Momo : résistant estampillé depuis le 6 Mai 2007

                          Pedigree du témoin de moralité d’Amouroux que je mentionne :

                          Médaille de la Résistance
                          Commandeur de la Légion d’Honneur
                          Commandeur du Mérite


                        • SANDRO FERRETTI SANDRO 19 septembre 2008 17:02

                          Comme le Furtif et Yohan, la pertinence de l’article et de ses propos m’échappe.

                          En quoi jeter à la face du cyber-monde un nom, prénom, et soit-disant CV serait une garantie d’authenticité, de sérieux, ni méme une tracabilité de l’auteur ?
                          Il y a pléthore ici de nom et CV bidons, pas besoin d’étre grand clerc pour le voir.

                          A l’inverse, beaucoup de gens , outre qu’ils préfèrent le pseudo, n’ont d’autre choix légal face à leur administration-s’ils sont fonctionnaires-, leur employeur, s’ils sont dans le privé, etc....

                          Donc, hormis les professions libérales, les retraités et ceux qui ont "quelque chose à vendre" (un site, un blog, un bouquin), qui a intéret à écrire sous son vrai nom ? ( je parle des auteurs, pas des trolls de passage).
                          A la limite, je me suis toujours plus méfié de ceux qui ont "quelque chose à vendre" que ceux qui écrivent pour le plaisir. Ils ne sont pas forcément moins compétents. Ils ne veulent pas que leur compétence leur revienne dans les dents quelques mois ou années après, c’est tout différent.


                        • sisyphe sisyphe 19 septembre 2008 20:55

                          par Le furtif (IP:xxx.x01.159.21) le 19 septembre 2008 à 11H39 							
                          							

                          															
                          							
                          								@ la rédaction

                          Ne pas prendre les masques pour la réalité

                          J’ai l’intime conviction que nous assistons ici à un affrontement entre deux rédacteurs "obligés" d’Avox.
                          Ne pourriez vous pas régler leur différent en interne .

                          Entièrement d’accord. 
                          Cet article a tout du règlement de comptes .... masqué, pour le coup !
                          Paradoxal de venir faire semblant de donner la leçon, en usant du procédé qu’on dénonce... 
                          Non ? 
                           smiley


                        • Yvance77 19 septembre 2008 11:36

                          Votre post est pertinent, mais encore une fois pourquoi ne pas laisser le lecteur un peu juge ?

                          Ce qui est bizarre, c’est que j’en ai plus appris par le biais de ce média, que par tous les Apahie et autre Loic le Meur du monde. L’information venant d"une manière transversale, il n’est pas étonnant de constater qu’elle est pipée à la base. Et je crois que l’on a encore rien vu.

                          On peut faire le tri, et c’est comme tout il y a du bon et du moins et de ce qui est de l’inutile. Entre les posts de lerna, morice, forest et les votres, il y en a 50 % que je suis certain de lire et d’en retirer quelque chose ... par contre les 2 premiers... joker !

                          Et ce n’est pas du à vous, mais aussi aux commentaires qui en découleront.

                          C’est sans compter que pour moi, que ce soit de la plume d’un Barbier ou tartanpion c’est tout autant anonyme, seul les moyens sont differents.

                          Mais je préfère encore un esprit critique impartial et imparfait, à la perfection langagière partisane. Je reviens sur Barbier, il est un excellent poto de la 1 ere dame, quand pourra t’il être pertinenent ? Même pour juger de la qualité de son cd, qui n’est pas pourri ... mais trés trés pourri.

                          A peluche


                          • Yohan Yohan 19 septembre 2008 11:51

                            @ l’auteur

                            Ecrire ou pas sous pseudo ?. Votre argument s’entend, mais sur un site de journaliste participatif, beaucoup d’articles n’existeraient pas s’il fallait publier systématiquement à visage découvert.

                            Personnellement, je publie parfois des articles d’opinion concernant mon propre secteur professionnel.
                            J’ai réfléchi à la question pour finir par choisir finalement le pseudo. En général, dans mon travail, je n’hésite pas à me mouiller personnellement et à prendre des risques pour défendre mes idées, mais pour le coup, je me suis dit que mes écrits pouvaient aussi engager mes collègues quant à la pérennité de leur job.

                            En revanche, et parce que j’écris de manière anonyme, je m’oblige à plus d’objectivité et de mesure que je ne le ferai probablement dans un autre contexte.

                            La contrepartie est effectivement le risque de dérives avec des articles orientés ou de propagande, comme on en voit sur ce site, d’où l’utilité de la modération et d’un comité de rédaction, (qui d’ailleurs ferait bien de surveiller ce qui se passe en ce moment même).

                            Un journaliste salarié peut difficilement échapper à l’anonymat, encore que je connaisse une journaliste qui publie tantôt sous son nom et tantôt sous pseudo, mais dans un autre journal, ce qui lui permet d’échapper à la ligne officielle et contrainte de son journal employeur. Ce qui veut dire qu’on ne peut pas tout dire de manière non anonyme.
                            N’oublions pas que les journalistes salariés sont parfois alimentés par des anonymes...honnêtes

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