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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les démocraties malades ?

Les démocraties malades ?

Que ce soit en France, en Allemagne, en Italie ou aux USA, il semble que la démocratie ne soit pas en bonne santé. Cette mauvaise santé se reflète aussi bien dans le désintérêt des citoyens pour la « chose publique », que dans la dérive autoritaire de certaines démocraties.

Il faut dire que la situation actuelle n’est pas engageante : après vingt ans de crise plus ou moins aiguë, aucune politique n’a été capable d’endiguer le chomâge, ni de résoudre le problème des retraites ou de la santé publique, ni enfin d’éviter la guerre. Comment en est-on arrivé là ?

Il est peut-être temps de se poser des questions sur le fonctionnement de nos démocraties. Peut-on encore, de nos jours, confier à un nombre restreint de personnes la gestion de nos sociétés ? Je ne le pense pas.

Comment se fait-il que les lois soient rédigées par des assemblées, alors que les décisions politiques ne sont prises que par une seule personne ? L’incarnation de l’État par une seule personne est un reliquat des anciennes monarchies, mères de presque toutes les démocratie modernes. Le niveau général d’éducation de la population dans ces pays ayant considérablement évolué, le principe de la délégation de la destinée d’une nation entre les mains d’une seule personne est-il encore opportun ? Je pense que non : nos démocraties doivent penser à se doter de directions collégiales, qui de plus seraient renouvelables par parties.

Quel en serait l’intérêt ? Simplement, favoriser des politiques à long terme visant le consensus. Il ne s’agirait plus de conquérir le pouvoir, mais d’apporter sa pierre à l’édifice que constitue une société.


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5 réactions à cet article    


  • Alexandre Santos (---.---.166.143) 12 octobre 2005 23:28

    Je pense que plus que de changer les démocraties, il faudrait peut être changer d’état d’esprit.

    Après tout les démocraties nordiques sont bien parvenues à juguler le chomage. Mais il est vrai que leur système de prise de décision repose plus sur le consensus et la consultation.

    J’ai l’impression que en France il y a une trop longue histoire de méfiance et mépris entre classes, groupes d’intérêt, et qu’on n’arrive à une décision qu’après une confrontation, souvent dans la rue.

    J’ai l’impression que tous les groupes (patrons, syndicats des diverses corporatiions) tirent trop le tapis vers eux sans prendre le temps d’analyser les choses avec une perspective plus large.

    En tout cas les faits sont là, dans les pays nordiques on arrive à instituer des réformes profondes avec la participation de la plupart des groupes sociaux et en évitant l’épreuve de force.

    J’ai l’impression que les politiciens, les syndicats et le patronnat sont trop idéalistes dans leur discours, et trop conformistes dans leurs actes. Il serait bien qu’ils soyent un peu plus pragmatiques dans leurs discours, et plus ouverts dans leurs actes


    • Citoyen (---.---.67.118) 13 octobre 2005 08:52

      La vraie question, n’est-elle pas qu’est-ce que la démocratie ?


      • Proof OK (---.---.28.210) 21 octobre 2005 08:47

        La democratie et bien c’est l’AUDIMAT !! Un bon plan marketing, un budget publicitaire et de com, un service de presse, et si en plus il ou elle a une bonne gueule , le tour est joue ! il ou elle est elu !!!


        • Rage Rage 22 octobre 2005 15:03

          Très bon sujet d’article. Cela mérite sans doute beaucoup plus que quelques lignes.

          L’essentiel est dit je pense. En effet, les démocraties (le moins pire des systèmes comme on dit) ont vécues : elles trouvent aujourd’hui leur limites. Ces limites viennent de ce qu’elles sont et du moment où on les a créé. Reliquat des monarchies, les démocraties sont très vite détournées au profit des groupements les plus forts économiquement. La véritable assemblée du peuple, c’est celle qui est représentative au delà des clivages, des niveaux de vie, des pensées, des travails etc...

          En somme, la constitution même de l’assemblée est faussée (d’où l’émergence de syndicats ou de patronats). De plus, le système créé à la hâte par certains ne peut être qu’imparfait, inachevé. L’inadpatation que nous voyons aujourd’hui clairement dans les pays cités relèvent de la toute puissance du président et de sa garde personnelle (ministres) sur l’assemblée et sur les décisions à juger. Par conséquent, la démocratie doit évoluer... ou disparaître sous la forme que nous connaissons.

          Espérons que sa disparition nous permette d’accèder à mieux, et non à un retour perfide -mais réel- à l’obscurantisme d’un pouvoir religieux (US), mafieux (Italie) ou pécuniaire (France-Allemagne). Pour cela, il faudrait que nous tournions nos regards vers l’avenir, de façon lucide, et non toujours vers le passé (même si cela est toujours utile pour trancher et juger un choix).

          Ce qui ne tue pas, rend plus fort. Démocraties malades, vous devez évoluer, c’est le sens de l’histoire.


          • Jesrad (---.---.20.126) 2 août 2006 12:01

            « Il faut dire que la situation actuelle n’est pas engageante : après vingt ans de crise plus ou moins aiguë, aucune politique n’a été capable d’endiguer le chomâge, ni de résoudre le problème des retraites ou de la santé publique, ni enfin d’éviter la guerre. Comment en est-on arrivé là ? »

            Comment ? C’est très simple : le système républicain en place en France donne bien trop de pouvoirs aux élus. Résultat : ces postes sont brigués avant tout par des opportunistes et des exploiteurs qui détournent systématiquement les institutions de la France à leur propre profit.

            Dans notre pays, les hommes politiques constituent la catégorie professionnelle qui a la proportion de condamnations judiciaires la plus élevée (estimation : 27% de criminels/délinquants), loin devant les agents immobiliers.

            La seule chose qu’ils n’ont jamais fait depuis trente ans c’est réduire les pouvoirs de l’Etat et réduire les impôts de manière significative. Le nombre de fonctionnaires en France n’a jamais baissé depuis 1973. L’Etat consomme toujours plus de notre argent et de notre labeur, créant et favorisant du même coup le chômage et la précarité qu’il prétend combattre.

            Dans les pays qui ont retrouvé le plein emploi et l’augmentation du pouvoir d’achat, la recette est la même, quel que soit le peuple et ses exceptions nationales propres : baisse des impôts, diminution de l’emprise de l’Etat sur la société.

            En France les prélèvements obligatoire constituent un magot de 150 milliards d’euros par an. Ca correspond à 9 600 000 emplois du secteur privé, plus que tous les fonctionnaires et tous les chômeurs du pays réunis : la preuve de l’inefficacité et même de la contre-productivité de l’Etat à créer des emplois et réduire la misère est là.

            Croire que changer les institutions, aménager les attributions, transférer quelques puvoirs d’un élu à l’autre va permettre de changer quoi que ce soit, c’est croire qu’un texte de loi peut changer les faits réels du monde dans lequel on vit. C’est le contraire : aux intitutions, à la loi et à la démocratie de s’adapter au réel.

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