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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les droits de l’enfant : ça s’apprend !

Les droits de l’enfant : ça s’apprend !

Le jeudi 20 novembre 2008, des milliers de citoyens, enfants, jeunes, parents, élus, enseignants, bénévoles célèbreront la Journée internationale des droits de l’enfant.

Pour aider les plus jeunes à découvrir ces droits et la façon dont les enfants vivent dans le monde, l’Unicef propose aux parents, enseignants et à tous les acteurs de l’éducation des livres, des jeux, des vidéos, des kits pédagogiques…

Tant au niveau national qu’international, l’Unicef se fait « l’avocat de l’enfance » en s’appuyant sur la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.

En France, l’une des priorités du « plaidoyer » de l’Unicef est de toucher le public dès le plus jeune âge. Les droits de l’enfant, la citoyenneté, la solidarité, l’ouverture sur le monde, la connaissance des autres et de soi-même sont autant de valeurs à transmettre aux adultes de demain. C’est pourquoi chaque année, l’UNICEF France propose aux parents, aux enseignants et à tous les acteurs de l’éducation, une gamme de produits ludo-éducatifs, conçus pour les enfants de 5 à 15 ans.

La conception de ces outils répond à une triple exigence :

- permettre aux parents d’accompagner leurs enfants dans leurs découvertes ;

- garantir l’adéquation de ces outils avec les programmes de l’Éducation nationale (ils ont été élaborés avec l’aide de pédagogues et de spécialistes du monde de l’éducation) ;

- répondre aux attentes des enseignants, notamment en leur proposant des pistes pédagogiques et une information concrète pour faciliter la mise en œuvre de leurs activités.

Par ailleurs, en s’appuyant sur un accord-cadre signé avec le ministère de l’Education nationale, l’Unicef France propose aux enseignants de les accompagner dans leurs démarches pédagogiques grâce à des interventions de bénévoles dans les classes, des outils pédagogiques ou programmes de participation des jeunes.

Depuis le 9 octobre 2008, un mini-site dédié assure la promotion de ces produits pédagogiques destinés aux familles et aux enseignants désireux de sensibiliser les enfants et de créer des passerelles entre ici et ailleurs.

Le site propose également un quiz enfants et un quiz adultes pour se divertir en famille et évaluer ses connaissances sur les droits de l’enfant. Ces quiz éveilleront la curiosité des petits et des grands et stimuleront les échanges entre parents et enfants.

http://www.apprendrelesdroitsdelenfant.fr


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10 réactions à cet article    


  • jean-joseph jean-joseph 15 novembre 2008 12:53

    à quand apprendrelesdevoirsdelenfant.fr ?
    ou comment définir un manuel de bienseillance à l’usage des parents (et des éducateurs), en ces temps de déresponsabiblisation ?
    Lorsqu’on voit qu’aujourd’hui la sphère d’éducation est décalée de la famille vers le champ scolaire ou socio-éducatif, que bien des parents confie cette fonction à un tiers ; il serait certainement plus pertinent d’inventer des projets proposant aux vrais teneurs du cadre et du respect de la Loi de se réapproprier cette fonction.


    • Artius 15 novembre 2008 14:09

      A tous les niveaux, du général au particulier et inversement, la responsabilisation n’est décidemment pas à la mode.

      La victimisation est plus commode pour les consciences, si tant est qu’en certains domaines cette notion de conscience ne soit pas complètement innappropriée.

      La liberté, ce n’est pas l’autorisation de faire tout et n’importe quoi sous le simple prétexte qu’on en a le droit.

      Comme vous le dites, trop de gens oublient leurs devoirs, que ce soit en matière d’éducation, de politique, d’économie ou d’humanisme.

       


    • Naja Naja 15 novembre 2008 20:52

      Bonsoir,

      Je ne comprends pas les commentaires ci-dessus.
      L’article parle du droit des enfants et de campagnes d’information, auprès des parents, enfants et enseignants et vous répondez : oui, mais n’oublions pas les devoirs des enfants. Je croirais lire le réflexe sarkoziste qui surgit dès qu’il est question du droit des étrangers...
      De quels devoirs des enfants parlez-vous au fait ? En quoi jugez-vous bon de modérer l’importance du droit des enfants ?
      Je crois deviner que vous parlez de la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants. Oui, et ? En quoi le droit des enfants est-il contraire à cette notion ? Je ne vois pas le rapport en fait.
      Quant à la victimisation, je n’y suis pas non plus. De quelle victimisation parlez-vous là au juste ?Merci de m’éclairer, parce que là, je suis perdue.



    • jean-joseph jean-joseph 15 novembre 2008 22:41

      Disons que cette publicité pleine de bon sentiments sur les droits des enfants est à mon sens complètement décalé, voire malsaine. Elle fleure l’odeur perniceuse de la démagogie.

      1 Parlez en à toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin avec des enfants (enseignants, travailleurs sociaux, animateurs), cette notion de Droits des enfants est omniprésente et jette un parfum de suspicion de maltraitance. Cette atmosphère est profondément malsaine car elle inverse le principe de tuteur en sousentendant que le droit des enfants passe avant le droit des adultes qui lui meme passe après la notion de devoirs et de citoyenneté. Ainsi aujourd’hui tout professionnel est potentiellement un adulte malsain, dénué de sens pratique et déontologique.


      2 En France il existe certe une misère humaine (qui alimente les rubriques faits-divers) qui doit etre traité comme un vrai problème de société (à ce moment là c’est au pouvoir politique de s’y atteler) mais elle est incomparable à celle des pays dits"sous-dévellopés". Et il me semble qu’à l’origine cette fondation de l’UNICEF a pour objet de travailler dans ces dits pays, sur le terrain. Aussi, la charte du droit des enfants a pour origine une accumulation de fait condamnable, en proportion plus nombreux dans des pays ou le système juridique et socio-politique est archaique.
      En gros, quel légitimité a l’UNICEF de venir travailler en Europe alors qu’il existe de réels besoins ailleurs (au hasard, au soudan, en ouganda, en corée du nord, en chine) et qu’ici il existe suffisamment de structure pour sensibilser les acteurs de l’éducation et de l’enseignement sur ces sujets.


      3 Enfin, c’est un fait, aujourd’hui, l’institution famille ne représente plus la cellule d’éducation principale pour plusieures raisons qu’il serait trop long et trop compliqué à développer (et je ne suis ni psychologue ni sociologue) ; mais elle est devenu une autre sphère. On voit bien que, par exemple, les parents laisse la crèche ou les assistante maternelle s’occuper de l’acquisition de la propreté ou de l’intégration des règles de politesse ; que les parents laissent les centres socioculturels s’occuper des loisirs et du soutien scolaire ; que certains parents confient à l’éducation nationale le soin de faire de leurs progénitures des adultes responsables et autonomes.
      Ce sont précisemment sur ces questions qu’il devrait exister des projets "clefs en mains" diffusable pour re mobiliser les tuteurs légaux. A partir de ce principe de responsabilisation, la notion de devoir ET de droit (dans cet ordre là) est induite.



      PS : force est de constater que meme si le sujet de l’article est éloigné de la didactique Sarkoziste, Notre Président surgit quand même, serait-ce une obsession sur agoravox ?


    • Jean-paul 16 novembre 2008 00:14

      @ naja
      La responsabilite aux parents d’eduquer leurs enfants et non a l’ecole d’eduquer leurs enfants .
      Le probleme est que les parents disent oui a tout ce que veulent leurs enfants ( nourriture ,fringues ,jeux etc...) et ces pauvres enfants ne vont pa comprendre le jour ou la societe elle va leur dire non .
      J’ai l’exemple d’une mere en colere qui ne comprenait pas que sa fille de 12 ans ne puisse manger en classe et que son professeur la sortit de la classe .


    • Naja Naja 16 novembre 2008 02:27

      @ jean-joseph,

      Merci d’avoir pris le temps de me répondre en détail. Sincèrement, je ne comprenais pas le sens de votre propos, il est plus clair maintenant.

      1) "Parlez en à toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin avec des enfants (enseignants, travailleurs sociaux, animateurs), cette notion de Droits des enfants est omniprésente et jette un parfum de suspicion de maltraitance."
      Je le ferai. 
      "Ainsi aujourd’hui tout professionnel est potentiellement un adulte malsain, dénué de sens pratique et déontologique."
      Quant on voit les résistances de la justice (et des adultes en général) à apporter du crédit aux dénonciations de maltraitance et à la parole des enfants, on peut aussi se demander quel est le véritable poids de la suspicion dont vous parlez.


      2) " Et il me semble qu’à l’origine cette fondation de l’UNICEF a pour objet de travailler dans ces dits pays, sur le terrain."
      Non, l’UNICEF est une organisation internationale. Elle n’est pas censée restreindre son champ de vision et d’action aux pays du Sud. On dirait que cela vous dérange que nos pays "civilisés" soient pointés du doigt par des organismes internationaux de défense des droits de l’homme...
      "En gros, quel légitimité a l’UNICEF de venir travailler en Europe alors qu’il existe de réels besoins ailleurs (au hasard, au soudan, en ouganda, en corée du nord, en chine) et qu’ici il existe suffisamment de structure pour sensibilser les acteurs de l’éducation et de l’enseignement sur ces sujets."
      Intéressant. En gros, vous estimez que l’UNICEF se perd dans des pécadilles pour les gosses de riches des pays développés, ce qui nuirait à sa mission première.
      Il se trouve que malgré les structures existantes, les ressources et possiblités suffisantes à en créer d’autres, le droit des enfants reste bafoué dans nos pays, au point que l’UNICEF s’en inquiète et que l’ONU le dénonce. Perturbant, je vous l’accorde. Mais il serait plus honnête de se pencher sur la question que de la balayer d’un "ce ne sont que des faits divers". La proportion d’enfants victimes de maltraitances va bien au delà de l’anecdotique.


      3) "On voit bien que, par exemple, les parents laisse la crèche ou les assistante maternelle s’occuper de l’acquisition de la propreté ou de l’intégration des règles de politesse ; que les parents laissent les centres socioculturels s’occuper des loisirs et du soutien scolaire ; que certains parents confient à l’éducation nationale le soin de faire de leurs progénitures des adultes responsables et autonomes."
      En discutant avec les personnes que je connais travaillant avec des enfants (enseignants, travailleurs sociaux et animateurs), c’est effectivement là que se trouve à leurs yeux la source de nombre de leur difficultés professionnelles. Je suis d’accord avec vous sur ce point. Mais encore une fois, je ne vois pas le rapport avec le droit des enfants. A moins que vous ne jugiez qu’il importe de régler cette question là avant de s’autoriser à parler du respect des enfants et de la protection de ceux qui sont violentés ou en danger. J’espère que ce n’est pas ce que vous voulez dire. Si ça ne l’est pas, je ne comprends toujours pas votre objection. L’un n’empêche pas l’autre, si ?

       Enfin, vous dites  :
      "Cette atmosphère est profondément malsaine car elle inverse le principe de tuteur en sousentendant que le droit des enfants passe avant le droit des adultes"
      S’occuper des enfants exigerait que le droit des adultes passe avant celui des enfants ? Parce qu’il y a conflit entre les deux droits ? Peut-être avez-vous des exemples parce que là je ne suis pas sûre de comprendre. Si je creuse le sens de votre phrase théorique, il en découle que le respect du droit des adultes impliquerait de voir piétiner celui des enfants, or je doute que ce soit ce que vous vouliez dire.

      PS : Pour la référence à Sarkozy, désolée mais "les devoirs avant les droits" est un grand classique de sa comm’, ne vous en déplaise.
      Avec un peu plus d’humour, je suis tentée d’en profiter pour lâcher une grosse connerie  : probablement qu’un psy, G. Miller par exemple, qualifierait ma référence de symptôme névrotique obsessionnel témoignant de la fascination qu’exerce N. Sarkozy sur les foules, par le biais de son narcissisme pathologique.


      ....................

      @ Jean-paul,

      Merci aussi pour votre réponse. Pour ce qui est de la responsabilité des parents d’éduquer leurs enfants, je vous fais la même réponse qu’à jean-joseph  : quel rapport avec le droit des enfants ?

      "Le probleme est que les parents disent oui a tout ce que veulent leurs enfants ( nourriture ,fringues ,jeux etc...) et ces pauvres enfants ne vont pa comprendre le jour ou la societe elle va leur dire non .
      J’ai l’exemple d’une mere en colere qui ne comprenait pas que sa fille de 12 ans ne puisse manger en classe et que son professeur la sortit de la classe ."
      Voilà qui m’éclaire davantage : vous pensez que par "droits des enfants", les conventions internationales entendent "obligation pour les parents de dire oui à tous les caprices de leurs bambins" ?
      Ce n’est pas de ça dont il s’agit ! Mais bien d’oeuvrer pour la protection des enfants et de défendre ceux qui subissent violences ou négligences.

      ...................

      @ jean-joseph et Jean-paul,

      Je suis vraiment surprise -et attristée- que le souci de protection des enfants en danger soit traduit comme une volonté de retirer toute autorité aux parents et cautionner ainsi l’irresponsabilité de certains.
      Ce au point que la seule évocation du terme "droit des enfants" soit perçue comme une pernicieuse menace aux relans malsains :
      "Disons que cette publicité pleine de bon sentiments sur les droits des enfants est à mon sens complètement décalé, voire malsaine. Elle fleure l’odeur perniceuse de la démagogie."

      Il me semble que l’expression "droits des enfants" montre plutôt que jusqu’il y a peu, les enfants étaient dénués de droit.


    • Jean-paul 16 novembre 2008 03:43

      @ naja
      Je vous comprends mieux.
      Et le droit de l’enfant dans les divorces c’est toujours la mere qui a le droit sauf cas exceptionnel.
      Le droit des enfants dans les pays riches ou dans les pays pauvres
      Au Bresil ou j’ai vecu 9 ans ,des milliers d’enfants vivent dans la rue et sniffent de la colle .Et pourtant selon la loi ils ont droit a la nourriture et education mais la loi n’est pas appliquee .
      Les enfants soldats en Afrique .
      Dans les pays riches des d’adolescentes ( 14 ans )ont des bebes .
      Le droit des enfants a jouer et non pas rester des heures entieres devant la tele ou play station .
      Le droit des enfants a une nourriture saine et pas de fast food ( enfants obeses )
      Le droit des enfants ( symbole de stockolm ) tabou dans les familles.
      La pedophilie enfin reconnue par le pape .


    • aml 16 novembre 2008 00:40

      Des enfants ? Ce serait bien que tout le monde se souvienne que nous sommes tous des (ex-)enfants...


      • mara 16 novembre 2008 21:12

        Vos malentendus viennent du fait que cohabitent ensemble deux catégories d’enfants : les enfants rois qui outrepassent leurs droits et les enfants maltraités, en détresse pour qui les droits n’existent pas.


        • Bof 23 novembre 2008 10:34

          22% de personnes ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter réduites à 10% cet été dans AgoraVox par un procédé incompréhensible DONC 10% en moyenne car dans mon village rien que pour une signature, on sort son anti-séche soigneusement plié et rangé dans un portefeuille...il n’y a pas de billets mais...une feuille...et on recopie ! ... Alors, les droits de l’enfant dans ces conditions... A part quelques uns dont une exception qui vient de vendre sa société et ses actions pour prendre sa retraite juste de l’autre coté de la frontière car il savait se faire conseiller et ceci depuis son service militaire qui lui a tout appris...sinon, rien que pour ’tenir’ une entreprise, il faut savoir remplir tous ces papiers des impôts et des employés avec toutes ces conneries de lois sur les congés, les heures sup. qui ne font que favoriser le sort de quelques Français car 30% sont sans possibilité de travail, travail à son compte ou bien dans une entreprise..etc....

           ALORS, comment connaître les droits des enfants dans notre pays puisque personne n’est présent pour l’apprendre ? Peut être savez -vous qu’il y a une crise ? une crise qui a débutée en 1974 environ, ce fut ’ la modernisation de la France’ !...et maintenant, un enfant arrive au monde et permet l’achat du dernier appareil électronique ou poste de téléphone ! Il y a beaucoup de bonne volonté mais comment la concrétiser ? Avant, les copains à l’usine savaient ’ envoyer’ le mot pour redresser certaines dérives mais maintenant....l’enfant est la seule personne à se lever le matin pour l’école où certains instituteurs ont préparé un petit déjeuner ! car la nuit, il y a eu tous ces films porno, avec le bruitage pour favoriser le sommeil de nos chers bambins... etc...le lever se fait donc vers 14 heures pour beaucoup ! Pour le ménage de certains, une femme de ménage payée par la mairie fait l’affaire...J’ espère que vous ’voyez’ par où il faut commencer...et des gens osent dire qu’il n’y a pas de travail en France !

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