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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les droits de l’homme sont-ils universels ?

Les droits de l’homme sont-ils universels ?

De nombreux dictateurs affirment que non pour masquer leurs exactions contre leurs propres populations, imposer leur pouvoir et profiter des richesses de leur pays. Mais à y regarder de prêt, existe-t-il vraiment des valeurs universelles et où s’arrête le droit à l’exception, au particularisme local ? Certaines valeurs occidentales sont des abominations pour les musulmans, les Africains, les Asiatiques et ce qui était la règle jadis dans un pays est devenu aujourd’hui illégal, moralement inacceptable et totalement rejeté par la majorité. En théorie, tout ce qui n’est pas préjudiciable à autrui et qui apporte un progrès à l’humanité devrait être considéré comme un droit. Or, quasiment tout ce qui satisfait les uns irrite profondément les autres. Et encore faudrait-il définir le progrès !
Quant à définir la liberté, la dignité, le respect, chacun possède sa propre interprétation et ses limites.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a été écrite en des termes juridiques et de façon si consensuelle que de prime abord, chacun se doit de l’approuver. Or, chaque article, chaque mot peut être interprété selon sa manière de penser, sa culture et surtout ses intérêts. Ce texte qui ne fait aucun mal en soi, n’apporte en réalité pas grand-chose aux individus, à la société et aux gouvernements. Il s’agit certes d’une des publications les moins amphigouriques qu’aime publier les Nations Unies, mais au delà de la déclaration d’intention, cela ne résout en rien les problèmes politiques, économiques et sociétaux. Et puis, le concept des droits de l’homme dépasse désormais largement la prose ingrate de la Déclaration et se décline désormais en sous-catégories de plus en plus nombreuses et variées : femmes, enfants, homosexuels, transsexuels, nomades, malades, non fumeurs, divorcés, travailleurs, chômeurs, nains, grands-parents, malades mentaux ….et chaque jour une nouvelle catégorie qui réclame la reconnaissance de ses droits au niveau planétaire.

Pour éclairer le débat, prenons quelques exemples. En Europe occidentale, en Australie, aux Etats-Unis, l’homosexualité, qui était encore pénalisée pour ne pas dire criminalisée il n’y a pas si longtemps, est devenue un fait de société si ce n’est totalement accepté, tout du moins toléré. Il est loin d’en être de même dans la plupart des autres pays en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Par contre, la polygamie est culturellement encore très pratiquée dans ces pays qui fustigent et mettent au ban de la société les homosexuels. En Europe, la polygamie a d’abord été combattue et décriée pour des raisons d’ordre religieux, ensuite pour des motivations se rapportant à la dignité et aux droits des femmes.

Ceux qui réclament des droits pour les homosexuels en France et dans le monde, sont les mêmes qui critiquent Jacob Zuma, le président sud-africain avec ses 5 ou 6 épouses et ses vingt et quelques enfants. Ils considèrent du même œil réprobateur le roi du Swaziland et ses nombreuses épouses. Par contre, de très nombreux africains n’y voient pas grand mal, mais ne tolèrent absolument pas la moindre liberté pour les homosexuels. S‘il parait légitime aux occidentaux (du moins à un nombre de plus en plus important) que deux hommes vivent ensemble, se marient et adoptent des enfants, ils ne tolèreront jamais le polygame africain, qui à son avis considère de son côté qu’il a droit à une vie sexuelle et conjugale de son choix. Il ne s’agit pas toujours de xénophobie mais de principes dictés par la morale et les coutumes locales. Quand on parle de droit de l’homme, il est donc possible de parler de seuil de tolérance acceptable par le plus grand nombre au sein d’une société. Et de ce fait, l’universalité devient problématique. Car ceux qui s’insurgent contre les familles de Maliens vivant des allocations familiales ne seraient guère plus tendre avec un blanc non musulman affublé de trois ou quatre épouses. Avoir dix enfants pose aussi le problème de leur prise en charge par la société. On peut déjà se demander s’il est souhaitable d’en avoir autant pour un millionnaire, on est en droit de s’inquiéter si ces gamins sont destinés à crever de faim comme dans certains pays pauvres ou à être la charge d’un état providence dans les démocraties libérales.

Le même antagonisme se retrouve vis-à-vis des droits civiques, du multipartisme, de la peine de mort, de la libre circulation des biens et des personnes. Certains intellectuels africains font passer le droit à l’alimentation et à l’eau avant le droit à des élections libres et les Chinois, en restreignant les mouvements des populations à l’intérieur du pays, assurent qu’ils appliquent cette législation dans l’intérêt du pays et de son économie, le but étant d’éviter des mouvements incontrôlés de paysans pauvres qui seraient rapidement voués au sous-emploi, au chômage et à l’exploitation.

La perception du droit des autres est avant tout liée à l’éducation et à la culture du groupe majoritaire dans le pays. Mais au niveau d’une même culture, chacun a aussi ses particularismes et ses chevaux de bataille. Boire de l’alcool est-il un droit, en dehors des dégâts que l’on peut causer à autrui en buvant ? Regarder un film porno non pédophile en est-il un ? Et qu’en est-il de s’embrasser sur la voie publique, dire des obscénités ou des blasphèmes, se promener nu, siffler la Marseillaise ou un autre hymne national ? A-t-on le droit de se prostituer sans contrainte, d’être infidèle, de se suicider, de pratiquer l’euthanasie ou d’avoir un chien supposé de race dangereuse tant qu’il n’a mordu personne ? A l’inverse, prier bruyamment dans la rue, respecter les fêtes religieuses et les interdits alimentaires, prohiber les caricatures du Prophète ou d’un chef d’état, punir l’adultère peut-il être considéré comme normal dans une culture et subalterne ou nuisible dans une autre ?

Le droit à la vie, a priori incontestable, débouche rapidement sur l’interdiction de la contraception et de l’avortement souvent paradoxalement pour des partisans convaincus de l’efficacité de la peine de mort. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à l’indépendance, au séparatisme entraine des affrontements avec ceux qui ne sont pas d’accord de les leur accorder. Les chauds partisans de l’indépendance du Kosovo ont vu d’un très mauvais œil la revendication identique des Ossètes et des Abkhazes, ou auparavant de la création des Bantoustans en Afrique du Sud. Ceux qui hurlent à l’occupation de Gaza ou de la Cisjordanie, sont bien muets quand on évoque les réclamations de Kabyles. En dehors de certains originaires des lieux, la France regarde avec méfiance les velléités basques et corses d’indépendance. Pourquoi certains peuplent attirent plus de sympathie que d’autres. Pourquoi le Tibet émeut-il plus l’opinion occidentale que le sort des Haïtiens à Saint-Domingue ou que celui des Lapons ? Pour ces derniers, il est vrai que Finlandais et Suédois respectent plus leur culture et leurs droits de leurs minorités que le gouvernement chinois. Mais l’assimilation pacifique et même profitable économiquement à un peuple peut aussi être considérée comme une aliénation morale, voire comme un génocide culturel pour certains.

Reste enfin l’individu dans son propre pays. S’il appartient à une minorité, il considère comme un droit d’appliquer ses coutumes et ses croyances sans contraintes dans le pays d’accueil, au risque d’inquiéter, voire d’irriter la population autochtone. Ceux qui font parti de la majorité ethnique veulent rester maitres chez eux, mais ils ne se comportent pas de façon uniforme. Il n’est qu’à s’arrêter un moment sur les droits des fumeurs et ceux des non fumeurs, aux revendications des buveurs, pas tous alcooliques, irrités par les contrôles tatillons, sans oublier les dragueurs face à ceux qui crient au harcèlement sexuel. Ce qui plait à l’un, déplait, irrite ou exaspère obligatoirement un autre. C’est pourquoi il existe des lois, faites en théorie pour harmoniser la vie en communauté. Cela est relativement facile en ce qui concerne le meurtre, le viol, le vol, la pédophilie ou l’inceste, car tout le monde ou presque est d’accord. Mais pour des sujets moins consensuels, chacun possède sa liste de droits qu’il voudrait voir respectés et une autre liste d’interdits qu’il aimerait voir appliqués. Quant au droit à la propriété, il est souvent mis en avant par les spéculateurs, les grands groupes industriels au détriment des plus faibles.

Et puis, il existe des contraintes économiques. Le droit à l’éducation pour chaque enfant semble être une évidence, mais dans certains pays se pose la question : Faut-il donner à tous les élèves une éducation minimale, mal organisée, peu efficace ou vaut-il mieux sélectionner un certain pourcentage qui recevra une éducation moins sommaire et plus efficace, donc plus utile à la Nation, faute de moyens pour la donner tous ?

S’il est normal d’être scandalisé par les fortunes immenses de certains comparées à la misère la plus sordide de beaucoup d’autres, n’est-il pas plus pragmatique pour un pays de développer une classe moyenne éduquée, travaillant avec un bon rendement et devenant contribuable, quitte laisser sur le carreau un pourcentage le plus bas possible de crève-la faim.

Et on pourrait continuer infiniment. Le droit de grève et à l’emploi, l’interdiction des licenciements s’opposent à la productivité et peuvent déboucher sur des effectifs pléthoriques, au détriment de l’entreprise. Celui qui risque de perdre son emploi ne voit pas sous le même jour la législation du travail que le chef d’entreprise qui a peur de la faillite et du dépôt de bilan pour manque de productivité. Autrefois, on disait de façon triviale que chacun voyait midi à sa porte. Il en est de même pour les droits de l’homme. Aucune profession de foi, aucune déclaration écrite sur parchemin ou sur papier glacé n’y changera quoi que ce soit. Enfin, un droit ne se mendie pas, ne se fait pas octroyer, il se prend, et quelquefois par la force. Car qui dit droit dit aussi contraintes et l’intérêt public entre souvent en compétition avec les intérêts individuels. Ainsi s’opposeront toujours ceux pour qui les droits de l’homme sont immuables et gravés dans le marbre et ceux qui pensent qu’ils sont à géométrie variable et qu’ils peuvent évoluer dans le temps en fonction de la culture, de la religion, de l’économie et aussi selon le ressenti et le vécu de chaque individu.
 

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38 réactions à cet article    


  • Georges Yang 1er mars 2010 10:59

    Bonjour Hengxi
    Ce qui est inapplicable de fait n’existe pas


  • faxtronic faxtronic 1er mars 2010 11:12

    Quand les poules auront des dents. La chine est trop grosse, elle va s ecrouler sur elle meme par manque de matiere premiere, par une trop grande pauvrete dans ses campagnes. Enfin, elle s ecroulera si elle veut suivre les US dans le mode de vie, et comme pour l instant l ideal de vie de la classe moyenne et superieure de la Chine, c est bien les US.


  • faxtronic faxtronic 1er mars 2010 12:08

    J en suis pas sur du tout. Et pas pour des raisons chinoises. Que je m explique ( je n ai pas de jugement de valeurs sur ce scenario, mais c est celui qui me semble le plus probable) :

    - La chine ne peut se developper qu avec beaucoup de ressources et d argent
    - Les ressources necessaires a la Chine sont pour l instant destine aux US a l UE.
    - Donc le niveau de vie des US et UE va chuter, ou bien a ce moment la Chine chute.
    -Si ce sont les US et l UE qui sombrent (le plus probable pour l instant), l UE et les US se transformeront en etat dictatoriaux et nationalistes. Et l ennemi commun sera la Chine. Or les US et l UE possedent beaucoup de missiles nucleaires, et la violence de des US et des europeens n est plus a demontrer.
    - Donc ce sera la guerre Occident-Chine d ci 20 ou 30 ans . Ce qui detruira de facto les elans democratiques chinois.
    - Soit la Chine est vaincue, et elle est colonise
    - Soit la Chine est vainqueur, et elle sera nuclearise (et l occident aussi par retour de baton), dans un geste de desespoir de l Occident, une espece de super-nova.

    Sauf si la Chine et la Russie s unissent, et la c est la fin definitive de l occident, mais qui ne s eteindra pas sans aussi une grosse supernova. 


  • faxtronic faxtronic 1er mars 2010 12:39

    A Dark :

    Non, elle ne sera pas islamique, mais elle aura sombre d abord dans une guerre civile, et il est evident que les chretiens gagneront. Mais seront dans une dictature.


  • faxtronic faxtronic 1er mars 2010 14:10

    car ce qui est certain, c est la dictature en ex-UE, et de droite, ultra nationaliste


  • patdu49 patdu49 1er mars 2010 10:22

    en tout cas, dans un pays qui laisse des jeunes de moins de 25 ans, à la rue sans AUCUN droit, aucune ressources.

    on ne peut pas dire qu’on est dans un pays qui respecte les droits de l’homme.

    je dirais même +, en tant que citoyen, s’il y avait un jury populaire, je condamnerais tout les élus qui peuvent laisser faire ça, de l’UMP au PS en passant par le PC, pour crime contre l’humanité.

    car je trouve CRIMINEL tout simplement, d’engraisser des riches, de s’octroyer des revenus et avantages qui dépassent tout entendement, lorsqu’on est un homme politique, en laissant des jeunes, dans la misère, et ça occasionne des MORTS en france, la pauvreté et la précarité ...
    des suicidés, des morts de bavures policières, répression sur la misère etc ...

    DONC UMP CRIMINELS PS gauche plurielle CRIMINELS ....

    voilà donc je demande perpétuité pour tout ces fumiers d’inhumains.

    et je remercie pas les collabos qui votent pour ces partis politiques


    • Vox Populi 2 mars 2010 13:52

      « dans un pays qui laisse des jeunes de moins de 25 ans, à la rue sans AUCUN droit, aucune ressources »


      On peut aussi considérer que le problème est de vouloir que ces droits existent de facto rien qu’en les écrivant.
      Si on considère que la réalité induite par ces droits doit exister de facto, les faire exister de jure n’arrange rien au problème.
      Si l’on considère que cette réalité ne peut exister qu’au sein de cultures données et sous condition que les personnes concernées se conforment a un minimum d’impératifs envers la société (si l’on ne s’y conforme pas on se met en dehors de la société et on est seul maitre et responsable de sa vie) comme je le pense, on est inévitablement dans un autre paradigme...

    • faxtronic faxtronic 1er mars 2010 11:09

      pour moi, la charte des droits de l homme est un ideal, impossible a atteindre pour plein de raison pratique (argent, culture, circonstance). Ce n est pas une loi universelle, ni meme une loi locale, mais un ideal.
      Apres tout systeme ideal est impossible, et finalement nuisible, car la realite des choses n est pas ideale.

      Quand a savoir si il existe un pays qui respecte les droits de l homme : il y en aucun, et il y en aura jamais aucun. Car ces dit droits de l homme necessite tellement de ressources que la seule facon de les acquerir ces ressource et d exploiter un autre humain

      A patdu49 : donc il faut tuer tou ceux qui pensent pas comme toi. Donc pour toi rien ne vaut une bonne dicature bien sanglante pour faire respecter les droit de l homme ?


      • xbrossard 2 mars 2010 11:36

        n’oublions pas, faxtronic, que toute les « démocraties » se sont mise en place au début par la force...c’est évident que l’ancien pouvoir (généralement royale) ne va pas accepter simplement de se voir spoiler de tout ses avantages...


      • Georges Yang 1er mars 2010 11:14

        Il manque l’into de cet article qui n’a pas ete publie par Agoravox mais je n’arrive pas a la coller en lien


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 1er mars 2010 11:14

          Cet article sort malheureusement trop du strict cadre de la déclaration des droits de l’homme.

          Rappelons que la déclartion des droits de l’homme est essentiellement un ensemble de règles qui permettent aux individus de se protéger contre la toute puissance de l’Etat et des collectivités en tous genres.

          Les droits de l’homme sont donc un ensemble de gardes fous : vouloir les limiter implique qu’on est pour l’inégalité des citoyens, le rejet de la liberté de conscience ou l’arbitraire de l’Etat.

          J’ai l’impression qu’AUCUNE personne au monde souhaite être traitée de manière inéquitable, ni qu’on lui interdise de penser et de s’exprimer voire d’agir librement.

          Malheureusement, d’AUCUNS - même sur ce site - exigent qu’on respecte ces droits à leur égard tout en les DENIANT aux autres, ce qui est INEQUITABLE.


          • Vox Populi 2 mars 2010 13:40

            « J’ai l’impression »...


            Je crois que cette simple amorce souligne bien au’il biais civilisationnel dans votre jugement.
            Les concepts de « citoyen », « liberté », et « Etat » ne sont pas nécessairement universels


          • astus astus 1er mars 2010 12:15


            Merci de susciter la réflexion des lecteurs au sujet de ce débat ancien mais pourtant extrêmement actuel : « Chacun appelle barbarie, ce qui n’est pas de son usage » Montaigne (Essais) ; “Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà" Pascal (Pensées).

            Il s’agit en effet d’un chantier permanent qui accompagne la marche du monde pour tenter de lui donner sens. Le problème actuel est que ces droits de l’homme établis dans la foulée de la pensée des lumières ne se sont historiquement guère embarrassés d’une immense partie du monde et qu’ils ont été souvent à l’origine d’un colonialisme hégémonique masqué derrière les vertus supposées de l’ universalisme démocratique occidental.

            La visée impérialiste des droits de l’homme peut ainsi conduire à de nombreux abus qui vont du pillage des ressources à l’invasion de pays comme l’Irak pour leur apporter prétendument les bienfaits de la démocratie...La réinterprétation des droits de l’homme à la lumière de l’ouverture aux cultures différentes, et donc à un métissage réfléchi est un chantier nécessaire qui ne signifie pas pour autant d’ouvrir systématiquement la porte à tous les communautarismes et à tous les particularismes de la planète.

            En ce sens la déclaration récente de l’ONU concernant l’interdiction de la critique des religions, assimilée à un blasphème, est selon moi attentatoire aux droits légitimes de l’humanité.

            Cordialement


            • astus astus 1er mars 2010 14:37

              J’ajoute à ce qui précède que les droits supposent inévitablement des devoirs, dont on parle beaucoup moins, d’aucuns les passant même totalement sous silence. Et aussi que certaines demandes invoquées sont pour le moins farfelues comme ce prétendu droit à la santé que tous réclament, politiques inclus, en lieu et place d’un droit d’accès aux soins, lequel est évidemment très variable selon les cultures et les pays...


            • Vox Populi 1er mars 2010 12:30

              Plutôt que de vouloir exporter éternellement des modèles aux autres pays, ne serait-il pas enfin temps de se recentrer sur notre culture, et laisser les autres évoluer par elles-même ?

              Si elles souhaitent s’inspirer de certains traits de notre modèles, elles le feront d’elle-même, et si elles veulent peuvent développer les leurs et que cela répond a leurs besoin et aux valeurs de leur culture ce sera leur histoire, l’histoire de leur peuple.
              De notre cote si nous sommes convaincus de l’efficacité de notre modèle, la meilleur façon de la faire ressortir c’est de le montrer par la preuve chez nous.
              Assez de cette logique néo-colonialiste ou l’on veut faire évoluer d’autres cultures depuis l’extérieur.
              Pour ma part je pense qu’il y a autant de paradigmes universalistes que de civilisations...

              • Eric Kaminski 1er mars 2010 12:31

                jetez un oeil sur ce blog pour comprendre les vrais enjeux de la dignité et des droits de l’Homme : http://ekaminski.blog.lemonde.fr/ ou sur ma page agoravox => oui les droits de l’Homme sont universels, j’en propose un fondement et j’explique qu’ils permettent justement à chacun d’avoir d’avoir ses valeurs, ses croyances ; paradoxalement, nier les droits de l’Homme c’est donner les outils de l’uniformisation despotique !


                • zelectron zelectron 1er mars 2010 12:47

                  @patdu49
                  Pendant qu’on y est, j’en profiterais pour criminaliser l’extrême gauche et l’extrême droite : ah, zut, il reste les « zanars » et hop, criminalisons les aussi !


                  • patdu49 patdu49 1er mars 2010 18:21

                    non pas l’extreme gauche, désolé, on a toujours proposé, de laisser personne sur le bord de la route, de prendre le pognon là ou il etait pour le redistribuer + équitablement.


                  • fourreau 1er mars 2010 14:49

                    M L KING, M GHANDI ...ont offert des vraies perspectives aux droits fondamentaux humains. Sans elles, tout parait relatif. En effet, si l’homme se reconnait et se trace un destin, les valeurs essentielles à atteindre ce destin se dessineront. Si l’homme se décide à gravir la montagne sainte et à atteindre l’excellence de son sommet c à d l’excellence humaine, alors il trouvera les outils indispensables.
                    Par contre s’il n’est attiré que par l’existence dans sa vallée grasse, il se fabriquera des droits fictifs pour y demeurer selon des intérêts locaux donc relatifs voire conflictuels. Par ex. quels sont les droits relatifs d’un franc-maçon dans son obsession de dominer ? Quand un franc-maçon veut faire triompher ses étroits intérêts, il broie les droits les droits de l’homme comme dans le cas suivant http://brut-de-justice.over-blog.net/article-abou-grahib-s-seine-45259035.html


                    • Abdu Abdu 1er mars 2010 15:15

                      La question, posée de cette façon, ne peut pas amener de réponse consensuelle. En effet, les « droits de l’homme » n’existent pas en tant que droits.
                      Donc, réponse « non », il n’existe pas de droits de l’homme qui soient universels.

                      Il existe une déclaration universelle de droits de l’homme qui établissent en tant que but, en tant qu’idéal, un ensemble de droits qu’il faut s’efforcer de garantir à tout humain.
                      Cette utopie est auto-déclarée comme universelle et c’est dans cette forme qu’il faut bec et ongles soutenir.
                      Donc, réponse « oui », il existe une déclaration référence de droits idéaux pour orienter les progrès humains.

                      Jusque là, je crois qu’il n’y a pas vraiment de polémique possible.
                      Le problème vient lorsque l’on se pose le problème suivant : « comment mettre le monde en marche vers cet idéal ? ».
                      Et là vient tout de suite la très épineuse question d’un prétendu « droit » ou « devoir » d’ingérence.
                      Au nom des meilleurs choses ont peut faire les pires et ceux qui ont raison ne sont à mon avis pas tant les « droits-de-l’homistes » mais les pacifistes. Et je suis pour tout dire très inquiets que depuis plus de 10 ans les mass-médias font un écho si fort de la défense des droits de l’homme mais dénoncent aussi peu l’absolue régression humaine que constitue toute guerre.

                      « Aucun rêve jamais ne mérite une guerre », je crois que c’est ce vers du grand Jacques (Brell) qu’il faudrait repasser en boucle et imprimer dans les mémoires si nous souhaitons intimement nous approcher un jour de « l’inaccessible étoile » que constituerait un monde où ne serait-ce que l’article 1 de la déclaration universelle des droits de l’homme ne soit pas un simple slogan.

                      Article 1 :
                      "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."


                      • Abdu Abdu 1er mars 2010 15:40

                        Pour poursuivre en remettant les pieds sur terre, l’article 3 :

                        "Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.« Ne porte-t-il pas en lui toutes les contradiction ?

                        Assurer à chacun la liberté et la sureté est-il possible ?
                        Dans la pratique, comment feriez-vous ?
                        Je ne vois qu’un chemin, qu’un outil pour aborder une telle montagne : l’éducation. Mais l’éducation à un tel niveau qu’il devrait confiner, pour être efficace au conditionnement.

                        Mon avis sincère, certes, il y a des différences culturelles, et il y a aussi des pays plus avancés (les démocraties modèles »hooooo !« ) et d’autres plus arriérées (les abominables dictatures »haaaaa !"). Mais au regard du chemin qui reste à parcourir pour arriver ne serait-ce qu’aux articles 1 et 3, ces écarts sont anecdotiques et les regards latéraux des bons montrant du doigt les mauvais ne sont que des pertes de temps pour l’humanité.

                        Que chacun regarde le but et avance !


                      • epapel epapel 1er mars 2010 17:49

                        Les « droits de l’homme » ne pourront jamais être d’application universelle, car il y existera toujours des hommes et des groupes qui voudront et pourront imposer leur volonté aux autres :
                        - par conviction (religion, idéologie)
                        - par intérêt
                        - au nom des traditions
                        - au nom de la différence culturelle
                        - au nom de la communauté
                        De fait, en pratique ne sont véritablement respectés nulle part sur terre.

                        De plus, ceux qui disposent d’un privilège fondé sur la violation des droits l’homme ce qui est souvent le cas, refuseront toujours le principe même du droit qu’ils piétinent. Comme ce sont en général les puissants qui disposent des privilèges, il est impossible de mettre en place les droits de l’homme sans abaisser les puissants, ce qui revient la plupart du temps à obtenir les droits de l’homme par le conflit.

                        Exemple typique appartenant à l’Occident qui se targue de respecter les droits de l’homme : les excès du capitalisme financier. Que deviennent les droits de l’homme quand des banques et des fonds spéculent sur les matières premières alimentaires et privent de nourriture des dizaines de millions de personnes ? Ils sont annihilés au nom du droit et de la liberté d’entreprendre qui servent de justification à l’avidité.

                        Ceci dit, la déclaration universelle des droits de l’homme a l’immense mérite de fixer le cadre conceptuel qui permet de réfuter la justification de l’injustifiable, et de fournir l’outillage juridique qui permet de lutter contre l’injustifiable. C’est quelque chose d’inestimable à ne pas jeter sous prétexte que certains nient leur universalité.


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er mars 2010 18:09

                          Les droits sont naturels, les devoirs sont une nécessité, une obligation et une contrainte sociale parce il faut des règles, il faut des lois et il faut une organisation pour que chacun puisse jouir de la liberté.

                          « Certaines valeurs occidentales sont des abominations pour les musulmans, les Africains, les Asiatiques et ce qui était la règle jadis dans un pays est devenu aujourd’hui illégal, moralement inacceptable et totalement rejeté par la majorité. »

                          Enlevez l’étiquette « occidentales » et vous trouverez des valeurs communes à l’humanité et ne sont des abominations pour personne. Voulez-vous me donner un exemple d’une « valeur occidentale » qui ne ferait pas l’unanimité ailleurs.

                          « En théorie, tout ce qui n’est pas préjudiciable à autrui et qui apporte un progrès à l’humanité devrait être considéré comme un droit. »

                          Non, le droit n’est pas tout à fait cela, vous venez de redéfinir ce qu’est la liberté individuelle ou collective : Agir librement, tant qu’ on ne porte pas préjuduce à autrui (de la plus petite chose à la plus grande) c’est en effet la définition de la liberté humaine. Mais le droit est plus large que cela, il faut parler dans le contexte social : Un individu ayant accompli ses devoirs envers la société peut jouir de tous ses droits permis par cette société. Et comme la société a des responsables politiques, ceux-la sont tenus de donner lle bon exemple et de veiller à ce que les droits de tous soient assurés.

                          « Or, quasiment tout ce qui satisfait les uns irrite profondément les autres. Et encore faudrait-il définir le progrès ! »

                          C’est faux, il n’ya pas longtemps on ne constatait pas autant de dérives culturelles et je ne pense pas qu’il soit interdit de « gronder » les Européens, eux-mêmes ne savent pas très bien où ils vont...Oui, je vous l’accorde quand la science et la technologie ne servent plus la condition humaine, il faut bien se demander ce qu’est la progrès.

                          « Quant à définir la liberté, la dignité, le respect, chacun possède sa propre interprétation et ses limites. »

                          Encore non parce que le socle commun à l’humanité dit exactement le contraire : « Le droit », « le devoir », « la liberté », « la dignité », « le respect », « la justice »... sont des valeurs comprises par tous les humains, même ceux qui vivent nus dans la jungle. Il y’ a juste des échelles d’application en fonction du développement de la communauté considérée.

                          Je récapitule pour vous dire que « l’Occident » n’est pas synonyme d’universalité. Vous avez pris des exemples superficiels pour opposer la « liberté occidentale » à la conscience humaine qui répugne en effet à s’aligner sur certaines dérives. C’est un sujet extrêmement vaste.

                          Mais politiquement parlant et même socialement parlant, il suffit juste de repenser le concept de la « démocratie » et l’appliquer convenablement. Depuis des siècles, le leurre démocratique a été « le compromis acceptable » entre le gouvernant et les gouvernés mais aujourd’hui il ne tient plus. L’intelligence humaine exige plus : LA DEMOCRATIE EST L’OBEISSANCE AUX LOIS ET NON AUX HOMMES, ainsi tout devient clair. L’accomplissement du devoir politique par les responsables assure les droits humains pour tous. C’es aussi cela la justice sociale.

                          Depuis que j’ai proposé mon article « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS » (rubrique « International » qui traite du rapport des « droits » aux « devoirs », il y’a eu pas mal d’articles publiés...

                          Mohammed MADJOUR.





                          • Georges Yang 2 mars 2010 12:10


                            Vous n’etes pas de mon avis mais votre reponse est structuree et non aggressive, je vous en remercie
                            Tout a fait d’accoerd par contre avec les devoirs
                            Mais la perception des droits de l’homme, elle ne se resume pas au texte tiedasse des UN
                            Quant a l’universalite , elle est impossible pour de multiples raisons (religion, culture, pouvoir, individus surtout)
                            Nous sommes tous differents et..surtout tous trop egoistes et sur d’avoir raison pour le tolerer chez les autres


                          • franco-chinois 1er mars 2010 19:32

                            Avant de parler des droits de l’homme, de son universalité, il serait peut-être utile de se mettre d’accord sur ce qu’est un homme - un être humain.

                            Montaigne posait déjà la question : « comment être un Persan ? » Le savons nous mieux aujourd’hui ?

                            S’en suivent les questions de l’humanisme, et du progrès de la société humaine.

                            La déclaration universelle des droits de l’homme est basée sur un humanisme lié à une vision idéale de ce que doit être une homme - l’homme universel -, afin de bâtir une société plus humaine.

                            L’esprit de la déclaration est parfaitement noble. Mais...

                            Extrait des « Récits d’humanisme », Michel Serres, 2006, Édition Le Pommier.

                            « Humanisme.
                            Jusqu’à aujourd’hui, en effet l’humanisme n’eut jamais lieu parce que l’homme universel qu’il évoquait n’existe pas. En un sens restreint, ce mot abstrait désigna, dès la renaissance, l’ensemble des tentatives, réussies ou avortées, en faveur des lettres latines, d’abord, et grecques, par la suite. Le développement de la scolastique les avaient, au moyen age, étouffées  ; empiriste et logique, fermée dans l’université, méprise les récits de la littérature.
                            Datant de l’age classique, et encore vivace en Belgique et dans les pays de langues anglaise. Le terme humanité couvre ces mêmes études, grecques et latines, dont le loisir fleurit en Europe assez longtemps pour qu’il en reste, ici et maintenant, de rares témoins. Renaitront-elles en Occident pour tirer de la laideur et de la barbarie les classes dominantes dont les générations arrogantes refusèrent naguerre de transmettre au future la sagesse mère de la Méditerranée ?
                            Avant que s’effondre cette beauté, quelques érudits allemands du XIXe siècle avaient désigné par le mot Humanismus une doctrine générale, une pédagogie fondées toutes deux, en souvenir des érudits de la Renaissance et des philosophes du XVIIIe siècle, sur ce que, depuis les Lumières au moins, l’on nommait aveuglement nature humaine. Qui se doutait alors que cette conception imposait de fait aux tous les habitants de la planète des usages d’Occident ? Cet humanisme risque encore moins de naitre que l’autre ; il évoquait, ou de cette façon, narcisse et impérialiste, ou de manière inaccessible, l’homme universel : il m’eut donc pas lieu. »



                            • Romain Desbois 1er mars 2010 20:16

                              Le titre est trompeur car dans l’article on ne parle pas des droits de l’homme ou sipeur.

                              Il faudrait quand même les lire un peu. Mais peut-être que l’auteur fait référence à l’esprit des droits de l’homme.

                              En tous cas l’homosexualité ne fait pas partie des déclarations des droits de l’homme.

                              Je rajouterai que tous les pays à l’ONU ont souscrit à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, celle de l’ONU. Seule le Vatican a refusé et c’est pour cela qu’il n’est qu’observateur à l’ONU.

                              Donc tous les pays qui sont à l’ONU et qui violent les droits de l’homme , violent aussi leur parole, leur engagement, leur signature.


                              • smaugb smaugb 1er mars 2010 21:47

                                Tout ça pour dire que les droits de l’homme c’est du vent...


                                • smaugb smaugb 1er mars 2010 21:54

                                  Les droits de l’homme ont été inventés par « l’Occident » comme une référence morale ultime, dans un contexte de sécularisation, pour remplacer les anciennes normes helleno-chrétiennes considérées comme « obscurantistes ». Ces normes traditionnelles en voie de disparition faisaient appel à une morale immanente et intangible. Lorsqu’on voulait savoir ce que signifiait une de ces normes, on se référait à l’autorité religieuse, seule garante de l’interprétation. Cela mettait tout le monde d’accord, puisque personne n’avait la légitimité pour contester cette interprétation.
                                  Maintenant que les droits de l’homme existent sans aucune référence à une morale « supérieure », immanente, et qu’il n’y a plus d’autorité d’interprétation unique et acceptée par tous, ces droits de l’homme flottent dans le vide. Chacun les interpête à sa façon, selon sa sensibilité et surtout selon ses intérêts du moment.
                                  Tant que les droits de l’homme en resteront là, sans aucune référence à quelques chose de stable et de supérieur, ils ne seront que des mots, sans contenu.


                                  • epapel epapel 3 mars 2010 00:08

                                    La référence à une entité supérieure immanente ne sert à rien :

                                    L’Eglise Catholique :
                                    - a entériné l’esclavage des noirs au XVI siècle
                                    - a envoyé à la torture et au bûcher les « hérétiques » et les « sorcières »
                                    - a déclenché les croisades

                                    Les autorités religieuses musulmanes :
                                    - tolèrent encore l’esclavage dans certains pays
                                    - poussent à combattre les « infidèles » dans d’autres
                                    - tolèrent voire encouragent la lapidation dans d’autres

                                    Les droits de l’homme ont trop souvent été piétinés par les autorités religieuses au nom de Dieu pour qu’on s’y réfèrent.


                                  • smaugb smaugb 1er mars 2010 21:57

                                    ça me rappelle le jour où Chirac avait dit : « il n’y a pas de loi morale au dessus de la loi positive ». Le pauvre, en disant cela, ruinait la légitimité d’une telle loi positive...


                                    • Abdu Abdu 2 mars 2010 07:27

                                      Le même avait dit « le premier des droits de l’homme, c’est de manger » en parlant d’une journaliste tunisienne en grève de la faim...


                                    • Abdu Abdu 2 mars 2010 07:33

                                      Le même avait dit « le premier des droits de l’homme, c’est de manger » en parlant d’une journaliste tunisienne en grève de la faim.

                                      Mais c’est vrais que la Tunisie est une démocratie et donc il n’est pas utile de se poser la question des respect des droits de l’homme... (humour noir)


                                    • Abdu Abdu 2 mars 2010 07:38

                                      On voit dans les commentaires une certaine confusion entre droits de l’homme, démocratie et progrès humains. J’aurais tendance à dire de la démocratie la même chose que des droits de l’homme : il faut tout faire pour s’en approcher et éviter d’en faire un prétexte de guerre.


                                      • franc 3 mars 2010 16:15

                                        L’entité supérieure à la fois immanente et transcendante est la Raison,raison universelle et absolue qui transcende toutes les particularités et les individualités .
                                         
                                        C’est à partir de cette raison transcendantale que St-Thomas d’Aquin affirme dans sa Somme Théologique qui fait partie de la doctrine officielle de l’Eglise Catholique que « dans le domaine du créé ou de l’immanence (dont font partie les actes humains ) ,c’est la raison qui détermine le bien et le mal »

                                        Cela est depuis constamment réaffirmé par l’Eglise en particulier dans le dernier concile Vatican II,et les encycliques « Pacem in Terris »de Jean XXIII,« Splendeur de la Vérité » ,« Foi et Raison » de Jean paul II,et les discours de Ratisbonne et aux Bernadins de Paris du pape Benoit XVI rappelant que la Raison qui est aussi le Logos grec et appelé par St-Jean le Verbe est élevée au rang de principe divin dans l’union hypostatique de la Trinité . 

                                        car il ne faut pas confondre la Raison avec la simple raison analytique et discursive humaine qui en est une partie ,la Raison est un principe transcendantal de création ou d’immanentisation et qui détermine le vrai en soi ,le juste en soi et le beau en soi ,bref le bien en soi ,et c’est par elle que l’on peut dire ,que le vrai est vrai en absolu ,que le juste est juste en absolu et que le beau est beau en absolu et c’est ce qui fait dire que le bien est bien en absolu et qu’on ne peut pas dire que le bien est mal ou que le mal est bien,de sorte que soit écarté le relativisme qui aboutit au nihilisme ,c’est donc le fondement du bien absolu et universel .

                                        C’est parce qu’il existe une raison universelle qu’il existe des valeurs universelles et du fait que l’homme est un être universel et non simplement un atome individuel isolé --------------------en effet c’est la raison universelle de l’homme universel qui détermine le bien ou le mal universel en écartant les contradictions et les oppositions des opinions particulières des égos particuliers ou en les synthétisant dans une réalité supérieure qui emporte la conscience universelle humaine .

                                        On ne peut pas nier qu’il existe une raison universelle sinon personne ne se comprendrait et que la vie humaine ni même pas la cohésion de la matière ne pourraient se maintenir .


                                        • Georges Yang 3 mars 2010 19:03

                                          Universalite d’espece, ne veut en aucun cas dire universalite de valeurs
                                          Les hommes sont tous une variete de primates qui pensent, et ils pensent tous differement ce qui ne veut en aucun cas dire que certains pensent bien et d’autre mal
                                          Il existe bel et bien un relativisme des valeurs


                                        • franc 3 mars 2010 21:34

                                          Georges vous confondez les conditions particulières et historiques dans lequel un individu pense et à partir desquelles il exerce sa raison et la nature universelle de cette même raison qui possède une structure universelle commune à tous les hommes ---------------------il ya donc un relativisme des conditions historiques particulières à chaque individu qui conditionne sa pensée particulière mais l’être humain par sa raison universelle et transcendante est capable de s’abstraire de ces conditions particulières et de raisonner dans des conditions générales pour penser l’universel .----------------------C’est ainsi que les scientifiques à partir des observations particulières dans des condtions particulières élèvent par induction et absolutisation des lois universelles .

                                          le relativisme des valeurs implique le relativisme de la raison et donc la négation de l’universalité de la raison et du même coup la négation de la raison elle-même car si la raison existe elle ne peut être que universelle ------------en effet si chacun a une raison propre et imperméable à toute autre raison ,il n’ y a plus de compréhension possible ni de lois universelles et personne ne peut dire ou affirmer si telle chose est vraie ou non car aussitôt niée par le relativisme ..-------------------mais on peut nier les lois universelles de la raison comme les principes élémentaires de la logiques seulement en pensée pure et dans l’abstraction jamais dans la réalité concrète sinon on est un fou,un aliéné ou malade mental grave, et même plus qu’un fou on ne pourrait même pas survivre ni même exister .

                                          Pourriez vous dans la réalité concrète nier le principe d’identité ou le principe de non-contradiction existencielle .Pourriez vous nier votre propre existence ou l’existence de votre pensée .Pensez vous que 2 euros est égal 5 millions d’euros.
                                           
                                          Et y at-il une seule personne au monde qui pense que massacrer une famille entière , violer ,torturer les enfants avant de les tuer puis accuser un innocent de ces crimes soit un bien------------------et même les nazis de la pire espèce savent que c’est un mal ,et même les êtres diaboliques ou le diable en personne aussi qui continuent néanmoins de faire ce mal en conscience .

                                          Si donc il existe une raison et une conscience universelle du bien et du mal ,il existe par conséquent des valeurs universelles déterminées par cette même raison universelle .


                                          • Georges Yang 4 mars 2010 08:05

                                            PJe pourrais utiliser cet exemple
                                            En Afrique, le vol est considere comme un mal , le detournement aussi ’, mais ne pas aider les siens au sens de la famille elargie est un mal encore pire
                                            Ce qui fait que celui qui a la possibilite de detourner pour aider les siens ne se sent pas vraiment coupable, alors qu’il le serait s’il ne les aidait pas>
                                            N’y a t’il pas la relativite des valeurs ?


                                            • franc 4 mars 2010 13:58

                                              On peut aider sa famille sans recourir au vol ,par exemple en travaillant ---------------------------sinon le vol pour un motif généreux est un mal moins grave que le vol crapuleux pour motif égoïste car il faut toujours considérer le contexte et le motif des actions pour un jugement ,c’est le fondement de l’individualisation des peines ainsi que des circonstances atténuantes ou aggravantes.

                                              mais le vol en soi est un mal en soi quelqu’en soient les circonstances.

                                              par exemple dans les Misérables de Victor Hugo, quand Jean Valjean vole un pain parce qu’il a faim ,il n’ aurait pas sûrement mérité la prison même d’une journée encore moins le bagne ,on aurait dû le condamner à accomplir un petit travail d’une heure pour rembourser le prix du pain ,par exemple faire la vaisselle.

                                              En général la sanction pénale ne doit pas outrepasser la loi du talion ------------------- la base de la justice pénale est la loi du talion, ni plus ni moins -----------------aller au delà est un acte d’injustice ,être en deça est un déni de justice

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