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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les Français de l’étranger à Sarkozy (et aux autres) : Agissez (...)

Les Français de l’étranger à Sarkozy (et aux autres) : Agissez !

A Nicolas Sarkozy qui nous dit « Revenez », nous répondons « Agissez ! ». Il était temps qu’un candidat à la présidentielle s’adresse aux Francais de l’étranger dont le nombre a augmenté de plus de 40% au cours des dix dernières années. Un véritable enjeu pour l’avenir de la France.

Trois cent mille Français vivent en Grande-Bretagne. Le flux n’a cessé de s’accélérer au cours des dix dernières années ! Un exemple parmi d’autres, le reflet d’un malaise réel de la part des Français vis-à-vis de leur pays.

Il était temps qu’un candidat à la présidentielle se préoccupe des Français du monde. Leur nombre a augmenté de 40% au cours des dix dernières années, et encore ne sont pris en compte que les expatriés. Et le rythme ne ralentit pas ! Toutes les régions du monde sont concernées, même les zones qui ne font pas partie de notre culture, à l’instar de l’Afrique australe, anglophone, où la communaute française s’est accrue de 20% en cinq ans !

Une réalité au mieux minimisée par la classe politique, au pire balayée d’un revers de main, soit totalement ignorée. Cette réalité serait-elle en effet une vérité dérangeante ? Reflet de nos échecs, de nos faillites et de notre immobilisme ?

Or, cette émigration pose un problème majeur à notre pays. Car c’est une perte énorme en termes de talents, de compétences, d’idées, de projets et d’innovation, une perte qui constitue un handicap pour la France dans la course à la concurrence et à la compétitivité que se livrent avec acharnement les nations. Elle est d’autant plus vitale qu’émergent de nouvelles puissances qui rebattent complètement les cartes du travail, de la production, du capital et donc de la richesse créée, et captent à leur profit de façon croissante cette force de travail qualifiée et mobile.

Il était temps qu’un candidat manifeste son intérêt pour nous, Français de l’étranger. Mais aussi qu’il s’adresse directement à nous. Cependant, nous appeler à revenir ne suffit pas. Les Français de l’étranger jugeront sur pièce la pertinence ou non de rentrer. Le futur président devra d’abord faire ses preuves pour convaincre. Car nous sommes des chats échaudés. Les promesses, nous connaissons. C’est parce qu’elles n’étaient pas tenues que nous sommes partis avec pour la plupart une tiède envie de retour en l’absence de signal fort ou de mesure jugée à la hauteur de la situation. Le doute perdure. Donc il faut nous convaincre doublement !

A Nicolas Sarkozy qui nous dit Revenez !, nous répondons Agissez !. Ensuite nous aviserons !

Nicolas Sarkozy fait fort bien de souligner que nombre de Français sont à l’étranger non pas par choix mais contraints. A chacun sa raison, qui est toujours l’expression d’un mal-être profond avec son pays car une telle décision se prend toujours après une mûre réflexion. Une situation difficile même douloureuse car c’est un vrai déracinement et une séparation avec ses proches vécue comme une blessure ouverte. Quel candidat saura la cicatriser ?

Après Nicolas Sarkozy, il serait bien que les autres candidats s’emparent de ce thème. Faut-il rappeler que la France fait face à une de ses plus fortes vagues d’émigration de son histoire ?

Il serait grand temps que les prétendants à l’Elysée s’interrogent sur les causes de mouvement, prennent l’exacte mesure de ce phénomène et, surtout, se rendent compte qu’il affecte des forces vives indispensables à la France pour tenir son rang dans ce monde nouveau.

Mais, plus que tout, il ne faut plus considérer ces Français exclusivement comme des privilégiés et des fortunés. Certes, il y en a. Mais c’est une population beaucoup plus bigarrée que ne laisse supposer la grossière description qu’on en donne. Ainsi, il y a de plus en plus de jeunesqui sautent le pas, à la fois tentés par l’aventure et, la plupart du temps, attirés par des perspectives professionnelles plus alléchantes, notamment dans la recherche et, surtout, dans les nouvelles technologies. Les Etats-Unis sont, par exemple, souvent un passage obligé dans ces domaines. Dans Internet, il suffit de lire les parcours des créateurs d’entreprises ou des ingénieurs et développeurs. Rares sont ceux qui n’ont pas fait un crochet par la Californie ! Et parfois ils y restent !

La seconde faute est souvent de stigmatiser cette population, de l’accuser de lâcheté, de lui reprocher de quitter le bateau au moment où il prend l’eau, d’égoïsme, et, tort suprême, d’être mauvaise citoyenne. D’une part, mieux vaut être sourd, comme on dit. En aucun cas les Français de l’étranger ne font leur l’expression loin des yeux, loin du coeur. Bien au contraire, ils montrent un réel attachement à leur pays et, à chaque fois que l’occasion se présente, le défendent avec toute leur énergie et tout leur coeur.

D’autre part, c’est oublier que ces Français font beaucoup par leur présence, leur activité, leurs compétences, leur savoir et leur savoir-faire pour représenter les intérêts de la France. Ce sont des ambassadeurs de premier choix, des représentants hors pair, grâce à une excellente connaissance du pays où ils sont installés, forts d’un réseau unique et d’une véritable passion pour leur destination d’accueil. Grâce à eux, la France s’exporte. Eh bien ! Un rôle assumé souvent seul et, parfois, bien plus efficace que le travail des organismes dont c’est pourtant la mission.

Il est indéniable, au vu de notre poids croissant et de notre contribution à l’affirmation de la place de la France dans le monde, qu’il faut revoir notre représentation politique réduite à sa plus simple expression.

Aux candidats de réfléchir, et, bien sûr, d’agir, afin d’inverser la tendance ! Car pour l’instant, les postulants au départ sont toujours plus nombreux.

Mais pour réussir, que les candidats commencent par le commencement. Soit qu’ils se posent cette question, avant toute autre chose : pourquoi ?

Pour un début de réponse, qu’ils viennent nous rencontrer !


P-S. Dans le cadre de la présidentielle, à signaler le démarrage de ce site dédié aux Français du monde et désireux de participer aux débats, de s’exprimer sur les enjeux de la France et de partager leurs expériences. Et dont l’initiateur envisage de se présenter. http://francaisdumonde.canalblog.com


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222 réactions à cet article    


  • ZEN zen 2 février 2007 13:03

    @L’auteur s’adresse à tous les pauvres boot people exilés à la City ou à la Silicon Valley pour leur enjoindre de revenir dans une France rénovée par NS.

    Nous dit-il combien de jeunes allemands, suédois, angolais,etc..... sont aux USA, en UK ? C’est la fuite des cerveaux, je vous dit...


    • Loaki (---.---.29.56) 2 février 2007 17:14

      Le titre dit à Sarkozy (et aux autres)


    • (---.---.185.253) 2 février 2007 17:15

      Je n’ai jamais vu de suisses s’expatrier aux US par contre j’ai vu des americains abandonner leur nationalite US au profit de la Suisse. Tous les pays ne sont pas egaux devant la fuite des cerveaux. On ne verra pas d’anglais en france mais des francais en GB et peu d’anglais aux US. On ne verra pas de suisses travailler en France (a l’exception d’une personne chez Peugeot) mais des francais en Suisse (certaines boites suisses ont 50% de francais). Si on ne peut empecher ces flux, on peut au moins les reduire en cessant de vouloire etre l’exception francaise


    • (---.---.233.228) 2 février 2007 17:48

      xxx.x7.185.253 a écrit : ...Je n’ai jamais vu de suisses s’expatrier aux US ...

      Vous signez là votre totale méconnaissance de la Suisse. La fuite des cerveaux est une préoccupation constante en Suisse. Il est vrai que bien souvent, après un post-doc aux USA, ils reviennent, tout comme les français d’ailleurs.

      J’ai un neveu, étatsunien, qui est venu faire un post-doc en France, à Compiègne, (eh, oui, ça existe aussi). Il aurait bien voulu rester et s’y établir, il avait trouvé un job, mais, voila pas de permis de travail, il a dû retourner aux states.

      xxx.x7.185.253 a écrit : ...On ne verra pas d’anglais en france ... Il faut vous renseigner, lire des journaux, ne pas rester dans votre petit coin.

      xxx.x7.185.253 a écrit : ...On ne verra pas de suisses travailler en France ...

      Encore une fois, vous avez perdu l’occasion de vous taire. Vous dites vraiment n’importe quoi. Il y a plus de 600’000 suisses à l’étranger et c’est la France qui en accueille le plus, plus de 163’000, ensuite l’Allemagne, etc. Je suis suisse, je travaille et vis en France. Pourquoi ? Parce que, à l’époque, jeune ingénieur, on m’offrait un poste plus intéressant en France qu’en Suisse. J’y ai fait plus rapidement carrière, je gagne plus et je paie moins d’impôts ! Par exemple, je ne paie que très peu ISF, mais si j’étais en Suisse, à Genève, mon canton d’origine, je payerais un impôt sur la fortune infiniment plus lourd : 1 pour mille du montant de la fortune avec un abattement de 100.000 FS (env. 67.000 €) pour un couple et non pas 750.000 € comme en France. Les forfaits fiscaux en Suisse, c’est réservé aux très riches étrangers sans activités lucratives. Quand à l’impôt sur le revenu, en Suisse on me ponctionnerais environ 3-4 mois de salaire par année.

      Alors, si vous ne savez pas, cessez de dire n’importe quoi !


    • le mave 3 février 2007 06:47

      Merci de cette mise au point et pour en rajouter une couche ,il serait bon se préciser que les pauvres français expatriés en Grande Bretagne viennent se faire soigner en France si nécessaire pour profiter de notre système social.


    • Comenius (---.---.168.184) 3 février 2007 12:33

      Les Français installés en Grande-Bretagne sont peu nombreux (95 000). Les personnes qui entrent en Grande-Bretagne le font davantage pour leurs études que pour le travail. Celles qui quittent la Grande-Bretagne sont d’âge actif et très peu sont des retraités.

      Une désinformation insidieuse veut nous faire croire que les jeunes Français quittent la France pour trouver ailleurs un emploi qu’ils ne trouvent pas chez eux, en particulier pour aller en Angleterre. Dans l’autre sens, seuls les retraités viendraient s’établir en France. Ce discours est bien différent de la réalité.

      Comme le montrent les statistiques britanniques, lors du recensement de 2001, les Français ne sont pas très nombreux en Grande-Bretagne : 95 100 (38 100 à Londres).

      En proportion de la population française pour 2001, seulement 0,16 pour cent des Gaulois se trouvent chez les Grands-Bretons, à comparer avec 0,32 % pour les Goths. Les pays présentés comme des modèles de réussite ont une proportion plus importantes de leurs nationaux en Grande-Bretagne : Danemark (0,35 %), Pays-Bas (0,25 %), Suède (0,25 %), de même que l’Allemagne (0,35 %) qui a longtemps été présentée comme un modèle.

      L’Irlande est un cas particulier (14,11 %) et les mérites tant vantés, mais artificiels, de l’économie irlandaise n’incitent guère les Irlandais à retourner dans leur pays. ...

      Le principal motif est les études (26,4 %) pour ceux qui vont en Grande-Bretagne et pas le travail (22,3 %), alors que le principal motif est le travail (25,2 %) pour ceux qui quittent la Grande-Bretagne, les études comptant très peu (3,0 %). ...

      Si l’on examine l’âge des migrants, ce ne sont pas des cohortes de retraités qui quittent la Grande-Bretagne mais pour l’essentiel des personnes d’âge actif. Les retraités ne sont que 2,6 % parmi ceux qui quittent la Grande-Bretagne (retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes). La plus grande proportion d’entrées entre 15 et 24 ans provient d’une beaucoup plus grande proportion d’entrées pour les études.

      Lire http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/gaulois.htm pour plus d’informations, avec tableaux statistiques des migrations.

      Le nombre de Britanniques installés en France est un peu inférieur (recensement de 1999) à celui des Français installés en Grande Bretagne, mais du même ordre de grandeur (de mémoire, environ 20 % de moins). Et ce ne sont pas des retraités mais pour l’essentiel des personnes en activité.


    • camelia (---.---.227.36) 3 février 2007 15:35

      Vous avez raison, sauf que depuis 2001, le phénomène d’expatriation des jeunes s’est certainement accéléré car ils sont très mal accueillis dans les entreprises françaises et d’ailleurs le travail qui est proposé est plutôt « le service à la personne » que dans l’innovation


    • equité (---.---.225.235) 4 février 2007 10:11

      La fuite des cerveaux ? C’est ce que je disais quand j’étais étudiant, partir pour gagner plus. Par contre j’en connais qui sont loin d’être des cerveaux qui sont partis parce que l’herbe est soit disant plus verte ailleurs, ils voudraient revenir maintenant mais qui veut d’eux ? Contrairement à ce que dit l’article partir est un choix le plus souvent lorsqu’on est jeune et que l’on pense mieux gagner sa vie à l’étranger. Pour ces jeunes le scénario est le même que les éthiopiens qui fuient leur pays pour aller gagner plus.


    • aveva (---.---.123.111) 4 février 2007 22:09

      En France le taux d’imposition de l’ISF est plus prés de 1% que de 1/1000....


    • (---.---.55.159) 5 février 2007 06:35

      par aveva : En France le taux d’imposition de l’ISF est plus prés de 1% que de 1/1000....

      Selon ses déclarations (au fait, on attend toujours la publication de sa déclaration fiscale comme il l’avait promis), M. Sarkozy déclare 1.137.000 € de fortune. Avec un taux de 1 %, il devrait donc payer 11.370 € d’ISF, or, toujours selon ses dire, il ne paye que 1988 € (soit environ 0,19 %) ! Jouirait-il encore une fois d’un privilège ?


    • mortelfl (---.---.140.204) 5 février 2007 13:20

      Vous vous trompez, IP:xxx.x7.185.253 : nous sommes de nombreux francais a aller travailler en Angleterre mais nombreux sont les anglais a aller habiter en france (et en Espagne) pour la qualite de vie. La grande difference est que les francais en Angleterre sont plutot de la classe d’age 25-40 ans alors que les anglais en France sont plus des retraites ou des gens proches de la retraite.


    • mortelfl (---.---.140.204) 5 février 2007 13:44

      a le mave : NON !!! si on est francais expatrie en Angleterre par exemple et qu’on veut se faire soigner en France, on a 2 solutions :
      - payer la secu francaise : tres cher (surtout que ca ne dispense pas de payer la secu du pays d’expatriation)
      - payer le medecin cash sans etre rembourse du tout
      - en cas d’urgence, on peut se faire soigner en France si on rentre en week-end et qu’on se blesse par exemple. La secu du pays d’expatriation rembourse alors la secu francaise.

      Extrait du livret des francais a l’etranger "Pendant un séjour temporaire en France, quel qu’en soit le motif, vous aurez droit en cas d’urgence, sur présentation de la carte européenne d’assurance maladie, aux soins de santé dans les mêmes conditions que les assurés du régime français. Vous devrez présenter la carte et la feuille de soins à la caisse primaire d’assurance maladie du lieu où ceux-ci ont été effectués. Vos indemnités journalières vous seront versées par votre caisse étrangère, si vous avez déclaré en France votre arrêt de travail à la caisse primaire. Si vous n’avez pas pu accomplir les formalités auprès de la caisse primaire d’assurance maladie ou si vous n’étiez pas muni de la carte européenne, vous pourrez vous faire rembourser a posteriori par votre caisse étrangère sur la base des tarifs français de responsabilité ou sur la base des tarifs du pays ompétent, si les frais exposés sont inférieurs à un certain montant."

      PS : Desole, ca n’avait pas grd’chose a voir avec le sujet initial, mais on ne peut laisser passer des propos mensongers et polemiques.


    • mortelfl (---.---.140.204) 5 février 2007 13:57

      A Comenius : Je ne remets en cause qu’un de vos chiffres car pour les autres, je ne les connais pas : Vous ecrivez qu’on est 95000 au Royaume-Uni : FAUX !!! 95000 est le nombre de francais inscrits au consulat de France a Londres. D’apres les estimations du ministere des affaires etrangeres, nous serions entre 250.000 et 300.000 au Royaume-Uni.

      Alors, vous allez me demander « pourquoi ne nous inscrivons-nous pas au consulat ? » Reponse : temps d’attente super long, inefficacite du personnel d’apres les commentaires de ceux qui l’ont subi. De ce fait, nombreux sont ceux qui preferent revenir dans leur commune d’origine pour avoir une carte d’identite ou un passeport (3 semaines contre 6 mois pour le consulat !!!)

      PS : Pour le nbre d’anglais qui s’expatrient, je pensais qu’ils etaient plus ages que ce que vous dites car je pensais qu’ils avaient un patrimoine et donc etaient plutot ages.


    • (---.---.38.189) 2 février 2007 13:05

      Vivre à l’étranger, c’est tout d’abord, hélas pour nous, vivre réellement du fruit de son travail et de ses efforts, avoir une chance d’accèder à un niveau d’aisance sociale, si difficile à atteindre dans la France d’aujourd’hui.

      Dans les pays de modèle « anglosaxon » il n’y a pas d’assedic, les assurances sociales sont réduites au minimum, les gens se constituent eux mêmes leur retraite, l’imposition est légère, donc supportable. L’Etat est partenaire et non providence.

      En revanche, le travail n’est pas taxé, les licenciements ne sont pas sanctionnés, les syndicats sont inexistants dans la configuration que nous connaissons, la grève (phénomène rarissime) n’est pas un droit, mais une situation de crise non encouragée et non rémunérée

      Et dans ces pays c’est le plein emploi qui prédomine avec des taux de chomage de l’ordre de 3%. Les citoyens s’enrichissent en travaillant et sont donc motivés à le faire.

      Chez nous c’est tout le contraire, avec en plus le paradoxe que nous décourageons les entreprises d’embaucher par la taxe, le droit du travail (différent du droit AU travail), les 35 heures, le syndicalisme et les menaces de grève tout en essayant (au moins en surface) de les forcer à le faire.

      Ce faisant nous encourageons les délocalisations dont la cause n’est pas liée comme on essaie de nous le faire croire au coût des salaires, mais plutôt au coût des taxes énormes frappant de plein fouet le travail et aux goulots d’étranglement juridiques et syndicaux.

      Nous encourageons également la démotivation par le nivellement progressif des revenus de l’immense majorité des citoyens.

      Nous encourageons enfin le départ des plus audacieux en quète d’une juste réponse à leurs ambitions.

      Résolvons nos contradictions de base et la situation s’améliorera d’elle même, naturellement.

      Les mélanges contre nature, tel celui qui fait coexister des mesures communistes avec des politiques libérales, n’ont jamais rien donné de bon.

      Il faut opter ou pour le socialo communisme ou pour le libéralisme, mais ne pas essayer de tirer sur les deux tableaux comme l’a innové l’UDF dans les années 1970 et l’ont confirmé les gouvernements suivants jusqu’à aujourd’hui.


      • (---.---.84.39) 2 février 2007 15:46

        Tout semble merveilleux à l’étranger !

        J’ai alors quelques remarques (naïves ?) :

        - Pourquoi des dizaines de milliers de britanniques viennent-ils se faire soigner en France ? Seraient-ils tous c*n au point de préférer un système de santé délabré (en France) à un système de santé parfait (en GB) ?

        - Pourquoi, chaque jour des anglais quittent leur pays pour venir s’établir en France ? Comme, par exemple, le patron de la petite boite qui entretient mon chauffage. Ils ont, souvent, comme argument que la vie en France est bien plus facile et bien plus agréable qu’en Angleterre. Tous des débiles alors ?

        - Essayez de trouver, un appart à Londres qui ne vous bouffe pas plus de 50 % de votre salaire : mission impossible !

        - Aux USA, le salaire minimum est de 5,15 $ (3,95 €) par heure. Il est vrai que le nouveau sénat démocrate parle de le porter à 7,25 $ (5,55 €) en deux ans ! Cela fait, pour des semaines de 45 heures, un salaire mensuel mirifique de 765 €. Pratiquement sans sécurité sociale et aucune garantie d’emploi. Et plus de 40 % des salariés sont à ce régime. Bien sûr, il y a la possibilité de travailler plus pour gagner plus, c’est ainsi que mon beau-frère, dessinateur industriel en Floride, cumule deux emplois, fait des semaines de 60-70 heures et n’a qu’une maigre semaine de vacances. Et pourtant, il est aux USA depuis plus de 30 ans, citoyen étatsuniens, à 65 ans il ne pense pas pouvoir prendre sa retraite avant 3-4 ans. Avec sa femme, âgée de 62 ans, qui travaille encore pour 3 ans, ils arrivent à avoir une vie à peu près correcte, tout en remboursant les dettes contractées pour envoyer leur fils à l’université. Mais croyez qu’il regrette amèrement d’avoir quitté son pays d’origine.

        - etc

        - ...


      • ZEN zen 2 février 2007 17:00

        @(IP:xxx.x44.84.39)

        Utiles mises au point.L’auteur n’a pas lu « Le monde enchanté de Tony Blair »...


      • Loindelà (---.---.66.13) 2 février 2007 18:42

        Quelques precisions : Dire que le salaire minimum Américain est l’équivalent de €3.95 c’est exact d’un point de vue purement comptable, mais pas d’un point de vue économique. Les Américains ne dépensent pas leur argent en Europe mais chez eux où la vie est moins chère. En fait, à parité du pouvoir d’achat (comme disent les économistes), $5.15 c’est à peu près équivalent à €5.15 en termes de pouvoir d’achat. Autrement dit, $5.15 ça achète la même chose aux US que €5.15 en Europe. Deuxièmement, 28 états Américains ont déjà instauré des salaires minimaux supérieurs au salaire minimum préconisé de l’Etat fédéral. Troisièmement, aux Etats-Unis, la proportion d’Américains qui touche ce salaire minimum est très basse, comparé à la France.

        Ceci dit, il est exact que les études sont chères, ainsi que les frais médicaux.


      • (---.---.38.189) 2 février 2007 22:30

        Quand on a fait fortune chez soi, il est judicieux de s’installer dans un pays sous développé où forcèment l’on peut profiter à vil prix des infrastructures, et vivre bien plus aisèment que si l’on restait chez soi, et en plus au soleil.

        Voilà pourquoi ! Faut il ne rien savoir pour ne pas le comprendre !


      • Mara (---.---.16.183) 3 février 2007 00:36

        Je suis plutôt d’accord hélas. Autour de moi, nombre de trentenaires partent à l’étranger, juste pour avoir un emploi, et pas vraiment par choix.

        Quelques exemples : un thésard en math, un an de recherche en France, il a trouvé en Suisse. Un jeune diplômé en Finance/Fusac, il a cherché plusieurs mois en France, il a trouvé il y a peu à la City. Deux cas d’informaticiens incités à s’expatrier dans mon entourage (vers la Grèce et la République Tchèque). Enfin un proche avec deux DESS (Stratégie/Gestion) cherche depuis un an en France et commence à prospecter à l’étranger.

        Tous diplômés de haut niveau, sur des créneaux qui ne me semblaient pas être les plus mal placés. N’y auarait-il pas quelque chose qui cloche ?


      • Mayfair Lady (---.---.196.76) 3 février 2007 12:54

        Quelque 360 000 sujets de Sa Majesté s’expatrient chaque année. Ils sont en majorité jeunes, mais les retraités les imitent.

        Alors que le taux de chômage a atteint un sommet à 5,5 % depuis près de six ans, de plus en plus de Britanniques veulent tenter leur chance à l’étranger. Selon un récent sondage de la BBC, 13 % d’entre eux entendent s’expatrier à court terme et, plus inquiétant, la proportion atteint un quart parmi les jeunes de 18-25 ans.

        L’émigration britannique s’est accélérée depuis dix ans. Le nombre des sujets de Sa Majesté partant vivre à l’étranger a augmenté de 50 % au cours de la période, pour atteindre 360 000 par an. Actuellement, plus de 4,5 millions de personnes possédant un passeport britannique résident hors du Royaume-Uni, essentiellement dans les pays du Commonwealth, où ils bénéficient automatiquement d’un permis de travail. Mais l’Europe est également choisie par les expatriés britanniques : il y en a environ 200 000 en France et le même nombre en Espagne. Avantage du Vieux Continent : ils bénéficient de la libre circulation des travailleurs. Désormais, il y a plus de Britanniques vivant à l’étranger que d’étrangers vivant en Grande-Bretagne, faisant de leur diaspora la seconde du monde.

        Les raisons souvent invoquées pour expliquer l’exil des jeunes actifs tiennent au chômage qui les frappe plus durement que leurs aînés et à la mondialisation de l’économie qui les incitent à avoir une expérience internationale. Le « gap-year », année sabbatique qui se prend avant ou après ses études, est même devenu un passage quasiment obligé pour les jeunes. ...

        Mais le phénomène n’est pas limité aux étudiants. Depuis quelques années, les retraités à la recherche d’une meilleure qualité de vie s’expatrient. Kevin et Vicki, 61 ans, font partie de ceux qui voudraient passer leurs vieux jours en France. Paradoxalement, c’est la crise des fonds de pension qui les pousse à traverser la Manche. Propriétaires d’une maison qu’ils espèrent vendre 600 000 euros, ils n’ont pratiquement aucune épargne et une retraite minimale en tant qu’anciens enseignants. « Aller en France est la seule façon convenable de prendre notre retraite avec aussi peu d’épargne ». Les observateurs du phénomène s’attendent qu’un tiers des retraités britanniques aillent passer leur retraite à l’étranger où ils vont dépenser leurs retraites. Avec un quart de la population qui aura atteint ou dépassé l’âge de la retraite en 2030, cet exode pèsera sur l’économie britannique. ( 18 août 2006 )

        http://www.lefigaro.fr/eco/20060818.FIG000000218_les_jeunes_britanniques_qu ittent_leur_pays.html

        Cela relativise beaucoup les mérites du modèle libéral britannique et le discours ambiant sur tous ces jeunes Français qui veulent aller à vivre à Londres. Et les jeunes qui tiennent ce discours sont bien ignorants de la réalité britannique, à moins qu’ils ne soient prêts à accepter des conditions de travail et de vie que les britanniques refusent.


      • camelia (---.---.227.36) 3 février 2007 15:42

        C’est bizarre, mais la réalité c’est plutôt le contraire de vos explications : . les inégalités s’accroissent, le nombre de personnes à la rue aussi. Et ça, vous l’expliquez comment ? . dans les pays anglo-saxons, il n’y a pas d’impôts, pas de prestations sociales, pas de retraite : merci. Et que font-ils des prélèvements obligatoires qui sont, je vous l’accorde un peu plus faibles qu’en France ? . J’espère qu’il y a des écoles ? D’ailleurs ils apprécient apparemment les diplomés qui sortent des universités françaises puisqu’ils les embauchent


      • valeriane (---.---.226.193) 3 février 2007 20:05

        OK, donc on est bien renseigné : dire de 5 dollars équivalenr à 5 euros, ça on l’avait intuité. mais le salaire minimum en France est de ...je vais me faire insulter : 8 euros et quelque chose de l’heure


      • Nicolas (---.---.25.243) 3 février 2007 22:42

        Moi je suis content qu’il y ait un SMIC aussi bas aussi Etats-Unis. Ca permet aux gens de trouver des petis boulots rapidement, aux jeunes de se faire de l’argent de poche, le niveau de chomage est maintenu a un niveau bas. C’est sur qu’il faut se battre aux Etats-Unis et l’amelioration de sa situation ne peut venir que de soi. Ca responsabilise les gens. Moi je suis heureux ici avec mes 7000 dollars mensuels. Je n’aura pas eu ca en France...


      • valeriane (---.---.226.193) 4 février 2007 11:41

        Vous pouvez parler avec vos 7000 dollars mensuels et trouver très bien que d’autres ne gagnent que 5 dollars de l’heure : 5 dollars x 8h/j x 5= 200 dollars /semaine, je vous signale. Et l’on peut se loger aux E-U avec un salaire de 1000 dollars/mois ?


      • Rocla (---.---.103.192) 4 février 2007 11:48

        Mais c’ est par mois qu’ il gagne 7000 dollards mensuels ? Dans ce cas ce ne peut-être qu’ un escroc .La seule vraie façon honnête d’ être riche , c’ est normalement au grattage , au tirage , et à l’ héritage .

        Rocla


      • Hervé (---.---.28.185) 11 février 2007 23:10

        Jusqu’à preuve du contraire les jours de grève ne sont pas payés, même s’il est déjà arrivé dans certaines branches que le salaire d’une partie des jours de grève soit mis dans la négociation syndicale à la fin. Dans l’immense majorité des cas, un salarié qui fait la grève perd de son salaire.


      • JPL 24 juin 2007 05:32

        à Loindelà

        Certes il faut tenir compte de la parité de pouvoir d’achat, mais pourriez-vous donner votre source ?

        Par ailleurs vous énoncez « la proportion d’Américains qui touche ce salaire minimum est très basse, comparé à la France. », en omettant une chose : la part très importante de gens qui n’ont pas un temps plein, mais un temps partiel (et provisoire), ce qui donne une durée moyenne hebdomadaire de 33,9 heures. Du coup c’est 5,15$ de l’heure sur un petit mois, sauf pour ceux qui cumulent deux emplois pour arriver à vivre un peu moins mal.
        Voir sources


      • Stephane Klein (---.---.19.227) 2 février 2007 14:03

        Il serait effectivement grand temps qu’on donne la priorite a l’excellence et non pas a la mediocrite.


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 3 février 2007 20:25

          En démocratie, c’est impossible !


        • seb (---.---.12.18) 2 février 2007 14:06

          Or, cette émigration pose un problème majeur à notre pays. Car c’est une perte énorme en termes de talents, de compétences, d’idées, de projets et d’innovation.

          Ah ouiais :=)) vos chevilles vont bien ???


          • Floruf (---.---.123.101) 2 février 2007 14:22

            Tais-toi Seb , t’es trop con pour partir à l’étranger , prends en un peu de la graine !! smiley


          • seb (---.---.12.18) 2 février 2007 14:56

            Oh je le sais smiley


          • Aeglin (---.---.32.236) 2 février 2007 16:54

            J’ai qu’une chose a dire : pauvre tache.


          • Nicolas (---.---.25.243) 3 février 2007 22:45

            Merci de ne pas generaliser. Moi perso je suis a l’etranger plutot pour voir d’autres horizons, je le prends pour un enrichissement !


          • (---.---.54.161) 2 février 2007 14:18

            Où vous voulez en venir ? Quels agissements attendez-vous de Sarkozy ? Un peu de précision de ferait pas de mal.


            • toto1701 (---.---.129.92) 2 février 2007 14:37

              300000 français en angletere et combien d’english ds l’hexagone svp ?


              • Bef (---.---.27.249) 2 février 2007 16:35

                Un certain nombre, sûrement... mais parmi eux un très grand nombre de retraités qui viennent racheter le Luberon et le Périgord smiley


              • (---.---.192.187) 3 février 2007 21:33

                Lis les stats donnés dans les posts au dessus, ça va te surprendre...


              • Stéphane (---.---.0.8) 2 février 2007 15:34

                Je réponds à NS : certainement pas si vous etes élu. De toute facon, mon expatriation n’est pas une fuite d’un modèle que j’apprécie avec ses forces et ses faiblesses, d’autant plus, que je vois/j’ai vu ce qui se passe ailleurs.
                A l’auteur : ca a l’air beau, sans aucun problème votre eldorado. C’est le pays des bisounours ou quoi ?


                • Romain Baudry 2 février 2007 16:07

                  300.000 Français en Angleterre ? La répudiation de Lady de Nantes continue visiblement d’avoir de lourdes conséquences.

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