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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les fruits sont à tous et la terre n’est à personne

Les fruits sont à tous et la terre n’est à personne

De Platon à Michel Rocard en s’appuyant sur Jean-Jacques Rousseau, la propriété privée fait l’objet de débats passionnés. La propriété symbole de liberté  révolutionnaire est devenue source d’inégalité lorsqu’elle se transmet de génération en génération sans limite.

«  Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire  : "Ceci est à moi" et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile. Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne. 
Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres. De là commencèrent à naître la domination et la servitude.  »
Ces quelques phrases du discours sur «  l’origine de l’inégalité  » de Jean-Jacques Rousseau, à la veille de la révolution française, tenaient du sage conseil et apparaissent aujourd’hui comme un mauvais présage qui s’est réalisé. Les uns ne peuvent s’agrandir qu’aux dépens des autres et de là naît la domination et la servitude.

L’égalité entre les hommes apparaît aujourd’hui comme un combat perdu, utopique, où les inégalités sont ancrées si profond qu’elles sont devenues en France et bien au-delà, un état naturel incontestable, aussi réel que l’eau le gaz ou l’électricité.

De la République de Platon, à L’Utopie de Thomas More, de Babeuf, d’Auguste Blanqui, de Pierre Proudhon, de Karl Marx,  et des communistes jusqu’au socialiste Michel Rocard qui, militant du PSU, revendiquait la suppression de l’héritage, la propriété et sa transmission furent toujours sujets de philosophie pour combattre l’inégalité entre les hommes. Tous ces hommes, ces penseurs, ces philosophes et hommes politiques, ceux-là mêmes qui recherchent les moyens de réduire les inégalités, concluent à la nécessité de réformer la transmission de la propriété, pouvant même aller, comme Proudhon,  jusqu’à remettre en cause l’existence même de la propriété privée.
La Révolution française donne le droit de propriété privée pour le substituer au droit seigneurial et féodal. La propriété est pour les révolutionnaires le tremplin incontournable de la liberté et c’est au prix d’un long travail que les révolutionnaires conçoivent la notion d’un droit de propriété privée suffisant pour fonder une économie libérale de marché. Dans le «  système ancien  », la terre est le signe de la servitude, elle sera le signe de la liberté. Selon les constitutions révolutionnaires successives, «  l’homme libre est celui qui ne dépend d’aucun autre, qui n’appartient à personne  ». D’où le caractère «  sacré  » de la propriété privée révolutionnaire. L’évolution de ce monde voulu libre, conduit en fait  à transformer le « Tiers-Etat  » en classe sociale, où, comme par le passé, cohabitent dans la même inégalité, ceux qui possèdent et qui transmettent et ceux qui servent et qui louent. La noblesse et le clergé, les plus gros propriétaires fonciers, surtout le clergé, vont perdre progressivement et leur autorité et leurs terres au profit de ceux qui les remplacent aux affaires. Les nouveaux riches s’enrichissent et les pauvres poursuivent leur perdition.

La terre, le sol, l’espace, le fruit qui pousse sur la branche sont devenus domaine privé. L’homme est privé de liberté, privé d’aller et de venir, privé de sentir et de cueillir. La propriété privée est devenue un droit que nul ne peut violer sans prendre le risque de se retrouver dans une vétuste cabane.  
Il y a donc ceux qui possèdent le sol, ceux qui l’achètent, et ceux qui ne possèdent rien. A force d’échanges, de ventes et de reventes, certains paysages - la Côte d’Azur par exemple - sont devenus de grands lotissements de plusieurs centaines de kilomètres où la nature est rongée par des cubes, des immeubles, des villas. On construit les pieds dans l’eau, sur l’eau, sur cette mer qui sera peut-être la nouvelle conquête de l’espace, cette mer au bord de laquelle les accès se privatisent. Comme disait Coluche : «  mais jusqu’où s’arrêteront-ils  ?  »
La propriété privée n’est plus vécue comme un accès à la liberté, mais se transforme en capitaux, symbole certes du libéralisme, mais bien éloigné de l’ambition révolutionnaire de liberté qui l’a fait naître. Figaro de Beaumarchais pourrait à nouveau lancer  : "Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela vous rend fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître !" 
 Cette totale liberté de vendre et d’acheter, exercée par les riches propriétaires du sol, devient le moyen de dominer ceux qui n’ont rien, de les réduire à l’état de servitude par des locations à des prix exorbitants. Cette évolution contre nature, contre la nature, permet au fil des décennies d’amplifier les inégalités au point d’observer sans mots dire, le concours d’architecte aux grandes bâtisses, les tentes au canal Saint-Martin et ce nouveau droit opposable au logement,  qui est à peu près aussi efficace qu’une planche de coffrage pour contenir un tsunami.
En 2007, selon le ministère du Logement,  la France consomme chaque année pour se loger entre 55 000 et 60 000 hectares de terres agricoles, soit l’espace agricole d’un département moyen tous les cinq ans, ou la surface totale d’un département tous les dix ans. Le mètre carré parisien ne saurait se comparer à celui du département de la Creuse, de l’Ardèche ou bien encore à celui qui m’entoure. Ces hectares, principalement arrachés à l’agriculture, sont le fruit de négociations privées dans lesquelles l’Etat n’exerce aucun droit, aucun pouvoir, si ce n’est celui du prélèvement d’un impôt dérisoire et «  les uns ne peuvent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres  ».
Il n’est pas exprimé dans ce propos la volonté de remettre en cause la jouissance de la propriété privée, comme ont pu le faire les communistes en leur temps avec les succès que l’on connaît,  ou de partager l’assertion de Proudhon «  la propriété c’est du vol  ».

Il s’agit de reconnaître que  l’héritage, sans limite, développe la rente au détriment du travail, accentue les inégalités et fait naître de la propriété la domination et la servitude qu’appréhendait Jean-Jacques Rousseau.
Figaro n’aurait pu dire  : «  Le petit s’est donné la peine de naître pour encaisser les loyers  ! Que celui-là travaille pour les lui payer  !  »
Mais que faire  ? Que pouvons-nous y faire  ?  Travailler plus pour gagner plus  ? Cette incantation ne peut soulever l’enthousiasme des rentiers. Elle  ne s’adresse, il est vrai, qu’à ceux qui travaillent. C’est, de la part de son auteur, la consécration de l’inégalité entre rente et capital, à laquelle il convient de ne rien changer.

Ah si Sarkozy pouvait lire cette contribution, elle lui permettrait de mettre au travail tous ces rentiers de la terre. Sinon je l’envoie au Parti socialiste pour son congrès  !
Point de révolution où l’homme peut y perdre la tête, juste quelques évolutions où celui qui possède pourra en profiter sa vie durant et celui qui n’a rien sera progressivement hissé au rang de citoyen digne, bien logé et bien instruit pouvant ainsi pleinement exercer sa liberté.

Ainsi, au fur et à mesure des successions  :

- les terrains sont récupérés par un grand service du logement de l’Etat aussi important que peut l’être celui de la Sécurité sociale sans déficit ;

- la transmission des biens immobiliers, terres et maisons, est plafonnée à cinquante mille euros par enfant ;

-   les terres agricoles deviennent propriété d’Etat et sont mises gratuitement à la disposition des agriculteurs qui en tireront revenus ;

- le logement locatif est progressivement reversé dans le domaine public qui en fixe le prix et les évolutions ;

- le citoyen peut ériger une maison sur un terrain qui ne lui appartient pas et qu’il laissera à son décès. Elle est louée ou vendue par l’Etat qui indemnise les descendants.

Seules les entreprises, l’économie et les monuments historiques, le patrimoine,  bénéficieront d’un droit protégé visant à en faciliter la transmission.

En moins de cinquante ans, cette évolution de la propriété privée devenue passagère, n’offrant la liberté que pour la génération présente, permettra de répondre à cette ambition de l’humanité, d’offrir à chacun les chances du succès.  L’enseignement, l’université en seront les moteurs.

Cette régulation du sol, du logement, la transmission limitée du patrimoine,  gommeront à terme la principale source d’inégalité entre les hommes et dégagera d’importants moyens pour donner à chacun les chances de s’émanciper.

La liberté révolutionnaire ne sera pas celle de la propriété, mais celle de l’émancipation de l’individu. L’égalité, réhabilitée sur les frontons de la République, entraînera celle de la Liberté et de la Fraternité.

Surtout, n’oubliez pas que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne. 

GARDARIST


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122 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 31 juillet 2008 11:20

    La propriété est un leurre, et pour vivre heureux il ne faut rien posséder, et profiter de tout !


    • Marc Viot idoine 31 juillet 2008 12:04

      La perversion nait de l’appropriation, de la réduction de l’Etre à l’avoir.

      http://psyshowtic.blogspot.com/2008/07/le-bien-et-le-mal.html


    • foufouille foufouille 31 juillet 2008 12:44

      les terrains sont récupérés par un grand service du logement de l’Etat aussi important que peut l’être celui de la Sécurité sociale sans déficit ;

      ridicule. l’etat sert l’etat et ses potes. les pauvres seront vite entasses

      la transmission des biens immobiliers, terres et maisons, est plafonnée à cinquante mille euros par enfant ;

      50000 tres drole. meme pas le prix de quoi que ce soit

      les terres agricoles deviennent propriété d’Etat et sont mises gratuitement à la disposition des agriculteurs qui en tireront revenus ;

      ressemble a la gentille SAFER qui donne aux amis et gros pourris. faudrait limiter le nombre maxi d’hectares au minimum

      le logement locatif est progressivement reversé dans le domaine public qui en fixe le prix et les évolutions ;
      et qui donne l’entretien aux amis et entasse les pauvres

      le citoyen peut ériger une maison sur un terrain qui ne lui appartient pas et qu’il laissera à son décès. Elle est louée ou vendue par l’Etat qui indemnise les descendants.

      encore etat et ses copains. le pauvre construit en banlieue. la banlieue devient bourgeoise. etat vend a ses copains

      Seules les entreprises, l’économie et les monuments historiques, le patrimoine, bénéficieront d’un droit protégé visant à en faciliter la transmission.

      si c’est aussi pourri que les monuments historiques actuels....


    • Philou017 Philou017 31 juillet 2008 13:47

      Avant toute réforme, il faudrait que les citoyens se réapproprient l’état.
      Celui-ci est détenu par des partis politiques, eux-même controlés et dirigés par des oligarques adoubés par le monde de la finance.
      Un Sarkosy ou un Strauss-Kahn sont des exemples édifiants.
      Les élus nationaux ne sont plus des élus du peuple, mais des figures désignées par leur parti et que les médias au service des financiers avantagent suivant les intérêts de ces mêmes financiers.

      Tant que l’état sera une machine obscure et si peu démocratique, aucune réforme ne sera possible. Le systeme est un systeme de castes et de clans qui ne cherchent qu’à préserver leurs intérêts. Ce systeme est au service de lui-même et de rien d’autre.
      Commencons par reformer notre démocratie de façade et des changements seront possibles.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2008 01:15

      Le pétrole n’est-il pas le meileur exemple  ?

       Pierre JC allard


    • dom y loulou dom 2 août 2008 12:10

      j’allais le dire, l’avoir ne signifie rien s’il n’est pour être.


    • dom y loulou dom 2 août 2008 12:24

      nous parlons et écrivons dans le vide parce qu’en ce moment déjà on nous saupoudre d’aluminium et autres joyeusetés chimiques neuro-déstabilisantes. Les maîtres de l’ombre non-contents de faire leur beurre sur le sang des enfants arabes s’en prennent directement aux citoyens où qu’ils soient visant à transformer le monde en caserne barbare.

      Nous ne pouvons plus boire les rivières, nous ne pouvons plus boire l’eau du robinet, nous ne pouvons plus respirer sans masque à gaz !!! nous ne pouvons plus rien manger qui ne contient pas des métaux lourds et on vaccine les enfants au mercure pour assurer une génération lobotomisée... que faut-il de plus pour ne plus accepter cette situation ???

      http://www.bbsradio.com/cgi-bin/webbbs/webbbs_config.pl?read=22683


    • ASINUS 31 juillet 2008 13:24

      Surtout, n’oubliez pas que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne. 


      ben voyons !


      • sisyphe sisyphe 31 juillet 2008 13:57

        Merci pour cet article, qui rappelle des évidences salutaires, notamment vis-à-vis d’un président qui a entrepris de (sic) "réhabiliter le travail" !
         smiley



        • tritri tritri 31 juillet 2008 14:03

          Merci pour cette très interessante contribution
          Même si vos recommandations finales sont assez utopistes, l’article est un excellent point de départ à reflexion

          un grand bravo


          • Vinrouge 31 juillet 2008 14:19

            Que se serait-il passé si la propriété privée n’avait pas existé ? Difficile de répondre à cette question, mais un écrit du philosophe John Locke fait réfléchir.
            Jusqu’au XVIIème siècle, les grands propriétaires terriens ne pouvaient pas posséder absolument tout. Une partie de la terre près des villages était un bien collectif, dont les habitants pouvaient profiter pour faire pousser leur pitance. ce système a très bien fonctionné pendant longtemps. Mais les progrès agricoles passèrent par là, et, très vite, les habitants se les approprièrent. La production des terrains communs commençait à devenir importante, au point d’en arriver à des surproductions, que les habitants commencèrent à vendre sur les marchés. Appatés par le gain, ils finirent même par épuiser le sol, tant et si bien que plus rien n’y poussa plus !
            Il fut alors décidé de lotir les terrains communs, de désinger des propriétaires et de faire payer une taxe sur les surproductions. Bien évidemment, les surproductions céssèrent et les terrains redevinrent fertiles...
            (si les terrains n’avaient pas été répartis, on serait entré dans un règne du plus fort, dont le but aurait été de pouvoir exploiter l’ensemble des terrains...)
            Ce que je retiens de cette histoire, c’est que propriété privée ou non, l’être humain est cupide. Là où Rousseau dit "l’homme nait bon, c’est la société qui le corromp", j’ajouterais qu’il est bien assez grand pour se corrompre lui-même...


            • Vinrouge 31 juillet 2008 14:20

              j’ai oublié de préciser : "l’histoire" de Locke se passe en Angleterre, vous l’aurez deviné...


            • Valou 31 juillet 2008 14:31

              Le fruit est à celui qui peut le garder et c’est pareil pour la Terre. C’est la loi de la jungle et c’est le fondement de notre société, sinon pourquoi payerions nous l’état pour une police et une garde militaire ? S’il n’y avait pas le risque d’aller en prison ça fait longtemps que vous vous seriez fait dépouillé dans la rue.
              L’utilité des militaires aujourd’hui est contestable puisque les autres pays feraient sans doute pression sur quiconque souhaiterait nous envahir, mais si un seul pays détenait toute la puissance militaire mondiale je ne vois pas ce qui l’empêcherais d’annexer le reste du monde et d’y faire régner SA loi, dans laquelle les habitant du pays en question auraient certainement beaucoup plus de droits que les autres...


              • Marc Viot idoine 31 juillet 2008 14:36

                Le processus de transmission hériditaire de la propriété est la transposition à l’identique du mode de fonctionnement de la noblesse féodale.

                Elle connaitra les mêmes excès ...


                • finael finael 31 juillet 2008 14:53

                  Très intéressant.

                   Rappeler que la propriété "totale", exclusive, celle du dernier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 est une invention récente.

                   Des "terrains communaux" j’en ai encore vu au milieu des année 50 !

                   L’idée de propriété a beaucoup évolué au fil des âges et du temps. Jusqu’à cette Déclaration, la propriété ne pouvait être que relative, dévolue par quelque autorité supérieure, qui pouvait la retirer.

                   Deux critiques - à mon avis bien sûr -

                   - Il n’y a aucune raison de laisser un droit privilégié aux entreprises, au contraire, c’est par la perpétuation de la possession de l’outil de travail des salariés que ceux-ci sont maintenus dans leur condition.

                   - Votre limite de 50 000 € de biens immobiliers est beaucoup trop basse pour léguer, par exemple, une maison.

                   Sinon, je suis d’accord mais je le vois plus comme une belle utopie.


                  • Philou017 Philou017 31 juillet 2008 16:59

                    "Sinon, je suis d’accord mais je le vois plus comme une belle utopie."
                    Je crois que beaucoup de gens voient cela comme une belle utopie. Attrayant, mais impossible évidemment.
                    Pourtant il existe de par le monde nombre de systemes de cooperatives où les hommes montrent qu’ils peuvent partager le fruit de leurs efforts de façon intelligente et conviviale.
                    En réalité, ceux qui sont les plus farouches opposants à cela sont les gros possédants qui ne peuvent envisager une remise en cause d’un systeme qui les fait privilégiés. Ils ne manquent pas une occasion de rappeler qu’une société sans police serait intolérable, que supprimer la propriété privée serait injuste et ingérable.
                    Au dessus de cela, c’est les peurs de l’homme qui l’empêchent de se tourner vers un systeme plus fraternel et collectif. Les gens préferent se raccrocher à ce qu’ils ont, en espérant avoir plus, plutôt que d’envisager une remise en cause attrayante mais tellement risquée.
                    Posséder, c’est avant tout une question de se rassurer, même si je comprend tres bien que des gens puissent être attachés à tel ou tel bien. Tant que l’homme aura besoin de se rassurer par ce genre d’artifice, l’évolution ne sera pas envisageable.


                  • mulder181 mulder181 31 juillet 2008 15:18

                    L’ensemble des propositions me laisse sur ma faim mais le fond de l’article est parfaitement dans ma vision d’une société plus juste.
                    Je me souviens d’un monsieur de 35 ans sur le plateau d’une émission télé a qui le journaliste demandait sa profession :
                    "je suis rentier, j’ai hérité de 150 appartements sur Paris..." fut sa réponse, j’ai éteint la télé. Ce n’est pas de son fait, mais ou est l’égalité ? (liberté ?égalité ? fraternité ?)

                    1+1=1


                    • Marti 1er août 2008 11:38

                      Gérer les revenus locatifs de 150 appartements c’est un boulot (peut être même plusieurs...) à plein temps  : faire les état des lieux, gérer l’entretient et la rénovation, faire les comptes, etc.


                    • Francis Francis 31 juillet 2008 15:37

                      C’est bien joli tout ça, mais quid du secteur des services ?


                      • HELIOS HELIOS 31 juillet 2008 15:53

                        Ce n’est pas la propriete qui pose un problème... c’est que certain d’entre nous ne puissent pas acheter.

                        L’egalité, et non pas l’egalitarisme, n’est pas que certains possedent de belles maisons et de beaux terrains a leguer a leur enfants, l’égalité c’est que tout un chacun puisse se constituer un patrimoine. c’est pour cela qu’il y a des ecoles, des concours et... des droits de successions.

                        ce qui ne va pas dans notre société, c’est que certains ne puissent pas tenter leur chance a armes egales.
                        le decrochage entre le revenu des plus pauvres pour acheter leur "terre" et celu des riches qui achetent toute la terre est trop grand.

                        les entreprises ont une autre dimension qui n’a rien a voir avec la terre, ce sont des outils de productions, rien a voir.

                        Quand a la propriété "intellectuelle" vous n’en parlez pas. est-ce aussi du vol ?


                        • Guizmo Guizmo 31 juillet 2008 19:04

                          Vous avez bien raison.


                        • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 18:02

                           @ L’auteur

                          Merci pour cet excellent article et ces non moins excellentes propositions frappées au coin du bon sens... mais qui vont à l’encontre de l’individualisme possessif qui est devenu l’idéologie officielle. Du coup, ce simple bon sens passe pour une pure utopie. Faisons donc un pas de côté !


                          • fredleborgne fredleborgne 31 juillet 2008 18:29

                            Une idée à laquelle j’adhère déjà, c’est le plafonnement de l’héritage pour éliminer les très riches. Pour les autres (les petits), ce sont les "pensions alzeimer" dans les maisons de retraite qui vont les déposséder (les hypothèques pour vieux vont redonner l’immobilier aux banques, tandis que les investisseurs vont s’en mettre jusque là avec les maisons médicalisées).

                            Pour le reste, nous payons des impots locaux fonciers. C’est déjà l’équivalent d’un loyer pour la terre. Encore une fois, ce sont ceux qui en ont le plus qui ont le prix au m2 qui décroit. Et nous pouvons être expropriés. La propriété est donc un leurre.

                            La meilleure preuve, ce serait si nous nationalisions à nouveau les banques, par décret et sans contrepartie. D’ailleurs, vu tous les intérets de la dette, et l’argent qu’on leur prête pour qu’elles le prêtent plus cher aux particuliers, elles sont à nous.

                            Se réapproprier l’état, c’est la première étape. Notre cher président, en tuant la démocratie, nous donne envie de le faire. Merci Nico


                            • jaja jaja 31 juillet 2008 18:36

                              A la belle citation de Rousseau ; "Les fruits sont à tous et la terre n’est à personne" pourrait s’ajouter de nos jours celle-ci : "Lesproduits sont à tous et les entreprises ne sont à personne."...

                              Liée à une rémunération égale pour tous, permettant à toutes les femmes et les hommes de bien vivre, cette maxime, mise en application, résoudrait bien des problèmes sur cette pauvre planète...

                              Mais pour y parvenir il faudra encore beaucoup se battre !


                              • HELIOS HELIOS 31 juillet 2008 18:47

                                """ Liée à une rémunération égale pour tous, permettant à toutes les femmes et les hommes de bien vivre, cette maxime, mise en application, résoudrait bien des problèmes sur cette pauvre planète... """

                                les communistes ont essayé, mais cela ne marche pas... pourquoi bosser plus que son voisin, si on ne gagne pas plus ? la motivation, cela se paye...

                                Quand a ceux quii veulent tout partager, c’est parce qu’ils n’ont rien. Celui qui bosse, se lève le c.. comme on dit vulgairement, quand il finit par recueillir le fruit de son travail, il ne veut pas partager avec le petit con qui l’a regardé bosser, les doigts de pieds en eventail. ’faut comprendre un peu.

                                Je connais pas mal de gens qui ont construit des maisons a des endroits que personne ne voulait. terrassement hors de prix, difficultés techniques, inaccessibilié, aridité etc... avec de lourds investissements, les maisons sont attactives maintenant que tous les risques ont été assumés, les travaux effectués et payés de la sueur de leurs proprietaires. et vous voulez qu’ils abandonnent leur boulot, qu’il le "rendent" a l’etat ? ils se sont privés et d’une certaine manière ils ont privé leur enfants justement pour que ceux ci aient quelque chose plus tard...

                                Le système que vous suggerez est un système global d’irresponsabilite. rappellez vous la cigale et la fourmi... il y a ceux qui profitent l’été et qui crevent l’hiver...pourquoi apres s’etre privé et construire son entreprise, sa maison etc, il faudrait la laisser a d’autres qui n’ont rien foutus....


                              • Gnetum Gnetum 31 juillet 2008 19:08

                                complètement d’accord avec Helios.

                                et pour reprendre un de ses précédents commentaires, le coeur du problème est qu’il est devenu quasi impossible pour un jeune actif (ou couple d’actif) d’acquérir un logement viable (à la différence de la génération de nos parents).



                              • Garnier Denis Gardarist 31 juillet 2008 22:17

                                Imaginez simplement que vos enfants soient les cigales et vous la fourmi


                              • Philou017 Philou017 1er août 2008 01:47


                                "les communistes ont essayé, mais cela ne marche pas... pourquoi bosser plus que son voisin, si on ne gagne pas plus ? la motivation, cela se paye... "
                                Le communisme a été une forme particuliere du socialisme, qui est tres discutable. Ne reprenez pas cette antienne qui n’a pour but que de décridibiliser toute forme de réflection sur d’autres formes de société.
                                Quand à la motivation , elle ne serait pas dure à trover dans un monde plus humain, plus juste et fraternel. Vous voulez accrediter l’idéee que les gens ne sont motivés que par le gain. Quand on ne les enferme pas dans des corsets idéologiques et sociaux, ils sont motivés par bien autre chose : la satisfaction du travail bien fait, le besoin d’être utile, d’être créatif, la curiosité, l’envie, etc
                                C’est une terrible réduction de l’homme de dire à son propos "La motivation ca se paye". Berck !

                                "Quand a ceux quii veulent tout partager, c’est parce qu’ils n’ont rien. Celui qui bosse, se lève le c.. comme on dit vulgairement, quand il finit par recueillir le fruit de son travail, il ne veut pas partager avec le petit con qui l’a regardé bosser, les doigts de pieds en eventail. ’faut comprendre un peu. "
                                On trouve toujours des raisons pour éviter de bouger, pour dire oui mais moi je mérite plus que l’autre. Quand aux petits cons qui regardent les autres bosser, j’en connais pas , à part des fils de riches...

                                "Je connais pas mal de gens qui ont construit des maisons a des endroits que personne ne voulait. terrassement hors de prix, difficultés techniques, inaccessibilié, aridité etc... avec de lourds investissements, les maisons sont attactives maintenant que tous les risques ont été assumés, les travaux effectués et payés de la sueur de leurs proprietaires. et vous voulez qu’ils abandonnent leur boulot, qu’il le "rendent" a l’etat ? ils se sont privés et d’une certaine manière ils ont privé leur enfants justement pour que ceux ci aient quelque chose plus tard... "
                                Personne ne parle de prendre des biens privés à ceux qui en ont.. Il s’agit simplement de partager quand il y en a besoin. Il est vrai que l’égoisme et la peur du lendemain présents chez bien des citoyens ne facilite pas les choses. Votre raisonnement est un raisonnement à courte vue. La propriété privée engendre tellement de problemes (conflits divers, jalousies, avidité, peur du vol, égoisme) que pourtant l"abandonnner serait bien plus positif.

                                "Le système que vous suggerez est un système global d’irresponsabilite. rappellez vous la cigale et la fourmi... il y a ceux qui profitent l’été et qui crevent l’hiver...pourquoi apres s’etre privé et construire son entreprise, sa maison etc, il faudrait la laisser a d’autres qui n’ont rien foutus.."
                                Le systeme actuel est un systeme parfaitement irresponsable, ou les gens se préoccupent de leurs petites affaires et souvent bien peu de l’intêrêt général. Bien des gens font preuve de bien peu de sens civique et se moquent des problemes des voisins.
                                Dans une société plus juste, plus solidaire et moins égoiste, je suis sur que les gens seraient bien moins irresponsables.
                                regardez le monde tel qu’il est : inegalités, pauvreté, individualisme, pollution, corruption , où voyez vous de la responsabilité.
                                Ce n’est pas pour rien qu’il y autant de lois et de flics pour l’appliquer. A cause de l’irresponsabilité générale.


                              • golgoth 1er août 2008 10:32

                                 Gardarist a dit :
                                Imaginez simplement que vos enfants soient les cigales et vous la fourmi

                                Les enfants sont libres d’agir en fourmis ou en cigales. Mais ils ne devront s’en prendre qu’a eux mêmes (dans 99% des cas) s’ils se retrouvent totalement démunis. C’est pas parce que le reste de la Terre est irresponsable que tu dois l’etre aussi.

                                @ Philou017
                                Il faut se reveiller un peu. Le monde "plus juste, plus solidaire et moins égoiste" ca ne peut pas exister... Je vous rappel que personne n’a imposé à l’humanité de vivre comme elle le fait actuellement. Aucune entité supérieure ne nous dirige à ma connaissance. Alors le monde est tel qu’il est parce que nous l’avons voulu comme ca : égoiste, injuste et pas solidaire. Et même si vous etes des humanistes dans l’ame, vous avez aussi une partie vile et basse en vous. Et chez certains de nos congénères, c’est la partie vile qui est la plus grande.

                                Quand on ne les enferme pas dans des corsets idéologiques et sociaux, ils sont motivés par bien autre chose : la satisfaction du travail bien fait, le besoin d’être utile, d’être créatif, la curiosité, l’envie, etc
                                C’est une terrible réduction de l’homme de dire à son propos "La motivation ca se paye". Berck !


                                C’est trés réducteur en effet, mais c’est aussi trés naif que d’écarter cet aspet plus qu’important de la psyché humaine.

                                La propriété privée engendre tellement de problemes (conflits divers, jalousies, avidité, peur du vol, égoisme) que pourtant l"abandonnner serait bien plus positif.

                                Renoncer à sa propriété privée durement acquise reviendrait pour beaucoup de gens que je connais à renier une partie de leur vie et de leur "reves". L’accés à la propriété privée n’est pas seulement un objectif pécunier, mais l’expression de sa réalisation personelle également.

                                Le mot de la fin : le probleme n’est pas dans la propriété privée, mais la difficulté d’accéder à cette propriété. Le fossé séparant les "propriétaires" des autres s’agrandit de plus en plus.


                              • Philou017 Philou017 1er août 2008 14:06

                                "Il faut se reveiller un peu. Le monde "plus juste, plus solidaire et moins égoiste" ca ne peut pas exister... "
                                Ca, c’est une croyance.
                                Je vous rappel que personne n’a imposé à l’humanité de vivre comme elle le fait actuellement. Aucune entité supérieure ne nous dirige à ma connaissance. Alors le monde est tel qu’il est parce que nous l’avons voulu comme ca : égoiste, injuste et pas solidaire.
                                En partie d’accord. Le monde est tel que nous le faisons. Mais nous pouvons décider de le changer.
                                "Et même si vous etes des humanistes dans l’ame, vous avez aussi une partie vile et basse en vous. Et chez certains de nos congénères, c’est la partie vile qui est la plus grande. "
                                Ce n’est pas une raison pour nous laisser dominer par elle. Les magouilles abominables de la haute finance montrent que les petitesses de l’humanité sont exploitées par des gensn’ayant aucune morale. Ceux-ci font ceux qu’ils peuvent pour maintenir les gens dans un état de dépendance et de peur. Vous ne pouvez évacuer cet aspect des choses.

                                C’est trés réducteur en effet, mais c’est aussi trés naif que d’écarter cet aspet plus qu’important de la psyché humaine.
                                Ce n’est qu’un aspect comme vous le dites.

                                Renoncer à sa propriété privée durement acquise reviendrait pour beaucoup de gens que je connais à renier une partie de leur vie et de leur "reves". L’accés à la propriété privée n’est pas seulement un objectif pécunier, mais l’expression de sa réalisation personelle également.
                                L’acces à la propriété est une fausse expression de la réalisation personnelle. C’est un erzatz qui permet aux gens de s’offrir une vitrine sociale, d’avoir l’air de quelque chose. Est-ce qu’on vaut mieux que le voisin parce que l’on possede quelque chose ? Il est vrai que le systeme ne fait que valoriser cet etat de choses. Combien de médias déballent les richesses des nantis pour faire saliver la population ? Ils oublient de dire de combien de sueur, d’exploitation et d’injustice ces richesses sont le fruit.

                                "Le mot de la fin : le probleme n’est pas dans la propriété privée, mais la difficulté d’accéder à cette propriété. Le fossé séparant les "propriétaires" des autres s’agrandit de plus en plus."
                                Le systeme capitaliste ne permettra jamais de donner à chacun un cadre de vie satisfaisant. Ne serait-ce que parce que les capitalistes ont besoin de foules nécéssiteuses et pauvres pour travailler dans leurs usines, magasins, etc... Si les gens ont ce qu’il leur faut, pourquoi aller travailler dur pour un salaire modeste, pendant que les benefices tombent dans la poches des actionnaires ou des patrons ?


                              • golgoth 1er août 2008 14:24

                                Je crois qu’on ne se comprend pas.

                                Un monde "plus juste, plus social, etc..." ne peut pas exister parce que nous sommes ce monde. Peut importe le systeme politique et social en place, tu ne peux pas changer le monde si tu ne te changes pas toi même.

                                L’acces à la propriété est une fausse expression de la réalisation personnelle. C’est un erzatz qui permet aux gens de s’offrir une vitrine sociale, d’avoir l’air de quelque chose. Est-ce qu’on vaut mieux que le voisin parce que l’on possede quelque chose ?

                                Vous avez raison mais seulement à 50%. Le faire valoir aupres des voisins est helas trés important. Mais des aspects plus simple dans la possession d’une maison (exemple type de propriété privée), comme le fait de pouvoir jardiner et manger ses propres fruits, élever ses enfants dans un cadre agréable ou tout simplement la matérialisation évidente de son travail sont des choses trés importantes pour tous ceux qui veulent acquérir une propriété.

                                Peut etre considérez vous l’accés à la propriété comme superflue, mais beaucoup de gens y voit reellement un accomplissement personnel.


                              • Philou017 Philou017 1er août 2008 15:11

                                Un monde "plus juste, plus social, etc..." ne peut pas exister parce que nous sommes ce monde. Peut importe le systeme politique et social en place, tu ne peux pas changer le monde si tu ne te changes pas toi même.
                                Completement d’accord. Le changement passe d’abord par là.

                                Vous avez raison mais seulement à 50%. Le faire valoir aupres des voisins est helas trés important. Mais des aspects plus simple dans la possession d’une maison (exemple type de propriété privée), comme le fait de pouvoir jardiner et manger ses propres fruits, élever ses enfants dans un cadre agréable ou tout simplement la matérialisation évidente de son travail sont des choses trés importantes pour tous ceux qui veulent acquérir une propriété.
                                Le fait d’avoir une maison allouée par la collectivité n’empêche nullement du cultiver son jardin, d’en aménager le cadre et d’y voir la matérialisation de son travail.

                                Peut etre considérez vous l’accés à la propriété comme superflue, mais beaucoup de gens y voit reellement un accomplissement personnel.
                                Je pense que c’est une dérive du systeme qui ne propose plus guere d’idéal à atteindre que des satisfactions purement matérielles. Dans ce systeme stressant, aléatoire et insécurisant dans lequel nous sommes, l’acquisition de biens peut être un moyen de se rassurer. Mais peut-on être heureux quand des tas de gens vivent dans la rue, dans des taudis ou tres petitement.
                                La multiplication des grilles, des portes blindés et des alarmes que je vois dans mon quartier m’apparait comme une caricature d’une société humaine.


                              • jaja jaja 31 juillet 2008 19:06

                                "les communistes ont essayé, mais cela ne marche pas"

                                Hélios vous devriez vous renseigner. Aucun pays communiste n’a jamais pratiqué l’égalité économique. La nomenklatura y veillait. Votre postulat de départ est faux.

                                D’autre part je connais beaucoup de gens qui se lèvent tôt pour ne rien gagner et qui n’ont aucun fruit à récolter en fin de carrière...

                                Et quand je vois ces feignasses, nées avec une cuillère d’argent dans la bouche, ça me dégoûte. Ce ne sont jamais ceux qui travaillent dur qui thésaurisent....



                                • liliette 31 juillet 2008 19:15

                                  HELIOS

                                  Il est difficile d’’imaginer notre société autre que ce qu’elle est devenue....cela dit je me demande si nous vivons dans la même société...

                                  Celui qui se lève le cul comme vous le dites, s’il et ouvrier "de base" ne récoltera jamais le fruit réèl de son travail mais bien souvent une somme dérisoire correspondant au minimu de survie en milieu capitaliste c’est ce que vivent quotidiennement les travailleurs pauvres qu’on ne peut taxer de fainéantise. Je ne crois pas avoir lu Chez Jaja "tout le monde au Smic Mais tout le monde à égalité au niveau du partage des richesses....entre les deux il y a un monde....

                                   Seuls ceux qui n’ont rien y aspireraient....pas si sur et quoi qu’il en soit quoi de plus normal...marre de se faire exploiter par les grans entrepreneurs et jeter comme des serpillères dès que des restructurations "s’imposent" bref d’être un esclave....

                                  Vous disiez vous même ceux qui ont bâti dans des ravines ont eu recours à de lourds investissements inaccessibles aux pékins de base de plus je doute que ces gros investisseurs n’aient utiisé leur propre sueur pour arriver à leur fin....comme vous semblez l’entendre...

                                  Seuls ceux qui n’ont rien aspirent à un juste partage des richesses mais ceux qui n’ont rien représentent 95%de la population mondiale, ca en fait du monde assoiffé de justice....

                                  Ce n’est pas ici l’apologie de la paresse qui était faite mais celle du partage, de la justice, de l’égalité mais aussi de la solidarité ! Jean de La Fontaine était certes talentueux en matière de Fables mais il faisait partie de la classe des Nantis d’ou paut etre cette fable cruelle qui me déplait parceque la morale est dégueulasse et tend à prouver que ceux qui meurrent de faim l’auraient bien mérité.....

                                  Pardonnez moi Jaja j’ai répondu avnt que vous n’ayez pu la faire alors si j’ai mal interprété vos propos faites le moi savoir...


                                  • jaja jaja 31 juillet 2008 19:35

                                    D’accord avec vous liliette, votre raisonnement prouve que la lutte des classes n’est pas morte dans les têtes. Dommage que certains "jeunes actifs" comme Gnetum se battent contre cette idée généreuse d’égalité tout en pestant que les revenus qui leur sont alloués ne leur permettent pas de satisfaire leurs envies de barraque....

                                    Gnetum l’argent que vous souhaiteriez avoir pour votre "Sam Suffit" ceux que je dénonce vous l’ont déja pris. 9,3% du PIB chaque année en moins sur les salaires depuis quelques décennies... (chiffre de l’ Union européenne elle-même)..

                                    Ca leur permet de se payer des chateaux, des jets et des Yachts... Vous n’êtes pas du même monde qu’eux...même si vous aimeriez bien...


                                    • jaja jaja 31 juillet 2008 19:49

                                      "Le salaire médian en France (séparant 50% de la population) se situe pourtant autour de 1500 euros. Vu le niveau des retraites, que va t’on faire de tous ces gens lorsqu’ils arriveront à la retraite et qui n’ayant pu s’acheter un logement ne pourront plus payer un loyer  ?"

                                      Excellente question qui se pose hélas déja pour de nombreux petits vieux et dont certains qui ne pensent qu’à leur propre tirelire se contrefoutent éperduement.....


                                    • HELIOS HELIOS 31 juillet 2008 23:55

                                      Liliette (et Jaja), je ne vous manquerai pas de respect au point de croire que vous n’avez pas compris mon propos.

                                      je ne m’étendrai donc pas en une longue explication, probablement vaseuse, parce que, comme ça, sortie sur des impressions de café du commerce. D’ailleurs, certains chiffres que vous citez sont très explicites. Je me contenterai de vous exposer un point de vu qui replacera mon intervention ci-dessus dans une perspective plus « decodables »…toujours en accord avec l’article..

                                      Si je suis d’accord avec notre président sur un point, c’est sur la valeur du travail.
                                      Celui qui bosse a le droit de profiter de son travail. Maintenant, si notre système est perverti par de nombreuses règles ou pratiques, qu’il y ait une "classe" (je n’aime pas trop ce terme dans ce contexte) qui profite plus qu’une autre, il y aurait effectivement des corrections a faire. Mais selon l’expression, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Pas question de revenir a un système égalitariste qu’on sait pertinemment inefficace et a terme suicidaire.

                                      Je voudrais vous dire également que ce qui fait l’intelligence d’une société comme la notre c’est l’ouverture qu’elle permet dans son développement. Naturellement et dans les faits c’est une réalité, il y a eu une gestion des équilibres depuis le 19eme siècle qui malgré une certaine oscillation a préservé globalement les intérêts de tous le monde. Que ce soit les grands industriels issus de familles "historiques" ou que ce soit par le peuple et ses hommes remarquables, tout le monde a porté tant bien que mal notre société.
                                      Il ya eu des riches et des pauvres, il y en aura toujours. Notre modèle, jusqu’a présent préservait les intérêts "républicains" de notre société.

                                      L’ouverture sur le monde, essentiellement entamée pendant l’entre deux guerres, a permis l’émergence d’une autre classe qui s’est approprié un pouvoir bien plus redoutable puisque non limité a nos frontières. les grands financiers et les grands propriétaires des industries "internationales" on commencé leur règne et on même fini par avoir raison du système communiste, aussi bien en urss qu’en chine aujourd’hui.

                                      Ce sont les adaptations des états a cette nouvelle classe, dans les rangs de laquelle est venu se blottir les industries de la communication et des media, qui font que nous subissons une dictature implacable d’un système économique quasiment déshumanisé. (rappel : les intérêts divergeant des fonds de pensions et de l’emploi). Les représentants de l’état sont naturellement issu de la classe dominante et la plus puissante en cela rien n’a changé.

                                      La richesse de la population, l’écart qu’on connait actuellement entre riche et pauvre, en France ne peut pas s’analyser simplement en regardant le salaire médian. il faut prendre en compte l’effet globalisateur du nouveau système qui ravale les nations au niveau des provinces. Dans ce contexte, notre richesse, a nous, français, est plutôt bonne et même insolente si j’ose dire en regard des autres provinces qui cotisent pour la classe "internationale". par exemple, si on prends le revenu d’un nigérian plein de pétrole et le revenu d’un français, il n’y a pas photo même si vous tenter d’expliquer cette différence par les coûts.

                                      Donc, ce que j’essaie de vous exprimer, c’est qu’avant de parler de lutte de classe, de valeurs morales etc... et de donner des exemples sur les héritages. il faut regarder comment évolue tres tres rapidement notre société et essayer d’y participer pour éviter les dérives.

                                      Vouloir tout partager est une illusion. l’homme ne partage pas tout, il y a parmi notre diversité des scientifiques, des artistes, des intelligents, des bêtes (encore que...) des gros et des maigres...pourquoi voulez vous qu’il y ait égalité dans le revenu et dans la richesse..

                                       Il faut s’efforcer pour que le plus pauvre d’entre nous ne manque de rien dans ses besoins fondamentaux et l’état (*** j’y reviens) essaie de s’en charger, c’est de sa responsabilité. Je l’ai dit un peu plus haut, ce qui me semble primordial, c’est la mise en place d’un système qui donne sa chance a tous pour que ne soit pas gravé dans le marbre comme le dit Cabrel votre richesse et votre pauvreté. Cela s’appelle la non discrimination et l’égalité des chances.... mais lisez bien : dans le cadre de nos possibilités. en effet on ne va pas mettre un simple d’esprit président de la république. par contre le simple d’esprit doit pouvoir "vivre" du mieux possible grâce a la societe que nous avons développé.

                                      L’état est la main armée de ce filet social. L’état est la pour prendre en charge ce qui est dévolu a la collectivité et qui ne peut pas, ne doit pas faire l’objet d’une appropriation. l’état agit donc pour le bien être de tous avec ses fonctions régaliennes et les autres toutes issues de la solidarité. et, dans les fait, malgré ce que l’in dit, ça progresse. J’en veux pour preuve le DOL, le droit opposable au logement qui est une avancé incroyable (quel pays l’a mis en place ?) même si son fonctionnement est chaotique et pas vraiment efficace pour le moment.

                                      Vouloir déchoir l’état de ses prérogatives, a l’Anglos saxonne est d’une moralité douteuse, heureusement que tous les anglais et américains n’y adhérent pas. Mais après tout, leur position est défendable puisqu’il concrétise l’état de « droit divin » pour donner a certain des pouvoir et en retirer aux autres.

                                       

                                      Quand on lit notre culture et notre société a travers ce prisme, je ne vois pas en quoi la propriétés privé soit néfaste, bien au contraire. Je m’efforce de présenter les choses comme elle m’apparaisse, c’est-à-dire dans une période de transitions… transitions que nous connaissons depuis longtemps avec ses accélérations et ses ralentissements. Nous faisons face aujourd’hui, avec l’expansion de notre monde a un semblant de régression sociale, a nous bien entendu de faire en sorte que cela se face dans le plus de dignité et de respect possible.

                                       

                                      Je voulais également vous exprimer que dans le tableau que je viens de vous dépeindre il y a deux personnages qui me semble bien cadrer avec ce que devrait être le souhaitable dans nos systèmes sociaux. Hélas les personnages en question trimbales avec eux de sacrés casseroles qui rendent leu action principales totalement invisible et inaudible et en plus font beaucoup de mal a ceux qui voudraient améliorer encore et toujours la conditions des peuples.

                                      Je veux parler d’un coté de Castro et sa révolution. Il a tenté de faire de Cuba une société vraiment solidaire gardant en elle des valeurs humaines importantes. Comme d’habitude d’autres s’en sont mêlés et de nombreuses erreurs ont évidement été faites. Sincèrement et en ayant rencontré, comme pour le cas suivant, des personnages de son opposition, son peuple lui garde une profonde reconnaissance. Son modèle était invivable aussi prés des USA et qui plus est l’époque qui lui a permis de tenter l’expérience ne fut pas la plus favorable.

                                      L’autre personnage, vous m’avez vu venir, c’est Chavez. Oui je sais, avec tout ce qu’on dit sur le personnage et ses défauts… il est loin d’avoir l’envergure d’un Castro, c’est sur, mais il a en lui une profonde conviction qui le guide, même si parfois ses maladresses et les croches pieds de ses ennemis le font chuter. Ceux qui se sont rendu au Venezuela savent combien le système est social, malgré les nombreuses difficultés rencontrées. Le personnage ne restera pas dans l’histoire comme un grand homme, mais coté valeurs humaines, il est a des années lumières de certains de nos dirigeants les plus « sociaux ».

                                      Voila, j’ai été long, légèrement hors sujet. Je ne fais surement pas l’apologie du communisme, j’essaie simplement d’analyser, de comprendre, d’agir dans le sens qui me semble le meilleurs. Je ne crois en rien a l’égalitarisme, mais je crois fortement en l’égalité.


                                    • Céline Ertalif Céline Ertalif 31 juillet 2008 19:37

                                      Cet article - ni nul ni idiot - laisse tout de même un trou béant dans le raisonnement : l’appropriation privée des terres n’empêche pas le droit des sols.


                                      • Garnier Denis Gardarist 31 juillet 2008 22:28

                                        je suis heureux que vous n’ayez pas perdu votre temps à lire un article "ni nul, ni idiot". Mais j’avoue que la suite de votre commentaire est moins compréhensible.


                                      • Céline Ertalif Céline Ertalif 31 juillet 2008 23:53

                                        Ce n’est pas parce qu’on est propriétaire que l’on peut faire ce que l’on veut de son sol, celui-ci est soumis à un droit. On peut y construire ou non, avec une certaine densité par exemple, sous condition de respecter diverses règles.

                                        Ce qui donne de la valeur au sol, ce n’est pas la possession en elle-même, ce sont la plupart du temps les droits aléatoires et évolutifs qui s’y attachent, notamment au travers des règlements des plans d’occupation des sols (POS) ou maintenant des plans locaux d’urbanisme (PLU). "Ces hectares, principalement arrachés à l’agriculture, sont le fruit de négociations privées dans lesquelles l’Etat n’exerce aucun droit, aucun pouvoir, si ce n’est celui du prélèvement d’un impôt dérisoire"  : ben non, vous avez raison de dénoncer le massacre des terres et l’imperméalisation des sols qui est un sérieux problème d’environnement, mais il y a tout de même un droit public qui encadre la valorisation des biens privés.
                                        J’ai vu tellement de fois des gens contrariés : ah mais, on ne peut pas faire ce qu’on veut chez soi ! ben non ! Autre exemple, beaucoup de propriétaires s’étonnent qu’on puisse entrer "chez eux" et pensent pouvoir chasser l’intrus de leurs terres selon leur bon plaisir. C’est absolument faux, le droit de propriété du sol ne se confond pas avec le droit du domicile qui protège la privatisation de l’accès.Tout le monde connaît le droit de propriété, c’est bien mais les gens en ont une vision absolutiste inappropriée alors que le territoire est un bien collectif.

                                        Il bien dommage que si peu de monde connaisse le premier article du code de l’urbanisme : Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. (L110 du code de l’urbanisme). Il y a un petit problème de culture générale dans ce pays sur cette question. Cela me rappelle un anecdote qui illustre bien l’ignorance générale : dans ma commune, les enseignants ont réalisé sur plusieurs années un projet pédagogique sur la construction avec l’aide de différents parents artisans, mais le directeur de l’école avait totalement zappé qu’avant de commencer les travaux pour réaliser une annexe de quelques m2 à l’école avec ses gamins il devait faire une demande d’autorisation d’urbanisme : ce qu’on appelait une DT pour déclaration de travaux (et maintenant une DP, pour déclaration préalable).

                                        Cela n’annule pas l’intérêt de l’article, notamment pour sa citation de Rousseau. Mais oui, il y a une béance dans les raisonnements qui suivent quand il est question de logement et d’urbanisation.

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