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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les gardiens de la pensée unique

Les gardiens de la pensée unique

De quel bien beau pays nous avons hérité. Il y a deux décennies, son économie rayonnait au troisième rang mondial. Son histoire est passionnante, d’une richesse inestimable, sa géographie regorge, partout, de véritables trésors de beauté. France, pays que j’aime, dame nature t’a gâté de bien des atouts ! Mais depuis une vingtaine d’années, une crise sournoise, profonde le paralyse chaque jour un peu plus.


Hélas, à chaque fois que l’on tente d’aborder ce sujet, la gigantesque armée des gardiens de la pensée unique intervient en bon ordre pour ramener dans le droit chemin les brebis égarées. Les politiques n’ont même pas à intervenir, le peuple s’autocensure lui même et se charge de neutraliser de manière très efficace tout discours déviant de la pensée unique. La pensée unique ? Mais si vous savez, elle est là partout autour de vous, cette sorte d’idéalisme égalitariste, ce principe absolu privilégiant à tout prix la compassion tous azimuts à la nécessité de désigner les difficultés et d’y faire face.

Mais, me direz-vous, qui sont donc les gardiens de cette pensée ? Comment les reconnaître ? Quelles sont leurs motivations ? Peut-on s’en prémunir ?

COMMENT LES RECONNAITRE ?

Il y a heureusement un certains nombre de "trucs" ! En voici quelques exemples :

  1. - Parlez-leur du poids intenable des charges sociales, ils vous répondront "non, il s’agit d’un salaire différé". Insistez en prenant pour comparaison les charges suisses trois fois inférieures, ou anglaises, quatre fois inférieures, ils vous démontreront que ces pays sont à la limite du tiers-monde, que les gens s’entassent désespérément devant la porte des médecins sans possibilité d’accès aux soins.
  2. - Parlez-leur des déficits publics, ils vous rétorqueront que "la Sécurité sociale est un modèle que-le-monde-entier-nous-envie". Surtout n’évoquez jamais devant eux le monopole de cette bonne vieille sécu vis-à-vis des assurances privées, vous passeriez pour le diable en personne. Car, vous expliqueront-ils à grands renforts de démonstrations, une administration bien gérée est obligatoirement déficitaire.
  3. Parlez-leur de l’impossibilité (l’imbécilité ?) d’entrependre en France dans les conditions actuelles, ils vous répondront "qu’ils sont entrepreneurs eux-mêmes" (oui oui...) et surtout qu’ils sont "fiers de payer des impôts". Certains vous diront même (véridique) que "la France est le pays possédant le plus fort taux d’investissement de l’étranger" "donc c’est bien la preuve que les conditions sont favorables". Ne leur demandez alors surtout pas de vous donner des exemples concrets des traces de ces soi-disants investissements, vous risquez de vous faire fusiller du regard. En creusant un peu, vous vous apercevrez qu’ils confondent prise de participation boursière avec investissement, mais évitez à tout prix de leur dire ! Car ils pourraient alors sortir leur carte maîtresse, "les Français ont le taux de productivité le plus élevé au monde", et vous ne vous sentirez pas le courage de leur expliquer pourquoi un cheminot en grève est dix fois plus productif qu’un ouvrier chinois travaillant à toute vitesse car payé à la pièce.
  4. - Parlez-leur de fuite des cerveaux, de fuite des fortunes, d’exil du dynamisme ils vous répondront "bon vent aux égoïstes"... Tentez de leur expliquer que l’Impôt sur la Fortune coûte plus cher à la communauté que ce qu’il rapporte, ils ne nieront pas systématiquement, mais argueront "que ce n’est pas le plus important, car c’est un symbole fort de la solidarité au-pays-des-droits-de-l-homme"
  5. - Parlez-leur d’une possible faillite du pays, ils vous répondront "bah l’Argentine ça n’avait rien à voir", "les fondamentaux sont solides", ou plus drôle "mathématiquement prouvé la nécessité d’avoir une dette publique" "un pays ne peut faire faillite" (mais un Etat si...) et le classique "c’est pareil aux Etats-Unis et pire au Japon". On se compare donc à la première puissance économique et militaire mondiale, c’est une analyse pertinente. Quant au Japon, il semble que bien peu de nos redoutables gardiens soient allés voire de près la structure et l’évolution de la dette, 100 % nationale, ils auraient peut-être compris pourquoi ce n’est pas du tout, du tout comparable. Mais chuuuuut.
  6. -Parlez-leur de pouvoir d’achat, ils vous répondront "Sarkozy qui-fait-des-cadeaux-aux-riches" et "une répartition plus juste de la richesse nationale".
  7. - Parlez-leur des problèmes liés à l’immigration, ils commenceront par un "ce genre de propos me fait vomir" puis enchaîneront avec "y en a marre que l’on mette encore tout sur le dos de l’immigration" avant de vous achever par un "vu sa pyramide des âges la France a besoin de faire venir des immigrés". Si par malheur vous vous aventurez à approuver mais en suggérant qu’une majorité des immigrés ne semble pas travailler, vous passerez probablement pour un abominable raciste xénophobe. Pourtant, 95 % de l’immigration n’est pas liée au travail, stat officielle. Que deviennent-ils ? Que deviennent leurs enfants ? Impossible à savoir car la constitution interdit les statistiques par origine ethnique. Du coup on ne peut faire autre chose que se forger des opinions sur des impressions personnelles. Et les féroces cerbères de la pensée unique s’efforcent à vous marteler que ce que vous voyez n’est en fait pas ce que vous voyez...

QUI SONT ILS ? QUELLES SONT LEURS MOTIVATIONS ?

"Cherche à qui profite le crime", dit le dicton. Si mes revenus dépendaient de manière quasi exclusive de l’Etat, il est probable que je deviendrais moi-même un coriace gardien de la pensée unique. Que surtout rien ne bouge, que surtout, on continue le funambulisme le plus longtemps possible. Surtout pas de rigueur, surtout pas de grosses réformes. Trop dangereux, on ne sait pas jusqu’où ça pourrait aller.

Alors, combien de personnes en France sont dans ce cas, ont leurs revenus dépendant directement de l’Etat ? Impossible à dire. Absolument impossible à dire. Une étude indique 9,7 millions de personne rémunérées directement pour leur travail par l’Etat, entre les fonctionnaires, contractuels et l’armada de prestataires travaillant exclusivement pour des organismes étatiques. Ajoutons à cela le nombre personnes qui (sur ?) vivent de manière permanente grâce aux prestations sociales, et là impossible de tenir la moindre statistique fiable. Politiquement scandaleux de ne serait-ce que soulever la question.

Ensuite, pour une raison qui m’échappera toujours, la télévision est un des plus féroce cerbère de la pensée unique. Certains désignent Mai-68, malheureusement je n’étais pas né à cette époque, difficile de me faire une idée. Plus sérieusement, les chaînes sont sans doute terrifiées à l’idée de se retrouver au centre d’une "affaire" potentiellement dangereuse pour l’audimat, et privilégient donc à tout prix le discours aseptisé du politiquement correct.

Enfin, l’ensemble des personnes influençables, qui suivent le mouvement et ont "honte d’être Français" quand la police arrête une personne en situation irrégulière.

QUELLES CONSEQUENCES ?

Quand les politiciens sont corrompus, la démocratie est en danger. Mais quand c’est le peuple lui-même qui est corrompu, elle est peut-être irrémédiablement condamnée. Tout le monde s’accorde à dire que l’intérêt collectif doit prévaloir sur l’intérêt particulier, pourtant cela fait bien longtemps que l’on ne sait plus comment appliquer ce dogme en France. On n’invoque que ce qui nous arrange. Les grèves récentes en sont une preuve de plus.

"La France, aimez-là où quittez-là", avait dit notre président. Cela fait quelques temps que j’ai compris qu’il ne fera rien de significatif. Le gouvernement annonce, presque fièrement, que le déficit 2008 "devrait s’établir à 41,7 milliards". Pas la peine d’être devin pour entrevoir qu’il continuera à augmenter au fil des années, au mépris des engagements européens. Jusqu’à ce que ce soit les autres qui nous imposent un jour la rigueur, et ce jour-là nos vaillants gardiens n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

"La France, aimez-là où quittez-là". Il y en a, comme moi, qui l’aiment et qui vont pourtant la quitter.



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93 réactions à cet article    


  • Christophe Christophe 26 novembre 2007 12:42

    Vous enfoncez des portes ouvertes.

    En relation avec cet article d’aujourd’hui, qui lui critique la propagagnde en faisant usage de propagande, vous, vous critiquez l’ancienne pensée unique en faisant l’éloge de celle d’aujourd’hui.

    Il semble que les français souffrent d’un grand paradoxe, et vous en êtes un exemple !


    • jps jps 26 novembre 2007 14:00

      L’omnipotence de sarkozy induit son omniprésence qui mène à l’asphyxie médiatique. Aucune réflexion préalable aux communiqués à l’intention des médias. On régurgite la pensée unique sarkozienne mijotée par le service communication Elyséen. C’est aussi le complexe de Colomb, de certains journalistes, qui lamine la pensée des français. Leurs propos ou les écrits sont des résonances à ce qui relève de leur entendement et donc amplifient le niveau très moyen de la population, la gardant ainsi dans leurs limites d’intérêt de compréhension. Posture infantile qui se généralise, abusant certains de leurs lecteurs, auditeurs ou spectateurs, suivant le cas. Dangereuse commodité qui forge l’opinion publique, qui force l’adhésion. La télévision est la source d’informations privilégiée des classes populaires, Leur unique source d’information est donc constituée par le support qu’est le Journal Télévisé (J.T.). Certains présentateurs ou présentatrices sont les laudateurs de la politique sarkozienne, d’une obséquiosité dégoulinante en ne manquant jamais de faire des rubriques en accord avec les sujets gouvernementaux du moment. la suiye sur http://poly-tics.over-blog.com/


    • donino30 donino30 28 novembre 2007 11:59

      Vous dites que je fais l’éloge de la pensée unique d’aujourd’hui ?? Christophe, vous n’êtes pas très objectif. Celle que vous considérez comme « ancienne » est plus que jamais omniprésente et étouffe dans l’oeuf toute tentative de débat.


    • donino30 donino30 28 novembre 2007 12:15

      Léon, je ne suis pas Sarkosyste, vous n’avez pas lu l’article jusqu’au bout. Je l’aurais été si en particulier il avait exigé de son gouvernement un budget 2009 à l’équilibre, avec un vrai effort en 2008. Aucun homme politique ne s’engageant sur cette voie (ne parlons pas de Bayrou avec son fameux bémol « hors investissement »), je ne suis donc pour aucun homme politique de notre paysage actuel. Et je vous assure que c’est extrement frustrant.

      « Ridicule »... Par ailleurs, pour avoir lu quelquefois vos commentaires sur certains articles, vous êtes l’illustration précise des défenseurs de la pensée unique que je vise. Je respecte toutefois ces opinions, aux antipodes des miennes, car elles sont nécessaires au débat. Malheureusement, la plupart du temps il ne peut pas y avoir de débat.


    • ZEN ZEN 26 novembre 2007 13:14

      « La France, aimez là où quittez là ». Il y en a, comme moi, qui l’aiment et qui vont pourtant la quitter..."

      Rien ne vous retient...

      Beaucoup de chefs d’entreprise, et non des moindres, ont aussi délocalisé et leur entreprise, et leurs capitaux et même parfois leur domicile, parfois après avoir bénéficié des largesses de l’Etat. Par « amour de la France » ?..


      • Semifer 26 novembre 2007 13:29

        Ce qui est assez drôle, c’est que vos propos sont en parfaite adéquation avec l’article. Je ne sais pas si vous l’avez fait exprès... mais vous me donnez l’impression d’une caricature. Sans rancune, je suis trop cynique pour entamer un débat qui n’en est pas un.


      • donino30 donino30 28 novembre 2007 12:17

        Semifer a tout dit smiley


      • LaMoukat 26 novembre 2007 13:49

        J’ai l’impression que c’est vous qui êtes la victime de la « pensée unique » qui se développe en France. Vos remarques sont aussi caricaturales que les idées dont vous vous moquez.


        • donino30 donino30 28 novembre 2007 12:22

          C’est faux Lamoukat, vous êtes peut être sincère dans votre remarque, mais je vous assure que c’est archi-faux, à tel point que je ne me sens absolument pas représenté politiquement, par aucun des partis majeurs. Et dans les petits partis, Un peu par Edouard Fillas (qui n’a même pas réuni assez de signatures en 2007), un peu par Madelin il y a quelques temps. Bref les partis des « égoïstes ». C’est plutôt de de cela dont je suis victime smiley


        • Le péripate Le péripate 26 novembre 2007 13:54

          Encore une victime !

          Vite, une collecte, un cerveau va fuir !

          D’ailleurs, à quoi reconnait-on un cerveau ?

          Je vais vous donner quelques trucs.

          Parlez lui d’inégalités http://www.inegalites.fr/spip.php?article346&id_mot=79, il vous répondra le mérite et le travail.

          Parlez lui de la caisse noire de l’IUMM, il vous dira que c’est pour financer les syndicats pleurnicheurs.

          Parlez lui des largesses fiscales, il vous dira que c’est pour créer un choc de confiance.

          Parlez lui de la faiblesse numérique des enfants d’ouvriers et d’employés dans les grandes écoles, il vous dira que c’est normal que les impôts aient servi à financer ses propres études, puisque que c’est papa qui paye ces mêmes impôts.

          Parlez lui du fait que dans un bilan, il y a un actif et un passif, et donc que la France ne peut être en faillite http://la-forge.info/site/2007/11/26/les-faces-cachees-de-la-dette/, il vous dira qu’il y a trop de papiers à remplir pour monter une entreprise, et que le Code du Travail, c’est archaïque.

          Dites lui que pour acheter un journaliste, il suffit de l’inviter à manger, il répondra qu’il est déjà propriétaire du journal.

          Mais, surtout,un cerveau ça se croit très important, et ça espère nous faire peur en menaçant de nous quitter.

          Alors, monte sur ton yacht, et mauvais vent.


          • JL JL 26 novembre 2007 14:13

            Bien dit, Le Péripate. J’ai pas mieux.

            «  »Parlez lui du fait que dans un bilan, il y a un actif et un passif, et donc que la France ne peut être en faillite«  »

            Je suis très intéressé par cet article, hélas la page est introuvable, Caramba !


          • Le péripate Le péripate 26 novembre 2007 14:38

            Essaye http://la-forge.info/site/, ou par le site rezo.net......


          • donino30 donino30 28 novembre 2007 12:50

            En bon gardien du temple, Péripate prend le contre-pied de l’article avec quelques figures de style, encore plus caricturales à mon sens, mais bon les goûts et les couleurs. Et j’apprends que l’article essaie de « faire peur » et même de « menacer ». On retrouve bien là les techniques de nos vaillants gardiens. Continuez.

            La suite est plus grave. Ou plus triste, comme vous voulez. Il y a dans le commentaire ci dessus un lien qui explique pourquoi un état comme la France ne peut faire faillite. Une des thèses préférée de la pensée unique. Vous allez voir c’est mythique, on nous assène deux arguments de poids :

            1- On nous dit que la dette ce n’est pas un problème, puisque si la France vend tous ses bijoux de famille (tous !) ses hopitaux, toutes ses écoles, ses autoroutes (Aï, déja fait), ses centrales nucléaires, et bien on peut rembourser nos 1200 milliards, et même emprunter environ 350 milliards pour tenir encore quelques années de plus (NDLR:pas beaucoup...). Je n’ai même pas envie de commenter.

            2- On nous dit aussi que la dette peut se financer facilement grâce aux français friands d’épargne... Quelle désinformation ! En moins de 10 ans le % de détenteurs étrangers de la dette est passé de 30% à prés de 60% !! Pas difficile d’imaginer la tête qu’aura la structure de la dette dans quelques années !

            Je ne peux pas croire à la sincérité ou au sérieux de personnes qui mettent en avant de tels arguments désolé.


          • Le péripate Le péripate 28 novembre 2007 13:32

            Je suis fier de cette dédicace ! Gardien du Temple.

            Merci. Vous m’honorez.


          • donino30 donino30 28 novembre 2007 14:56

            C’est naturel, tout le plaisir est pour moi. Vous voyez qu’on peut discuter.


          • JL JL 26 novembre 2007 14:15

            La pensée unique c’est : « la traduction en termes idéologiques à prétention universelle des intérêts d’un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international »" La formule est d’Ignacio Ramonet.


            • vieuxcon vieuxcon 26 novembre 2007 14:16

              Et moi et moi et moi chantait Dutronc. ainsi donc la france qui pense, pense qu’il faudrait supprimer l’état, supprimer les impôts, supprimer les autres d’ailleurs.

              Votre article m’inspire surtout de la pitié. Qui que vous soyez que seriez-vous aujourd’hui, s’il n’avait pas été des femmes et des hommes solidaires, qui ont accepté de payer des impôts pour que vous alliez à l’école, qui ont accepté de cotiser, pour que vos parents bénéficient de la politique envers la famille, que ces mêmes personnes aient accepter de cotiser, pour soigner vos maladies infantiles, puis d’addo boutonneux. Qui seriez-vous aujourd’hui, s’il n’y avait eu une communauté pour payer les routes que vous utilisés, les aéroports et les gares d’où vous partez ou arrivez, les écoles ou facultés (privées ou publiques) ou vous appris le peu que vous savez. Sachez qu’avant que la France n’accueille, la famille de tel ou tel, ex Nazi fuyant les communiste, ou ex communistes fuyant les survivants du nazisme, la devise de la France était Liberté, égalité, Fraternité. Aujourd’hui il faut lire Liberté. Egalité. Fraternité. Mais c’est un rébus. Liberté point (il n’y en a point) Fraternité il n’y en a point, Egalité il n’y en aura jamais.

              Croyant savoir, que tout repose sur la loi de Paretto, qu’il n’est pas utile de s’occuper de 80% de la population car elle ne détenait (il y a longtemps que la loi de paretto à montrer ses limites) que 20% des richesse, une armée de jeunes égoïstes crie son savoir. Bouriquet au pouvoir ou quand Steevee devient le maitre à penser de la jeunesse. Et pour parfaire leur éducations ; ils prennent des leçons de savoir vivre auprès de Madame la baronne, ex prostitué (si si ca n’est pas par ce qu’elle ne se donnait au plus offrant qu’elle ne relève pas de cette profession par ailleurs, exception faite de la baronne justement) fort honorable. Ainsi la solidarité est une mauvaise chose. Puis que vous êtes prêt à quitter la France, venez découvrir la Suisse puisque vous la citez, mais je crains que vous ne soyez déçu. Les prélèvements de solidarité y sont bien supérieur à chez nous, sauf que personne ne les appelle prélèvement obligatoire.


              • toubakouta 26 novembre 2007 15:40

                Voila un pseudo bien choisi vieux... Un quasi-éclair de lucidité


              • donino30 donino30 28 novembre 2007 12:59

                Sans aller aussi loin que Toubakata, vous me paraissez en effet sacrément déconnecté. Merci toutefois pour votre pitié, il est plaisant de se sentir compris.

                Personne n’a dit de supprimer les impôts, les écoles, etc et toutes les inépties que vous citez. Méditez svp juste sur une chose : si beaucoup de pays développés s’en sortent beaucoup mieux que nous actuellement à presque tout point de vue avec un taux d’imposition global à moins de 40%, voire autour de 30% pour certains, pourquoi la France ne remettrait pas en cause son quasi-record mondial en la matière, de mémoire 55% ? Ces pays n’ont ils plus d’écoles ? Le problème c’est que vous semblez refuser jusqu’à l’idée même de la moindre remise en question. Bon vous avez gagné, je vous envoie votre Tee-shirt « Gardien de la pensée unique ».


              • reaper95 reaper95 26 novembre 2007 14:27

                Qui représente la pensée unique et la « bien pensance » ? Pour les gauchistes bobo-caviar, ce sont ces « salauds d’ultralibéraux » qui utilisent un discours idéologique pour nous vanter les mérites de la « mondialisation heureuse » (si, si, il y en a encore). Pour la droite petite bourgeoise catho, ce sont ces petits « salauds de coco » qui enjolivent tout, ne croient pas qu’il y a des violences en banlieue et soutiennent coûte que coûte les immigrés. Pour les libéraux, ce sont ces « salauds de fonctionnaires », les défenseurs de l’étatisme qui se dressent sur leurs ergots dès qu’on leur parle de « privatisation » et manifeste dès qu’on parle de « réforme ». Pour les gauchistes, ce sont ces « salauds de patron » qui veulent nous exploitent et ces « fascistes de droite » qui mettent des flics et des caméras à tous les coins de rue.

                Bref, on est toujours le « salaud » ou le « fasciste » d’un autre. Et si la « mal pensance », c’était de dire : « On arrête l’idéologie manichéenne et partisane, on essaye de s’appuyer sur des faits objectifs et raisonnés, et on essaye de travailler au lieu de se mettre sur les dents ». Donc, on peut en conclure que la bien pensance a encore de beaux jours devant elle... CQFD


                • Emmanuel Goldstein Pedro 26 novembre 2007 18:33

                  Excellent commentaire ! Je suis socialiste et même si je ne partage pas la vision de l’auteur de l’article, j’ai voté article ntéressant, car je comprends les propos de l’auteur ; mais entre l’étatisme béat et l’anarchisme libéral il y a un juste milieu.

                  Il est vrai que les cotisations sociales sont élevées, mais les gouvernements successifs les ont réduit, occasionnant une partie du déficit de la Sécu, au moins autant que l’accroissement des dépenses (due notamment au vieillissement de la population). Il est vrai que la fiscalité française est trop complexe et pèse sur la compétitivité des entreprises françaises. Des mesures sont en cours. Mais on aurait mieux fait de baisser la fiscalité du travail que les droits de successions, qui ne sont pas une prime au mérite ou à la production, ni à la création.

                  La défiscalisation des heures supplémentaires auraient peut-être du être envisagées sous l’angle de la flexi-sécurité...

                  Peut-être le mplus important est de ne pas caricaturer les problèmes et des les prendre de façon plus contradictoire enprenant en compte les divers déterminants, sachant que le plus souvent, des éléments contraires interagissent et doivent être équilibrés.


                • JL JL 26 novembre 2007 14:29

                  L’auteur : «  »Certains désignent Mai-68, malheureusement je n’étais pas né à cette époque«  » ... Pourquoi "malheureusement ?! Bizarre...

                  L’auteur encore : «  »Mais quand c’est le peuple lui-même qui est corrompu, (la démocratie) est peut-être irrémédiablement condamnée«  ».

                  à l’auteur : Etes-vous un émule d’Oscar Wilde qui disait « Quand les gens sont d’accord avec moi, j’ai toujours le sentiment que je dois me tromper. » ?!

                  Vous tapez sur les fonctionnaires comme un ivrogne sur sa femme ! Désolé, partez, vite.


                  • donino30 donino30 28 novembre 2007 13:04

                    « malheureusement », je voulais simplement dire que j’aurais ainsi pu me faire une idée sur ce qui est tant décrié par certains, et tant mis en valeur par d’autres, c’est tout. Ne voyez pas le mal partout JL smiley

                    Je ne suis pas un émule d’Oscar Wilde non, je n’ai pas votre culture.


                  • Saï 26 novembre 2007 14:32

                    Tiens, un article qui s’attaque à la Pravda, non sans ingénuité. Pauvre donino, vous ne savez pas où vous êtes tombé.

                    Allez donc expliquer à tous ces fiers esprits garants de la lucidité citoyenne qu’ils sont encore plus conditionnés que ceux à qui ils prétendent ouvrir les yeux.

                    La sensiblerie pseudo-humaniste a définitivement pris le pas sur l’exigence et l’ambition. Ce qui est amusant c’est de jeter un regard sur l’influence des racines judéo-chrétiennes du pays, que les tenants de cette nouvelle pensée unique clament haut et fort avoir dépassé au profit d’une remise en question rationnelle, pour constater qu’elle n’a jamais été plus présente que dans cette volonté de culpabilisation systématique imposée par ces derniers à tout ce qui cherche à s’extirper du panier de crabes au profit d’idéaux plus élevés, ou d’une vision à plus long terme que la satisfaction immédiate de réactions émotionnelles désormais érigées en valeurs démocratiques.

                    Reste alors seulement à constater que l’idéal démocratique s’incline devant la dictature de l’émotion, tout comme l’intégration devant les communautarismes. Le tout dans une béate inconscience collective sans laquelle on n’en serait pas là, mais qui est de mémoire d’homme le fondement des pouvoirs oligarchiques.

                    Cordialement


                    • donino30 donino30 28 novembre 2007 13:08

                      Je suis d’accord avec les remarques,

                      Si, je savais à peu près où je mettais les pieds sur agora, mais je me suis quand même présenté candidat au lapidage ici car c’est, je le pense et le regrette, représentatif de la pensée globale du pays. Je ne pense pas qu’Agoravox soit particulièrement orienté pensée unique, mais tout simplement représentatif, et c’est ce qui m’intéressait.


                    • Saï 28 novembre 2007 15:08

                      C’est un autre débat qui mériterait un sujet à lui tout seul, cher auteur. Si en termes de pensée unique Avox incarne probablement un échantillon fiable, en effet, sa représentativité s’arrête là.

                      Car la frange de la population qui a l’envie, le temps et les motivations de se lancer dans des débats politiques online sur un site neutre prévu à cet effet, n’est certainement pas représentative d’un ensemble français. Contrairement à ce que bien des intervenants du cru semblent penser, d’ailleurs. Quelque part c’est rassurant.

                      Bien sûr cela permet toutefois certaines vérifications édifiantes, comme celle que vous venez de faire avec cet article.

                      Bien à vous


                    • JL JL 26 novembre 2007 14:56

                      Selon Ignacio Ramonet, la pensée unique c’est « la traduction en termes idéologiques à prétention universelle des intérêts d’un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international »".

                      Tous ceux qui s’opposent aux intérêts du capital international le font pour des raisons multiples et variées. En conséquence, ils ne sauraient constituer une pensée unique laquelle serait dangereuse pour le capital international.

                      Cette pensée unique telle que la définit I. Ramonet n’a-t-elle pas assez dit et redit pendant la campagne pour le TCE et par médias interposés, que le non était hétéroclite ?

                      On a l’habitude de ces renversements sémantiques tels que les pratiquent ces sophistes inféodés à l’argent qui n’ont d’autres buts que de conforter ladite pensée unique.


                      • JL JL 26 novembre 2007 15:03

                        Merci Le Péripate, j’imagine que c’est celui-là :

                        http://la-forge.info/site/2007/11/26/les-faces-cachees-de-la-dette

                        J’en profite pour glisser ici l’adresse d’un lexique pour décoder la pensée unique :

                        http://www.acrimed.org/article1131.html


                        • Dominique 26 novembre 2007 15:06

                          Ah oui Donino, sachez aussi qu’ici, la référence absolue c’est le Monde diplo, Ignacio son « lider », Chavez et quelques autres bienfaiteurs de l’humanité, comme Castro par exemple ou Ahmadinedjad. Il faut aller écrire sur un forum un peu plus...un peu moins... Enfin bref, c’est vous qui voyez (moi j’aime bien).


                          • donino30 donino30 28 novembre 2007 13:12

                            Je suis tout à fait d’accord, mais comme dit plus haut je crois néanmoins qu’ici c’est globalement représentatif du pays, et c’est ce qui m’intéressait. Pour que certains lecteurs, parmi toutes ces pensées homogènes et « bienveillantes », se sentent peut être un peu moins seuls smiley


                          • boumboum 26 novembre 2007 15:11

                            C’est dommage, ca aurait pu presque etre bien. Il aurait ete preferable d’aborder ce sujet avec humour, sans quoi cela tombe inevitablement dans la caricature. Sans parler du vocabulaire un brin trop provacteur.

                            Pour ce qui est de la fuite des cerveaux, on peut aisement dire cerveau = gros portefeuille reinjecte a l’etranger.

                            Pour la Suisse, j’ai entendu un gain de 40% sur les impots, (source directe) et en plus, ils vivent en France smiley


                            • tvargentine.com lerma 26 novembre 2007 16:14

                              Ces débats n’existent plus quand la croissance est présente et c’était le cas entre 1998-2001 -(l’age d’or des créations d’emplois et de richesses)

                              vous pouvez simuler votre salaire sur www.urssaf.fr afin de comprendre le « poid des charges sociales »

                              Votre article résume bien les blocages de notre société et du besoin des réformes en france afin de sortir du systeme de sous-développement économique de générer les couches de technocratie empilées les unes sur les unes

                              (conseil général,départemental,régional...) rien que des impôts en plus et qu’apportent aucuns services mais que des taxes et des contraintes administratives et des détournements de fonds publics

                              Nicolas Sarkozy doit apporter des solutions


                              • Aspiral Aspiral 26 novembre 2007 17:04

                                A lire tout ceci, la tour de Babel est déjà en train de s’écrouler !


                                • Webes Webes 26 novembre 2007 17:18

                                  Bon voyage ! homme de l autre pensee unique.


                                  • Rayves 26 novembre 2007 17:48

                                    Merci pour cet article, sans doute d’inspiration divine (ou boursière) tant il suppose d’ouverture d’esprit, de tolérance, de lucidité et de compassion...

                                    On a enfin sous nos yeux ébahis la lumineuse démonstration que pour lutter contre la « Pensée unique » rien de mieux que pas de pensée du tout.

                                    Cette brillante tarte à la crème se termine, en plus, par une bonne nouvelle : « La France, aimez-là où quittez-là ». Il y en a, comme moi, qui l’aiment et qui vont pourtant la quitter"

                                    Encore merci !


                                    • donino30 donino30 28 novembre 2007 15:00

                                      Etrange ce Rayves


                                    • Pierredantan Pierredantan 26 novembre 2007 17:59

                                      Bravo Sai (par Saï (IP:xxx.x67.27.61) le 26 novembre 2007 à 14H32) ! Je suis tout à fait d’accord.

                                      La culpabilisation n’a jamais autant joué qu’actuellement. Elle est partout : sur l’Afrique (Zoé), sur l’environnement (le réchauffement), sur les flux migratoires (immigration nécessaire), sur l’histoire (excuses à répétition sur sujets multiples cf. Chirac) etc.

                                      Lorsque ma vieille maman a donné 100 euros (sur les 480 euros mensuels qu’elle perçoit en guise de retraite) aux victimes du tsunami en Asie du Sud Est, j’ai compris qu’il s’agissait de quelque chose de très profondément ancré en nous, Européens Judéo-Chrétiens. Il fallait bien qu’à un moment, de petits malins en profitent. Ces petits malins sont bien souvent les politiciens. Mais pas toujours. S’il y a en France effectivement 10 millions de stipendiés de l’argent public, voilà une source intarissable d’immobilisme.

                                      Les communistes et la gauche en général ont joué pendant des décennies sur une autre émotion humaine : la jalousie, du style, il n’y a aucune raison que certains aient plus que les autres. On sait où cela a mené des peuples entiers.

                                      Les ultra-libéraux jouent sur une émotion similaire mais pour produire des effets inverses : c’est l’envie. Envie de s’élever, envie de réussir, parfois aux dépends des autres, car cet effet d’ascenseur n’a jamais concerné que quelques entrepreneurs nés et pas toute une population, d’où création de forts décalages sociaux. Retour à la case « jalousie ».

                                      Le totalitarisme mou actuel plutot à gauche, nous fait donc le coup de la culpabilité. La jalousie et l’envie, qui n’ont tout de même pas disparu totalement, n’ayant pas réussi à générer de moteurs stabilisateurs de civilisation dans le temps, du moins en Europe, ont laissé place à la culpabilité.

                                      Celle de se sentir au chaud en hiver, d’avoir de quoi se nourrir, d’avoir un toit, d’avoir de l’argent, d’avoir un emploi, de pouvoir partir en vacances, d’avoir une voiture... A chacun de ces thèmes, une culpabilité :
                                      - nourriture = tous ces gens qui ont faim dans le monde (qui oserait aller contre ?),
                                      - d’avoir un emploi = tous ces chomeurs (aidons les),
                                      - de partir en vances = tous ceux qui ne peuvent partir en vacances (des enfants !),
                                      - d’avoir une voiture = polluer, condamner la planète (vous allez payer), ...

                                      Au sujet de la relation parasitaire qu’entretien cette forme d’Etat avec ses sujets je vous conseille l’excellentissime Que Sais-je : « LA SCIENCE ADMINISTRATIVE » par Chevallier et Loschak, un ouvrage des années 80 écrit par deux visionnaires, universitaires. Ce qui aurait pu n’être qu’un condensat (format Que sais-je oblige) d’ apologie à l’Etat et à son administration, révèle les aspects pernicieux de la relation et qui me font immanquablement penser à la phrase de Bastiat : « L’Etat est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».

                                      A méditer.


                                      • Rayves 26 novembre 2007 19:35

                                        Enfin, le genre des « beaufs » semble avoir trouvé là son porte-parole, que dis-je, son leader, sa quintessence, son théoricien...

                                        Surtout, vous ne devez pas culpabiliser (ce n’est pas votre genre, dites-vous), mais on ne peut s’empêcher d’être jaloux (pardon d’appartenir au genre humain de base) devant un telle élévation de pensée.


                                      • Bleu Montréal 26 novembre 2007 19:10

                                        L’auteur de l’article a l’air d’être lui-même gardien de la pensée unique, si je ne m’abuse.

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