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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les jurys populaires existent, nous les avons déjà créés

Les jurys populaires existent, nous les avons déjà créés

Le Perroquet libéré publie un classement des conseillers de Paris.

Connaissez-vous Le Perroquet libéré ? A la mairie de Paris, la lecture de ce site d’information sur la vie politique parisienne tend à remplacer celle du Canard enchaîné !

Le Perroquet libéré a publié dimanche un classement des élus parisiens très intéressant. Un hit-parade directement inspiré (comme l’indiquent ses auteurs) de la méthode de classement des députés utilisée dans notre livre Députés sous influences et publiée dans L’Express le 28 septembre 2006.
Le Perroquet libéré a comptabilisé les interventions en séance des 162 conseillers de Paris et calculé une moyenne annuelle. En tête du classement des élus les plus actifs : Christian Sautter (adjoint au maire, PS), Jean-François Legaret (maire du 1er arrondissement, UMP) et Anne Hidalgo (première adjointe, PS). En queue : Eric Helard (UMP), Jean-Pierre Fremont (UDF) et Xavier Chinaud (UMP).

Comme les auteurs de ce classement parisien, je suis persuadée que ce type d’initiative, dans le sens d’une plus grande transparence, ne peut qu’être bénéfique à la démocratie. Depuis la sortie de notre livre, on nous demande souvent : " Ne craignez-vous pas de dégoûter les citoyens de la politique ?". Je défends l’idée contraire. En quoi le fait d’être mieux informé sur ses élus, sur leur activité et sur les causes qu’ils défendent serait-il néfaste ?

Pour en savoir plus sur Le Perroquet libéré, une interview vidéo de son fondateur, François Devoucoux du Buysson, auteur du livre Delanoë zéro de conduite (Hugo doc, septembre 2006) est visible sur le Lelittérairetv.com.


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17 réactions à cet article    


  • Ocséna (---.---.89.206) 12 décembre 2006 11:02

    Toute la classe politique s’est unanimement prononcée contre le principe

    Tu penses s’ils ont la trouille des jurys populaires ! Si la charia s’appliquait en France, la plupart des députés seraient déjà manchots.


    • T.B. T.B. 12 décembre 2006 11:25

      Excellente initiative que cet article ...

      Liste des élus les plus ’excusés’ au Conseil de Paris

      Jean-Pierre Frémont, un visage que l’on ne voit guère en séance. Obtenue en passant en revu les listes de présence annexées aux comptes-rendus des séances du Conseil de Paris depuis 2001, cette liste recoupe celle du nombre d’interventions utilisée pour le précédent classement : on retrouve parmi les plus « excusés », comme on dit, ceux qui s’expriment le moins au cours des débats :
      - 1. Jean-Pierre Frémont (« excusé » 37 fois depuis 2001)
      - 2. François Asselineau (26)
      - 3. Pierre Lellouche (24)
      - 4. Jacques Toubon (22)
      - 5. Laetitia Louis (21)
      - 6. Bernard Pons (18)
      - 7. Nicole Catala (15)
      - 8. Anne Kalck (14)
      - 9. Jean-Louis Arajol (13)
      - 10. Marielle de Sarnez (13)

      Avant d’être nommée, en 1997, conseiller technique au cabinet de Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Anne Hidalgo a été pendant deux ans chargée de mission auprès du directeur du personnel de la Compagnie générale des eaux. Elle y a croisé Jean-Pierre Frémont, engagé en octobre 1997, lui aussi, comme chargé de mission de la filiale CGEA (Compagnie générale d’entreprise automobile), en charge des secteurs propreté et transports collectifs. Elu conseiller de Paris dans le XVème arrondissement comme Anne Hidalgo, l’UDF Jean-Pierre Frémont occupe aujourd’hui les fonctions de directeur des collectivités publiques à Veolia Water, filiale de Veolia Environnement (nouveau nom de l’ex-Générale des eaux à sa sortie de l’orbite de Vivendi Universal).

      A l’inverse de la première adjointe, le conseiller Frémont préfère sécher le débat sur l’eau en ce soir du 15 décembre 2003. Cet ancien conseiller chargé de la communication de François Bayrou au ministère de l’Education nationale la joue toujours discrète. Il occulte soigneusement le nom de son employeur dans son curriculum vitae, où il se dit simplement cadre supérieur. Secret de polichinelle au conseil de Paris ? Nous l’avons appris apparemment à plusieurs élus Verts et PS de cette assemblée. Mais aucun conseiller de gauche n’en souffle mot par peur de devenir l’arroseur arrosé, compte tenu des états de service d’Anne Hidalgo...

      Le 16 juin 2003, Bertrand Delanoë ira même jusqu’à faire applaudir en séance la nomination de Jean-Pierre Frémont au grade de chevalier dans l’ordre national du Mérite. La justification de cette double casquette, Jean-Pierre Frémont la donne sans complexe, en tant que cadre supérieur de Veolia Environnement : « Pour des hommes et des femmes passionnés par leur métier, l’échange et le partage d’informations et des préoccupations sont sources d’enrichissement... La Générale des eaux est souvent sollicitée par le monde politique, et nous avons toujours répondu présents dans un souci dexplication et de partage d’informations. » Aujourd’hui directeur des collectivités publiques chez Veolia, le même Jean-Pierre Frémont se garde bien de faire de la publicité à un document dit son service intitulé Le mouvement altennandialiste, quelles réponses ? Rédigé officiellement par l’un de ses adjoints, l’ancien député PS de Lorient, Pierre Victoria, cette note à usage interne de 27 pages explique en 17 points comment contrer les arguments des ONG et des écologistes qui demandent la remunicipalisation de l’eau dans les villes et villages de l’Hexagone. Exactement le genre de débat que la mairie de gauche parisienne ne souhaite pas voir porté sur la place publique.


      • T.B. T.B. 12 décembre 2006 11:42

        Texte intégral de Ivan Stéfanovitch (j’ai voulu en savoir plus sur le très discret citoyen JP Frémont) :

        http://www.h2o.net/magazine/decouvertes/edition/livres/empire_eau/francais/ stefanovitch.htm


      • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 12:22

        Une brève très légère.

        Moins d’info qu’une quatrième de couv, et moins accrocheur.

        Même pour le publi-rédactionnel, faut faire un effort quand même...Je sais qu’AV paye avec des cacahuètes, mais le prestige universel d’une telle publication vaut bien quelques neurones agités, non ?..

        Quant à notre contestataire, son site et ses combats sont sympathiques,mais quid du parcours et de ses opinions ?

        On voit tellement de choses à notre époque : des députés achetés par des lobbies, des organes de presse achetés par le service de com du gouvernement US, des discours plein de faux-semblants, ou le faux fait semblant vrai ne facilité d’établir la véracité du locuteur. Qui est-il ce perroquet ? Est-ce qu’il a une carte partisane, un club de réflexion, au hasard dans l’entourage de l’opposition parisienne ?.. smiley


        • T.B. T.B. 12 décembre 2006 12:32

          Sam, tu serais pas devenu un peu fainéant ?

          Né en 1973, François Devoucoux du Buysson a publié plusieurs livres. Co-fondateur de l’Observatoire du Communautarisme, il est aussi rédacteur en chef du Perroquet Libéré, un bulletin satirique qui traite de la mairie de Paris sur le Net.

          http://www.communautarisme.net/


        • (---.---.49.224) 12 décembre 2006 23:30

          T.B.

          J’ai relu Paul Lafarge ces derniers temps...Merci pour l’info, un noble qui s’aventure en terre citoyenne me paraît digne d’être mieux connu. smiley


        • T.B. T.B. 13 décembre 2006 03:50

          Sam, tu lisais L’Éloge de la paresse, l’opuscule peu connu de Paul Lafarge ? ... smiley

          Profites-en pour proposer un article sur lui dans Wikipédia : il n’y a rien sur lui, y compris dans le net, énorme et scandaleuse lacune (sans ironie) ...


        • Claude 12 décembre 2006 12:24

          Aucune critique sur ce type de statistique ! C’est completement injustifié et dérisoire. comme l’affirme une élue. Cela ne représente pas du tout l’activité de nos élus. D’ailleurs, sur le nombre d’intervention, ces interventions comment sont-elle réglementés. Selon l’importance de son groupe politique ? est ce que chacun peut prendre la parole quand il le désire ? Les rapporteurs des commissions ont forcément plus d’intervention par exemple


          • T.B. T.B. 12 décembre 2006 12:50

            Tu as raison Claude, il ne faut pas dire trop de mal de nos élus qui ne l’oublions pas, font ça pour rendre service quasi bénévolement.

            Tous les parlementaires te diront qu’ils travaillent pour nous, petites et faignasses choses que nous sommes, au moins 12 heures par jour pour le bien de la Nation. Etant donné, que ces très dévoués messieurs-dames cumulent, chacun, chacune, trois ou quatre mandats, ils oeuvrent donc pour notre bien à tous, au moins 36 heures par jour, week-end compris qu’est-ce que tu crois. Je ne sais pas comment ils font, je rappelle qu’une journée sur la planète Terre compte 24 heures ...

            Bon, quoi qu’il en soit, faut arrêter de leur chercher la petite bête. Il faut dire la vérité aux français : ces gens-là travailent plus de 24 heures par jour, c’est prouvé scientifiquemernt. Ces gens-là n’ont pas le temps d’avoir une vie de famille, n’ont le temps ni de dormir ni de manger. Ils ne font donc ni pipi ni caca. Donc, en plus, ils ne polluent pas alors merde arrêtez d’en faire, chaque fois, des boucs émissaires. C’est trop facile.


          • Hélène (---.---.17.169) 12 décembre 2006 15:06

            Claude, quel autre instrument de mesure de l’activité de nos élus proposez-vous ? Comment faites-vous pour évaluer leur action ? Ce type de classement est par nature imparfait, mais c’est au moins un indicateur pour les électeurs. Vos suggestions sont les bienvenues pour affiner les outils !


          • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 23:34

            T.B.

            Rappelle-moi le nom de l’arrogante nullité en appart de fonction, qui affirmait travailler 120h par semaine... smiley


          • T.B. T.B. 13 décembre 2006 03:24

            RV de son prénom.

            Le 25 février 2005 il démissionne de son poste de ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, suite à l’Affaire Gaymard. Il est remplacé par Thierry Breton. Le 26 août il retrouve son poste d’administrateur civil hors classe au ministère des finances. En septembre 2005, il rembourse la somme de 58 894 euros correspondant aux dépenses engagées pour son appartement de fonction de la rue Jean-Goujon à Paris. (Depuis mars 2004 : élu conseiller régional de Rhône-Alpes, il prend la présidence du groupe UMP du conseil régional).

            Clara Lejeune-Gaymard, née le 29 janvier 1960 à Paris est la fille du professeur Jérôme Lejeune et l’épouse d’Hervé Gaymard. Elle fut impliquée, dans l’affaire de l’appartement qui contraignit son mari à démissionner. Ancienne présidente de l’AFII, son bilan a été mis en cause par un rapport sénatorial de Philippe Marini du 5 juillet 2006, en particulier sa « coûteuse campagne de communication », qui a absorbé la moitié du budget (26,4 millions d’euros au total en 2006), avec « une efficacité incertaine ». Elle est présidente de l’association anti-IVG les amis du professeur Lejeune.

            - 1982 Attachée au cabinet de Jacques Chirac à la Ville de Paris.
            - 1986 Elle étudie à l’ENA, et se marie avec Hervé Gaymard.
            - 1987 Premier enfant
            - 1995 Directrice de cabinet de Colette Codaccioni, ministre de la Solidarité entre les générations du premier gouvernement d’Alain Juppé
            - 2000 Huitième enfant
            - Février 2003
            - 1er septembre 2006 : ambassadrice-présidente de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII)
            - Depuis 2004, administrateur de Gaz de France
            - 13 janvier 2005 conseillère maître à la Cour des comptes
            - 21 juin 2006, annoncée pour devenir présidente de General Electric en France à partir du 1er septembre (Le Monde du 26 août 2006 )

            General Electric ou GE est une compagnie multinationale. Son nom officiel est « General Electric Company » mais on utilise l’abréviation GE qui est reconnue par la compagnie. La firme possède beaucoup de filiales dans le monde et un site Internet, elle est une valeur symbole de la Bourse de New York. Il ne faut pas la confondre avec la GEC, la General Electric Company plc, qui est une compagnie anglaise renommée depuis 1999 Marconi plc. Depuis début 2004, General Electric était la plus grande compagnie du marché capitaliste du monde, et depuis quatre ans, c’était l’une des seules entreprises à faire du bénéfice. En 2005 elle est la deuxième capitalisation de la bourse de New York, derrière Exxon Mobil et la neuvième entreprise mondiale en terme de chiffre d’affaires selon le classement Fortune Global 500. En 2004, elle emploie 315 000 personnes. Le chiffre d’affaires réalisé en 2004 : 152 866 millions de dollars et les bénéfices s’élèvent à 16 819 millions de dollars.

            Wikipédia


          • gem gem 12 décembre 2006 13:21

            bigre, il y a donc plus de 160 élus au conseil de Paris ???

            Voilà qui me semble bien délirant.


            • alberto (---.---.102.147) 12 décembre 2006 14:23

              Délirant, n’est ce pas Gem : bien d’accord !

              Et à votre avis : pensez-vous que ces gens (qui les croquent) soient pour la réduction des impots ?


            • LE CHAT LE CHAT 12 décembre 2006 14:38

              Si déjà on avait une note pour l’assiduité de nos députés et sénateurs lors des séances , avec en plus le % du temps consacré à roupiller , ça donnerait un élement comparatif aux consommateurs que nous sommes


              • Johan Johan 12 décembre 2006 22:30

                Anne Hidalgo, tiens tiens...

                La pressentie pour le poste de ministre de la culture en cas de victoire de la Gauche.

                Et Bruxelles qui considère que le deuxième lobby derrière les groupes pétroliers, c’est l’industrie du divertissement...

                "Le 21 décembre 2005, dans les débats sur la loi DADVSI (Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information) elle prend publiquement position contre les amendements du groupe socialiste instaurant la « licence globale » pour le téléchargement.

                Le 26 décembre 2005, elle signe, avec l’adjoint au maire de Paris en charge de la Culture, Christophe Girard, un point de vue dans le journal Le Monde. Elle y défend sa position au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « licence globale ». Cette position sera reprise par François Hollande premier secrétaire du parti socialiste et par le groupe socialiste au Sénat, mais pas par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

                Le 3 janvier 2006, elle présente avec François Adibi et la section culture du Parti socialiste, un rapport et de nouvelles préconisations, rejetant autant les DRM (« Digital Rights Management ») que la « licence globale », rédigés par l’auteur Franck Laroze et Maître Antoine Gitton, avocat spécialiste et professeur en droits d’auteur."

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Hidalgoz


                • René Job (---.---.132.216) 13 décembre 2006 18:17

                  @ Hélène

                  « Comme les auteurs de ce classement parisien, je suis persuadée que ce type d’initiative, dans le sens d’une plus grande transparence, ne peut qu’être bénéfique à la démocratie. Depuis la sortie de notre livre, on nous demande souvent : » Ne craignez-vous pas de dégoûter les citoyens de la politique ?« . Je défends l’idée contraire. En quoi le fait d’être mieux informé sur ses élus, sur leur activité et sur les causes qu’ils défendent serait-il néfaste ? »

                  Je trouve ça très bien. Votre livre est très démocratique. C’est aux élus d’expliquer ce qu’ils font aux citoyens dont ils défendent les intérêts et règle la police.

                  Je vous félicite et je vous encourage.

                  Personnellement, je considère que le lobbying est une forme de corruption active sous prétexte d’informer. Quand ce n’est tout simplement pas de la désinformation ou de l’intoxication active de nos élus. ça devrait être strictement interdit. Nous devrions donner l’exemple.

                  Je suis pour donner plus de moyens aux commissions parlementaires et même localement à créer des commissions pour chaque assemblée locale avec des pouvoirs d’investigation contraignants. Les locales pouvant être mixtes pour regrouper conseillers communaux, généraux et régionaux.

                  Bonne continuation.

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