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Les médias soumis au banc d’essai des manifs de Kiev et de Nantes

C’est toujours intéressant de comparer. Un truc utile avant d’acheter une bagnole : Freinage, puissance, tenue de route, crash test…Bien sûr ces études sont faites par des laboratoires indépendants. On en est loin actuellement au niveau de la politique et de l’information. Une chose qu'on a pu constater encore hier, dans les médias. Car les manifestations, à Kiev, et à Nantes, ont donné lieu à des profils d’analyses bien différents.

Il sera ici question des propos, et des suites donnés à ces deux événements qui n'ont à priori rien à voir ensemble, si ce n’est tout de même la capacité d’une partie de la population, dans deux pays éloignés, à s’organiser pour affirmer leur désaccord envers une politique donnée.

On accuse souvent les journalistes d’être cocardier, et d’accorder plus d’importance aux chiens écrasés dans le département de la Creuse ou de l’Aveyron, qu’à une séisme qui s’est passé aux Philippines..

 « Loin des yeux, loin du cœur ! », comme le dit si bien le dicton populaire.

Une médaille de bronze accrochée par notre vaillante équipe de France à Sotchi dans la discipline de biathlon, cette drôle de course entre snipers montés sur des skis, risquera d’éclipser un événement jugé moins essentiel : Comme la libération du peuple ukrainien par exemple.

 La libération des peuples n’est pas encore une discipline olympique !

C’est pourtant la plus longue course de relais au monde. On peut le déplorer, mais monsieur Hitler s’opposa fermement au projet, pour les jeux olympiques de 36, à Munich. Je donne du "monsieur", car c'est ainsi que les journalistes appelaient celui qu'ils considéraient pour beaucoup comme le sauveur de l'Allemagne, voir de l’Europe en ces années là.

Qui, du reste, étaient contre ses projets ? Sûrement pas les athlètes allemands, tous autant polis et accommodants que les ambassadeurs et autres chargés d'affaires s’empressant autour de lui. Des gens qu’avaient des éléments de compréhension et de language. 

Mais c’est l’ombre d’un autre dictateur, qui a plané sur ces jeux d’hiver de Sotchi, tirant les ficelles, comme aux commandes d’un engin de chantier géant, à moins que ce soit d’un canon à neige. On a le choix des métaphores, mais pour ce qui est de la neige, jamais elle n’a été si peu blanche !

D’autres diront que les journalistes ne sont jamais aussi bons que quand ils travaillent à l’étranger. C’est bien vrai ! Loin de la voix de son maître, on est libre, on s’affirme plus facilement, surtout pour parler des affaires du voisin.

A l’étranger, il n’y a guère que le portable que l’on fait taire, les communications étant alors hors de prix. Vous pouvez le vérifier vous même quand vous êtes en vacances. Cette image du français insupportable de grossièreté et de mépris vous colle aux baskets, comme les assiduités d’un opérateur de téléphonie.

Je ne parle pas que de la belle suffisance de ces intellectuels de salon à la chemise ouverte, dans la ligne droite des lumières françaises non tamisées, ressemblant à une lampe de bureau braquée sur les yeux d’un suspect. C’est trop facile de désigner l’autre et de s’exclure, de se transformer en chevalier blanc. L’étranger nous sert, en ce qu’il nous révèle.

Des médias, pour leur prestation en Ukraine, de ce que j’ai vu à la radio, et entendu à la télé, il n’y à rien à dire ! Je les ai devinés, émus, un micro à la main, face à la caméra de leur collègue. Dans la nuit incandescente de Kiev, avec ce gilet pare-balle maintenant aussi incontournable pour eux qu’un casque pour un cycliste, ils ressemblaient à des sauveteurs en mer s’apprêtant à embarquer sur une chaloupe.

Ils vibraient eux aussi, en osmose avec le peuple Ukrainien, se mettant au diapason de la nuit rouge, ou orange. Scènes terribles où le monde semble faire naufrage. Il faut avoir une foi grandiose et un courage hors du commun, et peut être aussi une sainte colère, pour oser affronter ainsi la mort, se démettre de son moi, animé par quelque chose qui le dépasse.

 Mais mon dieu, que la lutte est belle, quand elle se termine ainsi ! On en perdrait son micro. Les morts deviennent des martyrs, et les apparatchiks des salauds ! Les valeurs sont inversées. La force des manifestants parvient à accomplir ce miracle de transfiguration. Le ciel s’ouvre sous nos yeux, le vulgaire est changé en or. C’est le miracle de la pierre philosophale, que les anciens alchimistes espéraient découvrir.

 

Il n’a guère alors que les palais présidentiels qui hésitent, ne savent plus où se situer, avant de devenir pendant quelques jours des maisons du peuple, puis de se raviser ! A moins qu’ils ne brûlent, comme le palais des tuileries sous la commune… 

Retour vers le futur à Kiev ! Qui dira la beauté de ces journées magiques, qui ne devraient jamais finir ? La belle et ardente pasionaria Ioulia Timochenko fut hissée sur la tribune avec son fauteuil roulant.

 

 De sa voix fiévreuse, elle a continué à enfiévrer la place, le monde entier. Le monde, avec ce qu’il contenait de meilleur, au niveau de l’espoir, débarrassé à jamais des snipers, des actionnaires, des conducteurs d’engins, nous poussant dans des réserves, avec leurs bulldozers !

Oui, c’est vrai, on s’y mettant tous, on peut vaincre le cancer, sans remplir les poches des Jacques Crozemarie, et autres investisseurs bétonneurs prêts à détourner l’objet des plus nobles causes.

 Oh ! L’image d’Ioulia au journal du soir à la télé. Ses nattes tressées comme une couronne. Comme nous t’aimons, petite sœur !

Sur la une, sur la deux, trois-zéro ! Les bras levés ! Comme lors de la coupe du monde du football. Vingt heures quinze : La place de l’indépendance la bien nommée est en fièvre ! C’est bête, l’envie vous vient de pleurer ! Ioulia parlait en ukrainien, la plus belle langue du monde pour une nuit de magie. Un instant, l’image en transparence de Marianne s’est superposée, comme un miracle de Lourdes, sans les marchands du temple débarqués de l'aéroport, avec déjà leurs statuettes et leurs icônes proposés comme souvenirs aux touristes.

 Le temps n’existe plus, seule la ferveur d’un présent suspendu.

Un moment de grâce où tout se dissout et où l’on sait que le monde n’est qu’une gigantesque fractale filant vers les étoiles, avec nous accrochés à une chevelure, comme à une queue de comète.

 Nous étions tous des juifs allemands arméniens noirs opprimés palestiniens de toutes espèces et de toutes cultures, avec un passeport ukrainien, celui qui ouvrira tous les cœurs, toutes les frontières !

 

 Tiens, derrière la locomotive à nattes blondes, qui hurle et pleure dans la nuit, j’ajoute le petit wagon des paysans de notre dame des landes, si personne n’y voit d’inconvénient.

Dieu merci, à la télé, aucun footballeur français d’Arsenal ou de Munich n’a à cet instant marqué de but, et l’antenne a pu être gardé jusqu’à la fin.

 C’est ainsi, à notre époque de clivage, de saucissonnages, de temps d’antenne, de temps de pub, d'autant en emporte le vent ! . Veillez d’ailleurs excuser ces apartés insupportables, ceci n’est plus un temps Balzacien, mais strictement lié aux marchés.

Question marché, justement, je pense à Vinci, par exemple.

Vinci, rien à voir avec Léonard De…. Non, pas De Caprio, l’autre, l’ancien, le barbu qu’était peintre du dimanche, entre deux inventions. On finit par ne plus ce que les gens connaissent, en ces temps de très grande barbarie, ou Goering, ou Goebbels, au choix, ne verraient plus l’utilité de sortir leur revolver, faute de culture à descendre. 

Vinci, le groupe, c’est une sorte de numéro un lui aussi, mais avec plusieurs « Joconde » à son arc : Construction, autoroute, énergies, concessions. Le groupe est partout, omniprésent. Premier groupe mondial du BTP, c’est pas rien tout de même ! Maman est contente sûrement de la réussite du fils. C’est à lui que vous filez votre petite obole inflationniste, en quittant l’autoroute du progrès, après que l’état ait refilé la concession pour une somme que beaucoup jugent misérable…

Les bijoux de famille ne finissent pas tous au mont de piété, ni dans la poche d’héritiers indélicats. Il arrive que les croque-morts eux aussi se servent. Et qu’aussi les vendeurs de biens fassent des affaires.

De toute façon, c'est l'état qui décide, non ? On ne peut pas reprocher au crocodile d’avoir des dents, comme dit un proverbe africain. Mais on jugera celui qui l’amène au village, en le tenant en laisse.

Quelques 1600 hectares ont été attribué au groupe Vinci, qui a officiellement acquis la concession le 1 Janvier 2011 pour une durée de 55 ans, afin de finaliser le projet de l’aéroport du grand ouest, sur le site de Notre dame des landes, à quelques encablures de la métropole.

 Inutile de revenir sur l’utilité de cette folie stalinienne, totalement en inadéquation avec les projections futures. Il a été imposé au forceps sur la nature, les paysans, la diversité, et pour tout dire l’intelligence. On trouvera facilement dans la presse, et sur Internet, les éléments de compréhensions nécessaires. Autant dire, la raison de se taper la tête contre le mur !

Libre à chacun de se faire une opinion en ayant bien en tête tous les enjeux futurs. Le bétonnage des sols a atteint des limites, et seul celui des esprits semble la seule possibilité de continuer dans cette voie triomphante, ne s’embarrassant pas des dégâts collatéraux. 

Tout est bon comme justification, afin de rouler à fond dans la nuit, le pied sur le plancher, plus vite que vous ne pourrez jamais aller, sur une autoroute du groupe Vinci !

 Au revoir et à bientôt !

Sachant qu’il faudra payer à la sortie. 

Et que les chiffres n’ont pas fini de grimper. Pas celui seulement des 556 millions d’euros, largement sous évalués, l’état étant contributeur pour 246 millions. Non, je ne parle même plus de gros sous, mais de qui est la préoccupation des contestataires du projet : La préservation et la transmission de notre patrimoine aux générations futures !

Certains contestataires parlent de « l’ayraut-port » en ironisant… Pour mémoire, le projet de l’aéroport remonte à 1963. Un serpent de mer en bitume plus vieux que celui de l’extension du camp militaire du Larzac, de la centrale nucléaire de Plogoff !

Voilà des noms de batailles qui disparaissent de la mémoire collective. Il est temps de rétablir l’histoire immédiate, si l’on ne veut pas se mettre à bégayer et à reculer. Ces projets fous, jugés hier indispensables au rayonnement de la France et aux développement de ses énergies, civiles et militaires, mobilisèrent pendant des années médias, populations, lobbies, politiciens….On sait ce qu’il advint de ces histoires, ou les chars d’assaut et les brigades de CRS s’opposèrent déjà, aux tracteurs et à leurs remorques chargés de manifestants.

 Les tracteurs et les paysans, eux, se rappellent. Un tracteur, comme un éléphant garde en lui la mémoire du sillon. Quand le tracteur est présent, on a beau dire, ça donne du poids !

Ca veut dire tout de même quelque chose au niveau du signifiant, ces paysans qui comptent pas leurs heures, mais qui n’hésitent pas une seconde à s’investir, pour venir dire ce qu’ils pensent de ce saccage programmé. Plus de 520 à converger vers Nantes. On se serait cru dans le seigneur des agneaux, avec les arbres et les forces de la nature rappliquant pour vaincre les forces du mordor bardés dans leur cuirasse et leur arrogance. Néanmoins, aucune violence, rien qu’une décision inébranlable : Ils ne se laisseront pas enterrer par les technocrates et les bétonneurs.

 

Ils nous imposent une image : Ce combat n’est pas celui de quelques groupuscules autonomistes, anarchistes ou demeurés, comme on voudrait nous le faire croire, mais bien celui de toute une population diverse ! Ceux qui travaillent sur cette terre étant le fer de lance.

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CDEQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.reporterre.net%2Fspip.php%3Farticle5458&ei=8RIKU8LKO4aT0QWC3oCwBg&usg=AFQjCNF2xmRl-mhLFsKwVX4JH9AV1Rh7FA&sig2=xmh2jhgqLnAbgQr-hUa82Q

Comme à Kiev, régnait une sainte ferveur, mais version cool et celtique, voir familiale. Je dis ça parce que j’y étais, d’abord, et que je reste ébahi par le traitement que la presse et les médias donnent ce matin de cette affaire.

Les organisateurs attendaient 10 000 personnes. Ors, ce sont 20000 selon les officiels, et 50 000 selon les militants, qui ont défilé hier dans le centre ville. Les forces de police étaient impressionnantes, autant en nombre, qu’en équipements, sanglés dans leurs tenues de robocops !

La manifestation s’ébranle après une gavotte intergénérationnelle, des gens de tous horizons et de tous âges. On rit, on mange des sandwichs. Certains sont déguisés de feuillage, afin de proclamer le vol de la nature. Une cabane pittoresque se construit dans un arbre. José Bové à quelques encablures est interviewé par une journaliste, Mélenchon par un autre. A trois heures, nous passons devant un local commercial appartenant au groupe Vinci, passablement dévasté.

 L’hôtel de ville est lui aussi couvert d’inscriptions. La aussi, on peut s’interroger sur le fait qu’il n’est curieusement pas bénéficié de protection policières efficaces. Les forces en présence sont pourtant énormes, mais se tiennent cantonnées immobiles derrière les barrières métalliques qui ceinturent les rues.

Près du château d’Anne de Bretagne, la manifestation s’éparpille en groupes, avant de se reformer, avec plus ou moins de consistance : De l’autre coté de l’immense place, une grue a été incendié, et la fumée se combine avec les gaz lacrymogènes pour désorienter la foule des manifestants. La fête est gâché. On n’est pas venu pour en découdre, ni casser le matériel public ou privé, Vinci ou voilà.

 Des abris bus incendiés, quelques boutiques taguées, des vitrines brisées, des exactions qui se sont prolongées ensuite, d'une façon semblant orchestrée. Evidemment très condamnables, mais marginales, elles ont en tout cas eut bien des incidences : Celle d’enclencher la répression, et de mettre un terme prématuré à la manifestation.

Sur la place de la petite Hollande :

 Place elle aussi bien nommée, bordée par de longues files de tracteurs. Des gens discutent, tranquillement. Elle aurait du être au centre des prises de paroles, mais celles ci ne seront pas possibles, avec les fumées, et les détonations de grenades assourdissantes.

 En fond de décor, les consommateurs tranquilles, assis autour de tables de bistrot, avec leurs gosses, sont tout à coup obligés de dégager en courant, abandonnant leurs affaires, gênés par les lacrymos des CRS, éclatant à quelques dizaines de mètres.

Qui étaient ces encagoulés ? Des anars, des autonomes, des provocateurs, des infiltrés, des Black bloc , « originaires de notre pays ou de pays étrangers ? », comme le suggère Manuel Walls.

Assurément, la main du crétin qui a inscrit sur un magasin « Vive le feu ! », n’était pas la même que celle du paysan qui a peint cette phrase, sur son tracteur : « Occuper, cultiver, résister ! »

Outre ces interrogations classiques qu’on peut se poser d’ailleurs à chaque manifestation, à savoir « Mais à qui profite le crime, et qui l’organise, ou le laisse filer ? »

Est-il opportun d’évoquer peu d'histoire, et les coups de billards à trois boules ?

 Se souvenir tout de même que les coups tordus appartiennent à la gestion des manifestations, et de toutes sortes d’oppositions. L’important est de discréditer, puis de s’indigner. Je n’irais pas m’appesantir inutilement sur l’incendie du Reichstag, en 33, attribuée faussement à un communiste, et qui permit la mise en oeuvre de cette fameuse nuit de cristal par les nazis.

Sauf qu’en cette année 14, hors des tranchées, ces éléments d’histoire ne font de tort à personne. Il faut toujours évaluer, mettre en perspective, comprendre d’où nous venons.

Même si l’histoire n’est pas finie, nous sommes tout de même maintenant en démocratie. Tiens, comme en 1985, sous étiquette socialiste, d’un président à l’autre, encore une farce de l’histoire. 1985, rappelez vous pour ceux qu’étaient nés : C’est l’année de cette affaire du "Rainbow warrior", fameux plantage des barbouzes de la DGSE, qui ridiculisa la France, et la mit au banc de la communauté internationale. Afin de se débarrasser de ces emmerdeurs d'écologistes, qui portaient tort au lobby des essais atomiques, des agents font sauter le navire amiral de la flotte Greenpeace, dans le port d'Oakland, maquillant lamentablement leur forfait !

 https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&sqi=2&ved=0CC8QFjAA&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FAffaire_du_Rainbow_Warrior&ei=PWAKU_3-FpOu7AaYtoCoBw&usg=AFQjCNFf_gTi4TIPLE5b209HRhhY6pP_bg&sig2=E-gtz0Os_9gSMFXzHdPqPA&bvm=bv.61725948,d.bGQ

Le jour du lendemain :

 Trop de journalistes ont en tout cas oublié l’essentiel, après cette manifestation, tétanisés par les vitres cassées. Je ne parle pas pour la manif de Kiev, où ils ont été admirables d’analyses et de pertinence, mais de celle Nantes, où ils ont chaussé leurs gros godillots de bas du front, relayant les officiels, drapés virginalement dans une indignation surjouée et opportune.

Rien de plus pratique, en effet, que de passer de la situation d’agresseur, à celle d’agressé, et de passer l’objet de la révolte au placard.

Plutôt que de s’interroger sur l’importance de la manifestation, et à ses causes humaines et environnementales, ces journalistes ont penché exclusivement en faveur de l’analyse des conséquences matérielles, comme des agents d’assurances zélés.

Quelques titres dans la presse écrite, pour ne pas parler de celle parlée…

Le Point : Scènes de chaos à Nantes.

Le Parisien : Walls dénonce une guérilla urbaine…etc., etc…

Ouest-France : La manif dérape à Nantes….Jean-François Marival, journaliste au au journal, dans sa rubrique "centre ville dévasté", en page 3 du supplément actualités, a même trouvé un opposant du Sud-Loire, qui restera néanmoins anonyme, pour lâcher ces mots, après avoir constaté les dégâts : « Ca va trop loin, je change de camp ! »

N'est ce pas ce qu'on appelle en faire un peu trop ?

Et l’on aurait presque envie d’en rire devant tant d’effort et de flagornerie.

Presque du Marivaux !

Jean-François Marival aurait-il trouvé un ukrainien, à Kiev, consterné, au pied d’un abri bus incendié, pour abandonner sa pancarte, et réclamer un retour de l’ordre, de l’orthodoxie, oublier la cause, Ioulia Timochenko, ses nattes blondes, la fièvre des grands soirs, les petits matins qui chantent ?

 Mais décidément, nos belles plumes outragées ont choisi leur camp, en ce jour, et il n’est pas dit qu’ils aussi cocardiers qu’à Sotchi !

Voilà ce que c’est qu’un esprit libre !

Kiev restera la belle, et Nantes, la cancre !

 A chacun d’imaginer quel est le big brother, agissant dans l’ombre, avec ses engins de chantier, tirant sur la manche des décideurs, fournissant du papier, de l’encre et des idées, à ces apôtres zélés.

Ce qu’on peut être parano par les temps qui courent !


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54 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 25 février 2014 09:43

    Les médias nous racontent le storytelling, rédigé par les communicants du pouvoir.

    Les « anti-fas » -complètement débiles- servent les intérêts pour pouvoir PS en s’opposant à la montée du FN, on leur donne carte blanche et les laisse multiplier les exactions, afin de pouvoir ensuite les mettre sur le compte des opposants ... Il faut évidemment présenter les choses bien autrement.
     Les médias sont là pour cela.

    L’UE a besoin des réserves de minerai -à mon avis, c’est perdu- et des terres de l’Ukraine, on y encourage -si ce n’est dirige- un coup d’état avec l’aide de l’extrême-extrême ... droite nazie. On présentera cela comme une juste révolte populaire ... Nos journalistes savent faire cela, non ?

    La totale perte de crédibilité des grands médias montre bien que de moins en moins de monde est dupe des mensonges et de la manipulation. Les médias écrits ne survivent qu’en multipliant les articles racoleurs (le vrai prix de votre maison, les placements d’avenir ...etc). Sans les dizaines de millions (17-18 pour le monde et libé), ils auraient fermé boutique. Ils n’ont plus aucune indépendance vis à vis du pouvoir.

    Et le dernier lieu d’expression libre -internet- sera surement contrôlé à court ou moyen terme.

    Comment appelle t-on un système pareil, déjà ?


    • Fergus Fergus 25 février 2014 09:49

      Bonjour, Alpo.

      Expliquez-moi en quoi les actions, souvent débiles et excessives, des antifas sont un frein à la montée du FN.

      Si, comme je le pense, ce parti doit aller vers l’échec, ce sera par la démonstration de son incapacité à aller au bout de sa démarche et par l’exemple donné, ici et là, de ses atteintes à la démocratie et de son intolérance, comme cela avait été le cas dans les municipalités que le FN a dirigées.


    • Fergus Fergus 25 février 2014 09:46

      Bonjour, Bakerstreet.

      Pour ce qui est de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, j’admire vos convictions. Pour ma part, je reste très circonspect. Certes, il y a sur le net, comme vous le rappelez, pléthore d’arguments contre cet aéroport. Mais, sans doute portés par des personnes ou des associations moins virulentes, il existe également des arguments contraires tout aussi pertinents.

      Or, à ce jour, et malgré les milliers de manifestants qui ont défilé en différentes occasions, je note qu’une large majorité des élus du Grand Ouest, de tous bords politiques, écolos exceptés, continue de se montrer très favorable à la construction de cet ouvrage en vue de développer les échanges régionaux intra-européens, ce que ne pourrait assumer l’actuel aéroport de Nantes. Rappelons au passage, que cet aéroport est source de nuisances pour les Nantais et que son éventuelle extension mettrait en péril les équilibres écologiques du lac de Grand- Lieu.

      Outre les élus largement favorables à ND-des-Landes, de la région nantaise jusqu’en Ile-et-Vilaine et dans le Morbihan, les amis nantais eux-mêmes, là aussi de différents bords politiques, y sont très majoritairement favorables

      Le bon sens est-il du côté de ceux qui veulent éradiquer ce projet ? Est-il du côté de ceux qui continuent de le soutenir ? Je ne parviens toujours pas à me faire une opinion définitive malgré des origines paysannes et un a priori favorable aux causes écologiques. C’est pourquoi j’admire vos certitudes.


      • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 10:15

        Fergus


        C’est d’abord la colère qui m’a fait réagir. Il semble que les médias ce matin commencent un tout petit peu à s’apercevoir qu’ils ont font un peu trop, question bétonnage et manipulation, et soient moins au garde à vous du pouvoir. 

        Une chose qu’on apprend ici : C’est qu’on peut travestir totalement la réalité. Qui des scènes de chaos, de ville délabrée : Quelques abri bus, et pavés défaits, des murs tagés en effet, produit de quelques excités incontrôlables, ou contrôlés, par qui ?
        Rue 89, et un article de médiapart donnent, eux, une vision plus cohérente de ce qui s’est passé.http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/24/nddl-jetais-a-manif-nai-vu-meme-chose-les-teles-250203

        Il y a eut une exagération intentionnelle et surjouée de ces incidents, pour masquer le succès de cette manifestation, où les forums n’ont pu être tenus.
        A qui profite le crime ?
        Etonnant tout de même que toute la vieille culture de la manipulation ne fasse pas surface, et ne les laisse par plus prudents dans leurs analyses partisanes. 
        Où étaient les journalistes indignés ?? On ne les a pas vu dans la manif ? Pas revenus de Kiev, ou plutôt de Sotchi, un autre égarement de béton ?

        Que les élus du Ps soient favorables, au projet, quoi détonnant, quand la direction donne la direction donne la voix à suivre. Comme l’étaient les élus de droite à l’époque de Plogoff, et ainsi de suite...Avoir voté pour la gauche comme d’autres gens, ne m’a laissé pour autant l’impression de leur avoir signé un chèque en blanc, comme beaucoup d’autres gens. 
        Du reste, cela dépasse les partis, qui résonnent comme des partis. 

        Les certitudes sont parfois difficiles à avoir, en notre époque incertaine, mais pour cette affaire, elles sont entières, et viennent avant celle de l’analyse purement économique, du cœur, de la croyance en ce que certains concepts l’emportent sur d’autres, très douteux

        Faites donc un petit tour sur le site promu, vous saisirez la portée du scandale : C’est ce qu’a compris les participants à cette manifestation, il y a un an, se donnant la main dans une chaîne de solidarité, tout autour de notre dame des landes....

        Bon, je vais pas donner dans le Giono, mais ce pays de bocage est magnifique, bourré d’essences d’arbres variés. Bon dieu, des gens vivent là depuis des siècles. On nous refait le coup de Muroroa , de Plogoff et du Larzac !

        Au niveau économique, les études des cabinets indépendants sont en contradiction avec les études officielles : Cet aéroport n’a pas de nécessité, le pays en étant déjà équipé, les tendances à venir incertaines. 

        Avez vous ce grand aéroport en Espagne, livré clés en main aux collectivités locales, et sur lequel par un avion ne se pose ? 

        Tous ces gens qui ont soutenus ce projet pharaonique maintenant, se font tous petits, se font oubliés, ne veulent plus en entendre parler.....

      • Fergus Fergus 25 février 2014 12:14

        @ Bakerstreet.

        Désolé, mais la comparaison entre ND-des-Landes et Plogoff ou le Larzac n’est pas du tout pertinente.

        A Plogoff, sans même parler des aspects négatifs sur le plan environnemental de l’implantation d’une centrale nucléaire, c’est l’un des plus grands sites maritimes français (et même européens) qui aurait été impacté et défiguré : celui de la Pointe du Raz.

        Sur le Larzac, que je connais très bien (je suis un fan des Causses), c’était encore plus spectaculaire : non seulement l’extension du camp aurait défiguré l’un des causses majeurs et donc un territoire à très forte personnalité, mais cela se serait fait au seul bénéfice des militaires pour exercer des manœuvres qui pouvaient parfaitement se dérouler dans le camp existant ou sur d’autres champs de manœuvres ; cela dit sans même tenir des perspectives de diminution des troupes qui étaient déjà dans l’air du temps.


      • Fergus Fergus 25 février 2014 12:18

        @ Bakerstreet.

        D’accord sur l’ampleur des dégâts de Nantes, ville que je connais aussi très bien pour m’y rendre assez fréquemment : ils ont manifestement été montés en épingle, mis en images avec complaisance, et assez largement surévalués pour discréditer la manifestation. De là à insinuer qu’il y a eu instrumentalisation de la part du pouvoir, comme l’affirment certains, il y a un fossé que je me refuse à franchir, eu égard à la personnalité de la majorité des casseurs.


      • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 16:08
        Fergus

        C’est juste une hypothèse que j’avance, en rapport justement avec cette étrange falsification des événements : Passer de la situation d’accusés à celles d’accusateurs !. 
        Un vieux coup tout de même, pour ceux qui connaissent la réalité d’une lutte, et les choses étranges qui peuvent se passer en coulisse, comme dans toute forme de politique.
        Le coup de main des médias m’ont vraiment beaucoup impressionné aussi.
        Du reste, c’est vrai, par les temps qui courent, en dehors même des stades où ils s’agissent, il existe des bas du front pour profiter de l’ambiance, et se servir, en terme de violence, ou même de vols, comme on a pu les voir, descendant en grappes, dans les villes. Ces bandes sont un nouvel élément du paysage urbain, un retour au moyen age, aux routiers qui sévissaient sur les routes. 
        Les amalgamer aux opposants, est indigne, et lourd de sens, quant à la falsification.

        J’en ai tout de même entendu taxer les opposants de casseurs, et mettre en doute la légitimité de toute manifestation à venir, avec des éléments de langage comme celui-ci : « Ca suffit maintenant ». 
        L’intelligence s’adapte simplement aux événements. 
         
        Je note l’exaspération du pouvoir quand elle piétine devant cette affaire.
        Je note que les fais sont galvaudés, que les micros ne sont pas tendus aux manifestants, qu’on ne voit guère les tracteurs, 500 tout de même, qui représentent quelque chose au niveau de la réalité d’un combat, qui est à rapprocher évidemment de Plogoff et du Larzac : Des sites naturels sacrifiés, des études partisanes et bâclées. 
        Le report du projet s’est inscrit sur ces éléments dénoncés, et invalidés par la justice.

        Les casseurs malheureusement ont toujours profité de ce genre d’événements. 
        On sait très bien, et vous le savez aussi , peut être pas pour cette manif, mais pour d’autres, que des infiltrés essaient aussi de détourner les choses à leur avantage. !
        Il s’agit de jouer sur l’opinion, sur l’image. 
        La grande affaire, gagner la bataille de l’opinion.. 

        J’ai donné quelques éléments d’histoire, des coups de barbouzes, à propos de l’affaire du « Rainbow warrior », toujours utiles à connaitre pour ceux qui ne les ont pas vécu. J’aurais pu en citer cent autres, j’aurais pu parler de l’affaire du plasticage dans une des fermes du Larzac, qui faillit tuer toute une famille. 

        J’ai parlé avec des jeunes à la terrasse d’un café de ces affaires, mis à part le Larzac, on ne connaissait pas, ou juste de non. Et oui, c’est ainsi, j’ai mis un temps moi aussi pour connaitre les événements d’Algérie, dans les années 70, ayant été trop jeunes,pour les analyser dans les années 60.

        J’ai tenté dans ce texte de passer d’une affaire à l’autre, avec quelques gymnastiques, et allégories. Je parle du transport révolutionnaire des foules, en termes de métaphores, mais ceci n’est pas une analyse stricte et pertinente de ce qui se passe en Ukraine. 

        Sachant que les choses difficiles commencent vraiment au matin, et que l’on ne solde pas l’histoire en une nuit de fièvre. J’ai voulu surtout comparer les tons des journalistes, en m’amusant un peu, car je n’ai jamais réussi à avoir le discours sombre et terne de certains militants. L’humour et la vie étaient des éléments essentiels des gens qui ont défilés, samedi. On ne les a guère vu à la télé, dans les journaux. 

        Faut il que l’humour et la vie soient révolutionnaires. Il n’y a pas que Charlie Chaplin, « du dictateur », pour en être convaincu et en jouer. 

        Et que l’humour parvient parfois à faire tomber les masques, ou en tout à parvenir à se rapprocher sur l’élément essentiel : L’humanité, la vie, le partage, notre survie collective.

      • alinea Alinea 25 février 2014 23:11

        Bon sang Fergus, mais qu’est-ce qu’on a à braire de tous ces cons qui prennent l’avion : et encore, il y en a assez ailleurs !


      • agent ananas agent ananas 26 février 2014 01:03

        Fergus
        Outre l’impact écologique, on peut s’interroger sur les retombées économiques du projet. La région nantaise à besoin d’un aéroport pour exporter ses « petits beurre » et son « gros plant » ? A moins de vouloir exporter les navires du chantier de St Nazaire en pièces détachées, NDDL s’apparente à un autre « éléphant blanc » dont le seul bénéficiaire est Vinci et ceux qu’il a corrompu.

        Bakerstreet
        Vous résumez fort bien dans votre message précédent les techniques de manipulation dont Edward Bernays le théoricien de la propagande et des relations publiques n’aurait pas désavoué.


      • Fergus Fergus 26 février 2014 09:14

        Bonjour, Agent Ananas.

        En matière d’écologie, il y a un danger autrement plus grand avec les projets d’assouplissement de la loi littorale. Perdre un peu de bocage du côté de ND-des-Landes serait certes dommageable pour l’environnement, mais pourquoi ne voit-on pas les mêmes levées de bouclier ailleurs en France lorsque l’on détruit des surfaces énormes pour implanter de vastes zones commerciales ? Et que dire des espaces naturels magnifiques qui sont défigurés par des parcs d’éoliennes, jusqu’aux portes de mes cousins paysans en Auvergne ?

        Autre chose : on met en avant la lutte des agriculteurs de ND-des-Landes, mais en oubliant sciemment de rappeler que la majorité d’entre eux avaient accepté sans sourciller le principe des indemnisations. Je veux bien croire qu’il y a des motivations pures dans le combat des opposants, que ce soit pour des raisons écologiques ou économiques, mais les militants anti-aéroport eux-mêmes (j’en ai débattu à plusieurs reprises avec eux à Rennes notamment, mais aussi à Nantes) reconnaissent qu’ils sont assez largement infiltrés par des anarchistes ultra qui n’ont rien à battre de ces questions.

        Faut-il ou non construire cet aéroport ? A ce jour, je n’ai toujours été convaincu ni par un camp ni par l’autre.


      • agent ananas agent ananas 26 février 2014 13:46

        Fergus

        Oui les éoliennes sont une pollution « visuelle », mais elles ne mettent pas en péril les éléments indispensables à la vie, à savoir la « terre », « l’air » et « l’eau ».
        Si vous voulez jouer au jeu des comparaisons au lieu de rester concentré sur le projet NDDL et afin de vous rafraichir la mémoire, le tunnel du Somport et la ligne Lyon-Turin furent aussi des projets controversés farouchement opposés par les populations locales et au delà.
        Vous faites l’impasse sur les retombées économiques du projet NDDL ?


      • howahkan howahkan Hotah 25 février 2014 10:14

        Salut..ah Kiev sujet de la semaine, on a eu l’affaire Valls, le genre, les jeux olympiques, le FN,le cul d’un président etc demain ce sera quoi ?peu importe du moment que l’on n’aille jamais au fond des choses , ce qui est le cas depuis 5 à 10 000 ans .. !!!

        l’empire s’en tape du reste, et des sujets etc ...l’histoire des humains est aussi l’histoire de demain on rase gratis.. un jours, il y a déjà un certains temps « je » passe devant un coiffeur ou est installé la pancarte « demain on rase gratis » ...chouette se disent des dizaines de personnes qui la voient, et le lendemain plein de gens s’installent en attendant leur tour et quand vient le premier a s’assoir, le coiffeur demande : oui alors quelle coupe ? le gars lui dit : je viens pour le rasage gratis, et là le coiffeur lui montre la pancarte : demain on rase gratis......

        certes l’histoire vraie est a remettre dans son contexte plus actuel,mais le fond reste le même, a chacun d’en faire ce qu’il veut ou de la jeter..

        morale : demain restera toujours un mirage .Vivre c’est là , changer aussi..

        Les Loups et les Brebis

        Après mille ans et plus de guerre déclarée,
        Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
        C’était apparemment le bien des deux partis ;
        Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
        Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
        Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
        Ni d’autre part pour les carnages :
        Ils ne pouvaient jouir qu’en tremblant de leurs biens.
        La paix se conclut donc : on donne des otages ;
        Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
        L’échange en étant fait aux formes ordinaires
        Et réglé par des Commissaires,
        Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
        Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
        lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
        Messieurs les Bergers n’étaient pas,
        Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
        Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
        Ils avaient averti leurs gens secrètement.
        Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
        Furent étranglés en dormant :
        Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
        Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en échappa.
        Nous pouvons conclure de là
        Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
        La paix est fort bonne de soi,
        J’en conviens ; mais de quoi sert-elle
        Avec des ennemis sans foi ?


        • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 10:27

          howahkan Hotah


          Le pouvoir nous rase en tout cas avec cette histoire, et ce ne sera pas gratis. 

          Mais c’est vrai, la manipulation et les promesses sont toutes aussi patentes. 

          Pour Kiev, je me suis mis dans l’atmosphère magique de la nuit d’Ukraine, mais je sais bien que pour Ioula, boucle d’or, au pays des ours, la partie sera rude pour savoir qui va remplir maintenant l’assiette de soupe, avec Poutine couché dans le lit du haut, et qui n’a pas l’intention d’en dégagé, quitte à se transformer en psychopathe killer d’une série américaine très mauvaise, si les choses s’embrouillent, ou qu’il ne les embrouille à loisir. 

          Car c’est dans la nature du psychopathe d’agir ainsi, comme c’est dans la nature de l’ours d’avoir des griffes et de s’en servir ( proverbe ikrainien). 

          Si j’étais cynique, je dirais que je compte beaucoup sur Tintin pour la tirer de ce mauvais pas, elle et les siens. 
          Ou alors les saintes icônes.
          Entendez le papier monnaie....

        • howahkan howahkan Hotah 25 février 2014 10:52

          poutine psychopath killer, je trouve cette affirmation totalement gratuite bakerstreet, alors que l’empire démocratique du bien tue partout sur la planète là ou il y a a voler , désorganise, détruit ,corromps , meurtrit les corps et les âmes etc etc..quelque chose derrière pour étayer ?
          Car au palmarès des serial killers....euh...........il n’aurait pas une médaille..

        • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 16:22

          howahkan Hotah (


          Je doute que Poutine soit supporter des indiens, je l’imagine plutôt en général Custer !

        • Scual 25 février 2014 10:17

          Les médias se foutent de nous sur l’Ukraine, mais alors un article qui en parle en omettant de préciser que c’est les nazis qu’on soutient là-bas se fout encore plus de notre gueule !

          Les nazis sont en train de prendre le pouvoir en Ukraine contre un gouvernement démocratiquement élu en utilisant des moyens étrangers, 5 milliards de dollars directement versés par les USA : ça s’appelle un coup d’État, pas une révolution. Une révolution c’est quand la majorité de la population se révolte contre un pouvoir illégitime, pas quand une ethnie seulement se révolte et cherche à renverser un pouvoir légitimement élu.

          Bref cet article qui parle des médias, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, vous en savez déjà plus rien qu’en lisant mon petit message.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 février 2014 10:51

            Bonjour,
            vous dites que les journalistes tendent souvent à "accorder plus d’importance aux chiens écrasés dans le département de la Creuse ou de l’Aveyron, qu’à une séisme qui s’est passé aux Philippines".

            Je suis bien d’accord avec vous ; ne trouvez-vous pas que cette jolie formule s’applique parfaitement à cette histoire d’Ayraultport ?

            Pour moi qui ne suis pas résidant en Loire-Atlantique, pouvez-vous m’expliquer en quoi cette histoire me concerne ?
            Je suis sûr que tous les opposants ont de bien bonnes raisons d’en être mécontent, et que la bonne ville de Nantes a de non moins bonnes raisons de vouloir agrandir son Ayraultport, mais les enjeux m’échappent.

            Je n’ai pas d’avis sur cette question primordiale pour l’avenir de l’humanité et je me contrefiche de ces histoires de Basse et Haute Bretagne.
            On a l’impression que la capitale de la France s’est, depuis quelques mois, déplacée quelque part entre Brest et Nantes, ne trouvez-vous pas ?


            • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 11:10

              D’abord, 40 000 personnes, 500 tracteurs affluants dans une ville pour remettre en cause un programme qui va faire disparaître, 600 hectares de bocage, d’habitation et de vie, ce n’est pas vraiment comparable à un chien écrasé, et à coté de ça, les breloques de Sotchi 2014, ou encore de Munich 1936, me semblent misérables. 


              On peut toujours dire que rien ne compte, Hiroshima, Auschwitz, remettre en cause l’échelle des valeurs. Le discours psychopathique est très fort en ce sens.
              Il s’agit de nier la gravité des faits, ou de mettre tout sur le même plan, ce qui revient exactement au même. Je garde toujours en mémoire cet excellent film de Carol Reed : Le troisième homme, qui plonge aux racines du mal..
              .Ca n’a pas vieilli d’un pouce.

              Les enjeux vous échappent, mais ils n’échappent pas aux paysans du coin, ni à ceux qui ont une conscience universelle. Car à se moquer d’un événement sous prétexte qu’il est loin de votre fenêtre, ou que les flics n’arrêtent après tout que votre voisin, il ne faudra pas vous étonner quand ils viendront vous chercher, et qu’il n’y aura personne pour vous défendre. 

              Il y a des combats, qui de tout de façon, vous grandissent, dans votre engagement, dans les rencontres que vous ferez, dans les choses que vous apprendrez. Reste à éteindre la télé, à se mettre au contact des gens vrais. 

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 février 2014 11:40

              On a bien compris que la Bretagne est le centre du monde, que les opposants à l’Ayraultport sont de modernes résistants, etc, etc.

              Effectivement, vous auriez pu garder votre Jean-Marc à Nantes.


            • Wilemo Wilemo 25 février 2014 15:25

              Tout à fait d’accord avec vous.


              Dans une méthode démocratique de la prise de décision, il importerait de limiter le processus délibératoire à ceux qui y seraient soumis (ce qui n’empecherait aucunement à quiconque de faire force d’analyse et de proposition).
              Y sont soumis : ceux qui vivent à proximité (NDDL), ceux susceptibles de l’utiliser (grand ouest) et ceux qui payent ! Le fait est que, via la participation nationale, vous y êtes soumis ! ;)

              Ce projet crisatllise des tension, certes, et la tenacité (pour ne pas dire la violence) des oppositions omnubile les médias nationaux. Je le déplore également, car il serait tellement plus simple d’engager des processus démocratiques transparents pour éviter les conflits : on parle, on propose (expression), on dégage les conséquences (analyse), on se porte garant des conséquences (cf : le « pacte de responsabilité » dans un tout autre domaine), on évalue indépendamment les conséquences, et on laisse le public soumis aux décisions délibérer.

              Je suis rennais, je me sens concerné (des pubs urbaines nous ont vendues l’aéroport grand ouest), et je dois dire que ce processus est absent. Du coup, je ne cautionne ni n’excuse les accès de violence qui ont fait de ce lieu le centre médiatique de ce week end (et d’autres), mais je les conçois, et il me semble que ça serait aux institutions d’en répondre.

            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 25 février 2014 15:54

              Avec des citoyens aussi faciles à convaincre que Lucky, la corruption a de beaux jours devant elle. Avant de dégainer il aurait du regarder sa cible, ça lui aurait évité de se tirer une balle dans le pied... 

              Alors comme ça, « Nantes se prend pour la capitale », donc pour vous la politique en France c’est Paris. Le reste c’est les « vite-dit ».

              Désolé mais pour rappel : la dette de l’état français : à la louche 1500 milliards d’euros, soit 94 % du PIB.

              Est-ce que ce projet regarde tous les citoyens ? Vu le contexte économique du pays et le coût du projet, oui évidemment. Mais bon... si vous préférez voir ça sous l’angle du chien crevé.

               Ce projet n’est rentable à long terme que sur des scénaris hyper optimistes (que Corinne Lepage a mis en avant dans cet article). En signant la concession, l’Etat s’est engagé à verser notre pognon à Vinci, que le projet ait lieu ou pas... mais bon, au point où on en est, qu’est-ce qu’on en a carrer, hein Lucke ?

              Monter en épingles les violences par le truchement des médias permet au gouvernement de ne plus avoir à se positionner pour ou contre ce projet, mais simplement de se présenter unanimement contre « l’ultra-gauche », et donc implicitement contre le projet. 

              Le point commun avec Kiev : prendre une minorité de l’opposition pour discréditer toutes contestations aux yeux de l’opinion publique. Pour que tous les Lucky vident leurs chargeurs sur les chien déjà morts.

              Grâce à internet le premier round médiatique fût gagné par les Zadistes. Grâce aux médias, Vinci vient d’emporter le second. Je ne leur donne pas deux mois pour relancer travaux et expulsions.

            • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 16:18

              Olivier


              Lucky Luke, c’est très bien, mais il faut en sortir.


               Je vous conseille « la stratégie du choc » de Noamie Klein. 
              C’est un peu épais à boire, mais ça se digère très bien.
              Sinon, vous me prendrez« L’art de la guerre » de Sunzi, à raison de quelques pages par jour.. 
              Rassurez vous, ce ne sont pas des écrivains bretons.

              Mais avant ça, faire un tour chez l’ophtalmo, pour changer vos lunettes. 
              Votre champ visuel me semble aussi un peu restreint. 
              A ne pas voir ce qui se passe sur les cotés, on finit par se planter !

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 février 2014 18:58

              Des controverses comme ça il y en a tout le temps.
              En fait dès qu’il y a un projet d’envergure, il y en a, avec souvent d’excellents arguments de part et d’autre.

              D’où mon problème : ne pouvant pas être partout, je n’ai pas le temps de prendre la mesure de l’ensemble de ce vaste et passionnant problème et je me déclare donc incompétent.

              Mon seul sentiment, c’est que cette histoire amuse bien la galerie : pendant qu’on parle de ça on ne parle pas d’autre chose.

              Vous feriez bien d’y songer (un peu)


            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 25 février 2014 19:48

              Etrange sentiment, car en fait, cela fait plus de trente ans qu’on n’ en parle pas de ce dossier. 


              J’ai plutôt le sentiment qu’on nous parle de Dieudonné, de la maîtresse du président, de tout un tas de conneries, sur lesquelles tout le monde a un avis, contrairement à ce genre de projet, où on nous explique (dans des émissions comme C dans l’air) que c’est trop compliqué, qu’il nous faudrait des spécialistes pour trancher.

              Je n’ai pas besoin de spécialistes pour comprendre qu’on nous prend pour des idiots de A à Z.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 février 2014 09:54

              anti nucléaires contre pro nucléaires.
              Vinci contre des-croissants.

              lobbys contre lobbys
              andouilles contre andouillettes smiley


            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 10:31

              « Andouilles contre andouillettes. »


              Le point commun c’est que pour être bon, il faut que ça sente un peu la merde.

              Ne pas avoir d’avis et le revendiquer comme une sorte de droit = sauté de mouton. smiley

            • Shawford Shawford43 26 février 2014 10:35

              J’ai une cargaison de ch’tites noisettes en échange, on fait un deal ? smiley


            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 10:49

              ça roule man !


              Fais peter les noisettes !

            • Shawford Shawford43 26 février 2014 10:52

              Taratata, faut montrer patte blanche IRL d’abord. Légitime, ISN’IT ?


            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 11:06

              Absolutely of course. 


            • Shawford Shawford43 26 février 2014 11:08

              Et donc on a le plaisir de se connaitre in the real life, très cher ?
              Est on en relation directe notamment par les réseaux sociaux d’une quelconque manière. ?

              Merci de m’affranchir au plus vite... OU VA chier LOSER.
              OVER

            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 11:18

              Tout dépend, moi je suis branché sur le réseau arbre (Anarchiste Rebelles Bisounours Révolutionnaires Écocitoyens) , rapport aux nuts qui s’y trouvent.


               I am a looser man. 



            • Shawford Shawford43 26 février 2014 11:30

              Fais confiance à Sam Sam, il saura remonter la piste de la morille, Cabron smiley


              Pour le reste, s’il t’arrive ça un jour, ben désolé, c’est la life man, chacun ses choix.

            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 11:47

              On ne fait pas la chasse à l’écureuil impunément.


              Cuidate pendero smiley

            • Shawford Shawford43 26 février 2014 11:50

              Voui voui voui, I know, I know now, ce que je sais pas encore, c’est juste si tu cherches à m’explorer le gland ou pas, tarlouze smiley


            • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 26 février 2014 12:54

              Eh voilà, on me tend des noisettes sous le nez pour ensuite me menacer avec une volée de marrons, tout en me suspectant d’aimer les fruits du chêne. 


              Sont les sangliers qui bouffent les glands.

            • Shawford Shawford43 26 février 2014 12:58

              Bon oki, je sors les bulles de champ dont tu ne veux rien savoir et te mets une queue en tire bouchon à la place.


              STAY TUNED ..6°

            • JL JL 25 février 2014 10:55

              Peut-on parler des événements récents en en Ukraine sans parler de Svoboda ?

              A noter que Svoboda veut dire Liberté comme Pravda veut dire Vérité. ça laisse rêveur.

               ’’Tout le monde connait le rôle de Svoboda dans les révoltes Ukrainiennes de ces dernières semaines pour rapprocher l’Ukraine de l’Europe, avec l’appui de BHL et sa bande, mais personne dans les médias ne relaye le fait que ce parti nationaliste avait conclu un protocole d’accords avec le FN en 2009.’’ (Par l’argentin, là)


              • bakerstreet bakerstreet 25 février 2014 16:30

                JL


                Ceci n’est pas une analyse fine des événements qui se passent en Ukraine.

                De Kiev, j’ai voulu rappeler le ton enfiévré des journalistes, en osmose avec la foule, et je le compare avec cette distanciation avec l’événement, qu’ils ont, lors de la manif de Nantes, pour ne pas parler carrément d’un parti pris, d’une caricature. 

                Pas de journaliste trottoir, ni de suivi dans le cortège. Ils semblent absents, et du reste, il étaient vraiment absents, si ce n’est qu’au départ, interrogeant quelques personnalités, dont je n’ai pas entendu par la suite les propos. S’ils ont été diffusés, ce le fut en aparté. 

              • agent ananas agent ananas 25 février 2014 11:12

                En décembre dernier j’avais aussi remarqué la différence du traitement info des manifestations de Kiev et de Bangkok.
                En Thaïlande, les manifestants sont les vilains. En Ukraine, les manifestants sont les gentils.
                Pour comprendre la grille de lecture médiatique il suffit de (sa)voir où sont les intérêts de l’Empire.

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