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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les six fleurs de La Marseillaise

Les six fleurs de La Marseillaise

La Marseillaise a été vivement critiquée, par la gauche notamment, à une époque où la notion de "sang impur" était devenue intolérable. L’autre jour, elle a été copieusement sifflée par de nombreux supporters de foot. Mais notre Marseillaise est-elle si détestable que cela ? L’obsession du refrain et des deux mots litigieux ne nous a-t-elle pas fait oublier la richesse et la force de ses couplets ? Il n’y avait que six couplets à l’origine. Voici les six fleurs de La Marseillaise. A vous de juger !

Rouget de l’Isle n’a composé que six couplets. Le septième couplet a été ajouté par un anonyme (selon le site officiel de l’Elysée où on peut aussi l’écouter). Chacun des six couplets d’origine exprime une valeur chère aux Français.

La version dite « officielle » est le texte qui suit (en gras l’idée essentielle qui semble ressortir de chaque couplet).

1er couplet : la lutte contre la tyrannie :

Allons enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

Dès le premier couplet, on comprend qu’il s’agit plus de se défendre du tyran (étranger) que d’envahir le voisin. Au nom de la patrie dont le sens est ici révolutionnaire, il faut savoir donner sa vie. Au XVIIe siècle, la patrie est encore définie comme le pays de naissance. Mais au XVIIIe siècle, les encyclopédistes, les Lumières, la définissent comme la terre des hommes libres. L’Encyclopédie, en 1765, écrit que « ceux qui vivent sous le despotisme oriental n’ont point de patrie, et n’en connaissent même pas le mot, qui est la véritable expression du bonheur ». L’amour de la Révolution et de la République fait peser sur chaque citoyen un devoir de défendre sa patrie, cette terre d’hommes libres à préserver de toute tyrannie.

Couplet 2 : la défense de la liberté contre les réactionnaires :

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Le peuple libéré de l’esclavage de la monarchie absolue ne veut pas être forcé de revenir à l’Ancien Régime, à l"antique esclavage". Les "fers" et les "ignobles entraves" appuient bien l’idée qu’un retour à l’oppression passée est absolument exclu.

Couplet 3 : la guerre aux despotes, ces ennemis de la patrie :

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

La Bruyère écrivit en 1688 : "Il n’y a point de patrie dans le despotisme" (Les Caractères, chap. X). Le mot patrie s’applique ici à la terre des hommes libres qui s’oppose à celle des despotes.

Couplet 4 : tout citoyen doit s’armer pour défendre la patrie :

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

On retrouve cette idée de nécessité d’armer chaque citoyen dans le refrain : "Aux armes, citoyens..."

Couplet 5 : la fraternité universelle entre les hommes :

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Si le thème de la fraternité entre les peuples est mis en avant, ce n’est pas sans rappeler que les despotes mettent les peuples en esclavage et doivent être combattus.

Couplet 6 : une ode à la liberté :

Amour sacré de la patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Cette conclusion en forme d’apothéose sur le thème de la liberté, liberté chérie, est aussi une exaltation ultime pour donner du cœur au guerrier de l’armée du Rhin, puisque le chant s’appelait à l’origine "chant pour l’armée du Rhin". Une exaltation guerrière, mais pas sanguinaire contrairement au dernier couplet qui est apocryphe et qui est l’œuvre d’un anonyme.

Ce septième couplet, dit "couplet des enfants," serait peut-être l’œuvre d’un curé qui l’aurait écrit en 1792. Peut-être pour accéder au chiffre sept, qui est un chiffre sacré ? En tout cas, ce dernier couplet contraste fortement avec tous les précédents (si l’on excepte toujours le refrain). Il est très macabre et vante l’esprit de vengeance ; il fait de la guerre un état permanent sans fin et souhaitable au nom du "sublime orgueil" dont on se passerait bien à l’avenir. Il porte en germe l’esprit de revanche et justifie par avance les revendications territoriales au prix du sang et sans limite. Ce couplet sinistre semble annoncer la grande boucherie de 14-18 !

Couplet 7 : le couplet macabre :

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.

On voit que si l’on s’en tient aux six couplets initiaux de La Marseillaise, ce texte n’est pas sanguinaire comme on le croit trop souvent. Ce n’est que la fixation que l’on fait sur le "sang impur" du refrain qui peut mener à contestation ainsi que le dernier couplet.

Une voix s’est élevée sur l’ordre des couplets : Christine Boutin, présidente du Forum des républicains sociaux, avait proposé de changer l’ordre des couplets de La Marseillaise en cas d’élection à la fonction présidentielle en 2007, estimant que "des jeunes dans les stades de football, dans les banlieues, pouvaient ressentir ces paroles comme une agression". Peut-on dire que sa prophétie s’est réalisée ? C’est peu probable. L’ordre des couplets est une subtilité qui échappe à l’esprit du supporter de football. Toujours est-il que l’on pourrait aisément concevoir de supprimer ce septième couplet, rajouté par on ne sait qui, car on ne peut pas dire qu’il soit porteur d’espoir et d’amour universel. Difficile de retoucher le refrain, en revanche, car ce serait modifier l’œuvre de son auteur et l’esprit de l’ensemble.

Le chant, ramené aux six couplets d’origine, se conclurait ainsi sur un appel à la fraternité universelle et sur un avertissement aux ennemis de la liberté. Il amènerait aussi le citoyen d’aujourd’hui à se rappeler les valeurs positives qu’il contient et interrogerait sa conscience sur le devoir qu’il se fait de les défendre.

Arrêtons-nous là, à ce sixième couplet, et ne tenons pas compte du dernier couplet trop porteur de haines et de ravages sans fin !

Ainsi serait respectée la paternité de l’auteur, Rouget de l’Isle, ainsi jailliraient plus lumineusement du texte les six fleurs de La Marseillaise.


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56 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 10:13

    La Marseillaise devrait se conclure sur le couplet 6, en forme d’apothéose et d’ode à la liberté. Et non pas sur ce 7ème couplet qui nuit à l’oeuvre de l’auteur et de l’esprit d’ensemble. Il vient gâcher l’effet final en venant introduire un esprit revanchard, macabre et barbare (tuons pas "sublime orgueil" !)

    Le 7ème couplet resterait dans les manuels scolaires avec les expications nécessaires mais la version des cérémonies officielles serait amputée du couplet apocryphe et malséant.


    • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 10:13

      La Marseillaise devrait se conclure sur le couplet 6, en forme d’apothéose et d’ode à la liberté. Et non pas sur ce 7ème couplet qui nuit à l’oeuvre de l’auteur et de l’esprit d’ensemble. Il vient gâcher l’effet final en venant introduire un esprit revanchard, macabre et barbare (tuons par "sublime orgueil" !)

      Le 7ème couplet resterait dans les manuels scolaires avec les expications nécessaires mais la version des cérémonies officielles serait amputée du couplet apocryphe et malséant.


      • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 10:21

        vivement critiquée, par la gauche notamment, à une époque où la notion de "sang impur" était devenue intolérable.

        Intolérable à la gauche, donc... On s’en remettra.

        Depuis quand les états d’âme des infusoires en délire du progressisme à reculons méritent-ils les honneurs de la chronique ?

        L’angélisme vit ses toutes dernières années et le spectacle de ses ultimes soubresauts ne mérite aucune publicité.


        • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 10:37

          Un nationaliste ne pourrait argumenter contre mon idée qui propose un retour à l’état initial de ce chant en lui redonnant ainsi plus de force : sa force d’origine ! Un citoyen de gauche non plus, puisque le dernier couplet n’est pas conforme à ses valeurs (pacifisme, fraternité). Bref, qui pourrait trouver à y redire ?


        • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 10:26

          "La Marseillaise devrait se conclure sur le couplet 6, en forme d’apothéose et d’ode à la liberté.

          "Couplet 6 : Une ode à la liberté :

          "Amour sacré de la Patrie"

          Un ode, par le fait, à la liberté de la Patrie, qui est la terre des pères, et pas celles des va-nu-pieds des quatre coins de la planète ! Faut bien comprendre ce qui est écrit. Taverne !!


          • beubeuh 17 octobre 2008 18:23

            Terre des pères ou terre des hommes libres ? Très vieux débat, qui remonte à l’Antiquité grecque. Le choix est entre une définition négative, qu’exclusive, discriminante, et une définition positive, inclusive et agglomérante.
            Les anciens (Hérodote et Aristote par exemple) tranchent, tout comme la Bruyère, en faveur de la deuxième, pour la raison suivante : les hommes libres qui combattent pas choix (et l’héridité n’est pas un choix) se montrent supérieurs dans la bataille aux hommes asservis qui combattent pour le roi (qui est comme la figure du père). C’est aussi le sens profond de la Marseillaise.
            D’ailleurs si la notion de Patrie en tant que terre des pères avait prévalu, la Révolution Française aurait probablement abouti à l’éclatement de la France, car l’identité nationale était encore assez faible à cette époque.


          • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 10:42

            Un petit calembour dans le titre, n’est-ce pas moins grave que de modifier le texte de la Marseillaise ? Je me suis abstenu de retoucher quoi que ce soit.


          • LE CHAT LE CHAT 17 octobre 2008 10:53

            De vils despotes deviendraient
            Les maîtres de nos destinées !


             ben ça , c’est toujours d’actualité ! qu’ils soient dans la politique ou la finance , ils sont toujours là !


            • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 10:58

              Bien vu le Chat ! Le mot despote ne doit plus être entendu au seul sens politique. Ce n’est pas trahir l’esprit des révolutionnaires que d’élargir le sens aux despotes des puissances d’argent. S’ils étaient là, nos révolutionnaires, ils ne désapprouveraient pas cette idée.


            • foufouille foufouille 17 octobre 2008 11:02

              changer les paroles seraient une bonne idee


            • LE CHAT LE CHAT 17 octobre 2008 11:05

              @ LA TAVERNE

              y’a un mot pour ça : ploutocrate ! mais ca allait pas pour la rime....  smiley


            • foufouille foufouille 17 octobre 2008 11:00

              @taverne
              bon article

              au moins ca parle pas de blanc et pas blanc

              dommage bois est ramene sa tete de petit brun


              • foufouille foufouille 17 octobre 2008 12:09

                une bonne tete de gaulois.......


              • el bourrico 17 octobre 2008 12:52

                Mouarf, dans le genre tête à claque, ton avatar est pas mal non plus, et plutôt deux fois qu’une, completement has been, cheveux gras, sourire ultra brite.
                Allez essaies encore.


              • el bourrico 17 octobre 2008 12:54

                C’était bien sur destiné à l’autre décérébré de Calmos et son avatar tête de noeud.


              • herved 17 octobre 2008 11:37

                Bonjour,

                Je voudrai juste ajouter un détail sur le refrain. Le "sang impur" du refrain correspond au fait que dans les armées révolutionnaire nobles et roturiers mourraient ensemble pour la patrie : le principe d’égalité. Le sang versé était donc mélangé, il n’y avait plus d’un côté le sang des nobles et de l’autre, le sang du peuple.

                Le sang impur n’est pas le sang des ennemis mais bien le sang des soldats français qui combattaient côte a côte.





                • Gasty Gasty 17 octobre 2008 12:20

                  "Claude" ( dans cet article) , nous en avait fait le détail également, je vous restitue son commentaire ci dessous.

                  @ la taverne

                  C’est toujours bon de remettre les choses en place. Merci.

                  il faut resituer la marseillaise dans le contexte dans lequel il fut écrit. ne lisez pas les paroles avec votre esprit du XXI° siècle, mais avec le coeur de ceux qui vivaient à la fin du XVIII° :

                  c’était pendant la révolution française,en 1792, les armées de toute l’europe s’étaient coalisées contre la jeune république naissante, et rouget de lisle a composé ce chant pour l’armée républicaine. la patrie était en danger.

                  c’est un chant révolutionnaire, il symbolise les valeurs de liberté auxquelles croyaient les personnes qui se sont battues à l’époque.

                  la marseillaise a souvent été reprise symboliquement à travers le mode pour soutenir les mouvements révolutionnaires. là où vous voyez de la xénophobie, il n’y a que de l’exaltation pour défendre son sol natal et la liberté.

                  Amour sacré de la Patrie,/
                  Conduis, soutiens nos bras vengeurs/
                  Liberté, Liberté chérie,/
                  Combats avec tes défenseurs ! (bis)/
                  Sous nos drapeaux que la victoire/
                  Accoure à tes mâles accents,/
                  Que tes ennemis expirants/
                  Voient ton triomphe et notre gloire !/

                  les autres nations ne s’offusquent pas de ces paroles, car elles savent combien la révolution française de 1789 a permit de bouleverser les institutions et le poids des monarchies.

                  nous ne jouons que le premier couplet de notre hymne, les suivants parlent de la lutte contre la tyranie (les rois) tout en épargnant les peuples :

                  Français, en guerriers magnanimes,/
                  Portez ou retenez vos coups !/
                  Epargnez ces tristes victimes,/
                  A regret s’armant contre nous. (bis)/

                  2

                  Que veut cette horde d’esclaves,/
                  De traîtres, de rois conjurés ?/
                  Pour qui ces ignobles entraves,/
                  Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)/
                  Français, pour nous, ah ! quel outrage/
                  Quels transports il doit exciter !/
                  C’est nous qu’on ose méditer/
                  De rendre à l’antique esclavage !/

                  3

                  Quoi ! des cohortes étrangères/
                  Feraient la loi dans nos foyers !/
                  Quoi ! ces phalanges mercenaires/
                  Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)/
                  Grand Dieu ! par des mains enchaînées/
                  Nos fronts sous le joug se ploieraient/
                  De vils despotes deviendraient/
                  Les maîtres de nos destinées !/

                  4

                  Tremblez, tyrans et vous perfides/
                  L’opprobre de tous les partis,/
                  Tremblez ! vos projets parricides/
                  Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)/
                  Tout est soldat pour vous combattre,/
                  S’ils tombent, nos jeunes héros,/
                  La terre en produit de nouveaux,/
                  Contre vous tout prêts à se battre !/

                  5

                  Français, en guerriers magnanimes,/
                  Portez ou retenez vos coups !/
                  Epargnez ces tristes victimes,/
                  A regret s’armant contre nous. (bis)/
                  Mais ces despotes sanguinaires,/
                  Mais ces complices de Bouillé,/
                  Tous ces tigres qui, sans pitié,/
                  Déchirent le sein de leur mère !/

                  6

                  Amour sacré de la Patrie,/
                  Conduis, soutiens nos bras vengeurs/
                  Liberté, Liberté chérie,/
                  Combats avec tes défenseurs ! (bis)/
                  Sous nos drapeaux que la victoire/
                  Accoure à tes mâles accents,/
                  Que tes ennemis expirants/
                  Voient ton triomphe et notre gloire !/

                  7

                  Nous entrerons dans la carrière/
                  Quand nos aînés n’y seront plus,/
                  Nous y trouverons leur poussière/
                  Et la trace de leurs vertus (bis)/
                  Bien moins jaloux de leur survivre/
                  Que de partager leur cercueil,/
                  Nous aurons le sublime orgueil/
                  De les venger ou de les suivre /



                • Gasty Gasty 17 octobre 2008 12:28

                  Seulement ! Viendront-il ici pour en lire une seul ligne ?

                  C’est en première page des journaux sportifs que ça devrait etre.


                • gerard56 17 octobre 2008 16:44

                  Avez vous une référence à un texte d’époque, ou plus simplement un argument pour expliquer qu’un chant de combat appelle les combattants de son propre camp à s’ouvrir la gorge ? Parce bon, un combat ça consiste à tuer les adversaires, pas à se suicider...


                • Pierrot Pierrot 17 octobre 2008 13:26

                  à @ l’auteur de la taverne des poêtes,

                  Je ne suis pas partisan de modifier notre hymne nationnal.

                  Il faut le replacer dans le contexte de l’époque où il a été rédigé.

                  Va t-on modifier des textes de Victor Hugo, Molière, Corneille, Pascal, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Descartes ... sous prétexte que certaines phrases sont obselettes ou trop violentes ?
                  Modifier des paroles indignes de Jésus qui ne condamnent pas l’esclavage de son époque ?
                  Etc ?
                  Non ridicule.

                  Pour en revenir au sujet, je ne pense pas que les jeunes aient sifflé des paroles de la Marseillaise qui leur paraissent inapropriés ou violentes, ils ne doivent pas connaître les paroles des sixième et septième couplet !

                  Ils ont sifflé la faible efficacité du plan des banlieues, des promesses non tenues, du mépris envers eux, l’absence de boulot, le harcellement, inutile souvent, de la police (plusieurs contrôles au faciès sur parfois moins de 200 mètres) etc.
                  Qui pourrait honnêtement leur reprocher ?
                  Quel citoyen de veille souche gauloise, (s’il en existe ?), accepterait cela ?

                  Le fond est qu’il faut traiter ces sujets avec courage, efficacité et percéverance et non répondre en faisant jouer les matchs de football dans des stades de province fermés aux individus à faciès bronzés.
                  Eventuellement ne plus faire jouer la Marseillaise comme au tennis etc.

                  Bonne journée.


                  • La Taverne des Poètes 17 octobre 2008 13:30

                    C’est donc bien ce que je dis : il ne faut pas modifier l’hymne. Il faut au contraire le restaurer dans sa version d’origine.


                  • foufouille foufouille 17 octobre 2008 13:49

                    remplacons le par antisocial

                    Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
                    Tu masques ton visage en lisant ton journal,
                    Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
                    Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
                    Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
                    Impossible d’avancer sans ton gilet pare-balles.
                    Tu voudrais donner des yeux à la justice
                    Impossible de violer cette femme pleine de vices.

                    Antisocial, tu perds ton sang-froid.
                    Repense à toutes ces années de service.
                    Antisocial, bientôt les années de sévices,
                    Enfin, le temps perdu qu’on ne rattrape plus.

                    Ecraser les gens est devenu ton passe-temps.
                    En les éclaboussant, tu deviens gênant.
                    Dans ton désespoir, il reste un peu d’espoir
                    Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards.
                    Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
                    Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
                    Relève la gueule, je suis là, t’es pas seul
                    Ceux qui hier t’enviaient, aujourd’hui te jugeraient.

                    Antisocial, tu perds ton sang-froid.
                    Repense à toutes ces années de service.
                    Antisocial, bientôt les années de sévices,
                    Enfin, le temps perdu qu’on ne rattrape plus.

                    Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
                    Tu masques ton visage en lisant ton journal,
                    Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
                    Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
                    Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
                    Impossible d’avancer sans ton gilet pare-balles.
                    Tu voudrais donner des yeux à la justice
                    Impossible de violer cette femme pleine de vices.

                    Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial.


                  • Jean-paul 17 octobre 2008 16:12

                    On sait que foufouille est anti social et aussi.......cas social .


                  • foufouille foufouille 17 octobre 2008 16:39

                    lis ces paroles qui datent de 79


                  • beubeuh 17 octobre 2008 18:26

                    Et remettre à la mode les pantalons en skai moulants ? c’était ça aussi, trust...


                  • foufouille foufouille 17 octobre 2008 18:33

                    maintenant ils chantent comme des vieux
                    les vieux akbums sont toujours d’actualite


                  • Pierrot Pierrot 18 octobre 2008 10:57

                    à @ taverne des poêtes,

                    moi aussi, mais je souhaitais aller au délas du débat sur les admirables paroles de notre hymne pour en revenir au fait d’actualité :"pourquoi des jeunes ont sifflé la Marseillaise" ?

                    Je dis simplement que les paroles de la Marseillaise avec ou sans le 7 ième couplet n’a rien à voir dans cette affaire.

                    Bonne journée.


                  • Grasyop 17 octobre 2008 13:58

                    Vous avez bien raison de braquer le projecteur sur les couplets (moins le dernier). Ils rééquilibrent le refrain. Entendu seul, le refrain semble être celui d’un chant offensif, agressif. Le premier couplet a une tonalité intermédiaire. Les autres couplets expriment bien une posture défensive. Malheureusement ce qu’on entend le plus, ce que surtout les hooligans éméchés des stades entendent le plus, c’est bien le refrain et le premier couplet ! Et le reste est oublié...

                    Dans le cinquième couplet, le chant indique clairement qu’il faut éviter toute cruauté, toute violence inutile : « Épargnez ces tristes victimes, À regret s’armant contre nous. »

                    Enfin, « Liberté, liberté chérie », il me semble que ça devrait aussi s’appliquer à la liberté de siffler le chant.


                    • srobyl srobyl 17 octobre 2008 15:04

                      De toutes façons, nos dirigeants feront toujours mine d’être outragés mais feront tout pour que les stades restent toujours bien remplis, même avec un nombre importants d’abrutis hurleurs : en plus d’intérêts économiques, il y a tout a gagner à voir la contestation s’exprimer ici plutôt que dans la rue.
                      Vive le foot ! les délinquants ont les mains occupées, la violence est ainsi circonscrite . Les stades c’est pratique : tous les Augusto vous le diront !!


                      • franc 17 octobre 2008 17:42

                        Que c’est beau ce chant de la Marseillaise

                        d’ailleurs tous les chants révolutionnaires sont beaux,que ce soit la Marseillaise ,le Chant du Départ ,le chant du Partisan ou l’Internationale(excusez je ne cite que ce que je connais)--------------------------à chaque fois que je les entends ,j’en ai les larmes aux yeux --------------et même rien qu’en y pensant comme en ce moment


                        • beubeuh 17 octobre 2008 18:31

                          Moi je trouve que la musique est franchement pompeuse, voire carrément pédante. Fattelli D’Italia, les paroles sont moins bien mais la musique est vraiement plus entraînante !

                          La classe absolue, c’est bien sûr Flower of Scotland


                        • foufouille foufouille 17 octobre 2008 18:35

                          @ franc
                          tu as toujours envie de caresser les cheveux des grands blonds ?


                        • 9thermidor 22 octobre 2008 13:18

                          comme c’est beau un chant qui invite à aller égorger d’ infâmes cochons-teutons chrétiens qui ont commis le crime de ne pas aimer la Révolution.

                          que leur sale sang abreuve nos sillons  !

                          nous , français jacobins , on est une race supérieure :

                          on a guillotiné l’ abominable Louis XVI

                          pour le remplacer par le sublime ROBESPIERRE

                          quelle supériorité éternelle !

                          quiconque ne le comprend pas doit être guillotiné

                          c’est cela l’ arrivée de l’ ère de la grande tolerance républicaine
                          et démocratique

                          feuilletons suivants
                           :
                          carnage sous Napoléon

                          les charniers de la Grande Guerre

                          le triomphe républicain de de Gaulle sur Hitler

                           


                        • Olga Olga 17 octobre 2008 18:25






                          The world come chargin’ up the hill, and we were women and men
                          Now there’s so much that time, time and memory fade away
                          We got our own roads to ride and chances we gotta take
                          We stood side by side each one fightin’ for the other
                          We said until we died we’d always be blood brothers

                          I’ll keep movin’ through the dark with you in my heart
                          My blood brother ...



                          • perdigal 17 octobre 2008 20:32

                            A mon sens , pour les gens en question, la Marseillaise est à détruire, tout comme sont à abattre tous les symboles de l’Occident...Ils ne sont pas venus pour apporter la pierre à l’édifice commun, seulement pour bénéficier des avantages que cette société procure.Certes, il est faciles de taxer de racistes les gens s’insurgeant contre ce fait,de dire que ces jeunes n’ont pas lu l’ensemble des couplets de notre hymne national,mais combien au juste ,parmi ces sauvageons savent seulement en lire sans trop de peine le premier couplet ?Pourtant, ils ont fréquenté l’école bien plus longtemps que ne le firent nos anciens....et cela en pure perte....Ils ne rendent donc pas compte qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ?


                            • franc 17 octobre 2008 21:01

                              Oui j’adore les cheveux blonds ,je les trouve si beaux et de plus en plus rare en France

                              d’ailleurs je trouve qu’il n’y a pas assez de blonds sur terre et trop de bruns

                              pour un équilibre écohumain et le progrès dans la paix et la prospérité de l’humanité il faudra absolument encourager les naissances de blonds (et des roux qui sont encore plus rares) et diminuer les naissances des bruns

                              il est à noter que c’est chez les blonds scandinaves que l’humanité se trouve en pointe du progrès et du bonheur


                              • foufouille foufouille 17 octobre 2008 21:51

                                fais comme adolf (officiellement), suicide toi
                                tu es brun, yeux de cochons, tu derange la race aryenne

                                et fais une psychotherapie pour eviter de devenir homo (caresse du grand blond avec une chaussure noire)


                              • franc 17 octobre 2008 21:28

                                à l’ auteur-------------------------------------------je n’ai pas la même interprétation que vous sur le 7è couplet que je ne trouve pas décalé par rapport aux autres ,au contraire, la violence ressentie du combattant vengeur qu’il contient montre et décrit avec force l’âpreté de la guerre,la douleur déchirante des soldats voyant les restes des cadavres de leurs amis et compatriotes frères en armes---------------------je le trouve aussi beau que les autres couplets ou presque


                                • Savinien 17 octobre 2008 23:16

                                  Tant qu’à être con, soyons le jusqu’au bout et avec franchise... Je trouve que la Marseillaise tourne trop autour du pot et fait plein de chichis inutiles... "Viva la muerte" me semble un bien meilleure hymne national, au moins on sait où on va et on est prévenu... Et c’est tellement plus simple à mémoriser, aussi simple que de glisser une balle dans un flingue... Une nation, c’est d’abord un tas de cadavres - les siens et ceux des "autres"- qui inspire nostalgie. Moi, lorsque j’ai des bouffées de patriotisme, je me rend au cimetière et celà me calme illico...

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