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Lettre à France

Ma France,

C’est dans un étrange sentiment, que je te quitte, je ne sais pour combien de temps.

Te voila, depuis maintenant, de longues années, plus spécifiquement les dernières, et pour de longues années encore, hélas, aux mains des forces de l’argent, du démantèlement de ton système et de ton lien social, au profit d’un état devenant de plus en plus policier, de lois de plus en plus répressives, des lois d’exception, sous le prétexte pseudo compassionnel de faits divers érigés en faits de société.

Frappée, comme les autres pays du monde, par cette crise provoquée par les banksters et les spéculateurs d’ un système inique, oppresseur, aggravant les inégalités, créateur de misère, de famines ; tes dirigeants, comme ceux des autres pays, s’empêchent d’en tirer la leçon, et, derrière les discours de façade destinés à égarer la galerie, s’apprêtent à relancer la même machine, dont le fonctionnement produira les mêmes effets dévastateurs pour les mêmes catégories de ciotyens ; tout à l’heure, demain, après-demain….

Bien sûr, tu ne pourrais rien toute seule, liée que tu es dans ce système absurde, où les mafias du libéralisme imposent au monde leur loi du plus fort, et retirent les prodigieux bénéfices d’une exploitation de plus en plus irréversible des hommes et de la terre.

Mais là où, en d’autres temps, tu sus montrer aux hommes le chemin vers plus de justice, d’égalité, de liberté, de fraternité, où ton peuple, grâce à son esprit rebelle, sa saine révolte, sut indiquer le chemin des droits de l’homme , tu n’es plus, aujourd’hui, qu’une voix atone dans le concert des nations prises dans le filet de la consommation, du pseudo libre-échange, de l’individualisme, du morcellement, de la résignation au laisser-faire dévastateur des tout-puissants marchés.

Là où tu indiquais la route du progrès d’une seule voix, pour le profit de tous tes fils, ne s’élèvent plus que quelques clameurs corporatistes, destinées à conforter des égoïsmes sectoriels, et, grâce au jeu classiquement machiavélique des forces de pouvoir, des oppositions de catégories de citoyens entre eux, du rejet, des schismes, des communautarismes s’excluant les uns les autres.

Toi qui a toujours été une fille d’immigrés, venus de tous horizons, et qui ont fait la richesse de ta culture métisse, te voilà devenue bassement raciste, laissant s’opposer tes enfants entre eux, reniant la diversité qui fut ta force.

Toi qui fut la fille des lumières qui éclairèrent le monde de leur formidable clarté, te voilà plongée dans l’obscurantisme de la chasse aux sorcières et des charters de la honte.

Toi qui fus la patrie de Piaget, de Freinet, de Dolto, toi qui érigea en modèle pour le monde ton école obligatoire, libre et laïque, te voilà à faire la traque à tes propres enfants, à les ficher, les encarter, les fliquer, dès l‘âge de 3 ans (! !!!)
à vouloir les enfermer à 12 ans,
quand les vrais truands tiennent, en toute impunité, le haut de ton pavé…

Marianne, on t’a mis un sale grappin dessus, et on ne sent plus ta force de révolte contre cet asservissement des tes idéaux.

Certes, tu n’es pas la seule à subir cette oppression ; elle est, aujourd’hui, comme on dit, globalisée, mondialisée : les forces qui l’exercent se moquent bien des états, des frontières, des océans ; elles ne connaissent aucune barrière à leur soif de pouvoir, de domination, de profit de quelques vampires, au détriment des 9/10 èmes de l’humanité.

Certes, il y a, sur cette terre, plus de la moitié de ses habitants qui survivent dans des conditions indignes, indécentes, honteuses, sans accès à l’eau, aux soins, à la nutrition, à l’éducation, à une simple vie décente,

Mais, sur ton sol même,
alors que plus de 10% de tes fils vivent sous le seuil de pauvreté, que 3,3 millions sont mal logés, que plus de 100 000 vivent sans toit, meurent dans tes rues, que les inégalités s’aggravent, que la paupérisation gagne tes travailleurs, que le chômage explose, que la précarité s’accroît pour tes anciens, chacun semble confiné à essayer de tirer sa propre épingle du jeu, en détournant les yeux de ses voisins, et en désignant à la vindicte quelques boucs émissaires…

Toi qui es à l’origine de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ta liberté fout le camp de tous les côtés, sans qu’on entende le grondement de la légitime colère qui devrait, comme aux heures graves, faire descendre ton peuple dans la rue.

Ta télé, tes journaux, tes médias sont aux ordres ; on démolit ton école, tes hôpitaux, ta justice, on supprime tes droits si chèrement acquis ; on te vole au profit de ceux qui t’exploitent, on dénature ta terre, on pollue tes eaux, on souille l’air que tu respires, on te fiche, t’encarte, on te flique…

Dans les taudis laissés pour compte de tes banlieues urbaines, une partie de tes fils sont laissés à l’abandon d’une vie sans amour, sans occupation, sans espoir, surtout…livrés au désoeuvrement, matrice de toutes les dérives…

Dans tes prisons surpeuplées, où l’on n’a jamais enfermé autant, cohabitent, dans des conditions indignes, de petits bandits, des malades qu’on ne soignera jamais, des désespérés qui n’ont plus que la mort pour solution, de pauvres hères, de plus en plus jeunes,livrés en pâture à ce terreau de la délinquance, condamnés à vie, même leur peine finie… quand les vrais voyous, ceux qui jouent ton destin au casino de leur soif inextinguible de tes richesses ; volées, truandées, captées, soustraites, dilapidées, pavanent dans les paradis dorés où un soleil livide blanchit l’argent des armes, de la drogue, du sang et de la sueur…

Tu es, Marianne, comme le monde entier, soumise au joug des mafias financières, des ploutocrates obscènes, des prédateurs et des privatiseurs du vivant ; et tu sembles te laisser faire, résignée, inerte, divisée…

C’est vrai que tu ne peux pas, seule, renverser le cours des choses, opérer l’indispensable redistribution des cartes, des biens, de la justice : alors, il te faut t’allier, allier ta jeunesse, et tous ceux que la révolte, la colère, la soif de justice habitent encore, à cette multitude, qui, tout autour du monde, subit cette oppression, mais se bat, avec l’espoir d’y mettre fin.

Tu peux déclencher, toi ; la belle, la rebelle, l’insoumise, ce mouvement d’aile de papillon qui pourra parcourir la terre, comme une vague libératrice, vers les horizons enfin éclaircis de ton espérance…
Tu peux être, de nouveau, le phare d’un monde plus juste, plus libre, plus fraternel : encore y faut-il retrouver ta solidarité, la fraternité de ton peuple, la chaleur d’être ensemble, le plaisir du partage…

Je ne saurais désespérer de ta prochaine révolte ; elle va venir, je le sais ; déjà ta jeunesse retrouve le chemin de la rue, de la solidarité, de la saine rébellion…

En attendant, je te quitte pour quelques temps, pour des cieux plus sereins, plus amicaux, plus pacifiques.

Tu vas probablement me manquer, mais je dois avouer que je ne suis pas fâché de partir m‘enrichir d‘autres horizons, d‘une autre culture, respirer un air moins pesant, moins confiné, moins soumis à cette oppression rampante qu’imposent, quotidiennement, ceux, au pouvoir, qui usurpent ton nom…
 
 Je reste à soutenir tous ceux qui continuent à combattre pour empêcher ton asservissement, pour retrouver ta liberté, ton souffle, ton esprit frondeur.

A côté de tous ceux qui se battent, chaque jour, pour assurer leur survie.

A tous les ennemis de la liberté, aux complices des affameurs, des mafias, de l’assujettissement des autres, aux valets du dieu-fric, à tous les membres de la secte du « marché », du chacun sa gueule et de la loi de la jungle, à tous les racistes, les xénophobes, les « de souche », les diviseurs des français entre eux, je te promets qu’on va bien finir par les empêcher de te nuire…

A tous ceux qui peuvent profiter encore de ta douceur de vivre, je compte sur leur solidarité, pour y associer, y recueillir tous tes enfants, de quelque couleur, de quelque confession, de quelque endroit qu’ils viennent.

Que renaisse ta tradition de terre d’accueil, ta chaleureuse bienveillance, ton hospitalité offerte aux enfants du monde en souffrance, comme un fanal de liberté et de fraternité. 

Et, puisque je m’éloigne, sache que tes images, tes parfums, tes rivages, ne manqueront pas de me manquer...

Allez, pas d’effusions larmoyantes, je sais que tu vas te ressaissir, retrouver ta fierté rebelle, le souffle de ta liberté.

Et, comme disait l’autre ; ce n’est qu’un...

 ;-)





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Lettre à France

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216 réactions à cet article    


  • Coïtum ergo Deus est 27 décembre 2008 13:19

    militer nuit grave


  • zelectron zelectron 1er janvier 2009 00:13

    et donc la pauvre France ?

    ...elle est la meilleure et la pire (comme la langue d’Esope) c’est un raffinement, un déchet, une exergue, un miasme, une extase, un vomi, une merveille, un raffinement, une pourriture, un haut le coeur, une extrème beauté, un idéal, des mots, des attentes, une déception à la mesure, un espoir, un feu de joie, un plaisir infini, un sacrifice, un honneur, une déchéance, et elle aime à en mourir, elle a ce que certaines nations n’ont pas : elle est humaine...


  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2008 16:15

     Et il n’y aura pas internet dans cette endroit, où l’on respire un air plus pur et moins pesant ? Connaissant tes opinions, je m’interroge ... Le Vénézuéla ? Cuba ? Chine ? Corée du Nord ? Iran ? Avec les Farcs en forêt colombienne ? Avec les naxalites en Inde ? Avec les maoïstes au Népal ? Mystère.....

    Evite en tout cas les démocraties libérales d’Europe, d’Amérique, et quelques autres. Tu regretterais le socialiste Sarkozy, ce qui serai un comble !

    Et j’espère que les violences que tu appelles, je veux dire les révoltes que tu crois historiquement nécessaires , n’auront pas lieu.

    Marche à l’ombre.






    • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 16:32

      Là bas, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme, et volupté....
       smiley


    • fouadraiden fouadraiden 26 décembre 2008 16:27


       Bonjour cher ami,

      "Toi qui a toujours été une fille d’immigrés, venus de tous horizons, et qui ont fait la richesse de ta culture métisse, te voilà devenue bassement raciste, laissant s’opposer tes enfants entre eux, reniant la diversité qui fut ta force"


       tu forces un peu trop sur la première partie de la phrase je trouve , mais comme c’est pour la bonne cause on te pardonne même si c’est évidemment du baratin cette histoire .


      • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 16:38

        Quel baratin ? 
        A part le Brésil, les Etats-Unis actuellement, quel pays plus métissé que la France ? 

        • En France, l’immigration est très ancienne. Elle a surtout concerné des personnes des classes supérieures jusqu’à la Révolution industrielle, venant notamment dans l’entourage des souverains. L’immigration de travailleurs se fait en réponse au malthusianisme des Français, sensible dès le milieu du XVIIIe siècle et les vagues d’immigration nombreuses suivent les phases de croissance économique : 1850-1873 (1,5 million de personnes), 1896-1930 (2,5 millions de personnes) et 1945-1975 (4 millions de personnes), soit 25 fois plus que durant les « Grandes Invasions de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen Âge[22].
        • Du milieu du XIXe siècle à 1914, les immigrés sont originaires des pays limitrophes de la France ; principalement de Belgique et d’Italie, qui constituent les deux tiers des immigrants, mais aussi d’Allemagne, de Suisse et d’Espagne, qui constituent de 7% à 9% des immigrants en France alors qu’on compte moins de 5% de Britanniques, Russes et Austro-Hongrois et que la part des étrangers non européens est quasiment nulle. Le recensement de 1851 est le premier à faire apparaître la catégorie « étranger » qui représente alors 1% de la population totale, 2 % vers 1872. Les Belges représentent 40% de cette immigration.
        • Durant l’Entre-deux-guerres, les Italiens constituent le groupe le plus important, alors que l’immigration des Belges, des Suisses et des Allemands s’atténue et que celle des Espagnols (réfugiés) et des Polonais s’intensifie. Ces derniers présentent une nouveauté : ils ne viennent pas d’un pays frontalier. La Seconde Guerre mondiale provoque de nombreux départs, environ 300 000 étrangers quittent la France entre septembre 1939 et juin 1940.
        • Après la Seconde Guerre mondiale, jusqu’a la fin des années 1960, les tendances précitées se maintiennent alors que l’immigration en provenance du Portugal puis du Maghreb et de l’Afrique noire s’intensifie. En 1970, l’immigration connaît une forte croissance non européenne et maghrébine. En 1975, les Algériens sont le second groupe d’étrangers le plus important en France, avec un taux de 20% des immigrants.
         smiley

      • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 16:50

        Un tableau des immigrés récents en France  : ils sont, en tout, plus de 16 millions...

        Les plus nombreux étant ................ les portugais !
         smiley


      • fouadraiden fouadraiden 26 décembre 2008 17:16

         elle est un peu drôle cette conception du métissage( pas la tienne mais celle qu’on constate)

         ouais, on nous dit la même chose de Bruxelles ,et ici la moitié des élèves des écoles sont soit maghrébins ou turcs d’origine. depuis tt le monde parle de sociétés multiculturelles...mais j’arrive encore à distinguer de visu un Belge d’un Turc.

         faut se méfier des tableaux. ils faussent le regard et ne parlent pas.

         honnêtement et sans chercher à polémiquer inutilement je ne pense pas que les sociétés européennes soient des sociétés composées d’individus métissés.

        maintenant que certaines d’entre elles juxtaposent différentes communautés ethniques les unes sur les autres ne font pas d’elles des sociétés métissées.pas encore.

         au Maroc par exemple , je trouve les individus marocains bpc plus métissés qu’en France ou qu’à Bruxelles, et ce sans même jamais éprouver la nécessité de recourir au baratin égalitaire ....


         smiley



      • Bois-Guisbert 27 décembre 2008 11:56

        Pouir Sisyphe, un Marocain, c’est pareil qu’un Allemand

        Un Sénégalais, c’est pareil qu’un Italien

        un Sri Lankais, c’est pareil qu’un Belge

        un Malien, c’est pareil qu’un Polonais

        un Tunisien, c’est pareil qu’un Espagnol

        un Gabonais, c’est pareil qu’un Russe

        un Malgache, c’est pareil qu’un Suisse,

        un Vietnamien, c’est pareil qu’un Hongrois

        seulement, ce qu’il ne remarque pas ,ce plouc, c’est que les Allemands, les Italiens, les Belges, les Polonais, les Espagnols, les Russes, les Suisses se sont intégrés sans que jamais personne ne fasse état d’une nécessaire politique d’intégration.

        Politique d’intégration, dont tous les modèles s’effondrent les uns après les autres ! En Espagne comme en Angleterre, en Italie comme en Allemagne, aux Pays-Bas comme en Suède ! Et en France comme partout ailleurs.


      • fouadraiden fouadraiden 27 décembre 2008 13:04


         bien sûr , mais ce sont les gens comme vous BG qui empêche la conception de l’auteur d’exister. Et vous êtes encore nombreux.


         a priori personne n’a raison même si les faits vous donnent entièrement raison .un Allemand n’est pas un Turc. Ni le contraire.


         - Soutien aux Palestiniens de Gaza , ça barde...


      • sisyphe sisyphe 27 décembre 2008 16:58

        Tu te trompes, bois bidule : je sais reconnaître que les gens sont différents, et bien heureusement, car la richesse vient, justement de ces différences. 

        En revanche, rien ne ressemble plus à un con qu’un autre con ; de quelque nationalité, couleur, confession, qu’il soit : et tu nous en apportes quotidiennement la preuve !
         smiley


      • Bois-Guisbert 27 décembre 2008 18:57

        ce sont les gens comme vous BG qui empêche la conception de l’auteur d’exister

        Absolument pas ! Fondamentalement, c’est la nature humaine qui s’y oppose. Elle est foncièrement clanique depuis la nuit des temps.

        Elle intègre des solidarités naturelles qui se déploient en cercles concentriques, à partir du noyau familial. Jean-Marie Le Pen a parfaitement illustré cette réalité universelle et éternelle : - Je préfère mes filles à mes cousines, mes cousines à mes voisines et mes voisines à des étrangères.

        Dans ce contexte, la solidarité - ou la fraternité - selon Sisyphe, apparaît comme une posture intellectuelle, un choix volontaire, une démarche délibérée donc artificielle, à partir de quoi, par définition, on n’a jamais rien construit qui soit à la fois durable et solide...

        D’où les échecs systématiques et récurrents des idéologies proches des convictions de Sisyphe et consorts.


      • Bois-Guisbert 27 décembre 2008 19:54

        bien sûr , mais ce sont les gens comme vous BG qui empêche la conception de l’auteur d’exister.

        Absolument pas ! C’est la nature humaine qui intervient, dans le cas particulier. Dans une déclaration fameuse, Jean-Marie Le Pen en a parfaitement résumé le fonctionnement à la fois universel et éternel : - Je préfère mes filles à mes cousines,. mes cousines à mes voisines et mes voisines à des inconnues.

        De là découle des solidarités naturelles que les migrations détruisent : elles nous font vivre au milieu de gens qui ne nous sont rien, donc qui nous sont indifférents.

        Aux antipodes, la solidarité - la fraternité - selon Sisyphe est une posture intellectuelle, le produit d’une démarche réfléchie, délibérée, volontaire, donc parfaitement artificielle, limite bidon, qui ne débouche jamais sur rien qui soit à la fois solide et durable.

        D’où les échecs systématiques et récurrents des idéologies proches des "valeurs" prônées par Sisyphe et consorts. On s’en consolerait s’il ne fallait sans cesse se battre pour mettre en garde ceux qui pourraient se laisser séduire par ce genre de chimères.


      • Bois-Guisbert 27 décembre 2008 20:06

        bien sûr , mais ce sont les gens comme vous BG qui empêche la conception de l’auteur d’exister.

        Absolument pas ! C’est la nature humaine qui joue, dans le cas particulier. Dans une déclaration fameuse, Jean-Marie Le Pen en a parfaitement résumé le fonctionnement à la fois universel et éternel : - Je préfère mes filles à mes cousines,. mes cousines à mes voisines et mes voisines à des inconnues.

        De là découlent des solidarités naturelles que les migrations détruisent : elles nous font vivre au milieu de gens qui ne nous sont rien, donc qui nous sont indifférents.

        Aux antipodes, la solidarité - la fraternité - selon Sisyphe est une posture intellectuelle, le produit d’une démarche réfléchie, délibérée, volontaire, donc parfaitement artificielle, limite bidon, qui ne débouche jamais sur rien qui soit à la fois solide et durable.

        D’où les échecs systématiques et récurrents des idéologies proches des "valeurs" prônées par Sisyphe et consorts. On s’en acommoderait s’il ne fallait constamment se battre pour mettre en garde ceux qui pourraient se laisser séduire par ce genre de chimères.

      • fouadraiden fouadraiden 27 décembre 2008 22:14


        ouais si c’est la nature humaine, qu’y peut-on, effectivement smiley

         Encore qu’affirmer qu’une telle nature existe prouve probablement qu’elle n’existe pas.


         les sociétés occidentales devraient assumer plus franchement la xénophobie dont elles font preuve. 

         mais je comprends.

         faut qu’on essaie une autre civilisation, celle-ci on connaît ses limites, juste pour voir......


      • Bois-Guisbert 28 décembre 2008 10:26
        bien sûr , mais ce sont les gens comme vous BG qui empêche la conception de l’auteur d’exister.

        Absolument pas ! C’est la nature humaine qui joue, dans le cas particulier. Dans une déclaration fameuse, Jean-Marie Le Pen en a parfaitement résumé le fonctionnement à la fois universel et éternel : - Je préfère mes filles à mes cousines,. mes cousines à mes voisines et mes voisines à des inconnues.

        De là découlent des solidarités naturelles que les migrations détruisent : elles nous font vivre au milieu de gens qui ne nous sont rien, donc qui nous sont indifférents.

        Aux antipodes, la solidarité - la fraternité - selon Sisyphe est une posture intellectuelle, le produit d’une démarche réfléchie, délibérée, volontaire, donc parfaitement artificielle, limite bidon, qui ne débouche jamais sur rien qui soit à la fois solide et durable.

        D’où les échecs systématiques et récurrents des idéologies proches des "valeurs" prônées par Sisyphe et consorts. On s’en acommoderait s’il ne fallait constamment se battre pour mettre en garde ceux qui pourraient se laisser séduire par ce genre de chimères.
         

      • Bois-Guisbert 28 décembre 2008 10:31

        Encore qu’affirmer qu’une telle nature existe prouve probablement qu’elle n’existe pas.

        Ca veut dire quoi, ça ?


      • fouadraiden fouadraiden 28 décembre 2008 14:22


        invoquer la nature humaine pour ses propres choix , c’est comme s’en remettre à Dieu qd la terre vous engloutit .on affirme Rien , on croit.


        tiens justement , des chefs palestiniens s’en remettent à Dieu en direct sur Al Jazira....tu crois que ça va les aider à trouver la bonne explication de leur 300 morts des missiles israéliens smiley

         la nature humaine c’est bullshit


      • masuyer masuyer 28 décembre 2008 14:35

        Dans une déclaration fameuse, Jean-Marie Le Pen en a parfaitement résumé le fonctionnement à la fois universel et éternel : - Je préfère mes filles à mes cousines,. mes cousines à mes voisines et mes voisines à des inconnues.

        Où l’on voit les penchants incestueux de notre borgne national.


      • Bois-Guisbert 28 décembre 2008 14:40

        invoquer la nature humaine pour ses propres choix , c’est comme s’en remettre à Dieu qd la terre vous engloutit .on affirme.

        La nature n’est pas un choix. C’est aller contre la nature humaine qui est le choix (artificiel).

        C’est, en premier lieu, un instinct, celui de conversation, qui dicte de penser à soi avant de penser aux autres. Sans lui, l’espèce n’aurait pas cru et prospéré.


      • Bois-Guisbert 28 décembre 2008 14:43

        Où l’on voit les penchants incestueux de notre borgne national.

        Et moi, ce sont mes penchants zoophiles qu’on découvre quand je dis que je préfère ma chienne aux clandestins smiley


      • masuyer masuyer 28 décembre 2008 14:46

        Penser d’abord à soi est selon Bois-Guibert l’instinct de "conversation" smiley

        Lapsus révélateur ou dyslexie ?

        Si l’instinct de CONSERVATION incite à se méfier de l’autre, il incite tout autant à la solidarité et à la mutualisation. Nous sommes également un animal sociable et nous ne nous retrouvons pas qu’une fois l’an pour nous reproduire, il me semble en tout cas.

        Mais peut-être êtes vous également hémiplégique ?


      • masuyer masuyer 28 décembre 2008 14:52

        Pour votre zoophilie, c’est possible, quoique nous ne sommes pas assez intimes pour que je me prononce plus avant.

        Sinon, aimer plus sa fille que sa cousine peut tout autant être une construction culturelle humaine. Il existe des exemples animaux où l’instinct maternel n’existe pas.

        Personnellement, je préfère certaines de mes voisines à certains des memebres de ma famille.


      • fouadraiden fouadraiden 28 décembre 2008 15:40



        l’ instinct c’est comme l’inconscient, personne ne les a encore jamais rencontrés sinon dans le tête de ceux qui ont intérêt à penser que ces choses existent bel et bien.


         ceci dit tu as raison GB, Le Pen explique assez bien le mécanisme à l’oeuvre ds la société française , et qui probablement permet d’ expliquer l’origine des ghettos raciaux. dans les partis de gauche tricolores les arabes et les noirs n’existent pas non plus sans en attribuer la cause à l’extrême droite.

        Mais expliquer ne peut pas servir à justifier. au lieu de justifier il faut simplement que la société française assume ses choix, honteux certes , mais au final relativement démocratiques.


      • alcodu 26 décembre 2008 16:48

        Toi qui fus la patrie de Piaget,

        Ca c’est le côté Julien Dray de Sisyphe...
        .


        • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 16:53

          Mea culpa : Piaget était, effectivement, de nationalité helvétique ; mais ses propres travaux reposent sur la reprise des travaux de Binet qui, lui, était bien français...


        • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 17:50

          Ben oui : la France, je l’aime ; donc, je la quitte, tant qu’elle est aux mains de voyous.

          On verra (de loin) si on arrive à les empêcher de nuire ; en attendant, de l’air.....
           smiley


        • Alex 26 décembre 2008 21:11

          Abgeschiedenheit.
          Si vous avez la télé, ce soir à 23H05 sur TF1 il y aura Gad Elmaleh en one-man-show, je ne saurais trop vous conseiller de regarder mais même si vous n’aimez pas les spectacles comiques là vous pourrez assurément dire quel style, quelle richesse pour la France, quelle culture métisse !

          Bonne soirée.


        • maxim maxim 26 décembre 2008 17:06

          Sysiphe .....en partant ...

          n’oubliez pas de laisser votre maison et vos biens aux miséreux que vous n’avez pas accueilli chez vous !


          • Merlin 26 décembre 2008 17:12

            "Que renaisse ta tradition de terre d’accueil".

            Vous prenez le métro de temps à autre ?


            Il y a certains mots que je ne supporte plus : métissage, diversité, France plurielle ...
            On s’assimile ou on va sous d’autre cieux.

            La République est française, pas universelle ...


            • sisyphe sisyphe 28 décembre 2008 18:10

              Le métro, je l’ai pris tous les jours pendant 25 ans. 
              Et je n’y ai jamais rencontré le moindre problème, comme les millions de gens qui le prennent constamment.
              What else ? 


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 26 décembre 2008 17:39

              ADIEU SISYPHE

              Enfin ! vous partez vers des cieux plus propices ! Comme votre ami le grand "MAURICE" qui a su voir où se trouvait la lumière avant tout le monde . Note de l’auteur pour les nuls : il s’agit bien entendu du grand Maurice THOREZ qui avait su voir en staline le petit père des peuples

              Vous nous manquerez ; Votre avis m’a toujours intéressé . C’est une synthèse de ce que la gauche française a de plus pur et que le monde entier nous envie .Un mélange de fausse naïveté et de vieilles haines recuites dans le chaudron de la populace (façon tricoteuse de la révolution française) ; Ha qu’il est beau le son de la carmagnole .

              Je crois que c’est pour Cuba ou peut être Haïti la première colonie française à s’être libérée . Toussaint l’ouverture ! quel nom et quelle classe . Au moins vous aurez une idée de ce qu’est la misère, la vraie pas celle de chez nous qui n’est qu’une misère pour riches .

              Allez, sisyphe, partez et visitez le monde , espèrons que vous reviendrez moins con .Les voyages ouvrent l’esprit ! Si si !

              Adieu


              • sisyphe sisyphe 26 décembre 2008 17:42

                Décidément, c’est le rendez-vous de tous les imbéciles dénoncés plus haut  : ils se sont tous sentis concernés ! smiley

                Quel plaisir de laisser ces fumets nauséabonds loin derrière....
                 smiley


                • CAMBRONNE CAMBRONNE 26 décembre 2008 17:50

                  Ouaip !

                  Attention Sisyphe les fumets que vous laissez derrière vous en général sont de votre propre production !


                • Bois-Guisbert 27 décembre 2008 11:32

                  Ce pauvre Brassens, on lui pardonne tout,. parce qu’il avait un talent fantastique, mais...

                  Après s’être moqué de ceux qui sont nés quelque part, quand il a senti le souffle de la Camarde dans son cou, il s’en est retourné sur la terre de ses pères pour y mourir et s’y faire enterrer...

                  Il y a des moments de vérité dans la vie, sisyphe, où l’esbrouffe n’a plus sa place... Vous en connaîtrez peut-être un sous le couteau d’un égorgeur, là-bas où vous allez, et où on vous prendra pour le nanti que vous êtes.


                • firmin 26 décembre 2008 17:51

                  En parlant de flatulences, bon vent Sisi.


                  • Philippe D Philippe D 26 décembre 2008 17:53

                    Le choc !

                    Qu’apprends-je ?
                    Sisyphe parti ? 

                    Le meilleur d’entre nous,
                    Le fils ainé de la fille des lumières,
                    Notre Phare de la Pensée,
                    Notre commissaire politique bien aimé,
                    Le petit père de notre petit peuple ...

                    Malgré les larmes qui roulent sur mes joues, je souhaite ici vous rendre ce vibrant hommage.
                    Sisyphe, nous ne vous oublierons jamais.
                    Mais qui, maintenant nous fera rire comme vous saviez si bien le faire ?

                    Sisyphe, vous avez raison, La France ne vous méritait plus.  smiley


                    • ASINUS 26 décembre 2008 18:30

                      Hit The Road Jack

                      Hit the Road Jack and don’tcha come back
                      No more no more no more no more,
                      Hit the Road Jack and don’tcha come back
                      No more
                      yep au fait votre revolution est toujours au bout du fusil ? du bol j ai retrouvé le mien :->


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 décembre 2008 18:32

                        " quand les vrais voyous, ceux qui jouent ton destin au casino de leur soif inextinguible de tes richesses ; volées, truandées, captées, soustraites, dilapidées, pavanent dans les paradis dorés où un soleil livide blanchit l’argent des armes, de la drogue, du sang et de la sueur… avez vous écrit, Sisiphe,

                        J’ai eu l’occasion, récemment, d’aller claquer vingt euros et boire une bière au casino rendu célèbre par notre ancien ministre ( fernandel sans les dents ), Charles Pasquoi. le casino d’Annemasse. Rien à changé depuis qu’il a été soupçonné comme chambre de blanchiment des trafics internationnaux le plus proche de Genève.

                        A ma droite, une grosse mamma noire, jouant par jetons de cent et ayant remballé, au bout d’une demie heure, après avoir sorti, cinq plaquettes de mille euros dans le fond de son sac. Probablement l’argent du FMI pour le Zimbabwe...

                        A ma gauche, trois miliciens mercenaires peut-être Comoriens qui perdent mais rejouent indéfiniment jusqu’à ce que je me lasse moi-même de les regarder. Probablement ces civils payés pour faire la guerre à la place des soldats qui eux restent en retrait, loin du front.

                        Au bar, deux jolies filles qui attendent que l’un d’eux les ramasse pour les taxer de ce qui reste et s’agenouiller dans une génuflexion immorale... Probablement une ancienne marianne déchue...

                        Et vous, Sisiphe, qui faites une déclaration d’amour platonique pour un pays que vous quittez à regret et le fil qui vous suit plein de désamour et vide de compassion...

                        Vous n’allez pas avoir de mal à vous faire de bien meilleurs souvenirs ! Bon vent à vous. L.S.

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