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Lettre citoyenne

Changements de société, changements de mentalité, changements de manière de vivre... Si nous n’y prenons pas garde, l’avenir passera-t-il par les mains des économistes ?

Mesdames, Messieurs, bonjour !

À l’aube des changements profonds dans notre société qu’augure l’ensemble des éléments d’information dont Monsieur tout-le-monde dispose aujourd’hui, il serait grand temps de prendre les mesures afin de pouvoir faire face aux situations nouvelles que ces changements impliquent et donner aux véritables citoyens les moyens de s’informer plus amplement, le pouvoir de décision. Deux choses qui lui font drastiquement défaut semble-t-il. Les exemples que nous avons vécus ces derniers mois nous montrent au contraire que les instances au pouvoir ont une fâcheuse tendance à passer outre la vox populi chère à nos ancêtres (cf. traité de lisbonne).

Des initiatives comme Agoravox suffiront-elles à permettre au citoyen lambda dont nous faisons tous partie de mieux s’informer enfin et de prendre les décisions qui le concernent ? L’avenir sur ce point me paraît bien compromis.

Le phénomène de paupérisation des classes "moyennes" et "pauvres" va en s’accentuant ! De plus en plus de SDF sillonnent les rues ! Et les dernières augmentations des produits de base ne font que présager d’un phénomène plus grave qui nous touche tous. Combien de personnes ne pourront pas se chauffer cet hiver ? Combien ne pourront pas se nourrir convenablement ? Combien mourront enfin dans nos pays "riches" et dits civilisés ?

Faut-il croire qu’il n’existe aucune solution, que le chaos qui s’annonce est irrémédiable et qu’il n’y a que les prisons pour pouvoir contenir les malheureux qui ne satisferaient pas aux normes, aux œillères qui feraient de la population de véritables moutons de Panurge... pour permettre à un petit pourcentage de personnes "plus égales" que les autres de maintenir les privilèges que leur confèrent l’argent et le pouvoir qui l’accompagne ? ...devant une misère mondiale qui ne peut que s’accroître.

Les prévisions en matière énergétique ne permettent que peu de temps de réponse à la pénurie qui s’annonce de plus en plus clairement et les lois de l’économie de marché dont la logique décriée depuis plus de quarante ans par un certain Nicholas Georgescu, ne peut que maintenir et augmenter les déséquilibres sociaux et à plus long terme, ne pourront que la détruire complètement si celle-ci devait prendre le pas sur les autres.

Nous avons connu l’Europe des libres échanges (la CECA , le BENELUX, l’ Europe), l’Europe des banques, l’Europe des polices... Nous ne connaîtrons pas une Europe "sociale" ! Déjà à l’échelle mondiale "l’information" n’est plus qu’un outil de propagande ! Et ce n’est ni Thierry Meyssan (L’Effroyable Imposture, Carnot, mars 2002), ni les sociologues avertis comme Pierre Bourdieu (La Sociologie est un sport de combat) qui me contrediront.

Il serait temps en effet que tous nous participions à cette prise de conscience et changions de manière drastique nos comportements, notre manière d’appréhender nos relations en société, notre manière de consommer, afin de ne pas prêter aux belligérants de tout acabit les moyens de leurs instincts ô combien destructeurs ! Ceci est un véritable cri d’alarme ! Débarrassons-nous vite des entreprises de fabrication d’armes, de leur "logique" et de leur "économie" par exemple... Avant que celles-ci ne nous détruisent !

Et prenons notre avenir en main sans laisser aux "spécialistes", ni à d’autres le soin de prendre les décisions à notre place.

Au feu !


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17 réactions à cet article    


  • geo63 25 juillet 2008 13:08

    Absolument d’accord avec ce cri d’alarme, en total accord !
    Mais nous sommes ficelés de multiples façons, en fait il ne sera bientôt plus possible de s’exprimer librement sans se retrouver fiché quelque part, ami citoyen.


    • HELIOS HELIOS 25 juillet 2008 13:08

      Il ne faut pas se tromper d’objectif...

      ce qu’il se produit aujourd’hui, c’est une marchandisation a outrance de tout et une financiarisation des activités.
      Le role social de l’entreprise s’estompe devant la predation des financiers qui ne manipulent que des chiffres et ne se preoccupent pas du sens et des personnes que ceux-ci cahent.

      Ce n’est pas notre modèle de consommation, ni notre volume de consommation c’est le modèle de répartition des richesses qui ne marche plus.
      L’equilibre entre les riches et les pauvres est difficile a maintenir. Notres societé, grace a des regles sur le droit du travail limitant l’impact négatif captal/travail sur le revenu ET le modèle de redistribution sociale a fait que la population a beneficié d’un niveau de vie acceptable.

      Aujourd’hui apres avoir cassé le droit du travail, ouvert les vannes de l’immigration ... tout cela permettant de faire jouer une concurrence et une pression sur les salaires terrible, notre gouvernement casse la redistribution (indemnité chomage, rsa, secu, retraite ) .

      Les plus riches sont plus riches et les plus pauvres sont maintenant vraiment pauvres. La France, malgrés sa richesse est devenu comme les pays "emergeants" comme on ose dire. Emergeant, cela veut dire qu’iil existe dans un pays des riches au même niveaux que les riches des autres pays développés. cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de pauvre, bien au contraire...
      sauf que dans les pays emergeants, la classe des riches est parvenue a son niveau en captant les richesses du pays que les pauvres ne pouvaient pas exploiter alors qu’en France, la classe riche dépouille les classes pauvres avec l’appui de la classe politique.

      Changeons de modèle, favorisons l’entreprise comme un element du tissu social, avec une mission sociale d’enrichissement global. ne tentons pas de diminuer la production ou la consommation, il y a encopre tellement de besoins insatisfait... bref, sortons du système PAR LE HAUT plutôt que de sortir PAR LE BAS en se contraignant encore plus, pereniser la pauvrete, en fait.


      • Bobby Bobby 25 juillet 2008 20:14

        Merci, j’apprécie votre analyse et vos propositions.


      • cathy30 cathy30 25 juillet 2008 14:00

        j’aime bien la lettre citoyenne
        A lire par exemple dans la rue avec roulement de tamboure avec avis à la population...


        • Bobby Bobby 25 juillet 2008 22:17

          Libre de droits... libre à vous d’en propager les idées, de les améliorer ou de m’en proposer d’autres !

          Bien cordialement


        • takakroar 26 juillet 2008 06:36

          On est bien d’accord, mais quoi faire ?

          Je pense que la première chose est de faire savoir au plus grand nombre.

          Pour ma part j’essaye de le faire sans braquer, car on est vite marginalisé si on dérange trop. "Le premier qui dit la vérité, etc...." comme chantait Guy Béart.

          Parlant de l’actualité avec les amis, on arrive couramment à des sujets bien édulcorés par les médias classiques, j’y met ma petite note sans insister outre mesure. Alors dans la foulée j’envoie un mail avec un lien vers un site qui traite du même sujet. On en reparle. De proche en proche mes interlocuteurs acceptent une autre vision. Eux mêmes en parlent à leurs amis.

          Ceci dit, qu’on laisse faire ou qu’on arrive à interrompre la dégringolade générale maquillée en mondialisation heureuse et inévitable. Il y aura de mauvais moments et des fichus quarts d’heure.


          • Bobby Bobby 26 juillet 2008 07:47

            En effet... conscientiser notre entourage, serait criminel si on n’apportait que le désespoir, pourtant j’ose croire que nous pouvons changer notre façon d’aborder cette "crise", mondiale.

            Je pense en effet que mettre fin volontairement à notre manière imbécile de consommer est l’acte le plus civique que nous puissions commettre.

            Expliquer aux gouvernants qu’il ne sert en rien l’intérêt de l’ensemble des citoyens de le laisser dans l’ignorance des prévisions, même lorsque celles-ci sont fort pessimistes et qu’au contraire un projet de vie concerté, responsable rendrait non seulement la dignité à tous les participants, mais à mon sens serait la seule solution pour sortir des chemins malsains que les dirigeants pourtant nécessaires, empruntent depuis belle lurette.

            Cette nouvelle approche des relations diffère à ce point de ce nous connaissons actuellement, qu’elle nécessiterait une véritable révolution dans les mentalités.... un nouveau "pearl harbor" des esprits serait-il donc nécessaire pour retrouver une véritable volonté d’union ? je l’ignore ! C’est à mon sens en tout cas dans cette optique peu utilisée que naît le sens du mot "religion" (re-ligere) qui feraient de nous de véritables citoyens et non de simples moutons attendant le déluge.

            On ne peut que regretter que l’attitude politique générale tient actuellement plus au dogme et à l’étiquette qui tous deux appartiennent précisons le, à un obscurentisme digne de la "très sainte inquision"...

            Si nous n’y prenons garde, c’est dans cette voie que nous nous dirigerons et c’est bien l’objet de ce "cri d’alarme".

            bien cordialement


          • anny paule 26 juillet 2008 09:22

            Si je partage totalement l’esprit de cette lettre citoyenne et les commentaires qui lui sont associés, si, à ma toute petite mesure, j’essaie, sans prosélytisme, d’expliquer, de donner aux mots dont on nous rebat les oreilles le sens qu’ils ont et non celui qu’"on" veut qu’ils aient, autrement dit, de former, d’informer, de mettre en garde... cela se passe dans un entourage limité dont il est permis d’espérer qu’il fera boule de neige... mais je m’interroge sur les moyens de sensibiliser les réfractaires, ceux qui "gobent" et jouent l’autruche ! 

            Par contre, cette phrase : 
            "Expliquer aux gouvernants qu’il ne sert en rien l’intérêt de l’ensemble des citoyens de le laisser dans l’ignorance des prévisions (... ) belle lurette." me pose problème. Je comprends et souhaite cela... mais je crains fort qu’il n’existe une forme de cynisme très macchiavélique et parfaitement conscient chez ceux qui nous gouvernent (tant sur le plan politique, que sur le plan du MEDEF en France et des organismes comme l’OMC, l’OCDE, l’ERT, les AGCS... au niveau international). Je crains qu’ils n’agissent de façon très délibérée, et qu’au contraire, ils s’accommodent fort bien de l’obscurantisme parce qu’il les sert, et qu’ils pratiquent la langue de bois, (en donnant au langage le sens qu’ils veulent faire entendre et qui est bien loin de la "vérité", parce que ça leur laisse des marges de manoeuvre plus larges)... Je crains qu’il ne soit nécessaire de mener une véritable "révolution" intellectuelle pour que ce type de désir (tout à fait légitime et et souhaitable) puisse advenir... Il existe une telle distance entre l’intérêt général bien compris et l’exercice du pouvoir dans nos prétendues démocraties, qu’il y aura, dans ce domaine, fort à faire.

            Condorcet voulait qu’on forme "des citoyens qui ne s’en laissent pas conter mais qui entendent qu’on leur rende des comptes", c’est vers cela qu’il faudrait tendre... actuellement, nous avons fait en grand bond en arrière dans ce domaine ! Espérons !


            • JL JL 26 juillet 2008 11:38

              Anny Paule, vous connaissez la valeur des mots. Un citoyen n’est pas gouverné, un citoyen est un homme libre. Un citoyen n’évoque pas "ceux qui nous gouvernent". Lorsque vous êtes sur un paquebot, le commandant et ses officiers ne gouvernent pas les passagers, ils goouvernent le bateau. Les passagers : ceux-ci sont montés à bord pour aller là où l’équipage s’est engagé à les mener.


            • Bobby Bobby 26 juillet 2008 18:12

              Merci !


            • Bobby Bobby 26 juillet 2008 09:59

              De la part de nos dirigeants, oui, sans aucun doute, la mode franchement est au cynisme !

              Ce petit billet permet au moins d’en dénoncer en partie l’occurence.... Espérant un peu naïvement peut être que nous pouvons encore changer les choses. Je dis "Paix aux hommes de bonne volonté !" ...

              Et reste conscient que le risque que prennent ceux qui acceptent de diriger leur est connu au départ.... rares sont ceux en effet qui échappent au véritable pourrissement que confère "la folie des grandeurs" dont sont généralement atteints ceux qui occupent ces places si convoitées et si peu sereines... l’exemple en à été fort bien dépeint dans "Ces malades qui nous gouvernent", Dr Pierre Rentchnick et Pierre Accoce et qui avait fait forte impression sur le public en 1976...

              Ce n’était pourtant qu’un élément d’un phénomène bien plus général et constant constaté et connu déjà depuis l’antiquité par les anciens Grecqs qui avaient essayé toutes les formes de gouvernement pour en arriver à la conclusion que "la démocratie était le moins mauvais des systèmes, bien qu’elle soit très (et trop) facilement commutable en impérialisme despotique" .... ( toute analogie avec une situation actuelle, ici ou ailleurs ne peut qu’être imputée qu’a leurs auteurs... ou à nous, qui laisserions faire !).


              • Bobby Bobby 26 juillet 2008 10:29

                Sorry, je n’ai pas pris la précaution de répondre au commentaire... d’Anny Paule ! ce qui place ma réponseprécédante après le vôtre !

                Je pense qu’effectivement, nos Pays riches ont formé leur richesse sur l’exploitation principalement des richesses coloniales et des répartitions que des accords en grande partie secrets, comme celui, ouvert au domaine public actuellement dit : "SYKES-PICOT" (en 1916) par exemple, qui avait pour but de renflouer l’Europe exangue des importants dommages qu’elle avait subi dans les efforts de la première guerre mondiale... (et bien avant son terme déjà trop évident !)

                Pour répondre à votre question, je pense plus particulièrement au très petit pourcentage de personnes qui possèdent le véritable pouvoir de décision, quelques unes à peine au sein de chaque Pays et pour prendre toujours un exemple, parlons donc d’un certain Georges Sorros qui déclare de lui même qu’il est "un monarque sans couronne"... ce que je lui concède bien volontier !

                bien cordialement


              • Bobby Bobby 26 juillet 2008 10:58

                N.B. Vous notterez que Georges Sorros, comme Bill Gates, rétrocèdent volontairement une petite partie de leur colossale fortune aux plus démunis, c’est là un élément de leur prise de conscience assurément.

                La véritable révolution intellectuelle est en effet indispensable ! j’en suis convaincu. Quand aux moyens à mettre en route pour y arriver... je ne suis pas sûr d’en avoir les moyens, c’est un euphémisme ! Avec Erich Fromm je pense qu’elle est indispensable, mais reste dans l’expectative quant à sa réalisation.

                Nous faudrait-il "des nouveaux manipulateurs" comme le préconise si bien Georges Ionesco dans son théatre (si je me souviens bien, il s’agit d’une harrangue dans "Jacques ou la soumission" mais avec quelle degré de charisme ? C’est un peu ce qui me fait parler d’un "nouveau Pearl Harbor" car il me semble que la situation en aurait bien besoin.

                Question bien pertinante elle aussi, merci !


              • Bois-Guisbert 26 juillet 2008 15:02

                c’est là un élément de leur prise de conscience assurément.

                On peut toujours rêver

                Ces types font ça pour soigner leur image de marque, ce qu’ils estiment nécessaire dans la société du spectacle. Mais ça n’empêche pas que Soros soit une ordure, et Gates un requin !


              • Bois-Guisbert 26 juillet 2008 11:58

                Nous ne connaîtrons pas une Europe "sociale" !

                Ben non, parce que rares sont en Europe ceux qui ont une conception typiquement française de l’Etat social. Les Allemands ne voient pas du tout les choses de la même façon, les Italiens non plus et les Anglais encore moins.

                Les Suédois ont leur modèle, qu’ils ne voudront jamais changé puisqu’il correspond à l’identité suédoise et les nouvelles nations de l’Est songent plus à bosser qu’à défendre des acquis sociaux qui sont encore à venir…

                Il serait temps en effet que tous nous participions à cette prise de conscience et changions de manière drastique

                Tu commences quand ? A la reprise ? Lundi matin, à la première heure ? C’est fait, depuis ce matin ?


                • Botsu 26 juillet 2008 21:42

                  Vous vous rendez bien compte qu’en publiant un article de cette veine vous êtes un "dangereux gauchiste", "d’un autre âge", en "déphasage avec le progrès" et pléthore d’autres qualificatifs du même acabit !

                  Message à prendre au second degré, inutile de préciser. :]


                  • Bobby Bobby 27 juillet 2008 09:13

                    Bonjour,

                    Qualifier des idées à gauche, à droite est un exercice de style qui ne signifie rien du tout !

                    Vous êtes libre de vous voiler la face si vous le voulez et continuer à croire que le monde va bien et qu’il en sera ainsi jusqu’a la fin de votre vie... je pense qu’être respnsable implique une toute autre approche et de grands changements dans notre quotidien. Hardi mon frère qui à l’air de penser que je ne suis pas toi !

                    bien cordialement

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