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Littérature et citoyenneté. Le boycott du Salon du livre de Paris en question

La question « l’écrivain et l’éditeur doivent-ils boycotter la version 2008 du Salon du livre de Paris ? » entraîne d’office d’autres questions. Telles que, par exemple : tant l’un que l’autre sont-ils tenus d’être les militants d’une cause ? En quoi cet évènement choque-t-il des intellectuels en général, des Maghrébins et des Libanais en particulier ? Boycotter, n’est-ce pas un geste en soi anticulturel ? N’est-ce pas là le fait d’un inconscient plutôt antisémite ?

Ces questions, dans le contexte actuel, on ne peut ne pas les formuler. Elles suggèrent l’existence d’un certain nombre de non-dits, de compromissions, d’intérêts ou d’enjeux que la culture et ses institutions véhiculent et dédouanent. Les clarifier, ces non-dits, équivaut à situer les réflexes anticolonialistes - du reste ceux des Algériens - aujourd’hui acculés à battre en retraite, sommés de faire des concessions. Non pas que les réflexes anticolonialistes soient les seuls capables d’identifier les atermoiements qui accompagnent cet évènement mais parce que celui-ci offre à leurs yeux des contours puissamment évocateurs.

Les Algériens, on en convient, sont ceux des peuples qui ont été les plus marqués par les atrocités de la guerre, par l’injustice sous toutes ses formes... Aussi, leur conscience historique est-elle incontestablement des plus alertes. Certes cela pourrait prêter à des présuppositions fort susceptibles de colorer subjectivement leurs façons de voir et de juger actuelles. Certes cela risque même de les condamner à une vision archaïque et rigide des choses, eussent-ils été capables de distinguer entre le bon grain et l’ivraie. Ou même de les engoncer à jamais dans des formules alibi, cérémoniales, vidées de vie et insincères. Le pouvoir algérien et, d’ailleurs à peu de choses près, tous les partis politiques trouvent dans la lutte d’indépendance le site précieux indépassable de leurs revendications identitaires pour embringuer leur monde et camoufler leur terrible désordre.

D’aucuns pourtant, en Algérie, sont prêts à brader leur dignité d’hommes ou de femmes, à adopter les pires positionnements, ne serait-ce que pour rappeler à la caste dominant le pays que son temps est bien révolu et ses jours davantage comptés. Ne serait-ce encore que pour rentrer dans le moule apprêté pour eux par la démagogie et les faiseurs de mirages. Or l’histoire, d’une façon ou d’une autre, rapplique, opère des retours époustouflants, persiste et signe... et invite, par voie de conséquence, à plus d’élévation. En d’autres termes : lors même que les Algériens essuient revers, mutilations, frustrations, dénis... de la part des nouveaux maîtres, faut-il pour autant faire table rase de ce patrimoine - moral après tout ?

De là le soutien des Maghrébins apporté de façon indéfectible à la cause palestinienne ; lequel soutien n’est pas que de nature communautaire - comme essayent de le faire admettre BHL, Finkielkraut... et consorts, soit les inconditionnels défenseurs de l’Etat hébreux. S’il n’avait été que communautaire, alors sans doute les Maghrébins auraient eu tort et ressembleraient même à ces derniers. Or leur langage est d’autant plus crédible que légitime : s’inscrivant dans un cadre moral/humain/universel et découlant d’une conscience historique qui ne s’en laisse pas conter.

Dire, comme certains, que l’Algérie n’a rien fait en matière de tolérance et d’acceptation de l’Autre, lors même que cela serait vrai par certains aspects, revient dans maints cas à lui (l’Algérie) reprocher son intransigeance, sa soif de justice allant crescendo. C’est pécher par manque de relativisme culturel et trouver aberrant que l’on puisse dénoncer avec tant de conscience clairvoyante la souffrance des Palestiniens. Cette posture des peuples maghrébins tranche de fait avec l’ensemble du décor planétaire, dans la mesure où ceux-ci sont visiblement coincés entre la cruauté de l’Etat d’Israël, le silence complice de la communauté internationale et la lâcheté évidente des pays arabes. Après ce qui lui est arrivé de redoutable et désastreux en cette décennie 1990, l’Algérie finalement s’avère encore capable d’étonner outre-Méditerranée. Outre-Méditerranée où d’une part, on permet de tuer un peuple ; et où de l’autre, on honore son meurtrier, allant jusqu’à octroyer à celui-ci une tribune inespérée.

Voilà dans quel cadre se pose pour des écrivains algériens la question de la séparation de l’art et du politique, du citoyen et de l’écrivain... Il faut, décidément, bien moins que cela pour ne pas déclencher l’étonnement général.

D’invoquer la séparation de l’art et du politique apporte la preuve d’une conscience compromise. C’est en fait sacrifier à la politique et n’avoir que peu d’égard pour le premier. En effet, si l’art est par nature indépendant, il l’est autant vis-à-vis de la société que vis-à-vis du créateur lui-même. Autant dire illico qu’il est au-dessus des petitesses et ne saurait cautionner nulle dérive. S’en revendiquer à la manière de ceux et celles qui entendent aller à cette version du Salon du livre de Paris - au prétexte qu’il faudrait séparer - revient à se ranger à un credo institué, jadis ou naguère peu importe, pour décontenancer l’intellectuel engagé. Souvenons-nous, à ce titre, de Sartre, Mauriac, Breton, Aragon, Germaine Tillon... dont la parole défie tous les liens - à part celui de la fraternité humaine. Egalement la trilogie Algérie de Mohammed Dib (La Grande maison, L’Incendie et Le Métier à tisser) considérée par la critique non pas seulement comme une œuvre de combat mais essentiellement comme une œuvre humaniste transcendant l’identité étriquée et le nationalisme. Bref, dans ces quelques noms inséparables d’une cause juste, il faut savoir reconnaître tout aussi bien l’homme que le citoyen, l’écrivain ou l’intellectuel.

Choisir le camp de la neutralité est en soi un parti pris ; comme tel, dommageable. Le moindre que l’on puisse reprocher à cette attitude est qu’elle renonce à ses principes pour se laisser inféoder à une idéologie du silence et du mensonge. Car, sinon, pourquoi s’infliger ce clivage pour le moins en désaccord avec l’humanisme et la morale - si ce n’est en désaccord avec une harmonie de soi vers quoi tend toute œuvre littéraire digne de ce nom ? Et, en effet, en désaccord avec cette quête de soi sincère, loyale et altruiste distinguant entre celles des œuvres immortelles et celles des œuvres périssables.

Est-il nécessaire de préciser que ce qui est boycotté n’est pas le peuple juif, ni d’ailleurs les écrivains israéliens en tant que tels ? La manipulation à laquelle le monde assiste, à laquelle il s’habitue et s’abandonne par la force des choses, ne peut qu’inciter ceux dont la conscience n’a pas encore été lobotomisée à lui dire : « Assez ! » Du moins à dénoncer ses sinistres et perfides ressorts. Cette manipulation est celle-là même qui fait dérouler le tapis rouge devant des Etats génocidaires. Boycotter ne signifie guère une implication idéologique de la part des éditeurs et écrivains mais exprime bien au contraire un refus d’implication idéologique confortant la cruauté et lui donnant tous les droits. Nul besoin de le rappeler aux esprits. Nul besoin de poser cette question : « Si les éditeurs et écrivains ne le faisaient pas, qui d’autres le feraient ? » La question est morale, beaucoup plus individuelle et de conscience qu’elle n’est politique ou stratégique.

Y aurait-il une littérature qui ne soit, au moins par défaut, la configuration d’un monde idéal où triomphent la justice, la paix, l’harmonie... ? Toute littérature célèbre ce monde à part où la brutalité n’a guère de place et de droit. Dans la célébration du soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël et le caractère forcément pervers de cette invitation, il faut trouver un affront et une violence à l’encontre de la culture elle-même. Sous peine de banaliser l’horreur, il faut garder le réflexe naturel de s’étonner. S’étonner des écrivains qui s’accommodent de l’inhumain mais s’offusquer aussi d’une littérature qui tend à être un simple gadget pour endormir les esprits, les châtrer, les exciser...

Littérature sans conscience. Conscience sans littérature. Quelle posture ? Une telle question suggère l’existence d’un paradoxe qui n’est au fond rien d’autre qu’une façon de fausser compagnie aux valeurs morales les plus fondamentales. Plutôt : fuite, abandon, démission, déloyauté... Littérature et conscience : voilà en fait d’éternelles inséparables. Tandem agissant pour le compte d’une idée de l’homme suprêmement élevée. Si écrire est d’emblée agir pour soi-même, écrire c’est encore doublement agir - sur soi-même et sur le monde. Pour cela, je crois, rien ne vaut mieux qu’une bonne dose de bonne conscience.

Finalement, aller à ce Salon engage et le citoyen et l’écrivain. Pour une simple et bonne raison : l’un ne va jamais sans l’autre. A moins qu’on ne donne dans la schizophrénie, l’amnésie ou qu’on ne vive ailleurs que sur Terre. Dans ce cas...

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Littérature et citoyenneté. Le boycott du Salon du livre de Paris en question

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100 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 14 mars 2008 10:01

    Est-il normal que des organisations pro-arabes fassent la pluie et le beau temps en France en cherchant à instrumentaliser la culture ?

    Soyons réaliste,ISRAEL sera toujours l’allié des USA,mais c’est une démocratie et son peuple est composé de citoyens du monde entier et c’est un immense mélange des cultures qui intégre la démocratie en Israêl

    Comment pourrait on comparer une démocratie ou les citoyens peuvent acheter librement un journal d’opposition sans se faire assassiner à une dictature comme la Syrie,l’Algérie,la Tunisie,l’Iran.....

    Ces intellectuels auraient du proposer des rencontres entre palestiniens (déjà qu’ils se mettent d’accord entre eux !) et proposer un projet de développement économique de la région

     


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 10:09

      @ Lerma

      "une démocratie ou les citoyens peuvent acheter librement un journal d’opposition sans se faire assassiner "

      Avez-vous déjà essayé d’acheter dans un kiosque israelien le journal du FPLP ou du Hamas ?

      Moi, non !

      gAZi bORAt


    • dapeacemaker911 14 mars 2008 11:50

      Lerma fidel a lui meme depuis siiiii longtps.... ca prouve le dicton...

      "Est-il normal que des organisations pro-arabes fassent la pluie et le beau temps en France en cherchant à instrumentaliser la culture ?"

      Existe t il plusieurs pays nommés France ? parce que je crois vivre en france et j ai pu y constater de nombreuses influences nauseabondes ... mais pas specialement pro arabe comme tu dis...

      Les "pro-arabes" n ont pas encore fai interdir quoi que ce soit en france... contrairement a d autres groupuscules sectaires... comme les pro sionnistes pour reprendre vos pro-expressions.

      Cette facon de se monter les uns contre les autres est bien ridicule.. il faudrait peut etre penser d une nouvelle facon... plus saine...Pro-Humain.

       

      Israel/Democratie... UHU !!!

      =Russie/Democratie !

       

      Ils sont forts les gens de nos jours... on se croit tous en democratie, elle est pas belle la vie ?

       

      DPM

       


    • dapeacemaker911 14 mars 2008 11:55

      A thierry jacob.

      On peut trouver meinkempf en france aussi...

      on peut meme le lire, meme si on est juif, sisi je vous jure... lire pour comprendre, lire pour apprendre, lire pour evoluer, lire pour pouvoir en discuter... lire pour en finire avec ces ideologies puantes qui ne sont plus reservé au fana d hitler mais qui sont aussi adulé par nombre de nos freres juifs...

      Seul l enemi differe... la logique reste la meme.

      ... etes vous majeur ? simple curiosité...

       

      DPM


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 12:13

      @ Thierry Jacob

      On peut également trouver l’ouvrage d’Adolf Hitler en France et en français..

      gAZi bORAt


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 12:15

      @ dapeacemaker91

      Mille excuses d’avoir rép^été vos propos..

      Vous avez été plus rapide que moi..

      gAZi bORAt


    • Sébastien Sébastien 14 mars 2008 12:43

      C’est ridicule comme exemple. Vous avez deja achete en kiosque en France des journaux des independantistes corses ou bretons ? Allons...


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 12:47

      @ Sebastien

      C’est ridicule, en effet.. Mais le post de Lerma l’était aussi !

      gAZi bORAt


    • Sébastien Sébastien 14 mars 2008 12:50

      L’auteur exclue completement la responsabilite des palestiniens dans cette situation. C’est facheux car ce raisonnement est completement fausse.

      Pour vous donc les mechants sont israeliens et les gentils palestiniens. Ce n’est pas ma vision des choses. Blanc et noir ca va pour les enfants.

      Et penser que boycotter servira a la cause est faux. Justement, s’ils voulaient se faire entendre sur ce point, ils auraient du aller au salon du livre. D’aileurs c’est souvent avec des initiatives de ce genre que les choses avancent. Les intellectuels sont pour beaucoup dans l’evolution des peuples, quels qu’ils soient, et les intellos arabes viennent de manquer le coche. Rien de nouveau en sorte...


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 14:00

      "et les intellos arabes viennent de manquer le coche.."

      Je ne pense pas qu’un coche ait ici été manqué ni du côté palestinien, ni du côté arabe.. Les intellectuels de bonne volonté des deux bords se sont déjà rencontrés..

      Ceux de mauvaise volonté éviteront toujours toute confrontation.. à moins que... bloqués ensemble dans un ascenseur ? ¨Non, même pas.. Ils s’entrtueraient plutôt !

      gAZi bORAt


    • Gazi BORAT 14 mars 2008 10:07

      Que certains pensent que profiterait la cause palestinienne d’une action de boycott du Salon du Livre de Paris, je peux le concevoir..

      Que des intellectuels israeliens, plus par rejet de l’instrumentalisation de leur présence par un gouvernement qu’ils jugent nationaliste outrancièrement, je le conçois de même et respecte cette position.

      Par contre, j’ai un peu plus de mal avec le discours de cet article tendant à présenter les intellectuels du Maghreb comme les plus légitimes à s’nscrire dans une telle action en raison des luttes de décolonisation qu’ont connus leurs pays dans un passé récent.

      De nombreuses régions dans le monde ont été le théatre de faits historiques similaires et la colonisation est un phénomène relativement ancien dans l’histoire des sociétés humaines..

      Un intellectuel amérindien, cap-verdien ou que ne sais-je encore, est aussi qualifié "ès-oppression" pour s’estimer solidaire du peuple palestinien..

      Cet article me laisse perplexe ou peut-être suis-je mal réveillé ce matin ?

      gAZi bORAt

       


      • Mohammed-Salah ZELICHE M-S. ZELICHE 14 mars 2008 15:04

        @Gazi BORAT

        Vous dites pour exprimer votre perplexité :

        " j’ai un peu plus de mal avec le discours de cet article tendant à présenter les intellectuels du Maghreb comme les plus légitimes à s’nscrire dans une telle action en raison des luttes de décolonisation qu’ont connus leurs pays dans un passé récent."

        Or cela découle du fait que vous ne liiez pas entre les paragraphes et que vous ne fassiez pas grand cas des concessions clairement formulées pour dire que je ne suis pas catégorique.

        Entre autres. Je dis d’une part des Algériens :

        " Les Algériens [...] sont ceux des peuples qui ont été les plus marqués par les atrocités de la guerre, par l’injustice sous toutes ses formes... Aussi, leur conscience historique est-elle incontestablement des plus alertes. " 

        De l’autre :

        " D’aucuns pourtant, en Algérie, sont prêts à brader leur dignité d’hommes ou de femmes, à adopter les pires positionnements, ne serait-ce que pour rappeler à la caste dominant le pays que son temps est bien révolu et ses jours davantage comptés. Ne serait-ce encore que pour rentrer dans le moule apprêté pour eux par la démagogie et les faiseurs de mirages."

        De là ma volonté de conclure à un abatardissement/altération de la conscience historique chez certains Algériens ou Maghrébins qui veulent tout de même aller au Salon du Livre et prétextent d’une séparation entre littérature et politique. Alors que l’explication est ailleurs : ils ont choisi le parti du silence, du mensonge et de la compromission.

        Or à l’exception de trois écrivains maghrébins, du moins ceux dont je me souviens, on a vu quand même réagir à cette célébration du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël qui entend s’annoncer au monde à travers une manifestation culturelle on ne peut plus médiatisée.

        Invoquer le prétexte de l’art qui ne saurait s’accommoder de la politique c’est tout bonnement déplacer/dévier le débat pour le tuer. Et dénoncer par ailleurs les exactions dont sont victimes tous les jours les Palestiniens c’est illico être taxé d’antisémite. 

        Au total, si la réaction des Maghrébins, Libanais, Egyptiens... tire sa légitimation d’une conscience historique marquée il n’en demeure pas moins qu’elle est aussi le fait d’une conscience morale pouvant être aussi bien de l’ordre de l’individuel que du collectif :

        Je précise :

        "Or leur langage [celui des Maghrébins] est d’autant plus crédible que légitime : s’inscrivant dans un cadre moral/humain/universel et découlant d’une conscience historique qui ne s’en laisse pas conter."

        Par là, je répond à l’accusation qui consiste à mettre en avant le communautarisme de l’Autre pour camoufler celui du Même. Je précise donc que cette posture de refus de la compromission de la part des Maghrébins ou de quiconque ne relève pas du communautarisme comme essaient de le faire admettre Finkielkraut et d’autres...en tout cas dans ce forum.

        Vous avez raison de dire que l’acceptation et le rejet ne peuvent être "l’apanage" des seuls Magrébins. Sauf que je n’ai rien prétendu de tel.

         

         

         

         


      • gaiaol 14 mars 2008 16:56

        Pendant l’apartheid en Afrique du Sud, les Nations Unies établirent un système de sanctions qui entraîna finalement la chute du régime raciste de ce pays et aida à créer un gouvernement démocratique. Les scientifiques, athlètes, artistes, universitaires et hommes d’affaires sud africains étaient alors tous soumis au boycott.

        .et cela a marché...

        .c’est la seule façon qui ,de manière pacifique, obligera israel à trouver le chemin de la paix...

         

        si vous étiez cohérents puisque vous dites désirer la paix, vous direz oui au boycott.

         


      • Serpico Serpico 23 mars 2008 20:37

        à Piffard

         

        Vous dénoncez un peu trop facilement un manichéisme que vous êtes l’un des rares à avoir détecté.

         

        Vous "oubliez" -que c’est pratique- que l’invité d’honneur est l’Etat d’Israel et non les écrivains israeliens. Il est invité d’honneur pour une célébration : les 60 ans d’Israel.

         

        Cela n’a rien à voir avec la littérature et votre procédé, ignoble, est de faire semblant de croire que les écrivains arabes boycottent les écrivains israeliens.

         

        Les boycotteurs ont un reste d’honneur qu’ils ne veulent pas laisser bouffer par l’inflation.

         

        Pourquoi voudriez-vous que des intellectuels arabes ou du tiers-monde viennent fêter les 60 ans de d’agressions, de massacres, de meurtres israeliens ?


      • gaiaol 14 mars 2008 17:10

        en meem temps comment te croire ?? quelques personnes manquant le salon du livre et c’est l’état d’israel qui est menacé, quelle blague !!! ils sont lyriques au crif...


      • Bulgroz 14 mars 2008 11:52

        Rapport du PNUD : Rapport arabe sur le développement humain 2003

        Les Arabes constituent cinq pour cent de la population mondiale mais ne produisent qu’un pour cent des livres dans le monde. Les ouvrages religieux représentent 17 pour cent de tous les ouvrages publiés dans les pays arabes contre une moyenne mondiale de près de 5%.

        Les ouvrages de sciences sociales, de littérature et d’arts représentent un pourcentage bien plus faible.

        En 1996, les pays arabes n’ont produit que 1 945 oeuvres littéraires et artistiques, malgré les 280 millions de lecteurs dans les 22 pays arabes. Cela représente moins que la production d’un pays comme la Turquie avec une population qui correspond au quart de la population des pays arabes. En général, le tirage habituel de romans ou collections de nouvelles varie entre 1 000 et 3 000 exemplaires.

        Très souvent, le livre arabe est traité comme un produit interdit, soumis à la censure et aux procédures bureaucratiques qui augmentent de manière significative les coûts pour les éditeurs. Ces lois entravent inévitablement la publication et la circulation des ouvrages.

        En plus des obstacles imposés par la censure, le RADH 2003 identifie « des taux d’analphabétisme élevés » dans certains pays arabes et la baisse du pouvoir d’achat des lecteurs arabes d’aujourd’hui comme étant « les vrais facteurs qui affectent le nombre de lecteurs. »

        Toutefois, les auteurs se posent la question si les Arabes choisiraient de lire un livre de littérature pendant leur temps de loisir, même s’ils pouvaient se permettre d’acheter des livres. Il n’y a pas de statistiques précises sur les types d’ouvrages préférés par les lecteurs arabes, mais selon plusieurs éditeurs et observateurs, les meilleures ventes lors du Salon international du livre au Caire sont celles d’ouvrages religieux suivis par les ouvrages éducatifs.

        Les livres traduits – d’une importance capitale pour l’acquisition et le transfert du savoir – sont beaucoup plus rares dans le monde arabe que dans d’autres régions avec des niveaux comparables d’alphabétisme et de développement économique. Pas plus de 10 000 ouvrages ont été traduits vers l’arabe au cours du dernier millénaire, ce qui correspond au nombre d’ouvrages traduits vers l’espagnol chaque année.

        http://www.undp.org/arabstates/ahdr/FR_Press_Kits2003/F2_AHDR03.pdf

         

        Nombre de publications en langue originale et traductions par millions d’habitants :

        Europe = 0,55

        Amérique du Nord = 0,33

        Ex Union Soviétique = 0,25

        Amérique Latine = 0,1

        Asie (hors pays arabes)= 0,05

        Pays Arabes = 0,01

        Ca ne risque pas de s’améliorer car la littérature contemporaine est rayée des programmes de la majorité des universités arabes.

        On peut donc en conclure que le boycott du salon du livre par les pays arabes :

        1. constitue un réel coup dur pour le succès de ce salon (ce qui est le but visé)

        2. booster une fois de plus la littérature arabe libertaire et romanesque de par le monde

        L’important restre que M-S. ZELICHE puisse résider à Paris pour nous expliquer le sens du boycott de pays phares et exemplaires du point de vue littéraire comme le Yemen, la Somalie ou l’Arabie Saoudite.

        Oui, les intellectuels arabes n’ont pas honte de vouloir nous faire des leçons de morale.


        • Serpico Serpico 23 mars 2008 20:48

          Bulgroz : "Oui, les intellectuels arabes n’ont pas honte de vouloir nous faire des leçons de morale."

           

          *******************

           

          Après avoir fait semblant de prouver que les pays arabes ont des gouvernements qui oppriment les intellectuels, vous arrivez à cette conclusion ?

           

          Ah Bulgroz ! vous êtes un vrai intellectuel occidental...toujours à taper sur les victimes.


        • Bulgroz 14 mars 2008 12:47

          Quand un pays musulman participe à un salon du livre, voilà ce que cela donne :

          Exemple : Livres présentés par l’Iran à la foire du livre de Hambourg.

          http://www.intelligence.org.il/fr/fr_n/pdf/iran_as_f.pdf

           

          Il faut le dire et le répéter, l’apport des pays islamiques et islamistes à l’intelligence humaine est incommensurable.

          N’importe quel chercheur en littérature basé à Paris peut en attester.

           


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 15:16

          Pour ceux qui s’intéressent à ce type de littérature et se passionnent pour l’antisémitisme, je ne peux de mon côté que leur conseiller de se rendre, une fois l’an à une manifestation appelée :

          Fête des B.B.R.

          Organisée sous l’égide d’un parti politique qui rassemble un grand nombre de nostalgiques de l’époque où ce type d’idées fleurissaient dans l’hexagone, on peut y trouver sur de nombreux stands des ouvrages "classiques" comme ceux de MM Brasillach, Bardeche, Celine (dont les interdits) ainsi que des éditions spécialisées dans l’histoire de la waffen SS.

          Nul besoin donc de courir les "pince-fesses" de l’ambassade d’Iran pour prendre sa dose de haine !

          gAZi bORAt

           


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 16:13

          @ Bulgroz

          "Il faut le dire et le répéter, l’apport des pays islamiques et islamistes à l’intelligence humaine est incommensurable."

          Et maintenant, sur votre brillante lancée, vous allez nous produire un brillant exposé sur la comparaison des littératures juives et chrétiennes ?

          gAZi bORAt


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 16:15

          à Thierry Jacob

          Elle a lieu à Paris.. et est organisée par un parti pour lequel Mr Cukierman, président du CRIJF, avait donné des consignes de votes lors des présidentielles de 2002...

          gAZi bORAt


        • snoopy86 14 mars 2008 16:28

          Gazi

          Veux-tu interdire la lecture de Drieu La rochelle ou Céline ? ou l’excellente histoire du cinéma de Bardéche ou Brasillach ( le reste de Brasillach étant à mon sens parfaitement chiant ) ?

          Compte-tenu des crimes du communisme faut-il interdire aussi Aragon ou Brecht ?

           


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 16:40

          @ SNOOPY86

          Evidemment non !

          J’ai cédé à la facilité tout comme faire le catalogue des stands de livres émanant de la République Islamique d’Iran relève aussi de la paresse.

          Là où je m’insurge, c’est lorsque l’on veut réduire la littérature arabe, qui compte nombre d’excellents écrivains que j’apprécie, à la littérature de propagande ou de religion dont des régimes réationnaires font la promotion...

          A ce propos, je viens de revoir l’adaptation du "Feu Follet" de Drieu La Rochelle, par Louis Malle... Un chef d’oeuvre ! A titre personnel, j’aurais gracié Drieu à la Libération.. mais pas Brasillach, que ses outrances dans "Je suis partout" ont définitivement discrédité.

          gAZi bORAt


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 16:43

          à Thierry Jacob

          "Qui a créé Jean Marie ?"

          François Mitterrand porte en effet une lourde responsabilité dans la montée électorale du Front National qui n’aurait pas été ce qu’elle a été sans l’introduction de la proportionnelle à un moment décisif.

          Cela dit, Mitterrand était un grand ami de l’état d’Israel..

          gAZi bORAt


        • gaiaol 14 mars 2008 17:16

          tu devrais réfléchir plutot sur ton apport à toi... c’est ça la cohérence et c’est comme ça que marchent la réflexion et le raisonnement.


        • snoopy86 14 mars 2008 17:27

          @ Gazi

          Content que tout comme moi vous appréciiez Drieu qui est pour moi un des grands écrivains français du 20éme siécle. Je vous recommande un de ses romans, court et méconnu : " l’homme à cheval". C’est mon prof de philo marxiste anticoformiste de prépa à Strasbourg qui me l’a fait découvrir.

          Pas eu besoin de le gracier, il a eu le courage de constater ses erreurs et d’agir en conséquence, ce qu’un Céline, lâche et veule au possible n’a pas su faire... 


        • Bulgroz 14 mars 2008 18:28

          Borat,

          et tu peux nous en citer des grands auteurs arabes édités dans les pays arabes ?

          combien t’en as lu ?


        • Bulgroz 14 mars 2008 18:32

          Non, Borat, je ne suis pas juif, je ne suis pas d’extrême droite. Tes amalgames à 2 balles, tes accusations d’extrémisme, tu peux les remballer.

          Quand je lis sous la plume de Leila (qui dans son CV met « française, mariée, un enfant) »

          « En faisant d’Israël l’invité d’honneur du salon du livre de Paris, Sarkozy a montré clairement qu’il approuve la politique de conquête de la Palestine par l’Etat juif. Face à cette provocation, l’auteur de cet article a parfaitement raison d’écrire... »

          J’ai le droit de m’adresser à Leila comme à tous Français. Ce qu’elle écrit est contraire à nos valeurs et à nos idées. Ce n’est pas Sarkozy qui décide de l’invité du salon, personne ne parle de conquête de Palestine, ni les Juifs, ni Sarkozy, ni la France.

          Leila écrit une immense connerie et je tiens à le dire haut et clair..

          J’entends bien que les arabes de France voudraient bien que nous pensions comme eux, mais j’entends aussi défendre nos principes et dire mes 4 vérités à ceux qui ont décidé de résider dans mon pays.

          Comme je l’ai dit plus haut et comme le dit le rapport de la PNUD, les pays arabes sont un désert culturel où sévissent l’analphabétisme et la censure. Alors le boycott des pays arabes ne fait que traduire cette stérilité arabo-musulmane tant en matière de sciences, de médecine ou d’art reconnue par le monde entier.

          Notons que cette stérilité est importée en France et l’auteur de l’article et Leila en sont la preuve.

          Quand on voit le nombre d’auteurs arabes hébergés, réfugiés et édités en France, en UK et ailleurs, et quand je vois que d’autres viennent nous faire la leçon pour que nous pensions comme les Algériens ou les Saoudiens, j’en ai marre.

          Les arabes qui en France, ne posent pas de problème, ne posent pas de problème, Ceux là on n’en parle pas. Par contre, ceux qui posent un problème sont un problème : ce sont ces derniers de plus en plus nombreux, ignares et incultes qui veulent recréer chez nous les beaux pays qui ont fuis.


          Nombre de publications en langue originale et traductions par millions d’habitants : (chiffres du rapport de la PNUD)

          Europe = 0,55

          Amérique du Nord = 0,33

          Ex Union Soviétique = 0,25

          Amérique Latine = 0,1

          Asie (hors pays arabes)= 0,05

          Pays Arabes = 0,01

          http://www.undp.org/arabstates/ahdr/FR_Press_Kits2003/F2_AHDR03.pdf


        • Gazi BORAT 14 mars 2008 18:56

          @ Bulgroz

          Que vous ne soyez pas proche de l’extrème droite, j’ai franchement du mal à le croire !

          A moins de considérer Jean Marie Le Pen comme un modéré... Reconnaissez tout de même que les positions que vous tenez sont plus liées à des récriminations anti-arabes qu’à un amour de l’état hébreu !

          Les statistiques que vous livrez, quantitatives, ne sont pas représentatives.. La surreprésentation des ouvrages religieux, je vous l’accorde.. mais il en sera de même aux Etats Unis, par exemple, où vous trouverez une bible dans la table de chevet de toute chambre de motel..

          La littérature de qualité, en France, ne figure pas non plus parmi les plus gros volumes, ni de vente ni d’édition.. et l’étude de l’organisme onusien que vous citez semble plus attachée à une subtile promotion de l’entreprise libérale opposée aux productions étatiques qu’à un souci de la qualité de l’offre proposée au lecteur arabe moyen..

          Pour ce qui est de la littérature arbe, j’avais fait une liste de mes goûts sur un fil ancien sur ce même forum.. je les ai évidemment lus en traductions française... Pour vous faire une idée de la production littéraire arabe, tapez simplement sur google Littérature Egypte Irak Liban.. etc.. vous y trouverez un prx Nobel bien mérité !

          D’autre part, j’aurais râlé pour n’importe qui traitant de la même façon la littérature chinoise, allemande, française ou... albanaise !

          gAZi bORAt


        • Bulgroz 14 mars 2008 19:01

          Gazi Borat,

          T’as pas répondu à la question, bon, je te facilite la tache, je te donne une liste d’auteurs arabes édités dans des pays arabes, il s’agit des auteurs les plus prolifiques et aux plus forts tirages du monde arabe :


          MASSMOUDI Abdelghani , HAMDOUCHE Aïssa ,TALHAOUI Zaccharie ,BENDOUIOU Charazed, GUNEYSU Ali , BETTAYEB Reda , RAHOU Mohamed , OUZZANE Nadir , NABIL Jalouli , MAHLOUL Slimane , IBISHUKCU Souleyman , HOUNIDA Hamid, HAMMAMI Mohand, HADJADJ Kadda , GHENOU Mounir, BOUCHMILA Fathi, BENDEMAGH Mustapha , BENAMAR Mohamed , CHAGRAOUI Karim , EL AMRY Samy , DZIRI Mourad , BECHAOUCH Youssef alias, BECHAOUCH , BOUJNAH Mondher , GACEM Nourredine , ZOUARI Taoufik né en 1951 , BENBAHLOULI Seddik , BOUARFA Abdelhakim , INOUBLI Mouldi , AYACHE Nordine , REFAS Ben Abdellah , SAMARDZIC Muhamed , METIC Muamer , KELAIALA Mustapha alias KELAIA Mustapha, AHMED YOUSFI , BENATMAN Abdelhak , ERRACHDI Farid , OTMANE Ahmed, KHELFALLAH Abdelkader, BELKHEDRA Mustapha.

          Alors Borat, quels sont les auteurs que tu as lus, qu’est ce que tu nous conseilles ?

           

           


        • Gazi BORAT 17 mars 2008 15:41

          @ Bulgroz

          Cette liste étant une liste des plus forts tirages, elle ne représente pas d’intérêt au niveau qualitatif.. Imaginez l’équivalent pour la France, elle vous ferai apparaitre plutôt Gerard De Villiers et ses SAS que Victor Hugo et sa Légende des Siècles.

          Sur cette liste n’apparaissent par exemple pour l’Egypte ni Naguib Mahfouz, prix Nobel de Littérature, ni Tewfik Al Hakim, auteur du vingtième siècle pourtant au programme des écoles...

          Quel ouvrage vous conseiller en matière de littérature arabe ? A lire votre ouverture sur le sujet, je ne vous renverrais même pas aux mémoires du Bachagha Boualem..

          gAZi bORat


        • Serpico Serpico 23 mars 2008 20:50

          Bulgroz : "Quand un pays musulman participe à un salon du livre"

           

          ****

           

          Vous aurez beau redoubler de prudence et de feintes hypocrites, vous n’arriverez pas à faire croire que vous faites la distinction arabe/musulman.


        • SciFi SciFi 14 mars 2008 12:45

          "Finalement, aller à ce Salon engage et le citoyen et l’écrivain. Pour une simple et bonne raison : l’un ne va jamais sans l’autre."

          Absolument pas d’accord avec cette phrase, ni avec la teneur générale de l’article.

          On confond ici une scène culturelle avec une scène politique et c’est lamaentable. Au contraire, il peut être intéressant que des auteurs ayant des points de vue opposés puissent discuter sans que cela devienne une tribune. Il y a bien instrumentatlisation.

          Poursuivons le raisonnement : il faudra boycotter le salon, si la Chine est présente, car ce pays bafoue les droits de l’homme. Il faudra boycotter le salon si un représentant US est présent car les US déclenchent des guerres sans raison valable. Il faudra boycotter le salon parce qu’une année, on aura décidé de mettre en avant les Mémoires d’Hadrien de Yourcenar au motif que cela cautionne je ne sais quel impérialisme.

          Et merde ! C’est la négation de toute liberté d’expression.

           

           


          • ronny 14 mars 2008 12:52

            Il faudrait surtout boycotter le salons en présence que n’importe écrivain du monde arabo-musulman, car compte tenu de l’ouragan d’intolérance qui y soufflent depuis des siecles, ce serait donner du crédit à des dictatures sans vergogne que de s’y rendre.

             


          • SciFi SciFi 14 mars 2008 13:08

            Non, ronny.

            Parce que là encore c’est faire un amalgame entre politique et littérature. Les auteurs de ces pays ne sont pas tous d’accord avec le positionnement des états. Face au boycott, certains ont réagi positivement. Exemple, le marocain Tahar Ben Jelloun qui je que le boycott est une "campagne stupide", ou l’anthropologue et historien algérien qui se sent "pris en otage" d’une "décision prise pour moi ailleurs".

            Cet appel au boycott prétend imposer une manière de penser aux auteurs.

             


          • ronny 14 mars 2008 14:03

            Ne me dis que pour faire comprendre le coté sarcstique de mes propos j’aurais du mettre un smiley. Parce que j’étais vraiment sarcastique...

            Evidemment que le boycott quel qu’il soit est une absurdité !


          • SciFi SciFi 14 mars 2008 15:46

            Ok, désolé d’avoir pris la remarque au 1er degré.

            Mais étant ayant lu des commentaires du même type enoncés sérieusement par d’autres, j’ai eu comme un doute.

             


          • Gazi BORAT 14 mars 2008 18:26

            @ Ronny

            "l’ouragan d’intolérance qui y soufflent depuis des siecles"

            Etes-vous sérieux ou ironique ?

            Pour ce qui est de l’intolérance en général et de l’antisémitisme en particulier, l’Europe chrétienne durant de longs siècles devance largement le monde "arabo-musulman"... jusqu’à un récent génocide dont l’ampleur n’a jamais été égalée..

            N’oubliez pas non plus que les Juifs persécutés en Europe trouvèrent asile régulièrement dans les pays musulmans, que l’Espagne Ommyeade leur fut plus accueillante que la France voisine et qu’enfin, le sultan de Turquie organisa le départ des Sepharades en 1492 et pour cela affreta des navires.. en un des premiers sauvetage humanitaire d’état..

            Ceux qui demeurèrent dans l’Espagne de la Reconquista durent abjurer leur foi sous menace des foudres de l’Inquisition. Lors des persécutions nazies, nombre d’Ashkenazes cette fois, se réfugièrent dans la capitale turque..

            gAZi bORAt


          • Serpico Serpico 23 mars 2008 20:55

            SciFi : "On confond ici une scène culturelle avec une scène politique"

             

            *******************

             

            Ah bon ?

             

            Alors pourquoi condamnez-vous un boycott qui proteste contre la politisation du salon du livre ?

             

            S’il n’était pas politique, pourquoi on inviterait israel pour célébrer ses 60 ans ?

             

            Vous vous moquez de qui ?


          • LE CHAT LE CHAT 14 mars 2008 12:48

            c’est juste du symbolique et ça coûte pas cher , comme soutien aux palestiniens ! pasque sur le reste walou ! si les pays frères étaient vraiment des frères , jamais les palestiniens ne seraient aussi martyrisés par la clique militaro extrémiste au pouvoir à Tel Haviv  ! avec un pétrole à 200 $ le baril , uncle Sam ordonerait de lacher du lest ! et pourquoi les egyptiens se sont ils si vite empréssés de refermer les brèches ?????

            Boycotter les auteurs israeliens , même si l’immonde shimon Pérès y rôdait n’est absolument pas constructif , d’autant plus que la majorité des auteurs , plus cultivés et moins endoctrinés est pour la création d’un état palestinien .

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