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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Loi sur la délinquance, ne pas se tromper de coupables

Loi sur la délinquance, ne pas se tromper de coupables

Novembre 2005, novembre 2006. L’histoire ne se répète pas tout à fait, mais les restes des autocars calcinés sont là pour nous rappeler qu’il existe, aux franges de nos grandes villes, une population rebelle qui ne rêve que d’en découdre. La violence est récurrente, les discours des politiques appelant au calme, assaisonnés de quelques promesses, aussi. Quant aux Français ils attendent, installés devant leur télévision, qu’il se passe quelque chose de vraiment intéressant.

Lorsqu’on veut résoudre un problème, quel qu’il soit, on commence par identifier sa cause, avant de commencer à le soigner. Tu es malade parce que tu as une indigestion, donc je te mets à la diète. Le « problème des banlieues », on s’en doute, est plus complexe. Prenons le fait le plus massif : la violence de certains jeunes garçons adolescents, qui s’exerce au gré de leur humeur contre une bande rivale, ou contre les filles, ou les professeurs, ou les policiers, ou les voitures (et les autocars), ou les boîtes aux lettres, etc. Lorsque les auteurs de ces actes de violence sont attrapés par la police, ils sont normalement déférés devant la justice. A première vue, les auteurs de tels actes sont donc considérés comme responsables.

Pourtant, même lorsqu’un adolescent reconnaît avoir été l’auteur de la violence, ou lorsque des preuves irréfutables sont réunies contre lui, il n’est pas du tout certain qu’il sera condamné, et ceci même s’il est connu comme récidiviste : l’affaire sera souvent « classée ». Que faut-il en conclure ? Un réflexe assez courant consiste à incriminer les juges. Ces derniers se défendent, en mettant en avant deux éléments principaux : 1) l’ordonnance de 1945 incite à sanctionner les mineurs par des mesures éducatives, or les places disponibles sont en nombre très insuffisant. 2) Quant à la prison, au vu de ce qu’elle est dans notre pays, il y a tout lieu de craindre qu’elle ne transforme les apprentis délinquants en délinquants endurcis. Les juges ne se considèrent donc pas comme laxistes. Ils ne contestent pas que des jeunes puissent être coupables - en tout cas ils ne sont pas opposés à une mesure de redressement -, ils constatent simplement que les moyens efficaces prévus par la loi font défaut.

La question qui se pose immédiatement, si l’on a l’esprit un tant soit peu logique, est la suivante : qui est responsable de ce manque de moyens ?

Envisageons maintenant les choses sous un autre angle. Ces jeunes violents ne sont pas sortis de n’importe où. Ils résident dans des quartiers bien particuliers, ces fameuses « banlieues » auxquelles on se réfère quand on parle de la violence. Cela conduit à soulever une autre cause de la violence de ces jeunes : l’environnement dans lequel ils vivent. Et là, il est facile de décliner une série d’éléments pathogènes : l’école, qui - au-delà des discours - a perdu de vue sa mission d’égalité des chances ou n’a pas les moyens de la remplir, la démission de bien d’autres services publics, le chômage des grands frères ou des pères, les trafics en tout genre, que l’on n’a jamais souhaité éradiquer (car ils contribuent à empêcher une violence plus grande), la dégradation des bâtiments, etc.

Cela n’empêche pas, bien sûr, que l’on mette déjà des moyens sur la « politique sociale » et la « politique de la ville ». Mais il n’est pas moins clair que ces moyens n’ont pas suffi jusqu’ici à régler le problème des banlieues, à la fois parce qu’ils sont certainement insuffisants quantitativement et aussi, peut-être surtout, parce que l’on n’a jamais osé questionner en profondeur leur efficacité. Pour ne prendre que le chômage, qui est considéré universellement comme une cause majeure de pathologie sociale, la France se satisfait d’un taux qui avoisine 10%. Il y a un consensus pour ne pas toucher - autrement qu’à la marge - aux droits des travailleurs et des chômeurs, même si cela empêche de réduire notre chômage « structurel ».

Alors, qui sont les responsables ? Les politiques, les parlementaires qui votent les lois, les ministres qui les proposent et les font appliquer ? On peut répondre ainsi, mais n’est-ce pas encore rejeter la responsabilité sur des lampistes ? Que sont les politiques, sinon les représentants du peuple qui les a élus ? Croit-on vraiment que si leur réélection était soumise au règlement réel du problème des banlieues, ce problème existerait encore ?


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69 réactions à cet article    


  • c florian (---.---.162.39) 22 novembre 2006 10:29

    la responsabilité de la situation du pays est forcément générale. rejeter la cause sur des gouvernants que nous avons mis en place, sur des ados que nous avons éduqués, sur une société que nous avons construite, c’est vraiment se moquer du monde. quand un individu marginal tue quelqu’un, c’est malheureusement un risque inévitable ; quand la violence explose, tout le monde est responsable.


    • Bulgroz 22 novembre 2006 10:52

      Pour illustrer le propos de Michel Herland, voir cette vidéo :

      http://www.dailymotion.com/visited/search/lemoine/video/xl7a9_revendication s-banlieues

      Le maire de Monfermeil, Xavier Lemoine, est interwievé dans la rue, un habitant Maghrébin qui passe par là « participe » à la conversation sans y être invité : « On a pas besoin de policiers, on fait la police nous mêmes et c’est bien mieux »


      • Cochonouh Cochonouh 22 novembre 2006 14:10

        Pour Bulgroz,

        (j’avais vu ce reportage) merci de nous remontrer ce passage.

        pour l’auteur,

        Je ne comprends qu’on écrive un article sur un projet de loi sans avoir la politesse de mettre pour les futurs lecteurs, dès le début de l’article, un lien vers le texte.

        Je ne suis pas sur que ça soit le bon, vu qu’il date de juin et qu’il y a deux articles sur AgoraVox aujourd’hui sur ce sujet.


      • Marsupilami Marsupilami 22 novembre 2006 14:27

        Un lien vers la dernière mouture du projet de loi en date du 5/10/2006. Le petit Nicolas Sarkozy a un bilan désastreux. Il ne doit surtout pas devenir président de la République !


      • Mjolnir (---.---.159.247) 22 novembre 2006 10:59

        Expliquer la violence gratuite des jeunes que par leur milieu (école, banlieue, etc), c’est prétendre qu’il y a une fatalité, un lien de causalité absolu entre la pauvreté et la violence. Or, je n’en crois rien : que ce soit de nos jours (dans les DOM TOM par exemple) ou dans le passé, la pauvreté est et était beaucoup plus présente, mais les jeunes ne brûlaient pas les bus et ne caillassaient pas les pompiers pour autant !

        Dire que les responsables sont les élus et, donc, les électeurs, c’est rendre tout le monde responsable, tout le monde donc personne finalement.

        Les exemples qui ont fait la une des journaux ne manque pas pour infirmer l’idée qu’un jeune est délinquant parce que les parents seraient en chomâge. Personnellement, j’ai eu aussi l’occasion de discuter avec des éducateurs et les enfants qui posent des problèmes ont des parents qui travaillent.

        La cause principale est, je pense, une absence d’éducation et d’autorité de la part des parents : dans les milieux aisés, les enfants sont des rois, on les considère comme des génies qu’il ne faut pas perturber avec des interdictions.

        Dans d’autres milieux, le problème est plutôt culturel, on a l’habitude de laisser des gosses traîner dehors mais une cité n’est pas un village. Il y a aussi des familles nombreuses et modestes mais là encore, à qui la faute ? Il existe des moyens de contraception et au risque de choquer certains, je pense qu’il faut pouvoir assumer l’éducation de ses enfants donc, quand on n’a pas les moyens, on ne fait pas 5 gosses, on n’en fait qu’un ou deux. Là encore, c’est un problème culturel.


        • Bulgroz 22 novembre 2006 11:05

          Pour assurer une bonne intégration à la vie citoyenne, il faut 2 choses :

          - de bons parents
          - une école

          L’école, tout le monde y a accés


        • Bill Bill 22 novembre 2006 11:19

          N’y a t’il pas non plus dans certains milieux un refus pur et simple de la France et des français ?

          Pour rebondir un peu, il y a des juges qui répondent aux accusations qu’on leur fait sur la délinquance une chose simple et juste : ils appliquent la loi et ce n’est pas à eux de la faire, mais aux députés.

          Bien à vous

          Bill


        • Mjolnir (---.---.159.247) 22 novembre 2006 11:52

          @Bill

          Je ne prétends pas que le « racisme anti français » n’existe pas mais le problème de la délinquance n’a pas pour source principale les immigrés.


        • Bill Bill 22 novembre 2006 11:57

          Je suis d’accord avec vous sur ce point, il ne convient pas de prétendre que les immigrés sont la cause de tout, je vis en banlieue et je pense très sincèrement qu’il y a aussi un vrai rejet de la France... qui n’est pas le fait de tous les français originaire d’ailleurs. Et ce rejet des français existe bel et bien et se manifeste avec violence.

          Bill


        • (---.---.177.6) 22 novembre 2006 20:47

          Encore une fois (et pour diverses raisons) je prône la suppression progressives des allocations familiales à partir du 3ème enfant.


        • Gilles Louïse Gilles Louïse 22 novembre 2006 13:08

          « La France gronde » lis-je.

          Ce n’est pas exactement la France qui gronde, c’est la France anti-française qui gronde, ce qui n’a rien à voir.

          Il existe un très fort ressentiment de la population afro-maghrébine contre la France avec pour prétexte nouveau les colonisations passées. C’est un argument récent, beaucoup de Français allaient jusqu’à ignorer ces colonisations, ou les avaient oubliées, et l’on ne voit pas du tout en quoi les jeunes générations auraient à payer, et de préférence « éternellement » car c’est de cela qu’il s’agit, des événements passés et lointains. En voulons-nous toujours à l’Allemagne ? Non ! Une franche amitié franco-allemande existe malgré les guerres passées.

          Leur rap l’indique clairement : « je pisse sur De Gaulle », « on est là pour tout niquer » et d’autres très aimables assertions poétiques.

          On parle souvent de racisme mais on constate clairement qu’ils sont les premiers à employer le mot : « nique ta sale race » lit-on fréquemment dans les forums si vous choisissez un pseudo à consonance française.

          La vérité, c’est qu’on ne mélange pas si facilement les populations. Au nom de quelle philosophie des autochtones auraient-ils à perdre leur identité ? Relisez le « Satiricon » de Pétrone, le tout premier roman qui nous est parvenu, même incomplet, relisez certaines satires de Juvénal, le même problème a de tout temps existé sans autre solution que les conflits.

          La vérité, c’est qu’on a osé mettre sur un pied d’égalité une immigration inter-européenne et immigration extra-européenne en employant le même mot alors qu’il ne s’agit pas du tout de la même chose. Ça été une aberration car si la première s’adapte immédiatement en une seule génération, la deuxième refuse toute adaptation, intégration ou assimilation. Leur argument est sans appel : « on est français, on est chez nous, on n’a pas à s’intégrer ».

          On essaie de faire croire qu’il n’y aurait pas de « Français de souche » sous prétexte qu’il y aurait eu des mouvements de population et des mouvements de frontières. C’est vrai ! Mais tout cela s’est passé sur le sol européen en sorte que « Français de souche » signifie clairement « Européen de souche » et « de nationalité française ». D’ailleurs, si « Français de souche » n’a pas de sens, comment se fait-il qu’eux se reconnaissent immédiatement entre eux ? Et nous reconnaissent nous aussi en tant que Français ? Si c’était vrai, ils seraient doués d’un extraordinaire talent.

          Le résultat est là : l’intégration ne se fera pas car ces deux cultures sont incompatibles.

          À mon avis, une guerre civile, qu’elle dise ou non son nom, est plus que probable prochainement et ce, soit parce que l’extrême droite accéderait au pouvoir, la technique du cordon sécuritaire ne suffisant plus à illusionner et empêcher une inversion inévitable des tendances, auquel cas une partie de la population refuserait le verdict des urnes, soit a contrario parce que l’extrême droite n’accéderait pas au pouvoir, ce qui produirait tôt ou tard le même résultat. L’Autruche aura eu son temps. On ne peut pas éternellement, le nez dans la merde, dire que c’est du chocolat !

          La politique de folle immigration n’a eu d’autres buts que de dévaloriser le travail en créant une concurrence à bas coûts et à grande échelle, imposer la baisse des salaires et augmenter le profit, c’est aujourd’hui une certitude. La seule réponse à ce truisme est de dire que c’est une vision simpliste alors que c’est tout bêtement arithmétique.

          À partir du moment où l’on cherche le profit à tout prix au mépris des populations et de leurs moeurs, on ne s’étonne pas des conséquences. D’ailleurs les profiteurs ne s’étonnent de rien, ils s’en foutent complètement, ils s’en seront mis plein les fouilles pendant ce temps-là et après eux le déluge.

          Humiles laborant ubi potentes dissident.

          Gilles


          • Paldeolien 22 novembre 2006 13:21

            gila ? gla ! que d’energie gaspillée !


          • Paldeolien 22 novembre 2006 13:26

            C’est avant qu’il fallait voter correctement ! L’urgence c’est pas l’immigration, c’est de sauver la planète. Il faut lutter contre le CO2, et vous le savez bien. C’est sur ce sujet qu’il faut cesser de faire l’Autruche !

            Signé, un Jeune de 30 ans...


          • Mjolnir (---.---.159.247) 22 novembre 2006 13:48

            Commentaire démago et xénophobique.

            L’immigration « extra européenne » comme vous dites est trop variée et hétérogène pour qu’on puisse généraliser comme vous le faîtes.

            A propos de la délinquance et l’immigration, voici le rapport M L Mucchielli (CNRS) : http://www.erudit.org/revue/crimino/2003/v36/n2/007865ar.pdf


          • (---.---.64.1) 22 novembre 2006 14:05

            Il est pas à moitié con celui la...


          • seb59 (---.---.180.194) 22 novembre 2006 14:08

            @ Paldeolien

            tu nous gaves....


          • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 17:36

            Merci pour le lien video, j’en ai lu la moitié. C’est pas de la daube... smiley


          • Mjolnir (---.---.159.247) 22 novembre 2006 13:55

            Cet article sur la délinquance est détourné par certains vers l’immigration comme si cette dernière était la cause de la première.

            A croire que la délinquance n’existait pas avant les années 50 !

            Et on a un dingue qui pollue les commentaires avec des copier/coller en masse.

            Triste sort pour un espace de discussion, ça me désespère.


            • Paldeolien 22 novembre 2006 13:57

              C’est justement parce que c’est déséspérant que je copie colle comme un dingue en masse. C’est pour diluer les conneries qu’on peu lire et ce qu’on sent très largement. AV n’est plus un média libre !


            • Paldeolien 22 novembre 2006 13:58

              Et tout ceux qui sont en accord avec vous et votre commentaire devrait en faire autant pour faire disparaitre ce système de commentaire tronqué et perverti !


            • Mjolnir (---.---.159.247) 22 novembre 2006 14:03

              On s’en fout de pouvoir cacher ds commentaire. Ce n’est pas un système de censure puisque les commentaires repliés restent lisibles. si t’es pas content, va voir les responsables du sîte mais pas la peine d’emmerder le monde comme ça.

              C’est typiquement ce genre de réaction puérile qui fait que les lecteurs puissent vouloir filtrer les commentaires.


            • Paldeolien 22 novembre 2006 14:17

              Bah, ok, je ne fait plus rien, tu verras bien.

              Je ne m’adresse pas au comité agora. Je m’en vais, tout simplement ! Ce média est devenu la propriété de droite et extreme droite.

              Tu auras été mis au parfum. Tu verras si tu t’en fou du système de commentaire, tu te rappellera de tout cela, crois moi. Bailloner un citoyens n’a rien de démocratique. Car c’est du baillonnement. Si on repli mes commentaires, je peux donc les déplier à saouhait, si on s’en fou et cela ne devrait donc gener personne, cela ne touche que quelques personne, de plus en plus de personnes, tu verras bien.

              Agoravox, c’est de la merde ! Demian a bien raison si il fou le bordel. Nous auront été deux, pas un mais deux, et d’autres le voient sans rien dire, mais ils le voient. Je fais reférence à CyberDissidence, qui a vu ça aussi, et nous ne sommes pas que 3.


            • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 14:07

              Croit-on vraiment que si leur réélection était soumise au règlement réel du problème des banlieues, ce problème existerait encore ?

              Bien dit. Et bien pour ça qu’il faut sanctionner les élus qui ne font leur boulot, qui mentent, qui volent, qui laissent faire. Objectifs et non promesses, doivent-ils donner. Sanctions effectives par des citoyens lambdas. Suppression du droit à être élu, amendes, etc.

              Démocratie par la base anonyme, démocratie véritable.

              Et fin de l’impunité.

              Ceux qui s’opposent à ça ont peur de la démocratie, ou la méprisent. Attitude néfaste dans les deux cas. smiley


              • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 14:29

                Il est vrai que certains s’amusent à replier les messages qui ne leur plaisent pas.

                Qu’ils fassent ça montre qu’il ne supportent pas la parole différente d’autrui, et en celà Paldeolien a raison.

                Mais le plus grave est l’existence de cette possibilité sur Agoravox, qui indique que la censure à droit de cité, plein, entier et de plus en plus omniprésent.

                Je rappelle qu’une tradition ancienne et raisonnable sur le Net prévaut : liberté maximale. Pour moi, ça ne veut pas dire liberté totale, mais prime à la liberté.

                Habiller de raison courtoise, commerciale, rationnelle, discursive une censure n’empêche pas qu’elle ne change pas de nature.

                Si, dans certains cas, elle peut et doit s’exercer, ici elle ne me semble pas de mise. Sauf à vouloir mettre un noeud pap aux forums. Et on voit ce qui se passe.

                Beaucoup d’articles ont leur contingent obligés de cercueils noirs. C’est répugnant, ça fait accident, forum dévasté, prison avec fenêtres.

                Je me sens de moins en moins incité à y venir.

                Je rappelle à tous que la licence poétique, ça existe, qu’un forum n’est qu’une liste de mots et que nous ne réglons pas le monde, et surtout pas notre individualité à l’aune des parutions, ou non parutions d’articles et de commentaires.

                Donc, laissons les pseudos parler, et supportons les excés de ceux qui malheureusement pour eux, et parfois pour nous, se sentent obligés de se répandre et s’insulter, ou de sortir leur aversions racistes. Ils sont bien souvent les premiers à réclamer, à corps et à cri, la liberté d’expression.

                La liberté d’expression n’à que faire de leurs contradictions, mais si vous permettez qu’une parole soit remplacée, sur un forum, par une porte fermée, ne vous étonnez que notre monde réel devienne peu à peu une prison.

                Les petits qui veulent utiliser à plein les potentiels de la censure, allez-y : vous pouvez replier. smiley


              • kirinyaga 22 novembre 2006 15:05

                Le mot censure est certainement exagéré. Tous les commentaires restent visibles si le visiteur veut les lire. Et en un seul click, encore plus simple que de tourner une page.

                Par ailleurs, il me semble que des améliorations seraient les bienvenues :

                - limiter le nombre de votes par personne, de sorte que le pouvoir de nuisance des excités du click soit limité.

                - limiter également le nombre de commentaires par article. Personnellement sur des forums ou dans des fils de commentaires sur des blogs, j’essaye de concentrer sur un seul commentaire mon opinion et mes arguments sur toutes les remarques du fil, pas besoin de disperser mes commentaires partout, dans le but évident de noyer l’opposition.

                - enfin, permettre à chaque lecteur de régler et choisir ce qu’il veut voir, en laissant la possibilité à chacun de configurer la limite en-dessous de laquelle les commentaires sont cachés.

                En attendant, si vous utilisez Opera comme navigateur, vous pouvez toujours activer les scripts utilisateurs (Outils/Préférences/Avancé/Contenu/Options Javascript, le champ tout en bas) et utiliser celui-ci : http://www.l9c.org/temp/agoravox_vote.user.js qui efface automatiquement de la page tous les commentaires d’un auteur de votre choix et qui vote automatiquement contre eux (par défaut, paldeolien, vous pouvez éditer le script et mettre kirinyaga à la place si vous voulez).


              • Cochonouh Cochonouh 22 novembre 2006 15:06

                Très beau post.

                Je suis contre ce système D-bile, je le redirai dès que j’en aurai l’occasion. Et tant que l’option AFFICHER TOUS LES COMMENTAIRES MASQUES ne sera pas conviviale.


              • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 17:38

                La question n’est pas technique mais morale.


              • Paldeolien 22 novembre 2006 14:20

                Et puis merde après tout, liberté d’expression hein !

                Se faire cacher, c’est comme se faire baillonner !!!

                Je fais ce que je veux avec mes cheveux ! Si ça vous genes pas de me cacher alors pourquoi je me genrais de copier collé, vous avez qu’a cacher mes copié collé, puis c’est tout, cela nous vous genera donc pas ! Puisque vous pouvez cacher au besoin ! Pas grave, vous avez raison, on s’en fou ! je peux copier, vous pouvez effacer, mdr


                • joë (---.---.115.83) 22 novembre 2006 15:00

                  ni SEGO ni SARKO !

                  Aujourd’hui en France :

                  86 500 personnes vivent dans la rue.

                  934 000 personnes ne possèdent pas de domicile (1) et vivent à l’hôtel, dans des habitats de fortunes, en camping, hébergées chez un tiers (hors famille), en meublé, en résidence sociale ou foyer d’urgence.

                  2 187 000 personnes sont dans des logements dépourvus de confort de base (pas de salle d ‘eau, de WC, de chauffage) ou dans des conditions de surpeuplement accentué (plus de 2 personnes pour 9 m2)

                  Au total 3 207 500 personnes vivent un quotidien de mal logement chronique et critique.

                  À cela s’ajoute toute une population qui est en situation de fragilité et risque à chaque instant de basculer dans une situation de grave mal logement. C’est le cas pour 625 000 personnes vivant dans des copropriétés dégradées nécessitant une intervention publique urgente.

                  715 000 personnes en difficulté ont du mal à joindre les deux bouts et payer leur loyer, avec des périodes d’impayé de plus de 2 mois.

                  3 507 000 personnes souffrent de surpeuplement au sens large (entre plus de 1 à 1,5 personne pour 9 m2) Enfin, 823 000 personnes vivent hébergées chez des tiers (famille ou amis).

                  Ces 5 670 000 personnes sont donc menacées à moyen et long terme de basculer dans une situation d’extrême mal logement.

                  (1) Emploi et exclusion sociale :

                  On voit souvent les personnes sans domicile fixe comme des personnes désocialisées, totalement exclues de la société. Or, on s’est aperçu au début des années 2000 que c’était loin d’être le cas général.

                  Une étude faite en 2004 par l’Insee a montré qu’en France :

                  3 SDF sur 10 ont un emploi, en général précaire (contrat à durée déterminée, intérim) ; c’est généralement pour eux le coût du logement (en dramatique progression) et l’insuffisance des logements sociaux qui les maintiennent à la rue.

                  4 SDF sur 10 sont inscrits à l’ANPE, et sont donc dans une dynamique de recherche d’emploi.

                  S’il n’y a pas double appartenance à ces deux catégories (conservation de l’inscription à l’ANPE en même temps que le bénéfice d’un emploi précaire), alors seuls 30 % des SDF en France sont réellement désocialisés.


                  • parkway (---.---.18.161) 22 novembre 2006 16:31

                    joe qu’est-ce que tu racontes ?

                    c’est pas possible ! tu es un parano notoire puis que nos politicards genre alain lambert nous affirment que les profits apportent le bonheur à la communauté !

                    il y a moins de 2 milions de chômeurs en france. C’est l’INSEE qui nous l’affirme !

                    (malgré que le ministre des finances annonce avoir versé à 9 millions de français la prime pour l’emploi...)

                    ou trouves-tu ces chiffres ? tu n’as pas honte de mentir !

                    seul le président de la république le peut avec ses alcooliques !

                    je suis sûr que tu es encore un de ces salauds de pauvres ! ou pire un salaud de fonctionnaire comme moi !


                  • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 17:47

                    Parkway

                    Typique des biais introduits par cette notation qui censure.

                    Tu as pris un « -1 », alors que ton commentaire reprenait directement les propos et leur donnait une dose d’ironie informative puisqu’elle référait à la sitution d’autisme généralisé des élites, que nous vivons.

                    Malgré ça, un certain te note comme n’étant pas constructif.

                    Ce qui prouve que la notion de note est plus qu’aléatoire et que la constructivité attendue infère une rationalité qui, je le répète, n’est pas fondamentale ni dominante par rapport aux tendances trolliques des forumeurs.

                    Donc, droit dans mon ordre de rationalité, je t’ai remis à zéro.

                    Elle est pas belle la vie ?!.. smiley


                  • Michel Herland Selim 22 novembre 2006 15:06

                    Aussi bête que méchant (le troll), hélas ! J’ai lu cela dans un article antérieur. Est-cela qui a rendu fou ce pauvre garçon ?

                    Concernant le système de notation, je le trouve pour ma part équitable. Il n’y a pas de raison de laisser polluer un fil par des commentaires complètement hors de propos.


                    • Sam (---.---.97.173) 22 novembre 2006 17:49

                      C’est profondément idiot, ce que tu racontes, mon pauvre Selim.

                      A te lire, je croyais pourtant que tu n’avais pas qu’un neurone tout seul dans sa grande chambre. Comme quoi, dans la vie, le pire n’est jamais atteint.


                    • Cochonouh Cochonouh 22 novembre 2006 21:16

                      Ce système de repliage nivelle tout sur la pensée du plus grand nombre.

                      C’est comme si y’avait que Sarko-Zyva et Super-Pimprenelle qui avaient le droit de parler.

                      Ça n’a plus rien à voir avec les trolls.

                      À moins que vous nommiez troll tout ceux qui ne sont pas de votre avis.


                    • Savapa (---.---.110.14) 22 novembre 2006 15:12

                      Paldeolien,

                      T’as rien de plus constructif à faire ? Genre chercher un job ? Ou construire ton propre forum citoyen avec tes propres règles ?

                      Moi je lis tous les comentaires cachés parce que c’est comme ouvrir une pochette surprise : on s’attend à lire une connerie et des fois on tombe sur une bonne surprise... Pas sûr que ça ne soit pas uniquement ton égo qui dicte ta conduite puérile... Ca en gâterait l’aspect idéologique...


                      • MakorDal MakorDal 22 novembre 2006 16:13

                        L’article pourrait être intéressant s’il ne se trompait pas lui même de cible.

                        Un homme politique n’est pas responsable de la volonté de violence de l’un ou de l’autre. Pour contredire une personne plus haut, les jeux video non plus.

                        On a affaire a plusieurs choses :
                        le manque de limites sociales - la peur de frustrer ses enfants couplé a l’impossibilité d’assoir son autorité pour les profs face aux éléments les plus récalcitrants voir même la peur de son propre enfant
                        la non-activité - « l’oisiveté est la mère de tous les vices » ce n’est pas juste le fait de ne rien faire, mais aussi le temps nécéssaire pour faire... n’importe quoi, au final
                        une relation étrange à la violence - en tant que justification et en tant que loisir... que le chasseur moyen ose me jetter la première pierre

                        Pour toutes ces raisons, y compris l’abscences de punition pour beaucoup de cas, l’auteur se trompe, lui aussi. Aucun homme politique ne pourra forcer des parents à éduquer correctement ses enfants, ne pourra fournir une occupation systématique et/ou éducative. Aucun homme politique ne pourra interdire la fascination de la violence pour des gens qui en ont perdu le sens.

                        PS Je me suis permis de cliquer non à la plus part des commentaires abusif car non constructifs, quel que soit l’auteur. Je me suis aussi permis de dénoncer (ouh le vilain mot !) les commentaires franchement abusifs qui ne servent qu’a répendre la polution d’un petit ego sur un sujet qui pourrait être discuté mieux qu’il n’est présenté.


                        • MakorDal MakorDal 22 novembre 2006 17:04

                          Je n’ai pas trouvé que vos commentaires inutiles. Ceux qui vous insultent ne sont guère mieux, mais au moins ils n’ont pas produit 12 pages de flood.

                          Repliez celui là aussi d’ailleur.


                        • Gruba (---.---.34.146) 22 novembre 2006 16:17

                          @ Paldeolien

                          Tu as simplement du te tromper de forum, on est pas sur un site de hacker... Tu le trouve peut être « trop mal fait », mais il suffit pourtant tel qu’il est à beaucoup de monde...

                          Cldt


                          • Gruba (---.---.34.146) 22 novembre 2006 16:25

                            Je pense qu’on ne lit pas un article en fonction de sa note, mais de l’intéret qu’on porte à son sujet. Comment fais tu pour lire la presse en générale qui ne dispose pas de sytème de notation ?


                          • français moyen (---.---.63.131) 22 novembre 2006 16:27

                            oui c’est vrai, j’aime beaucoup ce site aussi. Même si parfois c’est un peu le bordel. Mais bon chacun à le droit de s’exprimer comme il le veut tant qu’il n’empêche pas les autres de pouvoir le faire aussi. C’est pas ça la liberté ?

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