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Loi sur la délinquance, ne pas se tromper de coupables

Novembre 2005, novembre 2006. L’histoire ne se répète pas tout à fait, mais les restes des autocars calcinés sont là pour nous rappeler qu’il existe, aux franges de nos grandes villes, une population rebelle qui ne rêve que d’en découdre. La violence est récurrente, les discours des politiques appelant au calme, assaisonnés de quelques promesses, aussi. Quant aux Français ils attendent, installés devant leur télévision, qu’il se passe quelque chose de vraiment intéressant.

Lorsqu’on veut résoudre un problème, quel qu’il soit, on commence par identifier sa cause, avant de commencer à le soigner. Tu es malade parce que tu as une indigestion, donc je te mets à la diète. Le « problème des banlieues », on s’en doute, est plus complexe. Prenons le fait le plus massif : la violence de certains jeunes garçons adolescents, qui s’exerce au gré de leur humeur contre une bande rivale, ou contre les filles, ou les professeurs, ou les policiers, ou les voitures (et les autocars), ou les boîtes aux lettres, etc. Lorsque les auteurs de ces actes de violence sont attrapés par la police, ils sont normalement déférés devant la justice. A première vue, les auteurs de tels actes sont donc considérés comme responsables.

Pourtant, même lorsqu’un adolescent reconnaît avoir été l’auteur de la violence, ou lorsque des preuves irréfutables sont réunies contre lui, il n’est pas du tout certain qu’il sera condamné, et ceci même s’il est connu comme récidiviste : l’affaire sera souvent « classée ». Que faut-il en conclure ? Un réflexe assez courant consiste à incriminer les juges. Ces derniers se défendent, en mettant en avant deux éléments principaux : 1) l’ordonnance de 1945 incite à sanctionner les mineurs par des mesures éducatives, or les places disponibles sont en nombre très insuffisant. 2) Quant à la prison, au vu de ce qu’elle est dans notre pays, il y a tout lieu de craindre qu’elle ne transforme les apprentis délinquants en délinquants endurcis. Les juges ne se considèrent donc pas comme laxistes. Ils ne contestent pas que des jeunes puissent être coupables - en tout cas ils ne sont pas opposés à une mesure de redressement -, ils constatent simplement que les moyens efficaces prévus par la loi font défaut.

La question qui se pose immédiatement, si l’on a l’esprit un tant soit peu logique, est la suivante : qui est responsable de ce manque de moyens ?

Envisageons maintenant les choses sous un autre angle. Ces jeunes violents ne sont pas sortis de n’importe où. Ils résident dans des quartiers bien particuliers, ces fameuses « banlieues » auxquelles on se réfère quand on parle de la violence. Cela conduit à soulever une autre cause de la violence de ces jeunes : l’environnement dans lequel ils vivent. Et là, il est facile de décliner une série d’éléments pathogènes : l’école, qui - au-delà des discours - a perdu de vue sa mission d’égalité des chances ou n’a pas les moyens de la remplir, la démission de bien d’autres services publics, le chômage des grands frères ou des pères, les trafics en tout genre, que l’on n’a jamais souhaité éradiquer (car ils contribuent à empêcher une violence plus grande), la dégradation des bâtiments, etc.

Cela n’empêche pas, bien sûr, que l’on mette déjà des moyens sur la « politique sociale » et la « politique de la ville ». Mais il n’est pas moins clair que ces moyens n’ont pas suffi jusqu’ici à régler le problème des banlieues, à la fois parce qu’ils sont certainement insuffisants quantitativement et aussi, peut-être surtout, parce que l’on n’a jamais osé questionner en profondeur leur efficacité. Pour ne prendre que le chômage, qui est considéré universellement comme une cause majeure de pathologie sociale, la France se satisfait d’un taux qui avoisine 10%. Il y a un consensus pour ne pas toucher - autrement qu’à la marge - aux droits des travailleurs et des chômeurs, même si cela empêche de réduire notre chômage « structurel ».

Alors, qui sont les responsables ? Les politiques, les parlementaires qui votent les lois, les ministres qui les proposent et les font appliquer ? On peut répondre ainsi, mais n’est-ce pas encore rejeter la responsabilité sur des lampistes ? Que sont les politiques, sinon les représentants du peuple qui les a élus ? Croit-on vraiment que si leur réélection était soumise au règlement réel du problème des banlieues, ce problème existerait encore ?

par Michel Herland mercredi 22 novembre 2006 - 69 réactions
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  • Par Gilles Louïse (xxx.xxx.xxx.91) 22 novembre 2006 13:08
    Gilles Louïse

    « La France gronde » lis-je.

    Ce n’est pas exactement la France qui gronde, c’est la France anti-française qui gronde, ce qui n’a rien à voir.

    Il existe un très fort ressentiment de la population afro-maghrébine contre la France avec pour prétexte nouveau les colonisations passées. C’est un argument récent, beaucoup de Français allaient jusqu’à ignorer ces colonisations, ou les avaient oubliées, et l’on ne voit pas du tout en quoi les jeunes générations auraient à payer, et de préférence « éternellement » car c’est de cela qu’il s’agit, des événements passés et lointains. En voulons-nous toujours à l’Allemagne ? Non ! Une franche amitié franco-allemande existe malgré les guerres passées.

    Leur rap l’indique clairement : « je pisse sur De Gaulle », « on est là pour tout niquer » et d’autres très aimables assertions poétiques.

    On parle souvent de racisme mais on constate clairement qu’ils sont les premiers à employer le mot : « nique ta sale race » lit-on fréquemment dans les forums si vous choisissez un pseudo à consonance française.

    La vérité, c’est qu’on ne mélange pas si facilement les populations. Au nom de quelle philosophie des autochtones auraient-ils à perdre leur identité ? Relisez le « Satiricon » de Pétrone, le tout premier roman qui nous est parvenu, même incomplet, relisez certaines satires de Juvénal, le même problème a de tout temps existé sans autre solution que les conflits.

    La vérité, c’est qu’on a osé mettre sur un pied d’égalité une immigration inter-européenne et immigration extra-européenne en employant le même mot alors qu’il ne s’agit pas du tout de la même chose. Ça été une aberration car si la première s’adapte immédiatement en une seule génération, la deuxième refuse toute adaptation, intégration ou assimilation. Leur argument est sans appel : « on est français, on est chez nous, on n’a pas à s’intégrer ».

    On essaie de faire croire qu’il n’y aurait pas de « Français de souche » sous prétexte qu’il y aurait eu des mouvements de population et des mouvements de frontières. C’est vrai ! Mais tout cela s’est passé sur le sol européen en sorte que « Français de souche » signifie clairement « Européen de souche » et « de nationalité française ». D’ailleurs, si « Français de souche » n’a pas de sens, comment se fait-il qu’eux se reconnaissent immédiatement entre eux ? Et nous reconnaissent nous aussi en tant que Français ? Si c’était vrai, ils seraient doués d’un extraordinaire talent.

    Le résultat est là : l’intégration ne se fera pas car ces deux cultures sont incompatibles.

    À mon avis, une guerre civile, qu’elle dise ou non son nom, est plus que probable prochainement et ce, soit parce que l’extrême droite accéderait au pouvoir, la technique du cordon sécuritaire ne suffisant plus à illusionner et empêcher une inversion inévitable des tendances, auquel cas une partie de la population refuserait le verdict des urnes, soit a contrario parce que l’extrême droite n’accéderait pas au pouvoir, ce qui produirait tôt ou tard le même résultat. L’Autruche aura eu son temps. On ne peut pas éternellement, le nez dans la merde, dire que c’est du chocolat !

    La politique de folle immigration n’a eu d’autres buts que de dévaloriser le travail en créant une concurrence à bas coûts et à grande échelle, imposer la baisse des salaires et augmenter le profit, c’est aujourd’hui une certitude. La seule réponse à ce truisme est de dire que c’est une vision simpliste alors que c’est tout bêtement arithmétique.

    À partir du moment où l’on cherche le profit à tout prix au mépris des populations et de leurs moeurs, on ne s’étonne pas des conséquences. D’ailleurs les profiteurs ne s’étonnent de rien, ils s’en foutent complètement, ils s’en seront mis plein les fouilles pendant ce temps-là et après eux le déluge.

    Humiles laborant ubi potentes dissident.

    Gilles

  • Par Mjolnir (xxx.xxx.xxx.247) 22 novembre 2006 10:59

    Expliquer la violence gratuite des jeunes que par leur milieu (école, banlieue, etc), c’est prétendre qu’il y a une fatalité, un lien de causalité absolu entre la pauvreté et la violence. Or, je n’en crois rien : que ce soit de nos jours (dans les DOM TOM par exemple) ou dans le passé, la pauvreté est et était beaucoup plus présente, mais les jeunes ne brûlaient pas les bus et ne caillassaient pas les pompiers pour autant !

    Dire que les responsables sont les élus et, donc, les électeurs, c’est rendre tout le monde responsable, tout le monde donc personne finalement.

    Les exemples qui ont fait la une des journaux ne manque pas pour infirmer l’idée qu’un jeune est délinquant parce que les parents seraient en chomâge. Personnellement, j’ai eu aussi l’occasion de discuter avec des éducateurs et les enfants qui posent des problèmes ont des parents qui travaillent.

    La cause principale est, je pense, une absence d’éducation et d’autorité de la part des parents : dans les milieux aisés, les enfants sont des rois, on les considère comme des génies qu’il ne faut pas perturber avec des interdictions.

    Dans d’autres milieux, le problème est plutôt culturel, on a l’habitude de laisser des gosses traîner dehors mais une cité n’est pas un village. Il y a aussi des familles nombreuses et modestes mais là encore, à qui la faute ? Il existe des moyens de contraception et au risque de choquer certains, je pense qu’il faut pouvoir assumer l’éducation de ses enfants donc, quand on n’a pas les moyens, on ne fait pas 5 gosses, on n’en fait qu’un ou deux. Là encore, c’est un problème culturel.

  • Par Mjolnir (xxx.xxx.xxx.247) 22 novembre 2006 14:03

    On s’en fout de pouvoir cacher ds commentaire. Ce n’est pas un système de censure puisque les commentaires repliés restent lisibles. si t’es pas content, va voir les responsables du sîte mais pas la peine d’emmerder le monde comme ça.

    C’est typiquement ce genre de réaction puérile qui fait que les lecteurs puissent vouloir filtrer les commentaires.

  • Par Savapa (xxx.xxx.xxx.14) 22 novembre 2006 15:12

    Paldeolien,

    T’as rien de plus constructif à faire ? Genre chercher un job ? Ou construire ton propre forum citoyen avec tes propres règles ?

    Moi je lis tous les comentaires cachés parce que c’est comme ouvrir une pochette surprise : on s’attend à lire une connerie et des fois on tombe sur une bonne surprise... Pas sûr que ça ne soit pas uniquement ton égo qui dicte ta conduite puérile... Ca en gâterait l’aspect idéologique...

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