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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Ma grande guerre à moi

Ma grande guerre à moi

1914 - 1918 Quel centenaire ?

Pendant qu'il est encore temps.

JPEGVous savez que notre société se complaît dans la commémoration. Il semble même qu'il y ait un service spécial dans nos ministères pour surveiller les dates anniversaires, les comptes ronds afin de pouvoir servir au public si versatile, de la mémoire à grand spectacle, de la célébration ronflante et des rassemblements tape-à-l'œil. La forme étant toujours préférée au fond.

Pour des raisons qui échappent à ma pauvre intelligence, le centenaire de la grande guerre débute en 2013. Pendant cinq années, nous allons être bombardés de discours, cérémonies, déclarations larmoyantes, bonnes intentions de circonstance, avant de laisser pourrir, pour le reste de temps, ces pauvres bougres qu'on a envoyés au massacre et à l'horreur. Qu'il me soit permis ici de vous livrer ma grande guerre à moi, celle qui se passera de gerbes, de sonneries aux morts et de postures martiales juste destinées à briller sous les flashs ou les caméras.

Né quarante ans après la fin de cet immense jeu de quilles, j'en garde pourtant des souvenirs précis, des traces durables qui font de cet épisode un repère incontournable dans ma mémoire et ma conscience sociale. Je me souviens d'abord de ces onze novembre de mon enfance où nous allions, avec nos maîtres, au monument aux morts. Mais ce n'étaient pas alors ces pauvres bougres dont la liste interminable ornait la stèle, qui interrogeaient l'enfant que j'étais.

Non, c'étaient les survivants qui me donnaient des frissons dans le dos. Il y avait là, autour de drapeaux fièrement portés, des hommes couverts de médailles et de plaies, des manchots et des culs-de-jatte, des borgnes et des estropiés, des déformés et de très abîmés. Jamais je n'ai revu plus belle collection de jambes de bois, fauteuils roulants, béquilles et triporteurs étranges. La guerre avait alors la seule apparence qu'elle mérite, bien loin des défilés actuels où tout est brillant, magnifique et éclatant de jeunesse et de santé …

Puis il y avait les rencontres occasionnelles en famille. Un vieux monsieur qui avait toujours un voile dans les yeux, hanté par les souvenirs qui ne voulaient pas remonter à la surface. Lourds d'angoisse étaient ses silences, quand on se risquait à l'interroger sur cette fracture de sa vie dont il avait réchappé miraculeusement. Ce sont tous ces non-dits qui ont construit ma curiosité et cette fascination révoltée pour cette boucherie moderne.

Alors j'ai lu, j'ai dévoré des récits, des romans, des livres d'histoire. Maurice Genevoix, pour n'en citer qu'un, a façonné cette passion-exécration que je ne parviens pas à justifier. Des films ont suivi, toujours avec l'horreur en toile de fond et aussi la cruauté des chefs, la folie des hommes, la descente aux enfers, la mort et la douleur indicible. À chaque lecture, à chaque film, cette envie de vomir, ce refus absolu de la guerre, de l'armée, du pouvoir.

Puis, il y a encore aujourd'hui, cet arrêt systématique, où que je me trouve, au monument aux morts quand nul cirque commémoratif ne vient y porter son lot d'indécence. Je lis tous ces noms couchés sur la pierre, je repère les familles décimées ! Parfois je constate avec effroi l'âge de ces jeunes hommes, presque des enfants, sacrifiés pour faire vivre l'industrie et l'idée de nation. Toujours bouleversé par cette simple liste, je regarde le village, étonné par le nombre si important de victimes en un lieu si petit …

Alors, quand le président Sarkozy a décrété, dans son inculture crasse et sa démagogie féconde, de confondre en une même cérémonie tous les morts militaires de tous les conflits dans lesquels notre pays a été ou est engagé, j'ai eu la nausée ! Il venait mettre dans le même panier les professionnels, hommes courageux certes, mais volontaires qui avaient fait le choix du métier des armes et ces pauvres paysans, ces simples ouvriers, ces glorieux instituteurs qui allèrent se faire faucher pour la gloire d'une illusion, sans rien avoir demandé.

Mais laissons nos amis les politiques à leurs calculs odieux, leurs grimaces de circonstance et leurs discours qu'ils sont incapables de préparer. Ces gens-là vont tenir le haut de la tranchée pendant les cinq années qui viennent. Ils vont réclamer des lectures dans les classes, des visites sur les lieux des massacres. On ne cessera de les voir accomplir des gestes symboliques ou médiatiques, des visites porteuses de sens, des minutes de silence d'une totale vacuité.

Jamais ils ne décideront de la seule mesure qui s'impose à nous aujourd'hui : la réhabilitation de ces pauvres gars qu'on a fusillés pour l'exemple, pour faire taire la révolte, pour des lâchetés éventuelles mais si compréhensibles. Ceux-là méritent enfin le repos de leur honneur bafoué, de leur vie sacrifiée au nom de la plus abjecte des raisons : la discipline des troupes.

C'est à eux aussi que vont mes pensées loin des défilés militaires, des flammes qu'on ravive et des gerbes qu'on dépose à grands frais. L'uniforme à jamais me fait fuir. C'est en pensant à toutes ces croix de feu, ces sacrifiés que je vivrai encore ce onze novembre gris et triste. Il n'y a aucune gloire à magnifier cet épisode le plus sombre de notre histoire ! Ce sera ma modeste contribution, bien loin des turbulences à venir, durant les cinq années indécentes qui se profilent devant nous.

Mémoriellement leur.

 


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22 réactions à cet article    


  • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 12 novembre 2013 10:03

    bonjour,
    J’adhère à 100%, mais après le rassemblement de crânes rasés à bonnets rouges hier à Paris, on peut constater que l’indécence n’aura pas attendu les cinq années annoncées.
    Et j’en profite pour féliciter Na ! au passage pour ses qualité et constance.


    • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 12:53

      Emmanuel Aguéra


      Merci 

      Effectivement l’arc de triomphe en portique, il fallait le faire ...

    • Daniel Roux Daniel Roux 12 novembre 2013 10:12

      Un article émouvant.

      Ces longues listes de noms sur le front réservé à la guerre de 14-18 des monuments aux morts « glorifiant le sacrifice des poilus » sont en réalité un rappel que notre vie ne nous appartient pas vraiment. Ces monstruosités artistiques me font immédiatement penser à la lutte des classes, à la décimation du prolétariat par la bourgeoisie la plus cynique et revancharde, celle des marchands de canons, des badernes galonnées d’une stupidité historique jamais condamnés et toujours célébrés, des pantalons rouges de la jeunesse française lancées de front, comme du bétail, sous le feu de l’artillerie et des mitrailleuses allemandes en août 1914.

      Je n’oublie pas les femmes, épouses ou mères, attendant dans l’angoisse le passage du facteur et de la missive qui les privera définitivement d’un époux ou d’un fils, les condamnant de surcroit à la misère et à l’exploitation par les profiteurs.

      N’oublions jamais.


      • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 12:54

        Daniel Roux


        Merci

        Que répondre de plus ? 

        Je confirme simplement : Ne jamais oublier ! 

      • bakerstreet bakerstreet 12 novembre 2013 10:59

        Bonjour, nabum

        Vos souvenirs sont les miens. 

        la grande guerre fait à la souffrance ce que l’étalon mètre fait à la distance, une sorte de référence. 
        Né aussi au milieu des années 50. 

        je me souviens bien de ces soit disants trente glorieuses, où les gueules cassées étaient composantes du paysage et des perspectives. 
        De fait les souvenirs des deux guerres nous enveloppaient de leur grand manteau kaki. 

        On était prié de se mettre au garde à vous, même quand on prenait « des coups de pied au cul. » 
        Les « coups de pied au cul »revenaient souvent.
        Ce genre de violence récurente à l’école, et à l’éducation de toute façon n’avait pas droit d’être cité, en rapport avec ce que les autres avaient vécu. 
        Les mots et expressions ont disparu, dans la fosse du souvenir. 
        « Encore une que les boches n’auront pas ! »
        Disait mon père en débouchant une bouteille de rouge.

        Parfois, comme je l’accompagnais dans ces tournées, car il était vendeur de chaussures ambulant, il me racontait son histoire, de petit breton exilé en normandie, au lendemain de la grande guerre. 
        Un pays peuplé de veuves et d’orphelins. 

        Sa mère était morte en couche, son père était parti au front.
         4 ans dans la cavalerie, où il avait vu trois fois son cheval mourir sous lui. 
        Il ne mourut pas d’un obus, mais de l’alcool, bien des années plus tard. 
        Pour d’autres, ce furent les gaz. 
        on ne dira jamais assez que le gaz moutarde a continué à ramper des décénies durant, hors des tranchées ! 
        Et l’acool à couler. 

        Vin six étoiles avec ces capsules en plastique dont nous ornions nos rayons de bicyclette, et qui faisait un cercle muticolore qu’on on les faisait tourner. 

        « Sait-on de quoi sont faits nos souvenirs
        Sur les chemins de la vie ?
        Sait-on pourquoi on s’invente à plaisir
        Chacun sa Polynésie ?… » 

        Comme disait Charles Trenet

        • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 12:55

          bakerstreet


          Je vous remercie et ne peut rien ajouter.

        • oncle archibald 12 novembre 2013 12:23

          Les héros de ma grande guerre à moi ce sont mon grand père maternel qui y a laissé la vie et un oncle y a survécu et qui la racontait si bien.

          De mon grand père que je n’ai jamais connu et qui avait presque 40 ans quand il fut mobilisé je détiens le « permis de conduire les automobiles à pétrole ». En raison de cette capacité relativement rare on l’affecta à la conduite d’un camion et il a transporté des vivres des munitions et surtout des soldats depuis la région parisienne jusqu’au front. 

          Ma grand mère m’a dit qu’il était malade de transporter tous ces jeunes gens au massacre. Il avait l’impression de livrer de la viande de boucherie. Il n’en mangeait plus, d’autant qu’il semble qu’il était plutôt gourmet et délicat. Il est mort non pas tué au combat mais de tuberculose contractée en service. Les camions de cette époque étaient ouverts aux quatre vents.

          Le grand oncle était beaucoup plus jeune et très macho. Il pratiquait dans le civil la boxe, l’escrime et l’équitation. Il commença la guerre à cheval sabre au clair et fut assez rapidement blessé. Même gravement blessé on n’était pas réformé pour autant et les autorités militaires prétendirent l’affecter à quelque travail de bureau, ce qu’il refusa en faisant observer que « dans les avions on est assis » et que sa jambe endommagée ne pouvait pas l’empêcher de piloter un avion. 

          On lui donna satisfaction et après l’apprentissage ad-hoc il fut probablement l’un des premiers « pilotes de bombardier » de l’histoire. Il pilota donc un « voisin » dont il disait que c’était un très bon avion. S’il ne prenait pas feu au décollage tout allait très bien ensuite disait-il au petit enfant complètement scotché que j’étais. J’adorais aussi quand il racontait que les premières bombes étaient des obus d’artillerie simplement munis d’ailettes pour qu’ils tombent sur la pointe et que son coéquipier balançait à la main par dessus bord quand il lui semblait être au dessus de l’objectif. 

          Il finit la guerre sans accident ni blessure et fut comme il se doit couvert de médailles. Mort sans enfant c’est ma soeur qui était sa filleule qui détient maintenant tous ses papiers militaires, ses médailles, etc ...

          Dans ma famille on était « patriote » sans se poser la moindre question et il paraissait tout à fait normal de servir son pays en guerre. Ma grand-mère qui fut veuve très jeune et dut élever seule ses trois enfants. Toute sa vie elle chercha 19 sous pour en faire 20 comme on dit chez nous quand on tire le diable par la queue. Mais jamais je ne l’ai jamais entendu se plaindre ou trouver que le gouvernement lui avait volé son mari. 

          Finalement je ressens mon grand-père, ma grand mère et mon grand oncle comme des gens ayant eu le sens du devoir. Je crois plus que jamais indispensable de cultiver cette vertu, le sens du devoir, qui me parait bien ignorée sinon méprisée actuellement.

          • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 12:58

            oncle archibald


            Je suis ému à vous lire également.

            merci 

          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 12 novembre 2013 13:55

            Chez MOI, c’est plus de la moitié des hommes en âge de porter les armes qui ne sont pas revenus et les autres c’est parce qu’ils étaient afffectés à l’artillerie lourde ou des trucs comme ça.

            Mais d’après ce que je sais, on est entré en guerre pour aider les Russes conformément au traité d’alliance qu’on avait signé avec eux.

            Et les Russes sont entrés en guerre pour aider la Serbie qui avait plus ou moins commandité l’assassinat du fils de l’Empereur d’Autriche.

            Si le Tsar Nicolas 2 avait été moins con on aurait évité cette guerre ainsi que presque toutes les suivantes parce que quand on y réfléchit un peu, à peu près toute la politique actuelle trouve son origine dans ce conflit : première guerre mondiale entrainant la deuxième guerre mondiale qui provoque à son tour la guerre froide et rend possible les conflits de la décolonisation, le conflit israelo - arabe et j’en passe.

            Que ce serait il passé si les assasins du fils de l’Empereur d’Autriche avaient renoncé à leur projet en dernière minute ?

            Ou que l’attentat aurait échoué ?

            Voire que le fiston de l’Empereur d’Autriche n’aille pas parader en prenant des risques inutiles en Bosnie ?







            • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 16:31

              Alois


              Belle hécatombe !

              Votre témoignage donne l’ampleur du désastre et son absurdité également 

              Merci

            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 12 novembre 2013 17:08

              Faut dire qu’ils ont été mobilisés dés le début, ce qui fait qu’ils n’avaient pas la moindre chance de s’en tirer : les statsistiques concernant les divisions d’infantrie américaines de la deuxièlme guerre mondiale débarquées en France en 1944 montrent que les troupes ont été remplacées à 100 % en un an de guerre : tués, blessés et prisonniers tout en sachant que les unités des services de l’arrière n’ont pas du trop morfler vu qu’ils n’ont fait que gagner.

              Je ne dirais pas que cette guerre était absurde, il y avait des enjeux importants tel que l’hégémonie de l’Allemagne sur l’Europe ainsi que le péril Russe que les Allemands percevaient comme un futur pouvoir hégémonique en Europe et si la France ne s’en était pas mêlée, il me semble évident qu’une Allemagne raciste dominerait actuellement le monde vu que la Russie de l’époque n’aurait pas fait le poids toute seule compte tenu de son retard industriel.

              Le Tsar Nicolas 2 et sans doute son entourage n’ont sans doute pas apprécié à sa juste mesure le danger de se confronter à l’Allemagne et à l’empire Austro Hongrois.



            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 12 novembre 2013 17:12

              Enfin bon, espérons qu’en 2014 on soit sorti de ce siècle du malheur !


            • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 19:13

              Alois


              Vous croyez ?

            • ZEN ZEN 12 novembre 2013 14:17

              Bonjour

              Le détournement de mémoire n’a pas fini de sévir..
              Né en 40, à l’époque où les souvenirs des victimes de 14 étaient encore frais...dans la douleur de la disparition d’un oncle tué en Alsace, sur laquelle on ne savait rien.
              J’ai retrouvé récemment un fiche dans les archives de Vincennes (ouvertes au public), qui mentionnait sèchement : mort pendant son transport en ambulance.
              Point.


              • C'est Nabum C’est Nabum 12 novembre 2013 16:34

                ZEN


                Paradoxalement c’est le moment que chosi le peuple de la base pour sortir de ses gongs.

                Même s’il y a sans doute manipulation, c’est une certaine revanche de la base !

              • exocet exocet 12 novembre 2013 21:03

                Merci encore, Nabum, de montrer ici ce qu’est la guerre pour ceux qui la font.

                Vision légèrement différente de celle livrée par la propagande marketing de ceux qui la déclarent, la guerre, et ne la font pas sur le terrain.

                A l’école primaire notre instituteur nous disait, que hormis les causes immédiates, l’assassinat du Duc Ferdinand, on ne connaissait pas bien les causes profondes de la première guerre mondiale.

                Si nous faisons une comparaison avec la guerre du Vietnam, la guerre de Yougoslavie, la guerre en Irak, la guerre en Libye, la guerre en Syrie, on ne se rappellera les causes profondes de ces guerres dans 50 ans qu’en relisant les journaux d’aujourd’hui, et en recherchant quels intérêts cachés les fauteurs de guerres, journalistes, politiques et assocaitifs défendaient alors....


                • C'est Nabum C’est Nabum 13 novembre 2013 06:05

                  exocet


                  Le nerf de la guerre c’est l’argent
                  La cause de la guerre c’est encore l’argent

                  Comme la vie d’un homme modeste n’a pas de prix, il ne fallait pas se priver.
                  Envoyons les à la boucherie ...

                • C'est Nabum C’est Nabum 13 novembre 2013 06:07

                  Hervépasgrav


                  Il y a loin entre les discours et le réel qui se dessine dans quelques commentaires.

                  Nous allons en baver pendant cinq ans, un trop plein volontaire pour effacer une mémoire qui dérange !

                • TSS 12 novembre 2013 22:17

                  Hollande a commis une erreur grave de parler essentiellement de Clemenceau ,celui qui fit

                  tirer sur les ouvriers bien avant de faire tirer sur les mutins de 17 ! c’etait son « truc » resoudre les

                  problèmes par les armes !!

                  Celui dont il aurait dû parler, c’est de Jaurès le seul qui s’éleva publiquement contre l’entrée

                  en guerre et que les notables firent assassiner (assassin gracié...bizarre !) afin de declarer

                  la guerre sans voix discordante !!

                   


                  • C'est Nabum C’est Nabum 13 novembre 2013 06:09

                    TSS


                    Hollande ne pense qu’à son retour en grâce.

                    Ne jugez pas un discours d’un politique au regard de l’Histoire, la seule qui compte pour lui, c’est la sienne.

                    Ils ont tué Jaures !

                  • verdad 13 novembre 2013 00:34

                    jE SUIS SURPRIS.

                    Les commémorations auraient du l’être     en 2013 pour le centenaire.
                    Pourquoi les faire le 11 Novembre 2014 comme annoncé

                    Cela m’a donné à penser à des intentions de se faire voir publicitaires accaparatrices, à la
                    limite provocatrices.  Ce n’est qu’un ressenti !

                    Mon père fantassin, au Pantalon rouge, fut laissé pour >Mort lors de batailles en Belgique.

                    Il se réveilla dans un Hôpital allemand, soigné par des Bonnes Soeurs Catholiques.
                    Après plusieurs évasions manquées car , il parlait Français, Espagnol et Arabe alors
                    que l’Allemand lui aurait été plus utile. Il finit la Guerre dans une Prison de Forteresse
                    d’où les évasions étaient impossibles.
                    Quant à ses trois fils ainés, les deux plus âgés faits Prisonniers , l’un à Dunkerque, l’ainé
                    dans l’Aisne, ils parlaient l’Allemand ce qui leur fût utile pour les évasions.
                    Ils partirent dans l’Armée d’armistice en Algérie,elle fut par la suite baptisée Armée d’Afrique !
                    Nous avons débarqué tous les trois en 1944 et fini en ce qui me concerne,les années de plein air le 7 Mai 1945 en Autriche nez à nez , à notre grande surprise avec l’Armée Rouge.
                    Mes connaissance en langue Russe étaient limitées, nos conversations avec les Soviétiques
                    avaient lieu dans la langue de notre ennemi commun ; l’Allemand !

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